
La princesse Iman, deuxième fille du prince Reza et de la princesse Yasmine d’Iran s’est fiancée à Bradley Sherman. Une demande en mariage sur une plage en présence des parents et des deux soeurs de la princesse. (merci à Véronique Y)
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La princesse Iman, deuxième fille du prince Reza et de la princesse Yasmine d’Iran s’est fiancée à Bradley Sherman. Une demande en mariage sur une plage en présence des parents et des deux soeurs de la princesse. (merci à Véronique Y)
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beji
7 août 2023 @ 13:22
lire la princesse Noor
IRis
7 août 2023 @ 13:25
« trop sexy pour son âge », « vulgaire », « veut faire concurrence à ses filles »: mais vous prônez la burka? Eh bien oui, il y a des femmes qui, même après 50 ans, ont l’air encore jeune (aidées ou pas). Pourquoi ne pourraient-elles pas porter des robes mini, sexy, décolletées? Et pourquoi les femmes qui ont l’air moins jeune ne pourraient-elles pas, elles aussi, se faire plaisir? Curieux, chez les messieurs, on critique si rarement la bedaine, la calvitie, les épaules tombantes, qui sais-je encore?
Katellen
8 août 2023 @ 07:56
Je suis d’accord Iris.
Perlaine
7 août 2023 @ 13:30
Bien des iraniens/iennes sont zoroastriens !
Mayg
7 août 2023 @ 13:37
Félicitions pour leurs fiançailles.
Peut-on en savoir plus sur le fiancé ? Sa profession, sa famille… ?
Agnese
7 août 2023 @ 14:04
À mon avis ce jeune homme est juif et je doute fort qu’il change de religion.
Les princesses d’Iran sont nées aux USA et ont grandi puis étudié à l’américaine. Elles vivent donc comme tout individu de ce pays, côtoient des jeunes de leur âge et sans doute de leur milieu.
Je ne pense pas que le mariage changera quoique ce soit d’autant plus que la jeune fiancée n’est pas l’aînée des filles,
gisèle T
7 août 2023 @ 14:33
Se convertir à la religion musulmane Stigers, comme a dû le faire le gendre du Roi de Jordanie
Aldona
7 août 2023 @ 15:50
Sur les photos, avec le ciel nuageux, la lumière est extraordinaire, comme un tableau
COLETTE C.
7 août 2023 @ 16:10
Heureuse pour eux.
Cécile
7 août 2023 @ 17:11
C’est un très beau couple… Félicitations !
laude Patricia
7 août 2023 @ 17:55
J adresse à Son Altesse Impériale la princesse Iman mes meilleurs vœux de bonheur à l occasion de ses fiançailles.
luigi
7 août 2023 @ 19:23
Qu’ils soient heureux et loin des réseaux sociaux et des critiques !
Jay
7 août 2023 @ 20:13
Quelle est la religion du fiancé ?
Antoine
7 août 2023 @ 20:27
N’en déplaise à certains esprits chagrins de N&R,ces fiançailles de la seconde fille de l’héritier de la dynastie Palhavi m’enchantent et me réjouissent
Les ayatollahs sont de sinistres sires et je me souviens avec nostalgie des festivités de Persepolis ( décriées en leur temps par certains ) où l’Iran etait une puissance régionale,où les femmes sous l’impulsion de la Shabanou étaient encouragées dans leur émancipation…..
Au risque de déplaire à nouveau,je préfère l’Iran de Mohamed Reza Palhavi à celui des mollah où l’obscurantisme fait loi
Tous mes vœux à la princesse d’Iran,petite fille de Farah Palhavi,impératrice d’Iran
Pelikan
9 août 2023 @ 10:51
Avec vous pour cette fois.
Vicomtesse
7 août 2023 @ 21:34
La première photo est mal prise et fait un peu « tarte » si je puis dire.
Beau garçon, le fiancé, à eux deux, ils forment un joli couple.
Quant à la la princesse Yasmine, elle non plus ne veut pas vieillir. Elle est habillée de façon vulgaire et ridicule.
Lanser
8 août 2023 @ 08:58
A la lecture des commentaire, je me demande s’il n’existerait pas chez certaines une petite jalousie envers Yasmine qui peut encore, malgré son « grand âge » (!) porter des tenues qu’elles n’oseraient ou ne pourraient pas porter !…
Les mêmes critiqueraient AUSSI Yasmine si elle portait le voile ou la burka.
Laissons-la vivre et s’habiller comme elle l’entend.
Plaignons plutôt les iraniennes qui n’ont aucune liberté en la matière…
Pelikan
9 août 2023 @ 10:56
Évidemment.
Yasmine est toujours une femme très séduisante (et sexy) ,qui bénéficie d’un niveau de vie peut-être moins pharaonique que les envieuses supposent mais néanmoins très confortable et qui semble toujours aimé de son époux.
Il n’en faut pas plus pour stimuler les langues de p….
Idem pour la reine d’Espagne.
Fleur
8 août 2023 @ 09:59
Un beau couple. Qu’ils soient heureux.
Libellule
8 août 2023 @ 10:04
Des fiançailles lambda, à l’américaine. Les filles sont élevées aux States et ont certainement adopté une façon de vivre qui n’a rien à voir avec leurs origines. Pourvu qu’ils soient heureux, les origines du fiancé n’ont pas beaucoup d’importance puisqu’il est accepté par Reza. La maman fait office d’adolescente, ce n’est pas nouveau. Cette femme est très belle mais devrait être plus classieuse.
Je viens de voir une sortie de Farah sur les réseaux, accompagnée et soutenue de toutes parts elle paraît très peu en forme!
Veronique y
8 août 2023 @ 13:56
Non heureusement ils sont avec elle car ce sont les cadeaux de son mari.
Madame Michu
8 août 2023 @ 10:29
Certains et certaines sont pires que les molhas…..
Marie-Caroline de Bretagne
8 août 2023 @ 11:48
Je vous prie de m’excuser @Madame Michu mais puis-je vous suggérer de mesurer vos propos ? De nombreux commentaires sont certes excessifs mais le vôtre ne l’est pas moins …
Baboula
8 août 2023 @ 14:41
J’aurais aimé que Madame Michu approfondisse ce qui n’a que l’air d’une boutade . On crache en l’air et on attend que ça retombe ,gamine .
monica
10 août 2023 @ 08:22
Baboula en effet. Entre les Mollah et les SS….. y en a marre
Lunaforever
11 août 2023 @ 12:54
??? moi, j’en avais fait un avec un joli jeu de mot et une analogie avec un monsieur français très rigoriste, mais il n’est pas passé…
Je comprends Régine quand même ? mais c’était tellement vrai !
Lunaforever
10 août 2023 @ 13:31
Ce commentaire- là
Veronique y
8 août 2023 @ 14:02
Oui en effet Farah la semaine derniére au Caire, elle ètait fatiguée car ses fans l., ont assaillie, embrassée et trop touchée elle était claquée.
Solenn
8 août 2023 @ 15:23
Connaissez vous le régime des Mollahs pour de telles comparaisons ? J’en doute alors vaut mieux vous abstenir Mme Michu.
Stigers
8 août 2023 @ 16:04
vous des information sur le fiancé,Bradley Sherman ? Ou il vit ?
Agnese
9 août 2023 @ 07:15
Ou avez vous lu que le Shah était parti avec des millards?
Certes il n’a pas quitté le pays les mains vides mais regardez bien le train de vie de Reza qui n’a rien d’ostentatoire et vivant dans sa maison de Washington.
Pas de résidence secondaire, pas de jet ou de bateau, pas de sorties people.
Seule Farah possède également un bel appartement à Paris.
Nous sommes loin du président tunisien parti avec les réserves de l’état dans son avion privé.
Je me demande même si la famille du fiancé n’est pas plus fortunée.
Donc longue vie et bonheur à ce jeune couple qui apporte enfin de la joie dans cette famille qui a connu drames et deuils difficiles.
Pelikan
9 août 2023 @ 12:05
Tout à fait Agnese.
Et bien loin des sommes accaparées par certains chefs d’État africains ou autres dont les pays sont beaucoup moins riches que ne l’était l’Iran une fois qu’il eut récupéré la souveraineté sur le pétrole.
On pourrait aussi évoquer les fortunes accumulées par certains ayatollahs.
Veronique y
9 août 2023 @ 12:41
Tout ce que je sais c’est qu ‘ il y aura un beau mariage et Farah sera heureuse.
apolline
9 août 2023 @ 15:57
je suis dubitative devant cette famille qui laisse exploser sa joie, tres bien mais la classe n’est pas au rendez vous
Hervé J. VOLTO
9 août 2023 @ 20:00
Elle a l’air de… tenir… à son fiancé !
On lui soihaite avant tout beaucoups de bonheur.
Hervé J. VOLTO
9 août 2023 @ 20:14
La princesse Iman est née le 12 septembre 1993 à Washington, là où la famille impériale s’est installée. Elle vit à New York et travaille dans une agence de change après avoir obtenu son diplôme en psychologie et en communication de l’université du Michigan, en 2015. Comme l’impératrice Farah, sa grand-mère, la jeune femme est également engagée dans l’humanitaire.
Hervé J. VOLTO
9 août 2023 @ 20:15
Le prince Reza Pahlavi est à la tête de la famille impériale d’Iran depuis 1980, succédant à son père, l’empereur Mohammad Reza Pahlavi, décédé à 60 ans, un an après l’abolition de la monarchie en Iran.
Iman est la Princesse héritière…
stigerss
10 août 2023 @ 10:19
C’est Noor la princesse héritière car c’est l’aînée !
Solenn
10 août 2023 @ 13:15
Merci pour ces précisons Mr Volto…pensez vous que nous l’ignorions ?
stigers
10 août 2023 @ 15:13
Non La princesse Héritière est la princesse Noor pahlavi !
Stigers
26 août 2023 @ 14:51
À la veille de la Révolution islamique en janvier 1978, l’Iran était sous le régime autoritaire du Shah Mohammad Reza Pahlavi, qui avait été au pouvoir depuis 1941. La société iranienne était caractérisée par des inégalités économiques, des restrictions politiques, et des tensions sociales qui ont contribué au mécontentement populaire et finalement à l’éruption de la révolution.
Voici quelques aspects clés de la situation dans différents domaines en Iran à cette époque :
1. Politique et Gouvernance:
Le Shah Mohammad Reza Pahlavi était le chef de l’État avec un pouvoir centralisé. Son régime était soutenu par une police secrète redoutée, la SAVAK, qui réprimait toute forme d’opposition politique ou de dissidence. Les partis politiques étaient largement restreints et le régime contrôlait étroitement les médias et les institutions. Les libertés civiles et les droits politiques étaient limités.
2. Économie:
L’économie iranienne était en croissance rapide grâce aux revenus pétroliers, mais cette prospérité n’était pas uniformément répartie. La richesse était concentrée entre les mains de quelques élites, tandis qu’une grande partie de la population vivait dans la pauvreté. Les tensions économiques étaient exacerbées par l’inflation et le chômage croissants.
3. Religion et Société:
La société iranienne était profondément religieuse, majoritairement musulmane chiite. Cependant, de nombreux citoyens étaient mécontents de la laïcisation et de la modernisation forcées du régime, perçues comme une menace pour les valeurs traditionnelles et religieuses. Les jeunes et les étudiants étaient particulièrement critiques envers le régime et ses politiques culturelles.
4. Droits de l’Homme:
Les violations des droits de l’homme étaient courantes, avec des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions effectuées par la SAVAK. Les défenseurs des droits de l’homme et les militants politiques étaient souvent ciblés par le régime.
5. Relations Internationales:
Le Shah entretenait des relations étroites avec les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, qui voyaient en lui un allié stratégique dans la région. Cela avait souvent conduit à des critiques de la part de la population iranienne, qui percevait cette relation comme une ingérence étrangère dans les affaires du pays.
6. Mécontentement Populaire:
Le mécontentement envers le régime s’était accumulé au fil des années en raison des abus de pouvoir, de la répression politique et de l’injustice économique. Des mouvements d’opposition, y compris des groupes religieux et des partis laïques, avaient commencé à s’organiser et à revendiquer des réformes politiques et sociales.
Situation en Iran à la Veille de la Révolution Islamique (1978)
L’Iran, à la veille de la Révolution islamique en janvier 1978, était une nation riche en histoire et en culture, mais également en proie à de profonds conflits sociaux, politiques et économiques. Sous le régime autoritaire du Shah Mohammad Reza Pahlavi, le pays semblait prospérer économiquement tout en étant en proie à des inégalités socio-économiques croissantes et à une répression politique étouffante.
Politique et Gouvernance:
Le régime du Shah Pahlavi s’était consolidé après un coup d’État soutenu par les États-Unis en 1953, qui avait renversé le Premier ministre Mohammad Mossadegh. Le Shah avait consolidé son pouvoir en limitant les pouvoirs du parlement et en établissant une structure politique centrée sur sa propre autorité. La SAVAK, une police secrète notoire, était responsable de la répression politique et de la surveillance, étouffant toute forme d’opposition. Les partis politiques avaient été largement réduits en importance et la liberté de la presse était sévèrement restreinte.
Économie:
L’économie iranienne était en croissance rapide grâce aux revenus pétroliers importants, résultant en une période de modernisation et d’industrialisation accélérée. Cependant, cette prospérité était largement concentrée dans les mains des élites, créant ainsi un déséquilibre économique criant. Les inégalités sociales et économiques étaient en hausse, avec des millions de citoyens confrontés à la pauvreté, au chômage et à l’inflation croissante. Les projets de modernisation entraînaient souvent la dépossession des terres et des ressources des communautés rurales, ce qui alimentait encore davantage le mécontentement.
Religion et Société:
La société iranienne était profondément imprégnée de religiosité chiite. Cependant, le Shah cherchait à moderniser le pays en imposant une série de réformes laïques et occidentalisées. Cela suscitait des tensions avec les éléments plus conservateurs et traditionnels de la société, en particulier les religieux et les classes populaires qui percevaient ces réformes comme une menace pour leur identité et leurs valeurs. Les femmes, par exemple, se trouvaient confrontées à un contexte contradictoire où elles avaient gagné certains droits et accès à l’éducation, mais restaient soumises à des normes sociales restrictives.
Droits de l’Homme:
Les droits de l’homme étaient souvent bafoués en Iran. La SAVAK procédait à des arrestations arbitraires, à des tortures et à des exécutions sommaires, créant un climat de peur et de méfiance parmi la population. Les militants politiques, les intellectuels et les défenseurs des droits de l’homme étaient particulièrement ciblés. Cette répression, associée à l’absence de voies légales pour exprimer des griefs, avait créé un sentiment généralisé d’injustice et de frustration.
Relations Internationales:
Sur la scène internationale, le Shah Pahlavi entretenait des relations étroites avec les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, qui le percevaient comme un allié stratégique dans une région riche en pétrole et dans le contexte de la guerre froide. Cette relation étroite avec les puissances occidentales était souvent perçue par la population iranienne comme une ingérence étrangère dans les affaires nationales, suscitant un sentiment d’humiliation et de méfiance envers le gouvernement.
Mécontentement Populaire:
Le mécontentement envers le régime s’était accumulé au fil des années. Les inégalités économiques et sociales, les violations des droits de l’homme et les restrictions politiques avaient créé une atmosphère de désespoir et de colère au sein de la population. Les étudiants, les intellectuels, les ouvriers et les religieux étaient parmi les groupes qui se mobilisaient contre le régime, exigeant des réformes politiques, économiques et sociales.
En résumé, la situation en Iran à la veille de la Révolution islamique en 1978 était caractérisée par un contraste entre une économie en croissance et un mécontentement croissant dans de nombreux secteurs de la société. Les inégalités économiques et sociales, la répression politique, les tensions culturelles et religieuses, ainsi que les relations internationales complexes, ont créé un terrain fertile pour le bouillonnement du mécontentement populaire, qui finalement allait exploser en une révolution qui changerait radicalement le cours de l’histoire de l’Iran et de la région.
Stigers
26 août 2023 @ 14:55
Le régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi en Iran était généralement considéré comme autoritaire, bien que le terme « dictature » soit également utilisé pour le décrire en raison de sa concentration de pouvoir et de son contrôle sur les institutions gouvernementales. Il y a des nuances entre ces termes, mais les caractéristiques du régime du Shah s’alignent davantage avec celles d’un régime autoritaire.
Régime Autoritaire:
Un régime autoritaire se caractérise par un contrôle étroit du pouvoir par une élite restreinte ou une personne, sans nécessairement impliquer une exclusion totale de l’opposition. Dans un régime autoritaire, il peut y avoir une certaine tolérance pour les opinions divergentes, mais elles sont généralement limitées et contrôlées. Les élections peuvent exister, mais elles sont souvent manipulées pour maintenir le pouvoir en place.
Le régime du Shah Pahlavi en Iran était autoritaire dans le sens où il était dirigé par une autorité centrale puissante, le Shah lui-même, qui avait le contrôle sur les institutions gouvernementales, l’armée et la police. Bien qu’il y ait eu des élections, elles étaient souvent manipulées pour assurer la domination du parti au pouvoir. La SAVAK, la police secrète, était utilisée pour réprimer toute opposition, et les droits politiques et les libertés civiles étaient largement restreints. Les partis politiques étaient contrôlés et limités dans leurs actions, et les médias étaient étroitement surveillés.
Dictature:
Une dictature se caractérise par un contrôle absolu et incontesté du pouvoir par un individu ou un petit groupe. Dans une dictature, les opposants politiques sont souvent sévèrement réprimés, les élections sont généralement manipulées ou inexistantes, et les droits et libertés individuels sont largement ignorés.
Bien que le régime du Shah puisse être qualifié de dictatorial en raison du contrôle étendu qu’il exerçait sur le pays et de la répression de l’opposition, le terme « autoritaire » est souvent préféré car il reflète plus précisément la complexité de la situation en Iran à l’époque. En fin de compte, qu’il soit qualifié d’autoritaire ou de dictatorial, il est indéniable que le régime du Shah Pahlavi a engendré de profondes tensions sociales et politiques qui ont finalement conduit à la Révolution islamique en 1978-1979.
Stigers
2 septembre 2023 @ 14:23
L’impératrice est également la marraine du festival de Chiraz qui affiche l’avant-gardisme le plus outrancier comme les pièces de théâtre de Peter Brook, jouées dans les rues devant une population éberluée. En août 1977, ce festival des arts est entaché par un scandale. La pièce Pig Child Fire, présentée par la troupe hongroise Squatt Child et inspirée par l’histoire du roi Hérode qui faisait assassiner les nourrissons pour se débarrasser de Jésus, fait scandale. Elle est jouée derrière la vitrine d’un marchand d’automobiles en plein centre de Chiraz. Ébahis, les badauds n’en croient pas leurs yeux : ils assistent à une scène de viol ! Les mollahs crient au scandale. Farah Pahlavi témoigne et se défend :L’essentiel du Festival était voué aux arts traditionnels d’Iran et d’ailleurs, mais Chiraz fut aussi un laboratoire d’idées susceptibles de bousculer un peu les esprits, au point que certains iront jusqu’à prétendre que le Festival fit le lit de la réaction islamique et fut donc une des causes du renversement de la monarchie […]. Il est vraisemblable que le Festival fut le lieu d’expression de courants politiques. Certaines troupes étrangères ne cachaient pas leur opposition au roi et, de façon assez provocatrice, prétendaient plaider pour une libéralisation du régime […]. Nous les laissions libres de jouer comme elles l’entendaient et de dénoncer ce qu’elles voulaient […]. Certains journalistes européens arrivaient également à Chiraz très remontés contre la monarchie, et prêts à en découdre. Comme ils connaissaient mon investissement dans la culture, ils demandaient souvent à me rencontrer et, invariablement, nos entretiens démarraient par des questions agressives24.Si les provocations néoachéménides ou avant-gardistes des souverains iraniens provoquent l’ire du clergé, elles choquent également les observateurs étrangers qui ne se privent pas de les critiquer ouvertement. C’est notamment le cas de l’ambassadeur du Royaume-Uni, scandalisé par une danse brésilienne d’inspiration « vaudoue » au cours de laquelle un acteur tranchait la tête d’un coq avec les dents : « Je me souviens, écrit-il dans ses Mémoires, d’en avoir parlé au Chah et de lui avoir dit que si un tel spectacle avait été présenté dans la ville anglaise de Winchester, les acteurs n’en seraient pas sortis vivants. Le Chah s’était contenté de rire ! source Le marécage des ayatollahs