
Le duc et duchesse de Parme ont présidé la messe en souvenir du roi Louis XVI célébrée en la Chapelle Expiatoire. Comme chaque année, plusieurs centaines de légitimistes se sont retrouvés le dimanche 23 janvier en la Chapelle Expiatoire à Paris pour y célébrer la messe traditionnelle commémorant le 248ème anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI.
Exceptionnellement cette année, l’office était présidé par le duc de Parme et de Plaisance accompagné par son épouse la princesse Annemarie et de sa tante la princesse Maria Teresa de Bourbon-Parme. Par ce geste, le prince tenait à manifester la fidélité que les ducs de Parme ont toujours montrée à la mémoire du roi martyr et de la branche aînée des Bourbons (rappelons que le duc de Parme descend du côté paternel en ligne directe du roi Charles X, propre frère de Louis XVI).



Mais il venait également assister à cette messe en mémoire de son grand-père le prince Xavier de Bourbon, duc de Parme qui avait fondé en 1914 le Mémorial de France à Saint Denys et dont le but est de perpétuer l’ordonnance royale du 21 janvier 1815 instituant la célébration de messes en souvenir du roi Louis XVI.

Accueillis par le prince et la princesse de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, le couple ducal a assisté à l’office célébré par l’abbé Guillaume de Tanouarn qui dans son homélie, a parlé du royaume de Dieu mais aussi du royaume intérieur qui est au coeur de chaque chrétien. A l’issue, le duc et la duchesse de Parme ont été félicités par tous les fidèles avant de présider un déjeuner vrassemblant plus de cent convives au cours duquel, en français (le duc est réputé pour être polyglotte), le duc de Parme a prononcé un bref discours. L’assemblée a été charmée par l’extrême courtoisie du prince, sa culture et sa passion de l’Histoire de France ainsiq ue par l’exquise délicatesse de son épouse. (Merci à Néoclassique pour les photos et le résumé)
jul
28 janvier 2011 @ 06:28
Merci néoclassique.
Ah j’aime bien le Duc de Parme ainsi que ses frères et soeurs. Ce sont des personnes fascinantes, chez elles en France (comment pourrait-il en être autrement lorsqu’on descend d’Henri IV !), en Espagne, en Italie et même aux Pays-Bas, dans une église catholique ou un temple réformé, avec leur famille maternelle.
En effet la Duchesse de Parme a l’air charmante !
Je suis content de lire que les Bourbons de Parme ont toujours été fidèles à la branche aînée.
Je me rappelle de la cérémonie de l’an dernier à St-Denis, lors de laquelle feu le Duc Charles Hugues accompagnait le Duc d’Anjou.
Je trouve aussi la chapelle magnifique. J’aime bien le style du début du XIXème siècle.
Je préfère voir des Bourbons à la chapelle expiatoire que des cadets d’Orléans.
Jean I
28 janvier 2011 @ 06:29
Merci à Néoclassique pour le reportage.
Où se situe à Paris la Chapelle expiatoire ?
fanny
28 janvier 2011 @ 08:29
Comme Jean I je me demande où se trouvait la Chapelle expiatoire et si elle était ouverte toute l’année ou seulement à certaines dates précises.
Allant ce week-end à Paris, j’irai bien la visiter.
Sinon, en voyant les photos, je me demandais sous quel rite cette messe était célébrer.
philippe h
28 janvier 2011 @ 08:59
La Chapelle Expiatoire est située dans le 8° arrondissement, square Louis XVI, près du Bd Haussmann, non loin de la gare Saint Lazare, métro Saint Augustin ou Havre Caumartin.
Taper sur Google « Chapelle Expiatoire de Paris ».
Merci à Néoclassique pour le texte et les photos de cette cérémonie.
neoclassique
28 janvier 2011 @ 09:17
A Jean I
La chapelle expiatoire est située 29, rue Pasquier, à l’angle du boulevard Hausmann.
Sa construction fut ordonnée par Louis XVIII en 1815 mais ne fut achevée qu’en 1826 par Charles X.
Elle est l’oeuvre du célèbre architecte Fontaine,collaborateur de Percier.
L’édifice faillit être démoli par la Commune de Paris et la IIIe République qui voyait en elle le symbole d’une monarchie d’ancien régime dont il fallait faire disparaître le souvenir à l’heure où planait la restauration possible du comte de Chambord.
Sauvé in extremis, l ‘Institut de la Maison de Bourbon a rétabli depuis 1968 l’ancien usage d’y faire célébrer la messe traditionnelle voulue par Louis XVIII en souvenir du roi martyr.
denis
28 janvier 2011 @ 10:26
charmante la duchesse de parme !!! un couple m’inspirant beaucoup de sympathie
marie-c.
28 janvier 2011 @ 10:40
Il me semble que lorsque que l’on emploie la formule « descendre en ligne directe » cela signifie que l’on descend par les hommes ?
Or le duc de Parme descend de Charles X par la fille de son fils, le duc de Berry, Louise qui épousa Charles III, duc de Parme.
Stéphanie
28 janvier 2011 @ 11:07
La duchesse de Parme n’est-elle pas protestante? Ou a t-elle été élevée?
Vivent-ils aux Pays-Bas maintenant?
Hermesende
28 janvier 2011 @ 11:29
Pardonnez-moi de chipoter sur des détails, mais seul un prêtre peut présider une messe, puisque présider une messe, c’est la célébrer. Le duc et la duchesse de Parme étaient peut-être les invités d’honneur, mais ils ne présidaient pas la messe.
Sigismond
28 janvier 2011 @ 11:47
218e anniversaire…
Une précision qui est omise dans cet article : c’est en ligne féminine (par Louise d’Artois, duchesse de Parme et sœur du comte de Chambord) que le duc de Parme descend du roi Charles X. C’est aussi le cas des princes François, Jean et Eudes d’Orléans, par leur grand-mère maternelle la princesse Rose de Toscane, duchesse de Wurtemberg (arrière-petite-fille de Louise d’Artois).
Par la voie salique, le plus proche parent de Charles X est Monseigneur le duc d’Anjou, successeur des rois de France et président de l’Institut Duc d’Anjou.
La tradition des messes pour Louis XVI à la Chapelle expiatoire a été instaurée le vendredi 21 janvier 1972 par Monseigneur le duc d’Anjou et de Ségovie, dont les quatre conseillers (dont les trois cofondateurs de l’IMB) avaient obtenu de la Caisse nationale des monuments historiques l’autorisation de faire célébrer cette messe.
La dernière messe dans la Chapelle expiatoire remontait à 1883 (année de la mort du dernier chapelain). De 1958 à 1971, c’est à l’église Notre-Dame des Victoires que le duc d’Anjou et de Ségovie présidait la messe annuelle pour Louis XVI.
Colette C.
28 janvier 2011 @ 12:05
Merci pour ce reportage, ils sont tous les deux sympathiques!
JAY
28 janvier 2011 @ 12:20
La Chappelle est magnifique.
la guerre avec les Orleans va donc continuer !!
Actarus
28 janvier 2011 @ 13:31
Je vais poser une question toute simple et à la limite de la candeur : si Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, avait assisté à cette messe, cet article aurait-il été classé dans la rubrique FRANCE ? ;-)
Votre affectionné,
Actarus de Bourbon
corentine
28 janvier 2011 @ 13:34
merci Neoclassique
charmant couple
neoclassique
28 janvier 2011 @ 15:25
A Sigismond 10
Vous avez raison Sigismond, j’aurai dû être plus précis et dire que les ducs de Parme descendaient de Charles X par son unique petite-fille Louise-Marie d’Artois qui avait épousé en 1845 son cousin Charles de Bourbon, duc de Parme. Mais depuis lors, c’est bien en ligne masculine directe et continue que l’actuel duc de Parme descend de Charles X. Les princes Jean et Eudes d’Orléans ne sont, eux Bourbon Parme que par leur arrière grand-mère maternelle.
Selon la loi salique, l’aîné des héritiers de Charles X est bien Louis, le duc d’Anjou. Mais il n’est pas du tout son plus proche parent par le sang puisqu’il ne descend que de Louis XIV tandis que les ducs de Parme descendent non seulement de Louis XIV mais aussi de Louis XV et Charles X.
Enfin, la tradition « moderne » des messes célébrées pour Louis XVI à la chapelle expiatoire ne remonte pas à 1972 mais à 1968, date à laquelle elle fut « restaurée » par le duc de Bauffremont. Mais cette tradition remonte à 1826 date à laquelle la chapelle expiatoire fut consacrée eu culte et que l’usage de cette messe s’y établit alors. Usage qui fut aboli par Louis-Philippe en 1833.
Pépita
28 janvier 2011 @ 15:50
mise au point :
Entretien de Louis de Bourbon
Cette semaine, le magazine espagnol consacre 6 pages à Louis Alphonse de Bourbon où il évoque l’affaire de la tête d’Henri IV (rien d’inédit).
A la fin de l’entretien, il affirme: « le leg que j’ai reçu de mon père est éminemment culturel et historique: je n’ai aucune revendication. Que personne ne pense que je rêve que demain je vais être roi de France! »
A propos de son épouse: « Margarita connaissait l’histoire de France avant de m’épouser et nos fiançailles lui ont permis d’en apprendre plus sur mes ancêtres. C’est la personne qui m’aide et m’appuie à tout moment »
Tonton Soupic
28 janvier 2011 @ 15:54
marie-c. (7)
On descend toujours en ligne directe, que ce soit de ses ancêtres ou bien de l’arbre si on est un gamin qui fait le singe et se casse la figure ! :D
Germain
28 janvier 2011 @ 16:04
En revanche, je ne vois pas trop pourquoi cette messe est dite selon le rite tridentin. Je n’ai rien contre bien évidemment, j’aime bien aussi « l’ancienne » forme, à petite dose… Mais j’aimerais connaitre la raison. Est-ce parce que c’etait cette forme-là au XVIIIieme ? Mais après tout, nous sommmes en 2011 et la monarchie devrait tout faire s’affranchir de son image passéiste…
neoclassique
28 janvier 2011 @ 16:09
A Hermesende
vous avez tout à fait raison.
Seul un ecclésiastique préside une messe
mea culpa!
cosmo
28 janvier 2011 @ 16:22
Merci pour ce reportage!
Mayg
28 janvier 2011 @ 17:48
Merci pour ce reportage
Philippe
28 janvier 2011 @ 18:20
Germain, la réponse est très simple : Légitimisme rime avec
Traditionalisme … et aussi avec un autre mot en « isme », mais
qu’il n’est pas permis d’écrire ici…
Un examen approfondi des photographies proposées devrait
vous ouvrir les yeux. Regardez bien… le service d’ordre musclé,
les coupes de cheveux militaires et les ecclésiastiques à l’attitude
« inspirée » ne vous font ils pas penser à d’autres petites fêtes ou
la démocratie et la tolérance sont toujours à l’honneur ?
Pauvre France… Et vive la République !
Phil.
Nemausus
28 janvier 2011 @ 20:26
Pépita (15),
C’est ce que je disais, le duc d’Anjou est réaliste sur une restauration (utopique) et ne se berce pas d’illusion comme les partisans orléanistes…. il a les pieds sur terre mais sait ce qu’il représente en qualité de chef de la maison de Bourbon et aîné dynaste des capétiens….
Contrairement aux orléans, il ne milite pas pour une restauration qu’il sait vaine, en tout cas dans un avenir proche…seuls Charles et ses collègues farcissent le crane de Jean d’Orléans en lui faisant miroiter une couronne qu’il ne verra que derrière les glaces de la galerie d’Apollon au Louvre !
Enfin je loue la mesure de néoclassique sur son article qui n’affirme pas comme Charles que des milliers de français se sont pressés à la messe… les « plusieurs centaines » sont beaucoup plus réalistes…
Actarus, je me serai posé la même question ….
naucratis
28 janvier 2011 @ 20:56
Merci beaucoup pour cet article !
R-N
28 janvier 2011 @ 20:59
marie-c (7) Dans le langage traditionnel de la noblesse et dans celui des généalogistes classiques, seuls qui aient compétence ainsi qu’à voir là-dedans, « descendre en ligne directe » signifie descendre d’un personnage lui-même ou d’une famille : par les hommes ou quelquefois et selon le contexte par les femmes. Mais dans le cas précis de la famille capétienne, ou dans tout contexte dans lequel on n’accorde d’importance qu’à la filiation masculine, « descendre directement » signifie alors « descendre par cette ligne masculine seulement ».
Hermesende (9) , neoclassique (18) Hermessende, votre remarque est exacte pour les invités d’honneurs, car ils ne président pas forcément, mais les messes peuvent être présidées par des laïcs. Plusieurs choses sont à dégager : une messe est célébrée par un célébrant, bien sûr, mais il ne la préside pas. Et la même messe peut être présidée par un autre ecclésiastique qui se trouve là (mais ce n’est pas une obligation).
Lorsqu’une messe est commandée dans un contexte particulier (cérémonie privée), on peut dire si c’est le cas qu’elle est présidée par le personnage laïque important se trouvant à la première place. C’est une expression, ça fait appel à l’organisation générale de la cérémonie, ça n’intervient pas bien entendu sur le plan religieux.
Actarus
28 janvier 2011 @ 21:18
Pépita (15) : le duc d’Anjou ne rêve pas d’être roi de France, et alors ? C’est signe de sa bonne santé mentale. :)
Il faut être complètement fou ou dévoré d’ambition pour vouloir gouverner les Français, peuple ingouvernable par définition.
Quant au fait de dire qu’il n’a aucune revendication, et que son legs (avec un S) est culturel et historique, c’est l’évidence même. Contrairement à certains de ses cousins prétentieux, il n’est pas un « prétendant ». ;-)
Votre affectionné,
Actarus de France
Emporio
28 janvier 2011 @ 21:55
PEPITA(15)
Charles ne mentait donc pas, il avait annoncé une mise au point de Don Luis-Alfonso.
Certaines personnes qui se disent légitimiste, plutôt Alfonsite ne parlent que pour eux mêmes, heureusement qu’ils ne sont pas Capétiens.
Jean
29 janvier 2011 @ 01:00
Bonjour,
Bonne idée à Néoclassique de nous faire un petit reportage et de plubier ses photos. Merci à vous également Régine.
J’étais également présent et j’ai faits plusieurs photos, avec un ou deux petits commentaires. Régine, est ce que vous me donnez l’autorisation pour m’envoyer des nouvelles photos?
Comment doit on faire pour vous les envoyer?
Jean
petit page
29 janvier 2011 @ 02:05
Sans être nationaliste, les Princes qui doivent représenter la Couronne doivent être français sans complexe et sans partage.
Un Prince est rattaché à une terre et à son peuple. Le vide monarchique
offre un tableau de prétendants allochtones.
Imaginez des groupuscules politiques rêvant de Poutine, d’Obama ou de Ben Ali pour la présidence française …
Sigismond
29 janvier 2011 @ 02:05
neoclassique (5) (14)
Le duc d’Anjou est bien le plus proche parent de Charles X par la voie salique. Quant au plus proche parent de Charles X par le sang, il s’agit de la comtesse Gabrielle de Habsbourg-Lorraine (née le 15 mai 1921 à Vienne), petite-fille de la princesse Blanche de Bourbon (de droit fille de France), qui était la fille aînée du duc de Madrid, chef de la Maison de France, et de la princesse Marguerite de Bourbon Parme, fille aînée de Louise d’Artois. Vient ensuite Marina von der Mühll (née en 1949), fille aînée de la comtesse Gabrielle de Habsbourg-Lorraine.
L’Institut de la Maison de Bourbon n’existait pas en 1968, il n’a été fondé qu’en 1973.