Parution aux éditions Vaillant d’une plaquette avec des documents inédits consacrée au duc et à la duchesse de Ségovie, née Charlotte Tiedemann par Yvan de Wilde et Nicole Dubus Vaillant. En septembre prochain paraîtra une biographie consacrée à Charlotte Tiedemann, duchesse de Ségovie. Née à Königsberg le 2 janvier 1919, elle a connu une carrière artistique importante dans les années 40 en Allemagne avec des films, des interventions à la radio et dans le monde de la publicité. En 1949, elle épouse à Innsbruck en Autriche, le prince Jaime de Bourbon, duc de Ségovie, fils du roi Alphonse XIII et de la reine Victoria Eugénie d’Espagne. Le duc est divorcé d’Emmanuelle de Dampierre avec qui il a eu deux enfants. Voici un entretien avec Yvan de Wilde, l’auteur de ces ouvrages.
Noblesse et Royautés : Le 20 juin dernier est parue aux éditions Vaillant une plaquette avec des documents inédits consacrée au duc et à la duchesse de Ségovie. Il s’agit d’un préambule à une biographie consacrée cette fois-ci à Charlotte Tiedemann, deuxième épouse de Jaime de Bourbon, duc de Ségovie et qui paraîtra en septembre 2013. Pouvez-vous évoquer ces documents inédits ?
Yvan de Wilde : Le livre à venir pour l’automne 2013 sera une biographie de Charlotte de Bourbon née Tiedemann, Duchesse de Ségovie. J’évoquerai avec l’aide précieuse et amicale de mon éditeur Nicole Dubus- Vaillant la vie singulière de Charlotte Tiedemann née à Königsberg en Prusse orientale à travers son enfance, sa carrière artistique comme mannequin et actrice mais surtout chanteuse lyrique soprano à l’opéra de Berlin (et non chanteuse de cabaret autrichienne comme certains ont pu l’écrire). Elle était très liée avec Effie Mayerhofer et Elisabeth Swarkoft . Elle tourna plusieurs films dont le fameux “Titanic » en 1943. Sa carrière fut stoppée par la guerre. Nous évoquerons son mariage avec don Jaime et leurs 26 ans de vie commune, les difficultés qu’ils eurent à surmonter, les aléas de la vie courante. Nous produirons des documents inédits tels le testament de Sa Majesté la reine Victoria Eugénie, la succession de celle-ci et les partages entre les infants. Nous parlerons des transactions avec le Général Franco, le procès honteux qu’intentèrent les fils du duc, Alfonso et Gonzalo, manipulés par certains membres de la famille royale, contre leur père pour prodigalité et interdiction. Ce procès fut perdu pour eux. Le testament inédit de don Jaime, le règlement de sa succession, la spoliation de Charlotte, les courriers de Sa Majesté le roi Juan Carlos éclaireront cette saga royale. Bien sûr, le duc de Ségovie sera présent tout au long de ce parcours.
Noblesse et Royautés : Vous avez personnellement connu la princesse Charlotte de Bourbon, duchesse de Ségovie ?
Yvan de Wilde : J’ai rencontré les ducs de Ségovie dans les années 1965, j’avais été présenté par un de mes cousins qui était le secrétaire général du conseil du duc. Ils habitaient alors avenue Ingres. J’ai évolué ensuite dans le cadre du cercle de leurs intimes. Le duc et la duchesse quittèrent Paris dans les années 70 pour Lausanne (Sa Majesté la reine Victoria Eugénie venait de disparaître). Le gouvernement espagnol avait mis à leur disposition un grand appartement à Ouchy (6, rue Primerose). La succession de la reine était ouverte et nous évoquerons dans l’ouvrage les dessous de cette affaire tortueuse avec documents à l’appui.
Apres la mort de l’Infant, j’ai, avec des amis fidèles, entouré Charlotte de Bourbon et l’ai accompagnée jusqu’à son baptême à Econne par Monseigneur Lefèvre.
Noblesse et Royautés : Quelles ont été vos sources et documents consultés pour la rédaction de la biographique qui paraîtra en septembre prochain ?
Yvan de Wilde : Les documents sur lequel s’appui le livre sont des documents pour la plupart inédits remis par le prince et la duchesse au secrétaire général du Duc et auquel j’ai eu accès. Plus de 2000 photographies, articles de presse couvrant les années 30 à 80, courrier de la famille royale, interview, lettres de personnalités (ducs français, famille royales étrangères, hommes politiques, personnalités du monde artistique, testament de Sa Majesté le roi Alphonse XIII (déjà publié), testament de Sa Majesté la reine Victoria Eugénie (inédit), testament de don Jaime (inédit), partages et succession de la reine Victoria Eugénie, attribution et commentaires des uns et des autres (inédit), partages et succession de don Jaime (inédit), différents procès (inédit) et divers papiers officiels, correspondance avec les ambassades, correspondance avec le Marquis de Mondéjar chef de la maison civile de Sa Majesté le roi Juan Carlos, etc
Noblesse et Royautés : N’avez-vous pas l’impression que la princesse Charlotte ait été jusqu’à présent une personne peu connue à l’inverse d’Emmanuelle de Dampierre, première épouse du duc de Ségovie ?
Yvan de Wilde : Durant les années 50-75, il n’existait qu’une duchesse de Ségovie, c’était Charlotte (voir la presse française, anglaise et allemande de l’époque). Personne n’évoquait Emmanuela de Dampierre qui était totalement inconnue des cours royales et des médias. Elle habitait à Rome, divorcée d’Antonio Sozzini. Elle vivait avec l’avocat Astarita, ex-gendre de son avocat italien qui s’était occupé du divorce d’avec don Jaime. Elle eut la velléité de reprendre ce titre. Il est vrai que la période était faste pour certains avec le mariage de don Afonso avec Carmencita Martinez-Bordiu à Madrid en 1972. Le duc de Ségovie et le comte de Barcelone s’insurgèrent contre la prise de ce titre et sa qualité d’Altesse Royale. Deux communiqués furent diffusés et repris par la presse qui se gaussait car Madame de Dampierre avait quitté le domicile conjugal en 1938 après 3 ans de mariage. Ils la nommèrent tout simplement “Dona Emmanuela “. Ses mémoires parues en Espagne en 2003 sous le titre “Memorias Emmanuela de Dampierre, esposa y madre de los Borbones que pudieron reinar en Espana » Où est le titre de duchesse de Ségovie ? Apres la mort de Charlotte survenue le 3 juillet 1979 , il y a exactement 34 ans jour pour jour à l’instant ou j’écris ses lignes, j’ai une douce pensée pour celle qui fit le bonheur de Don Jaime.
Noblesse et Royautés : Le duc de Ségovie est décédé en 1975 et la princesse Charlotte en 1979. Leur union fut célébrée à Innsbruck en 1949. Quels étaient leurs relations avec la famille royale espagnole ?
Yvan de Wilde : Le duc et la duchesse de Ségovie étaient très présents dans la vie mondaine des années 50-70. La duchesse avait achetée une très belle villa avec un parc à Rueil Malmaison, la “villa Segovia“. Ils recevaient énormément tant des membres des royautés comme la princesse de Réthy, la reine de Grèce , les princes Bagration les Bourbon-Sicile ,les Bourbon-Parme, la Maharané de Kapurthala que des politiques comme le président Peron et sa femme, tous les ambassadeurs qui comptaient, des hommes politiques, le président du conseil et de nombreux musiciens et d’artistes de tous horizons (tous ces noms relevés dans le livre de réception où les menus avec les noms des invités étaient notés avec leurs habitudes et leurs goûts culinaires). La duchesse était une excellente maîtresse de maison et avait l’œil sur tout les détails. Nous reproduirons dans le livre certaines pages de ce livre de réceptions.
La villa fut vendue dans les années 1960 (rappelons ici que cette demeure appartenait en propre à la duchesse). Alfonso et Gonzalo intentèrent un procès en interdiction pour prodigalité contre leur père. Ce procès fut perdu par eux néanmoins. Le duc fut mis sous tutelle pendant un an et la Duchesse fit face contre tous.
Noblesse et Royautés : Beaucoup de choses ont été écrites au sujet de la duchesse de Ségovie, pas toujours de nature très flatteuse comme les rumeurs d’addiction à l’alcool. Votre biographie tend-t-elle à nous présenter la duchesse sous un jour différent et méconnu du grand public ?
Yvan de Wilde : Le mariage du duc et de la duchesse eut lieu le 30 août 1949 à Innsbruck dans le “palais du toit d’or”. La duchesse étaient très liée avec l’Infante Eulalie qui lui légua à sa mort de nombreux souvenirs historiques et les quelques bijoux royaux qui lui restaient et en particulier un diamant rose de forme cœur d’environ 20 carats. Les rapports avec la famille royale étaient assez conflictuels. Quand on sait que la succession du roi Alphonse XIII ne fut définitivement réglée qu’en 1958… La duchesse avait l’oreille de don Juan et s’appliqua à atténuer les conflits entre les deux frères. Don Juan lui promettant toujours d’intervenir pour faire annuler le 1er mariage du duc en cour de Rome …La famille se rapprocha lors de la disparition de la reine Victoria Eugénie, pour mieux se déchirer ensuite pour le règlement de la succession. Les infantes étaient horrifiées à l’idée que Charlotte soit présente aux obsèques de la reine. La duchesse eu l’extrême délicatesse de s’excuser, étant retenu dans sa chambre pour une mauvaise grippe ! Après la disparition du duc, elle fut totalement ignorée. Seul le roi Juan Carlos prenait de ses nouvelles auprès d’Alfonso qui lui répondait qu’elle se portait bien.
La duchesse était une superbe femme blonde aux yeux bleus très clairs elle était très grande et le couple était spectaculaire. Elle possédait une très forte personnalité et s’exprimait en six langues de façon très directe mais pas toujours de façon diplomatique. Elle était le « porte-parole » du duc et une très grande complicité les unissait. Elle était chaleureuse, accueillante et n’avait de cesse de mettre en valeur don Jaime. Elle disait : « le duc a dit… », « le duc pense… », « le duc aimerait.. ; » et don Jaime qui lisait sur ses lèvres approuvait du chef appuyé par un son guttural. Cela m’a toujours beaucoup touché et ému. Elle lui avait appris à s’exprimer et moduler le son sans crier. Le duc parlait cinq langues couramment. Dans la vie courante, elle pouvait être adorable mais aussi détestable quand elle sentait que l’on se moquait de son mari. Elle était très pudique et aussi extravagante ce qui ajoutait à son charme. Son éducation protestante la bloquait parfois sur certaines attitudes des gens mais elle avait une très grande ouverture d’esprit. Parfaite maitresse de maison, elle savait recevoir et cuisinait à merveille.
Je veux réhabiliter la mémoire de cette femme que l’on a traînée dans la boue sans que personne ne prenne sa défense. On a écrit des horreurs sur elle je pense au livre de Daniel de Montplaisir, historien qui rapporte des ragots de couloirs, infâmants pour les personnes concernées ou l’auteur espagnol J.M Zavala puis procède de la même façon évoquant des faits encore plus graves “ le chauffeur de taxi a dit à un ami qui me l’a rapporté que ….” La duchesse n’était pas une figure de vitrail mais tout simplement un belle personne avec ses qualités et ses défauts .
La duchesse souffrait depuis toujours de diabète et était soumise à un régime assez strict. Le duc et la duchesse comme beaucoup d’autres membres de la famille royale souffraient de ce qu’on appelle l’alcoolisme mondain . Ni plus ni moins, on est loin du portrait de “pocharde” souligné par certains. Dans le livre, nous nous appliquerons à saisir la véritable personnalité de don Alfonso et nous évoquerons aussi le fameux mariage avec Carmen Martinez-Bordiu. J’avais déjà évoqués le sujet dans vos colonnes à la suite du portrait que vous consacriez à l’infant.
La duchesse se convertit au catholicisme. C’était le vœu de don Jaime, auprès de Monseigneur Lefèvre à Econne en mai 1979. Elle avait trouvé alors une superbe sérénité mais c’était trop tard. Elle était abandonnée de tous. Il lui restait quelques fidèles amis : Bianca de Bourbon, Florence Gould, Madame Rombaldi, le ministre Maximo Sciolete. Elle n’évoquait jamais sa détresse et ses difficultés financières. La duchesse mourut 3 mois plus tard. Elle repose à Berlin. Une pierre tombale en marbre rouge indique “CHARLOTTE HERZOGIN VON SEGOVIA”

HRC
12 août 2013 @ 12:52
tiens, Louis de Bourbon a ses ultras
si la Chambre des Lords a bien adressé cet avis à la reine Anne, et je n’en sais rien, il serait temps de dire à Sigismond que la Déclaration des Droits est surtout celle des droits de la Chambre des Communes.
HRC
12 août 2013 @ 13:13
oubli…
comme les droits des Stuarts iront au Liechtenstein un jour….
il y a des moments où je me demande si Sigismond n’a pas beaucoup d’humour
?
Cosmo
12 août 2013 @ 13:40
J’ai bien peur, Chère HRC, que Sigismond ne se prenne au sérieux. Prétendre que le prince Charles devrait se sentir honoré de recevoir Louis de Bourbon est un must à conserver dans les annales du site.
Que voulez-vous, le ridicule ne tue plus.
Amicalement
Cosmo
Gérard
15 août 2013 @ 17:53
Dommage qu’il n’ait pas vu la reine qui n’avait pas osé demander à son fils de l’inviter ! La pauvre !
Xavier
18 août 2013 @ 12:09
Gérard, en relisant les écrits de Sigismond, je trouve la réponse à votre question: « Elizabeth Windsor » (sic) n’est pas une Reine, ce n’est qu’une usurpatrice! Un peu comme Juan-Carlos en Espagne, selon Sigismond et quelques autres. Au niveau des prétendants, la couronne de France et le trône du Brésil font l’objet des mêmes « soins ».
Faut-il en rire ou en pleurer?
Sigismond
18 août 2013 @ 14:01
Xavier,
Je n’ai pas écrit qu’Elizabeth Windsor était une « usurpatrice », j’apprécie son mari (dont j’aurais souhaité qu’il reçût de son épouse le titre de Roi) et leur fils aîné, que j’appelle comme tout le monde le prince de Galles, car il porte ce titre avec beaucoup de classe et d’intelligence.
Je ne considère pas non plus S.M. le roi don Juan Carlos comme un « usurpateur », sa réinstauration en 1975 a été acceptée et adoubée par le duc d’Anjou et de Cadix et par le duc d’Aquitaine. Quant au trône du Brésil, renseignez-vous, S.A.I. dom Pedro Carlos est soutenu par les légitimistes brésiliens.
Cosmo
18 août 2013 @ 21:57
Sigismond,
Vous avez un sens de l’humour extraordinaire.
» S.M. le roi don Juan Carlos comme un « usurpateur », sa réinstauration en 1975 a été acceptée et adoubée par le duc d’Anjou et de Cadix et par le duc d’Aquitaine ».
Voilà qui est bien vu de façon très amusante !
Le roi d’Espagne accepté et adoubé par don Alfonso…Quelle bonne blague !
Merci de faire rire !
Cosmo
Sigismond
20 août 2013 @ 04:25
Cosmo, les princes Alphonse et Gonzalve étaient présents en 1969 à la cérémonie d’ « intronisation » de leur cousin don Juan Carlos comme « prince d’Espagne ». C’est même le prince Alphonse qui a poussé son père à accepter lui aussi cette future réinstauration. Alors, riez tant que vous voudrez, mais c’est bien comme cela que les choses se sont passées.
Gérard
20 août 2013 @ 18:24
Et oui c’est ennuyeux Xavier, il n’y a déjà pas beaucoup de rois, si tous ceux qui sont en place sont des usurpateurs c’est un peu triste. Finalement la reine de Danemark ne règne que par suite de modification de la loi successorale sinon son cousin serait roi. Et il y a eu beaucoup de modifications de constitutions de tout temps et en tout lieu mais ce serait peut-être cultiver à l’extrême la nostalgie que de ne jamais se contenter d’une situation présente et de chercher derrière des rois bien établis et des chefs de maison incontestables ceux qui pourraient entrer en compétition virtuelle avec eux…
Cosmo
20 août 2013 @ 22:16
Sigismond,
Où est l’adoubement dont vous parlez ?
Assister est n’est pas adouber. C’est faire acte de présence. N’étaient-ils pas princes espagnols et leur devoir ne leur impoasit-il pas d’être présents ?
ET en tout état de cause, aucun prince n’avait la décision, puisque tout avait été organisé par le Général Franco et que la Maison de Bourbon n’avait qu’à accepter.
Cosmo
Sigismond
26 août 2013 @ 07:41
Cosmo,
En cette fin de matinée du 23 juillet 1969, au palais de la Zarzuela, il y eut plus qu’un simple acte de présence : il y eut la signature du duc de Bourbon (ainsi que celle de son cousin l’infant Luis Alfonso de Bavière et Bourbon, petit-fils d’Alfonso XII) sur l’acte d’acceptation de Juan Carlos comme futur roi d’Espagne. Par cette signature et par l’accolade que les deux cousins germains échangèrent alors, le prince Alphonse transmettait la légitimité à Juan Carlos. Le prince Gonzalve aurait dû lui aussi signer, mais son nom n’avait pas été écrit à l’avance sur le document, car on pensait qu’il serait en voyage. Mais il tint à être présent au côté de son frère.
Sigismond
12 août 2013 @ 13:36
HRC,
Ma source en ce qui concerne la motion puis l’objection adressées à la « reine » Anne par la chambre des Lords, est le livre de Daniel de Montplaisir (pages 92 et 96).
Vous avez raison, c’est l’épouse du régent du Liechtenstein, Sophie, qui sera un jour la « compétritrice » de Charles « de Grèce-Battenberg », aka Mountbatten-Windsor, pour le sceptre londonien.
Je pense qu’il faut effectivement prendre tout cela avec humour :-)
Cosmo
12 août 2013 @ 14:43
Sigismond,
Ce smiley fait plaisir à voir. ;)
Cosmo
Gérard
15 août 2013 @ 17:55
Ah quand même nous voilà un peu rassurés…
HRC
12 août 2013 @ 22:25
voilà qui nous manquait cher Cosmo, un légitimiste civilisé qui vous fasse réviser et affiner votre argumentaire, qui puisse témoigner de votre courtoisie, qu’on imagine dans un chateau de granit breton, sans illusion parce que c’est tellement plus élégant, et ce parce qu’un grand-père a chouanné avec le chevalier Des Touches.
embrassons-nous, Folleville, partons demain chasser le sanglier à l’épieu en invitant Aramis.
Cosmo
13 août 2013 @ 15:03
Chère HRC,
Ces dialogues sont d’autant plus amusants qu’il ne s’agit en réalité de la part des pseudo-légitimistes que de répétitions en boucle de leurs affirmations premières.
Je n’ai jamais pu lire la moindre argumentation ni la moindre analyse chez aucun d’eux. Leur credo est : Philippe V n’avait pas le pouvoir de renoncer à ses droits en France et basta. La foi du charbonnier interdit toute interrogation. Dieu existe, le pape est le vicaire du Christ, et hors de l’Eglise point de salut ! Les interrogations, le doute, l’histoire des pays et des peuples, ce n’est pas pour ces gens-là. Ils doivent sans doute croire également en l’existence de Pharamond, penser que la loi salique est bien la loi des Francs Saliens et que Dieu dans son infinie sagesse a choisi Hugues Capet pour procéder à la destinée des Français. Pourquoi pas ? Il n’est pas interdit de croire aux miracles, même si l’Eglise n’en fait pas une obligation.
Vous, moi, et bien d ‘autres, sommes plus réalistes et acceptons les faits tels qu’ils sont, et ce d’autant plus facilement que l’exhérédation des Bourbons d’Espagne du trône de France n’a pas changé l’ordre du monde et est complètement sans effet sur la destinée de notre pays. Et de plus, n’ayant pas particulièrement apporté le bonheur au peuple espagnol depuis deux siècles, nous ne voyons pas ce qu’ils pourraient apporter en France. Juan-Carlos est, bien entendu, l’exception de cette lignée d’inutiles et il a la sagesse de se contenter de l’Espagne, se conformant à l’attitude de son ancêtre Philippe V, « Le Grand Renonçant », qui évitant le parjure pût ainsi sauver son âme. ;)
Très amicalement
Cosmo
Sigismond
15 août 2013 @ 07:56
Des arguments vous ont été donnés par dizaines depuis des années, par de nombreux intervenants sur N&R. Mais les orléanistes balayent du revers de la main tout ce qui va à l’encontre de leurs certitudes. En témoigne la façon dont ils parlent des nombreux Français qui restèrent fidèles aux Bourbons dès 1883, et tout au long des décennies suivantes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Pour la propagande orléaniste, ces Français soit n’ont jamais existé (eh oui, certains de vos amis n’hésitent pas à dire que le légitimisme n’aurait plus existé entre 1883 et 1946, voire même jusqu’aux années 80 !!!), soit « ne comptent pas » !
Quant à votre fameuse loi d’exil que vos amis nous servent à toutes les sauces, ils ne l’ont apparemment jamais lue ! Elle ne mentionnait pas les Orléans, elle parlait des chefs des familles ayant régné sur la France. Ce qui incluait ipso facto les Bourbons. Si certains chefs de la Maison de Bourbon ont pu venir en France avant 1950, c’est par simple tolérance du pouvoir en place, qui voyait bien que nos Princes ne venaient pas faire de l’agitation politique.
Cosmo
15 août 2013 @ 10:05
Sigismond,
L’essentiel est que vous soyez persuadé de ce que vous avancez et que cela vous rende heureux.
Cosmo
Sigismond
15 août 2013 @ 15:55
Je suis surtout heureux que les Bourbons n’aient pas laissé tomber les Français et soient si présents à nos côtés, surtout depuis le prince Alphonse, sa mère et son frère, qui se sont tellement dévoués pour nous. Et nous avons en 2013 la plus belle des reines, et un roi qui assume ses devoirs avec une grande dignité, dans la fidélité à la mémoire de son vénéré père.
Gérard
15 août 2013 @ 18:00
On peut difficilement reprocher à Cosmo de balayer les arguments adverses, c’est faire injure à sa science, à sa courtoisie et à sa patience.
Radegonde
16 août 2013 @ 15:05
Mais Gérard, Cosmo, dont la courtoisie de façade ne peut cacher une hostilité pathologique vis a vis des légitimistes, n’a rien démontre. Il glisse sur les remarques qu’on lui fait et ne prouve strictement rien.
Cosmo
16 août 2013 @ 22:36
Radegonde,
Je n’ai aucune hostilité contre les légitimistes. Mon hostilité s’adresse uniquement à la bêtise dont certains font montre sur ce site et ailleurs.
Cosmo
Radegonde
17 août 2013 @ 17:36
Hélas, Cosmo, votre jugement est systématiquement négatif vis a vis des légitimistes. Quoiqu’ils disent ou expriment.
Cosmo
17 août 2013 @ 23:37
En effet, Radegonde, mes jugements sont le plus souvent négatifs sur les légitimistes du site car je ne trouve aucun intérêt à leurs affirmations et je n’ai jamais pu y voir une argumentation. Et je n’ai jamais eu de réponses à mes interrogations autrement que par la répétition des affirmations.
Le jour où j’aurai une réponse sur la position de Philippe V qui a renoncé sans renoncer et tout en acceptant, sans que cela ait créé la moindre incidence, je reconsidèrerai ma position. Il en sera de même le jour où j’aurai une réponse sur la notion de renonciation en droit royal français et son exercice au long de l’histoire.
Bien à Vous
Cosmo
Radegonde
18 août 2013 @ 22:23
Disons plutôt que vos jugements sont systématiquement négatifs parce que vous n’admettez pas une analyse différente de la votre. Vous insistez sur la « renonciation » du duc d’Anjou mais vous glissez discrètement sur la renonciation de Philippe Égalité. Évidemment, ça vous dérange puisque si la renonciation de Philippe d’Anjou était valable, celle de Philippe d’Orleans le serait tout autant et les prétentions de la famille Orléans serait écartées d’office. Et la dynastie capétienne éteinte au regard des règles de succession au trône (virtuel) de France.
Vous nous reprochez des affirmations ? Mais vous n’avez pas l’impression d’assener vos affirmations Cosmo ? Notamment quand vous accusez les légitimistes d’être responsables de la disparition de la monarchie ? Ce qui est passablement absurde …
Vous n’aurez pas de réponse qui vous convienne a vos questions parce que justement, votre religion est faite.
Cosmo
19 août 2013 @ 18:22
Radegonde,
Mon opinion a été faite après une étude poussée sur le sujet que j’ai abordé sans a priori. Et je peux vous certifier que je ne me suis pas contenté des affirmations des uns et des autres. Je suis allé aux sources, fort nombreuses en la matière, et j’en ai conclu que les droits des Bourbons d’Espagne sont nuls au regard du droit et de l’histoire et que le légitimisme traditionnel est mort en 1883 et que le flambeau a été transmis à la Maison d’Orléans, désormais légitime Maison de France et ce sans aucun a priori favorable à cette Maison, pour laquelle je n’ai pas plus de considération que pour la branche aînée, car tant par leurs ancêtres que par leur état d’esprit c’est la même Maison.
Et si vous mettez sur le même plan les renonciations de Philippe V et de Philippe-Egalité, tant dans leurs formes que dans leurs effets, cela veut dire que vous n’avez pas de connaissance réelle de l’une et de l’autre, ne serait-ce par rapport au fait de la non-oppossabilité à leurs enfants.
Bien à Vous
Cosmo
Sigismond
13 août 2013 @ 18:20
HRC, je ne saisis guère toutes les subtilités de votre humour, sans doute fort croustillant, mais pour revenir aux Stuarts, voici ce très intéressant article sur la position du duc de Bavière :
http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1584184/Act-repeal-could-make-Franz-Herzog-von-Bayern-new-King-of-England-and-Scotland.html
Comme on peut le lire, il ne peut y avoir de querelle dynastique en Grande-Bretagne… faute de querelleurs !
Gérard
15 août 2013 @ 18:01
Sage modèle Sigismond !
Sigismond
15 août 2013 @ 09:24
D’ailleurs, il paraît que le père du duc Franz avait pris le thé avec Elizabeth Windsor lors d’un voyage de cette dernière en Allemagne (en quelle année ?)
Et le baron Pinoteau en conclut fort joliment que « l’une des plus nobles causes dynastiques du monde a sombré dans une tasse de thé » :-)
Cosmo
15 août 2013 @ 10:09
Cela montre que les Wittelsbach sont plus intelligents que les Bourbons de la branche aînée !
Cosmo
Gérard
15 août 2013 @ 18:02
Personne n’a donc un peu de thé en réserve ?
Sigismond
16 août 2013 @ 12:50
:-)
[mode humour] Excellente idée, Gérard : Henri et Micaëla devraient aller prendre le thé chez Louis et Marie-Marguerite. La duchesse d’Orléans, de Valois, de Chartres, de Nemours et de Montpensier, ferait naturellement la révérence à la Duchesse d’Anjou, et le duc Henri mettrait un genou à terre devant le Duc d’Anjou. Le duc de Séville et le duc de Santa Elena seraient bien sûr présents, pour recevoir eux aussi l’hommage lige de la branche cadette. Après le thé et les petits fours, les quatre princes réconciliés se salueraient par de cordiales poignées de main, et les deux princesses par d’amicales bises. Tous les six se promettraient de se revoir très bientôt (promesses suivies d’effet, bien sûr), et de se partager équitablement les cérémonies commémoratives françaises. [\mode humour]
[mode sérieux] On ne peut comparer la situation britannique, avec une succession monarchique « Hanovre-Cobourg » solidement installée sans discontinuer depuis TROIS SIÈCLES, et la situation française : les Orléans n’ont régné que pendant dix-sept ans et demi ! [\mode sérieux]
Daniel D
17 août 2013 @ 02:53
Vous dites que les Orléans n’ont régné que dix sept ans et demi sur la France, mais les Bourbons d’Espagne depuis Philippe V combien de temps ont ils régné?
Gérard
17 août 2013 @ 10:25
Je ne pense pas que la comtesse de Paris puisse facilement faire une révérence actuellement mais évidemment elle ne commencerais pas par cette jeune personne malgré des accointances latino américaines.
HRC
16 août 2013 @ 10:40
quel est le néo-légitimiste qui a écrit sur ce blog à propos de Louis de Bourbon ; « il a été adoubé aux Invalides » ?
sachant que le gouverneur est un général nommé par le gouvernement !
bon courage, ce débat me rappelle parfouis des souvenirs personnels pas drôles, je retourne illico dans un monde où on sait quand on est la tête dans un roman et quand on est le monde vivant, bien joli avec ce soleil ce jour.
HRC
16 août 2013 @ 21:10
certains me rappellent un vieux monsieur qui pensait illégitime la présence de roturiers dans le corps des officiers.
ne pourrait-on pas se fixer rendez-vous à la prochaine visite de Louis de B en France ? et nous séparer à regret, certes.
Xavier
18 août 2013 @ 12:12
Il faudrait juste s’assurer de ce que Luis-Alfonso de Borbon revienne bien en France. Mais quel motif invoquer, cette fois? Le chef d’Henri IV semble ne plus être assez porteur…
Sigismond
26 août 2013 @ 12:06
Xavier,
Monseigneur le duc d’Anjou, bailli grand-croix d’honneur et de dévotion, était justement présent à Versailles, le 22 juin dernier, pour la réception dans l’ordre de Malte de son cousin (cousin par l’infant François de Paule, mais aussi par le roi des Francs Louis VI et les princes de Courtenay) Charles-Emmanuel de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon.
(source : Royauté-News)
HRC
26 août 2013 @ 17:55
pour reprendre votre verbe préféré, c’est « tu m’as adoubé, j’adoube ton héritier ».
j’ai révisé, le duc de Bauffremont est héritier par une femme des princes de Courtenay, mais ce qui m’avait fait rire c’est qu’il monte en grade dans vos écrits, où il était prince-duc, et Monseigneur de Bauffremont.
auquel cas Josselin de Rohan est Monseigneur le prince-duc
il faut prévenir Proust, il s’est trompé dans les titres Guermantes.
pas grave pour moi mais c’est drôle.
Sigismond
27 août 2013 @ 04:59
Encore une fois HRC, je ne comprends pas votre propos. Qui a adoubé qui ? Je n’ai parlé que de la signature de l’acte d’acceptation de don Juan Carlos par le prince Alphonse, qui était l’adoubement du fils de don Juan par les fils du duc d’Anjou et de Ségovie (avec l’accord quelque peu « forcé » de don Jaime).
Qu’est-ce que les Bauffremont viennent faire dans cette histoire ? Et où avez-vous lu que j’aie donné du « Monseigneur » et du « prince-duc » aux Bauffremont ? Vous devez confondre avec un autre commentateur, je vous assure.
Les Bauffremont ne sont pas les « héritiers » des princes de Courtenay, tout au plus leurs descendants (par la toute dernière princesse de cette prolifique branche capétienne), et c’est un de leur lien de cousinage avec les Bourbons (et les Orléans).
Adouber n’est pas mon verbe préféré, et je l’utilise fort peu.
Quant aux Rohan, je ne sais pas s’ils ont droit au « Monseigneur » ni au « prince-duc », à vrai dire je connais surtout Marie-Berthe de Rohan, duchesse de Madrid (et le fameux cardinal de l’affaire du « Collier de la Reine »).
J’ai seulement parlé de la présence du duc d’Anjou à Versailles il y a deux mois, car Xavier se demandait quand le Prince reviendrait en France. Il se trouve que ce jour-là, C.-E. de Bauffremont était reçu dans l’ordre de Malte. Vous voyez là un adoubement ? Le duc d’Anjou est bailli grand-croix (comme certains souverains et chefs de maisons royales), il participe naturellement aux grandes cérémonies de l’ordre, en particulier quand elles se déroulent en France.
Et pour répondre à votre question plus haut, je ne sais pas qui a écrit l’absurdité selon laquelle le duc d’Anjou aurait été « adoubé aux Invalides » ! La seule personne qui eût pu adouber le prince Louis, c’est son regretté père.
Sigismond
27 août 2013 @ 07:37
HRC,
Après vérification, l’ancien sénateur Josselin de Rohan-Chabot (Chabot par les mâles), duc de Rohan, ne fait pas partie de la même famille que la duchesse de Madrid et le fameux cardinal, qui étaient des Rohan par les mâles. De plus, l’ « État présent de la Maison de Bourbon » ne donne de l’ « Altesse Sérénissime », du « Monseigneur » et du « prince », qu’à la branche Rohan de la duchesse de Madrid (branche dite de « Rohan-Rochefort »).
L’aîné des Bauffremont est duc et prince (et non « prince-duc »), mais pas « Monseigneur ».
HRC
27 août 2013 @ 14:17
je le sais.
ne détournez pas mon message, je vous prie.
ceci est pour réponse à votre message de 7h et des poussières ce jour.
je souligne le détournement de vocabulaire et de titre par un de vos amis, je ne le pratique pas.
R-N
28 août 2013 @ 20:57
HRC,
Je n’ai pas compris en quoi un Gouverneur, nommé par le gouvernement, empêchait qu’on soit « adoubé aux Invalides », si ça avait été le cas, et au sens propre ou au sens imagé.
Je n’ai pas saisi ce que Josselin venait faire là-dedans.
Je suppose que vous visez une expression trouvée sur le site dont je m’occupe. Après confirmation, je répondrai à ce point.
Sigismond
29 août 2013 @ 13:17
M. le duc de Bauffremont raconte dans ses « Souvenirs » (page 105) que lorsqu’il avait voulu faire admettre le prince Alphonse à l’hôpital des Invalides pour qu’il y passe sa convalescence (après son grave accident en 1984), le gouverneur des Invalides avait accédé à la requête du duc de Bauffremont en lui déclarant : « Je suis au service du Roi ».
Cosmo
29 août 2013 @ 21:46
Sigismond,
J’espère que le prince Alphonse n’a pas oublié de dire merci à la République française qui lui a permis d’être soigné sur des deniers publics.
Cosmo
Sigismond
17 août 2013 @ 12:40
R-N,
Merci pour votre réponse. Je vous rejoins tout à fait quand vous dites qu’opposer la princesse Emmanuelle et Mme Tiedemann « serait une injustice, et une erreur aussi. Leur existence appartient, bien que différemment, au Légitimisme, Madame, à l’histoire officielle, et Charlotte, à l’histoire seconde qui n’est pas moins l’histoire effective de Don Jaime. » J’avais rendu hommage à M. de Wilde sur ce point précis, de nous faire mieux connaître Charlotte Tiedemann, qui fut la compagne de notre feu Prince et qui semble-t-il, lui apporta de l’affection et du bonheur.
Et j’ai trouvé très juste votre savoureuse remarque sur ce Jean « qui a beaucoup couru après les droits des autres sans jamais attraper les siens » ! On pourrait l’appeler « le John Lackland du XXe siècle », en référence à un personnage historique bien connu.
Il est amusant de savoir que le vrai John Lackland avait été titré comte de Mortain par son frère aîné.
R-N
17 août 2013 @ 22:25
Sigismond,
J’avais noté que vous aviez réservé bon accueil à la démarche de M. de Wilde de faire connaître Charlotte Tiedemann.
J’ignorais tout-à-fait la référence amusante que vous citez !
Sigismond
18 août 2013 @ 12:17
Richard Cœur de Lion avait titré son frère Jean (futur usurpateur des droits de leurs neveu et nièce Arthur – « de jure » roi d’Angleterre de 1199 à 1203 et duc de Bretagne de 1201 à 1203 – et Aliénor – « de jure » reine d’Angleterre et duchesse de Bretagne de 1203 à 1241) comte de Mortain en 1189. Cette petite ville normande, qui échappa à une tentative de conquête (ou qui ne put être libérée, suivant le point de vue) par les Chouans la veille de Noël 1795, devint au XXe siècle le « fief malgré lui » d’un Capétien descendant de Louis XV et de Ferdinand VII :
http://www.youtube.com/watch?v=nMtRVUclay4
yvan de Wilde
20 août 2013 @ 14:33
Pour l’anecdote , Don Jaime dans le privè appelait son frère Don Juan caïn
Sigismond
26 août 2013 @ 07:03
Étrange appellation, car dans la Bible Caïn était le frère aîné !
Sigismond
25 août 2013 @ 18:48
Je viens de lire le nouveau numéro d’un des principaux organes de presse légitimistes, qui sous un titre peu amène et quelque peu déplacé (« UNE HISTOIRE DE gens pour les gens qui feuillettent certains hebdomadaires… »), informe ses lecteurs de la future parution du livre de M. de Wilde (à noter que dans le sommaire, cette courte recension a un titre un peu plus aimable : « Controverses sur Ségovie (?) »)
Passons sur le fait que le rédacteur donne du « duchesse de Ségovie » long comme le bras à Mme Tiedemann, mais ce qui m’a fort étonné c’est qu’il laisse entendre que le livre ferait « l’impasse sur la succession française. C’est un choix, sans doute un peu facile mais sûrement volontaire. » (« Le Lien légitimiste » n° 52, juillet-août 2013, page 10)
Écrire un livre sur le duc d’Anjou et de Ségovie sans parler de ses droits au trône de France, c’est comme écrire un livre sur Henri IV en ne le présentant que comme roi de Navarre ! M. de Wilde…?
Le reste de ce numéro parle du changement de roi en Belgique, de la naissance du bébé de la charmante duchesse de Cambridge, du 8e centenaire de Bouvines (ah, quand même !), de l’université d’été d’AF (euh… cherchez l’intrus !), de l’inévitable « manif pour tous » !… mais aussi de la nouvelle « Marianne » de nos timbres, avant d’en remettre encore une louche sur le « mariage pour tous » ! Pour ce qui est de la Légitimité, ce sont de bien tristes nouvelles, avec le rappel à Dieu de deux grandes figures légitimistes, M. l’abbé Christian-Philippe Chanut (auquel R-N rend hommage sur son blog, avec une belle photo de 1995 au côté de Madame, pour le bicentenaire du débarquement de Quiberon), aumônier du duc d’Anjou et de Cadix, décédé si tôt, à l’âge de 65 ans le 17 août, et Mme Gersende de Quatrebarbes (née de Sabran-Pontevès), décédée dans sa 101e année le 21 juin. Le rédacteur évoque avec émotion une conversation avec cette cousine, fervente légitimiste nonagénaire, sur un banc sous le soleil automnal tourangeau. Une histoire de gens là aussi, mais tout ce qui touche à la Légitimité, et surtout à nos Princes, ne se feuillette pas mais se lit avec le plus grand intérêt. Merci au rédacteur pour cette évocation.
R-N
27 août 2013 @ 22:07
Sigismond,
la réponse sur cette impasse à venir dans le livre de M. de Wilde sur les droits français de Don Jaime, se trouve sans doute dans le message du 9 juillet de l’auteur : « je ne suis ni orléaniste, ni légitimiste, tout naturellement « ségoviste ».
En réalité la parution de ce livre, pour une bonne part, est le prétexte de rancoeurs personnelles. On ne devra pas, à mon avis, prêter d’attention ni accorder de crédit à des anecdotes rapportées. Ce qui n’enlèvera pas, sans doute, l’intérêt de documents par ailleurs. Mais somme toute, il ne s’agira que d’un portrait assez dépourvu d’objectivité, peu (et même pas du tout) représentatif des légitimistes, pour ce que nous avons pu en lire et pouvons en attendre, de ces jugements portés sur Emmanuelle ou sur M. Pinoteau.
Cela est étrange que M. de Wilde s’appuie sur… l’un des fondateurs de l’IMB.
Sigismond
28 août 2013 @ 13:18
R-N,
Vous êtes sûrement dans le vrai. Avec une grande naïveté, j’attendais beaucoup de ce livre, mais comme le dit M. Gérard de Villèle dans « Le Lien légitimiste » : « l’on essaiera de ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui sera dévoilé ; mais l’on pourra se faire une idée, fragile, de la vérité. »
Je m’interroge comme vous sur la caution morale que semble apporter un des fondateurs de l’IMB…
R-N
29 août 2013 @ 02:19
Sigismond,
Tant mieux, qu’un organe de la légitimité comme celui de M. de Villèle ait donné cet avis.
On peut raisonnablement reconnaître, qu’après la participation décisive de la Duchesse d’Anjou et de Ségovie auprès de son mari, dans la prise de conscience qu’il eut de sa place en France, la seconde épouse ait pu jouer un rôle, grâce à sa présence à ses côtés, dans la revendication de ses droits espagnols.
Régine
29 août 2013 @ 07:23
Sigismond,
J’ai essayé de vous adresser un mail mais il m’est revenu, pourriez-vous prendre contact avec moi ? Merci
yvan de Wilde
5 septembre 2013 @ 14:56
Sigismond,
rassurez vous la position de Don Jaime sur ses droits au trône de France fera l’objet d’un chapitre en son entier avec une prise de position ,,comment ne pas évoquer cela !!!! mais surtout ne portez pas de jugement avant d’avoir lu l’ouvrage , vous parlez d’objectivité …..évoquons également » l’objectivité orientée ‘ du dernier baron chrétien ,comme le nommait Don Jaime (,vous avez reconnu ici le baron Pinoteau) ,et ne donnez pas de leçon, votre idolâtrie pour Emmanella de Dampierre 1ére Duchesse de Ségovie puis Madame Sozzani puis enfin Madame Astarita (par comcubinage) frise le ridicule « elle était si belle avec sa broche fleur de lys en diamants etc… » bijoux faux comme ses prétentions tardives …consultez d’autres blogs et vous lirez ce que l’on écrit sur elle (par des Dampierre ) ,pas très flatteur et même infamant, je n’en ferait pas état dans le chapitre consacré à la premiére épouse de Don Jaime ,qui avait demandée d’ailleurs l’annulation de son mariage religieux lors de son divorce ce qui aurait fait de ses deux fils des bâtards , aucunes rancoeurs de ma part simplement des faits appuyés par des documents .
enfin Je suis étonné que vous soyez le seul (ou à peu près ) légitimiste à occuper le terrain sur ce site ,vous le faites avec conviction brio et pugnacité et c’est tout à fait louable de votre part . .
Par ailleurs vous vous interrogez sur la caution morale de l’un des membres fondateurs de l’Institut de la Maison de Bourbon , je crois que Patrick Esclafer de la Rode à répondu clairement dans les colonnes de ce blog …..
vous auriez pu évoquez dans votre citation compte rendu du ‘lien légitimiste » les propos rapportés par une personne dans la feuille « Royaume de France »propos diffamatoires et très graves sur Charlotte de Bourbon 2 éme Duchesse de Ségovie,
Sigismond
7 septembre 2013 @ 13:51
M. de Wilde,
Je n’ai jamais écrit « elle était si belle avec sa broche fleur de lys en diamants ». C’est une phrase de midinette, et de plus je me serais bien gardé de parler de diamants, car je n’y connais rien en bijoux.
L’important au sujet de cette fameuse broche est qu’elle fût en forme de fleur de lis.
R-N
7 septembre 2013 @ 14:48
M de Wiilde,
une énormité, vue hier soir mais oubliée dans mes réponses. Si l’annulation religieuse avait eu lieu, les enfants seraient bien évidemment restés légitimes. « Pas plus que la déclaration de nullité de celui de Henri d’Orléans, ne fait du duc de Vendôme un bâtard », répond ce matin de son côté l’une des deux responsables de mon site.
yvan de Wilde
6 septembre 2013 @ 09:01
RN
aucunes rancoeurs personnelles à exprimer dans cette ouvrage ? je tenais simplement à souligner à votre endroit que certains propos de mon interview dans cette rubrique ont fait l’objet d’une » coupure » pour ne pas dire d’ une censure .pourquoi avoir supprimé mon passage sur Alfonso de Borbon y Dampierre ainsi que sur Dona Emmanuella .1ére et éphémère Duchesse de Ségovie (,3 ans de vie commune avec Don JAIME , 12 ans de séparation avant le divorce ) oubliée par la société romaine d’alors ,ignorée par la famille royale d’Espagne et les autres familles royales ,pourriez vous faire état de coupures de presse évoquant l’activité mondaine de cette noble dame portant sur les années 1938/1980 !!!!!
pour Don Alfonso de Bourbon y Dampierre
etpour être plus précis je soulignais la passivité légitimiste de celui ci trop occupé à vouloir jouer un rôle en Espagne … »l’oeuf en gelée » comme le désignait certains légitimistes historiques n’avaient aucunes illusions sur Alfonso qui se défilait de toutes les obligations en France …il n’aimait que l’argent ,et les honneurs ….rien d’autre si ce n’est la haine à l’endroit de Dona Carlotta ,et c’est lui ,aprés les années 80 qui distilla les horreurs sur sa belle mère évidement reprises depuis lors ,tout cela pour remettre en avant sa vertueuse mère confinée depuis des lustres dans un petit appartement sous les toits grenier du palais historique de Pyrrhus Massimo ,qui réapparue alors parée de toute les vertus .
je pense que vous ne ferait pas paraître mon propos je n’aurai ainsi aucune illusion sur votre objectivité,mais cela est dit.
R-N
6 septembre 2013 @ 23:47
M. de Wilde,
Peut-être devriez-vous adresser ce reproche sur des coupures au présent site… Malgré mon allonge je n’arrive pas jusque là.
Il suffit de lire vos messages antérieurs à la suite de cet article et de cet entretien pour constater de votre part une farouche opposition à M. Pinoteau. Il peut exister des différends, parfois farouches, dans tout groupement. Si l’on ne tient pas à la réputation d’un groupe de personnes qui ont pourtant oeuvré ensemble et dans le même but, du moins est-il indispensable de s’abstenir de porter au public de vils « témoignages » qui ne déshonorent, au fond, que leurs auteurs.
HRC
27 août 2013 @ 09:57
Sigismond : cela n’a pas assez d’importance pour moi que j’archive toutes les signatures mais :
adoubé
monseigneur de B
prince-duc de B
ont été lu par d’autres que moi sans que quiconque de votre groupe ne rectifie.
Sigismond
5 septembre 2013 @ 11:51
D’après des recherches effectuées par Jul (voir son article sur N&R en décembre 2011, sur le prince Gaétan des Deux-Siciles), la fameuse villa Segovia devrait apparemment son nom de « villa de la Duchesse de Ségovie » au fait que ce fut vers 1868 la villa de l’infante Isabelle (sœur aînée d’Alphonse XII), qui avait pris en exil en France le titre de « duchesse de Ségovie », et de son époux le prince Gaétan, comte d’Agrigente. L’infant Jacques (filleul de l’infante Isabelle) aurait par la suite hérité de cette villa. Ce ne serait donc pas Mme Tiedemann qui l’aurait achetée en 1951 ?
yvan de Wilde
5 septembre 2013 @ 13:51
Ou êtes vous allez chercher tout ce fatras totalement faux !! cette villa à été achetée en 1951 par Charlotte tiedemann Duchesse de Ségovie en SCI ( sci Joséphine)
R-N
6 septembre 2013 @ 23:00
Il est tout-à-fait normal que Charlotte ait voulu racheter pour Don Jaime une maison, propriété de sa famille. C’est tout-à-fait élémentaire. Il est fort vraisemblable que cette maison ait subi une hypothèque, Don Jaime n’ayant jamais reçu les compensations qu’il attendait.
yvan de Wilde
7 septembre 2013 @ 12:33
Vous répondez maintenant au nom de Sigismond , êtes vous en fait une même et unique personne ? Il est difficile d’envisager ici d’émettre une opinion vous avez définitivement toujours raison ,aucune ouverture d’esprit et vous évoquez un souffle nouveau du légitimisme !!
R-N
8 septembre 2013 @ 00:33
M. de Wilde, non, Je ne suis pas Sigismond.
Mais je remarque que vous esquivez dans votre réponse le fait soulevé par Sigismond juste avant. J’ai suggéré une explication plausible. Elle laissait ouverte votre information sur cet achat.
Vous avancez des faits : l’achat de la villa et la SCI ne sont pas des opinions… Je ne les ai pas remis en cause. Je crois aussi volontiers à l’information de Jul qui aura recherché l’exactitude comme il le fait toujours.
Que je désapprouve vos efforts pour détériorer l’image, non seulement d’Emmanuelle, mais aussi, d’Alphonse… est autre chose.
Sigismond
7 septembre 2013 @ 13:26
M. de Wilde,
Je ne suis pas « allé chercher ce fatras », j’ai découvert par hasard ces informations dans un article publié dans Noblesse & Royautés en 2011 :
http://www.noblesseetroyautes.com/2011/12/portrait-infant-gaetan-de-bourbon-comte-de-girgenti/
Je ne souhaite que de m’informer sur des faits historiques. S’il s’avère que cette villa a été achetée (ou rachetée, d’après R-N) par Mme Tiedemann, a fortiori sur ses fonds propres, c’est à porter au crédit de cette dame. Encore une fois, je n’ai aucun a priori négatif envers Charlotte Tiedemann. Je serai heureux (sincèrement) de découvrir la biographie de cette dame, je fais confiance à M. de La Rode, fondateur de l’I.M.B., qui dit beaucoup de bien de votre livre.
yvan de Wilde
7 septembre 2013 @ 19:07
J’en suis heureux cher Monsieur ,
ce livre est une biographie de Dona Carlotta avec les bons et les mauvais épisodes d’une vie et comme vous avez pu le lire je ne ferais l’impasse sur aucun épisode et les écrits seront appuyés par des documents inattaquables .
, pour la villa ségovia à Rueil Malmaison le nom de l’Infante Isabelle n’apparaît à aucun moment dans l’acte d’achat par la Duchesse Charlotte (les anciens propriétaires sont évoqués jusqu’en 1850) la Duchesse à achetée cette propriété en sci et réglée cette maison 10 millions en 1951 )l’Infante Isabelle y fit de nombreux séjours dans les années 50 accueillie par Don Jaime et Dona Carlotta .
Si R.N possède des informations précises et fondées , je serais heureux d’en prendre connaissance.
Bien à vous
Y.W
Sigismond
9 septembre 2013 @ 15:21
M. de Wilde,
L’infante Isabelle dont vous parlez est sans doute (?) la comtesse Zamoyska (1904-1985), tante de S.A.R. Mgr le duc de Calabre. Alors que l’infante Isabelle dont je parlais, et dont il est question dans l’article écrit par Jul en 2011, est la comtesse d’Agrigente (Girgenti), décédée en 1931 à Paris, au couvent de l’Assomption (couvent dont la mère supérieure tint des propos horribles et révoltants sur S.A.R. la comtesse de Covadonga, future dauphine de France « de jure » : pages 51 et 55 du livre « Les Bourbons que j’ai connus » de Ramon de Alderete).
R-N
9 septembre 2013 @ 16:53
Vous me devancez Sigismond. Sans penser à une autre princesse, j’avais remarqué l’impossibilité pour Isabelle d’être venue dans les années 50.
Sigismond
5 septembre 2013 @ 13:43
À propos du mariage de l’infant Jacques et d’Emmanuelle de Dampierre, un légitimiste avait évoqué « la tristesse de la mariée qui apparaît sans sourire sur toutes les photographies ». Je voudrais apporter un correctif, car il y a cette belle photo du mariage, où Madame est très souriante :
http://img801.imageshack.us/img801/784/doniame.jpg
yvan de Wilde
6 septembre 2013 @ 13:08
C’est bien la seule !!! Dona Victoria n’éta
yvan de Wilde
6 septembre 2013 @ 13:12
La Reine Victoria n’était pas présente lors du mariage de Don Jaime ,elle connaissait parfaitement la vie de la mariée avant son mariage et était opposée à cette union , la suite lui donna raison .
R-N
6 septembre 2013 @ 23:31
Yvan de Wilde : vos allégations n’ont pas leur place – même si elles avaient été vraies – sur des personnages disparus, qui ne peuvent plus se défendre, et lorsqu’on se place sur le terrain du simple témoignage, où vous voulez vous situer, on ne s’abaisse pas à de tels propos.
La vérité est que la Reine Victoria n’avait pas à donner son avis. Le mariage fut arrangé entre la mère d’Emmanuelle et le roi.
patrick de La Rode
6 septembre 2013 @ 00:17
absent de cherz moi ces dernières semaines, je suis effaré par les commentaires singuliers signés d’ l’anonyme Sigismond
Emmanuela de Dampierre n’a eu aucune part dans les sentiments légitimistes de Mgr, . Celui-ci a visualisé & compris par les entrevues entre le Roi légitime Jacques et le roi constitutionnel son Père que celui-ci allait devenir le chef de la Maison de Bourbon, et qu »il était prévu entre les deux que lui, Jacques, était voué à ,la France. il a vu les rites des obsèques d’un Roi de France, quand, mort en France, subitement, l’héritier d’Henri V eut son service célébré à St Hionoré d’Eylau, par Mgr de Mayol de Lupé, grand aumonier avec les regalia qui avient servi à Goritz !
Mgr m’a narré lui-même ces entrevues de Fontainebleau, et se souvenait de son père recevant à genoux, le collier du Saint Esprit
du fils de Don Carlos !!! I Il avait un immense respect pour les princesses carlistes, qui le reonnurent comme roi de France et d’Espagne.
La villa Ségovia fut acehetée, sur ses fonds personnels, par la Duchesse Charlotte, sans aucun concours des Bourbon Ramon de Alderete m’en a longuement expliqué les circonstances..
Mme de Dampierre, n’avait qu’une ambition : faire reconnaitre sa famille comme égale des capétiens, pour que le mariage ne soit pas inégal de naissance,
patrick de La Rode
6 septembre 2013 @ 00:36
cette sotte prétention fut soutenue par Alfonso, dans la voiture de Pinoteau, alors que nous ramenions ce prince à Orly ; la réponse d’Hervé fut cinglante et l’échange à la limite de l’algarade ! j’ai de nombreuses trace des prétentions de la dame Sozzani, qui alla jusqu’à faire publier par un bon généalogiste, M. de Larquier un livre dont la bande annonce portait « toute la famille maternelle du futur roi d’Espagne » ceci, en 1968 ! quel triste délire…
J’ai été effectivement le fondateur de l’Institut de la Maison de Bourbon , dont j’ait approuver les statuts par Armel Girard Lamaury & Hervé Pinoteau : je m’honore de cette initiative et j’approuve ici entièrement l’esprit dans lequel il traite la biographie de S.A.R. Mme la Duchese de Ségovie, dont j’ai eu l’honneur d’être le parrain à Econe, car il reste fidèle à la mémoire d’une femme de qualité dont il honore le souvenir, et à un Prince admirable qui fut vraiment, avec grandeur & dignité » LE ROI «
R-N
7 septembre 2013 @ 02:55
à Patrick de la Rode,
Il est heureux pour nous de lire vos témoignages, écrits par une figure de la Légitimité.
Je dois relever que malgré les déceptions éprouvées autrefois par les Légitimistes en raison de la rupture du mariage de Don Jaime et d’Emmanuelle, elles n’ont, ou ne devraient avoir aucune importance quant à l’essentiel. Depuis longtemps, en outre, elles ne sont plus d’actualité. Elles peuvent rester dans la mémoire « familiale », privée, des légitimistes, mais elles ne doivent pas, me semble-t-il, occuper la place des véritables enjeux dynastiques et historiques, par exemple.
On ne peut effacer les images officielles de l’histoire d’une famille, même si un mariage ne fut pas réussi. C’est toujours une croix pour les mariés et pour leurs proches. Mariée par sa mère, et en l’absence d’entente entre les époux, on peut comprendre qu’elle ne tenait pas forcément à supporter en outre une existence avec un mari volage.
Je puis affirmer ce soir, à la suite d’une récente et nouvelle étude, que la famille de Dampierre est issue de la grande maison de Dampierre. Ce rattachement, qui ne coulait pas d’évidence, peut être démontré. Je ne le connais mais je me procurerai l’ouvrage de M. de Larquier. La teneur de ce lien sera réservée au site auquel j’appartiens, puisqu’il est prévu de l’annoncer.
L’affirmation qu’Emmanuelle aurait voulu voir sa famille reconnue comme l’égale des Capétiens ne peut avoir de fondement car même les grands Dampierre n’étaient pas considérés comme tels.
L’autre point qui dément cette assertion est que jamais il n’y eut de mariage inégal entre Don Jaime et Emmanuelle… Il n’y eut qu’un mariage inégal relatif, et seulement du côté espagnol…
Il y avait effectivement en Espagne, une opinion demeurée longtemps et qui persiste encore parfois, qu’Emmanuelle n’était pas considérée issue d’une grande famille : c’est parce que les Dampierre n’étaient pas du tout connus là-bas. Mais surtout, cette opinion était aggravée par le clan de Don Juan, qui exagérait l’inégalité de ce mariage.
Quant au rôle d’Emmanuelle, il faut distinguer deux choses : les premiers contacts, vraisemblables, de Don Jaime avec la conscience de son destin français, antérieurs à la fin de la guerre ; et le principe d’agir, insufflé par son épouse séparée Emmanuelle, qui eut toujours à coeur les intérêts des ses fils. Même si peut-être, d’après Montplaisir, « la mésentente avec Emmanuelle n’a pas hâté son sursaut français ». Cependant, Georges Cattaui, dont le rôle fut décisif, entra en jeu auprès de Don Jaime sitôt sa rencontre avec Emmanuelle. Ce principe d’agir se traduit à partir de 1945 par des actes concrets.
Il faut réfuter le point précis que Don Jaime aurait pu être
« voué pour la France » car ce rôle revenait alors naturellement à son frère aîné.
Les souvenirs peuvent se raviver à l’occasion, mais le Légitimisme a aujourd’hui de nouvelles pages à tourner.
patrick de La Rode
7 septembre 2013 @ 11:35
tous ces commentaires sont oiseux et insignifiants ! Mme Sozzani qui abandonna son mari dans des conditions révoltantes, qui ignora son propre père, et refusa de participer à ses dépenses essentielles, le laissant à la charge de Mme Boula de Mareuil, sa demi-soeur, suivie dans cette basssese par le triste Alphonse, ne s’intéressa jamais à la légitimité française .Mgr avait vécu intensément le passage de flambeau entre le Prince Jacques, roi de droit, et le roi constitutionnel Alfonse.
Tout le monde savait que le prince des Asturies serait emporté très vite par l’hémophilie, et qu’il ne survivrait pas à son Père, et que l’espoir des légitimiste reposait dans le prince Jacques . La lettre de Jaime, datée du 24 mars 1946, fut remise au duc de Bauffremont par M. Clauzel au Grand Hôtel à Paris le 10 avril 1946, & à ces dates Mme Emmanuelle vivait déjà dans les liens pernicieux d »un adultère affiché ! cette épouse , si peu digne n’est absolument pour rien dans cette démarche essentielle !
Réfléchissez avant de prendre la plume !
Sigismond
7 septembre 2013 @ 13:44
R-N,
Je vous remercie infiniment pour cette intervention, dont je partage de bout en bout chaque phrase et chaque mot. Je suis très heureux de ce que vous nous apprenez sur le lien agnatique désormais établi entre les Dampierre, sires de Bourbon, et les Dampierre de Haute-Normandie.
Cosmo
8 septembre 2013 @ 15:01
Enfin une bonne nouvelle ! Dire que l’on croyait les Dampierre de Haute-Normandie de simples seigneurs alors qu’ils descendent des Dampierre, sires de Bourbon par mariage. Peu importe que les Dampierre n’aient jamais été des Bourbons. Il n’y a désormais plus de mésalliance.
R-N
8 septembre 2013 @ 23:56
Cosmo,
Les Dampierre de Haute-Normandie n’était pas de simples seigneurs. Ils étaient très brillants avant le 17° siècle.
Ils sont issus des grands Dampierre. Voilà seulement le message précédent, il ne disait pas qu’ils sortaient des Dampierre Bourbon.
Les Dampierre Bourbon étaient bien des Bourbons… Pour rester dans le sujet, les Dampierre de Haute-Normandie sont issus des grands Dampierre.
Il n’y a jamais eu de mésalliance entre Don Jaime et son épouse. Ce terme est inapproprié.
Cosmo
9 septembre 2013 @ 13:22
R-N,
Le terme « mésalliance » est en effet inapproprié. Du côté espagnol l’union était morganatique, l’épouse n’appartenant pas à une famille de rang égal à la famille royale ( et de plsu je crois que don Jaime avait renoncé avant son mariage) et du côté français, cela n’a pas d’importance.
Les Dampierre sont certainement de bonne et ancienne maison. Mais combien de fois ont-ils été admis aux Honneurs de la Cour et sont-ils montés dans les carrosses du roi ?
Quelle place leur accorde d’Hozier ?
Simple curiosité de ma part, je serais ravi d’avoir la réponse.
Cosmo
HRC
9 septembre 2013 @ 13:43
bonne question, comme d’habitude, Cosmo.
que disait d’Hozier à propos des Dampierre ?
R-N
9 septembre 2013 @ 16:37
Cosmo,
Je vais aller voir d’Hozier… Mais je ne fonde généralement pas mes avis seulement sur ce type de source. Beaucoup de familles n’y sont pas, et beaucoup de celles qui s’y trouvent se limitent à quelques degrés avec peu de détails et sans plus d’explication. D’autres, bien sûr, bénéficient d’un traitement complet.
L’absence aux Honneurs de la Cour n’est pas significative du tout. Mais celles qui y étaient reçues ne se trouvaient pas très éloignées du grand service, or justement, les Dampierre n’étaient plus à l’époque où ils occupaient une position importante en Picardie.
Le rappel de son histoire par Sigismond vient à point car les familles installées aux Iles n’étaient pas souvent reçues aux Honneurs… Je m’avancerai en disant qu’il n’y en eût pas. Mais les Dampierre avaient retrouvé au milieu du 18° s. une aisance avec de grandes propriétés terriennes en Aquitaine.
Cosmo
9 septembre 2013 @ 21:12
R-N,
Les Honneurs de la Cour signifiaient un position sociale éminente mais certaines maisons antiques ne pouvaient y prétendre faute de moyens. Etre présenté signifiait pour certains l’engagement d’une voire plusieurs années de revenus.
La véritable illustration d ‘une maison était dans le service, qu’il soit militaire, religieux ou diplomatique. Les Dampierre ont-ils eu beaucoup de serviteurs de la Couronne ou du pays ?
Je ne leur fais aucun procès d’intention mais le titre pontifical me semble un peu suspect, comme chez certains La Tour d’Auvergne.
Bien à Vous
Cosmo
PS : pardonnez-moi l’emploi d’un autre pseudo, « Royaliste », un peu plus bas, mais Cosmo déclenche tant de remous, de part la suspicion d’Orléanisme, que j’ai voulu rester neutre dans cette intervention. Il est vrai que je suis surpris par cette opposition entre légitimistes autour des deux princesses. Jusqu’à ce que l’on parle de ce livre, je ne connaissais même pas l’existence de la seconde.
R-N
10 septembre 2013 @ 11:11
Cosmo,
Vous avez raison sur ces Honneurs et illustrations.
Les Dampierre de Picadie ont fourni un Panetier du Roi en 1405, ce qui signifiait une très haute position à cette époque ancienne.
En lien, une synthèse déjà publiée sur le site éponyme.
Le titre du Vatican, existant, des Dampierre, est tout-à-fait prestigieux.
Pour les La Tour d’Auvergne-Lauraguais, ils ont bénéficié d’un titre papal indiscutable. A leur sujet, il a été dit sans fondement par quelqu’un sans compétence, j’avais lu quelque part sa remarque lancée trop vite, que ce titre était suspect, ce qui n’a pas de sens : ce titre a été donné effectivement et il est donc légitime.
Par manque de clarté dans les idées, il supposait que le bénéficiaire aurait obtenu ce titre sur un rattachement prétendu par sa famille avec les La Tour. Ce qui faisait beaucoup de « si ». Il s’embrouillait sans doute en raison des démarches des La Tour d’Auvergne pour empêcher plusieurs familles homonymes, comme celle de Saint-Paulet, de prendre ce nom. ( je ne rentre pas ici dans la question du rattachement )
Cette insinuation montre que son auteur ignorait que le Saint-Siège octroyait aussi des titres à des personnages de mérite non issus de la noblesse.
La vérité est que le bénéficiaire reçut ce titre grâce à ses qualités et à sa carrière de diplomate dans les Etats italiens, et à la carrière de son frère, qui avait possédé un haut poste à la Curie.
R-N
10 septembre 2013 @ 11:49
Cosmo,
En fait il n’y a pas de remous… Il peut se trouver des remarques, adressées sur un angle précis ; sans plus. Les Légitimistes, d’après ce que j’ai pu observer, respectent les deux épouses. Le plus grand nombre, dont ceux qui n’ont pas d’attachement particulier pour elle, respectent Emmanuelle comme épouse et comme mère. Mais, sauf peut-être quelques rares unités, personne n’a d’opinion défavorable à l’égard de Charlotte et d’autant plus que de Don Jaime et sa première épouse étaient déjà séparés depuis longtemps.
La plupart ne connaissent pas bien Charlotte et n’ont pas d’a priori négatif.
Il est vrai que l’information manquait et à cause de mentions pas très agréables par endroits, elle subissait un sort injuste.
La démarche de M. de Wilde pour la faire connaître est donc positive.
R-N
10 septembre 2013 @ 14:14
Je rectifie mon message ci-dessus ( La Tour d’Auvergne-Lauraguais) Le frère du bénéficiaire, et bénéficiaire lui aussi, ne détenait pas encore un haut poste à la Curie à l’arrivée de ce titre. Leur père avait été Ambassadeur, et leur oncle, mort deux ans plus tôt, Cardinal.
Cosmo
10 septembre 2013 @ 16:05
R-N,
Je ne nie pas que certains aient pu obtenir des titres pour des raisons glorieuses et honorables…mais enfin ce ne fut pas le cas pour tous les titres pontificaux.
Je n’argumenterai pas sur les La Tour d’Auvergne car ami avec certains d’entre eux.
Les deux duchesses m’indiffèrent. Je réagis aux qualificatifs de Reine douairière, roi de jure, Dauphin etc…que je trouve ridicules, qu’il s’agisse des princesses de la Maison de Bourbon ou de la Maison d’Orléans. Les individus, première ou seconde, ne me semblent pas être de grande qualité et je suis surpris qu’elles puissent déclencher tant d’admiration. Comme les princes d’ailleurs dont aucun ne brille particulièrement dans aucune branche.
Il n’existe aujourd’hui qu’une seule reine Bourbon par mariage et c’est la reine d’Espagne.
Quant à l’héritier d’un trône Bourbon, il ne peut s’agit que du prince des Asturies. Et je lui souhaite bon courage.
Le reste n’est que de la prétention plus ou moins justifiée.
Bien à Vous
Cosmo
Sigismond
11 septembre 2013 @ 09:48
Ô faits accomplis, quand vous nous tenez, Cosmo ! Si Bernard Pivot vous demandait quel est le mot ou l’expression que vous détestez, vous répondriez sûrement : « roi de jure » :-)
Cosmo
11 septembre 2013 @ 13:36
Mais Sigismond, je ne déteste pas l’expression. Elle est inapproprié aux prétendants au trône. Elle ne peut s’appliquer qu’à un souverain qui, chassé de son trône, n’a pas abdiqué et conserve de ce fait son droit.
Charles X n’a jamais été roi de jure. Le comte de Chambord, roi de France un instant de raison, comme son oncle Angoulême, fut roi « de jure » car il conserva un droit qui fut le sien un moment, n’ayant jamais abdiqué.
Aucun autre prétendant après lui, qu’il soit d’Espagne ou d’Orléans, ne peut être qualifié de roi « de jure ».
En quoi, seraient-ils roi de droit ?
La monarchie après son abolition en 1848 n’a pas été rétablie et de ce fait, il n’y a plus ni roi ni droit royal. Et il y a encore moins de « reine douairière ».
Mais il est possible que pour vous faire plaisir, et à sa grande surprise, vous appeliez Louis de Bourbon, « Votre Majesté ».
Cosmo
Sigismond
9 septembre 2013 @ 12:20
R-N,
Je vous conseille la lecture du livre de Bernard de Larquier Rochefort, « Les Dampierre en Saintonge », publié en 1968 aux éditions du Palais-Royal (dans la collection « Les Seize », dont le « logo » est un losange de chiffres 4, surmonté d’une fleur de lis et soutenu par un cœur). Le livre est préfacé, « présenté et parrainé » par le « marquis » Jacques de Dampierre (1905-1996), qui était le chef de famille depuis 1964. Bernard de Larquier Rochefort est apparenté aux Dampierre, mais je n’ai pas su trouver leur lien de parenté exact.
Je n’ai pas eu la chance que mon exemplaire portât le bandeau « toute la famille maternelle du futur roi d’Espagne » (ce qui était exact en 1968, puisque don Juan Carlos n’avait pas encore été désigné comme successeur).
L’auteur donne la descendance complète, y compris en lignes féminines, d’Aymar de Dampierre (chef de famille en 1814) et de ses cousins Hector et Godefroy, souches de toutes les branches subsistantes. Ils sont tous issus des Dampierre antillais, qui s’établirent en 1635 sur l’île de Saint-Christophe (aujourd’hui État fédéral de Saint Christopher and Nevis, sous la souveraineté d’Elizabeth Windsor).
Ce livre passionnant et extrêmement documenté, de près de 400 pages, est abondamment illustré de 26 portraits et photographies de la famille de Dampierre (il y a une photo du prince Alphonse, duc de Bourbon, et une photo de ses parents reçus au Vatican juste après leur mariage), 4 de personnes apparentées et un portrait de la duchesse de Berry (portrait qu’elle offrit au marquis de Dampierre), de 7 photographies de châteaux de la famille (dont une plaque de cheminée aux armes aux trois losanges), d’un grand arbre généalogique dépliable, et… du plan de table du dîner qui eut lieu en 1833 à Prague, autour du roi Charles X, du marquis Aymar de Dampierre, pair de France, de son épouse la marquise Charlotte (trisaïeux de Madame) et de leur fille Anna de Dampierre. Les autres convives étaient notamment le dauphin, la dauphine, leur nièce Louise (future duchesse de Parme) et le cardinal de Latil (qui sacra et couronna Charles X en 1825).
L’auteur donne la liste des invités au mariage du duc et de la duchesse de Ségovie (dont des princes des maisons de Savoie, de Bavière, de Russie, de Grèce, du Brésil, de Toscane, le grand maître de l’ordre de Malte… et de nombreux Dampierre, mais pas le père de la mariée, qui n’avait pas été averti, ainsi qu’il le déclara au baron Pinoteau en 1958), mariage célébré par le primat d’Espagne et suivi d’une audience au Vatican par le pape Pie XI, oncle de Madame d’après M. de Larquier Rochefort (le mot oncle est parfois employé pour parler d’un cousin, mais je n’ai pas su trouver le lien de parenté entre Valerio Ratti, trisaïeul de Madame, et Ambrogio Ratti, grand-père paternel du pape Pie XI ; ils étaient peut-être frères, car nés tous deux à la fin du XVIIIe siècle, ou cousins germains ?)
Madame est bien présentée dans le livre (donc en 1968) comme « son altesse royale madame la duchesse de Ségovie », et son fils aîné comme « Son altesse royale monseigneur le (…) duc de Bourbon ».
L’auteur a publié ensuite en 1979 un « Dictionnaire de Dampierre » (descendance complète réactualisée à l’année 1978, du marquis Aymar de Dampierre, pair de France).
R-N
9 septembre 2013 @ 15:09
Sigismond,
C’est bien le livre à couverture plutôt marron que j’avais lu sur les Dampierre sans me souvenir du nom de l’auteur ! Je pensais qu’il avait été écrit par un membre de la famille, et qu’il n’avait été réservé qu’à l’usage familial et à quelques amis dont celui qui m’avait prêté cet ouvrage. Et ce livre n’évoque pas du tout il me semble d’ascendance jusqu’aux grands Dampierre. L’assertion émise plus haut ne s’y confirme pas alors.
Sigismond
10 septembre 2013 @ 13:20
R-N,
Je n’ai pas compris ce que vous vouliez dire par « l’assertion émise plus haut ne s’y confirme pas alors ». Si vous parlez du lien agnatique entre les Dampierre de Champagne-Ardenne et les Dampierre de Haute-Normandie, effectivement cette hypothèse n’est pas évoquée dans le livre « Les Dampierre en Saintonge » (qui ne remonte pas au-delà des Dampierre antillais, qui sont la seule branche subsistante depuis la fin du XVIIIe siècle). Je n’ai donné des précisions sur ce livre que parce que M. de La Rode en avait parlé. Je souhaitais apporter aux lecteurs de N&R – ou du moins aux rares courageux qui continuent à suivre cette discussion après plus de 400 commentaires :-) – un éclairage sur cet ouvrage peu connu (et pour cause, imprimé à seulement 400 exemplaires semble-t-il) mais très intéressant.
Jusqu’à l’étude récente et inédite dont vous nous annoncez la primeur, il était généralement admis que les Dampierre aux trois losanges de sable, originaires du village de Dampierre-Saint-Nicolas (Seine-Maritime), formaient une maison distincte de celle des Dampierre aux deux léopards d’or, originaires du village de Dampierre (Aube). Ces Dampierre champenois (du moins une de leur branche) sont effectivement (comme vous le soulignez en répondant à Cosmo) devenus Bourbons, en prenant en 1218 le nom et les armes des Bourbons originels, dont ils avaient hérité la seigneurie de Bourbon (Allier).
Sigismond
10 septembre 2013 @ 14:28
R-N,
Je me demande si le livre qu’on vous avait prêté n’est pas plutôt la généalogie des Dampierre tapée à la machine en très peu d’exemplaires dans les années 30…?
R-N
10 septembre 2013 @ 20:42
Sigismond,
Je parlais de l’assertion de M de La Rode sur la prétention d’Emmanuelle à sortir d’une maison égale, qui ne se retrouve pas dans cet ouvrage !
Si c’est Emmanuelle qui a commandé ce livre, on note que les Dampierre, chef de famille en tête, devaient être satisfaits puisqu’ils ont fourni autant de photos. Il faut dire que toutes les familles alliées sont une collection de familles légitimistes. Ils pouvaient à juste titre qu’une des leurs épouse un Prince Bourbon.
C’est bien ce livre épais, par Bernard de Larquier dont le nom me disait vaguement quelque chose sans le lui rattacher, dont je ne suis pas sûr que la couverture soit marron, peut-être grise, bien présenté, que j’avais lu.
Effectivement, les Dampierre de Haute-Normandie ont quand même formé une maison distincte tout en ayant une origine commune avec les grands Dampierre.
Mais je profite de ce message pour dire que ce rattachement n’implique pas forcément cette ascendance agnatique, et ce, afin de ne pas décevoir ceux qui l’attendraient.
Je n’avais pas vu votre passage concernant Pie XI., mais celui-ci provenait d’un milieu modeste et d’une autre famille, que celle, très ancienne je crois, alliée aux Ruspoli.
Sigismond
11 septembre 2013 @ 14:26
R-N,
Il est décevant effectivement que le lien que vous nous annonciez entre ces deux maisons de Dampierre ne soit pas agnatique, mais cela n’est au fond guère étonnant, puisque les lieux d’origine ainsi que les blasons diffèrent.
Toutefois, reste la fascination (je prévois déjà les sarcasmes orléanisto-tiedemannistes que ce simple terme vont me valoir, surtout si j’ajoute qu’on peut y voir un signe de la Providence !) de ce nom de Dampierre due à l’homonymie entre ces deux maisons, car sans les Dampierre champenois, les Capétiens n’auraient jamais été des Bourbons.
Le livre « Les Dampierre en Saintonge » a une couverture couleur crème, avec un dessin de château crayonné en noir. Il s’agit du château de Plassac (Charente-Maritime), dont parle M. de La Rode en fin de discussion.
L’auteur présente Pie XI comme oncle de la duchesse de Ségovie, mais d’après vous ce serait là aussi une simple homonymie entre deux familles Ratti ?
Sigismond
12 septembre 2013 @ 14:22
Excusez-moi pour cette erreur de conjugaison : les sarcasmes orléanisto-tiedemannistes que ce simple terme VA me valoir… aurais-je dû écrire :-)
R-N
13 septembre 2013 @ 15:48
Sigismond,
Je n’ai pas de précision pour les Ratti et il est possible que l’indication qu’on m’avait donnée il y a un an, soit inexacte.
Pour les Dampierre, pour ma part, c’est le rattachement, possiblement agnatique, (il n’est pas exclu), qui est important.
R-N
13 septembre 2013 @ 16:20
Je viens de me souvenir qu’une autre personne que celle qui m’a prêté ce livre, me disait, à propos d’un défunt membre de sa famille, qu’enfant il regardait par un trou du plafond, des hommes des châteaux des environs qui se réunissaient pour boire au roi (un roi légitime). Cela se passait, peut-être un peu avant 1910, probablement aux alentours de 1915, en tous cas avant, ou au plus tard, 1920. Parmi eux, les aieuls de la personne qui m’a prêté ce livre.
Pour dire que le lien, dont on a de nombreux exemples par ailleurs, a toujours continué en France même si le mouvement légitimiste, dans ses organes, s’était relativement mis en sommeil à cette époque.
R-N
13 septembre 2013 @ 17:17
Sigismond,
Pour les Ratti, le lien existe. Le pape portait le blason de cette grande famille Ratti. Je vais en apprendre plus.
La personne qui m’avait indiqué il y a un an environ que la famille du pape était d’origine modeste m’a répondu l’autre soir avant ma propre réponse plus haut ; « La famille Ratti a deux branches séparées très tôt. : celle du pape, et celle dite de Menton.
Carolina Ratti était une Piémontaise, qui a épousé « le révolutionnaire de la (très catholique et très romaine) famille » Ruspoli. D’où la faiblesse de sa généalogie dans les arbres familiaux. Il y aurait certainement des courriers à explorer pour voir à quels Ratti elle se rattachait. Elle peut même être roturière, il y en a de ce nom. »
patrick de La Rode
6 septembre 2013 @ 20:06
ce livre, à chaque page, sera captivant, grâce aux recherches personnelles d’Yvan de Wilde, qui a entièrement reconstitué la carrière de Carlotta Tiedmann, avant qu’elle devienne Duchesse de Ségovie, et révèle en plus tout ce qu’elle subit depuis la mort de l’Auguste Prince ! les documents parlent d’eux-même, et les donneurs de leçons seront sans doute confus de leurs excès…
Royaliste
8 septembre 2013 @ 12:21
Pour tout royaliste, ces échanges vifs, voire musclés, entre les partisans des deux duchesses de Ségovie, sont assez étonnants. Que Mr de Wilde écrive une biographie au sujet de la seconde est tout à fait légitime, même si cela ne fait pas plaisirs aux admirateurs de la première. C’est son droit d’auteur. De là à ce que cela dégénère en règlement de compte au sein de la famille légitime, il y avait un pas que les pas que ces derniers ont franchi avec allégresse.
Chacune de ses dames devait avoir bien du charme pour susciter une telle ardeur chez leurs chevaliers servants.
R-N
9 septembre 2013 @ 09:26
à Royaliste,
Sigismond a très bien accueilli cette parution et cet article.
Quant au site auquel j’appartiens, il a publié de très belles photos de la Princesse Charlotte.
Pour ma part, c’est à partir de messages désobligeants et à la limite même franchie de la calomnie, que j’ai répondu comme ces jours-ci. Ce n’était pas la première fois que M. de Wilde s’attaque de façon frontale au Prince Alphonse ou au Prince Louis.
Je ne crois pas qu’on aura lu un seul message défavorable à la seconde épouse de Don Jaime sous cet article.
Il est bien légitime de s’interroger sur l’intention de l’auteur, qui, lui, attaqué la première épouse sachant pourtant qu’elle est respectée par les Légitimistes, et au-delà, puisque c’est mon cas.
Don Jaime avait épousé une cantatrice, que je croyais autrichienne, et convertie à Ecône : en dehors de ça, j’ignorais tout de Madame Tiedemann avant que M. de Wilde nous la fasse connaître grâce à ses envois. Et je crois que cette femme respectable, qui a sans doute été calomniée (mais pas ici : les messages écrits sous d’autres articles répétaient ce que l’on pouvait trouver ailleurs) n’a vraisemblablement pas eu de tort vis-à-vis de la première épouse. Que ceux qui se réclament d’elle fassent de même.
Royaliste
9 septembre 2013 @ 13:28
Je comprends que chacun défende sa princesse quand elle est attaquée. Je comprends moins l’intérêt de l’attachement à ces dames, somme toute bien éloignées de l’idée que l’on peut se faire d’une princesse, et dont le rôle fut insignifiant.
A quand une biographie de dona Emmanuella de Dampierre, des Princes de San Lorenzo ?
R-N
9 septembre 2013 @ 14:46
Je réitère que, pour ma part, je n’ai pas de princesse. Je ne suis pas royaliste.
Ces deux épouses ont eu un rôle qui n’est pas moindre que celles des souveraines d’autrefois… Emmanuelle pour sa part a dépassé ce rôle en prenant parti dans des questions publiques, liées à son ressort. Et Charlotte eut le bon goût de ne pas intervenir dans les affaires de la dynastie.
Emmanuelle a publié sa biographie en 2004.
Royaliste
9 septembre 2013 @ 19:44
Il est de bon ton, en effet, que les princesses ne prennent pas de position sur des questions dynastiques et ne se mêlent de rien sauf à être régentes. La seconde duchesse de Ségovie était donc dans la tradition.
Sigismond
10 septembre 2013 @ 10:27
Je ne suis pas de votre avis, et une des raisons de ma grande admiration pour la duchesse d’Anjou et de Ségovie est sa grande implication, particulièrement dans les années 1989 à 2006 (son grand âge l’empêcha hélas ensuite de poursuivre son action), son dévouement, sa PRÉSENCE (car les légitimistes ont souvent pâti de Princes à la présence épisodique). Étant reine « de jure » (ce fut même « la » Reine, avec tout le respect que les Britanniques mettent, eux, dans cette expression), elle avait toute légitimité pour agir comme elle a agi, et sa magnifique déclaration de 2005, signée Emmanuelle, fut ressentie comme un immense honneur (le même immense honneur qu’on ressentit en ce début d’année 2013 en lisant la mention manuscrite « mes chers compatriotes », rajoutée par le Prince lui-même sur sa déclaration ; déclaration datée par « lapsus calami » de 2012 au lieu de 2013, et sur le contenu de laquelle je reste dubitatif – surtout que le prince Louis a toujours fait montre d’une personnalité légaliste, à l’image de son père – car il s’agissait d’une future loi CIVILE appelée à être votée par la représentation nationale ; alors que j’avais trouvé fort légitime et fort bienvenu que le prince Alphonse, fils aîné de l’Église, donnât son avis en 1988 sur les « sacres d’Écône »).
HRC
9 septembre 2013 @ 15:40
si j’ai bien lu Sigismond, en 1968 Alphonse de Bourbon espérait encore devenir Alfonso XIV en Espagne.
Et il aurait donc accepté de cautionner le traité d’Utrecht dans la foulée ? que je suis déçue.
patrick de La Rode
9 septembre 2013 @ 20:27
être roi d’Espagne était la seule ambition preignante de Don Alfonso de Borbon Dampierre ; il crut fort sottemet que ses atermoiments ambigus et balourds améneraeint le discrédit de son cousin : et par ailleurs il écoutaiit les sirènes que Barcelone lui répétait à l’oreille pour nuire à son aunguste.Père. A Saint Gall, dans la salle d’attente de seconde classe, où il nous avait entrainé Pinoteau, La Forest Divonne & moi, sa seule consigne, non expliquée était de supprimer le titre de « chef de la Maison de France » que portait le Roi, par la grâce de Dieu ! Dans un état d’idôlatrie,ridicule et servile, Hervé accepta tout : il se voyait en « chancelier de France », bras armé d’un règne qui allait s’ouvrir sous sa houlette !
ce qui suivit fut lamentable, toutes les institutions que Mgr avait voulu furent dissoutes, et Pinoteau resta seul dans un désert… Beau résultat ; Alphonse ne se comporta réellement en roi de France, qu’après la mort du Prince François, et n’agit pleinement, comme Bauffremont l’a bien rappelé, en roi de France que dans les trois ans qui précédèrent sa mort.
Bernard de Larquier n’avait aucune parenté directe avec les Dampierre, mais c’est un chercheur de qualité : le dictionnaire Dampierre est aussi fort bon..
les D. n’ont rien de royal, mon grand père était fort proche de Roger, qui n’afficha jamais le titre de Duc de San Lorenzo, et qui lui narra toutes les intrigues faites par son ex-femme, née Ruspoli, pour l’empêher de conduire sa fille à l’autel !
Sigismond
11 septembre 2013 @ 15:04
M. de La Rode,
La question n’est-elle pas plutôt de savoir pourquoi Roger de Dampierre a abandonné donna Vittoria Marescotti-Ruspoli, pour aller convoler civilement avec Mlle Toone (qui avait dix ans de moins que donna Vittoria) ? Cette malheureuse Rylda Toone décéda très jeune, en 1934, donc avant le mariage Ségovie, mais ne peut-on pas comprendre que donna Vittoria ne tînt pas à revoir son époux ? Je pose simplement la question, car je ne sais rien des circonstances de la séparation du duc et de la duchesse de San Lorenzo.
Sigismond
10 septembre 2013 @ 09:55
HRC,
Je m’étonne de votre étonnement. Comme M. de La Rode nous l’a très bien dit, le duc d’Anjou et de Ségovie était « de jure » roi de France et d’Espagne (« Il avait un immense respect pour les princesses carlistes, qui le reonnurent comme roi de France et d’Espagne », je cite M. de La Rode). Son fils aîné était donc « de jure » dauphin de France et prince des Asturies. Prince des Asturies jusqu’en 1969, année où il signa l’acte d’acceptation de la désignation de son cousin germain comme futur roi d’Espagne.
HRC
10 septembre 2013 @ 13:07
Monsieur, je m’amusais en pensant aux affirmations de fidélité à la France de ce prince…. après 75
et là, comment voulez-vous que je n’éclate pas de rire en lisant » dauphin de France ET prince des Asturies » moi qui vit dans le monde du réel ???
je prends un petit congé, du coup.
Cosmo
10 septembre 2013 @ 21:20
Chère HRC,
Je comprends que vous ayez besoin de prendre un peu d’air après avoir lu Sigismond.
Si la lecture se ses écrits n’est pas rafraîchissante, elle n’en est pas moins divertissante par l’absurdité qui en sort. C’est Ubu roi coiffé d’un entonnoir.
Quand on lit ce qui est écrit à propos de la soi-disant duchesse, il y a de quoi rire ensuite devant les hyperboles de Sigismond.
La courtoisie et la décence m’empêchent de dire le fonds de ma pensée sur la vie de la soi-disant reine de France.
Amicalement
Cosmo
Sigismond
11 septembre 2013 @ 09:31
De mieux en mieux, Cosmo ! Je comprends pourquoi notre ami Nemausus s’est lassé de venir ici, et pourquoi notre ami Audouin montre si peu d’estime pour vous.
Il est effarant qu’on ne puisse exprimer des convictions et de l’admiration envers une Princesse, sans recevoir en retour pour soi-même, simple commentateur, des réactions hystériques et insultantes, et sans devoir lire à l’encontre de la Princesse des propos insultants et suitants de haine (pas recuite mais bien vivace, semble-t-il).
Comme R-N l’a très bien fait remarquer, les attaques (orléanistes et tiedemannistes) viennent toujours contre la princesse Emmanuelle et contre ceux qui défendent sa mémoire. Et pas dans le sens inverse.
Encore une fois Cosmo, que faites-vous donc à commenter encore cet article après 400 commentaires, si comme vous le dites « les deux duchesses vous indiffèrent ». Je crois plutôt que la duchesse (il n’y en a en réalité qu’une seule, l’autre dame étant une épouse en droit civil, pas en droit canonique), loin de vous indifférer, provoque chez vous des réactions d’hostilité qui laissent pantois.
Cosmo
11 septembre 2013 @ 13:18
Sigismond,
Vous pouvez exprimer votre admiration et je peux exprimer ma surprise.
Vous avez raison, vos deux duchesses ne m’indiffèrent pas. Elles m’amusent par les réactions qu’elles suscitent. Et ce n’est pas de moi que vient l’hostilité. Les pires attaques contre elle viennent de votre camp. Je ne fais que dire ce qui est vrai. Emmanuelle de Dampierre était divorcée et remariée. Interdite de porter son nom par le duc de Ségovie, elle a essayé de retrouver une position sociale grâce à son fils.
Maintenant, portez-la aux nues tant que vous voudrez ! Je continuerai à en rire et je ne serai pas le seul.
Cosmo
Sigismond
12 septembre 2013 @ 14:30
Suintants et pas « suitants ». Je fatigue :-) …comme notre ami Nemausus, dont le « bras armé » (pour parler comme M. de La Rode) nous manque !
Sigismond
12 septembre 2013 @ 15:44
Cosmo,
Vous n’avez certainement pas tort quand vous avancez que les pires attaques contre la duchesse d’Anjou et de Ségovie viennent des tiedemannistes. C’est d’ailleurs bien désolant, on se croirait dans la bagarre Copé-Fillon !
Pour ma part, la raison PRINCIPALE de mon soutien indéfectible et inconditionnel pour la princesse Emmanuelle, est le caractère sacré et indissoluble du mariage religieux, le seul capable de produire des effets dynastiques et nobiliaires. Je m’étonne d’ailleurs du SILENCE des tiedemannistes sur ce point essentiel et fondamental.
Le mariage civil gagnerait d’ailleurs à être complètement abrogé et remplacé par une « union civile » (« pour tous » ou pas « pour tous », peu importe car il s’agit du droit CIVIL, issu du vote de nos députés et de nos sénateurs, ce sont eux qui doivent avoir le dernier mot).
Marta Rocafort-Altuzarra et Charlotte Tiedemann purent avoir les plus éminentes qualités personnelles, je n’en sais rien, mais les seules PRINCESSES furent LL.AA.RR. doña Edelmira Sampedro-Ocejo et Emmanuelle de Dampierre :
http://farm8.staticflickr.com/7052/6967177073_9746b1fb6e_z.jpg
http://1.bp.blogspot.com/-DHz0tSOTr6E/TXzcOaSZ8YI/AAAAAAAASrE/CNaN2gzMlek/s1600/3-Alfonso%2By%2BEdelmira%252C%2B1934.jpg
Cosmo
12 septembre 2013 @ 19:29
Sigismond,
Emmanuella de Dampierre s’était mise dans une drôle de situation. Je comprends votre point de vue catholique mais la princesse s’est mise en porte-à-faux en se remariant avec Mr Sozzani, car elle s’était éloignée de la Communion.
Charles X avait eu des mots très durs contre la duchesse de Berry quand il avait appris son mariage avec Lucchesi-Palli. les circonstances étaient différentes, je vous l’accorde, mais il semblait au roi que la mère de princes de France ne pouvait convoler en secondes noces.
Qui est Marta Rocafort-Altuzarra ?
Cosmo
Sigismond
14 septembre 2013 @ 07:19
Marta Rocafort était la personne avec laquelle le fils aîné d’Alphonse XIII se maria civilement en 1937 à La Havane (en présence du président cubain en exercice, Federico Laredo Brú) :
http://farm8.staticflickr.com/7001/6699047235_a5bf6fc2b9_z.jpg
À lire :
http://www.biscaynetimes.com/index.php?option=com_content&view=article&id=264:t
Sigismond
11 septembre 2013 @ 08:06
Madame, je n’ai que faire de votre condescendance. Je vis autant dans le monde du réel que vous. Mais si les EXTRAPOLATIONS HISTORIQUES et les démonstrations de fidélité et d’affection aux dynasties anciennement régnantes vous horripilent, il vaut mieux que vous limitiez votre lecture de Noblesse&Royautés aux articles traitant des dynasties actuellement régnantes « de facto ».
Je vous souhaite une bonne journée parmi les rois qui règnent (sans gouverner !)
Pour ma part la République me satisfait, puisqu’elle respecte le chef de la Maison de Bourbon, en lui reconnaissant la place qui lui revient de droit dans les cérémonies commémoratives. Je n’en demande pas davantage, précisément parce que je vis dans le réel.
HRC
11 septembre 2013 @ 16:17
j’ai ri sur « dauphin de France ET prince des asturies. »
j’ai mis « et » en majuscules ne pouvant le surligner ou le mettre en couleur, c’est évidemment cette jonction qui pose problème
et je ne me permettrais pas de douter que vous l’aviez fort bien compris.
HRC
11 septembre 2013 @ 20:32
et dans mon réel à moi il y a le traité d’Utrecht, entre autre.
Sigismond
12 septembre 2013 @ 14:14
Effectivement, je n’avais pas compris que votre assertion de ne pas être dans le monde du réel portait exclusivement sur la jonction entre Asturies et Dauphiné. Vous devriez pourtant savoir que, comme nous le rappelle M. de La Rode, « les rois carlistes » (d’Espagne) « furent, de 1883 à 1936 les rois de France ». Don Jaime (1870-1931) de Bourbon fut donc jusqu’en 1909, prince des Asturies et dauphin de France « de jure », et reconnu comme tel par des Espagnols et des Français.
Cosmo
10 septembre 2013 @ 15:54
Sigismond,
Reine de France, roi de Jure…mais vous délirez !
Mère d’un prétendant au trône serait amplement suffisant, voire trop si l’on en croit certains
Cosmo
Sigismond
11 septembre 2013 @ 09:04
Cosmo,
Votre réaction épidermique (euphémisme !) montre que Radegonde avait bien raison de parler de votre « courtoisie de façade ».
L’expression « roi de jure » est fréquemment utilisée par les personnes qui s’intéressent aux dynasties anciennement régnantes. Le « DE JURE » est là précisément pour montrer qu’on est dans le domaine de l’EXTRAPOLATION HISTORIQUE (extrapolation qui va forcément à l’encontre de vos chers « faits accomplis »), ainsi que de la fidélité et de l’affection qu’on peut légitimement (c’est le cas de le dire) ressentir pour ces dynasties. Ce qui n’est absolument pas incompatible avec le respect pour la République et ses institutions (pour ma part, je ne défilerais pas contre une loi déjà votée et promulguée).
Soyez franc, dites plutôt que c’est le légitimisme en lui-même qui vous insupporte, et dans ce cas pourquoi traînez-vous vos guêtres dans les articles traitant des Bourbons-Anjou ?
Cosmo
11 septembre 2013 @ 13:08
Sigismond,
Le légitimisme ne m’insupporte absolument pas. La preuve ? Je défends les droits des Orléans qui seuls sont aujourd’hui les légitimes prétendants au trône de France.
Le reste, le néo-légitimisme, est une fantaisie à usage de gamins attardés. Et il m’amuse de pointer du doigt leurs aberrations historiques.
Et vos exagérations verbales, comme « reine douairière », font le délice de beaucoup.
Cosmo
R-N
9 septembre 2013 @ 19:52
J’essaierai de donner cette semaine quelques réponses à des avis émis au mois de Juillet.
patrick de La Rode
10 septembre 2013 @ 19:38
la Reine Victoria Eugénie attachait si peud’intérêt à l’alliance Dampierre, que la très belle argenterie qu’elle offrit à Dom Jaime, fabriquée par un fournisseur des Windsor, porte seulement les armes Bourbon avec la brisure d’Anjou, sous la couronne royale, et pas du tout un accolé de Bourbon & Dampierre !
quand Alfonso épousa Carmencita le cadeau des légitimistes fut une coupe en vermeil, aux armes dedauphin, acollées de celles des Martinez Bordiu, belle composition due au grand talent héraldique d’Hervé Pinoteau …
qu’est-elle devenue ? on m’a dit que le divorce avait entrainé sa vente…
le grand intérêt du livre d’Yvan réside, aussi dans l’exposé, documents à l’appui, de toutes les magouilles d’Alphonse pour dépouiller sa belle-mère, dont le Roi JC1 lui fit un vif reproche…Alfonso m’en fit verbalement grief de ces communications, « qui nuisent à ma mère ».
Ces vérités ne doivent pas être occultées, et ne portent en rien atteinte aus droits de Louis XX, qu’il doit à sa postion d’ainé à sa seule naissance.
En 1988, Alphonse avait demandé au duc de Bauffremont de me rappeler auprès de lui, Le duc m’en parla à un déjeuner organisé par mon cousin E. de Saint Phalle, avec son fils Alexandre, au moment des difficultés insensées que venait de faire Pinoteau au prince Louis & à sa mère…
la légtimité n’est pas un long fleuve tranquille !
Sigismond
12 septembre 2013 @ 11:14
M. de La Rode,
Il paraît (il faudrait que je retrouve qui avait écrit cela) que doña Victoria Eugenia n’avait guère de sympathie pour les légitimistes, tout au contraire de l’autre grand-mère des princes Alphonse et Gonzalve, donna Vittoria Marescotti-Ruspoli, dei principi di Poggio Suasa. Et en ce qui concerne les coupes offertes au mariage Ségovie, M. Pinoteau rapporte que furent distribuées « des sortes de petites coupes ornées des armes du couple : deux écus inclinés », l’un « avec les anciennes petites armes d’Espagne », l’autre « avec les trois losanges et surmonté d’une couronne ducale à bonnet terminé par un globe crucifère, souvent utilisée par les ducs romains ».
patrick de La Rode
10 septembre 2013 @ 23:27
le très beau château de Plassac en Saintonge, demeure vraiment de grand seigneur, est adevnu au Marquis de Dampierre, pair de France, par l »héritage très compliqué des Malvin de Montazet, grands oncles du marquis, qui l’avaient princièrement commencé dans la seconde moitié du XVIII° : le marquis de D, remarquable historien, a consacré quatre volumes superbes, à l’histoire de Plassac, illustrée essentiellement par le Duc d’Epernon, il fut aussi un agronome éminent et fut jusu’à sa mort, en 1896, le présdent de la très grande association des agriculteurs de France.
patrick de La Rode
12 septembre 2013 @ 01:36
j’ai retrouvé aujourd’hui, glissé entre les feuilles d’un des 4 tomes, rarissimes, de la monographie du château de Plassac, le fascicule publicitaire distribué pour la souscription du livre de M. de Larquier « les Dampierre en Saintonge », fin 1967 par les « Editions du Palais Royal ».
il porte bien, en exergue « toute la famille maternelle du futur Roi d’Espagne ? »
le bandeau du livre publié début 1968, que je n’ai pas retrouvé, portait bien la même mention…
l’auteur ne parle aucunement du divorce et remariage d’E., et est plutôt laudatif envers cette personne.. Dans le dictionnaire de Dampierre, paru tardivement, l’auteur est aussi taisant ! Ce sont donc des publications de commande, d’une grande valeur documentaire certes, mais entachées de mutisme partial !
par ailleurs, je retrouve le très bon livre de Joseph Zabalo, « le carlisme » paru en 1993, où il y a bien des pages passionnantes sur « les rois carlistes », qui furent, de 1883 à 1936 les rois de France !
Sigismond
12 septembre 2013 @ 14:56
« Toute la famille maternelle du futur Roi d’Espagne ? », avec un point d’interrogation en fait. Effectivement, tout le monde s’interrogeait sur ce que serait le choix de Franco.
M. de Larquier Rochefort ne mentionne pas le divorce Ségovie, mais il parle du remariage Sozzani, page 183 (mais pas du remariage Tiedemann).
Gérard
13 septembre 2013 @ 16:06
En 1968 plus personne ne croyait vraiment qu’Alfonso succéderait à Franco, malgré les finasseries de celui-ci.
patrick de La Rode
13 septembre 2013 @ 23:29
j’admire la façon dont Sigismond manie une vaste documentation ! peu de légitimistes ont une telle aisance…
j’ai parlé de la vente par Carmencita des souvenirs & cadeaux de mariage, j’aurai pu aussi parler des bijoux de la reine VE, que son mari lui abandonna, pour couvrir partiellement ce que son mari avait reçu du généralissime, et qui était placé par Me Chopard, notaire à Lausanne . Je suis certain qu’Y. de W; rappelera tout celà !
En revanche je n’ai jamais vu de « souvenirs », soucoupes et autres choses armoriées que l’on créait dans les cours , faites pour le mariage avec Emmanuella ! En a-t-on donné des photoographies ? la description donnée ne me parait pas claire !
patrick de La Rode
15 septembre 2013 @ 19:38
Emmanuela était entre les mains de l’italien Sozzani dès avant son mariage et a fini par quitter l’appartement de son époux en 1946, en « conservant », sans verbogne, les bijoux de la reine Christine, mère d’Alphonse XIIII, qui avaient été donnés à l’infant par son père. Bien que Sozzani, puissamment riche, pourvoyait aux appétits de son épouse, qui usait cependant du nom de Bourbon, comme s’il était son patronyme , et aux besoins des fils de la dame, elle finit par le quitter et à divorcer, a-t-elle raconté, car il la trompait… Dans ses indécents mémoires, édités en espaganol, et qui ne furent pas traduits en français, elle recnnnait avoir divorcé de l’infant parce qy »il était coureur. Chez Mme Emmanuelle, la vie privée était jetée en pâture , sans la moindre décence… Egocentrique, de façon obsessionnellle et maladive, elle essayait de paraitre ! que de rebuffades et de dos tourné n’a-t-elle pas subi, à Madrid, chez les Albe, les Romanones et ailleurs ! alors que, lorsque le Prince « hijo major del Rey, » apparaissait, , c’étaient des cris « viva el Rey » qui s »élevaient dans la foule, au milieu des applaudissements d’un public toujours l’acclamant !
aude
20 septembre 2013 @ 08:30
ayant abandonné ce site depuis longtemps car insignifiant , le commentaire du premier et dernier légitimiste historique , me laisse sans voix ….ou plutôt sans voie !!!!!
BARON D'AUZAT
14 janvier 2014 @ 17:58
Je ne peux que sourire, lorsque je lis que la République française (en la personne du Président Sarkozy) a « reconnu » le Comte de Paris comme Chef de la Maison Royale de France. J’ai envie de dire : DE QUEL DROIT ?!… De quel droit le régime politique, instauré sur le sang de Louis XVI, Marie-Antoinette, et de maints français fidèles aux Lys, serait autorisé à dire QUI EST LE ROI ? En vertu de quelle « légitimité » ? J’ajoute que, judiciairement, les Tribunaux se sont toujours refusés à arbitrer les querelles dynastiques (entre les différents « Prétendants » au Trône de France…). Tout simplement, parce que ce n’est pas leur rôle ! Les Tribunaux jugent « AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS » ! Le Prince est « ROI DE FRANCE », par Son Sang… et par « LA GRACE DE DIEU » ! Sa royauté fut-elle, simplement, « de jure ». Ce sont des Principes différents !… BARON D’AUZAT.
patrick de la rode
23 février 2014 @ 22:20
la parution du livre de Mme Vaillant et de M. de Wilde a permis très heureusement de rendre à SAR la duchesse de Ségovie son vrai visage !
je suis ému que les deux auteurs aient pu mener à bien ce beau projet et que ce volume, empli d’inédit ait, depuis ce début de février une large diffusion & un grand succès !