
Le 23 janvier 2011, le duc et la duchesse de Parme présideront la messe traditionnelle commémorant le 218ème anniversaire de la mort du roi Louis XVI en la Chapelle expiatoire (62, rue d’Anjou à Paris -métro : Madeleine ou Saint Augustin) à 10 h 30. (Merci à Neoclassique – Copyright photo d’archives : Royalty))
Charles
29 janvier 2011 @ 17:36
Eh oui cher Michael, depuis l’eclatement du parti pseudo-légitimiste, les anciens partisans de don Luis-Alfonso ne savent plus ou ils en sont.
Certains ecoeures par le comportement du secrétaire de don Luis-Alfonso, restent sans-voix quand ils apprenent quelques semaines plus tard que leur « prince » soutient ce dernier contre ses propres partisans.
Qui aurait pu imaginer que les Bauffremont durent sortir par la force le secrétaire de leur poulain, lequel secrétaire s’opposait a l’IMB officiellement en étant ni convie, ni membre lors d’une assemblée de l’Institut de la Maison de Bourbon.
Situation ubuesque qui m’a été rapporte directement par un membre de l’Institut de la Maison de Bourbon, ex soutien et ex partisan de l’aîne des Bourbons.
La cassure existe belle et bien entre l’entourage, le secrétaire de Luis-
Alfonso et les partisans. Cette scène violente qui m’a été rapportée avec moult précisions par un membre de l’IMB a cause un véritable séisme dans le clan dit légitimiste.
Le duc de Bauffremont qui a donne sa vie a cette cause n’aurait pas dit son dernier mot. Le prince de Bauffremont, actuel President de l’IMB et fils du duc du même nom a mis un point d’honneur cette année a inviter un capétien de premier plan, en l’occurence le nouveau duc de Parme, son épouse, la princesse Marie-Therese et la princesse Maria-Carolina pour la messe de Louis XVI.
Les jeunes ducs ont répondu présent ainsi que leur tante. Seule la princesse Maria-Carolina a été empêchée au dernier moment en raison de ses activités professionnelles.
Les membres de l’IMB n’ont non seulement pas envie d’adhérer a l’Institut duc d’Anjou mais surtout ne souhaitent plus soutenir don Luis-Alfonso. L’explosion du parti alfonsiste a eu lieu. Don Luis-Alfonso est désormais seul, sans fidèles et sans soutien. L’institut duc d’Anjou est une coquille vide fondée par par trois fidèles du prince.
D’après mes dernières informations Don Luis-Alfonso n’a nullement l’intention de poursuivre des activités en France. Il écoute son épouse, a mille lieues de ces « histoires de Borbones ». Cette dernière n’a qu’un seul souhait retrouver le Venezuela et sa famille. Elle ne s’habituerait pas en Espagne.
Les ex partisans de don Luis se tourneraient soit vers les Parme soit vers les princes d’Orléans, les réels princes légitimes.
J’ai un bon moment converse avec des anciens légitimistes lors de l’assemblée Gens de France.
Le duc de Vendome devrait rassembler derrière sa personne tous les royalistes français.
padraig
29 janvier 2011 @ 17:39
neoclassique
Je vous rappelais en 120 vos enquêtes policières sur N&R concernant le nombre de fidèles à la Famille de France sur ce site, puisque d’après vous et votre acolytes ils se dédoubleraient… Savez vous lire ceux que vous considérez comme vos adversaires ?
Considérez vous que le dauphin devrait se comporter comme un bateleur de la politique partisane ?
La Loi salique daterait de 987… vous êtes bien le seul à le croire !
Vous avez oublié le Sacre à Reims et le drapeau blanc. Vivez vous dans la France au XXIème siècle ?
jean-marie
29 janvier 2011 @ 18:42
néoclassique.121
Bravo pour votre reportage photographique pour la cérémonie de la chapelle expiatoire avec la présence des Princes de Bourbon de Parme mais vous nous annoncez plusieurs centaines de personnes présentes.
Il ne me semble pas qu’il y est eu une telle affluence surtout d’après vos photos.
Combien de fois faudra-t-il vous dire que votre prétendant peut-être l’ainé des Bourbons mais cela ne le fait pas ainé de la Maison de France.
La prestation télévisuelle de votre prince Espagnol disant qu’il avait mis 10000 euros de sa poche pour les résultats de cette supposée tête d’Henri IV était-elle mieux que celle de notre dauphin Jean à propos de la monarchie,je ne le crois pas.
En tout cas Luis-Alphonso de Borbon y Martinez-Bordiu n’a été appelé que du nom de Louis de Bourbon et non pas de France.
Actarus
30 janvier 2011 @ 08:13
Charles (123), sans vouloir vous vexer, vos commentaires sont aussi pénibles qu’une homélie déclamée sur un ton monocorde un jour de Toussaint.
Vous affirmez sans arrêt certaines choses de façon si péremptoire, prétendant (mais prétendre est une manie orléaniste) connaître des secrets princiers, y compris les envies de la duchesse d’Anjou ! Je suis étonné que vous ne nous ayez pas encore révélé la couleur de sa chemise de nuit et ce qu’elle prend au petit déjeuner !
Maintenant permettez-moi de citer quelques passages de votre message :
1. « Situation ubuesque qui m’a été rapporte directement par un membre de l’Institut de la Maison de Bourbon » (avec un jean-marisme sur l’accord du verbe rapporter)
2. « D’après mes dernières informations Don Luis-Alfonso n’a nullement l’intention de poursuivre des activités en France. »
3. « J’ai un bon moment converse avec des anciens légitimistes lors de l’assemblée Gens de France. »
Mon vieux, je vous plains sincèrement de vous voir vous complaire dans ce rôle malsain de concierge de troisième zone qui sans cesse colporte des ragots médisants.
Vous êtes DÉSESPÉRANT.
Actarus R.I.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 10:51
Padraig 124
Je n’ai que faire d’une basse querelle de chiffre avec vous. Je vous laisse à vos comptages de petite boutique.
Quand j’ai parlé de la loi salique, je n’ai fait que la situer dans le contexte la maison capétienne fondée en 987. Mais sans doute ne l’avez-vous-même pas compris…
Non, je n’ai pas oublié le sens du sacrement reçu à Reims et la symbolique de la fille aînée de l’Eglise que nous a fort opportunément rappelé à Reims le St Père Jean Paul II en 1980.
Pas plus d’ailleurs que la symbolique immaculée du drapeau blanc.
Mais il est vrai que nous n’avons pas les mêmes valeurs.
Les miennes sont issues de la bravoure d’Henri IV, du génie de Louis XIV, du sacrifice de Louis XVI et du martyr de Louis XVII.
Les vôtres sont issues d’un duc d’Orléans qui a trahi son cousin, d’un autre duc d’Orléans qui a usurpé le trône et d’un drapeau maculé par le sang de la Révolution.
Tout est dit.
padraig
30 janvier 2011 @ 12:40
neoclassique 127
La France est devenue diverse et la laïcité est une conquête positive ! Assez de ces préchi-précha légitimeux qui nous ont déjà coûté le retour de la Monarchie au XIXème siècle… À l’image de vos amis du Service d’Ordre de l’IMB malheureusement présents l’autre jour à la Chapelle expiatoire.
Je ne sais si le prince de Bourbon Parme qui y était présent en a été averti, car tout cela est bien éloigné voire à l’opposé des positions défendues par son défunt père.
padraig
30 janvier 2011 @ 12:56
neoclassique 127
Passez moi l’expression, mais vous êtes vraiment « gonflé », c’est vous qui enquêtez auprès de Régine sur la multiplication des intervenants favorables à la Famille de France présents sur N&R et c’est vous qui m’accusez de « comptages de petite boutique »…
Quant à vos approximations historiques, votre laborieux rattrapage ne trompera que ceux qui veulent vous croire ! ;-d
Ah oui, un rappel historique, puisque vous aimez ça : en France c’est la Loi du sol qui prime sur la Loi du sang. Contrairement à ce que défendent en général les alfonsistes « traditionalistes » qui tentent d’inverser nos valeurs.
Actarus
30 janvier 2011 @ 17:33
Padraig,
vous êtes tellement national-orléaniste et républicain que vous confondez tout et son contraire.
D’abord, la République française fait primer le droit du sang sur le droit du sol. C’est de cette façon que les Français qui naissent à l’étranger d’au moins un parent Français ont, dès la naissance, la nationalité française.
Le même principe prévaut si vous naissez en France. Il faut qu’au moins l’un des parents soit Français. Si vous naissez en France de parents étrangers, vous n’êtes pas Français, en tout cas pas tout de suite. Il faut remplir une condition de résidence de 5 ans continus ou non entre vos 11 ans et votre majorité, âge auquel vous pourrez choisir d’opter ou non pour la nationalité française.
Si vous naissez en France de parents étrangers tous les deux, mais qu’au moins l’un des deux est né lui-même sur le sol Français, alors seulement vous êtes Français dès la naissance en application du double droit du sol : né en France d’un parent lui-même né en France. Le simple droit du sol ne donne pas ipso facto la nationalité française.
Enfin, et je ne le répèterai jamais assez, quand on est du sang de saint Louis on n’est jamais un étranger en France.
Selon votre pseudo « loi du sol », seraient exclu de la succession française sans possibilité de transmettre des droits successoraux (puisque l’on ne peut transmettre un droit qu’on ne possède pas, vous êtes d’accord je pense ?) car nés ailleurs que sur le sol français :
Henri d’Orléans, né en Belgique ;
Michel et Jacques d’Orléans, nés au Maroc ;
feu Thibaut d’Orléans, né au Portugal.
Ainsi, et c’est très amusant, en cherchant à dénigrer par n’importe quel moyen les droits fondamentaux de Louis-Alphonse de Bourbon, vous nous démontrez par A+B que vos princes sont hors jeu. ;-) Mais je suppose que, dans votre aveuglement, vous relativisez votre théorie fumeuse pour ne pas la leur appliquer. :)
Bonne journée.
Aramis
30 janvier 2011 @ 21:39
Neoclassique : impasse sur Louis XIII et XV ?
Michael
31 janvier 2011 @ 12:22
Néoclassique:
je vous cite: « Or, force est de constater que les orléanistes nient ou évacuent de manière systématique la loi salique qui régit depuis 987, avènement d’Hugues Capet, qu’on le veuille ou non, la succession au trône de France en désignant pour roi l’aîné de la branche aîné de la maison capétienne. »
Eh bien, je comprends que vous n’ayiez pas invité beaucoup de monde à votre conférence. Auriez-vous peur qu’on vous contredise en public?
C’est vrai que si vous racontez des choses comme celle-ci, vous allez vous mettre à dos toute l’assemblée…
neoclassique
1 février 2011 @ 09:08
réponse à Aramis
Pour être bref , je ne les ai pas mentionnés mais j’aurais pu dire: la justice de Louis XIII, l’élégance de Louis XV et j’aurais également du rajouter le sens de l’honneur d’Henri V, notre dernier roi.
Merci de m’avoir donné l’occasion de le faire.
neoclassique
1 février 2011 @ 09:15
une dernière mais brève réponse à Michaël
1. rassurez-vous , il y a généralement toujours du monde à mes conférences, je n’ai pas besoin d’inviter les gens pour qu’ils viennent.
2. quant à la contradiction, je l’apprécie beaucoup. Mais encore faut-il qu’lle soit portée avec intelligence…
Capreolus
1 février 2011 @ 11:53
Aux intentions d’Aramis (cf. message n°112) –
Vous avez bien voulu me répondre ceci (notamment) :
« Capreolus, on doit donc être aveugle sur le comportement des rois, ne les critiquer jamais, ne pas critiquer non plus le comportement qu’ils ont pu avoir avant de devenir roi… y compris quand le recul de l’histoire permet d’apprécier mieux ledit comportement ? »
Je me suis sans doute mal fait comprendre, puisque vous m’attribuez des réflexions que je ne partage certes pas. Comme vous en effet je suis bien d’accord que l’on peut bel et bien porter un regard critique, de préférence en historien, sur les faits et gestes passés de nos rois et de nos princes.
Ce que j’ai simplement voulu souligner, c’est que les partisans des princes d’Orléans (du moins ceux qui se signalent en ces lieux) se manifestent notamment par une haine rabique à l’endroit de Louis XVIII, de Charles X et de leur famille.
On n’hésite pas non plus à ressortir la rengaine sur ceux qui n’avaient « rien appris » et « rien oublié ».
Bref, on croirait avoir affaire non pas à de la prose royaliste, mais à celle des libéraux les plus anti-dynastiques et les plus républicains du temps de la Restauration.
On est donc en droit de s’interroger sur pareille façon de penser et d’écrire.
Pour ma part, ma religion est faite à l’endroit d’une telle posture : elle manifeste clairement que les partisans des princes d’Orléans (du moins ceux qui traînent en ces lieux) ne sont pas des royalistes français dignes de ce nom, c’est-à-dire des défenseurs de la monarchie traditionnelle (disparue en 1789 et réapparue à la mode du jour en 1814 avant que de disparaître à nouveau en 1830).
Non les partisans des princes d’Orléans qui interviennent en ces lieux s’affirment (et c’est bien leur droit après tout, du moins en République) comme des contempteurs de la monarchie du sacre de Reims, de l' »Ancien Régime » (comme on dit) et du drapeau blanc.
Ce faisant, les partisans des princes d’Orléans en ces lieux donnent paradoxalement raison à la poignée de royalistes qui en 1883 refusa de reconnaître le comte de Paris comme successeur d’Henri V.
Ces mêmes partisans des princes d’Orléans donnent paradoxalement tort à la majorité des royalistes qui alors, « en marchant sur leur coeur », se rallia au comte de Paris.
Car ces mêmes partisans des princes d’Orléans crachent sur le patrimoine commun des Blancs, qu’ils fussent (en 1883) d’Eu ou d’Espagne.
On ne saurait mieux illustrer la solution de continuité qui existe, même en faisant abstraction de l’aspect purement généalogique de la querelle dynastique, entre la monarchie du sacre de Reims et les Orléans.
jean-marie
1 février 2011 @ 13:12
Actarus.130
Pourquoi le comte de Paris chef de la Maison de France et ses frères sont-ils nés à l’étranger et pas en France.
La raison en est toute simple et vous voulez sans doute cachée la cause de ces naissances à l’étranger,le sol de France était interdit aux chefs de Maisons Royale et Impériale (Orléans-Napoléon) ayant régner en France depuis 1886.
Cette loi d’exil a été abrogée en 1950 et toute le Famille de France est donc rentrer en France.
Les Bourbons Espagnol n’étaient pas concerné par cette mesure puisqu’ils étaient princes d’Espagne.
Alphonso XIII arrière grand-père,Jaime de Borbon y Battenberg duc de Ségovie le grand-père et Alphonso de Borbon y Dampierre duc de Cadix père de Luis-Alphonso de Borbon y Martinez-Bordiu faisaient partie de cette catégorie.
Audouin
1 février 2011 @ 15:39
Afin de se conformer à la loi d’exil de 1886, Alphonse XIII a du, en 1936, quitter l’Hôtel Savoy à Avon, (Seine et Marne)où il résidait depuis 1931, et se réfugier à Rome, quand il est devenu chef de la Maison de Bourbon à la mort de Alphonse-Charles de Bourbon, duc San Jayme, lui-même successeur de son neveu, Jacques duc d’Anjou et de Madrid. C’est à partir de cette date que l’ex-roi Alphonse XIII, en tant qu’aîné des Bourbons, arbora les pleines armes de France usurpées par la branche cadette des d’Orléans…
Audouin
Actarus
1 février 2011 @ 15:54
@ jean-mary :
jeu noeud vou parl pat, sait a padraig queue jeu madraisse ! ;-)
@ Padraig : Auriez-vous la bonté de bien vouloir m’exposer vos arguments, ou bien reconnaissez-vous, par votre silence, qu’ils sont sans fondement et qu’ainsi j’ai, encore une fois, pointé le doigt là où ça fait mail ? :)
Votre affectionné,
Actarus R I
Actarus
1 février 2011 @ 16:14
Mon bon Padraig,
en me relisant je m’aperçois avec grand effroi que dans la réponse que je vous ai faite, il y a une faute… d’inattention. Il faut bien évidemment lire « mal », et non « mail », mais comme je venais de lire le commentaire de quelqu’un qui écrit très mal, pèle-mêle mon poil a gratter et mon grain de moutarde (Maille, bien sûr) se sont emmêlé les maillons. :P
Je vais répondre pour vous, très cher. Si vous me sortez l’argument de Jean-Marie, à savoir que la loi d’exil empêchait les princes d’Orléans de naître en France (les pauvres choux !) et que par conséquent il s’agit d’une circonstance spéciale, je vous remercie de bien vouloir me dire si votre national-orléanisme prive de leurs droits dynastiques les princes que voici, nés à l’étranger bien après l’abrogation de la loi d’exil :
1) S.A.R. le prince François d’Orléans (ou François d’Évreux, pour ne pas confondre avec le frère aîné de Jean de Vendôme), NÉ À MADRID LE 10 FÉVRIER 1982.
2) S.A.R. le prince Robert d’Orléans, NÉ À ÉDIMBOURG LE 6 SEPTEMBRE 1976.
Encore merci et bonne journée mon ami. :)
Votre affectionné,
Actarus
Padraig
1 février 2011 @ 18:33
Actarus
Je ne répéterai pas les obligations impératives que vous feignez d’ignorer et que partageaient, hélas, les Orléans et les Bonapartes.
En ce qui concerne la génération suivante, les princes François, Jean, Eudes, Charles-Louis, Foulques et Charles-Philippe sont nés en France, ça fait déja pas mal, sans parler des princes Gaston et Pierre eux aussi né en France ! ;-)
Aramis
1 février 2011 @ 20:56
Capreolus 135
Enfin un légitimiste pleinement assumé !
Vous exprimez la fine pointe de la légitimité.
Au vu des contributions d’autres légitimistes ou se disant tels j’avais parfois l’impression d’assister à l’éclosion d’une légitimité oublieuse de ses valeurs fondamentales pour se draper dans la seule référence à un droit utilitariste, servant à désigner son champion, soucieuse seulement de se faire mieux accepter du monde présent et de ses paillettes people, sous les apparences d’atours plus modernes, plus conciliables avec l’esprit du temps.
Mais il reste de ces légitimistes chevaleresques, et vous en êtes…
Michael
1 février 2011 @ 23:33
Audoin, arrêtez de raconter des bêtises, vous allez finir par les croire.
Michael
2 février 2011 @ 10:14
« Lorque les légitimistes français allèrent chercher mon père pour qu’il relevat leur drapeau, il s’y refusa catégoriquement, et je crois me rappeler qu’il prononça cette phrase ou une autre semblable « supprimer la bordure de gueules de nos glorieuses fleur de lys compromettrait les bonnes relations entre la France et l’Espagne et par conséquent je ne peux rien demander de ce côté… » Lettre du comte de Barcelone à Don Antonio Marie de Orioly Urquijo, ministre de la justice le 31 janvier 1972.
Capreolus
2 février 2011 @ 14:22
Pour Michael (cf. message n°143) –
Merci pour le document que vous citez, et qui ne me surprend absolument pas (les sentiments de feu le comte de Barcelone en la matière sont en effet assez bien connus).
Si vous citez de seconde main, vous serait-il possible de donner les références de l’ouvrage dont vous tirez cette citation ?
Merci par avance.
Au passage, je note que celui que l’on nous présente ordinairement très complaisamment comme un inoxydable opposant au régime franquiste ne dédaignait pas d’entretenir des relations avec des caciques dudit régime.
Cordial salut au seigneur Aramis
Nemausus
3 février 2011 @ 00:36
le message 143 est encore un faux historique, le roi Alphonse XIII ayant reconnu le duc d’Anjou et de San Jaime comme chef de la maison de Bourbon et ayant accepté de lui les ordres dynastiques français en 1931 lors de leur entrevue.
Alphonse XIII prit en 1936 les pleines armes de France lorsqu’il devint chef de la maison de Bourbon et son fils aîné après lui et ainsi de suite jusqu’au duc d’Anjou actuel. c’est d’ailleurs pour cette raison entre autre que les tribunaux français ont débouté les orléans de leur prétention farfelue à vouloir être reconnu comme aîné.
quant aux propos du comte de Barcelone, ils n’engagent que lui. Par ailleurs, pourquoi le comte de Barcelone aurait parlé des pleines armes de France à un ministre franquiste alors que lui même était un cadet ? je m’interroge !
Actarus, vous n’obtiendrez jamais de réponses à vos questions qui dérangent les orléanistes… vous avez souligné comme moi la contradiction de la théorie de Padraig sur le droit du sol mais là non plus vous n’obtiendrez pas de réponse claire …. c’est normal cette théorie se retourne contre les orléans !
Capreolus
3 février 2011 @ 10:54
En réponse à Némausus (cf. message n°145) –
La question des rapports entre Alphonse XIII et la succession française (et carliste) est beaucoup plus embrouillée que vous ne le croyez.
Vous rapportez ce qu’a notamment exposé là-dessus, et à plusieurs reprises, Hervé Pinoteau. Le propos du prince Jacques, duc d’Anjou et de Madrid, recevant et visitant Alphonse XIII en exil à Paris et Fontainebleau ne fait aucun doute. En revanche, l’adhésion d’Alphonse XIII à ce qui lui était exposé est pour le moins plus douteuse.
Une fois le duc de Madrid disparu, Alphonse XIII apporta concrètement la preuve en plusiseurs occasions qu’il ne se comportait pas à l’endroit du duc de San Jaime (successeur du duc de Madrid) comme un cadet se comporte à l’endroit d’un chef de maison reconnu comme tel. Et c’est peu dire que les relations entre les deux princes ont fini par être exécrables. Cela explique beaucoup de choses concernant ce que le baron Pinoteau appelle la « dérive parmiste ».
Quant aux liens existant entre la famille du comte de Barcelone et les princes d’Orléans, ils sont notoires. Et ils remontent au XIXe siècle, du temps où Louis-Philippe soutenait activement la régente Marie-Christine et Isabelle II contre les carlistes, qui avaient eux la sympathie et même le soutien des légitimistes français.
Par conséquent, les propos du comte de Barcelone cités par Michael ne m’étonnent nullement. Assumer la succession française allait et va tout à fait à rebours de la « tradition » familiale des descendants d’Isabelle II et d’Alphonse XII.
Michael
3 février 2011 @ 10:56
Caperoulos
Le comte de Barcelone a fait une copie de cette lettre le 21 mars 1972 au comte de Paris. Cela se trouve dans les archives de la Maison de France déposées à Paris. j’ai un ami qui y a eu accès à l’occasion de son mémoire sur les Orléans.
Ce n’est pas du tout un faux historique. D’ailleurs c’est dans la logique des Bourbons-Cadix qui se sont toujours senti espagnols. Le 26 janvier 1980, dans Hola, l’avocat de la duchesse de Cadix, parle de l’éducation de dom Luis-Alfonso et de Francisco de Bourbon » ceux-ci vivront à Madrid, avec leur père, précisément pour que leur éducation soit entièrement et véritablement espagnole ».
Capreolus
3 février 2011 @ 13:47
Merci Michael (cf. message n°147) pour la référence. Mais vous vous méprenez me concernant sur plusieurs points.
Tout d’abord je ne m’appelle pas « Caperoulos », mais Capreolus. Ensuite, je ne conteste pas l’authenticité de la lettre du comte de Barcelone.
Enfin je ne vois pas que le droit monarchique français soit en quoi que ce soit valablement chamboulé par les opinions du comte de Barcelone ou de la duchesse de Cadix en la matière.
Actarus
3 février 2011 @ 16:31
Cher Nemausus (145),
je ne cherche pas forcément à obtenir de réponse à mes questions dérangeantes, encore que cela m’amuserait de voir par quelles pirouettes nos frères séparés tenteraient vainement de s’extirper du bourbier de leurs contradictions infinies. ;-)
neoclassique
3 février 2011 @ 20:26
Capreolus 146
vous avez fort opportunément relevé les liens notoires qui depuis le XIXe siècle ont toujours unis les Orléans et la reine Isabelle II d’Espagne.
Mais quoi de plus normal, entre cadets avides de trônes
comme le dit l’adage, qui se ressemble, s’assemble…
Sigismond
5 février 2011 @ 19:36
Capreolus (146)
Il fut très difficile aux légitimistes français et aux carlistes espagnols de s’incliner en 1936 devant celui qui fut pendant presque 45 ans « le roi de mauvais aloi » (pour reprendre l’expression de je ne sais plus qui, il faudrait que je retrouve cette citation). Néanmoins, la loi salique primant tout, Alphonse XIII devenait de droit le roi légitime de France et d’Espagne le 29 septembre 1936. Même l’infant Jean (futur comte de Barcelone) reconnaissait dans cette lettre en 1972 que les légitimistes français s’étaient inclinés devant son père après la mort du duc de San Jaime. Et Alphonse XIII se déclara lui-même « chef de la Maison de Bourbon, dans ses deux branches principales » et parla de « [ses] ascendants sur le trône de saint Louis et sur celui de saint Ferdinand » (saint Louis IX, roi de France et saint Ferdinand III, roi de Castille), dans une lettre qu’il écrivit en 1940 au prince François de Bourbon, duc de Séville, grand-père du duc actuel (lettre publiée en 1972 dans la revue espagnole Servicio).
francois
3 mars 2011 @ 12:12
Actarus (139),
Vous allez a la peche aux reponses de la part des orleanistes. Bonne chance! Si vous revenez bredouille ne soyez pas surpris, a l’impossible nul n’est tenu.
Il ne faut pas trop attendre de zombies incapables de reactions normales et surtout de participer a des debats de maniere logique, responsable et concrete. Ce qu’on prend pour un lambel en chef est en realite un bandeau sur les yeux.
Mais bravo pour votre perspicacite.
Francois