
Le choix scénographique du British Museum pour la Tapisserie de Bayeux risque de faire énormément parler : l’œuvre ne sera pas suspendue verticalement comme à Bayeux, mais présentée à plat, dans une immense vitrine continue, avec une lumière extrêmement tamisée et une atmosphère volontairement plongée dans la pénombre.
Cette mise en scène répond d’abord à des impératifs de conservation. La tapisserie, longue d’environ 70 mètres et vieille de près de mille ans, est considérée comme extrêmement fragile.
Le fait de l’exposer horizontalement réduit les tensions exercées sur le lin et les broderies de laine.
Mais ce choix crée aussi un effet spectaculaire presque théâtral : les visiteurs devraient avancer dans une semi-obscurité, comme dans une crypte médiévale, avec l’impression de découvrir un trésor archéologique monumental. Les premières visualisations dévoilées par le musée montrent une présentation très épurée, quasi minimaliste, destinée à donner toute la puissance narrative à la broderie elle-même.
Le musée insiste sur le fait que cette disposition « à plat » permettra au public d’apprécier l’échelle réelle de l’œuvre et des détails invisibles dans une présentation verticale classique.
L’exposition ouvrira officiellement le 10 septembre 2026 dans la Sainsbury’ s Exhibitions Gallery (Room 30) et se poursuivra jusqu’au 11 juillet 2027. (merci à Bertrand Meyer)
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Kalistéa
29 mai 2026 @ 08:20
cette nette presque absence de lumière est ce qui se fait actuellement dans les musées pour la préservation des collections . c’est difficile pour les nombreuses personnes à la vue basse et cela donne une atmosphère macabre.