
Le 17 juillet 1965, la princesse Isabelle de France, fille aînée du comte et de la comtesse de Paris, épouse du comte Frederich-Karl de Schönborn-Buchheim met au monde son premier enfant prénommé Damian en souvenir d’un martyr qui vécut sous l’empereur Dioclétien. Le bébé qui est le 12ème petit-enfant du comte et de la comtesse de Paris, est né à la Rudolfinerhaus de Vienne. Il mesure 50 cm, pèse 3,2 kg et a les yeux bleus de sa mère la princesse Isabelle. Damian reçoit pour parrain son grand-père paternel le comte de Schönborn-Buccheim.
Le comte Damian vit avec ses parents à Vienne puis en Afrique du Sud où son père le comte Friedrich Karl exerce la profession d’ingénieur agronome. En 1973, la famille revient en Autriche suite au décès accidentel du frère aîné du comte Friedrich Karl. L’époux de la princesse Isabelle devient alors l’héritier de l’antique maison seigneuriale de Schönborn-Buccheim dont les textes font mention dès 1284.
Damian, ses frères et soeurs Vinzenz, Lorraine, Claire et Melchior vivent au château de Weyerburg. Le comte étudie l’agronomie comme son père et devient comte héritier en 1989 au décès de son grand-père. Il hérite alors de l’immense domaine familial de Schönborn situé à une quarantaine de kilomètres de Vienne. Le comte héritier gère ce domaine et y installe un golf.
Le 2 février 2002 à Blessington dans le comté de Wicklow en Irlande, le comte Damian épouse dans une relative intimité Deidre Mary Ascough, de nationalité irlandaise et de 4 ans sa cadette. La mariée porte une robe blanche très sobre et les cheveux dans le dos sans diadème.
La comtesse héritière met au monde le 21 février 2003 une fille prénommée Isabelle en l’honneur de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère la comtesse de Paris. A 4 mois, le bébé est présent, dans les bras de son père, lors des obsèques de la comtesse de Paris à Dreux.
Le comte et la comtesse héritiers de Schönborn-Buccheim vivent avec leur fille Isabelle au château de Schönbron, superbe bâtisse du 18ème siècle de 80 pièces au milieu de 5000 hectares de bois. (Merci à Charles pour le texte et à Netty Leistra pour la photo d’archives prise lors du mariage e la duchesse Fleur de Wurtemberg en 2003.)
nicole
17 juillet 2010 @ 20:21
Je connais très bien le chateau de Schönborn, il est très beau, je le crois un édifice du 1710-1715 à peu près.
Le golf club est très renommé, je ne joue pas, mais on m’a dit que le green est parmi les top du monde.
Le chateau à l’intérieur a des décoration merveilleuse.
J’ai eu la chance de passer un petite part de mon enfance et jeunesse, pendant les vacances, aux alentours.J’y rétourne souvent.
L’actual cardinal de Wien est aussi un Schönborn.
La famille, très ancienne,a eu parmi ses membres beaucoup de réligieux. Aussi un ancêtre s’appelait Damian et il était cardinal catholique en Allemagne, il veçu a Roma aussi et en Suisse. Il avait le titre de Prince évêque je crois de Mainz( Magonza)ou de Cologne, excusez moi, mai je ne rappelle pas en ce moment.
Silvia
17 juillet 2010 @ 22:11
Un grand merci à Charles! Ce genre de reportage sur les membres moins connus du Gotha liés à la famille de France (ou à d’autres anciennes familles) sont fort intéressants. Malheureusement, ils sont de plus en plus difficiles à trouver autre part.
Charles
17 juillet 2010 @ 22:24
Brigitte – Anne,
Le comte Damian de Schonborn-Buchheim a de beaux yeux bleus Orleans et est toujours souriant comme le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou. Ils respirent l’un et l’autre la joie de vivre a la manière de leur grand-mère la comtesse de Paris.
Bien a vous
Dominique Charenton,
Merci de nous faire partager le fruit de vos recherches. C’est un réel plaisir pour moi.
Clementine,
J’écris ce genre d’article pour vous et ceux qui apprécient nos princes. On devrait connaître bientôt la naissance Goess.
Je vous souhaite un bon dimanche.
Caroline
17 juillet 2010 @ 23:34
A Charles,bien merci pour votre texte detaille,on voit que vous etes un fervent admirateur de la famille du comte de Paris et de sa fille Isabelle! Realisez-vous que le comte heritier Damien de Schonborn-Buchheim est marie avec une jolie roturiere irlandaise,non avec une noble d’Europe?
Charles
18 juillet 2010 @ 12:52
Il est fort probable que la comtesse Alexandra de Schonborn-Wiesentheid, princesse Francesco de Bourbon des Deux-Siciles soit un jour l’épouse du roi – de jure – des Deux-Siciles puisque le duc de Castro n’a toujours pas de fils.
cecil
18 juillet 2010 @ 13:45
La comtesse Gabriela von Schönborn-Wiesentheid, descendante de Louis-Philippe (par la princesse Clémentine) est mariée au prince (fürst, chef de maison) Alexander zu Sayn-Wittgenstein-Sayn. Elle a 7 enfants, dont une fille malheureusement décédée dans un accident peu de temps après son mariage, et 7 petits-enfants.
Elle vit dans une superbe propriété rhénane où elle a crée un « jardin de papillons » qui semble remporter un grand succès.
Voici le site du château de Sayn: http://www.sayn.de
osio
18 juillet 2010 @ 14:20
site tres interessant et tres sympathique tatiana blatnik descend par sa mere de guillaume de hesse casseletde emilie ortlopp cree comtesse vo reichenbach lessonitz sa grand mere etait la comtesse ellinka von einsidiellu dans intermediaire des chercheurs et curieux mars 2010tre bonne journee et merci pour ce site que je parcours tous les jours de
puis 2 mois cordialement
Agnès
18 juillet 2010 @ 15:54
Merci charles, j’aime tant les articles sur les descendants des comtes de Paris; étonnant que ce couple n’ait qu’un enfant.
SVP, Charles ce serait trop bien que vous nous fassiez un article du même genre sur chacun des 50 petits enfants.
Charles
18 juillet 2010 @ 18:38
Agnès,
Merci pour vos encouragements.
Monseigneur et Madame ont eu 40 petits-enfants, et non 50, qui ne sont plus aujourd’hui que 39 depuis le décès de Louis-Philippe d’Orléans (1979-1980).
Je continuerai d’évoquer certains des 39 petits-enfants a l’occasion de leur anniversaire ou de certains événements.
Je suis heureux de constater que je suis loin d’être le seul a reclamer a corps et a cris des reportages a Vincent Meylan sur les 39 petits-enfants de France.
Cette famille de France a toujours autant d’admirateurs et il serait bien legitime que Point de Vue songe a poursuivre son travail d’information journalistique sur les descendants du comte et de la comtesse de Paris defunts.
Clémentine
18 juillet 2010 @ 19:02
Charles, je me joins à Agnès. Son ID est très bonne. Il vous reste à trouver un peu de temps …. Merci d’avance.
cecil
18 juillet 2010 @ 20:47
Charles,
Selon des propos que vous avez tenu l’an dernier, les petits-enfants de comtes de Paris seraient, non pas 40, mais 41, avec le fils du prince François.
beji
18 juillet 2010 @ 22:22
à dominique charenton
merci pour vos explications.voulez-vous me dire ce
que sont les « maisons médiatisées »,j’avoue m’y perdre
un peu;par exemple qu’en est-il de la famille de
wurtemberg?
Pépita
18 juillet 2010 @ 23:20
Charles
Oui ce serait bien que vous fassiez un reportage sur
Chacun des petits enfants du comte Henri et de la comtesse Isabelle de Paris aujourd’hu décédés tous les deux.
Et combien au juste d’arrières petits enfants .
Combien en reste t il à marrier
Merci
grégory
19 juillet 2010 @ 09:52
à beji…la maison de wurtemberg n’est pas une maison médiatisée,elle a régné jusqu’à la fin de la monarchie en allemagne,même si leur pouvoir était « encadré » par les constitutions locales et l’allégeance à l’empereur d’allemagne.vous trouverez l’ensemble des maisons médiatisées sur ce site,leurs noms sont annotés d’un astérisque http://www.angelfire.com/realm/gotha/gotha/gotha.htm
Azilis
19 juillet 2010 @ 09:57
Martine,
je ne comprends pas votre raisonnement (Comm. 24): il serait juste de léser des filles et pas des fils!
En fait, dans ce genre de succession, seul le fils aîné hérite du domaine principal, afin de préserver ce domaine (et accessoirement les cultures, vignobles, forêts, élevages …. et les emplois s’y référant). Aucune injustice puisque les puînés se retrouvent avec des compensations et de toutes façons, il savent dès leur naissance qu’il en sera ainsi: l’ordre des choses est établi et il est extrêmement rare qu’il y ait désaccord; je connais plusieurs familles où ceci s’est passé de la sorte et sans grincement de dents.
De plus, l’aîné a l’obligation de bien recevoir ses puînés et leurs familles.
Bonne journée
Azilis
Beatrix
19 juillet 2010 @ 10:28
Merci à Charles pour cet article; je rejoins les commentaires précédents et déplore l’absence de ce genre d’articles dans PDV.
Damien
19 juillet 2010 @ 15:45
La princesse Isabelle d’Orléans a merveilleusement bien choisi le prénom de son premier-né. ;-)
A l’origine Damien est, avec son frère Côme, fêté le 26 septembre (le 27 au canon de la messe). Ils sont les patrons des médecins.
Message personnel pour nos amis Belges : ma maman m’a prénommé Damien en souvenir du Père Damien. :) A l’époque il n’était encore ni bienheureux ni saint. Depuis c’est chose faite et j’ai donc deux fêtes dans l’année.
beji
19 juillet 2010 @ 16:06
merci grégory.
Charles
20 juillet 2010 @ 08:44
Pepita,
Le comte et la comtesse de Paris defunts ont eu a ce jours :
11 enfants, 2 sont décédés
40 petits-enfants, 1 est décéde
84 arrière-petits-enfants
Soit un total de 135 descendants
Fleur de Wurtemberg, comtesse Moritz von Goess a du donner naissance au 136eme descendant des princes defunts.
Il reste a marier :
La comtesse Claire de Schonborn-Buchheim
Le comte Melchior de Schonborn-Buchheim
Le duc Eberhardt de Wurtemberg est fiance
Le prince Foulques d’Orléans, comte d’Eu, duc d’Aumale
Le prince Francois d’Orléans
Le baron Axel de Sambucy de Sorgue
Le prince Robert d’Orléans, comte de La Marche.
monica
5 août 2013 @ 10:41
Je compte à ce jour 98 arrière petits enfants.
Sophie2
20 juillet 2010 @ 14:33
A qui est fiancé Eberhardt?
monica
5 août 2013 @ 10:43
Eberhardt a eut 1 fils Alexander en 2011 et s’est marié en 2012
cecil
20 juillet 2010 @ 18:24
Pepita,
Charles, en donnant 40 petits-enfants aux comtes de Paris, se contredit lui même. Pour preuve, voici un copié-collé du mail où il parle du fils naturel du prince François. D’après une autre internaute, son prénom serait Emmanuel. Cette discussion a eu lieu dans un article publié le 18 mai 2009, « Le comte de Paris décoré de la légion d’honneur à l’Elysée ».
Charles
20 mai 2009 à 11:24
La jeune femme qui attendait l’enfant du prince Francois a souhaite garder ce secret pour elle, et de ne pas en faire etat.
Cet enfant se porte bien, et a ete reconnu par celui qui est desoormais son pere. Il porte un joli nom de France a l’etat civil. Il connait son histoire.
Cet enfant ne peut pas apparaitre dans la genealogie des Capetiens puisqu’il est legalement l’enfant d’un autre.
D’autre part, je tiens a dire que cet enfant n’a pas ete rejete par la famille du prince Francois.
Pépita
20 juillet 2010 @ 18:34
Merci Charles de m’avoir répondu car je n’étais plus trés sûre du nombre de descendants du comte et de la comtesse de Paris défunts.
Avez vous déjà vu des photos du mariage du prince Michel comte d’Evreux ainsi que celui du mariage du prince Thibaud car je ne me souviens pas en avoir vu.
Merci d’en faire paraître si vous en avez.
LE REGENT
20 juillet 2010 @ 22:07
Merci, Charles pour vos commentaires d’une rare perfection sur la descendance de la Famille de France.
Merci aussi de nous donner a cette occasion, le plaisir d’honorer la mémoire de Madame. Inoublable presque Reine de France . En tout cas Reine dans nos coeurs. Grâce a Elle, grâce a sa descendance, grâce a Régine et a vous, la Famille de France continue de vivre sur ce site .
Charles
21 juillet 2010 @ 00:13
Le Regent,
Merci beaucoup pour vos mots si aimables.
J’avais beaucoup d’affection pour Monseigneur et Madame. Je garde en mémoire l’émotion immense du comte de Paris au bras de Madame lorsque la foule et sa famille les ont applaudis chaleureusement a la sortie de l’église d’Amboise le jour des 90 ans du prince.
Le comte de Paris, très malade a cette époque souriait a son épouse si heureuse d’apparaître au bras de son prince en cette journée mémorable.
J’ai aujourd’hui du respect pour le Chef de la Maison de France et j’ai énormément d’affection pour la duchesse de Montpensier, Jean et Philomena, Eudes et Marie-Liesse, Marie et Gundakar ainsi que pour le petit Gaston.
LE REGENT
21 juillet 2010 @ 09:52
CHARLES, je donne suite a votre précedent message et je suis ému aussi au souvenir de cette belle journée, où j’étais présent a l’anniversaire du Comte de Paris. Souvenez vous de l’élégance royale de Madame, rayonnante et applaudie, entourée par les invités et les curieux.J’ai, comme vous, aussi beaucoup de respect pour la Duchesse de Montpensier et ses enfants. Cette femme, peut-être un peu austere pour certains, est un modele de courage et de dignité.
Dominique Charenton (Royauté2)
21 juillet 2010 @ 10:13
Bonjour Cecil
En effet, dans des diverses publications il est donné 2 enfants naturels ( X et Z ) au prince François. Enfants qui semblent ne rien faire pour démentir.
L’un (X) historien, en tant que chef de sa maison devrait être indiqué dans les éditions du Bottin Mondain, comme X, comte de N et son cousin et successeur présomptif à la tête de la maison comme le comte Y de N ….Et Bien non, c’est l’inverse ! Donc selon l’usage du » monde » si le cousin est le vrai chef de la famille N……cela signifie que le chef légal n’appartient pas par le sang à la famille N.
L’autre (Z) – dont la mère appartient à la noblesse et est la double cousine-germaine d’une artiste de renommée internationale – propose son site consacré à son activité professionnelle, certes honorable, mais peu répandue,sur un site consacré aux branches d’une famille » issue de la plus ancienne noblesse de notre royaume » selon l’expression utilisée par Louis XVI pour anoblir certains enfants naturels de son grand-père !
Cordialement
Charles
21 juillet 2010 @ 12:28
Pepita,
J’ai des photos des mariages des prince Michel et Thibaut de France mais je n’ai pas la possibilité de les envoyer par mail.
Béatrice Pasquier de Franclieu portait un carré Hermès sur ses cheveux bruns.
Dominique Charenton (Royauté2)
21 juillet 2010 @ 14:30
Bonjour Beji
voir l’article –correct- de Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diatisation_(f%C3%A9odalit%C3%A9)
Sur les familles médiatisées, l’édition de l’ Almanach de Gotha année 1913 – édition du cent cinquantenaire,
qui à cette occasion, contient également en XXV pages l’histoire de cet annuaire – on trouve de la page 110 à la page 112 les réglements aux titres des membres de la deuxième partie.:
” En raison des difficultés qui s’opposaient à la réglementation de par sa propre autorité des titres des familles médiatisées, la Diète germanique prit le 18 08 1825 la décision suivante : “” Les Souverains et les Villes libres d’Allemagne sont tombés d’accord
pour qu’il fût accordé aux familles médiatisées, ci devant co-états de l’Empire germanique un rang et un titre conforme à leurs droit d’égalité de naissance avec les maisons souveraines et pour qu’il fût conféré aux princes (1) la qualification de Durchlaucht (
Altesse Sérénissisme ) (2) “”
Dans la séance du 13 02 1829 la Diéte décida : ” Qu’aux chefs des familles comtales ci devant co-états du St Empire, serait désormais accordé la distinction sollicitée, par la collation de la qualification d’Erlaucht ( Altesse Illustrissisme ) “”
(1) le terme de ” princes” ne s’appliquait qu’aux chefs des familles princières; ce qui ressort formellement de la déclaration faite le 13 02 1829 par la Diéte disant expressément : “que la qualification de Durchlaucht appartient aux chefs des famille princières ”
(2) en apppréciant ces décisions , il ne faut pas oublier que ce n’était pas la Diéte qui conférait ces qualifications de Durchlaucht et d’Erlaucht , la collation en revenait aux souverains respectifs à qui ces familles avaient été subordonnées.
En effet, les Etats souverains ont exécutés dans la suite ces décisions de la Diéte lorqu’elles n’avaient pas été anticipées par des décisons antérieures comme le décret de la Hesse grand ducale du 29 03 1820 ou les déclarations de la couronne de Wurtemberg.
La PRUSSE autorisa par ordonnance royale du 21 02 ( publiée le 28 04 1832 la publication de ces décisions de la Diéte et arrêta en même temps que la qualification de Durchlaucht ne serait accordées qu’aux chefs des 14 familles subordonnées à la couronne de
Prusse ( Arenberg, Bentheim Steinfurt, Bentheim Tecklenbourg Rheda, Croy, Kaunitz Rietberg, Looz Corswarem, Salm Salm, Salm Kybourg, Salm Horstmar, Sayn Wittgenstein Berlebourg, Sayn Wittgenstein Hohenstein, Solms Braunfels, Solms Lich et Hohensolms, Wied )
Ensuite une ordonnance royale de 1833 décréta ce qui suit : “” sur le rapport du ministère d’Etat du 25 du mois dernier, je lui fais savoir qu’en autorisant la publication dans mes Etats et sans préjudice des autres Etats souverains , des décisions de la Diéte
germanique du 18 08 1825 et du 13 02 1829 relatives aux titres à accorder aux maisons ci devants co-états du Saint empire, par mon ordonnance du 21 02 1832, je n’ai pas entendu restreindre les droits et titres que les membres des familles ci devant immédiates,
établies dans ma monarchie, avaient déjà acquis , soit en vertu de diplômes spéciaux accordés par moi, soit en vertu des dispositions du § 7 de l’ “” instruction du 30 05 1820 “” Pour cette raison je déclare et ordonne qu’à tous les membres portant le titre de prince
des familles énoncées dans le § 7 de l’” »instruction” » du 20 (sic) 05 1820 et dans la liste ( voir ci dessus ) ajoutée à la publication du ministère d’Etat du 28 04 1832, il soit donné, dans toute l’étendue de ma monarchie, par toutes les autorités publiques
et tous les sujets la qualification de Durchlaucht “”
Concernant les cadets des maisons comtales ( trois maisons de Stolberg ) il n’y a pas que nous sachions de réglements spéciaux .
Dans les principautés de HOHENZOLLERN pour lesquelles les maisons princières de Fürstenberg et de Thurn et Taxis entrent en considération et qui par suite de l’incorporation des principautés de Hohenzollern au royaume de Prusse le 07 12 1849 ont été subordonnées à cette couronne , fut conclu un recès le 15 07
1864, reconnaissant à la maison princière de Thurn et
Taxis le droit de porter ses anciens titres et armes en abandonnant ses attributions relatives à l’ancien Empire Germanique
L’Autriche ( la liste du 07 octobre 1825 comprend les maisons princières domiciliées dans la monarchie autrichienne, d’Auersperg, Colloredo-Mannsfeld, Dietrichstein, Esterhazy, Kaunitz-Rietberg, Khevenhüler-Metsch,Lobkowitz, Metternich, Rosenberg, Schönbourg, Schwarzenberg, Starhemberg, Trauttmansdorff, Windisch-Graetz, auxquelles s’ajoutent, en vertu d’un
écrit ministèriel du 08 novembre 1825, les maisons de Schönbourg-Waldenbourg et de Schönbourg Hartenstein,et, en vertu d’un décret de la Chancellerie de la cour du 04 février 1845, Salm-Salm, Salm-Kyrbourg,Salm-Hortsmar, Salm-Reifferscheidt-Krautheim, et Salm-Reifferscheidt-Krautheim-Raitz; les maisons comtales domiciliées dans la monarchie autrichienne sont les suivantes : Harrach, Kuefstein, Schönborn-Buchheim,
Stadion, Sternberg-Manderscheid, Wurmbrand ),
L’Autriche, disons nous, a exécuté les décisions de la Diète par les décrets de la chancellerie
de la cour du 07 octobre 1825 pour les maisons princières et du 09 octobre 1829 pour les maisons comtales, en accordant aux chefs des maisons
princières les qualifications de Durchlaucht et Durchlauchtig hochgeborener Fürst et aux chefs des familles comtales celle de Erlaucht et de Erlauchtig hochgeborener Graf. Enfin l’empereur François-Joseph a ordonné à Gödöllö le 27 avril 1869 ( arrêté ministériel
du 09 mai 1869 ) que désormais, dans toute l’étendue de la monarchie d’Autriche-Hongrie, tous les membres des familles ci-devant co-états du Saint Empire, dans lesquels la dignité princière est héréditaire pour tous
les descendants, porteront la qualification de Durchlaucht.
La Bavière a décrété par édit du 26 mai 1818 ce qui suit : “” L’aîné d’une maison ci-devant immédiate, qui se trouve en possession des biens et seigneuries de famille, par distinction des cadets se qualifiera dans les écrits et actes publics qui ne sont pas adressés au souverain ou aux autorités royales de prince et seigneur ( Fürst und Herr ) et employera le pronom “”Nous” », tandis que les cadets ne se serviront que du titre de prince (Fürst) ou comte. Sur cet édit et une ordonnance du roi Louis Ier du 11 janvier et 2 décembre 1837 se basait le refus du titre de “”Prinz” » et “”Prinzessin” » pour les cadets de ces maisons princières( titre réservé aux membres de la maison royale ). La décision de la Diète du 18 août 1825 a été sanctionnée par la Bavière et conformément à cette décision il a été accordé aux chefs des maisons
princières ( Fugger de Babenhausen, Hohenlohe-Schillingsfürst, Leiningen, Lowenstein-Wertheim-Freudenberg, Lowenstein-Wertheim-Rosenberg, Oettingen-
Spielberg, Thurn-et-Taxis, Esterhazy, Schwarzenberg, Waldbourg-Wurzach, Waldbourg-Zeil-Trauchbourg) la qualification de “” Durchlaucht “”, aux
chefs des familles comtales (Castell, Fugger de Glött, Fugger de Kirchheim, Fugger de Nordendorf, Giech, Ortembourg, Pappenheim, Rechteren-Limpourg,
Schönborn, Waldbott-Bassenheim, Erbach-Wartenberg-Roth, Stadion ) 22 avril 1829 et 25 aoüt 1831 la qualification d’” »Erlaucht” ». Actuellement le
titre de “”Prinz” » et “”Prinzessin” » n’est plus refusé aux cadets de ces maisons princières et d’après un arrêté confirmé par le prince-régent en date du 07 mars 1911, les cadets des maisons princières doivent être
qualifiés, dans les écrits officiels, de “”Durchlaucht” » et les cadets des maisons comtales de “”Erlaucht” ».
Dans l’ancien royaume de Hanovre ( à qui étaient subordonnés les princes d’Arenberg, Bentheim, Looz-Corswarem et les comtes de Stolberg-Stolberg,
Stolberg-Wernigerode, Platen-Hallermund ) l’article 4 du décret royal du 09 mai 1826 avait accordé au chef de la maison d’Arenberg le titre de “” Durchlauchtigster Herr Herzog “” et l’article 3 du décret royal du
18 avril 1823 au chef de la maison de Bentheim le titre de “” Durchlauchtig Hochgeborener Herr Fürst “” et aux autres membres de ces deux maisons le titre de “” Durchlauchtig Hochgeborener Fürst “” et au contexte toujours de “” Euere Durchlaucht “”.
Pour le royaume de Saxe, la seule maison de Schönbourg entre en considération . En vertu d’un recès conclu entre la couronne de Saxe et la maison de Schönbourg le 29 octobre 1878 tous les membres de la ligne princière de cette maison ont droit à la qualification de
“” Durchlaucht “” et tous les membres de la ligne comtale à la qualification d’” » Erlaucht “”
En Wurtemberg, “” les déclarations royales “” ont accordé dans les écrits officiels aux chefs des maisons princières ( Colloredo-Mansfeld, Dietrichstein, Fürstenberg, Hohenlohe-Kirchberg, Hohenlohe-Langenbourg,
Hohenlohe-Waldenbourg-Waldenbourg, Löwenstein-Wertheim-Freudenberg, Löwenstein-Wertheim-Rosenberg, Ottingen-Spielberg, Oettingen-Wallerstein, Schwarzenberg, Solms-Braunfels, Thurn-et-Taxis, Waldbourg-Wolfegg-Waldsee,
Waldbourg-Zeil-Trauchbourg, Waldbourg-Zeil-Wurzach, Windisch-Graetz, Sayn-Wittgenstein-Hohenstein) le titre de “” Euer Durchlaucht” » et de “” Hochdieselben “”; aux cadets le titre de “” Euer Fürstliche Gnaden “”.
Les aînés des maisons comtales ( Erbach-Wartenberg-Roth, Fugger-Kirchberg-Weissenhorn, Fugger-Nordendorf, Königsegg-Aulendorf, Neipperg, Plettenberg-Mietingen, Pückler-Limpourg, Quadt-Isny, Rechberg, Schaesberg-Tannheim, Stadion-Stadion-Tannhausen, Sternberg-Manderscheid, Törring-Guttenzell, Waldbott-Bassenheim, Waldeck-et-Pyrmont, Isenbourg-Büdingen-Meerholz )
ont droit à la qualification d’” »Erlaucht” », les cadets à celle de “” Hochgeboren “”
Pour le grand duché de Bade, un arrêté ministériel du 17 septembre 1829 ordonna que les cadets des maisons princières ci-devant immédiates eussent droit à la même “” courtoisie “” que les chefs de ces maisons ( Fürstenberg, Leiningen, Salm-Reifferscheidt-
Krautheim, von der Leyen, Löwenstein-Wertheim ) et qu’aux cadets des maisons comtales ( Leiningen-Neudenau, Leiningen-Billigheim ) fût donnée la qualification de “” Hochgeboren” »
Dans le grand duché de Hesse fut arrêté le 17 février 1820 et le 18 juillet 1858 ce qui suit : Dans leurs écrits adressés aux chefs des familles ci-devant immédiates ( princes d’Isembourg-Birstein, Leiningen,
Löwenstein-Wertheim-Freudenberg, Löwenstein-Wertheim-Rosenberg, Solms-Braunfels, Solms-Lych et les comtes d’Erbach-Erbach, Erbach-Fürstenau,Erbach-Schönberg, Isembourg-Büdingen, Isembourg-Meerholz, Isembourg-
Büdingen-Wächtersbach, Leiningen-Westerbourg, Schlitz dit de Görtz, Solms-Laubach, Solms-Rödelheim, Solms-Wildenfels, Stolberg-Gedern, Stolberg-Ortenberg ) nos magistrats se serviront des titres de “” Durchlauchtig Hochgeborener Herr Fürst “”, “” Erlauchtig Hochgeborener
Herr Graf “” et au contexte des expressions “” Euere Durchlaucht “” , “” Euere Erlaucht “”.
Pour la Hesse électorale, un édit du 29 mai 1833 arrêtait que les ministères et magistrats se serviraient dans leurs écrits adressés aux chefs des maisons ci-devant immédiates ( prince d’Isembourg-Birstein, et les comtes d’Isembourg-Meerholz, Isembourg-Wächtersbach, Solms-Rödelheim ) des qualifications de “” Durchlauchtig Hochgeborener Herr Fürst “” et “” Erlauchtig Hochgeborener Herr Graff “” , et au
contexte des expressions de “” Euere Durchlaucht “” et “” Euere Erlaucht” »
Il n’est pas à la connaissance de la rédaction s’il existe des ordonnances ou décrets analogues pour le duché de Nassau ( prince de Wied et les comtes
de Neu-Leiningen-Westerbourg, Waldbott-Bassenheim )
Ces réglements sont en vigueur en tant qu’ils n’ont pas été modifiés par des décrets spéciaux rendus en faveur de ces familles par les souverains ou gouvernements des Etats à qui elles ont été subordonnées ( lesquels
décrets se trouvent mentionnés dans les précis historisques qui précèdent chaque article. Cependant il est depuis longtemps d’usage , parfois même
dans les relations officielles, de donner aux cadets des familles princières la qualification d’Altesse Sérénissisme. “
Cordialement
Dominique Charenton (Royauté2)
21 juillet 2010 @ 14:38
Beji
Le Wurtemberg ne fut pas un état médiatisé. Au contraire il fut le nouveau souverain de médiatisés, l’un des plus durs !
La dureté du roi de Wurtemberg vis à vis des médiatisés est soulignée à plusieurs reprises dans l’ouvrage du prince Jean Engelbert d’Arenberg, Les princes du St Empire à l’époque napoléonienne,1951 :
page 94 : « le roi de Wurtemberg, le plus actif de tous les princes pour s’annexer des possessions qui ne lui appartenaient pas en 1803/4″
page 102: » Chacun essayait tout spécialement d’éviter des négociations avec le nouveau roi de Wurtemberg qui avait fait encore une tentative d’expansion cette fois aux dépens des princes de Hohenlohe, Linange, Loewenstein-Wertheim et du comte d’Erbach »
page 105: « Le prince de Linange signa volontairement une convention de protection et d’héritage avec le roi de Bavière, le 22 mars 1806 pour échapper à la pression du roi de Wurtemberg »
page 176: « Le traitement des Etats médiatisés ne fut pas uniforme….Le roi de Wurtemberg, comme de coutume, dépassa les autres par la rigueur de ses traitements. Les médiatisés au service de puissance étrangères reçurent l’ordre de revenir, sous peine de voir leurs biens confisqués en cas de refus. Ceci arriva au Prince de Metternich et au comte de Stadion, tous deux au service de l’empereur d’ Autriche. Un des princes de Hohenlohe, qui avait désobé à l’injonction de son nouveau souverain et continué à servir comme général dans l’armée prussienne, eût l’infortune d’être fait prisonnier de guerre pendant la campagne de 1806. Napoléon pour plaire au roi, l’extrada. Ceux des Etats médiatisés qui avaient accepté la souveraineté de la maison de Wurtemberg perdirent tous leurs privilèges,sauf l’exemption de service militaire, le droit d’être jugé par une cour supérieure et le droit que leurs biens fussent administrés par leurs propres fonctinnaires. Mais ils étaient sujets à toutes les taxes, contraints de renoncer à leurs traités de famille et à leurs lois de majorats, et spoliés de leur juridiction patrimoniale comme de la juridiction sur leurs forêts. En 1809, le roi leur interdit de quitter le pays ou de changer de résidence sans son autorisation. Il révoqua aussi leur exemption de service militaire. Les pages de la cour eurent la préséance sur tous les autres nobles qui ne servaient pas le roi et, de façon à humilier la haute et basse aristocratie de l’empire, il créa un grand nombre de comtes et de barons. Lui-même s’entoura de nobles étrangers.
page 218: « Le mauvais triatement infligé aux maisons médiatisées par les rois de Bavière et de Wurtemberg et par les états de moindre importance en général mena à une motion pour la cession volontaire de leurs droits à la Prusse, auprès de laquelle certaines maisons espéraient rencontrer plus de considération »
page 226: « Tout privilège spécial des maisons médiatisées rencontra une opposition constante et violente auprès des cours méridionales , surtout des rois de Wurtemberg et de la Bavière »
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Dans un ouvrage collectif paru en 1950 : Le Wurtemberg, on trouve confirmation de la dureté du roi Frédéric Ier de Wurtemberg vis à vis des médiatisés, à la page 287 :
» …Le roi mit tout en oeuvre pour abaisser les petits princes et seigneurs et ruiner leur dangereuse influence; il leur retira en 1809 les pouvoirs de justice qu’ils exerçaient à l’occasion de délist commis sur leurs terres et l’un de ses conseillers d’Etat, M.de
Malthus, qui devait devenir ministre des finances sous Guillaume Ier de Wurtemberg, se vanta d’avoir déclaré à un prince médiatisé : « » J’ai le plus grand respect pour votre rang et, dans la société je vous rendrai toujours ce qui vous est dû, mais en administation,
vous n’êtes pas plus à mes yeux que le dernier des paysans; aussi, si vous conservez ces vieilles prétentions, je vous combattrai à outrance et il faudra bien que l’un ou l’autre succombe. » »
Cordialement
R-N
21 juillet 2010 @ 17:12
Dominique Charenton (58) La référence donnée de Wikip. ne contient que des choses fausses et des contresens.
Quant à celle de l’Almanach de Gotha, déjà tartée ici, s’il y a bien un texte qui puisse ne rien apprendre à un néophyte, c’est bien ce laïus épouvantable, bourré de choses recopiées sans intérêt ni rapport avec le fond.
(Pour précision ce texte ne se trouvait pas seulement dans l’édition du cent-cinquentenaire, il avait été publié dans de précédentes éditions)