Delphine Boël a assigné devant le Tribunal civil de Bruxelles le roi Albert II, le prince héritier Philippe, la princesse Astrid et le baron Jacques Boël. Delphine Boël demande que des tests ADN soient effectués. Si l’affaire fait grand bruit en Belgique, elle a pourtant peu de chance d’aboutir. En effet, la personnalité du roi est inviolable et donc cette action à son égard est irrecevable. Pour Philippe et Astrid de Belgique se pose la question du respect de la vie privée car comment forcer des tiers qui sont étrangers à la querelle de se soumettre à un test ADN s’ils n’ont commis aucune infraction ? Enfin quant à la procédure en désaveu de paternité à l’égard de Jacques Boël (qui fut marié avec la baronne Sybille de Selys-Longchamps, mère de Delphine), elle est déjà éteinte par prescription. Depuis la révélation de son existence dans une biographie de Mario Daneels consacrée à la reine Paola en 1999, Delphine Boël n’a plus de contact avec le roi Albert II. Elle tente à présent par la voie judicaire d’obtenir une reconnaissance « affective ». De son union avec Jim O’Hare, Delphine a deux enfants Joséphine et Oscar dont elle a souvent évoqué le regret qu’ils ne connaissent pas leur grand-père. L’audience a été reportée au 25 juin prochain. (Copyright photo :DR)

Blouin
20 juin 2013 @ 12:08
Et oui il y a des pères qui ne veulent pas l’être et qui ne veulent pas s’embarrasser d’un enfant à élever et ils n’en ont quelquefois pas qu’un seul (de mères différentes). Ce sont souvent des ambitieux, mais surtout de parfaits égoïstes (ou des hommes publics).
Blouin
20 juin 2013 @ 12:26
Les enfants de Delphine sont maintenant au premier plan de cette affaire : ils DOIVENT connaître leurs grands-parents pendant qu’ils sont encore en vie. Ils ne sont pour rien dans cette situation et en sont les victimes. Eux aussi ont besoin d’être reconnus et aussi de connaître leurs cousins/nes.
Cosmo
20 juin 2013 @ 13:21
Je trouve assez étonnant de reprocher à Delphine Boël de prétendre à son héritage biologique et matériel.
Si elle est la fille du roi, pourquoi n’aurait-elle pas droit à une part de son héritage matériel ?
La loi française – et j’imagine la belge également – ne fait pas de distinction quant au droit lui-même, la part de l’enfant adultérin ( le cas de Delphine ) est seulement réduite de moitié.
La plupart des enfants nés dans de telles conditions cherchent à se faire reconnaitre et clament leurs droits; la qualité des parents n’est pas toujours le motif de la recherche. Et quand bien même il le serait, où est le problème ?
Antinéa
20 juin 2013 @ 15:03
Complétement ok avec vous COSMO
Francine du Canada
20 juin 2013 @ 16:14
Cosmo, le problème est que madame Boel dit rechercher une « reconnaissance affective », alors qu’elle recherche une reconnaissance monétaire et, ce faisant, elle fait beaucoup de tort au roi, à la reine ainsi qu’à Philippe et Astrid. Cordialement, FdC
Cosmo
20 juin 2013 @ 22:01
Chère Francine,
Quoi que cherche Delphine Boël, elle est dans son droit, comme chaque être humain. Le roi aurait dû penser aux conséquences avant.
Quant à faire du tort au roi et à la reine, il fut un temps où ils se faisaient du tort tous seuls. Philippe et Astrid s’en sortiront bien. Ce problème ne les concerne que de loin.
Et ce n’est pas cela qui mettra l’institution monarchique en danger. Les tensions et les problèmes sont ailleurs.
Delphine Boël aura suffisamment d’argent de sa mère. Elle n’a pas besoin d’attendre un éventuel héritage Saxe-Cobourg.
Cordialement
Cosmo
Francine du Canada
22 juin 2013 @ 06:27
Cher Cosmo, je lis votre commentaire en souriant… Sans vouloir vous offenser, je suis beaucoup plus qualifiée que vous pour évaluer ce genre de cause ha! ha! ha! Delphine Boel ne gagnera rien… elle perdra sur toute la ligne…
Sans rancune, FdC
Cosmo
22 juin 2013 @ 13:34
Chère Francine,
Vous ne m’offensez pas du tout. Comme j’aime toujours apprendre, pouvez-vous me dire en quoi et comment vous seriez plus qualifiée que moi ?
Auriez-vous des informations précises ?
Cordialement
Cosmo
Francine du Canada
23 juin 2013 @ 23:03
Très cher Cosmo, cette fois vous allez devoir me croire « sur parole »; je suis plus qualifiée que vous et… bien sûr que j’ai accès à des informations précises mais… je ne vous les communiquerai point car… en prenant ma retraite, je me suis engagée à ne pas le faire et je ne manquerai pas à ma parole (surtout pas par orgueil ha! ha! ha!).
Ce que je peux vous dire c’est que Francine du Canada occupait un poste très important dans le gouvernement canadien et qu’elle s’occupait principalement de « l’intérêt supérieur de l’enfant » et cela… partout dans le monde et qu’elle s’en est occupée (et sans relâche et sans tache ha! ha! ha!)
Désolée, une autre bataille peut-être? Amicalement, FdC
Cosmo
24 juin 2013 @ 19:17
Chère Francine,
Je vous remercie pour votre réponse et je vous crois sur parole.
Comme vous, je pense que Delphine Boël ne gagnera pas mais ce n’est pas pour cela qu’elle n’avait pas le droit d’engager un combat qui ne regarde essentiellement qu’elle et son père. Car si le problème regardait aussi le royaume, c’était à son père d’y penser avant et non à elle.
Sur le plan financier, je crois savoir qu’elle saura bien pourvue par l’héritage de sa mère dont elle est fille unique. Et le roi n’étant pas encore mort, et il semble en bonne santé, il lui faudrait là aussi attendre.
Les êtres en mal de reconnaissance ont des réactions qui étonnent. Cela ne veut pas dire qu’elles ne soient pas justes ou injustes.
Comme tous les enfants, elle n’a pas demandé à venir au monde. A la différence de beaucoup d’autres enfants elle a été affublée d’un père qui n’était pas le sien et celui qu’elle pense être son père ne veut pas d’elle. Avouez que la situation n’est pas aisée et il n’est pas nécessaire d’avoir le goût de l’argent pour chercher sa place !
Cordialement
Cosmo
Francine du Canada
26 juin 2013 @ 19:55
Je vous ai lu Cosmo et vous amenez plusieurs points intéressants. Je vous reparlerai ailleurs concernant Delphine Boel! Amitiés, FdC
Jean Pierre
20 juin 2013 @ 18:10
Vous avez tout à fait raison Cosmo.
On ne peut reprocher à quiconque de faire valoir un droit.
Palatine
22 juin 2013 @ 13:31
c’est aussi mon avis. C’est un comble de diaboliser une personne pcq elle veut que son père admette qu’il est son pere.
nour
20 juin 2013 @ 15:44
pour elle reconnaissance affective signifie peut etre que cet homme dise publiquement »oui c’est ma fille »point c’est tout
de toutes façons il n’y a aucun doute là dessus non??
quant à la mère quelle humiliation que cet homme qui a partagé sa vie 16 ans dise le contraire
je pensais qu’en tant que roi il avait plus de devoirs qu’un simple citoyen
et il se dit catholique?où va se nicher la religion?
Kalistéa
20 juin 2013 @ 20:26
Mon cher Cosmo, il me semble que la succession du roi des Belges n’est pas ouverte?
BAV Kali.
Cosmo
20 juin 2013 @ 22:08
Bien d’accord avec vous, Dear Kali !
Le problème se situe entre un père qui a du mal à reconnaître son enfant et un enfant qui a du mal à accepter de ne pas être reconnu. Nous n’en sommes pas encore à compter les petites cuillères en argent.
Il est probable que la justice belge refusera de se prononcer en ce qui concerne la personne du roi.
Citer le prince Philippe et la princesse Astrid est un coup de Jarnac car ils ne sont pas protégés par l’inviolabilité et quelle que soit leur réponse, elle sera mal jugée, d’un côté ou de l’autre. Mais c’est leur père qui le met dans cette mauvaise situation et non leur hypothétique soeur.
Amicalement
Cosmo
Anne-Cécile
20 juin 2013 @ 22:56
Première miise au point de départ : Delphine Boël m’est indifférente tout comme son oeuvre.
Deuxième mise au pont : L’époux de sa mère lui a donné en toute connaissance de cause un nom qui n’était celui de sa seule mère. Il a réglé le train de vie de la mère et de l’enfant et ne s’est pas mélé des choix de son éducation. Point. Le Roi était présent aux côtés de Mme de Selys durant la prime enfance de sa fille.
Jamais les proches et l’enfant n’ont été dupés.
Ainsi pourquoi dénier à un enfant, fut-il adulte et vacciné, la vérité officielle de ses origines? Pourquoi lui faire porter seul l’impossibilité de nommer les faits tels qu’ils sont connus de tous? Adultère princier, seconde famille, filiation mondainement établie.
Delphine n’est même pas dans la situation d’un enfant adopté plénièrement ou juridiquement « d’adoption romaine/simple » : M. Boël n’a jamais eu la volonté d’être le père plénier de l’enfant de sa femme, ni un second père après celui officiel.
Nous sortons d’un douloureux et clivant débat en France où aux détours des invectives s’est posé la question du droit aux origines, très largement développée par les tenants de l’anti-filiation homosexuelle: le droit d’accès à ses origines biologiques.
Ont été interviewés notamment beaucoup d’enfants adoptés plénièrement ou issus d’une FIV avec donneur de sperme anonyme (par des couples hétéros ou des célibataires hétéros/ homos: tous, pour des raisons pultiples et des degrés plus ou moins forts, témoignaient de leur besoin de connaître leurs origines. Et ce n’était pas tant pour tisser des liens avec leur famille biologique que pour savoir d’où ils venaient. Viscéralement.
Delphine sait qui est son père, depuis sa tendre enfance. Néanmoins le sentiment d’abandon est constitué : le fait que tout est connu du public, sa filiation biologique criante, et que son père l’a brusquement abandonnée pour retourner auprès de sa femme, pour ensuite refuser même verbalement d’acter sa paternité.
Delphine est la première enfant adultérine de la famille royale de Belgique à être exclue de la sorte de la dynastie. Les autres avaient toujours pu fréquenter leur père et entrer dans la succession matérielle grâce au souci de justice de certains membres bienveillants et matériellement plus détachés de la famille royale belge.
Cette histoire dessert grandement les protagonistes : la fille apparait comme hystérique, le Roi comme cruel, mesquin et point chrétien, la famille royale comme arqueboutée sur le magot privé familial.
Cosmo
21 juin 2013 @ 09:43
Anne-Cécile,
Votre analyse est très juste car sans passion et sans subjectivité.
Cordialement
Cosmo
Antinéa
24 juin 2013 @ 22:03
Magistralement bien dit Anne Cécile!
agnes
26 juin 2013 @ 09:12
Je ne rate jamais vos commentaires Anne Cécile, toujours très interessants et très bien écrits.
Tonton Soupic
21 juin 2013 @ 21:54
Au vu de la ressemblance, ce n’est pas la fille de Jacques Brel : c’est la soeur de la princesse Mathilde !
Zulma
26 juin 2013 @ 12:13
Anne-Cécile, je ne sais où vous prenez vos informations mais j’ai écouté une interview de Delphine B. tout à fait par hasard sur You Tube et elle dit elle-même qu’elle n’a jamais su étant enfant que le prince Albert était son père !
Elle constatait que ce monsieur venait souvent à la maison et pour elle, il était « le grand ami de Maman » (sic). Sa mère lui a révélé le nom de son père, bien après, je crois même vers 18 ans !!! Par ailleurs, elle a été élevée en Angleterre dès l’âge de 9 ans ! Je doute qu’elle ait pu vivre une vraie vie de famille comme on le laisse croire avec le prince Albert…
Quant à la liaison de mme de Selys Longchamp et du prince Albert, c’est merveilleux, elle dure selon les sources entre 10 et 18 ans…On peut ainsi dire n’importe quoi… On n’entend évidemment qu’un point de vue.
Et mme de Sélys si discrète qui donne une interview au Soir ????
Au fait, cela nous regarde-t-il ???
J’ai déjà eu l’occasion de dire que la non reconnaissance de Delphine par son père est une faute (encore faudrait-il qu’elle nait plus de père légal, ce qui n’est pas le cas !!!!) mais j’avoue que la stratégie de Delphine et sa mère est gênante.
Au passage, elle fait pas mal de dégâts collatéraux, en particulier dans cet acharnement curieux et malsain de certains à prouver (et on ne prouve rien) que Paola en a fait autant qu’Albert (elle a été quand même une épouse abandonnée…mais elle aurait dû devenir Pénélope, c’est bien connu !!!! On lui aurait alors accordé le statut de sainte …)
Il y a bien un acharnement contre la famille royale qui ne profite qu’aux extrémistes flamands…mais ça fait vendre.
Tout cela est un peu écoeurant.
Francine du Canada
26 juin 2013 @ 20:06
Zulma, votre commentaire est très intéressant. Des dommages collatéraux? Oh que si… et plusieurs. FdC
silvia 2
27 juin 2013 @ 21:46
Dans ce genre de situation , je m’interroge sur la position de la mère. Qu’a t elle fait pour que son mari déshérite sa fille? Pendant plus de 45 ans cet homme a assumé, il savait a assumé et puis plus rien. cela a du être très dur sans doute pour lui. Ou alors il s’est rendu compte que ces personnes étaient intéressées et sa fidélité ne l’a pas suportée.
Tatami
11 septembre 2023 @ 21:39
En faisant une recherche sur le prince Oscar O’Hare, Prince de Belgique, j’ai été dirigée vers cette publication de juin 2013….
Force est de constater que 10 ans après « l’affaire Delphine » et le procès intenté au Roi Albert, personne dans les commentateurs n’aurait pu prévoir le dénouement de cette saga. C’est assez amusant de relire les réactions offusquées ou non, de ce qui maintenant est chose acquise.