
C’est un livre qui au vu du sujet abordé, fera sans nul doute beaucoup parler dans les prochains jours. Patrick Germain publie aux éditions Patrice du Puy « Le roi légitime. Bourbons ou Orléans. L’impossible querelle dynastique entre cousins« . Le comte de Paris a préfacé l’ouvrage.
Roch
2 novembre 2013 @ 20:50
Il est certain que ce livre de Monsieur Germain fera désormais référence.
Tous ceux qui doutent encore de la légitimité dynastique des Orléans devraient retrouver la raison en lisant cet ouvrage.
Naucratis
3 novembre 2013 @ 11:53
Voilà à nouveau l’argument psychiatrique des orléanistes : si on n’est pas d’accord avec eux c’est qu’on a perdu la raison… L’orléanisme est une secte !!!
Vite vite, amis légitimistes, lisons le livre du guérisseur orléaniste pour « retrouver la raison » et adorer le gourou Henri d’Orleans-Paris-France.
jul
3 novembre 2013 @ 14:22
Ohhhh oui vite vite Naucratis :D !!!
Quel précieux remède ! nous autres pauvres d’esprits en avons tellement besoin :D !!!
La méditation sur ce livre saint nous ramènera sur le droit chemin
il devrait être remboursé pour les Légitimistes.
Mayg
3 novembre 2013 @ 16:01
Ah c’est vrai, on avait oublié que vous étiez le spécialiste pour désigner les livres devant faire référence…
Caroline
2 novembre 2013 @ 20:59
Toujours un énième livre pour protéger ou attaquer les Bourbons et les Orléans!
De toutes façons,la royauté française ne renaitra pas de ses cendres,vu la pérennité de la république française et la conduite des princes pas toujours irréprochable!Ou qu’ils suivent le bon exemple du couple princier de Serbie par exemple!
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:12
Mais en Serbie depuis la mort accidentelle du dernier Obrenovitch personne ne conteste les droits des Karageorgevitch.
Palatine
2 novembre 2013 @ 21:40
le 1 juin 2010, il y a eu une rubrique duc d’Anjou qui a généré 800 posts sur la Querelle. Après cela, je me suis promis de ne plus jamais intervenir à ce sujet. Après tout, je ne suis pas française.
Mais le titre de cet ouvrage est bien trouvé, et l’accroche est excellente. On pose une énigme, on suggère un duel, un match, où l’on boxe avec les fleurs de lys. Qui sortira vainqueur ? On retient son souffle…
Hélas, l’annonce de la préface de « Monseigneur » le comte de Paris envoie tout de suite l’adversaire dans les cordes et on sait d’avance qui sera KO. Dommage.
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:15
Avec quelque bon sens et quelques souvenirs historiques on le savait avant. Mais là on voit qu’on avait totalement raison et ce n’est pas déplaisant de lire une démonstration scientifique et accessible.
Corsica
3 novembre 2013 @ 17:06
:) :) :)
Louise-Marie
2 novembre 2013 @ 23:47
Enfin un livre sérieux et honnête sur la légitimité des princes d’Orleans.
Cet ouvrage sera une référence et pourra être distribué aux journalistes afin de mettre fin aux prétentions illégitimes du faux duc d’Anjou.
Un cousin m’a confié que certains éléments seront inédits.
Merci a M. Germain pour ces trouvailles et ces mises au point définitives.
Naucratis
3 novembre 2013 @ 11:55
Il faudrait même le diffuser auprès des élèves dans toutes les écoles de France et de Navarre !!!
Le monde entier doit lire ce livre afin que le système solaire sache que les arguments orléanistes sont la vérité vraie et révélée !
Cosmo
3 novembre 2013 @ 13:03
Mais quelle bonne idée, Naucratis !
Cosmo
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:18
Vous préférez l’Evangile selon saint Hervé…
jul
3 novembre 2013 @ 14:24
Ohhh oui Il n’y a qu’une seule opinion autorisée !!! la prétention du Comte de Paris :D
Point de salut en dehors de cette sainte doctrine pour les journalistes, c’est donc évident !
Mayg
3 novembre 2013 @ 16:05
Sérieux et honnête alors qu’il est préfacer par Henri d’Orléans ? Vous plaisantez ?
Cosmo
3 novembre 2013 @ 18:33
Mayg,
Une fois de plus, vous êtes impayable.
Croyez-vous vraiment ce que vous écrivez ? Si c’est le cas, je vous plains.
Cosmo
Mayg
4 novembre 2013 @ 17:33
Cosmo,
Parce que vous ne croyez pas en ce que vous écrivez vous ?
Et puis d’ailleurs pourquoi serais-je plus à plaindre que vous ?
Cosmo
4 novembre 2013 @ 20:16
Mayg,
Comment osez-vous douter du sérieux d’un ouvrage parce qu’il est préfacé par Henri d’Orléans ?
Le mieux serait que vous le lisiez et ensuite vous pourrez dire s’il est sérieux ou non.
L’autre possibilité est de ne pas le lire, et c’est ce que je vous conseille. Cela vous évitera une dépense inutile et de la perte de temps.
Cosmo
Mayg
5 novembre 2013 @ 03:02
Cosmo,
A mes yeux il y a bien longtemps qu’Henri d’Orléans a perdu toute crédibilité, ne serait ce qu’a travers ses communiqués, plus pitoyables les uns que les autres.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 14:08
Mayg,
Cela est autre chose. Je comprends parfaitement que vous désapprouviez les propos du prince en général.
Cosmo
Philippe
3 novembre 2013 @ 01:18
Oh la la, quel ennui ! …
Deux prétendants, dont aucun ne satisfait aux besoins de
la Nation.
D’un côté, un aristocrate espagnol qui est autant Bourbon et
capétien que le sont les deux ou trois cent mille personnes descendant de Hugues Capet par les femmes (merci, Nicolas Kayanakis, pour votre rappel des faits tels qu’ils sont !)…
Et de l’autre un simple citoyen français que ses prises de position politiques incessantes ont rendu indigne d’être jamais considéré
comme un recours possible.
Car hélas, Zeugma, vous vous trompez. Les descendants de
Louis-Philippe ont oublié depuis longtemps l’héritage des Lumières, et que leur légitimité ne tenait qu’à l’acceptation des acquis de la Révolution française, laquelle a peut-être été une abomination mais fait bel et bien partie de notre Histoire et de notre héritage …
Comme d’ailleurs fait aussi partie de notre héritage la séparation
des Eglises et de l’Etat !
Le prétendant Orléans croit encore avoir le droit de « commenter »
le Suffrage universel … allons donc !
Nous voilà bien lotis !
Aîné pour aîné, et comme le dit justement Philibert (en se trompant quand même de chemin généalogique !), Charles de Bourbon-Busset est le véritable aîné des descendants mâles de Hugues Capet …
Mais non, décidément, c’est impossible …
Une seule vérité s’impose : Vive la république !
Vincent
3 novembre 2013 @ 10:13
« Le prétendant Orléans croit encore avoir le droit de « commenter »
le Suffrage universel … allons donc ! »
Peut-être tout simplement que les Orléans n’ont toujours as digéré le fait que leur ancêtre, le roi des Français Louis-Philippe ait perdu son trône en s’obstinant bêtement à baisser le cens (très peu de personnes demandaient le suffrage universel à l’époque).
HRC
3 novembre 2013 @ 11:53
incroyable !!! c’est totalement faux, on demandait un abaissement plus rapide ou le suffrage universel !!
c’est plus que faux, c’est une inversion des faits
Vincent
3 novembre 2013 @ 19:26
L’échec des projets de réforme présentés devant les Chambres au début de 1847 avait convaincu les opposants au régime de l’impossibilité de parvenir au pouvoir par la voie électorale sans modifier le régime des élections. Les radicaux avaient accepté d’atténuer tout d’abord leurs revendications pour mener avec l’opposition dynastique et avec le centre gauche (Thiers lui-même s’abstient) une campagne en faveur de la réforme électorale. À partir du 9 juillet 1847, des banquets réunissent, à Paris et dans les grandes villes du Nord et de l’Est, des électeurs, des membres des professions libérales et de la garde nationale autour de journalistes et de députés opposants en vue de faire abaisser le cens à cent francs ; le corps électoral ne comprendrait encore qu’un demi-million d’électeurs mais la petite bourgeoisie libérale, favorable à l’opposition dynastique, y jouerait désormais un rôle majoritaire. Près de soixante-dix banquets réunirent ainsi vingt mille convives sans trop de tumulte. Toutefois, si les premiers s’étaient déroulés selon les formes légales, avec un toast au Roi, rapidement, à la suite du banquet de Lille, tenu le 7 novembre, Ledru-Rollin voulu évincer Odilon Barrot et réclama le suffrage universel. Le ministère refusa toute concession ; le discours du Trône, le 28 décembre 1847, blâma les «passions ennemies ou aveugles» (ce qui vise les banquets) et interdit le banquet de clôture prévu pour le 22 février 1848 à Paris. On connait la suite.
HRC
4 novembre 2013 @ 14:34
wikipédia vous a aidé à contredire votre message !! j’ai travaillé sur la question avant wiki, comme d’autres
Philippe
4 novembre 2013 @ 17:27
Le suffrage censitaire n’est pas la cause déterminante de la Chute de la Monarchie de Juillet (le suffrage universel instauré sous la Révolution avait été un échec cuisant et une expérience traumatisante, à cause de l’abstention massive à chaque scrutin de la paysannerie apeurée par les conséquences de mal voter que les émissaires de la Terreur lui feraient subir).
La Chute de Louis-Philippe est plutôt à rechercher dans le travail souterrain des cercles occultes comme la Société des Quatre Saisons, où se retrouvaient aussi bien des bourgeois progressistes que des intellectuels radicaux et qui ont miné les fondements du régime, en utilisant la classe ouvrière parisienne comme levier de manœuvre (l’Insurrection Populaire de Juin 1848 n’a rien de spontané mais obéit à un mot d’ordre lancé par un état major élitiste resté dans l’ombre, comme l’Insurrection spartakiste en Allemagne en reprendra plus tard l’exemple).
Ce cartel antimonarchiste entre bourgeois progressistes et illuminés socialistes préfigure dans ses contradictions internes le développement du capitalisme financier sous le Second Empire mais porte en parallèle le germe de l’antisémitisme radical qui fleurira sous la Troisième République (Proudhon est le premier théoricien révolutionnaire à parler de fours crématoires pour régler la domination juive sur les rouages de la société et de l’économie).
Autrement dit, la Monarchie de Juillet s’analyse comme un système de transition qui fait le pont entre la royauté autoritaire à base rurale et la république démocratique à base industrielle, ce qui la rapproche par certains côtés des gouvernements arabes qui viennent de chasser leurs tyrans sans savoir quelle direction ils prendront dans l’avenir immédiat.
Philippe
5 novembre 2013 @ 10:14
Philippe ??? !!! ???
Merci, Philippe, de bien vouloir
personnaliser davantage votre
pseudo !
Il y a déjà un Philippe ici. C’est
moi. Et je ne suis pas certain que vous ayez à gagner à endosser
ma réputation.
Bien sûr, je ne suis pas propriétaire de l’usage exclusif de notre beau prénom, mais admettez que cela
risque parfois de rendre les débats confus.
Je vous remercie par avance.
Et vous précise que j’ai lu avec intérêt votre post, qui m’a beaucoup appris.
Naucratis
3 novembre 2013 @ 11:58
Philippe le républicain, de grâce, respectez les lois de la république. Vous contestez à Louis de bourbon son titre de duc d’Anjou, c’est votre droit. En revanche, la république lui a donné la nationalité française (comme à sa femme et à ses enfants). Reconnaissez-lui au moins cette qualité avant d’en faire un complet étranger.
Cosmo
3 novembre 2013 @ 12:46
Naucratis,
Comme beaucoup, le prince Alphonse a pris la nationalité française pour pouvoir bénéficier des avantages offerts par notre système social.
Cosmo
Actarus
4 novembre 2013 @ 15:43
Nooooooooonnnn !!! Il touchait les allocations familiales ? ^^
Je suis choqué ! ;-)
Cosmo
4 novembre 2013 @ 15:49
Vous avez raison d’être choqué car son choix de la nationalité fut dicté par la nécessité qu’il avait de faire supporter par la Sécurité sociale française les soins nécessaires après son accident.
Sans cela Louis de Bourbon ne serait pas français aujourd’hui.
Comme on dit trivialement, la République est bonne fille.
Cosmo
Actarus
4 novembre 2013 @ 16:33
Si la nationalité française leur a été reconnue en 1987, à cette époque ils étaient parfaitement remis de l’accident de février 1984. Et il n’y a pas d’effet rétroactif.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 18:09
Actarus,
il a obtenu la nationalité française dans le courant de l’année 1984, grâce à l’action de Pierre Beregovoy, alors ministre des Affaires sociales et de la solidarité, puis ministre des Finances à l’époque.
Mais si je me trompe sur la date, merci de me le signaler. En revanche, je suis sûr des faits et des circonstances.
Amicalement
Cosmo
Actarus
5 novembre 2013 @ 00:57
En 1984, je n’étais pas né. ;-)
Qu’il s’agisse de Pierre Beregovoy ou de Georgina Dufoix (cela dépend du moment en 1984), je découvre qu’il n’y avait donc pas que Henri l’Ancien pour avoir des relations avec les socialistes.
Cela prouve que le Roi (quel qu’il soit) est bien au-dessus des partis. ;-)
Mayg
5 novembre 2013 @ 03:06
Cosmo,
Comment êtes vous sure des faits et des circonstances ? Dîtes nous tout.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 14:05
Mayg,
Ayez un peu de patience et vous aurez la totalité de l’information et des sources !
Et contrairement à ce que prétend Nemausus, il ne s’agit nullement de médisance mais de faits réels prouvés.
Je comprends que cela vous ennuie de savoir que ce n’est pas son coeur ni son esprit qui a guidé le prince, mais de simples nécessités matérielles. C’est comme cela.
Cosmo
Mayg
6 novembre 2013 @ 00:28
Cosmo,
Là vous éveillez ma curiosité. J’attends de voir, ou plutôt de lire.
Daniel D
3 novembre 2013 @ 13:59
La nationalité Française ne lui vient pas des Bourbon, mais de sa grand mère née à Rome de mère Italienne et de père Français.
D’ailleurs sa grand mère a attendue 1987 pour
Demander ses premiers papiers Français.
Ce n’était pas une priorité pour elle!
Kalistéa
3 novembre 2013 @ 20:21
Et son père a attendu son terrible accident pour vouloir être français et se faire soigner en France.
Mais les cotisations à la sécu Française depuis quand les avait-il versées? ce serait intéressant à savoir !
Allez, les chercheurs de « petite » bête », vous avez du travail! Il faut tout vous suggérer…
Actarus
4 novembre 2013 @ 15:48
Kalistéa,
la bienséance m’interdit de vous attribuer l’épithète qui me brûle la langue et qui commence par un S majuscule.
Votre commentaire, à l’image de tous les autres que vous publiez, ne vous honore pas.
Mayg
4 novembre 2013 @ 17:59
Actarus,
lol.
jul
4 novembre 2013 @ 19:15
Alors là Kalistéa……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Il faut vraiment être une médisante et haineuse pour oser écrire ça
Ce n’est pas avec une aussi méchante langue que vous aiderez les Orléans !
En essayant de salir le Prince Alphonse, c’est vous même que vous salissez, vous en rendez-vous compte?
Nemausus
5 novembre 2013 @ 00:39
Finalement Kalistéa ne fait que reprendre les insinuations de Cosmo plus haut sur la sécu…tous les 2 adorent se vautrer dans la fange de la médisance et de la calomnie… mais cela colle très bien aux 2 personnages qui s’en sont fait une spécialité ! ils prennent exemple sur leur maître !
Naucratis
5 novembre 2013 @ 00:55
Je crois, Actarus et Jul, que cette pauvre Kalistea est bien trop sotte pour ce rendre compte de l’ineptie et de l’ignominie de ses commentaires.
Il faut plutôt la plaindre que lui en vouloir.
Marie de Bourgogne
5 novembre 2013 @ 13:44
Chère Kalistéa
Vous vous êtes attirée une bordée d’injures mais, bien entendu, aucune réponse ^^
Auriez vous raison ?
Amicalement.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 14:01
Nemausus,
Comme pour Lefranc et Chiappini, vous allez bientôt être dépité car l’information sur les raisons de l’obtention de la nationalité par le prince Alphonse vient de la source gouvernementale même.
Vous ne paierez rien pour attendre d’être ridiculisé une fois de plus.
Cosmo
R-N
5 novembre 2013 @ 15:16
Quand on descend du roi qui a fondé les Invalides, on a le droit de se soigner en France.
Quand on descend du roi Alphonse XIII, qui a permis des soins aux blessés français de la Grande Guerre, sans parler de son rôle diplomatique en faveur de la France, on a le droit de se soigner en France.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 22:21
R-N,
Ah bon ! je suggère que l’on crée une nouvelle catégorie parmi ceux qui peuvent bénéficier de la sécurité sociale :
– Descendants des rois de France
Elle viendra juste après les étrangers en situation régulière.
En attendant, il a fallu une décision gouvernementale.
Cosmo
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:38
En 2013 l’humanité au grand complet peut se faire soigner en France grâce à la CMU… même les étrangers en situation irrégulière.
Quand on descend de Louis XIV, on a le droit d’être soigné en France, même si, par une aberration des temps, il faut pour cela une décision positive prise par un gouvernement socialiste.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 00:36
R-N et Actarus,
Quel art de noyer le poisson !
Le fond du problème n’est pas que le prince Alphonse ait bénéficié de la sécurité sociale française par grâce socialiste, c’est qu’il ait attendu d’avoir besoin de se faire soigner pour demander la nationalité française.
N’aurait-il pu le faire avant par sentiment d’appartenance au peuple de ses ancêtres ? Mais il est vrai qu’il espérait la couronne d’Espagne.
Cosmo
Marie de Bourgogne
7 novembre 2013 @ 13:36
De se faire soigner en France, certes, mais sur le dos des contribuables français cela reste (moralement) à vérifier. Surtout quand les dits contribuables ont eux, de plus en plus de soins non remboursés.
Ceci dit la famille de Leonarda avait ce droit et Abdelaziz Bouteflika également (il semblerait que TOUS le monde ait ce droit), pourquoi pas certains Bourbon d’Espagne.
Mais, ceci dit, il est permis aux contribuables français d’apprécier ^^^….
Gérard
8 novembre 2013 @ 23:04
Tous ceux qui sont en France peuvent y être soignés me semble-t-il.
R-N
10 novembre 2013 @ 07:22
Cosmo,
Je ne vois que maintenant votre dernière réponse sur cette absence de demande antérieure de nationalité. Mais pour quelle raison aurait-il eu besoin de demander ce qui ne représentait finalement plus rien depuis que ses conditions d’obtention n’avaient plus de rapport avec le sens antérieur de la nationalité ? Alphonse était véritablement né espagnol, il avait conservé longtemps un rôle possible en Espagne, pourquoi aurait-il voulu cet acte administratif alors qu’en pratique, il n’en avait jamais eu besoin pour rencontrer ses soutiens en France ? Remarquons qu’en 1987, Louis, de son côté, n’avait que treize ans, ce qui est un peu jeune pour décider ni même choisir sur une matière sérieuse comme celle-là.
La raison vraisemblable de cette demande de nationalité d’Alphonse s’explique naturellement par la préparation du Millénaire Capétien.
Cosmo
10 novembre 2013 @ 11:48
R-N,
La demande de nationalité du prince Alphonse n’a rien à voir avec le millénaire capétien. Elle a été faite uniquement pour bénéficier de la sécurité sociale. Et je suis absolument certain de ce que j’avance.
Je ne critique pas le prince dans sa démarche mais elle n’a rien à voir avec un souci dynastique.
Car si cela avait été le cas, il aurait pu en faire la demande avant et elle lui aurait été accordée sans problème. Mais jusqu’à la mort de Franco, il avait un tout petit espoir de monter sur le trône, même s’il était évident que ce serait Juan-Carlos le souverain. La mort de Franco a été entourée de bien des démarches.
En fait le prince Alphonse, comme son père et comme ses arrière-grands-oncles, Madrid, n’est devenu éligible au trône de France que par défaut du trône d’Espagne.
Cordialement
Cosmo
Philippe
3 novembre 2013 @ 19:26
Ah oui, pardonnez moi Naucratis, j’avais oublié
que Luis était français !
Nous sommes nombreux à l’oublier, mais il faut dire qu’il ne nous aide pas beaucoup.
Militaire espagnol, longtemps résident américain, où ses enfants sont nés, banquier vénézuélien … quoi d’autre ??? Aurait-il
jamais été frappé par les rigueurs d’une loi d’exil ?
Qe connait-il de la France, à part la Galerie des
Glaces, Saint-Louis des Invalides, ou les appartements feutrés de ses soutiens du
faubourg Saint Germain ?
A-t-il seulement jamais mis les pieds ailleurs
qu’à Paris, a-t-il jamais pris un bain sur une plage bretonne, s’est-il jamais promené
dans une forêt solognote, a-t-il jamais dégusté
une moule frites sur la grand place de Lille ???
Personnellement, je ne l’ai jamais rencontré nulle part …
Alors que, même s’il m’agace sérieusement,
et que je regrette bien de ne pas lui avoir dit son fait (à l’époque je soupçonnais déjà sa
religiosité envahissante …), j’ai déjà vu Jean d’Orléans dans le métro.
Mais bon, puisque vous me dites que
Luis Alfonso de Borbon y Martinez Bordiu
est français, et que ses papiers le certifient, j’essaierai de m’en souvenir.
D’ailleurs c’est vrai, on le sait tous, il suffit de regarder le triste spectacle de nos rues, les
papiers suffisent aujourd’hui à faire de n’importe qui un français …
Bien à vous.
Gérard
4 novembre 2013 @ 14:32
Très belle page lyrique Philippe. Oui vraiment.
Gérard
4 novembre 2013 @ 23:03
J’ajoute, car je le dois à la vérité, que Luis est venu au moins deux fois à Marseille une fois où il prit part à une cérémonie religieuse et dîna avec quelques hôtes illustres et votre humble serviteur dans le presbytère et une fois à la Chambre de Commerce comme descendant d’Henri IV, oui déjà, qui la fonda, la première du monde…
Tonton Soupic
4 novembre 2013 @ 20:44
Philippe, vous êtes bienheureux. Moi j’ai vu le Prince Jean chez Monoprix. Nous étions tous deux au rayon des yaourts aux fruits puis il est allé s’acheter une paire de chaussettes à carreaux.
J’y allais aussi : les miennes étaient trouées.
Nous nous sommes parlés au rayon chaussettes.
Je me suis approché, et ai dit tout penaud : « mes chaussettes sont trouées ».
Il a souri aussi : mon bébé – que j’avais dans les bras – s’est mis à pleurer très fort. Je n’ai pas compris pourquoi.
Et je suis donc parti pour calmer le petit.
Je ne saurai jamais si Mgr Jean Carl d’Orléans-Vendôme-Paris-France avait ses chaussettes trouées lui aussi.
Mais ce moment a illuminé ma vie.
Mon petit garçon ne met plus de chaussettes depuis ce jour-là. Il pleure comme le déluge dès que le mot est prononcé devant lui. Je me demande pourquoi.
Lady Chatturlante
4 novembre 2013 @ 21:14
Il faut soigner le mâle par le mal.
Regardez « Le Bal des Vampires » avec votre petit garçon. Roman Polanski a une bonne tête, et Sharon est sublime.
Gérard
4 novembre 2013 @ 22:53
Cette anecdote plaisante vous rajeunit cher oncle Soupic.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 21:18
Philippe,
Je ne pense pas que Louis de Bourbon ait ses entrées dans le Faubourg-Saint-Germain.
Le prince Jean d’Orléans y a ses entrées mais cela ne veut pas dire qu’il y fasse recette.
La grande aristocratie sait où sont ses intérêts et dans son ensemble est plutôt républicaine.
L’essentiel du fan club de Louis de Bourbon est la petite bourgeoisie qui se donne des airs.
Cordialement
Cosmo
jul
4 novembre 2013 @ 22:46
Hmmm, quand la grande bourgeoisie se donne de grands airs :
« L’essentiel du fan club de Louis de Bourbon est la petite bourgeoisie qui se donne des airs.
… »la petite bourgeoisie qui se donne des airs »
les certitudes de la grande bourgeoisie seraient-elles remise en question par « la petite bourgeoisie » et la paysannerie (pour ma part lol).
Quel vent frais souffle sur la France :D et décoiffe la grande bourgeoise ! ça fait du bien :)
R-N
5 novembre 2013 @ 15:28
Jul,
vous avez raison.
Cosmo,
Un partie solide du Faubourg est bien derrière Louis de Bourbon, et le nombre des grands noms derrière lui, dans le Faubourg ou ailleurs, sont plus qu’une brochette…
Cosmo
5 novembre 2013 @ 22:24
R-N,
Je serais curieux de connaître ces noms, car jusqu’à présent on a surtout entendu parlé du duc de Bauffremont.
Les autres maisons ducales, comtales etc…sont bien discrètes dans leur soutien.
Cosmo
R-N
7 novembre 2013 @ 04:02
Cosmo,
Votre désir sur ce sujet sera bientôt satisfait.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 09:47
R-N,
Vous me voyez ravi d’avoir cette information car de ma fréquentation du Faubourg Saint Germain, j’ai plutôt l’impression que c’est l’esprit républicain, c’est à dire le réalisme, qui domine.
Mais je me trompe peut-être.
Bonne journée
Cosmo
R-N
10 novembre 2013 @ 07:37
Cosmo,
Le vrai Faubourg n’est plus exactement ce qu’il était, mais on peut en retrouver en partie les familles, ailleurs. Sans avoir effectué de compte précis, je suis persuadé que les principales familles de France sont favorables aux Bourbons.
Bonne journée.
Cosmo
10 novembre 2013 @ 11:51
R-N,
Votre réponse, très honnête, n’est pas suffisante car elle ne repose que sur votre certitude.
Je crois, moi, que le Faubourg Saint Germain n’a aucun intérêt pour le prince Louis et à peine pour le comte de Paris.
Mais comme aucun de nous ne peut avancer de certitudes, inutile d’épiloguer.
Bon Dimanche
Cosmo
Actarus
5 novembre 2013 @ 01:00
Moi aussi j’ai déjà croisé Jean d’Orléans dans le métro parisien, il y a des années.
C’est vraiment très commun, digne des Lettres Persanes. ;-)
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 23:18
Mon cher Philippe n° 2, vous oubliez que dans un magnifique élan de patriotisme Don Luis Alfonso a porté triomphalement comme un trophée insigne, dans ses augustes bras, la pauvre tête momifiée de je ne sais quel décapité, dans le but de rendre à la nécropole des rois de France la tête d’un de nos rois les plus aimés… C’était sans doute d’après lui une preuve de l’affection qu’il porte à son peuple…malheureusement cela montra aussi son manque de discernement ,de prudence et sa grande naiveté!
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:39
J’ai cru que vous alliez parler de sa participation au Marathon de Paris, mais comme vous avez la mémoire aussi sélective que vos affections…
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:23
Philippe êtes-vous sûr que le comte de Busset approuvait le mariage pour tous car là est la seule question, celle que Voltaire, Mirabeau, Saint-Just et Robespierre appelait de leurs vœux ?
Je vous taquine Caton de l’an 2013.
Philippe
3 novembre 2013 @ 18:56
J’accepte d’autant plus votre taquinerie
que la question mérite d’être posée !
A mon avis, non. Question de milieu, de
religiosité, de classe, et même de caste …
Vous remarquerez d’ailleurs que je ne me suis pas étendu sur sa candidature !
Mais encore une fois, Gérard, je vous assure que je me fiche bien du mariage pour tous !
Ce que je n’admets pas c’est qu’un prince,
ou prétendant, se mêle de donner son avis.
Et cela sur n’importe quelle question.
Bien à vous.
Et bonne lecture, si vous vous lancez dans
celle du pensum qui nous intéresse !
Kalistéa
3 novembre 2013 @ 20:23
Quel Caton, Gérard? notre ami est jeune ,ne l’oublions pas!
Philippe
4 novembre 2013 @ 16:45
Vous me flattez Kalistea !
Hélas, je fais bel et bien partie des seniors …
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:01
Mais vos idées sont jeunes Philippe ,c’est cela qui compte!
Quant à ceux qui m’insultent ,ils feraient mieux de prouver que j’ai tort dans ce que j’avance. Peuvent-ils nous prouver que le duc de Cadix n’a pas été admis à bénéficier des prestations sociales françaises après son terrible accident qui demanda des années de soins?
Et quand a-t-il payé ses cotisations?
C’est facile d’insulter quelqu’un ,On peut même insulter un auteur parceque ce qu’il écrit est génant…
Bonsoir cher Ph. k.
Gérard
4 novembre 2013 @ 22:50
Chère Kalistéa je pensais bien sûr à Caton le Censeur qui certes est un peu ancien,mais si l’ami Philippe se soucie des Carthaginois comme d’une guigne il ne peut terminer un propos sans vitupérer contre les tenants du mariage à la papa et à la maman. On en a pris notre parti comme les sénateurs de Rome. On le respecte mais on peut ne pas le suivre dans sa querelle.
Naucratis
5 novembre 2013 @ 01:00
Kalistea, dire que vous êtes vulgaire n’est pas une insulte. C’est un simple constat!
Louis-Napoléon
3 novembre 2013 @ 01:19
Etonnante attitude que celle de se battre si âprement pour savoir qui va occuper un trône qu n’existe pas. Ne faudrait-il pas commencer par se battre pour réhabiliter l’idée monarchique dans le coeur des français ? Ne faudrait-il pas commencer par déringardiser le monarchisme aujourd’hui plombé par le catholicisme intégrisme et le nationalisme réactionnaire ?
Ces prétendants qui se battent pour occuper un trône sans se battre correctement pour rétablir ce trône me font doucement rire.
HRC
3 novembre 2013 @ 10:34
il me semble qu’il y a les 2
-question dynastique
-et quel type de monarchie, les monarchies actuelles étant démocratiques en Europe
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:31
Personne n’a envisagé sérieusement autre chose qu’une monarchie d’Etat démocratique évidemment. Après ça les pouvoirs du roi seraient à définir.
HRC
3 novembre 2013 @ 18:58
je ne vous visai pas dans cette distinction entre les 2 points, Gérard
Philippe
3 novembre 2013 @ 10:46
Bravo. Tout est dit.
Et il est certain qu’on ne peut rien « déringardiser » … quand on est ringard soi-même !
Henri IV a su comprendre que le Paris de la fin du
XVIè s. valait bien une messe, mais ses descendants n’arrivent pas à comprendre que la France du XXIè
aimerait bien maintenant qu’on mette la messe en sourdine …
Vive la république !
Naucratis
3 novembre 2013 @ 12:00
En effet, la laïcité est établie (même si elle est de plus en plus menacée aujourd’hui) en France. Le roi pourra être catholique, il ne pourra régner que sur un pays laïc.
HRC
3 novembre 2013 @ 12:34
ah, là vous êtes raisonnable, réaliste si vous préferez, Naucratis.
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:29
La laïcité n’est pas menacée par les Chrétiens et la plupart des Musulmans.
Mais sa définition est délicate depuis quelques années et certains la confondent avec le rejet des religions.
Gérard
3 novembre 2013 @ 21:08
Je constate hélas que Philippe fait preuve d’intolérance religieuse. Il doi y avoir des droits de l’homme au rabais. Si c’est ça votre démocratie !!!
Louis-Napoléon
3 novembre 2013 @ 19:42
Philippe, j’applaudis vos propos ! Le parallèle avec Henri IV est savoureux, je l’aime beaucoup.
PS : mais je ne crierais pas « vive la République » par contre.
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:24
Vous vous méprenez sur nos princes.
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:33
Nos prétendants quels qu’ils soient sont des gentilshommes honnêtes et qui ont le souci du bien public. Ne leur faisons pas de procès d’intention.
Louis-Napoléon
3 novembre 2013 @ 19:40
J’ai lu l’ouvrage du duc de Vendôme, et j’ai parcouru (avec, je vous l’avoue, une forte envie de vomir), le site d’actualité « Vexilla Galliae » SPONSORISE par l’Institut Duc d’Anjou.
Dans ces deux témoignages de leurs convictions profondes, les princes de Bourbon et d’Orléans nous montre un attachement au catholicisme traditionnel, un rejet dogmatique de l’intégralité de la Révolution.
Quand je vois un prince qui veut prendre le nom de « Jean IV » sur le trône alors qu’aucun « Jean III » n’a régné sur notre pays, je m’étonne.
De même quand je lis les propos nauséabonds tenus sur Vexilla Galliae et qui font passer l’Action Française pour une association modérée …
Gérard
4 novembre 2013 @ 14:27
Je ne connais pas ce site dont vous parlez mais l’ouvrage le livre du prince Jean ne peut pas raisonnablement si on l’a lu correctement aboutir à votre conclusion. Pour le reste il est évident que le duc de Vendôme est catholique ce qui pour un certain nombre de nos interlocuteurs ici semble être une tare indélébile. Le catholicisme est nécessairement traditionnel puisqu’il remonte aux Évangiles et à l’Écriture sainte, à ce qu’on appelle précisément la Tradition, mais il évolue notamment avec les réflexions des papes et des conciles, car le message du Christ est d’une grande richesse qui doit sans cesse être découverte. Pour les chrétiens c’est là l’oeuvre de l’Esprit. Il y a aujourd’hui dans le monde entier des liens entre les monarques régnants et une religion, celle de la majorité de leur population, celle qui a participé fondamentalement à la construction du pays, et lorsqu’il s’agit de la religion chrétienne, qu’elle soit catholique, anglicane ou protestante, pour s’en tenir à celle aujourd’hui pratiquée par des souverains en exercice, elle est aujourd’hui plus que jamais une religion qui ne rejette personne.
ARAMIS
4 novembre 2013 @ 19:52
« …aujourd’hui plus que jamais une religion qui ne rejette personne… » mais, cher Gérard, qui peut aussi ameuter les foules pour s’opposer à l’accès de tous au mariage laïc, et non religieux, et qui n’est donc pas de son ressort, avant de l’ abandonner en rase campagne en mesurant les risques croissants de débordements…
ARAMIS
4 novembre 2013 @ 23:08
Entre le rejet des personnes et le rejet de leur mode de vie, beaucoup ne mettent pas la distance théoriquement applicable (mais je ne doute pas que vous la mettiez, cher Gérard, je ne vous fais pas de faux procès et apprécie vos interventions). Je crois que tous les évêques ont fait au moins un billet dans leur revue diocésaine contre le mariage pour tous. Certains sont allés plus loin jusqu’à manifester. D’autres, rares, continuent à soutenir les inénarrables sentinelles…
Ils se sont un peu cachés au fur et à mesure du temps pour qu’on ne confonde pas les manifestants avec le peuple catholique. mais cela n’a trompé personne… les manifestations n’ont pas débordé le cadre des cathos pratiquants et de l’extrême droite (2 choses qui ne se confondent pas ou seulement très partiellement) renforcés par ceux qui, se saisissant de ce prétexte comme ils se seraient saisis de tout autre, ne voyaient là qu’une occasion de mettre en difficulté F. Hollande. Ce fut la différence avec les manifestations pour l’école privée il y a 20 ou 30 ans. C’est pourquoi le pouvoir, qui a fait, à mon sens, une bonne analyse du contexte, n’a pas cédé.
Tonton Soupic
4 novembre 2013 @ 15:51
Louis-Napoléon, il peut bien y avoir Jean IV sans Jean III. Il y a bien eu Word 6 juste après Word 2.
Gérard
4 novembre 2013 @ 22:09
Aramis mon Cher je n’ai pas dit que la religion n’avait pas des idées à défendre ou des idéaux mais elle ne rejette pas les individus.
Par parenthèse beaucoup de nos évêques ont été fort discrets sur le sujet, la plupart peut-être…
R-N
4 novembre 2013 @ 00:49
D’accord avec Louis-Napoléon.
Cosmo
3 novembre 2013 @ 12:06
La longue citation de Nicolas Kayanakis est intéressante. J’ignorais que les Cortès s’étaient prononcé en 1812 sur la bâtardise de François de Paule. Est-ce au moment de la promulgation de la constitution espagnole ?
On peut aisément imaginer que Ferdinand VII n’aurait jamais consenti au mariage de sa fille Isabelle II avec François d’Assise, fils aîné de François de Paule.
Il serait intéressant d’avoir le texte proclamant cette bâtardise mais aussi de savoir quelles raisons ont poussé les Cortès à la proclamer.
Le doute dynastique quant à la légitimité de la branche dite aînée trouve donc là son origine et l’on comprend mieux l’attitude des princes carlistes, qui eux descendaient d’un infant légitime, comme était légitime Ferdinand VII.
Cela dit, les partisans de Louis de Bourbon trouveront tous les prétextes pour prétendre que ceci n’est pas vrai. Et ce n’est peut-être pas vrai.
Gérard
3 novembre 2013 @ 13:25
Oui c’est intéressant et à étudier.
Guyard
3 novembre 2013 @ 15:25
Sur Isabelle II http://geneanjou.blog.lemonde.fr/2012/12/01/de-la-paternite-mari-ou-amant-isabelle-ii-despagne-1830-1904/
Actarus
3 novembre 2013 @ 16:01
***** Ceci n’est pas une actaruse. *****
Sur le point (4) de Nicolas K., il est vrai que les Cortès réunies à Cadix en 1812 ont exclu de la succession au trône d’Espagne, non seulement le jeune infant François de Paule (alors âgée de 18 ans) mais également sa soeur Marie-Louise, reine d’Étrurie (alors âgée de 30 ans). En revanche, il est ABSOLUMENT FAUX de prétendre que les Cortès ont déclaré l’infant bâtard.
Voici le document : http://www.congreso.es/docu/blog/docs/28122011.pdf
Ce sont les considérations politiques du moment qui ont motivé cette exclusion qui, il faut le préciser, a été révoquée par les Cortès en 1820. Le trône espagnol ne manquait pas de dynastes et si François de Paule avait été considéré comme bâtard, il n’aurait pas été rétabli dans ses droits.
Les raisons du moment, en 1812, ne sont pas claires. Chose certaine, l’Espagne était alors sous la coupe de Napoléon. Mineur, François de Paule n’avait pas signé l’acte d’abdication de la couronne espagnole en faveur de Napoléon, que ce dernier céda à son frère Joseph.
L’exclusion temporaire de François de Paule avait sans doute pour objet d’empêcher Napoléon d’en faire sa marionnette. Il put se retirer en exil à Rome avec ses parents Charles IV et Marie-Louise, tandis que Ferdinand VII et l’infant don Carlos, comte de Molina (le futur Charles V des guerres carlistes), ses frères aînés, demeuraient captifs en Espagne.
Pour faire bref, exclu par les Cortès en 1812 pour raisons de politique intérieure, François de Paule recouvra ses droits par les Cortès en 1820. La succession espagnole étant bien assurée par de nombreux dynastes, si le benjamin des enfants de Charles IV avait été un bâtard, pourquoi lui rendre ses droits ôtés en 1812 pour motifs politiques ?
Pourquoi les carlistes ont-ils par la suite distillé les soupçons de bâtardise ? Le changement successoral provoqué par Ferdinand VII en faveur de sa fille Isabelle les rétrogradaient dans la succession. Pis, le mariage de François d’Assise, fils de François de Paule, cadets par rapport à la branche issue de Charles, comte de Molina, propulsaient les dynastes les plus éloignés du trône sur le devant de la scène et renversait complètement l’ordre successoral traditionnel instauré depuis Philippe V avec la loi semi-salique.
C’est un peu comme lorsque vous faites la queue pour obtenir un billet au moment de la fête du cinéma, et que vous voyez soudain les gens qui sont derrière vous remonter la file et doubler tout le monde. Forcément, vous n’êtes pas contents.
Cosmo
3 novembre 2013 @ 18:51
Actarus,
En effet, nul n’a proclamé de bâtardise à l’encontre de l’Infant François de Paule. Il n’en reste pas moins que son exclusion est étrange. Pour quelles raisons, sous la pression de la France, aurait-on exclu François de Paul et pas Charles, comte de Molina, futur chef des Carlistes ?
Que l’infant soit le fils ou non de Charles IV ne pose pas de problème en Espagne, cela en poserait en France.
Avouez que des doutes au niveau de François de Paule, des doutes au niveau de François d’Assise, cela fait beaucoup de doutes.
Mais comme vous et vos amis n’avez aucun doute, tout va bien et de toutes façons l’argumentation juridique reste au niveau des principes. S’il s’avérait que Louis de Bourbon ne soit pas le descendant agnatique de Louis XIV, vous et vos amis iriez chercher dans la descendance Séville et Santa-Elena de Charles IV, puis dans la descendance Bourbon de Naples de Charles III et enfin dans la descendance Bourbon de Parme de Philippe Ier. On trouverait enfin les Orléans, en bas du tableau.
Donc bâtard ou pas rien ne change. On s’en tient à Utrecht et tout va bien.
Amicalement
Cosmo
AUDOUIN
3 novembre 2013 @ 19:18
Cher Actarus
Ferdinand VII, son frère Don Carlos et leur oncle étaient prisonniers de Talleyrand au Château de Valençay
AUDOUIN
Cosmo
3 novembre 2013 @ 20:25
Actarus,
Je reprends ma discussion avec vous.
La révélation d’une éventuelle bâtardise au niveau de François d’Assise ou de François de Paule en réalité ne ferait que poser un problème moral au mouvement légitimiste français. Sur le plan dynastique, pas de souci, il y a d’autres Bourbons légitimes, mais sur le plan moral que faire du prince Louis de Bourbon qui est tant encensé, cajolé, courtisé es qualité ? Quelle place réserver dans votre coeur à un prince déchu ? Quel travail de reconstruction pour mettre en selle les ducs de Séville et faire accepter leur existence par les monarchistes français !
Mais rassurez-vous, Juan Carlos vivant, rien de ceci ne se produira. Je ne crois pas qu’une telle révélation changerait la perception qu’ils ont de leur roi. Cela les ferait sans doute rire, car bien en conformité avec l’image qu’ils ont de l’homme privé. Mais enfin, le roi ne permettra jamais une telle révélation et comme personne n’y a intérêt, tout restera lettre morte. Si la monarchie était abolie en Espagne, les choses seraient différentes. Mais qui le souhaite ? Quelques républicains espagnols sans doute et ce n’est pas pour des raisons de filiation dynastique.
Amicalement
Cosmo
Gérard
3 novembre 2013 @ 21:12
Bon nous voilà rassurer sur la fidélité de la reine Marie-Louise et de la reine Isabelle II qui avait été mise en doute par des historiens carlistes.
R-N
4 novembre 2013 @ 01:08
Merci à Actarus pour cette réponse, je n’ai plus besoin de la mienne au contenu équivalent.
J’ajoute ce que l’on m’a soufflé dans l’oreillette, que cette exclusion de 1812 concernait donc en même temps la soeur aînée de François de Paule, était née à l’époque où Godoy était un inconnu, loin de la cour, et n’avait que quinze ans ! Les insinuations sur une bâtardise de l’Infant, qui auraient été justifiée par l’acte de 1812 sont sans fondement et c’est une chanson ancienne.
Pour votre image de la file, si les Orléans ont crû être les premiers, on comprend qu’ils soient déçus, mais tant pis…
Tonton Soupic
4 novembre 2013 @ 13:00
Actapuce, Cosmo vous a parfaitement répondu. On sait très bien, par exemple, que Charles VII a été exclu de la couronne en raison de sa bâtardise et que cela ne l’a pas empêché de régner. Les traités, comme les andouillettes, sont au-dessus des lois et des rois. Quant à moi, je sais bien que c’est justement en raison de la renonciation de Mgr Philippe Egalité duc d’Orléans, de Paris et de France, que Mgr Henri VIII a ses meilleures chances de régner, car nous, Français, n’aimons pas obéir et nous choisissons toujours notre roi au-delà des Pyrénées, pas en déçà, comme disait Pascal dans son immense sagesse, car lui aussi savait bien que la Vérité était ailleurs. C’est ainsi et D. Luisalfonso de Boubon le sait bien vu qu’il se tient loin de Mgr Henri le Grand, notre bienheureux seigneur à tous. Amen.
R-N
3 novembre 2013 @ 17:36
Cosmo,
Cette annonce sur les Cortès ne tient pas !
Je vous en dirai plus ce soir en rentrant.
Bien à vous.
Cosmo
3 novembre 2013 @ 18:52
R-N,
Qu’elle tienne ou non, elle n’en a pas moins semé le doute, doute sur lequel les Carlistes ont pu s’appuyer.
Bien à Vous
Cosmo
AUDOUIN
3 novembre 2013 @ 19:08
A Cosmo qui avoue avec candeur qu’il ignorait que les Cortes avaient exclu l’Infant François de Paule de la succession espagnole.
Voici le texte en espagnol du décret du 18 mars 1812 traitant de cette question. Il verra que les motifs de cette décision n’ont rien à voir avec une soi-disant bâtardise contrairement à ce que raconte M.Kanayakis qui, visiblement, se contente de colporter les bobards orléanistes sans rien vérifier, ce qui enlève tout sérieux à son propos par ailleurs truffé d’erreurs grossières :
« Las Cortes Generales y Extraordinarias, atendiendo a que el bien y la seguridad del Estado son incompatibles con la sucesion del Infante Don Francico de Paula y de la Infanta Doña Maria Luisa, Reina viuda de Etruria, hermanos del Señor Don Fernando VII, al trono de las Españas, por las circunstancias particulares que en ellos concurren, y teniendio en consideracion lo que se previene en articulo181 de la Constitucion, han venido a declarar y decretar que el Infante Don Francisco de Paula, y su descendencia y la Infanta Doña Maria Luisa, y la sua, que quedan excluidos de la sucesion a la Corona de las Españas »
Texte que l’on peut traduire en français de la manière suivante:
Les Cortes Cénérales et Extraordinaires, compte tenu que le bien et la sécurité de l’Etat sont incompatibles avec la succession au trône des Espagnes de Don Franscico de Paula et de l’Infante Doñ Maria Luisa, reine douairière d’Etrurie, frères du Seigneur Don Fernando VII en raison de circonstances particulières convergentes et en prenant en considération l’article181 de la Constitution, en sont venus à déclarer et à décréter que l’infant Don Francisco de Paula, et sa progéniture et l’infante Dona Maria Luisa, et la sienne sont exclus de la succession à la couronne d’Espagne. »
C’est une malhonnêteté intellectuelle gravissime que d’affirmer que l’ancêtre du Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou « a été solennellement déclaré enfant adultérin de Marie Louise, et de Manuel Godoy . On a beau chercher , on ne trouve rien de tel dans ce décret. On ne trouve pas davantage dans le journal des Sessions des Cortes la moindre raison ou clause secrète qui pourrait laisser supposer que les députés aient voulu exclure l’Infant François de Paule pour bâtardise.
Il faut savoir que ce 18 mars 1812, les Cortes pensèrent aussi à exclure l’impératrice Marie Louise, femme de Napoléon et qui, en sa qualité d’aînée des arrières-petites filles du Roi Charles III, avait également des droits à faire valoir au trône d’Espagne.
De toute façon, le décret de 1812 fut annulé le 19 juillet 1820 par les mêmes Cortes, au motif que les « circonstances particulières » avaient disparu.
Ces circonstances particulières tenaient au fait que Ferdinand VII, son frère Don Carlos et leur oncle Antoine, étant prisonniers à Valençay, Napoléon aurait pu être tenté d’instrumentaliser le fils cadet de Charles IV contre sa propre famille. En 1820, Napoléon, croupissant à Sainte-Hélène pour la tranquillité de l’Europe, il n’y avait plus aucun risque de ce côté-là.
AUDOUIN
Actarus
4 novembre 2013 @ 14:02
C’est exactement cela. Voilà qui complète bien mon commentaire ci-dessus.
AUDOUIN
4 novembre 2013 @ 15:48
Merci, cher Actarus
Gibbs
3 novembre 2013 @ 13:38
Monsieur Germain étant un ami, il a toute ma sympathie pour ce livre qui représente un énorme travail et qui se veut, je le crois, de clarification.
Je lui souhaite « bon courage » face aux nombreuses critiques prévisibles de certains internautes et le félicite pour cet ouvrage.
Nemausus
3 novembre 2013 @ 14:33
Il est assez risible voire pathétique de voir les Orléans et leurs partisans, tellement si peu sûr de leur droit, ressortir régulièrement l’ineptie de la bâtardise des Bourbons en se fondant sur la hargne de Ferdinand VII à écarter les mâles de sa famille au profit de sa fille Isabelle en faisant voter par les Cortès une décision inique qui manifestement n’a eu aucun impact par la suite.
alors rions plutôt de la stupidité de ce faux argument et de la pauvresse d’esprit de ces gens là qui ne trouvent des pseudo-arguments que dans la calomnie de caniveaux.
Et même leur prince a manifestement changé d’avis, lui qui avait ressorti cette calomnie et avait subi la fureur du roi Juan Carlos. Car Henri d’Orléans reconnaît maintenant les Bourbons comme légitimes…. mais nous savons tous que les Orléans et leurs partisans ne sont plus à une contradiction près, leur existence comme prétendant et leurs prétentions sont elle même des contradictions !
Gérard
3 novembre 2013 @ 21:15
Qui est cette pauvresse ainsi méprisée ?
R-N
4 novembre 2013 @ 01:18
Nemausus, il semble bien que le Comte de Paris ait recommencé, son affirmation sur Juan Carlos et Felipe, seuls Bourbons d’Espagne, donc à l’exclusion de Louis, ne peut s’expliquer que par cette bâtardise, dont il recouvre généreusement ses cousins, lesquels, les deux premiers, demeurent Bourbons à l’espagnole.
Nemausus
4 novembre 2013 @ 19:24
R-N,
Si Henri d’Orléans ne reconnait comme légitime Bourbon que le roi Juan Carlos et son fils, cela voudrait-il dire que ce monsieur prétend que le duc d’Anjou et de Ségovie ou le duc d’Anjou et de Cadix serait un bâtard ? car Le duc d’Anjou et le roi d’Espagne ont le même ancêtre agnatique donc si l’un est légitime l’autre l’est aussi forcément sauf à insinuer une nouvelle calomnie ! mais les Orléans possèdent, comme chacun sait, cet art d’inventer les pires ignominies pour argumenter leurs thèses …
Les légitimistes et le duc d’Anjou laissent volontiers les Orléans et leurs partisans patauger seul dans la fange nauséabonde de l’insinuation malveillante où ils se complaisent apparemment, insinuation reprise à satiété par Cosmo pour l’infant François de Paule en faisant semblant de ne pas lire les réponses d’Audouin et Actarus infirmant ses propos …
Cosmo
4 novembre 2013 @ 21:02
Faux, Nemausus ! Mes réponses à Actarus prouvent au contraire que j’ai bien lu leurs propos.
Mais n’avez-vous pas quelques autres Bourbons dans votre manche ? Alors bâtard ou pas, quelle importance ?
Cosmo
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:11
Le duc de Ségovie voila un titre authentique ,le duc de Cadix en voila un autre ce sont deux titres espagnols donnés à des Princes Espagnols.
Aucun des deux n’avait droit au titre de duc d’Anjou.
Et après on crie que les orléanistes inventent et se roulent dans la boue nauséabonde de leurs mensonges…LOL!
R-N
5 novembre 2013 @ 15:55
Kalistéa, la branche de Louis possède le titre de Duc d’Anjou. Même si vous ne reconnaissez pas les droits de cette branche, elle a droit de toutes façons à ce titre.
R-N
6 novembre 2013 @ 00:06
Nemausus,
Le Comte de Paris effectivement reprend les mêmes insinuations, sans aucune délicatesse pour son cousin le roi. Si je n’interprète pas à tort sa déclaration, cela voudrait dire que tous les Bourbons espagnols seraient illégitimes, mais que pour la branche actuellement régnante, ce serait sans conséquence puisqu’elle tient ses droits d’Isabelle. Partant de l’a priori que Louis ne dispose d’aucune place en Espagne, et même, que sonprédicat lui aurait été retiré, ce qui est faux, il tire un peu vite la conclusion que Louis ne serait pas un Bourbon d’Espagne, même « à l’espagnole ».
Kalistéa
6 novembre 2013 @ 19:04
RN, je suis désolée, mais la branche de Louis ne possède pas le titre de duc d’Anjou comme vous dites ,puisque, ce titre déposé par Philippe V ,une fois devenu roi d’Espagne est revenu à la couronne de France et même Louis XV enfant l’a porté.
La famille Bourbon d’Espagne n’a aucun droit à ce titre royal Français.
Bien sur on va encore dire que le tribunal de la République n’a pas interdit à Alfonsito de le porter mais il ne vous l’interdirait pas à vous non plus!
La RF ne se soucie pas des titres de l’ancien Régime.Elle tolère que vous « en preniez un « …
R-N
10 novembre 2013 @ 08:36
Kalistéa,
la branche d’Espagne avait fondamentalement le droit de prendre ce titre de Duc d’Anjou. Je ne reviendrai pas sur l’ensemble des arguments, mais seulement sur deux d’entre eux que je n’avais pas cités :
– Lorsque les Bourbons d’Espagne, ont choisi de le porter, ce titre de Duc d’Anjou était doublement disponible :
1) du fait que les deux nouvelles attributions effectuées par la branche aînée (les rois de France) étaient éteintes.
2) le royaume n’existait plus.
– A ce moment, ce sont bien les Bourbons d’Espagne, la branche aînée, qui pouvaient attribuer les titres de la couronne !
Il y a une troisième raison de disponibilité, elle, je l’avais citée, et comme antérieurement affirmée par les Légitimistes :
ce titre, n’étant pas non plus porté dans une autre branche, demeurait encore plus disponible, aucun empêchement dans l’ordre de la bonne entente, ne pouvant être invoqué.
Pour le point n° 1 de la première raison, il est étonnant, chez les pro-Orléans, qu’on ne sache pas tirer les conclusions d’un raisonnement qu’ils ont eux-mêmes avancé.
Cosmo
10 novembre 2013 @ 18:12
R-N,
Les Bourbons d’Espagne n’avaient, et n’ont toujours aucun droit, à un titre n’existant plus car n’ayant pas été porté depuis plus d’un siècle et que le dernier titulaire, Louis XVIII, n’a transmis à personne.
En droit français, il aurait fallu prouver le lien direct entre le chef de la Maison de Bourbon et Louis XVIII. Or Jacques, Alphonse ou Louis de Bourbon ne descendent pas de Louis XVIII.
Cela dit, l’aîné de la Maison de Bourbon peut porter ce titre, qui n’est que de courtoisie mais d’autres peuvent aussi le porter car nul ne peut le défendre devant les tribunaux.
Charles-Philippe d’Orléans est logé à la même enseigne.
Si la République reconnait les titres, elle n’en crée pas.
Voilà la situation juridique de ce titre, désormais inexistant.
Cordialement
Cosmo
Cosmo
4 novembre 2013 @ 08:44
Cela vous va bien de parler de calomnie de caniveaux. Il n’y a pas si longtemps vous vous gargarisiez avec les noms de Lefranc et Chiappini qui faisaient les délices de votre petit esprit.
Cosmo
Marie de Bourgogne
4 novembre 2013 @ 13:42
Et oui Cosmo, mais depuis il y a eu « l’affaire de la tête de Henri IV » qui n’a eu que comme effet d’affirmer la légitimité des Orléans (analyse ADN).
Il faut avouer que c’est ballot :-)
Bon après-midi
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:12
L’arroseur arrosé chère Marie de Bourgogne!
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:40
Je propose que l’on étudie l’ADN des Bourbons (par la grâce du Roi des Pays-Bas et non de Dieu) qui descendent de Naundorff ! Ainsi la controverse qui les entoure sera elle aussi réglée. ;-)
Marie de Bourgogne
7 novembre 2013 @ 08:44
Cela a été fait Actarus. Ils ne descendent pas de Louis XVII.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl-Wilhelm_Naundorff
Bonne journée
Cosmo
7 novembre 2013 @ 09:51
Actarus,
Il me semble que cette analyse ADN a été faite et que les Naundorff sont éliminés.
Amicalement
Cosmo
Actarus
9 novembre 2013 @ 19:27
Merci.
Mais je vous informe qu’il y a d’autres « charlots » qui s’y croient. Au Canada. Et la « preuve » qu’ils avancent est à se pisser dessus tellement est elle à hurler de rire ! ^^
Actarus
3 novembre 2013 @ 16:37
Extraits des souvenirs du prince de Polignac (Etudes historiques, politiques et morales, Paris, 1845, pp. 425-426) :
« À l’époque à laquelle se traitait la question relative à l’ordre de succession au trône d’Espagne, M. le duc d’Orléans me rendait de fréquentes visites, le matin, au ministère des affaires étrangères. Il me remettait diverses notes tendant à prouver que Ferdinand VII n’avait pas le droit d’abolir, par un simple décret, un ordre de succession reconnu par l’Europe et garanti par des traités. Il me pressait vivement d’engager le roi à prendre quelques mesures propres à rétablir les choses en Espagne dans leur ancien état. S.A.R prêchait un converti ; mais je devais encore garder le silence sur les projets que méditait le roi. Le duc d’Orléans crut sans doute que je ne partageais pas entièrement ses opinions sur ce point, car il me dit un jour : « Ce n’est pas seulement comme Français que je prends un vif intérêt à cette question, c’est aussi comme père : dans le cas, effet, (ce qui n’arrivera jamais de mon temps), où nous aurions le malheur de perdre M. le duc de Bordeaux sans qu’il laissât d’enfants, la couronne reviendrait à mon fils aîné, pourvu que la loi salique fût maintenue en Espagne ; car si elle ne l’était pas, la renonciation faite par Philippe V au trône de France, en son nom et au nom de ses descendants mâles, serait frappée de nullité, puisque ce n’est qu’en vertu de cette renonciation que les descendants mâles de ce prince ont acquis un droit incontestable à la couronne d’Espagne : mais si ce droit leur est enlevé, ils peuvent réclamer celui que leur donne la loi salique française à l’héritage de Louis XIV. Or, comme petit-fils de ce monarque, ils passent avant mes enfants. » Tels furent les propres mots que me dit, alors, M. le duc d’Orléans. Son raisonnement était juste, aussi n’ai-je pu comprendre le motif qui, depuis la révolution de juillet, l’a poussé à méconnaître les droits de Charles V à la couronne d’Espagne, attendu que, dans sa propre opinion, il ne pouvait se dissimuler que, conformément à la vieille loi salique en vigueur chez nous depuis neuf siècles, au lieu d’un prétendant à la couronne qu’il porte aujourd’hui, il s’en était créé dix de plus. »
Mais Polignac ne voyait pas que, devenu roi des Français et le fondateur d’une dynastie nouvelle, Louis-Philippe avait évacué le problème. Il régnait sur la France en vertu d’une loi nouvelle qui n’avait rien à voir avec celles de l’ancienne monarchie traditionnelle. De fait, les malheurs du comte de Molina, en Espagne, ne le touchaient plus.
Par la suite, pour justifier de la capacité de son benjamin, le duc de Montpensier, devenu en 1846 l’époux de la soeur cadette de la reine Isabelle II, à éventuellement accéder au trône d’Espagne en qualité de roi consort si la reine et François d’Assise venaient à disparaître sans enfant, il fit rédiger par Charles Giraud, membre de l’Institut, un livre intitulé « Le traité d’Utrecht » (Paris, 1847) pour démontrer que les renconciations de 1713 ne valaient rien (le duc d’Orléans, futur Régent, avait dû en contrepartie renoncer à la couonne d’Espagne pour lui-même et ses descendants, de même que le duc de Berry, frère puîné de Philippe V) puisqu’elles n’étaient faites que pour séparer les couronnes de France et d’Espagne. Extrait :
« Il est des principes immuables sur la certitude desquels l’assentiment unanime des hommes a été acquis dans tous les siècles. Quelles sont les choses auxquelles on peut renoncer ? Celles dont on a la disposition actuelle et personnelle. Mais nul n’a le droit, ni heureusement le pouvoir, de mettre ses héritiers en état d’incapacité générale, et d’imprimer ainsi un caractère de mort civile à une série indéfinie de générations. Des clauses aussi exorbitantes sont forcément reléguées dans le domaine des clauses de style qui n’ont jamais été tenues pour obligatoires dans le droit commun des peuples civilisés de l’Europe.
On ne doit donc s’attacher, dans les renonciations, qu’à leur cause déterminante, et au but qui doit être atteint ; et ce but étant seulement la prohibition du cumul des deux couronnes, il est évident que les termes des renonciations ne doivent et ne peuvent excéder les termes des traités eux-mêmes. Nous ne devons pas être étonnés du luxe de formules inutiles qu’on a déployé dans ces actes ; pour qui connaît les habitudes de la procédure et de la pratique notariale, un tel débordement de clauses de surérogation n’a rien que d’ordinaire. Tous les actes de ce genre ont été machinalement calqués sur le même type. » (pages 131-132)
Guyard
3 novembre 2013 @ 18:37
« devenu roi des Français et le fondateur d’une dynastie nouvelle, Louis-Philippe avait évacué le problème. Il régnait sur la France en vertu d’une loi nouvelle qui n’avait rien à voir avec celles de l’ancienne monarchie traditionnelle. »
Pourquoi ne pas admettre que Louis-Alphonse de Bourbon est l’héritier des rois de France et
que Henri d’Orléans, comte de Paris, est l’héritier du roi des Français.
Une alternative claire qui met la balle au centre et donne une tête aux deux monarchies : l’absolue et la constitutionnelle.
R-N
4 novembre 2013 @ 01:26
Oui, c’est le bon moment de replacer cela ! Mais les orléanistes de service feront semblant de ne pas les lire…
Gérard
4 novembre 2013 @ 14:06
Si Louis Alphonse a pour supporters les partisans de la monarchie absolue, il m’apparaît mal barré. Je n’ai pas trop l’impression qu’il y ait aujourd’hui beaucoup de philosophes et de politologues qui préconisent la monarchie absolue et je pense pas qu’un sondage sorti des urnes lui donnerait plus de chances.
R-N
5 novembre 2013 @ 16:14
Gérard,
C’est vrai, mais on peut voir plusieurs contenus dans la monarchie absolue.
S’agirait-il d’une monarchie absolue épurée de toutes les erreurs de l’Ancien-Régime, ou une nostalgie de celui-ci par certains ?
Bien sûr, mes remarques ne sont pas un indice de mes préférences.
De la même façon, les partisans d’Henri sont souvent sur la même longueur d’ondes que les partisans de Louis sur des sujets qui ne sont pas très en phase avec l’humeur du moment.
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 23:37
Au Vénézuela Luis Alfonso professe peut-être des idées favorables à la monarchie absolue ,qui sait? Mais à mon avis il ne s’y risquerait pas chez nous.
Cher Gérard à l’une de vos remarques ci-dessus concernant la combativité de notre Philippe je voulais vous répondre à tous deux:
« censeo Carthaginem esse delendam »…
Mais avec cette nouvelle disposition des messages rarement peut-on y répondre à la suite.
Bien à vous. K.
Louis
3 novembre 2013 @ 17:00
Ce n’est pas en se battant pour savoir qui est le vrai pretendant que nous restaurerons la monarchie ! Les républicains se moquent de nous !! Il faudrait vraiment trouver un descendant légitime ! Imaginons que la loi salique est était supprime avant la naissance du comte de chambard comme voulait le faire Louis XVIII qui serait pretendant aujourd’hui ?
Peut être les Bussets sont ils la solution ! Ils sont bourbon ils sont français et ils sont discret !
Kalistéa
3 novembre 2013 @ 20:29
Il faut à tout prix un grand CHAMBARDEMENT? cher Louis, vous l’avez bien compris!
R-N
4 novembre 2013 @ 01:29
Vous avez raison, mais les Bourbon-Parme sont bien avant les Bourbon-Busset.
Et puis, il n’y a pas que les Capétiens…
Cosmo
3 novembre 2013 @ 17:52
Le 18 mars 1812, les Cortès réunis à Cadix ont promulgué le décret CXLII, par lequel sont exclus de la succession à la couronne d’Espagne l’Infant don François de Paul et l’Infante Dona Maria Luisa par la phrase suivante : « por las circunstancias particulares que en ellos concurren », que l’on peut traduire en raison de circonstances particulières qui les concernent. Le mot illégitimité n’est pas écrit.
http://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/coleccion-de-los-decretos-y-ordenes-que-han-expedido-las-cortes-generales-y-extraordinarias-desde-24-de-septiembre-de-1811-hasta-24-de-mayo-de-1812-tomo-ii–0/html/0027bda0-82b2-11df-acc7-002185ce6064_195.html
Par ordre royal du 12 avril 1814, Ferdinand VII, en l’article 61, accepte cette exclusion de la couronne, de son frère et de sa soeur, alors qu’il révoque la constitution de 1812, bien trop libérale à ses yeux.
Les motifs de l’exclusion ne sont pas plus explicites en ce qui concerne l’Infant François de Paule. En ce qui concerne l’Infante Marie-Louise, il semble que ce soit son mariage avec le duc de Parme, roi d’Etrurie, qui lui vaille cette exclusion et avec elle sa descendance parmesane, perdant de ce fait tout droit au trône d’Espagne.
http://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/representacion-y-manifiesto-que-algunos-diputados-a-las-cortes-ordinarias-firmaron-en-madrid-para-que-fernando-el-vii-a-la-entrada-en-espana-se-penetrase-del-estado-de-la-nacion–0/html/ffd04840-82b1-11df-acc7-002185ce6064_8.html
Peut-on déduire de cette exclusion de l’infant à la succession espagnole soit due à une supposée illégitimité ? Possible car aucune raison avouable ne justifiait cette décision, alors que l’autre frère de Ferdinand VII, don Carlos comte de Molina, était déclaré successible, à défaut de descendance directe du roi. Il semblait difficile d’accuser officiellement la reine Marie-Louise d’adultère. En termes diplomatiques les choses étaient dites…
Cela était avant la Pragmatique Sanction qui fit d’Isabelle II son successeur au trône d’Espagne.
Le mystère reste entier et le doute continue à planer.
AUDOUIN
4 novembre 2013 @ 17:12
Les 2 et 3 mai 1808, le peuple de Madrid n’était pas, comme Cosmo, « rongé de doutes » sur la légitimité de l’Infant François de Paule quand il s’est soulevé pour empêcher son enlèvement et celui de sa soeur par la troupe de Murat afin de les conduire de force à Bayonne où se trouvaient déjà leurs parents et leurs frères. Si les Madrilènes avaient pensé un seul instant que l’Infant puisse être un bâtard, croyez-vous qu’ils se seraient fait tuer pour le fils de Godoy? La répression organisée par les Français fut en effet impitoyable. Les scènes d’horreur auxquelles elle donna lieu ont été immortalisées par Goya. Les massacres du Dos de Mayo sont encore commémorées aujourd’hui en Espagne.
AUDOUIN
Cosmo
4 novembre 2013 @ 17:53
Audoin,
D’une part je ne suis pas rongé de doutes et d’autre part croyez vous que le peuple de Madrid avait accès aux secrets du palais.
Mais comme je le soulignais auprès d’Actarus, ne vous inquiétez pas, il vous reste encore bien des candidats avant l’objet de votre détestation, savoir les Orléans, ne puissent prétendre au trône de France.
Donc, continuez à dormir tranquille !
Cosmo
Blouin
3 novembre 2013 @ 19:23
Chez nous dans le royaume de Bretagne qui existait bien avant le royaume de France la loi salique ne s’appliquait pas c’est pourquoi notre bonne duchesse Anne a régné avant d’être subornée par les ancêtres des Bourbons (et Orléans); elle avait dit avant de mourir « pas d’impôt sur mon duché ». La Bretagne relève la tête, l’indépendance est en marche, retour au duché !
Marie de Bourgogne
4 novembre 2013 @ 13:48
La duchesse Anne est quand même devenue Reine de France et sa descendance a régnè sur la France. Il n’y a donc point eu « subordination ».
Par contre, en ce qui concerne la Bourgogne….
Tonton Soupic
4 novembre 2013 @ 15:55
Marie de Bourgonne, je subodore que vous confondez subornation et subordination. Mais j’admets que cela soit assez sudorifique.
Marie de Bourgogne
4 novembre 2013 @ 19:59
En effet Tonton Soupic, j’ai lu trop vite le post de Blouin :-) et j’ai confondu les deux mots.
Ceci dit, je ne change pas mon commentaire.
Amicalement
R-N
5 novembre 2013 @ 16:18
Blouin,
Ce serait formidable !
Francine du Canada
3 novembre 2013 @ 19:42
Tous ces commentaires sont frappés au coin du « bon sang » et/ou du « bon sens » car c’était certainement le leitmotiv de l’auteur, avant même d’avoir écrit le premier mot : Cerner la question et déterminer qui avait le bon sang pour prétendre au trône de France. Je rigole bien sûr et je lirai ce livre.
Mais, il eut été plus avisé d’éviter la préface d’un des prétendants; une préface de François Hollande ou pas de préface eut été préférable. Bon sang qu’on s’amuse sur ce site. Bonne journée, FdC
Dame Tartine
4 novembre 2013 @ 15:59
Bien d’accord avec vous, Francine. Surtout pour le dernier paragraphe.
Quant au nombre de commentaires, cela ne veut rien dire car ils sont alimentés par presque toujours les mêmes intervenants. Ceux-là même qui noircissent des lignes et des lignes quand on parle des ducs de Vendome ou d’Anjou dans une rubrique.
Gwendy
3 novembre 2013 @ 19:52
Tous ces commentaires me font bien rire, la France est une république, et ce n’est pas demain que la monarchie reviendra depuis le temps qu’elle n’est plus en place.
HRC
3 novembre 2013 @ 20:34
les Bourbon-Busset doivent bien s’amuser depuis hier s’ils viennent sur N§R !!
la meilleure nouvelle du jour étant pour moi que l’article de Charlier ne soit plus référencé par sa revue scientifique…
et le plus joli mensonge celui de R-N disant (2 fois) que le comte de Chambord n’a pas reconnu les Orléans comme ses successeurs.
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:17
Il s’agissait seulement du duc de Chambard ,HRC,.nuance!
HRC
4 novembre 2013 @ 21:53
exact, Kalistea ! tout s’explique !
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:54
Kalistéa et HRC,
Ne me dites pas que le duc de Chambard ment….
Amicalement à Vous deux
Cosmo
R-N
5 novembre 2013 @ 16:44
HRC,
Pourriez-vous prouver que le Comte de Chambord aurait reconnu les Orléans, là où personne n’a jamais pu le faire et où tout le monde au contraire, a pu observer qu’il refusait toute restauration qui blesserait ses principes ? Sans aller chercher plus loin que le drapeau tricolore, n’y a-t-il pas de symbole plus orléaniste que celui-là ?
Votre affirmation suppose réécrire l’Histoire… Chacun sait que la monarchie n’est pas revenue par le refus du Comte de Chambord.
C’est dans ce but que Philippe Delorme a publié les Carnets du Comte de Chambord, y trouvant l’occasion de faire croire à l’inconcevable, ce qui n’a pu et ne peut réussir.
Or il est bien inconcevable de croire que le Comte de Chambord pouvait accepter sur le trône des Lys une famille comme les Orléans.
A défaut d’événement positif enregistré, ou de document, on doit objectivement se reporter aux faits connus, sans les interpréter selon sa préférence. Le Comte de Chambord ne pouvait désigner son successeur, donc pas plus les Orléans, que ses neveux qu’il portait dans le coeur.
Outre le Comte de Chambord, dans son entourage, à part quelques-uns, qui ont été dénombrés, personne ne voulait entendre parler des Orléans.
Votre attitude est décevante, elle est celle de partisans, au sens le moins glorieux du terme.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 22:56
R-N,
Vous ne pouvez dire une chose pareille.
L’infime minorité qui soutenait les prétentions des Bourbons d’Espagne se comptait en 1883 sur les doigts d’une main.
La majorité des monarchistes s’était ralliée au comte de Paris. Certains par refus de ce choix se sont purement et simplement retirés du débat considérant qu’il n’avait pas lieu d’être.
L’Union, le journal qui était la voix du comte de Chambord a salué dans le comte de Paris le chef de la maison de France et fait « des voeux pour qu’il lui fût donné de restaurer la monarchie chrétienne et traditionnelle, à qui la France a dû pendant huit cents ans sa prospérité et sa grandeur ».
Et je vous rappelle les paroles du marquis de Dreux-Brézé :
“Après la mort de Monsieur le Comte de Chambord, les royalistes, privés de leur chef, reconnurent presque immédiatement, fidèles en cela à leurs, principes, les droits de tout temps, à mon avis incontestables, de Monsieur le Comte de Paris à la couronne de France.
Quelques légitimistes, toutefois, s’essayèrent à contester ces mêmes droits et se refusèrent à conférer à Monsieur le Comte de Paris le titre d’héritier du Roi….
Eh bien, je l’affirme ici, intermédiaire de Monsieur le Comte de Chambord près des royalistes de cinquante-cinq départements de France, chargé de leur communiquer ses ordres, de les conduire sous sa direction, je n’ai jamais reçu, par conséquent je n’ai jamais eu à transmettre une seule instruction de Monseigneur me désignant un autre héritier de la couronne de France que Monsieur le Comte de Paris, ou même me faisant pressentir la possibilité d’une autre indication. » (Marquis de Dreux-Brézé – Notes et Souvenirs pour servir à l’histoire du parti royaliste (Paris: Perrin et Cie, 1899, 4ème ed.; pp. 201-207).
Je pense que vous connaissez la lettre envoyée au Figaro le 7 septembre 1883 par le comte de Blacas, le baron de Raincourt, le comte R. de Monti, le comte Ad. de Chevigné, et le comte de Damas d’Hautefort dans laquelle ils disent : « Nous reconnaissons les droits de M. le comte de Paris à la succession de M. le comte de Chambord. »
Vous connaissez aussi la position du duc de La Rochefoucauld-Bisaccia et du général de Charette.
Tous étaient de l’entourage immédiat du comte de Chambord et ont passé l’essentiel de leur vie avec lui.
Ont refusé le ralliement les pères Bole et Curé, le comte d’Andigné, Joseph du Bourg, Messieurs de Cathelineau, et de Sainte-Suzanne, puis un peu plus tard le comte Urbain de Maillé.
Je vous ajouterai un commentaire du journal Le Temps à l’époque à propos des prétentions des Bourbons de la branche aînée « …cette couronne que lui offrent trois cents fidèles, dont de nombreuses dames, sur une population de trente-six millions d’habitants ».
Voilà comment étaient vues les prétentions du comte de Montizon qui s’est empressé, les funérailles terminées, de retourner en Angleterre vivre avec sa maîtresse. Il aurait pu aussi bien venir en France faire présence de nouveau roi de Jure.
Voilà les faits en 1883 !
Alors dire que personne ne voulait entendre parler des Orléans est un abus de langage qui me surprend de votre part.
Cosmo
R-N
11 novembre 2013 @ 02:51
Cosmo,
Mais je n’ai pas cité dans mon message les Bourbons d’Espagne… et je n’ai pas non plus affirmé que leurs soutiens étaient nombreux…
J’ai tendance à croire que le tout petit noyau essentiel des fidèles qui entouraient le Comte de Chambord était opposé à une succession dans les Orléans. Bien entendu, une partie a accepté, mais le nombre des deux groupes dont vous avez cité les noms s’équilibre à peu près, et dans le groupe défavorable, figuraient aussi Alfred Huet du Pavillon, ainsi que Laurentie et Hilaire de Chardonnet. Il faut voir aussi que plusieurs dans le groupe favorable, comme Charette, n’aimaient pas du tout les Orléans. Quant au marquis de Dreux-Brézé, il se trouvait dans la même interrogation que les trente-six millions de français, libres de déduire ce qu’ils voulaient.
Quant à l’Union, il s’était sabordé, comme l’indique Montplaisir… et que ces comités dirigés par le marquis de Dreux-Brézé avaient été supprimés… J’ajoute de mon crû, qu’en les supprimant, on s’assurait du nécessaire pour refuser tout soutien aux Orléans…
Cela ressemblait plus à une adhésion « forcée », à reculons, et comme avec un gros boulet aux pieds… très loin d’un « soutien franc et massif »…
Mon propos dit clairement « Outre le Comte de Chambord, dans son entourage, à part quelques-uns, qui ont été dénombrés, personne ne voulait entendre parler des Orléans. »
Même ceux qui ont été dénombrés, sont « partis à la retraite », sauf un nombre se comptant sur les doigts d’une main (ou même la moitié des doigts ?) (sans le pouce).
Cosmo
11 novembre 2013 @ 12:31
R-N,
Il est extrêmement difficile de quantifier mais je crois vraiment que si l’option d’un retour à la monarchie s’était présentée, le comte de Paris aurait été roi de France.
C’est vrai que pour les légitimistes de l’époque, cette option ne leur allait pas droit au coeur. Peu ont soutenu les prétentions espagnoles, un grand nombre s’est retiré du débat car ils ne voulaient pas reconnaître les Orléans sans envisager les princes espagnols, la grande majorité a reconnu le comte de Paris faisant passer leur idéal monarchique avant toute autre considération.
La loi d’exil a été significative à ce sujet car s’il n’y avait pas eu danger, pourquoi la République se serait-elle émue ? Et nous savons que la répartition des tendances entre les monarchistes ne permettait à aucun des groupes d’avoir la majorité à lui seul.
Il a fallu réellement attendre que le duc de Ségovie ait renoncé par trois fois au trône d’Espagne, que le duc de Bauffremont et le baron Pinoteau s’emploient à le persuader s’être quelqu’un quelque part, pour que l’on assiste au renouveau de la prétention espagnole, créant une scission réelle au sein du mouvement monarchiste, scission absente dans l’entre-deux-guerres. Il a fallu aussi le charme indéniable du prince Alphonse de Bourbon, mis habilement en avant par le couple Bauffremont-Pinoteau, pour que ce mouvement commence à prendre racine.
Le néo-légitimisme existe. Il est difficile de quantifier son influence. C’est un mouvement contestataire. Mais après tout chacun n’a-t-il pas le droit de contester ? Le tout est de le faire avec des arguments et non par de simples affirmations, voire des imprécations.
Cosmo
Ltmg
3 novembre 2013 @ 20:48
Un prétendant pour être pris au sérieux se doit de partager la vie de ses » sujets « .
Faire preuve de compassion et montrer un intérêt sincère pour notre FRANCE si malmenée me semble Le critère d’un bon choix……
Charles
3 novembre 2013 @ 23:24
Que c’est drôle de voir les partisans de la fausse légitimité dynastique favorable à Don Luis Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu s’agiter de la sorte à l’annonce de la prochaine sortie d’un livre dont ils ignorent encore tout !
Je conseillerais aux aficionados du faux prétendant de garder leur sang froid et de patienter encore quelques jours.
Il me semble que cet ouvrage qui fera date devrait leur apporter de nombreux éléments qu’ils font volontairement semblant d’ignorer.
Il n’y a bien aujourd’hui qu’une poignée de dissidents royalistes pour croire que l’héritier du trône d’Hugues Capet se trouve de l’autre côté des Pyrénées dans une branche non dynaste de la Maison d’Espagne !
Tonton Soupic
4 novembre 2013 @ 12:37
Espérance, Charles !
jul
4 novembre 2013 @ 14:40
Charles,
Est-il besoin d’écrire un livre pour faire avaler la prétention des Orléans lorsque seulement « une poignée de dissidents royalistes » ne sont pas d’accord?
Moi qui croyais la prétention orléaniste tellement solide, dans les coeurs et les esprits des Français et des monarchies européennes !
Cosmo
4 novembre 2013 @ 15:56
Jul,
Pour quelle raison la comtesse de Chambord a-t-elle financé le livre de Deryssel ainsi que la revue « Le droit Monarchique » et Sixte de Bourbon-Parme fait sa thèse ?
Pour faire plaisir aux petits oiseaux ?
Pourquoi Daniel de Montplaisir a-t-il écrit son Louis XX ? Pour édifier la France et lui apprendre l’histoire dynastique ?
Vous devez vous sentir bien mal pour employer se tels arguments.
Vous devez sans doute ignorer le mot « recherche historique ».
Souhaitez-vous illustrer la Béatitude « Beati pauperes spiritu… » ?
Cosmo
jul
4 novembre 2013 @ 19:24
Cosmo
A chaque fois que vous écrivez « vous devez être bien mal » ou une remarque du même genre, cela me fait sourire.
C’est tout ce que vous avez comme argument vis à vis de commentateurs qui ne partagent pas votre opinion sur l’utilité de ce livre ?
Ce n’est pas moi qui défend un livre que je sache mdr !
Heureux de vous voir enfin confesser que ce livre est un livre engagé parce qu’il défend une thèse :D !!!
Cosmo
4 novembre 2013 @ 20:59
Mais, Jul, c’est vous qui êtes à court d’arguments, pas moi !
jul
4 novembre 2013 @ 22:39
Eh bien prouvez-le et répondez à ce que j’écris au lieu de m’écrire :
« Mais, Jul, c’est vous qui êtes à court d’arguments, pas moi ! »
Vous ne me montrez pas tellement l’exemple là mdr
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:52
Jul,
Je note que bien des fois vous n’avez pas répondu à mes questions. Peut-être ne les avez-vous pas lues ?
Il serait fastidieux d’en dresser maintenant le catalogue mais dès que j’aurai un peu de temps, je vous les adresserai en un post.
Avouez que répondre « arbre généalogique » à un livre est tout de même un peu court ! L’histoire ne se résume pas à des arbres généalogiques, loin de là.
Cosmo
jul
6 novembre 2013 @ 21:42
Eh bien Cosmo
Pourquoi tant de mauvaise humeur et d’impatience ? Ah non pas de rancune je vous prie.
Je ne pense pas être celui avec lequel vous arrivez le moins à échanger sur ce site !
Faut quand même pas exagérer !
Mais Cosmo, bien sûr que l’histoire ne se résume pas à un arbre généalogique.
mais la succession au trône de France, elle, oui.
Car l’arbre généalogique de la dynastie capétienne contient toutes les informations nécessaires à établir l’ordre de succession : les noms de baptême des Princes, leur année de naissance, leurs liens de parenté les uns par rapport aux autres, les mariages dont ils sont issus. Mariages et baptêmes sont des institutions chrétiennes sur lesquelles sont fondées les monarchies.
Les histoires de nationalité sont apparues au XIXème siècle après la Révolution dans le cas de la France (pas dans tous les pays), pas avant. Et ont été prises en compte seulement par les Orléanistes.
Afin de passer devant les aînés des Bourbons.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 10:03
Jul,
Il n’y aucune mauvaise humeur de ma part.
Je constate simplement que vous n’avez pas encore répondu à mes questions et que probablement vous n’y répondrez pas. Dommage !
Ce n’est pas la nationalité qui fait passer les Orléans avant les Bourbons en France, ce sont tout simplement l’Histoire et la Providence qui n’a pas donné de fils au comte de Chambord.
Bonne journée
Cosmo
jul
7 novembre 2013 @ 14:16
Cosmo
Je remarque que vous ne commentez pas mes arguments.
Si pour vous « l’arbre généalogique est un peu court »
les renonciations et autres Utrecht sont un peu courts pour moi.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 23:05
Jul,
Il n’y a pas à commenter un arbre généalogique. Il suffit de le lire. Que dit celui des Bourbons ? Que le prince Louis est l’aîné !
Que faites-vous de trois siècles d’histoire et de leurs conséquences ? Rien.
Des Traités, des engagements ? Chiffons de papier que l’on peut déchirer au gré de sa fantaisie.
Vous avez raison, Jul, vivez comme si rien ne s’était passé. C’est tellement plus simple.
Contentez-vous d’un arbre généalogique comme raisonnement ! On ne risque pas le surmenage.
Cela fait penser à ces héros de La Varende, fiers de leurs quartiers, dans des manoirs délabrés prêts à s’écrouler, et dont l’unique richesse est le grimoire qui justifie de leur existence. Le reste, livres, savoir, connaissance, interrogation, ne compte pas face à la certitude de leur généalogie. Lire la Bible, c’est encore trop, on se contente du livre de catéchisme.
Cosmo
Mayg
4 novembre 2013 @ 19:13
Charles,
Si cet ouvrage fait date, c’est pour sa partialité pro orléaniste et rien d’autre.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 20:58
Mayg,
L’avez-vous lu pour en parler de façon aussi péremptoire ?
Cosmo
Mayg
5 novembre 2013 @ 03:17
Cosmo,
Rien que le nom de l’auteur de la préface en dit long sur la partialité du livre….
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:48
Mayg,
Lisez d’abord, concluez ensuite !
Cosmo
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:43
À part l’auteur et quelques initiés, personne ne l’a lu puisqu’il n’est pas encore sorti ! ^^
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 23:44
Et que faites-vous du monstre du Loch ness, cher Charles?
Actarus
3 novembre 2013 @ 23:24
La couverture du livre est très belle. Les grandes armes de France sont magnifiques à regarder.
À cet égard, c’est déjà 1000 fois mieux que le livre sur le couple formé par le duc d’Anjou et de Ségovie et Charlotte Tiedemann. ;-)
jul
4 novembre 2013 @ 14:41
Je suis tout à fait d’accord. Bravo à l’auteur pour ce choix judicieux.
Actarus
3 novembre 2013 @ 23:50
Écoutez (lisez, plutôt), c’est simple.
Si, ce qui n’est pas prouvé, Louis de Bourbon, le roi d’Espagne, la branche ducale de Séville et la branche ducale de Santa Elena, soit 21 mâles, descendent de Manuel Godoy ; et si de surcroît les deux premières branches descendent de Puyg-Molto, alors je reconnaîtrais S.A.R. l’infant Don Carlos, duc de Calabre, comme chef de la Maison de Bourbon, et son épouse Anne d’Orléans, pour le coup véritablement Anne de France, comme la reine de France légitime.
Quatorze princes du rameau royal des Deux-Siciles, à leur suite, le duc de Parme et son frère le comte de Bardi, leur oncle le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, et à la suite de ce dernier, le grand-duc Jean de Luxembourg et les seize princes dynastes membres de sa lignée, puis les cadets du rameau ducal de Parme, soit dix-neuf autres dynastes, c’est-à-dire un total de 53 princes, s’interposeraient encore entre le prince Henri d’Orléans et le trône de France.
Les renonciations d’Utrecht étant tenues pour nulles, cela fait beaucoup d’histoires de coucheries à démontrer par l’ADN pour éliminer tout ce monde. D’ores et déjà, deux d’entre eux ayant prouvé leur appellation d’origine contrôlée dans le cadre de la contre-enquête sur la mauvaise tête d’Henri IV, il ne reste plus au comte de Paris qu’à revendiquer ce qui lui revient de droit : la couronne de juillet-août. ;-)
Gérard
4 novembre 2013 @ 13:55
Le livre de Patrick Germain ne se fonde évidemment pas du tout sur des tests biologiques mais uniquement sur le droit.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 15:41
Bon courage, Cher Actarus, pour aller expliquer aux Français qui sont les ducs de Séville ! Déjà à la fin du XIXème siècle, le prince de Valori a eu beaucoup de mal.
Mais comme dit Charles, Espérance !
Bonne journée
Cosmo
jul
4 novembre 2013 @ 19:17
Cosmo
Les Français ne sont pas idiots comme vous le sous-entendez. Dès qu’ils entendent le nom « Bourbon », il reste des Français qui savent qu’ils sont les successeurs de nos rois. Je ne vois pas ce qui est difficile à comprendre.
Connaître les princes n’est pas réservé à ceux qui étudient de gros livres.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 20:57
Jul,
Dites aux Français que le duc de Séville est un prince de la Maison de Bourbon d’Espagne, comme ceux de Naples sont de Naples et ceux de Parme, de Parme et vous verrez leur réaction.
Pour les Français les Bourbons ont fini avec le dernier triumvirat royal.
Et si vous dites Louis XIV, ce n’est Philippe V qui vient à l’esprit mais Louis XV.
Vous ignorez ce qu’est l’inconscient collectif d’un peuple. Les Bourbons d’Espagne n’ont non seulement pas partagé notre communauté de destin depuis trois siècles, mais ils ne sont même plus français en esprit. J’ai des ancêtres florentins mais cela ne fait pas de moi un florentin. Ces ont mes ancêtres mais je ne partage en rien les destin de la Ville de Florence, même si j’y vais souvent pour mon plaisir. J’ai des ancêtres corsaires mais cela ne fait pas de moi un corsaire pour autant.
Louis de Bourbon descend de Louis XIV. Il n’est pas le seul et la plupart de ses lointains cousins ne se sentent pas plus français que lui.
Cosmo
jul
4 novembre 2013 @ 22:17
Mais Cosmo,
les Orléans sont aussi des Bourbons ! Vous voulez sûrement dire que les Français en ont fini avec les Bourbons avec Louis Philippe d’Orléans :D !
Ne préjugez pas trop vite d’une réaction défavorable des Français.
Personne n’en sait rien et moi le premier !
Les Français n’ont jamais été surprenants au cours de l’histoire? :)
Combien de règnes (au propre comme au figuré) dans leurs coeurs, en apparence solides se sont finalement écroulés ?
Détrompez vous sur l’esprit des Français et ne sous-estimez pas leurs capacités ! Le tableau n’est pas si noir !
Je suis assez optimiste.
Il y a des Français très cultivé et ma majorité comprend que Louis XIV avait un second petit-fils qui a hérité de l’Espagne et que les descendants de ce second petit-fils, nouveaux aînés ont fait valoir leurs droits sur la France.
Rien de très difficile vraiment. Ca tient en une phrase.
Un Bourbon qu’il ait l’honneur ou pas de régner sur d’autres beaux pays, reste un Bourbon, donc un prince français, car descendant des rois qui ont fait la France.
Nos princes ne s’enferment pas dans des frontières, vous le savez bien. C’est d’ailleurs ce qui a fait la gloire de la France que de placer ses membres sur d’autres trônes ! Une France rayonnante !
« Les Bourbons d’Espagne n’ont non seulement pas partagé notre communauté de destin depuis trois siècles, mais ils ne sont même plus français en esprit »
Vous êtes grand censeur des esprit maintenant?
Vous savez qu’un grand nombre de Bourbons étaient Français de coeur et se sont toujours senti chez eux en France : comme le Roi Alphonse et la Reine Victoire Eugénie qui l’ont inculqué à leurs leurs enfants et aux aînés de leurs petits-enfants.
Sans parler du Prince Jacques, Duc d’Anjou et de Madrid, du Prince Charles Duc de Madrid, du Prince Jean etc…
de l’Impératrice Zita dont je vous rappelle les propos : à 1m44 vous entendrez
« Wir sind französische Fürsten die in Italien regierten » (« nous sommes des Princes français qui avons régné en Italie »)
puis à 1m58 « Meine Familie ist französisch, ich bin geboren in Italien » (Ma famille est française, je suis née en Italie)
http://www.youtube.com/watch?v=Qn_a6CH4LGE
Vous avez des ancêtres corsaires :) ça c’est amusant.
Actarus
5 novembre 2013 @ 01:20
Je pense qu’il est vain de ressasser inlassablement (admirez le triumvirat des doubles S) le passé (oups, un quatuorvirat).
Regretter que la France ait perdu le Canada, se soit vengée en aidant les Américains à conquérir leur indépendance, ait pris de plein fouet le retour de bâton avec la Révolution ;
Regretter les « rois manqués » : le Grand Dauphin, le duc de Bourgogne, le duc de Bretagne, le Dauphin fils de Louis XV, le duc de Bourgogne frère aîné de Louis XVI ;
Regretter l’épopée napoléonienne, la Restauration, les Cent-Jours, la Révolution de 1830, la Monarchie de Juillet, la Révolution de 1848, le Second Empire, l’échec de la IIIe Restauration en 1873… à quoi bon regretter l’Histoire ?
Nous en sommes toutes et tous les produits. Dites-vous bien que si les choses s’étaient passées différemment, aucun d’entre nous ne serait en vie pour en parler ici.
Je prends souvent l’exemple romantique autant que romanesque du coup de foudre inopiné de François-Joseph d’Autriche pour Sissi, et de l’effet papillon qu’il a entraîné dans l’Histoire de l’humanité. Sans ce coup de foudre, il aurait épousé Hélène. Pas de Sissi, donc pas de Rodolphe, pas de Mayerling, pas de Sarajevo, pas de Guerres mondiales… Vous voyez ?
Nous n’avons aucune prise sur le passé. En revanche, nous pouvons participer, chacun selon ses possibilités, à l’histoire en mouvement pour construire l’avenir.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:47
Jul,
Certains princes, ayant du sang de France, se sentent français, d’autres non !
Dire que l’on est français parce que l’on descend des rois de France ne signifie rien. Tous les princes et monarques actuels descendent des rois de France à un degré ou à un autre.
Le roi d’Espagne prétend-il être français ? Le grand-duc du Luxembourg ?
Le duc de Séville obtiendrait-il la nationalité française ?
J’imagine que vous avez quand même à l’esprit que depuis 1792, le concept de nationalité a changé. Vous n’ignorez sans doute pas la modification profonde que la Révolution, à tort ou à raison, a apporté à ce concept. Et les princes n’échappent pas à la règle commune.
L’impératrice Zita pouvait se dire d’une famille française, c’était une clause de style. Car quand elle a été accusée pendant la guerre d’être une ennemie de l’Autriche parce que française, elle s’est bien récusée et personne, mis à part les propagandistes de l’Allemagne, n’a pris cette affirmation au sérieux.
Et quand j’ai posé la question à son fils, l’archiduc Rodolphe, de savoir ce qu’il ressentait en visitant Versailles, sa réponse a été « rien ».
Le sang se transmettant aussi par les femmes, cette affirmation est significative. Même si les liens avec la France sont très forts, et même si certains, comme l’archiduc Lorenz, sont français, ils ne se considèrent pas comme français.
Croyez-vous que le duc de Parme se sente français, alors que son oncle le prince Sixte-Henri lui se revendique français ?
Ne croyez pas que je fasse une profession de foi nationaliste, je fais simplement preuve de réalisme.
Cosmo
jul
5 novembre 2013 @ 22:50
Cosmo
D’accord avec le début de votre commentaire
« Dire que l’on est français parce que l’on descend des rois de France ne signifie rien. Tous les princes et monarques actuels descendent des rois de France à un degré ou à un autre. »
Mais vous savez bien que je parle pas de n’importe quels princes : mon propos concerne ceux descendants par les mâles de nos rois. Alors ne me parlez pas des autres : c’est hors-sujet.
Vous savez bien que l’Impératrice Zita n’était plus française à partir de son mariage mais elle devenait autrichienne ET hongroise.
Les concepts de nationalité varient selon les époques et les lieux. Et ne sont pas irréversibles. La vision que vous défendez n’est pas l’alpha et l’oméga ;) comme la mienne d’ailleurs.
Si vous accordez plus de crédit à la réponse très limitée de son fils l’Archiduc Rodolphe concernant Versailles (« rien » lol) que les paroles de l’intéressée portant sur ses origines…
vous comprendrez mes réserves quant à votre fiabilité d’historien lol
Rodolphe d’Autriche est…d’Autriche (et souvent d’ailleurs : c’est à dire des Etats sur lesquels ils ont régné)
Les Bourbons sont …de France (et souvent d’ailleurs : c’est à dire des Etats sur lesquels ils ont régné ) comme l’a dit justement l’Impératrice Zita. Rien de plus étonnant que Rodolphe d’Autriche ne se sente pas Français à la différence de la famille de sa mère.
D’ailleurs vous ne vous êtes pas demandé pourquoi il vous faisait cette réponse? Cette réponse ne vous a pas étonnée ?
Vous n’êtes pas étonné que Versailles ne soit pas admiré?
Pensez-vous qu’il se sentait suffisamment proche de vous pour vous confier ses émotions?
Pour ce qui est du Grand-Duc de Luxembourg, je ne serais pas aussi catégorique que vous. N’a-t-il fait replacer ses armes de membre de la Maison de Bourbon en abîme de l’écu de Nassau pour montrer son appartenance à cette dynastie ? :D
Les prénoms des membres de sa famille sont systématiquement en Français et pas dans la langue germanique d’origine de son peuple.
Les Princes de sa familles sont à la fois Princes de Luxembourg, de Nassau et de Bourbon de Parme (ce qui témoigne d’une volonté de ne pas oublier cette appartenance).
Le Grand-Duc de Luxembourg, est à la fois Luxembourgeois (de coeur et de papier) , Français (de coeur à défaut d’en avoir la nationalité officielle) et Allemand de coeur puisqu’il est encore à la tête d’un important patrimoine foncier et immobilier dans le Duché de Nassau, dont il porte le nom.
Oui je pense que le Duc de Parme ne se sent pas moins Français qu’un autre Bourbon. Il se sent à sa place en France, pour représenter la dynastie à laquelle il appartient et honorer Louis XVI en acceptant de présider une cérémonie organisée par l’Institut de la Maison de Bourbon. S’il ne s’était pas senti à sa place, il n’aurait pas accepté ;)
Un prince Français dont les ancêtres ont régné en Italie, prétendant au trône d’Espagne et se sentant chez lui aux Pays-Bas.
Tandis que son oncle Sixte Henri se sent Français à juste titre mais aussi Espagnol (comme Duc d’Aranjuez) et sûrement chez lui à Parme également :)
Le Duc Robert de Parme comme ses prédécesseurs avait même été fait Infant d’Espagne…par les souverains de ce pays…tout en régnant sur ce territoire italien.
Tous ces princes à l’image du Comte de Chambord, du Duc de Parme son neveu et de l’Impératrice Zita ne partagent pas la même vision restrictive de la nationalité que les Princes d’Orléans, qui l’ont empruntée à la Révolution. Cette vision de la nationalité servait leur ambition, en leur permettant de prétendre à la couronne avant les légitimes successeurs.
D’ailleurs, ce qui est visible pour les Bourbons l’est aussi pour les Windsor, chez eux dans de nombreuses nations, en Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles, en Irlande du Nord, au Canada, en Australie etc…
Othon de Habsbourg était Lorrain (il avait pris le titre de Duc de Bar…), Autrichien, Hongrois, se sentait croate au point de souhaiter que l’aîné de ses petits-fils porte le prénom de Zvonimir.
Je ne vois pas pourquoi les Bourbons seraient les seuls à qui cette richesse serait interdite ! et, le comble, par des Français !
Je suis pour la grandeur de notre dynastie.
Bonne soirée
Jul
Cosmo
6 novembre 2013 @ 11:03
Jul,
Je ne vous ai pas relaté la totalité de mon dialogue avec l’archiduc Rodolphe, qui bien sûr admirait l’oeuvre d’art qu’est Versailles. Il ressortait de l’ensemble de nos conversations, et elles ont été nombreuses, qu’il ne se sentait en rien français, même s’il parlait admirablement notre langue.
Expliquez-moi comment l’impératrice Zita pouvait être française ! Née en Italie, fille d’un souverain détrôné d’un Etat qui n’existait plus et d’une infante du Portugal, quels étaient les critères de sa nationalité ?
Vous confondez le sentiment d’appartenance à une culture, ou de lien affectif si vous préférez, et la nationalité.
Ce concept est en effet né de la Révolution et c’est celui sous lequel nous vivons. Mais il est vrai que pour vous la Révolution est une hérésie.
En ce qui concerne la reine Elizabeth, vous avez mal choisi votre exemple. N’oubliez pas qu’issu de deux dynasties allemandes, Hanovre et Saxe-Cobourg, son grand-père changea son nom en Windsor afin de couper tout lien avec la dynastie d’origine. Les Windsor ne sont chez eux dans aucun des pays dont vous citez les noms. Ils en sont les souverains à la suite de divers campagnes militaires et traités diplomatiques. Ils y sont aimés et respectés. Chez eux, leur patrie d’adoption, c’est l’Angleterre ou au mieux l’Ile de Grande-Bretagne. Et surtout ne leur parlez pas de l’Allemagne. Quant au duc d’Edimbourg, prince de Grèce et de Danemark, né Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksburg, ils en ont fait un Mountbatten avant son mariage.
Voilà une dynastie qui a bien conscience du lien qui existe entre elle et son peuple ! Plus nationaliste est difficile à trouver.
Vous en êtes resté à l’Europe des Princes, avant même celle de la Sainte-Alliance. Vivre dans le passé doit vous rendre heureux tant mieux !
Les clivages supranationaux de certains familles sont intéressants mais restent aujourd’hui anecdotiques. Cela n’a pas empêché les princes de se jeter et leurs peuples avec dans l’affreuse boucherie de la Première Guerre Mondiale, Guillaume II et George V n’étaient-ils pas cousins germains ?
Pour quelles raisons Louis de Bourbon n’a-t-il pas fait naître ses enfants en France ? Cela aurait été un geste fort.
Mais il est vrai que premier dans l’arbre généalogique il n’a aucun effort à faire pour être français, aucun engagement, aucun sacrifice. La France ne mérite pas vraiment que l’on s’intéresse à elle, même pour le peu de temps qui lui reste, et les Français encore moins, n’est-ce pas ? C’est sans doute ce qui explique sa distance.
Le concept de nationalité n’évolue pas. C’est le concept de souveraineté qui évolue. Hier la souveraineté royale, aujourd’hui la souveraineté nationale, demain la souveraineté du peuple européen. Seule cette évolution créera un nouvel espace de nationalité. Dans l’Europe du peuple, il ne reste pas beaucoup de place pour les princes. Faut-il le regretter ? Je l’ignore, mais c’est un fait avec lequel nous devons vivre.
Bonne Journée
Cosmo
jul
6 novembre 2013 @ 21:26
Bonsoir Cosmo,
Où ai-je parlé de l’Allemagne concernant la famille royale britannique ?
Pourquoi me reprochez vous ce que je n’ai pas évoqué.
Je pense que les princes du Royaume-Uni, que tous les Windsor sont chez eux au sein de toutes les nations du Commonwealth puisque leur chef de Maison est la Reine de tous ces pays. Tous y effectue des visites protocolaires et sont même colonels de Régiments de ces Etats indépendants ! :)
N’essayez pas d’appliquer la vision de la nationalité issue de la Révolution française à ce pays.
Je ne confonds rien du tout : Je n’ai pas dit que l’Impératrice et sa famille avaient la nationalité française (version papiers) mais était Français, par le sang, comme descendants par les mâles des rois qui ont dirigé le peuple, qui ont fait notre pays) et le sentiment d’appartenance à une culture comme vous le dites justement.
Ce sont des liens bien plus fort que de simples liens affectifs.
Ni vous, ni moi ne pourrons jamais mesurer ce que cela fait de se sentir appartenir à une dynastie telle que la dynastie capétienne, la plus grande d’Europe, le lien très fort que cela peut créer (je ne dis pas toujours, mais dans de nombreux cas) avec la France. L’honneur et les devoirs que cela crée (et en premier lieu d’affirmer que l’on est Français)
Alors ne les enfermons pas dans des règles égalitaires venant de révolutions et de régimes visant à termes, par l’application de ces règles, à détruire ce qu’ils représentent (et qui ont assez bien réussi).
Je crois que la France n’a jamais été aussi forte en Europe et dans le monde qu’au XVIIème et XVIIIème siècle, avant la déstabilisation de l’unité de la Maison de Bourbon par les évènements et les hommes . Au XIXème siècle, l’Angleterre devint la première puissance mondiale, la France réussit à ne pas perdre trop de forces, malgré son instabilité politique et son manque d’unité.
Je suis pour que le même principe appliqué chez les Windsor (le fait d’être descendant des Rois, peu importe la nationalité pour être successible) soit à nouveau appliqué pour les Bourbons, de mâle en mâle peu importe la nationalité comme c’était le cas pendant des siècles (même lorsque ce concept n’existait pas, quand on était simplement sujet de tel ou tel roi, quand on délivrait des Lettres de naturalité).
Cosmo
Je ne pense pas que ce soit le concept de souveraineté qui évolue, mais l’ECHELLE à laquelle est exercée la souveraineté.
La souveraineté a toujours été
-le droit de décider des lois qu’on s’applique (législatif)
-le droit de juger en dernier ressort des crimes sans appel extérieur possible.
-le droit de battre monnaie
Seule les Seigneurs ou Nations (petits ou grands) ayant ces pouvoirs sont véritablement souverains.
Mais vous avez raison dans le sens que les petites souverainetés se sont effacées au cours des siècles au profit de plus grandes, avec des pauses néanmoins. Et l’enjeu pour les uns et les autres est d’accélérer ou de retarder l’établissement de souverainetés de tailles plus importantes. En consolidant la puissance de la Maison souveraine et/ou du peuple souverain, ou en les affaiblissant.
Une Communauté bourbonienne lol (à la place d’un Union européenne, réunissant la France, l’Espagne, une grande partie de l’Italie, le Luxembourg, le Brésil et peut être d’autres Etats sur lesquels nos Princes auraient pu régner avec le Pacte de famille lol un peu comme le Commonwealth) n’est plus possible aujourd’hui, mais cela aurait eu de « la gueule » !
Les Anglais, eux ont réussi. Nous avons échoué.
Nous devons faire avec ce que nous avons et essayer d’imaginer des solutions nouvelles en nous inspirant de ce qui a marché dans le passé ou chez les autres et faire le tri des solutions autrefois révolutionnaires pour ne garder que celles qui ont été justes.
Bonne soirée Cosmo.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 10:28
Jul,
Je conçois très bien la fierté d’appartenir à la famille Capétienne qui est la dynastie la plus ancienne et la plus brillante d’Europe.
Mais cela n’a pas empêché ces princes issus du même rameau de se combattre parfois. Louis XI et Charles le Téméraire n’étaient-ils pas tous les deux des Capétiens. Henri IV n’a-t-il pas combattu ses cousins avant de devenir roi de France ?
Une union politique élargie sous le sceptre capétien est impensable car il implique une unité de vue et de pensée incompatible avec la diversité. Le Jacobinisme est l’héritier de la Monarchie centralisatrice. Seule une fédéralisme monarchiste, du type St Empire, pourrrait fonctionner. Et encore !
La famille capétienne règne encore sur deux pays et ses membres régnants se sentent certainement plus espagnols ou luxembourgeois que français. Ceux qui ne règnent plus peuvent faire ce qu’ils veulent. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont capétiens que les Français vont les accepter comme souverains.
Je vous répète que les déclarations d’intention ne suffisent pas, ni même les arbres généalogiques. Pour être acceptés des peuples, il faut des actes.
Etre Français impose des devoirs, vouloir les gouverner encore plus ! Vous ne pouvez quitter votre pays, votre famille et revenir quelques siècle après revenir, parce que cela vous arrange, recueillir l’héritage.
La prescription s’applique aux princes comme aux particuliers. Qui n’a pas fait acte d’héritier pendant trente ans perd ses droits.
Mais je sais que pour vous ces notions ne comptent pas. Le sang des Bourbons est une immanence qui les met hors de la compréhension des mortels.
Bonne Journée
Cosmo
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:27
Bah! Les Bourbon ont mal fini. Personnellement je ne suis nullement fière des trois frères chassés successivement par des révolutions, tout comme Louis-Philippe d’ailleurs.
Si un jour ,lointain les Français auraient de nouveau envie d’une monarchie, ils n’iraient pas chercher un descendant des anciens rois de France.
Ils choisiraient un contemporain qui aurait fait ses preuves ou…un extra-terrestre !
Actarus
5 novembre 2013 @ 01:10
Tant qu’ils ne vous choisissent pas, dans un élan de singulière désespérance !… ^^
AUDOUIN
5 novembre 2013 @ 10:57
La Kalistéa, pourquoi pas?
AUDOUIN
Daniel D
5 novembre 2013 @ 10:01
Tout à fait Jul, les Français ne sont pas idiots. Dès qu’ils entendent le nom « Bourbon », ils savent que l’on parle des Bourbon d’Espagne.
Gérard
8 novembre 2013 @ 08:31
Ah bon ??
jul
8 novembre 2013 @ 07:47
Attention Cosmo
Votre comparaison n’est pas valide.
La succession au trône est bien plus que l’héritage de propriétés !
C’est une position qu’on reçoit, qu’on occupe et qu’on transmet : la souveraineté.
Les Français qui ont des propriétés ont des droits sur elles (usage, vente…) mais ne sont pas souverains sur ces propriétés.
Votre deuxième comparaison ne va pas également
Bien sûr que l’arbre généalogique suffit pour savoir qui est SUCCESSEUR, dans quel ordre
mais personne ne dit que cela suffit pour devenir ROI. Bien sûr qu’il faut des actes :) !
Pour ma part, j’ai donc mon opinion sur qui est successeur (Louis de Bourbon) mais je sais aussi qu’un jour éventuellement Jean d’Orléans peut être roi en France.
L’opinion ne donne pas forcément le résultat attendu.
Vous avez raison pour cette union (qui n’est pas « impensable » aujourd’hui mais « impossible » en raison du contexte)
Cependant, la diversité n’empêche pas de se mettre d’accord sur des principes ou quelques projets pour un progrès commun, une mise en commun des forces dans certains objectifs comme c’était le cas des Bourbons qui s’entraidaient au XVIIIème siècle et début du XIXème siècle.
Déjà la paix entre la France, l’Espagne et les Etats italiens des Bourbons était quelque chose !
Le fait de constituer un bloc solidaire aussi face aux puissances émergentes de l’époque également ! (l’Angleterre).
Hélas, au lieu d’entretenir l’unité de leur Maisons, nos princes se sont laissés déboussoler, aller à leurs ambitions et ne regarder que leurs intérêts nationaux. Pour le plus grand profit de l’Angleterre….
Actarus
5 novembre 2013 @ 01:09
Francisco de Bourbon, le fils du duc de Séville, est un gentil garçon qui s’est déguisé en fruit pour Halloween. Il mène une vie libre, loin des intrigues madrilènes et parisiennes, et n’ambitionne pas d’être connu des Français.
Beaucoup ici parlent du livre sans même l’avoir lu. Les « pour » comme les « contre ». À la lumière de certains commentaires, j’en suis venu à penser qu’il revisite le traité d’Utrecht pour en conclure à sa validité, et non les placards des chambres à coucher de la petite histoire derrière la grande.
J’aimerais donc connaître l’étude qui y est développée pour aboutir à la conclusion favorable au comte de Paris. Les opinions contraires aux miennes m’intéressent, car enfin, l’ennui naquit un jour de l’uniformité.
Bonne journée and keep smiling. ;-)
R-N
5 novembre 2013 @ 01:26
Très belle démonstration, Actarus.
Pour ma part, tout en réservant mes choix personnels sur une future monarchie, je soutiendrai dans le débat Orléans ou Bourbons, Louis, même si des tests adn lui étaient défavorables.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 19:21
R-N,
Ce soutien vous honorerait mais serait sans aucune justification dynastique et de surcroît comme nous l’avons dit Actarus et moi, il existe bien des prétendants au lignage impeccable de Séville à Parme , sans oublier Palerme…
Bonne soirée
Cosmo
R-N
6 novembre 2013 @ 00:28
Justement, Cosmo, c’est bien du point de vue dynastique que ces tests n’auraient aucune conséquence. L’éventuelle
Au sujet de l’acte de 1812, se trouvait dans un de mes messages un début de réponse. L’exclusion simultanée de la soeur aînée de François de Paule, née à une époque où Godoy « n’existait » pas encore, et n’avait que quinze ans ! La rumeur n’avait aucun fondement. Les réponses d’Actarus et d’Audouin donnent l’explication de cette exclusion, semblable à ce que l’on m’avait soufflé.
R-N
6 novembre 2013 @ 00:35
Justement, Cosmo, c’est bien du point de vue dynastique que ces tests n’auraient aucune conséquence. L’éventuelle bâtardise serait recouverte par le droit.
Au sujet de l’acte de 1812, se trouvait dans un de mes messages un début de réponse. L’exclusion simultanée de la soeur aînée de François de Paule, née à une époque où Godoy « n’existait » pas encore, et n’avait que quinze ans ! La rumeur n’avait aucun fondement. Les réponses d’Actarus et d’Audouin donnent l’explication de cette exclusion, semblable à ce que l’on m’avait soufflé.
Séville, Palerme, Parme… Il ne sont pas, pour moi, le sport consistant à repousser très loin les Orléans.
Cosmo
6 novembre 2013 @ 11:16
R-N,
Voilà qui est honnête ! Tout sauf les Orléans !
C’est bien le credo des pseudo-légitimistes, tout le reste n’est qu’une tentative d’habillage pour justifier cette exclusion. Vous iriez jusqu’à mettre sur le trône un individu qui n’est pas du sang de France. C’est en contradiction avec l’idée que vos amis se font de la monarchie et de sa transmission par le sang. Pauvres reines de France, souvent malheureuses avec leur roi de mari, qui auraient pu grâce à vous avoir un amant, se donner du bon temps et un héritier au royaume ! Pater is est…
Je partage, toutefois, votre opinion sur l’idée que la bâtardise n’est pas prouvée même si cette déclaration des Cortès, explicable en ce qui concerne la reine d’Etrurie, n’est en rien justifiée en ce qui concerne l’infant François de Paule. Un moment d’aberration des Cortès, suivi d’un sentiment à la Caïn de la part de Ferdinand VII. Tout est possible.
De toutes façons, ce n’est pas grave, le sang de Godoy, ou d’un autre, est humainement assez bon pour monter sur le trône de France. Et vous avez raison, un homme en vaut bien un autre aux yeux de Dieu.
Au bout du compte, pourquoi ne pas rester en république, on n’y fait pas tant de cas des arbres généalogiques, avec ou sans interruption de lignée ?
Bonne journée
Cosmo
R-N
13 novembre 2013 @ 23:30
Cosmo,
Au contraire, nous sommes en présence de princes (Bourbons d’Espagne, mais aussi les autres, Orléans, et autres branches) qui appartiennent déjà à la famille Capétienne. Il n’est donc pas question de « mettre sur le trône quelqu’un qui ne serait pas Capétien », mais bien au contraire de le réserver à ceux déjà reconnus pour tels. Or, un test adn ne changerait rien. La filiation de ces princes leur est déjà acquise et ne pourrait pas être remise en cause.
La monarchie se transmet effectivement par le sang, mais elle n’en est pas le fin mot ! Il existe d’autres impératifs.
Quant à l’idée » Tout sauf les Orléans », je vous en laisse la responsabilité, mais je n’en ai pas parlé. Je vous rappelle aussi que je ne suis pas Légitimiste.
Le point que je veux mettre en évidence est que la légitimité naturelle, existante, ne peut pas être remise en cause, surtout pas avec ce type de procédé très récent, à la fois intrusif et bien évidemment étranger à toute coutume.
Le bénéfice de la légitimité acquise est valable bien sûr pour tout le monde, y compris tous les princes de toutes les branches.
Bonne soirée.
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 23:51
On se demande pourquoi? de la part d’une personne supposée avertie et suprêmement intelligente?
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:47
De qui parlez-vous ? Pas de vous-même, c’est évident… ^^
Avec ce cafouillage de commentaires on ne sait plus qui répond à quoi. ;-)
Kalistéa
6 novembre 2013 @ 19:18
Actarus vous n’êtes probablement pas une étoile! Vos répliques sont bien trop banales et faciles pour cela!
Si votre but est de me vexer c’est loupé parce que je ne me vexe que quand les remarques blessantes viennent d’un esprit subtil….Comme ici c’est le vide, sur cet aspect de la subtilité je ne me vexe jamais et quand c’est trop « primaire » je ne répond même pas!
Bonne soirée. K.
Kalistéa
6 novembre 2013 @ 19:21
Je réponds à RN.
R-N
9 novembre 2013 @ 15:44
Kalistéa,
Je vois votre message maintenant. La réponse sur mon soutien à un prince dans cette dispute est contenue dans mes messages que vous avez lus. Un prince qui a le droit pour lui ne peut pas être éliminé par un test adn qui lui serait défavorable, car il ne tient pas ses droits de tels examens.
Cosmo
9 novembre 2013 @ 18:33
R-N,
Vu les précautions que l’on prenait pour garantir la continuité généalogique, il me semble que le fait de ne pas être un descendant génétique du roi exclut de toute prétention au trône.
La couronne de France s’est toujours transmise en ligne légitime car si on accepte l’idée d’illégitimité, c’est aux Bourbons-Busset, que devrait revenir pour les néo-légitimistes, le droit à la Couronne.
Honorable et sympathique, votre proposition n’en est pas mois étonnante.
Qu’en pensent vos amis ?
Cordialement
Cosmo
R-N
14 novembre 2013 @ 00:16
Cosmo,
Justement, (et avec ma dernière réponse), lorsque toutes les précautions ont été prises, il est hors de question d’y revenir. Les rumeurs de caniveau ne peuvent atteindre un pouvoir sérieux.
Vous avez bien dit voici quelques jours, qu’il n’était pas question de réclamer de test adn pour quiconque. Ceux qui se sont avancés à le demander ont compromis le sens de la monarchie (à moins que ce soit volontaire) et l’intérêt de leur candidat.
Pour le dire clairement, il n’y a pas de sacralité dans le procédé adn. On doit respecter les précautions prises, et le jugement autorisé des contemporains, à chaque génération.
Il ne s’agit donc pas pour moi de revendiquer comme valides des filiations illégitimes, comme vous semblez le supposer, mais de refuser toute possibilité de révocation a posteriori de princes déjà considérés et admis comme légitimes, en leur temps et par qui de droit !
De plus, les Bourbon-Busset ne figurent pas dans les cas d’illégitimité que nous évoquons. Pour d’autres raisons, ils ne sont pas dynastes, et pour cela, ne figurent pas parmi les successeurs.
Depuis tout ce temps, vous vous souviendrez bien que je ne suis pas Légitimiste… ni pendu aux avis de quiconque, ce qui n’empêche pas leur qualité, et même si mes idées croisent souvent celles des Légitimistes.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 09:14
Ceux qui, comme Jul ou Naucratis, estiment qu’il n’est pas nécessaire d’écrire un ouvrage pour justifier des droits des Bourbons d’Espagne au trône de France ne savent pas lire ou ont la mémoire courte.
En effet comment qualifier :
“Mémoire sur les droits de la Maison d’Anjou à la couronne de France” par Th. Deryssel, avocat, ancien batonnier, et publiée à Fribourg en Suisse, en 1885 et dont comtesse de Chambord paya de ses deniers les frais d’impression.
La thèse de Sixte-Henri de Bourbon-Parme : “Le Traité d’Utrecht et les lois fondamentales du royaume” soutenue en 1914.
Et plus récemment « Louis XX » de Daniel de Montplaisir qui ne fait rien d’autre que d’essayer de prouver les droits de Louis de Bourbon au trône de France.
Il y en eut bien d’autres, comme de juste pour tenter de faire comprendre leurs positions.
Dire qu’il faut être bien peu sûr de ses droits pour les défendre dans un livre est une malhonnêteté intellectuelle de plus de la part de certains pseudo légitimistes et qui se retourne contre leurs amis qui ont écrit sur le sujet.
On peut critiquer un ouvrage dans son contenu mais pas dans son existence.
C’est à croire que les pseudo légitimistes ont bien peur de lire certaines vérités qui dérangent.
jul
4 novembre 2013 @ 14:20
Cosmo,
Je n’ai pas eu besoin de lire les ouvrages que vous citez, et je ne pense pas être le seul Légitimiste à ne pas en avoir besoin pour avoir mon opinion :)
Puisque la généalogie nous suffit !
Mais je vous félicite pour vos lectures :)
Cosmo
4 novembre 2013 @ 15:43
Jul,
C’était juste pour répondre à votre argument sur l’inutilité des écrits concernant les Bourbons d’Espagne.
Apparemment pas tous les pseudo légitimistes ne pensent comme vous.
Cosmo
jul
4 novembre 2013 @ 19:07
Bonsoir Cosmo,
Oui oui j’ai bien compris, votre message de 9h14 s’adressait à moi et d’autres commentateurs.
Oui c’est sûr, tous ne pensent pas comme moi, mais j’ai plutôt l’impression d’exprimer une opinion qui n’est pas minoritaire.
Ce livre développe sûrement des arguments intéressants, essentiels pour défendre la prétention orléanistes qui est plus « subtile » et « raffinée » (pour ne pas dire « alambiquée » lol) , mais qui ne sont pas aussi fondamentaux que certaines évidences généalogiques pour les Légitimistes.
Je souhaite que ce livre rencontre le succès et qu’il serve aux études appliquées des orléanistes.
Pour ma part je ne crois pas qu’il faille être aussi savant pour savoir qui est le successeur de nos rois. Je pense que, dans leur sagesse, ils ont conçu les choses plus simplement, pour que la connaissance soit à la portée de tous, même des plus humbles.
Cosmo
4 novembre 2013 @ 22:41
Jul,
Ce ne sont pas les rois qui ont conçu dans leur sagesse mais les légistes qui ont mis au point une supercherie pour que la couronne de France ne tombe pas premièrement dans la Maison de Navarre et deuxièmement chez les Plantagenet.
Avaient-ils raison ou tort ? Beaucoup ont pensé à l’époque qu’ils avaient tort. La suite leur a donné raison.
Ironie de l’histoire, l’aîné de la descendance de Jeanne de France, reine de Navarre, écartée par ses oncles, grâce à leurs légistes n’était nul autre que Henri IV ! Et ce par son fils Navarre, puis les Armagnac, les d’Alençon et enfin les Bourbons ( Françoise d’Alençon ayant épousé Charles de Bourbon, grand-père de Henri IV.
L’humilité n’exclut en rien le désir de connaissance.
Cosmo
jul
5 novembre 2013 @ 13:49
Cosmo
Mais qui avait le dernier mot? les Rois !
Attention aux déduction , quand on change une donnée de l’histoire, c’est toute la suite qui est modifiée.
Les personnages (les femmes), s’ils n’ont plus la même place (deviennent héritières) ne contractent plus les mêmes alliances que celles qu’elles ont contractées étant en tant que non-successibles, particulièrement au Moyen Age et à l’époque moderne. Ce qui modifie toute leur descendance. etc…
C’est vrai l’humilité n’exclut pas le désir de connaissance. C’est un très bon moteur
Ce que je n’approuve pas, c’est quand le message fondamental est polluée (pour ne pas dire humiliée) par certains raffinements venant de doctrines d’autres époques.
Cosmo
5 novembre 2013 @ 22:04
Jul,
Message difficilement compréhensible !
Polluée ? Humiliée ?
Cosmo
jul
6 novembre 2013 @ 20:33
Oula oui Cosmo,
désolé pour les fautes
je reprends :
« Mais qui avait le dernier mot? les Rois !
Attention aux déductions , quand on change une donnée de l’histoire, c’est toute la suite qui est modifiée.
Un personnage (comme une princesse , s’il n’a plus la même place (si elle devient l’héritière de son père) ne contracte plus la même alliance (= se marie) que celle qu’il aurait contractée auparavant (en étant pas dans l’ordre de succession) , particulièrement au Moyen Age et à l’époque moderne. Ce qui modifie toute leur descendance. etc…
C’est vrai l’humilité n’exclut pas le désir de connaissance. C’est un très bon moteur
Ce que je n’approuve pas, c’est quand le message fondamental est pollué (pour ne pas dire humilié) par certains raffinements venant de doctrines d’autres époques.
belriv
4 novembre 2013 @ 17:16
Si les livres n’existaient pas, il faudrait les inventer, ils nous apprennent tant ! et, apportant de l’eau à nos moulins, ils leur permettent de mieux tourner, n’est-ce-pas ?
Le charme de cette querelle m’échappe toujours, mais je lirai cet ouvrage, qui pique ma curiosité.
Mélusine.
4 novembre 2013 @ 18:19
Si les livres n’existaient pas, il faudrait les inventer, tant ils nous apprennent ! et, en apportant de l’eau à nos moulins, leur permettent de mieux tourner, n’est-ce-pas ?
Le charme de cette querelle m’échappant toujours, je lirai cet ouvrage, car il pique ma curiosité.
jul
4 novembre 2013 @ 19:09
Tout dépend de quels livres lol
En certaines matières, l’interprétation personnelle des sources vaut mieux que les commentaires et toute la littérature influencés par le vécu de leurs auteurs et le contexte de rédaction.
Mélusine.
4 novembre 2013 @ 22:09
Bien sûr, jul, mais l’interprétation des sources par l’écrivain est intéressante pour le lecteur, qui se nourrit d’éléments nouveaux propres à enrichir ses connaissances ou (et) y trouve matière à contestation.
« l’impossible querelle dynastique entre cousins ». Je me demande si, en définitive, l’auteur suggèrera un arbitrage…
jul
4 novembre 2013 @ 22:33
Tout à fait Mélusine, mais alors le lecteur doit avoir conscience du contexte d’écriture, des opinions de l’auteur pour prendre le recul nécessaire et se forger sa propre opinion.
Vous savez l’arbitrage est tout trouvé :
les Orléans sont de droit princes du sang, et aucun Bourbon ne leur contestera cette place et position. Voyez l’exemple donné par Charles X qui traita fort bien le Duc d’Orléans, le comblant d’honneurs (mais qui s’empara ensuite du trône qui revenait à son petit-fils…).
Mélusine.
5 novembre 2013 @ 14:03
De même, jul, que j’avais eu plaisir à lire le « Louis XX » de Monsieur de Montplaisir, j’aurai également plaisir à savourer l’ouvrage de Monsieur Germain et sa préface du comte de Paris…
Ma curiosité me perdra, jul. Smile
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 14:42
Alors si la généalogie suffit chers amis de mon cœur ,ce sont bien les Bourbon-Busset qui sont les « ainés des Bourbon « et vive le roi , comte de Bourbon-Busset
!En plus je dois dire que ce n’est pas un rasta: plus beau dans le genre distingué ,tu meurs!
Palatine
4 novembre 2013 @ 15:21
moi j’ai connu son père à l’époque où il était maire d’une commune (Ballincourt, je crois). Il ne jouait pas au descendant de Saint-Louis mais parlait de ses administrés. Par exemple, il disait que les père de cette époque étaient plus affectueux que ceux de son enfance, avec exemples à l’appui (enfant battus, etc). Sa femme buvait ses paroles et l’appelait « mon ange ».. Vous devez donc connaître son fils.
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 20:10
Oui j’ai connu au Printemps dernier le comte de Bourbon-Busset fils de l’Académicien Jacques qui avait une ressemblance certaine avec Henri IV.
Pour la petite histoire je crois qu’il a été question il y a environ trente ans , de marier sa nièce, veuve de son fils qui était mort accidentellement fort jeune , à Alfonso Borbon- Dampierre..(.à condition que son mariage avec Carmen Martinez-Bordiu soit annulé canoniquement bien sur!)
Si ce mariage s’était fait celui-ci n’aurait pas tardé à mourir accidentellement aussi…La malheureuse Princesse aurait surement été accusée de porter malheur à ses époux!
Palatine
4 novembre 2013 @ 22:12
Oui,Laurence était le Lion. Quant à Kalistéa, je confirme : Jacques l’académicien avait un profil « bourbon ». Un peu avant son élection, des amis à lui m’avaient écrit « pour que je cotise à son épée d’académicien. Amusée, je me suis exécutée. C’est bien la seule fois que j’ai cotisé à ce genre de chose.
Gérard
4 novembre 2013 @ 22:02
Et elle était le Lion
Fan_de_Chantilly
4 novembre 2013 @ 17:39
Un fils d’académicien élu de la République, celà me semble très bien. Merci j’ai enfin ma troisième voie.
jul
4 novembre 2013 @ 18:52
Bonsoir Kalistéa
Oui et une généalogie avec les armes des différents personnes, c’est encore mieux :), car on apprend ainsi quelles sont les branches qui n’ont pas pu justifier d’un mariage de leur auteur (les Bourbon-Busset) et celles qui le peuvent ;)
Kalistéa
4 novembre 2013 @ 21:42
Et qu’est-ce que veut dire un mariage de nos jours?
On ne peut pas donner ACTUELLEMENT un titre fantaisiste à quelqu’un sous prétexte que l’époque et la République (bonne fille comme dit Cosmo) le tolèrent, parcequ’elles n’en ont »rien à cirer », ex « duc d’Anjou », et nier la validité d’un un mariage pour telle famille, a lors qu’à notre époque celui-ci n’est plus exigé pour la légitimité des enfants et que plus personne ne veut se marier en dehors des prêtres et des homosexuels!
MDR, vraiment!
jul
4 novembre 2013 @ 22:29
Kalistéa, je suis étonné de votre rélativisme face à au mariage, institution chrétienne à la base de toutes les monarchies européennes et d’encore de nombreuses familles de ses différentes sociétés.
Ce n’est pas parce que les personnes de même sexe ont le droit de se marier civilement et que des prêtres souhaitent obtenir ce droit que le mariage des personnes de sexe différents n’a plus de valeurs (aux yeux de Dieu ou de la société).
Si les Princes n’avaient plus besoin de se marier, pauvres de nous, nous ne pourrions plus nous réjouir de venir sur N&R :D ! Puisque c’est le respect de ces traditions qui en fait (en grande partie, pas complètement) le charme !
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 22:47
Jul si vous faites l’âne pour avoir du foin ,on vous en donnera ,et bon appétit!
jul
6 novembre 2013 @ 20:28
Kalistéa,
Expliquez moi s’il vous plait en quoi mes propos sont des âneries si déjà vous me traitez d’âne.
aubert
4 novembre 2013 @ 14:56
aujourd’hui 4 Novembre nous connaitrons le lauréat du Goncourt.
belriv
4 novembre 2013 @ 16:57
Oui aubert et c’est Pierre Lemaître pour son livre « au revoir là-haut ». .. Smile
Corsica
4 novembre 2013 @ 17:27
Excellent Aubert !
Mélusine.
4 novembre 2013 @ 18:17
Oui, aubert et il s’agit de Pierre Lemaître pour son livre « Au revoir là-haut »… Smile
agnes
4 novembre 2013 @ 20:04
Demain on sera à 500 commentaires et le record de NR sera battu !
Bravo M, Germain, posez avec Charlène et votre livre et on explose les 1000 posts.
Mélusine.
4 novembre 2013 @ 22:13
Bonne idée, Agnès.
Palatine
4 novembre 2013 @ 22:16
non, Agnes, on est déja arrivé à 800 posts et la bataille de la Querelle dure depuis mon arrivée sur le site, soit début 2010.
HRC
5 novembre 2013 @ 15:09
bien avant, Palatine, mais ce qui est nouveau c’est le blog de rencontre qu’est N§R
erwan
7 novembre 2013 @ 00:57
La royauté est dans le pré, chère HRC. Nous partageons le même agacement.
Michèle
5 novembre 2013 @ 17:24
815 réflexions au sujet du livre « Louis XX, petit fils du Roi Soleil »
21 juin 2011.
Marquise
6 novembre 2013 @ 01:17
Excellent! :-)
Une autre suggestion:
Et si, pour réconcilier tout le monde, on offrait l’hypothétique et fantasmatique couronne de France à un prince allemand ou danois, comme au 19ème siècle???
OK, OK, je sors avant de me faire trucider! :-)
R-N
7 novembre 2013 @ 02:14
Marquise,
C’est une très bonne idée !
Gérard
13 novembre 2013 @ 19:56
Oui ou au fils d’une princesse allemande…
Lady Chatturlante
4 novembre 2013 @ 20:25
Je félicite l’auteur.
Il a bien du mérite d’écrire un livre sur un sujet dont le titre révèle qu’il est impossible.
Enfin, si j’ai bien compris…
AUDOUIN
5 novembre 2013 @ 10:49
Ce n’est pas le premier livre sur le sujet que les d’Orléans mettent sur le marché pour soutenir leurs prétentions. En 1958, feu le Comte de Paris qui se voyait déjà succéder à De Gaulle sur le trône, avait demandé à son affidé, Guy Coutant (de Saisseval) de lui rédiger un ouvrage sur les soi-disant droits de sa famille. En 1987, prenant ombrage de la notoriété grandissante du Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de l’accueil chaleureux que celui-ci recevait partout en France à l’occasion du Millénaire capétien, le chef de la branche cadette fit rééditer dans l’urgence le bouquin, intitulé (par antiphrase sans doute) « Légitimité monarchique » et augmenté d’une préface de son cru. Bouquin qui jusqu’à aujourd’hui tenait lieu de vulgate aux orléanistes.
L’actuel Comte de Paris met donc ses pas dans ceux de l’ancien en réitérant la même opération avec Germain.
Rien de nouveau sous le lambel!
AUDOUIN
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:29
Audoin,
Vous avez tout faux.
Cosmo
AUDOUIN
5 novembre 2013 @ 15:39
Jugement lapidaire formulé ab irato dont je me contrefiche
AUDOUIN
Cosmo
5 novembre 2013 @ 22:06
Mais vous avez tout faux , quand même !
Cosmo
Naucratis
7 novembre 2013 @ 08:50
Audouin,
Cosmo pourrait terminer son message par un « na ! » aussi péremptoire que le ton qu’il utilise d’ordinaire, sans plus argumenter qu’il ne le fait d’ordinaire.
AUDOUIN
8 novembre 2013 @ 00:04
Bien vu cher Naucratis! Avec Cosmo, on a forcément « tout faux » quand on ne dit pas comme lui…Alors, comme un gosse, il tape du pied.
AUDOUIN
Cosmo
8 novembre 2013 @ 01:18
Et oui, Audoin et Naucratis, je tape du pied, je dis Na mais cela n’empêche que vous avez tout faux, quand même !
Désolé d’insister !
Cosmo
AUDOUIN
8 novembre 2013 @ 10:22
A force de se dire « désolé », le cher homme en devient forcément désolant. A ce stade, il n’y a plus beaucoup de remèdes… Point fin.
AUDOUIN
R-N
5 novembre 2013 @ 14:36
Audoin,
sans parler d’une multitude de plaquettes diffusées par le secrétariat du Prince durant quelques décennies.
AUDOUIN
6 novembre 2013 @ 08:56
Merci R-N. Mais attention, cher ami, vous risquez de vous entendre dire par Cosmo que « vous avez tout faux ». Le Monsieur Je-sais-tout de N&R n’aime rien tant en effet que de distribuer les bonnes et les mauvaises notes sur ce ton péremptoire de maître d’école en retraite qui n’appartient qu’à lui…
AUDOUIN
Cosmo
6 novembre 2013 @ 13:46
Audoin,
Je vous ai déjà pris en flagrant délit de dire n’importe quoi.
De quoi êtes-vous retraité ? De la désinformation volontaire ?
Cosmo
R-N
7 novembre 2013 @ 02:32
Merci Audouin.
Cosmo,
J’ai l’impression que ce point provient d’un quiproquo. Plus haut déjà, vous répondiez à Jul, je crois, que des ouvrages légitimistes avaient été publiés. Mais sa remarque initiale était, en somme, que si le camp d’Orléans est sûr de son fait, comme ici le laissent entendre ses partisans, leurs propres ouvrages devraient être inutiles. Il n’a jamais dit que les ouvrages défendant la cause légitimiste n’existaient pas ou étaient inutiles. Elle souffrait justement d’un déficit de diffusion.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 09:27
R-N,
Je ne comprends pas le raisonnement de Jul. Un livre n’est pas un pamphlet. Mais s’il convient à un camp ou à l’autre, où est le problème.
La compréhension du légitimisme ou de l’orléanisme, pour un public non averti, ne peut se faire qu’à travers la lecture.
Je me suis insurgé contre le procès d’intention fait à un livre, simplement à cause de son existence et du préfacier.
Je sais que n’est pas votre attitude.
Cosmo
R-N
9 novembre 2013 @ 15:34
Cosmo,
Merci de votre réponse.
Anne Souris
5 novembre 2013 @ 11:39
Si quelqu’un souhaite ici avoir l’avis d’une « française moyenne », passionnée d’histoire, fondamentalement monarchiste mais complètement neutre quant à la querelle légitimo-orléaniste, voilà ce que je ferais si, un jour, on me demandait mon avis via les urnes (car nous sommes tous, d’accord, j’ose l’espérer, pour reconnaître qu’une monarchie ne serait rétablie que pas ce biais). Je ne regarderai pas la généalogie des candidats – les deux prétendants descendant en effet chacun d’un de nos rois – mais j’observerai avec minutie leurs actions, leurs propos, leurs engagements pour la France. Je me renseignerai sur le comportement de leurs épouses : actions charitables, prises de position, aides aux plus démunis… Et j’aviserai alors, en toute conscience, pour choisir celui des deux qui me semble le plus « légitime » à devenir le « premier des Français ». Se disputer quant à savoir lequel est le véritable prétendant aujourd’hui n’a pas de sens puisque si la monarchie devait être rétablie un jour, elle ne se ferait que via un référendum, et le peuple souverain choisirait entre ceux qui se présenteraient. Voilà l’avis d’une petite souris, qui vaut ce qu’il vaut ! Bonne journée à tous !
Cosmo
5 novembre 2013 @ 13:28
Anne Souris,
Votre avis en vaut largement d’autres. Il est évident que la monarchie ne pourrait être rétablie qu’avec l’accord du peuple.
On reproche assez aux gouvernants actuels d’en être bien loin…
Tout candidat au trône se verrait passer à la loupe.
Cordialement
Cosmo
Anne Souris
5 novembre 2013 @ 14:03
Et bien, si la monarchie ne peut être rétablie qu’avec l’accord du peuple, à travers un référendum, voilà qui vide votre querelle (« votre » au sens large du terme bien entendu, je ne voudrais pas vous accuser d’en être l’origine, alors que vos commentaires sont toujours si pondérés !) de son sens généalogique : bien évidemment, libre à chacun de soutenir le candidat de son choix, mais pas d’après des considérations de lignée. Seules les compétences, le charisme et l’engagement pour la France doivent entrer en ligne de compte, non ?
R-N
5 novembre 2013 @ 14:32
Anne Souris,
Je partage votre avis sur la nécessité absolue d’une consultation générale par le scrutin. Il ne s’agirait pas d’une restauration mais d’une instauration. Il y aurait nécessairement d’autres candidats, ne serait-ce que les Napoléon. Il y aurait d’autres Capétiens que les deux princes les plus connus : Bourbon-Parme par exemple, qui sont les plus légitimes. Il y aurait aussi des non Capétiens.
Il faudrait que ce référendum (cela pourrait être un vote) soit considéré comme une étape décisive, tout l’inverse du referendum de 2005 qui n’avait pour but que de se moquer de tout le monde.
Sur l’engagement des épouses, je poserais un léger bémol, car leur rôle, plus ou moins engagé dans l’action caritative par exemple, n’aurait pas de portée sur cette monarchie. Les engagements de toutes les épouses de président, et de toutes les princesses des monarchies actuelles, se ressemblent finalement. C’est sur le contenu de la monarchie qui devrait décider.
Il y aurait quelque chose de capital, dans cette occasion, si elle se produisait : que, pour les deux candidats les plus connus, le phénomène ne soit pas entravé par la vieille dispute dynastique. Il faudrait aussi que les royalistes soient capable de se rassembler, car c’est leur division qui a empêché le retour monarchique, possible après 1870. Ce n’est pas secondaire, mais bien une question centrale. Si survenait une contestation suffisante pour remettre en cause le régime républicain, existeraient toujours des pro-républicains et des anti-monarchistes. Il y aurait des partisans d’une autre république par exemple, et de plusieurs autres divers systèmes. La fourchette favorable aux monarchistes, devrait obligatoirement comprendre ces deux tendances (Orléans et Bourbon) pour avoir une chance de l’emporter. Il existe aussi une forte tradition française de type bonapartiste, qui ressurgirait.
Il faut donc que cette question soit résolue avant, et cela est possible, mais cette solution n’existe pas pour l’instant.
Si l’occasion se produisait aujourd’hui, tout serait pollué et empêché par cette question dynastique.
Voilà mon avis, et bonne journée à la petite souris.
Anne Souris
6 novembre 2013 @ 09:53
R-N,
Merci pour votre réponse complète. Je vous rejoins totalement sur la nécessité pour les monarchistes de se rejoindre pour que se créée une éventuelle chance de retour à une monarchie.
Pourquoi ne pas attendre la génération suivante et marier l’aîné Orléans avec l’aînée Bourbons ? Voilà qui règlerait la question de manière romantique et pacifique ! Sur cette note de légèreté, je vous souhaite une excellente journée !
HRC
6 novembre 2013 @ 13:16
désolée, ce n’est même pas drôle pour moi.
Sigismond
6 novembre 2013 @ 13:36
Anne Souris,
Il faudrait dans ce cas marier le duc de Bourgogne avec Antoinette d’Orléans. Mais laissons les deux intéressés choisir eux-mêmes leur destin !
Marie de Bourgogne
6 novembre 2013 @ 13:57
Le Duc de Bourgogne ? Les bourguignons ne reconnaissent que 4 Ducs. Le dernier est mort en 1477.
Les suivants ne nous intéressent pas.
Bon après midi
Naucratis
7 novembre 2013 @ 08:48
Voilà Ue Marie de Bourgogne prétend parler au nom des Bourguignons…
En bonne orléaniste, elle ne sait que prétendre…
Marie de Bourgogne
7 novembre 2013 @ 22:02
@ naucratis
Je ne prétends pas, JE SUIS ^^
R-N
7 novembre 2013 @ 02:39
Merci Anne Souris.
Ce mariage assoupirait le principal de la dispute, mais pour ceux qui sont attachés à la résolution des droits, cela changerait pas vraiment !
Je vous souhaite une excellent journée de jeudi, maintenant !
Actarus
5 novembre 2013 @ 19:03
Bonjour Anne Souris,
votre opinion est intéressante, mais je pense que vous mélangez deux choses. D’un côté, la consultation populaire sur le remplacement de la République par une Monarchie nouvelle ; de l’autre, le choix du Roi parmi les représentants des dynasties ayant autrefois régné.
Dans ce dernier cas, il s’agit d’un retour, fut-ce une fois, à l’ancien principe électif. Mais alors, pourquoi ne pas envisager la candidature d’un haut fonctionnaire au fait des affaires, plutôt que celles de rejetons des races royales déconnectées des réalités du pouvoir depuis le XIXe siècle ? Après tout, de façon comparable, le duc des Francs en l’an 987 était l’équivalent d’un haut fonctionnaire de notre temps. ;-)
Kalistéa
5 novembre 2013 @ 22:57
Chère petite souris, le principe monarchique repose avant tout sur la continuité que suppose l’hérédité, on ne peut donc sans hérésie parler de référendum et d’élections pour instaurer un monarque!
Anne Souris
6 novembre 2013 @ 09:51
Chers Actarus et Kalistea,
Je pense que nous sommes d’accord sur le fait que la première étape est celle qui consiste à consulter le peuple sur le remplacement de la république par une monarchie, non ? Vous affirmez toutefois que le souverain ne doit ensuite pas être élu, mais choisi parmi les descendants des rois : mais alors, choisi par qui ? comment ? Je ne vois pas bien comment vous passeriez cette seconde étape ?
Et depuis un certain baptême dans le Jourdain, on n’a pas revu de colombe descendre des cieux et une voix proclamer « celui-ci est mon Fils »… Quoique ce serait, je le reconnais, la solution la plus simple ! ;-)
Actarus
6 novembre 2013 @ 14:32
Ah non non non… Ratatouille. ;-)
Je n’ai pas écrit que dans le cas d’une instauration le souverain devait obligatoirement descendre des dynasties ayant autrefois régné sur la France, car je n’écris pas les mêmes choses que Kalistéa, Dieu merci ! ^^
J’ai écrit que s’il devait y avoir recours à l’élection pour désigner le nouveau souverain, nous ne devions pas nous limiter aux descendants des anciennes dynasties car ils sont déconnectés des réalités du pouvoir depuis trop longtemps. ;-)
ELISABETH-LOUISE
6 novembre 2013 @ 17:03
Anne souris, je rejoins vos commentaires empreints de réalisme;
Gérard
6 novembre 2013 @ 21:06
Il est inenvisageable que le Peuple se prononce en faveur d’un candidat choisi en dehors des Capétiens ou des Bonaparte, non pas tant d’un point de vue juridique mais d’un point de vue politique. Imagine-t-on Messieurs Hollande ou Sarkozy ou je ne sais qui se présenter devant le Peuple pour demander à être roi ? Ce serait grotesque indépendamment de la qualité de ces Messieurs et ce serait grotesque pour n’importe quel citoyen ordinaire a fortiori. Si l’on se souvient des événements historiques, lorsque Bonaparte crée sa dynastie il est un héros national au sortir d’une grande crise. Lorsque le roi David fut appelé à succéder au roi Saül il n’était déjà plus un jeune berger de bonne famille, il était déjà un héros militaire et l’ami du fils du roi et ce bien entendu indépendamment de l’aide que Dieu lui apportait. « Le premier qui fut roi… ». On pourrait citer l’exemple de la Serbie. Dans les pays où la monarchie fut rétablie à un moment de l’histoire c’est vers le prétendant légitime que se tournèrent les chefs d’État, qu’ils aient été Monk ou Franco, et à défaut du prétendant légitime son propre héritier, et ce avec le consensus populaire. Au XIXe siècle quand il a fallu trouver des rois pour des pays nouveaux et même au début du XXe on a choisi des princes étrangers qui recueilleraient l’accord des Puissances.
Aujourd’hui quel citoyen français voudrait se lier pour toujours à une famille même si le chef de cette famille est un héros ? Lorsque le général de Gaulle était au faîte de sa gloire, il avait certes des ennemis parmi les admirateurs du maréchal Pétain, et il en eut beaucoup plus ensuite du fait de la fin de la guerre d’Algérie et de l’indépendance, mais il reste que l’immense majorité des Français était derrière lui et l’idée a germé pour quelques-uns qu’il ait pour successeur son fils, la presse s’en est fait l’écho, mais quels que fussent les mérites de l’amiral de Gaulle cette hypothèse fit sourire.
Si un jour les Français veulent établir une tête de l’État constante totalement indépendante des partis, non soumise à l’élection et la contestation, ils ne pourront donc se tourner que vers les représentants des deux anciennes races souveraines qui nous restent. On peut alors penser qu’ils préféreront un Français vivant en France et dont la famille a partagé le sort des familles françaises au cours des siècles. S’il m’est permis de donner mon opinion, je crois qu’une solution monarchique, une restauration ou une instauration monarchique, aurait en France son intérêt et éviterait notamment cette mouvance fréquente à la tête de l’État, cette division de la France en deux clans et ce mélange des genres avec un chef de l’État chef de parti et ainsi confronté à des situations difficiles où sa légitimité est constamment remise en doute aux yeux du monde. Qui souhaiterait se lier pour l’éternité (aujourd’hui certes bien relative) avec une famille dont on ne connaîtrait rien ou qui n’a pas partagé pendant plus de trois siècles le sort des Français ?
Ce ne serait pas justice d’ailleurs qu’une famille d’ascendance espagnole par exemple vienne prendre la place qui a été maintenue contre vents et marées par une famille française continûment et avec l’aide d’une foule de Français fidèles. Dans une telle perspective effectivement je préférerais le maintien des institutions en place plutôt que de remettre le sort du pays durablement entre les mains d’une famille illustre mais qui a perdu pendant trois siècles son caractère français et non pas par l’exil et sans compensation mais pour une couronne magnifique et pour les immenses et riches territoires de l’Hispanité. Ce serait aussi en quelque sorte à nouveau condamner Jeanne d’Arc qui comprit que Dieu préférait le roi de Bourges au roi d’Angleterre malgré ses ascendances françaises.
Pour qu’une monarchie soit réinstaurée il faut en effet que l’on en sente le besoin ou au moins qu’on en ait le désir. Nous n’en sommes pas certes au temps où l’Éternel eut pitié des Hébreux et dit à Samuel : « Écoute-les et établis un roi sur eux». Mais ce temps était venu parce que les peuples voisins avaient des rois.
Nous connaissons les Orléans, ils ont toujours été avec nous, nous n’avons pas besoin d’aller chercher des princes illustres parmi les Bourbons qui ont régné en Espagne, à Naples ou à Parme. Nous avons une famille royale française et Patrick Germain dans son étude magnifique nous montre que c’est précisément la famille royale légitime. L’épopée des Bonaparte a été grandiose avec deux empereurs exceptionnels mais ce n’était que des moments fulgurants qui ne pouvaient s’inscrire dans la durée puisqu’ils étaient le fruit du césarisme, et qui en firent payer le prix en vies humaines à l’Europe sous le Premier Empire.
Je crois donc fermement que ceux qui souhaitent une instauration monarchique en France doivent se réunir à nouveau autour du seul prétendant qui vaille. Après le comte de Paris viendra le tour du duc de Vendôme dans le sang duquel sont réunis ceux de Louis-Philippe et de Charles X, de Louis XIV, d’Henri IV et de Saint Louis. Qu’on ne me dise pas que ce faisant j’ai mépris de l’étranger ou du Français récent. Je crois que s’il y a bien un moment dans l’histoire où il doit y avoir une préférence nationale c’est au moment de se choisir un roi lorsque nous avons la chance d’avoir dans notre pays une famille royale.
Cosmo
7 novembre 2013 @ 20:47
Cher Gérard,
Votre texte est remarquable dans sa synthèse et dans son approche réaliste de la situation.
Il faut être obtus ou guidé par des sentiments pas très nobles pour aller chercher en Espagne un roi dont les ancêtres depuis trois siècles ont eu d’autres préoccupations que françaises. Le roi d’Espagne a parfaitement conscience de l’absurdité de cette situation qui remet en cause engagement et traités.
Les princes Jacques, Alphonse et Louis de Bourbon font penser à des acteurs qui privés d’un premier rôle cherchent désespérément un engagement. Le seul problème est que la France n’est pas un théâtre et les Français des spectateurs.
Les pseudo-légitimistes se disent monarchistes. ne se rendent-ils pas compte que leur attitude ruine tout espoir de restauration s’il en est un ?
Amicalement
Cosmo
R-N
11 novembre 2013 @ 22:35
Gérard,
L’hypothèse d’une succession du Général de Gaulle ne fit justement pas sourire, car des sondages indiquaient que si l’Amiral se présentait, les Français seraient derrière lui. C’est lui-même qui avait refusé cette possibilité, sans doute conscient qu’il ne possédait pas les qualités d’un chef d’état.
Il est évident que les candidats non Capétiens qui se présenteraient si la monarchie était envisagée, seraient d’illustre origine, ou peut-être, des personnages d’origine non royale, voire tout simplement ordinaire. Mais en aucun cas on ne pourrait avoir affaire à un de ces personnages connus que vous citez.
Mais je partage bien sûr votre avis sur l’intérêt pour la France d’une solution monarchique, sans y joindre votre analyse sur les deux branches, mais je comprends les raisons que vous présentez.
Philippe gain d'enquin
5 novembre 2013 @ 11:53
Génial, encore 90 (89 en déduisant le mien) messages et l’on atteindra les 500 !!! Merci à Régine de nous avoir créé « Le Regine’s book des records »; Cher Cosmo, tout ceci mérite « une coupe », « un jaune », « un blanc cas », « une Gueuze », bref, notre hôtesse a sans doute déjà tout prévu… (lol) PGE
HRC
5 novembre 2013 @ 15:06
à Philippe dit le républicain, il a raison de demander une distinction entre les 2 pseudos, car Philippe–le nouveau dit n’importe quoi sur les émeutes de juin 1848 à Paris, entre autres.
pas grave
je suis toujours surprise par N-R qui restera fidèle à Louis même si les tests ADN sont contre lui et ne va pas sur le site (Vexilla Galliae) qui le reçoit. Le terme de Foi serait impropre, et pourtant cele y ressemble.
(je n’arrive pas à placer mes réponses où je le souhaiterais)
R-N
7 novembre 2013 @ 02:53
HRC,
J’ai bien trouvé votre réponse. Pourquoi le sujet monarchique (pour l’appeller ainsi dans son ensemble) devrait être d’un seul coup subordonné à des découvertes très récentes, d’ailleurs pas encore maîtrisées, et qui ne recouvrent qu’une partie de la question. Il existe le droit, qui n’est pas le moindre. Il y en a d’autres aussi.
Pour ce qui est de Vexilla Galliae, il s’agit d’un site très marqué, et dont les idées sont à l’opposé des miennes. Si un groupe choisit de parler de Louis, cela ne m’engage pas. Je ne soutiens que les droits dynastiques de Louis vis-à-vis des Orléans.
Saturnin
5 novembre 2013 @ 16:38
Un ouvrage préfacé par ce pauvre d’Henri d’Orléans ne saurait prétendre mettre fin aux prétentions démentielles des descendants du régicide Philippe-Egalité.
Il ne saurait non plus mettre en cause la légitimité du véritable successeur des rois de France, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.
Fan_de_Chantilly
5 novembre 2013 @ 20:05
Vive le Roi ! (de qui ? de quoi ?)
En bon pyrénéen que je suis, juste entre les deux fronts si j’ai suivi je dirais donc :
Vive le co-prince d’Andorre réélu tous les 5 ans maintenant. Elle n’est pas belle notre République ?