
A la Clinique Saint Jean de Bruxelles, la reine Fabiola a assisté à la séance d’hommage à Soeur Léontine qui y a créé voici 20 ans le service des soins palliatifs. La cérémonie a été suivie d’une conférence sur les soins palliatifs. (Copyright photos : Getty images)

marie louise
29 novembre 2010 @ 21:35
Les soins palliatifs,l euthanasie passive n est pas une manière de « tuer »les gens mais de les aider a mourir sans souffrances inutiles ,ni prolongements de qques jours complètement inutiles!
Ce qui n est pas digne,Bénédicte,c est de mourir dans d atroces souffrances et c est au nom de cette dignité-là que l on aide le patient…c est simplement abrégé des jours de souffrances…!
Zeugma
30 novembre 2010 @ 08:51
Bénédicte (votre message n°30) Un malade en fin de vie, un être qui est à l’agonie dans la souffrance reste jusqu’au bout, et même au-delà, si on croit dans la résurrection, une créature digne.
Ce n’est pas la question.
A-t-on le droit, oui ou non, de disposer de sa vie et de choisir de partir quand on estime que le parcours est achevé ?
Celles et ceux qui veulent mourir dans d’atroces souffrances parce que la souffrance est rédemptrice, ou qui veulent aller jusqu’au bout avec les soins palliatifs sont libres de leur choix.
Ils ne doivent pas imposer leurs choix philosophique ou religieux à toute la population.
Bénédicte
30 novembre 2010 @ 10:25
Les soins palliatifs sont TOTALEMENT différent de l’enthanasie (passive=je me fais tuer ou active=je me donne la mort).
C’est accompagner les personnes (pas les tuer).
Cesser des soins inutiles fait partie des soins palliatifs qui ne sont pas un acharnement mais un accompagnement qui aide à moins souffrir (physiquement et psychologiquement) et à mourir de mort naturelle.
Quand on commence à mettre dans l’esprit des gens (alors qu’ils se portent bien encore) que tuer = compassion, tuer= la meilleure option quand on souffre, le jour où on est soit même mourrant et faible, est-ce qu’on a encore la force de croire que notre vie est digne et peut être vécue jusqu’à son terme naturel?
Est-ce qu’on ne pensera pas plutôt être un fardeau pour notre entourage, pour le personnel soignant, pour la société?
C’est la même philosophie de mort à l’encontre des personnes souffrant de maladies mentales: on les tue avant leur naissance, soit-disant par compassion , pour leur épargner une vie indigne….
Une étude menée par une jeune trisomique a montré que ces personnes sont HEUREUSES et que la seule chose qui les fasse souffrir, c’est le regard des autres.
Moi aussi j’ai peur de souffrir et de devoir attendre la mort dans des conditions épouvantables, mais j’espère ne pas lire dans le regard des autres que ma vie est devenue inutile et indigne, qu’il vaut mieux que je meure tout de suite puisque de toutes façons, c’est ce qui va arriver.
C’est gra
Bénédicte
30 novembre 2010 @ 10:26
C’est grave de faire penser qu’on ne vaut plus rien et que la souffrance ne doit pas faire partie de la vie.
Malheureusement, elle fait partie de la vie.
On peut la soulager mais pas tuer!
marie louise
30 novembre 2010 @ 12:49
Les soins palliatifs a une personne en fin de vie sont des soins de conforts et peuvent avec certains médicaments amener a la mort tout en douceur…une mort qui était inéluctible!Il n est jamais question de « tuer »,Bénédicte, et le malade et sa famille ont le choix et eux seul décident !
marie louise
30 novembre 2010 @ 12:50
Très juste,Zeugma,32!
Philippe Delorme
30 novembre 2010 @ 13:46
Zeugma (32). L’inverse est vrai aussi. Les partisans de l’euthanasie ne doivent pas imposer leur vision philosophique à toute la population.
Or c’est le risque de légiférer en ce domaine délicat. Une loi a une valeur normative, c’est-à-dire qu’elle devient, dans l’esprit du public, comme la règle à suivre.
Ainsi, si l’euthanasie active est autorisée, un des risques est que la pression sur les malades (et ensuite sur les personnes âgées grabataires) soit très forte, et que certains qui auraient préféré « continuer jusqu’au bout » (malgré la souffrance ou la solitude), décident de se faire éliminer, dans un moment de dépression.
Notre société, qui valorise le jeunisme et la « performance » n’aura-t-elle pas tendance à éliminer les « inutiles » ?(d’autant que les retraités coûtent cher, surtout s’ils sont malades…)
Quand peut-on décider qu’une vie est devenue inutile ? Et « l’utilité » est-elle le critère décisif de l’existence ?
cela étant, je ne sais pas quelle serait ma réaction et mon état d’esprit dans une situation critique. Et c’est pourquoi j’écris tout cela avec prudence, et ne voulant blesser personne.
Très sincèrement
PHD
Bénédicte
30 novembre 2010 @ 14:05
« A-t-on le droit, oui ou non, de disposer de sa vie et de choisir de partir quand on estime que le parcours est achevé ? »
NON.
Si je pousse le raisonnement plus loin, nous ne devrions pas non plus intervenir auprès d’une personne dépressive qui veut se suicider. Il faudrait alors l’aider à mourir puisqu’elle l’a décidé ainsi.
Autre exemple:
A certaines périodes de ma vie, j’ai eu de gros coups de cafard et je pense que si quelqu’un m’avait proposé une solution facile pour me tuer, j’aurais pu le faire!
Je suppose que ça aurait été moralement OK, puisqu’elle m’aurait aidée à « abréger mes souffrances ».
Il faudrait aussi tuer les personnes lourdement handicapées et qui souffrent même si leur souffrance n’est que morale (pas physique).
Plus concrètement et je me répète, voilà ce qui se passe en Belgique:
De nombreuses personnes âgées belges vont finir leur vie dans des maisons de retraites allemandes du Land frontalier ou choisissent un médecin allemand car elles ne font plus confiance à leurs familles ou à leur médecin belge.
Puisqu’il est permis de tuer sous couvert de compassion, comment être sûr que notre entourage, nos médecins, sont encore dignes de confiance.
« Il n’ est jamais question de “tuer”,Bénédicte. »
Je ne vois pas comment appeler autrement le fait de doner la mort que « tuer » même si cela vous gène, c’est bien la réalité.
Vous trouverez toujours des arguments en faveur de l’enthanasie car on a réussi à faire rentrer dans la tête de nombreuses personnes, que donner la mort = abréger les souffrances, = mourir dans la dignité….
Bref, que c’est bien.
Une amie très proche est morte de la sclérose latérale amyotrophique (c’est horrible comme fin, car on meurt étouffé). Nous l’avons accompagnée jusqu’à la fin, sans la tuer. Les soins palliatifs l’ont aidé à souffrir mais sans la tuer.
Elle est morte dignement, tranquillement, en paix.
Nous l’avons pas éliminée mais accompagnée.
C’est ça, la compassion et la mort dans la dignité.
Nous avons respecté sa vie jusqu’au bout même si elle est morte totalement paralysée, juste capable encore de bouger ses papières.
Nous étions avec elle et c’est tout se qui comptait pour elle.
Ne pas mourir seule et ne pas être considérée comme un poids par son entourage même si c’était difficile pour nous d’aller la voir.
Vous pouvez être en faveur de l’enthanasie mais par pitié n’appelez pas « bien » le fait de tuer.
Honorade
30 novembre 2010 @ 15:56
C’est le CESCO de Collonge-Bellerive à Genève qui a prodigué des soins de haute qualité à ma mère avant qu’elle ne décède d’un cancer. Avec elle comme avec notre famille, ils ont été à la pointe de la technique médicale et très humains. Grâce à eux, ma mère a pu profiter de ce qui lui restait de vie au mieux de ce qu’elle souhaitait. Je sais qu’ils n’ont pas mis fin à ses jours, mais qu’ils l’ont accompagnée avec respect et des antalgiques puissants ainsi que de l’oxygène et autres médicaments. Après son décès, ils ont répondu à toutes nos questions, dans la limite du secret médical. Ils ont pris tout le temps qu’il fallait, sans nous donner le sentiment de nous mettre à la porte comme dans certaines unités médicales. Après notre départ, ils nous ont dit qu’ils restaient à notre disposition si nous avions encore des questions. Je ne porte pas la Suisse dans mon coeur, mais là, je reconnais que ce Centre de soins palliatifs est de haute qualité.
Personne n’est à l’abri d’une maladie dégénérative. Chacun de nous peut, un jour, se retrouver dans un tel centre et en apprécier les soins. Félicitations à tous ceux qui accompagnent nos malades, c’est extrêmement dur pour eux aussi d’être confrontés à la maladie, à la souffrance et à la mort au quotidien.
Claude-Patricia
30 novembre 2010 @ 17:27
Bonsoir à tous,
Le débat sur le droit de mourir dans la dignité est important, car l’on naît, dans la définition de notre Constitution « Libres et égaux en Droits », donc pourquoi ne pas pouvoir choisir sa mort? Il est vrai que dans l’église catholique le suicide est prohibé, sommes-nous encore régis par de vieux discours hors d’âge? Je suis d’accord pour que chacun puisse choisir, cela me semblerai disons plus démocratique. La souffrance n’a plus lieux d’exister, d’ailleur si l’on propose aujourd’hui dans les hôpitaux de vous donner des médicaments contre la douleur, on peut bien faire un pas en avant supplémentaire. C’est bien beau de souffrir en silence, mais quel calvaire pour la personne qui vit cela, je rejoins en cela Danielle, puisque ma propre Grand-mère est dans un état semi-comateux et l’on ne peut plus rien faire pour améliorer son état. Moi aussi, si je pouvais la délivrer et rejoindre le Christ qu’elle a tant prié, et bien je le ferai, quoiqu’il m’en coûte. Je pense être chrétienne et vouloir justement qu’elle puisse enfin être en paix.
Bénédicte
30 novembre 2010 @ 18:00
« sommes-nous encore régis par de vieux discours hors d’âge? »
Donc toutes les idées qui ne sont pas récentes sont nulles, périmées et disqualifiées?
Mais sur quoi pouvons-nous alors nous baser pour construire l’avenir si toutes les valeurs passées n’ont plus cours aujourd’hui?
Comment avancer s’il faut renier notre passé?
Bénédicte
30 novembre 2010 @ 18:04
l’on naît, dans la définition de notre Constitution “Libres et égaux en Droits”
Si je suis votre raisonnement, ce concept qui date de la Révolution Française est « un vieux discours hors d’âge » puisqu’il a plus de 200 ans!
Claude-Patricia
30 novembre 2010 @ 19:24
Chère Bénédicte,
Non, bien sûr que notre Constitution basée sur les Droits de l’Homme est et devra toujours rester d’actualité, ce que je trouve incohérent, c’est que la société actuelle via les lois ne l’applique pas dans tous les cas, mais, certes, en tant que catho, je prône la vie, oui, tant qu’elle est viable, pas dans le sordide de maladies incurables.
Je remercie quand même le Pape de commencer à aller vers une voie un peu plus progressiste, et mon Dieu, arrêter de mettre le suicide à l’index! Il faut du courage pour décider de mettre fin à ses jours ou à ceux d’une autre personne, non?
Claude-Patricia
30 novembre 2010 @ 19:27
Disons que pour une catholique, je dois un peu me contredire, mais parfois les paradoxes font bouger un peu les débats, enfin si tant est qu’il y ait des solutions qui vont dans un sens logique, dans le respect et la dignité de la personne humaine.
Claude-Patricia
30 novembre 2010 @ 19:35
Mais les soins palliatifs existent et heureusement, je suis d’accord avec vous, seulement cela doit dépendre aussi du degré de conscience de la personne et de ce qu’elle aura décidé si rien ne puis la soulager, comment faire dans certains cas? On sait bien que ce sont de puissants antalgiques qui finissent par provoquer dans bien des cas un arrêt cardiaque fatal, donc la mort est tout de même au rendez-vous, moins vite, mais elle est là quand même.
Il faut seulement et je le répète, entendre ce que souhaite le malade. C’est un droit qu’il a de choisir.
Claude-Patricia
30 novembre 2010 @ 19:41
Je finirai juste par ceci : la drogue n’est-elle pas le meilleur moyen d’en finir, aussi, parce que comme solution à brève échéance pour certaines personnes, on n’a pas trouvé mieux. Et il ne s’agit pas de tuer à tour de bras toutes les personnes grabataires, là cette phrase me fait penser au régime d’un certain M.Hitler, pardonnez-moi, M.Delorme, mais j’ose espérer que jamais on en en arrivera à de telles extrémité, et pourtant, tuer pour tuer est bien dans la nature humaine, hélàs.
Bénédicte
1 décembre 2010 @ 09:11
Claude-Patricia,
Vous avez, je crois, trouvé l’origine de cette philosophie de donner la mort: les Nazis n’ont fait qu’appliquer l’eugénisme déjà prôné par d’autres avant eux. Ils ont tenté d’éliminer tous les « inutiles » à leurs yeux car ils « polluaient » la race aryenne: juifs, tziganes, roms, handicappés, ennemis politiques, catholiques, etc.
Et si nous légalisons ce « permis de tuer », bien sûr qu’on va tuer à tour de bras!
La loi Veil qui a légalisé l’avortement en France était au départ réservée pour des femmes enceintes en détresse, bref, des cas excpetionnels.
Combien de milliers de morts aujourd’hui, chaque année?
Et je suis d’accord avec les positions de Mr Delorme: quand on légifère, cela devient la norme à suivre et la pression deviendra énorme pour demander à mourir.
Bénédicte
1 décembre 2010 @ 09:18
Encore un mot, chère Claude-Patricia,
Je crois que je peux comprendre votre souffrance de voir votre grand-mère ainsi.
Mais que savons-nous vraiment de sa « vie intérieure » (je ne sais pas comment l’exprimer autrement)?
Des médecins ont parfois été surpris du degré de conscience des malades qui sont revenus d’un coma.
C’est vrai qu’objectivement, ce que vous voyez, c’est qu’elle est couchée, inconsciente, que tout ça ne sert plus à rien.
Peut-être même n’a-t-elle qu’une envie (si elle a encore des moments de conscience), c’est de mourir ou mieux de rejoindre le Christ, comme vous l’avez exprimé dans un de vos messages.
Alors priez pour qu’Il vienne la chercher et en attendant, je vous souhaite beaucoup de courage et d’amour pour pouvoir l’entourer et la soutenir.
Claude-Patricia
1 décembre 2010 @ 13:01
Bonjour à tous,
Merci Bénédicte pour votre soutien, il est vrai que j’ai vraiment beaucoup de peine en ce momment,et que l’idée de la mort est un sujet qui me préoccupe beaucoup, car en plus on m’a détecté une maladie génétique et je ne sais pas du tout comment celle-ci va évoluer, car les médecins ne me disent non plus quasimment rien, alors, ce n’est pas le joie qui règne dans la famille. Mais je vais continuer à prier Dieu, et espérer, selon le si joli mot de notre Charles.
Claude-Patricia
1 décembre 2010 @ 13:05
En fait si quelqu’un a déjà entendu parler de la maladie de Verneuil et pourrai m’expliquer si il y a d’autres traitements que ceux à base d’antibiotique trèes dangereux, je veux bien écouter, car le hic dans mon cas est que je fais aussi des allergies aux antibiotiques et ai très peur de ce traitement.
Merci à vous.
Zeugma
1 décembre 2010 @ 19:02
Bénédicte ou Philippe Delorme – et d’autres – refusent que je puisse disposer de mon destin et que je dispose du droit de demander à mourir si j’estime que mon état ne vaut plus la peine de vivre.
Bénédicte ou Philippe Delorme, vous faites ce que vous voulez, vous pouvez mourir dans la souffrance si c’est votre choix ou dans un service de soins palliatifs, entourés de bonnes soeurs si ça vous plait.
Je demande, avec beaucoup de citoyens Français, le droit de partir si j’estime que c’est l’heure. C’est mon affaire, pas la vôtre.
Seul problème : un puissant lobby, poussé par les autorités religieuses, empêche l’adoption de cette législation, comme il empêchait, dans le passé, le divorce, le droit à l’avortement, le vote des femmes et même l’accouchement sans douleur.
Le progrès demande quelquefois une lutte persévérante, mais un jour – pas trop lointain j’espère – l’euthanasie sera autorisée en France.
Philippe Delorme
2 décembre 2010 @ 10:05
Zeugma (51) je ne refuse pas que vous puissiez disposer de votre destin : le suicide n’est ni un crime ni un délit.
La question est différente lorsqu’un tiers intervient dans cette mort « demandée ».
Comme je le disais, j’ignore quelle serait ma réaction dans une situation de souffrance extrême, mais ce que je voulais seulement souligner, c’est que légiférer sur l’euthanasie ouvre la porte à tous les excès.
A partir du moment où il est licite de donner la mort à autrui, comment déterminer les critères objectifs de cet acte ? La volonté du « mourant » ? Mais comment la définir absolument ? Vous pouvez, dans un moment de déprime, avoir envie d’en finir, et le lendemain, retrouver goût à votre vie, même très diminuée.
L’idée d' »utilité » ? Mais quelle vie est « utile » ? et « l’utilité » est-elle le critère ultime d’une existence ?
Le risque que je soulignais, est une dérive vers l’élimination progressive de tous les « gêneurs » : vieillards très diminués et dont les soins sont coûteux, handicapés profonds (physiques et mentaux), dépressifs (c’est déjà le cas en Suisse où vous pouvez vous adresser à des officines spécialisées pour vous empoisonner). Et ensuite quoi ? Les chômeurs ? Les moches? les gros ? etc.
Cela va bien au delà de dogmes religieux.
Cordialement
PHD
Bénédicte
2 décembre 2010 @ 10:47
Zeugma,
Je comprends très bien que vous puissiez ne pas partager ma position sur ce sujet délicat qu’est l’euthanasie, mais je trouve inutile ce genre de phrases: « vous pouvez mourir dans la souffrance si c’est votre choix ou dans un service de soins palliatifs, entourés de bonnes soeurs si ça vous plait. »
Je sens dans vos propos du mépris voire de la haine pour les chrétiens (« un puissant lobby, poussé par les autorités religieuses » / « bonnes soeurs »), ce qui n’apporte rien au débat.
Vous êtes pour l’euthanasie, soit, mais développer vos arguments sans nous insulter.
Merci.
Zeugma
2 décembre 2010 @ 20:48
Il y a toujours eu dans l’Eglise un courant opposé au progrès.
Ce n’est pas toute l’Eglise mais s’en est une partie.
Cette Eglise conservatrice est opposé à la contraception, à l’avortement, au divorce …… et à l’euthanasie.
La sécularisation de nos sociétés a heureusement entraîné une perte de l’influence de ce courant ultraconservateur.
Des Etats dont le catholicisme est religion d’Etat ont adopté des législations qui reconnaissent le divorce, la contraception, l’avortement, le mariage homosexuel etc etc.
L’euthanasie est un des derniers droits fondamentaux dont l’adoption par le Parlement français se heurte à des obstacles. Ces obstacles proviennent notamment de certaines religions, et par seulement de la religion catholique.
Le droit au divorce est reconnu mais on n’est pas obligé de divorcer.
Lorsque le droit à l’euthanasie sera reconnu, personne ne sera obligé à abréger sa vie.
Je remercie Philippe Delorme de confirmer que le suicide n’est plus un crime (ce qu’il était sous l’ancien régime).
Quelle modernité ! tolérer le suicide !
Cela vous vaudra quelques années de purgatoire supplémentaires et, probablement, la désapprobation de Bénédicte qui va être choquée par vos propos.
Philippe Delorme
3 décembre 2010 @ 09:27
Zeugma (54). En tant qu’historien, je puis vous dire que le « progrès » est une notion très dépassée ! Elle a fait beaucoup de ravages au XXe siècle, mais elle est de moins en moins pertinente pour expliquer ou justifier l’évolution des mentalités et des sociétés.
PHD
Philippe Delorme
3 décembre 2010 @ 09:37
Zeugma (54).Encore un point : vous ne faites pas le distingo entre suicide et euthanasie. Il n’est pas question de vous dénier le droit « d’abréger votre vie », vous-même volontairement (suicide). Mais ce qui pose question c’est d’autoriser un tiers à vous donner la mort de manière active, en vous administrant un poison ou autre substance toxique (euthanasie). Comment déterminer la volonté du « mourant » ? Comment éviter toute pression sociale, morale, etc pour « obliger » celui-ci à « demander » la solution finale ? Vous ne pouvez nier que tout cela reste problématique, même si la question des souffrances intolérables de certains malades n’est pas niable ? Moi-même, j’ignore quelle serait ma réaction dans une telle circonstance ? Et vous-même, Zeugma, êtes-vous bien sûr(e) à 1OO% que vous demanderiez d’être tué(e) ? Vos prises de position idéologiques actuelles ne risqueraient-elles pas d’interférer alors dans votre décision ? Tout cela, reconnaissez-le, mérite mieux que des réponses dogmatiques « pro » ou « anti ». Et surtout une vision humaniste des choses…
PHD
Zeugma
3 décembre 2010 @ 16:05
Philippe Delorme, je fais parfaitement la différence entre le suicide et la demande d’euthanasie. Je ne suis pas un brillant historien (sic) comme vous, mais quand même.
Dans le cadre de la législation en vigueur en France je n’ai pas le droit de demander une aide à mourir ou un suicide assisté comme en Suisse.
Je milite pour qu’une législation autorisant l’euthanasie soit mise en oeuvre. Elle le sera un jour, malgré les embûches.
Mais à ce moment-là vous vous ferez ce que vous voudrez, je vous rassure.
Votre qualité d’historien (resic) ne vous donne aucun crédit pour défendre une position purement idéologique.
chicarde
14 décembre 2010 @ 21:06
Et demain (15.12) Elle fêtera ses noces d’or !! Voir pour tous les fastes (et les soirées de gala préalables) http://www.angelfire.com/realm/fabiola
1960/index2.html.
Pour une magnifique photo des hôtes hollandaises (soirée du 14.12) voir
http://www.anp-photo.com/search.pp?page=38&
ShowPicture=937559&pos=304 !
Un petit Belge
20 février 2012 @ 18:34
Soeur Léontine est décédée ce week-end.