Devant un tel prodige, on a recouru à des interprétations providentialistes : il devait être l’instrument d’une volonté divine.
Lorsque l’on a cherché des explications humaines, on a incriminé la mégalomanie de l’Empereur, incapable de s’arrêter. Ce serait oublier que Napoléon avait face à lui des adversaires non dénués d’énergie et de talent qui, en unissant leurs forces, ont fini par l’emporter.
Parmi eux, on trouve des ennemis originels, comme les Britanniques Pitt et Nelson, des gouvernants retors, comme le tsar Alexandre et Metternich, et des chefs de guerre tenaces qui ont précipité sa défaite militaire, à l’instar de Koutouzov et de Wellington.
Mais la lutte contre l’Empereur prend aussi racine dans des haines personnelles, comme dans sa relation contrariée avec Madame de Staël, devenue sa première opposante, avec Pozzo di Borgo, qui mena contre lui une vendetta dans toutes les cours d’Europe, ou avec Bernadotte, dont la trahison fut décisive dans l’affrontement final.
En une douzaine de portraits incarnés et vivants, cet ouvrage redonne toute leur épaisseur aux acteurs qui ont mené Napoléon à sa chute. »
« Les ennemis de Napoléon. Ceux qui l’ont vaincu », Michel Kerautret, Tallandier, 2026, 432 p.
Gilles de Bise
31 mai 2026 @ 10:31
J’ai admiré Bonaparte, je n’ai pas beaucoup aimé Napoléon.
Kalistéa
31 mai 2026 @ 10:48
Jean Tulard nous a dit il y a déjà plusieurs années qu’il y avait plus de livres parus sur Napoléon que de jours écoulés depuis sa mort à sainte Hélène .
En voici un de plus!
« mort , où est ta victoire? »…
Robin des Bois
31 mai 2026 @ 11:05
Le sujet est intéressant.
Passiflore
31 mai 2026 @ 11:45
Sur la couverture du livre figure le Pape Pie VII.
Lors du blocus continental contre l’Angleterre, le Pape Pie VII (élu le 14 mars 1800) avait défendu sa neutralité. Le 2 février 1808, les troupes françaises occupent Rome et le Pape se considère comme prisonnier dans son palais du Quirinal. Le 6 juillet 1809, en compagnie du fidèle cardinal Pacca, il est conduit dans un chariot vers une destination inconnue. Arrivé en France, il est séparé du cardinal Pacca (enfermé du 6 juillet 1809 au 30 janvier 1813 dans la forteresse de Fenestrelle, en Piémont), et exilé à Savone jusqu’en juin 1812 et, de nouveau, transféré en Italie. Après 42 jours de voyage, Pie VII était arrivé à Savone, le 17 août 1809. On peut visiter, à Savone, l’appartement du Pape contigu à la cathédrale.
Napoléon demanda au Pape de démissionner mais, devant son net refus, décida d’agir personnellement et le fit transférer en France, craignant que la Flotte anglaise ne réussisse à s’emparer de Savone. La nuit du 9 au 10 juin 1812, dans le plus grand secret, il est fait prisonnier à Fontainebleau. Il y restera jusqu’au 23 janvier 1814.
Bretonnig
31 mai 2026 @ 12:31
La France rayonnait mais elle avait de puissants ennemis extérieurs jaloux de notre statut et notre aura et interieurs , les pires. Cela me rappelle l’époque que nous vivons, n’est ce pas ?
Mayg
31 mai 2026 @ 12:57
Le problème de Napoléon, c’est qu’il a voulu tout, tout de suite. Il a vu trop gros.
Gilles de Bise
3 juin 2026 @ 11:10
Oui, et les empires finissent par s’écrouler.
Framboiz 08
31 mai 2026 @ 13:14
Bonne idée de livre!Ça me fait penser à la fac où G étudié ces thèmes…
Framboiz 08
31 mai 2026 @ 13:14
Bonne idée de livre ! Ça me fait penser à la fac où G étudié ces thèmes…
Sigismond
31 mai 2026 @ 15:38
Un livre sur les héros qui nous ont libérés de l’Antéchrist 👏
Cosmo
4 juin 2026 @ 07:01
Vous auriez certainement voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940 pour vous avoir délivré de la « Gueuse ».
Caroline 43
31 mai 2026 @ 15:45
Alexandre I zar retord? Il renonça à toutes représailles contre la ville de Paris et sa population qui avait craint le pire. Parler de destin prodigieux de quelqu’un qui a causé la mort de quatre à cinq millions de morts militaires et civils en Europe est incompréhensible pour moi.
Kalistéa
3 juin 2026 @ 10:03
Verdun fit 900 000 morts caroline 43
Robin des Bois
31 mai 2026 @ 16:48
Je suis en train de relire un livre passionnant sur Bernadotte (et Désirée Clary, forcément) de Françoise Kermina. Bloqué à la maison par la canicule, j’ai ressorti ce livre oublié.
Bernadotte était un homme étonnant ,avec de grandes qualités humaines qui le firent remarquer en Allemagne quand il fut nommé gouverneur de Hanovre et ensuite des villes hanséatiques. Il traitait bien les vaincus et leur manifestait du respect. C’est son comportement et sa personnalité qui impressionnèrent des Suédois influents. Qui rentrèrent dans leur pays et se souvinrent de lui.
Brimbelle
3 juin 2026 @ 20:37
J’ai lu ce livre il y a quelques années. J’ avais egalement trouvé ce livre et Bernadotte intéressants. Il respectait les populations locales et interdisait le pillage, attitude peu fréquente à cette époque.
Contrairement à son mari, Désirée ne parvient pas à s’ adapter à son nouveau pays
Caroline
31 mai 2026 @ 21:04
Un énième historien sur Napoléon Bonaparte !!!
Bénédicte
31 mai 2026 @ 22:40
Doit être interessant vu sous cet angle Napoléon. Ses ennemis du début à la fin.
JAusten
1 juin 2026 @ 09:57
J’imagine que Marmont, Bourmont et Grouchy seront aussi évoqués.
Cosmo
2 juin 2026 @ 10:53
Qui se souviendrait de la plupart d’entre eux s’il n’y avait pas eu Napoléon ?
Ils l’ont peut-être vaincu mais ils lui doivent leur gloire posthume.
Kalistéa
3 juin 2026 @ 10:05
Exacts , cosmo