
Le 3 juin 1937, au château de Candé près de Tours en France, l’ancien roi Edward VIII, fils du roi George V et de la reine Mary, épouse la femme pour laquelle il a renoncé au trône en décembre 19336 : Wallis Simpson, née Warfield. La mariée qui est divorcée à deux reprises, reçoit le titre de duchesse de Windsor sans prédicat d’Altesse royale. Le couple est resté uni 34 ans jusqu’à la mort du duc de Windsor à Paris. La robe est une création de Mainbocher. Elle est aujourd’hui exposée au Metropolitan Museum de New York à qui la duchesse de Windsor en fit don en 1950. (Copyright photo : Getty images)
Anais
11 août 2010 @ 07:36
On aimait ou pas la duchesse de Windsor mais elle s’habillait toujours selon les circonstances et était d’une grande élégance
Pierre-Jean
11 août 2010 @ 07:50
L’histoire est ancienne et je pense qu’il est inutile de juger ce couple qui a mit en péril l’avenir de la monarchie, précipité, selon la reine Elizabeth, son mari le roi George VI dans la tombe; il faut retenir aussi le pardon accordé par la Reine.
Adriana
11 août 2010 @ 09:10
un couple d’une grande élégance, wallis avait énormément de goût!
Panthelias
11 août 2010 @ 09:10
Pierre-Jean (2)
Vous plaisantez j’espère ?
Depuis quand devrez ont obtenir un quelconque pardon pour avoir été amoureux et suffisamment courageux pour ne rien céder face à tous ceux qui avaient l’insupportable prétention de régenter votre vie ?
Edouard VIII a fait un mariage qui aujourd’hui passerait comme une lettre à la poste, en cela il a été en avance sur son temps, ce n’est pas un crime.
Il n’a rien mis en péril du tout, la preuve, cela n’a pas empéché la monarchie britannique de perdurer jusqu’à nos jours, et sans plus de problèmes qu’une autre, d’autant plus qu’elle a traversé bien pire dans l’histoire.
Toute cette histoire de mise en péril, c’est du vent et du flan, pondus par ceux qui par idéologie et par fanatisme ne voulaient pas de ce mariage.
Ils espéraient par la menace, et un catastrophisme délirant faire reculer le roi, ils ont échoué, et c’est très bien ainsi, ça prouve au moins qu’il avait un minimum de personnalité.
Il devrait se sentir coupable d’avoir précipité son frère George VI dans la tombe ? Et puis quoi encore ? Le roi George VI c’est bien connu, fumait comme une cheminée d’usine, tout comme plus tard sa fille Margaret, et si on devait trouver à tout prix un responsable à sa mort, pourquoi ne pas commencer par lui-même ? Après tout rien n’oblige quiconque à fumer… et ensuite, sa chère et tendre épouse, qui vivait à ses cotés et qui apparemment n’a pas été suffisamment consciente, suffisamment convaincante, à moins que ce ne soit suffisamment concernée, pour le convaincre d’arrêter.
Quand au pardon « accordé par la Reine », là franchement j’ai cru m’étouffer lol
Grace à l’abdication d’Edouard VIII, elle a eu la chance d’avoir une vie, certes chargée de responsabilités, mais d’autant plus passionnante à vivre. Grace à lui, elle à eu autre chose à faire dans la vie que le role de potiche de luxe réservé aux autres femmes de cette famille, à savoir faire acte de présence de ci de là à tel ou tel gala de charité.
J’espère qu’elle lui en est au moins reconnaissante, et si quelqu’un a un pardon à accorder, c’est plutot le couple Windsor, vu la façon méprisante avec laquelle ils ont été traité toute leur vie durant par leur soi-disant famille, qui une fois couronne et trone récupérés, les a traité comme de véritables parias.
En matière d’ingratitude, il est difficile de trouver plus bel exemple.
Le plus drole ou le plus pathétique dans l’histoire, c’est selon comme on se place, c’est que si le mariage avait été autorisé, rien ne dit qu’il aurait duré.
Dans la cas présent, ce couple a été irrémédiablement soudé par l’adversité, les épreuves qu’ils ont du traverser.
Si tous ces obstacles, cette impression d’être seul contre tous, de n’avoir que l’autre sur qui compter, si tout cela ne les avait pas autant rapproché, il y a fort à parier que la routine de la vie quotidienne, les obligations de la vie à la cour, et surtout l’absence d’enfant auraient probablement eu raison de leur couple.
Une fois de plus, on peut voir l’effet dévastateur de ceux qui se veulent plus royalistes que le roi, des pseudo-gardiens du temple, enfin de la couronne, de ceux qui prétendent savoir mieux que le roi lui même qui il doit aimer ou épouser, et qui au final arrivent au résultat exactement inverse et opposé.
Cela leur servira t’il de leçon ? Même pas…
Il suffit de lire les posts de quelques spécimens sur le site pour réaliser que des décennies plus tard, certains n’ont toujours rien compris à rien, et sont définitivement des cas désespérés.
Bonne journée à tous.
A.Lin
11 août 2010 @ 09:23
Pas jolie mais toujours très élégante, cette duchesse.
Sans entrer dans les controverses, ce fût une belle histoire d’amour.
amélie
11 août 2010 @ 10:09
Je rejoins l’opinion d’Anaïs et de Pierre-Jean. L’histoire est telle qu’elle est et c’est ainsi.
Mais il est vrai que sa garde-robe, ses bijoux, et l’aura de ce couple fascine toujours…..
CIXII-HELENE
11 août 2010 @ 10:14
Un couple qui a surtout marqué l’histoire par son grand manque d’implication à la monarchie.
Édouard VIII, roi d’Angleterre peureux et lâche, abdique pour pouvoir épouser la femme qu’il aime ! Vite un mouchoir ! Que c’est beau l’aaaamour… Sniff
Bref, ce fut une excellente initiative. Mondains et sans intérêt, ils n’auront eu comme cour que des courtisans bannis, en demande de luxe et de plaisirs faciles.
On se demande ce qu’a pu trouver ce pauvre Édouard à Wallis au gros nez, au corps décharnée . Il paraît qu’elle était experte en jeux ‘particuliers’; elle avait au moins ce talent là…
Caroline
11 août 2010 @ 10:52
Je me demande comment ce tres beau prince duc de Windsor a pu tomber amoureux de sa femme bien moche!Quel courage de sa part de vouloir se marier avec une femme divorcee deux fois!
Colette C.
11 août 2010 @ 11:55
Ma mère m’avait raconté à maintes reprises cette histoire d’amour qui avait fait grand bruit « avant guerre ».
VERSAILLAISE
11 août 2010 @ 12:13
@ Panthelias
Vous avez raison en grande partie, mais l’attitude de ce couple pendant le guerre ne fut pas glorieuse contrairement au roi d’Angleterre à son épouse et au peuple anglais.
Laurent D
11 août 2010 @ 12:58
La Duchesse n’avait que le prédicat de tous les Ducs ou Duchesses non royaux en Grande-Bretagne « Sa Grâce ».
On peut voir qu’elle porte son bracelet avec les croix et sa bague de fiançailles une imposante émeraude qu’elle fit remonter plus tard sur une forme plus moderne mais elle garda en souvenir l’ancienne monture.
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/wa11.jpg
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/we3.jpg
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/wal3.jpg
Pierre-Jean
11 août 2010 @ 12:58
Il n’y a aucune plaisanterie puisque je ne fais que traduire ce que la Reine-Mère a déclaré sur se sujet, et l’ambiance qui régnait à cette époque, en effet il est vain d’interpréter cette époque avec notre système de pensée actuelle, alors oui ce mariage serait passé comme une lettre à la poste aujourd’hui, mais pas dans les années 30, l’abdication ayant provoqué une très grave crise dont on a plus idée aujourd’hui; la rancœur qui s’en est suivie a définitivement été abolie lorsque la Reine a invité son oncle à l’inauguration d’une statue de la reine Mary, signe de réconciliation et de pardon.
Laurent D
11 août 2010 @ 12:59
le bracelet
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/wa9.jpg
Arielle
11 août 2010 @ 13:02
Pierre-Jean, Panthelias, vous avez partiellement raison tous les deux. Pierre-Jean prend bien soin de contextualiser l’affaire en précisant que « selon la reine Elizabeth », le roi George VI fut précipité dans la tombe. C’était donc l’avis de la rien-mère, rien de plus. Ajoutons que le roi Edward VIII était plutôt léger dans sa manière d’aborder les affaires de l’Etat, et que sa sympathie pour le national-socialisme le rendait peu recommandable. La relation avec Wallis Simpson fut une aubaine, car elle permit d’éloigner ce souverain plus que gênant.
Quant à la façon dont ils ont été honnis par l’entourage royal, elle est difficile à comprendre, certes, au XXIe siècle, mais elle était tout à fait dans les normes de l’époque. Que ce couple ait été « soudé par l’adversité », comme le dit Panthelias, on ne peut le contester.
Il convient de ne pas projeter un point de vue contemporain sur des événements passés, toujours complexes.
Pour le « pardon », Pierre-Jean a raison,
Arielle
11 août 2010 @ 13:07
suite et fin de mon message :
Pour le “pardon”, Pierre-Jean a raison, c’est ainsi que l’entourage royal voyait les choses. La reine a pardonné. Que nous pensions, individuellement, que tout cela est un peu fort de café, cela nous regarde, nous, citoyens du XXIe siècle, mais c’est un jugement décalé du contexte.
Ces discussions sont toujours riches.
Bien à vous.
Brigitte - Anne
11 août 2010 @ 13:08
Je suis de votre avis Arielle , Wallis Simpson fut une aubaisne pour éloigner ce roi qui ne cachait pas sa sympathie pour Hitler …. Soyons clair !
Ma grd – mère née en 1900 a suivi de près cette histoire et m’a toujours donnée cette version .
Bien à vous
Arielle
11 août 2010 @ 13:13
La réponse de Pierre-Jean (msg 12) vient d’apparaître. Son analyse est parfaitement juste.
Marie17
11 août 2010 @ 13:24
Je rejoins un peu l’avis de Panthelias la Cour d’Angleterre ne serait pas ce qu’elle est s’il n’y avait eu ce mariage
C’était un couple fort élégant et qui a mené la vie qu’il souhaitait contre vents et marées
Quant à CIXII-HELENE je trouve ses propos forts déplacés
étiez vous dans la chambre pour voir ce qui s’y passait ??
Quant au nez de la Duchesse de Windsor, il me semble qu’il y a un Princesse d’Angleterre, décédée aujourd’hui, qui était bien « nez » elle aussi, il ne fallait surtout pas la prendre de profil……..
Arielle
11 août 2010 @ 13:36
Ironique ou franchement gothique, le bracelet, Laurent D (msg 13)???
Bianca
11 août 2010 @ 14:14
Cette femme a porté de belles et luxueuses toilettes, de très beaux bijoux pour lesquels elle a été admirée, adulée par ses contemporains, mais Dame Nature qui est très injuste n’avait pas pris assez de temps pour s’attarder sur son berceau afin de lui permettre de les mettre en valeur.
Versaillaise,
je suis de votre avis pour leur attitude lors de la guerre.
Laurent D
11 août 2010 @ 14:19
Dans le dernier Point de Vue, il y a un sujet sur le film que prépare Madonna sur le couple.
Pour une fois l’édito n’est pas signé Colombe Pringle mais Béatrice Brasseur mais il ne vaut pas mieux !
Marie Christine
11 août 2010 @ 14:24
Sur le site du château de Candé il y a une video sympa
http://www.chateau-cande.fr qui fait un peu visiter l’intérieur.
Le château accueille plusieurs manifestations, comme « les Floralies du Val de l’Indre » ou le Festival « Terres du Son ».
Laurent D
11 août 2010 @ 14:47
En plus le style d’écriture est exactement le même, c’est à se demander si il n’y a pas que la signature qui change et qui l’écrit réellement ?
Christian II
11 août 2010 @ 14:57
Je souscris à ce que dis Arielle en me permettant de rajouter qu’il ne faut quand même pas oublier que le Duc de Windsor a eut des écarts de conduite plus que répréhensibles en ce qui concerne les Nazis dont il appréciait certaines idées, ce qui en dit long sur le personnage. Il s’était même tellement compromis en acceptant de se rendre en Allemagne avant guerre sur l’invitation d’Hitler lui même que le gouvernement britannique le nomma gouverneur d’un petit archipel perdu de l’Empire (mais je ne sais plus lequel lol) pour l’empêcher de se compromettre plus avant et de décridibiliser la Monarchie.
En ce qui concerne le Roi Georges VI, je suis persuadé que l’accession au Trone a été une véritable épreuve pour cet homme timide et introverti et qu’elle l’a rongé prématurément de l’intérieur même s’il est vrai qu’il était un fumeur invétéré. Il n’en demeura pas moins un souverain digne qui réussit à se rendre populaire en se comportant avec courage tout au long de la deuxième guerre mondiale.
Quant à ce qui concerne la légendaire histoire d’amour entre Edouard et Wallis, disons qu’elle se suffit à elle même et qu’il est je pense indécent de juger avec nos valeurs modernes ce qui fut un véritable scandale public à l’époque.
cecil
11 août 2010 @ 15:04
Panthelias,
si je vous donne raison sur certains points, essentiellement la première partie de votre commentaire,
je ne peux m’empêcher de bondir à l’évocation de leur situation de « paria » et au mot « adversité » aussi.
Si être mis au ban de sa famille permet de se dorer la pilule quelques temps au Bahamas, et avoir un train de vie de nabab, sans les responsabilités qui vont avec,
moi, je prends.
*Gustave
11 août 2010 @ 16:52
Edward & Wallis, quelle abomination de la part du gouvernement britannique de l’époque & surtout de la part de la fourbe reine-mère Elizabeth qui a eu le culot d’accuser le duc de Windsor pour la mort de son mari George VI , à 56 ans en 1952. C’est encore elle qui a refusé de donner de l’Altesse Royale à sa belle-soeur américaine scandaleusement divorcée alors que ses propres petits-fils et -filles le sont presque tous aujourd’hui.
Une question qui me chicote: Edouard VIII n’ayant jamais eu d’enfants s’il avait régné jusqu’à sa mort en 1972, qui aurait hérité le trône ? La fille du duc d’York, Elizabeth (II) , ou priorité aux mâles, son frère Henri Gloucester mort en 1974 suivi de son fils Richard ? ?
*g
LE REGENT
11 août 2010 @ 17:12
MERCI VERSAILLAISE, POUR VOTRE COMMENTAIRE QUI RAPPELLE LES FREQUENTATIONS PEU GLORIEUSES, C’EST LE MOINS QUE L’ON PUISSE DIRE DE CE COUPLE QUI A VECU UNE VIE OISIVE (SAUF CERTAINES ACTIVITES TRES PARTICULIERES) L’ANGLETERRE A TOUT GAGNE EN FAISANT MONTER, MALGRES SON HANDICAPE, LE ROI GEORGE VI SUR LE TRONE AVEC SA MERVEILLEUSE EPOUSE QUI N’A JAMAIS PARDONNE A SON BEAU-FRERE SA LACHETE. Mais C’EST GRACE A CE POLTRON QUE NOUS AVONS EU LA CHANCE DE CONNAITRE LA REINE-MERE ET BIEN SUR LA SOUVERAINE ELISABETH II; JE VOUS ASSURE QUE DE LEUR VIVANTS, MES GRANDS-PARENTS QUI VIVAIENT A DEUX PAS DU MANOIR MIS A LEUR DISPOSITION NOUS RACONTAIENT LA MAUVAISE REPUTATION QU’ILS AVAIENT; QUANT A CETTE FEMME, PHYSIQUEMENT JE L’AI TROUVE TOUJOURS QUELCONQUE ET SES GOUTS, MËME EN MATIERE DE BIJOUX N’ETAIENT PAS DES MEILLEURS ; QU’ILS REPOSENT EN PAIX !
Panthelias
11 août 2010 @ 18:08
Versaillaise (10) et
Arielle (14)
Vous tombez à pieds joints, dans le travers qu’Arielle tente justement de dénoncer en disant « Il convient de ne pas projeter un point de vue contemporain sur des événements passés, toujours complexes. »
Je suis le tout premier à le rappeler, et on ne le rappellera jamais assez.
Cependant dans le cas de ce couple, j’ai délibérement et à juste titre, évité d’évoquer ce que vous appelez « ses sympathies pour le national socialisme ». Pourquoi ?
Parce qu’il est évident que s’il était resté sur le trône, son attitude n’aurait été en rien différente de celle de son frère, vu qu’en Grande-Bretagne, et ce depuis longtemps, le roi règne mais ne gouverne pas.
L’abdication d’Edouard VIII, ne l’oubliez pas date de 36, donc bien AVANT le déclenchement de la guerre, et il est clair que l’attitude de rejet de la part de sa famille dès l’époque des debuts de sa relation, donc bien avant 36, a pour beaucoup joué dans les rapprochements ultérieurs qu’il a pu avoir avec tel ou tel personnage, tel ou tel régime.
Inutile de venir me dire : « oui mais, dès telle date, bla bla bla… ». Je suis désolé, mais jusqu’à la guerre, donc jusqu’en 39, bien APRES son mariage, la plupart, voire tous les gouvernements d’Europe avaient des relations avec l’Allemagne, ne pouvant réaliser l’ampleur de la tragédie à venir.
Vous affirmez « le roi Edward VIII était plutôt léger dans sa manière d’aborder les affaires de l’Etat »… Intéressant.
Et ne pensez vous pas que c’est justement le fait qu’il n’ait pas voulu sacrifier son amour pour Wallis qui a grandement joué dans ce genre de jugement plus que hatif, et lui pour le coup, plus que léger et hasardeux, jugement qui arrangeait bien ceux qui ne voulaient pas de ce mariage, et ont voulu faire payer à Edouard VIII le fait de leur avoir tenu tête.
Je ne mets pas de point d’interrogation à ma phrase, car il ne s’agissait nullement d’une question de ma part…
juste une invitation à regarder cet homme sans le fatras de préjugés, de rumeurs et surtout d’accusations gratuites que ses ennemis qui ne lui ont jamais pardonné son indépendance d’esprit n’ont pas manqué de répendre à flots, sa vie durant, à partir de la moindre erreur ou du moindre de ses faits et gestes qui pouvaient être un temps soi peu déformé et mal interprété.
On n’est pas « léger » parce qu’on refuse de se voir imposer ou interdire le choix de telle ou telle compagne, y compris lorsqu’on est roi, bien on contraire, ça prouve qu’on a un peu de plomb dans la cervelle.
Nul n’est parfait, Edouard VIII, pas plus qu’un autre, mais avec le recul il serait peut être temps de le voir tel qu’il était, avec ses forces et ses faiblesses, et non tel que l’establishment britannique a voulu le montrer.
L’image que vous transmettez d’Edouard VIII, c’est celle que ses adversaires se sont ingénié à construire à posteriori pour discréditer cet homme, et prendre cette image pour argent comptant, c’est justement cela « projeter un point de vue contemporain sur des évènements passés, toujours complexes ».
Quand je lis des inepties du style « heureusement qu’il ne fut pas roi, c’était un oisif et un mondain », je ne peux m’empécher de sourire devant le « brillant cerveau », si brillant qu’il ne semble pas être capable de se dire que s’il eut au final une vie « oisive et mondaine », c’est justement parce qu’il ne fut pas roi.
Il faut savoir ne pas inverser les causes et les effets.
Si on veut traiter, juger, analyser l’affaire de l’abdication et du mariage d’Edouard VIII qui eurent lieu en 36 et 37, on ne peut en aucun cas faire intervenir d’éventuelles « sympathies » pour le nazisme de quelques façons que ce soit, d’abord parce qu’il n’intervient en rien dans cette affaire de coeur, ensuite parce que l’Allemagne de 36-37 n’est pas celle de la période de la guerre, qui n’est elle même pas la même que celle de l’après guerre.
Ici, il est question de son abdication et de son mariage, or immédiatement toute une armée de « bien-pensants » viennent lui reprocher ses « sympathies » comme s’il était coupable de ne pas avoir été médium extralucide. Evidemment, lui il aurait DU voir dès 36-37 ce qui allait se passer en Allemagne quelques années plus tard… sauf que ma chère, il n’était pas le seul à n’avoir rien vu venir.
Lui faire ce genre de reproche a posteriori, lorsque nous connaissons la fin de l’histoire, c’est très facile, et c’est cela projeter un point de vue contemporain, etc…
En revanche, si on veut traiter effectivement dans un autre sujet des éventuelles sympathies pour le national socialisme d’Edouard VIII, et notamment le fait qu’on lui ai prété l’intention de vouloir remonter sur le trone à la faveur de la guerre, là on n’a pas d’autre choix que de mentionner l’exil, ainsi que l’attitude de rejet qu’ils subissaient de la part des siens, lui et son épouse.
Vous affirmez c’était une attitude normale pour l’époque, je suis tout à fait d’accord avec vous, sauf que l’essentiel vous a complètement échappé.
Je ne me plaçais pas du point de vue du sociologue, mais de celui du psychologue.
Que d’un point de vue sociologique, en se replaçant dans le contexte de l’époque, on puisse trouver normal que ce couple ait été honnis, cela ne change rien au fait que d’un point de vue purement psychologique, il est indéniable que le rejet par la famille royale et par l’establishment, dont ils ont fait l’objet a grandement contribué à leurs choix ultérieurs, et donc à leurs erreurs de choix.
Aborder un personnage historique sous un angle psychologique, ce n’est pas « projeter un point de vue contemporain sur des évènements passés ».
La façon dont les humains expriment leurs émotions et leurs sentiments peut changer selon les époques, cela ne signifie pas que les émotions et les sentiments eux mêmes changent, et en l’occurence, tel n’est pas le cas.
Ceci étant posé, cela permet de relativiser ce qui doit l’être, et de se dégager du conte pour enfants que l’on nous vend depuis des décennies, manichéen à souhait, où on trouve un Edouard VIII, vilain petit mouton noir, ayant tous les torts, et une famille royale britannique parfaite, héroïque et quasi sainte.
Déjà, rien que cela devrait vous mettre la puce à l’oreille, et vous rendre plus circonspecte.
Etre adulte, c’est tout de même savoir que dans la vie rien n’est jamais tout noir ou tout blanc.
Donc non, contrairement à ce que vous pensez, concernant le « pardon », Pierre-Jean n’a pas raison, je persiste et je signe, aucun membre de la famille royale britannique n’est en position de pardonner quoique ce soit, c’était bien au Duc et à la Duchesse de Windsor de savoir s’ils souhaitaient pardonner ou pas, et pour ce qui est de Wallis, tout au moins, nous avons eu la réponse à cette question via ses dispositions testamentaires.
Si mes souvenirs sont bons, elle a laissé sa fortune à l’Institut Pasteur.
Je l’approuve à 10.000 % :)
Bonne soirée à vous ;)
beji
11 août 2010 @ 18:29
j’adhère au commentaire de Caroline(8).Wallis était divorcée deux fois,ce qui fait un peu beaucoup!
Il faut rendre cette justice au duc:il a eu le
courage de choisir sa dulcinée, même si cela impliquait
pour lui la perte des honneurs et des avantages que lui
conférait son rang;contrairement à certains princes
héritiers ou princesse héritière actuels qui acceptent la vie facile liée à leur statut de futurs souverains
mais qui rejettent les devoirs que celui-ci impose,
lorsqu’il s’agit du choix de leur futur(e).ils veulent le beurre et l’ argent du beurre,menaçant de renoncer à leurs droits à la couronne( menace suprême pour faire
céder les parents),mais on n’en n’a vu aucun s’exécuter!
beji
11 août 2010 @ 18:38
concernant les bijoux de la duchesse,certains ont été
donnés à Marie-Christine de Kent.
Quelqu’un peut-il me dire:
-pourquoi
-s’il y a d’autres personnes de la famille royale qui
en ont reçu.