
Elle fut la favorite par excellence. Louise de La Vallière a régné sur le coeur du roi Louis XIV. Madame de Maintenon règnera sur l’esprit d’un monarque vieillissant. La marquise de Montespan occupa la vie du Roi Soleil à son zénith et ce pendant 10 ans. Elle fut la véritable reine de Versailles, orgueilleuse et redoutable quand il était question d’évincer des rivales. Une femme admirée également pour sa culture et aimée par le monde des Arts et des lettres, protectrice de Molière et de Corneille.
« Madame de Montespan, la favorite du Roi Soleil à son zénith », Michel de Decker, Editions Pygmalion, 2010, 276 p.
pierre-yves
1 juin 2010 @ 22:03
Je me mêle encore une fois de ce qui ne me regarde pas mais puisque me voici intronisé (je mesure l’honneur croyez-le bien!), je participe.
Métronome est très sympa. Je ne m’attendais à rien de transcendant, un acteur qui se pique de faire un bouquin sur l’histoire de Paris, ca ne doit pas voler très haut, me disais-je.
Eh bien j’avais tort. C’est très intéressant, ca contient pas mal d’anecdote, de faits ou d’informations historiques mal ou pas connues (de moi en tout cas) et c’est écrit d’une façon agréable et vivante, pas pédante mais pas simpliste non plus.
Je suis curieux de savoir que ce que Brigitte-Anne en aura pensé.
Sur Henri IV, j’ai lu la bio de François Bayrou et c’est tout. Il y a quelques jours, je suis passé à la Fnac, et j’ai été sidéré du nombre d’ouvrages disponibles sur ce roi, cela m’a un peu découragé.
A la place, j’ai lu la biographie de la pianiste Martha Argerich (rien à voir, donc) par Olivier Bellamy (qui oeuvre sur Radio Classique) que j’ai trouvée excellente.
Je vous la recommande, meme si vous n’êtes pas aussi fan de musique que moi.
Piapias
1 juin 2010 @ 23:13
Brigitte-Anne (60) Vous aurez fait le plein d’iode quand vous lirez ces lignes, j’espère que votre séjour se sera bien passé.
Oui j’ai « commencé » Métronome que j’avais d’ailleurs recommandé sur le site il y a un certain temps, à l’occasion d’un reportage sur Paris (de Charles peut-être ?), c’est un livre très bien écrit, Lorànt Deutsch est quelqu’un de cultivé.
Mais, j’en avais suspendu la lecture pour passer à d’autres sujets.
Actuellement, exposition de Langeais oblige, je suis plongée dans « Histoire de la cuisine et des cuisiniers, les techniques culinaires et pratiques de table en France du Moyen Âge à nos jours », « l’histoire de la cuisine bourgeoise du Moyen Âge à nos jours » et enfin « Histoire des peurs alimentaires du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle ».
Ces 3 livres m’occupent à plein temps !
Bien à vous
Piapias
Piapias
1 juin 2010 @ 23:33
Brigitte-Anne Petit oubli, le livre de Jovanovic, enquête sur l’existence des anges gardiens, m’est tombé des mains ! :(
Pétronille
5 juin 2010 @ 18:42
Merci, Piapias, pour vos souhaits de bonne fête!
Je viens de rentrer à la maison dans les Pyrénées Atlantiques après un séjour dans les Hautes Pyrénées (mais oui!!!)et je découvre avec plaisir votre message, un peu submergé, à vrai dire, par les flots toujours grondants de la Querelle…Mais je m’étais mis en tête de retrouver mes chères sexa…et mes efforts sont récompensés!
palatine
6 juin 2010 @ 11:33
Piapias, chose promise chose due.
Le livre que je conseillerais est « Athenais Marquise de Montespan » ècrit par Lisa Hilton, une historienne anglaise et traduit en français. J’aime assez les Anglo-saxons pour les biographies, car ils n’ont pas d’idées préconçues ou empoussiérées par le 19e s .
La Palatine et Madame de Caylus ont dit que le Montespan aurait peut-etre mieux accepté d’etre un mari trompé si on lui avait donné des compensations, genre commandement important à l’armée avant que sa femme ne devienne la maitresse du roi. Mais quand il a été mis devant le fait accompli, son honneur ne lui aurait jamais permis de « vendre » sa femme et le roi l’a tellement bien compris qu’il ne lui a donné aucun dédommagement.
Le problème c est que quand il apprit son infortune, Montespan devint fou furieux. Jusque là il avait traité cavalièrement Athenais avait mangé presque toute sa dot avec ses dettes de jeu, vendu tous ses bijoux, dont les pendants d oreille gagnés à une tombola du roi. Et il partait souvant et la delaissait.
Mais quand il sut ce qui lui arrivait il brutalisa la marquise, la battit, et essaya meme de la violer. Il disait qu’il voulait lui transmettre une maladie venerienne pour qu’elle puisse la donner au roi. Sa femme alla se refugier chez Madame de Montausier qui fut elle maltraitée par le mari et les domestiques durent intervenir pour jeter dehors le forcené. Le roi du réagir et par une lettre de cachet l’envoya une semaine en prison à Fort l’Eveque (ne sait pas où ça se trouve). Au bout d’une semaine, on le libera et on lui fit savoir qu’il devait se retirer sur ses terres, en Guyenne.
Là, il voulut entrer au chateau par la grande porte pour que ses cornes de cerf virtuelles puissent passer. Il en fit mettre sur son carosse et organisa un simulacre de funerailles pour sa femme. Il garda les enfants avec lui de longues années. Il avait la loi pour lui.
Je peux comprendre sa rage mais pas ses brutalités avec sa femme et surtout ses dettes de jeu, et cette addiction .
Madame de Montausier (la fameuse Julie d’Angennes qui fit attendre 18 ans son promis) ne se remit jamais de ces brutalitès et mourut peu de temps après. Elle fut un dommage collateral de la liaison de roi.
Je n’aime pas Montespan, mari trompé ou pas.
Ce sont ses dettes de jeu que je n’ai jamais « avalées » et le fait d’avoir vendu les bijoux de sa femme pour continuer à jouer.
palatine
6 juin 2010 @ 12:54
Piapias
pardon pr l’ortho « le roi duT réagir »
carrosse avec deux « r » « Mme de Mautausier qui elle AUSSI fut maltraitée ». Et les « cornes » de cerf, c est une façon de parler bien sur.
Je n’achèterai pas le livre de Jean Teulé pcq je n’aime que les ouvrages d’historiens patentés. Pierre-Yves m’a donné son aval inconscient pour ne pas l’acheter.
le beau temps est revenu ici en Toscane mais on a eu un hiver interminable et un printemps pourri.
Dans quelle région de France habitez-vous Piapias ?
j’étais morte de rire ce matin en lisant vos impressions de lendemain de bal costumé et j’ai meme réussi à faire rire mon mari. Un exploit !
palatine
6 juin 2010 @ 16:14
Chère Piapias, je continue mes informations.
Un livre tres bien écrit par Catherine Decours confirme ce que je raconte au post 65. Ce livre est peut-etre plus facile à trouver que celui de Lisa Hilton et il adopte la technique de Françoise Chandernagor pour la Maintenon.
Athenais aurait voulu une liaison platonique avec le roi mais evidemment connaissant Louis XIV nous savons tous que c’était impossible. Athenais avait beaucoup lu Mademoiselle de Scudéry et Honoré d’Urfé et se faisait encore des illusions sur l’amour courtois. Voyant le gout du roi pr elle, elle avait essayé de convaincre son mari de l’emmener en Guyenne pour échapper à un penchant réciproque (elle était amoureuse du roi) mais il refusa.
Tout au début de la liaison d’Athenais avec le roi, Montespan (qui ne savait rien ) guerroyait en Roussillon et il y eu la vilaine affaire de Perpignan, dont parle aussi Lisa Hilton. Il séduisit une paysanne du cru, l’enleva et la cacha dans sa compagnie habillée en garçon. Les parents de la jeune fille portèrent plainte et celle-ci fut jetée en prison. Monsieur de Montespan, « fort mécontent de se voir oter sa proie alla crier et casser chez le magistrat » et ses amis allèrent, en plus, rosser le magistrat en question. « Il fallut toute l’industrie de Louvois pour arreter l’affaire ». La paysanne s’opiniatra à retourner avec son séducteur qui l’abandonna du jour au lendemain, en lui donnant 20 pistoles pour se marier ». Il parait que ce n’étaient pas les premières cornes qu’il faisait porter à sa femme, mais bien sur lui c’était lui et elle, elle devait rester soumise et vertueuse.
Il revint à Paris et fit encore quelques dettes avant de repartir pour le Roussillon, ne sachant encore rien en ce qui concernait sa femme et le roi.
Il connut sa disgrace quelques mois après et se livra à toutes les violencs que raconte Lisa Hilton.
Madame de Montausier ne se remit jamais de sa peur et mourut après une maladie de langueur qui dura 3 ans.
Le Fort-l’Eveque où fut enfermé une semaine le marquis de Montespan serait une prison située entre la rue de Saint-Germain l’Auxerrois et la Seine.
Ces deux livres se recoupent bien. J’ai peur que la traduction française de Lisa Hilton soit épuisée. En anglais le livre est diponible sur Amazon.
Le livre de poche d’Aimée Decours comporte environ 720 pages avec des annexes intéressantes. Par ex. Le mariage de la Grande Mademoiselle et de Lauzun, la liaison du roi avec Melle de Fontanges, l’affaire des Poisons. la crise religieuse de 1675-76 de la marquise, etc
Donc je n’ai aucune pitié pour le marquis de Montespan. C’est surtout son amour-propre qui a souffert parce que s’il avait aimé sa femme il ne l’aurait pas bafouée avec l’affaire de Perpignan. Sans parler des dettes. Quand on est mari et père de famille, et noble par dessus le marché, on ne fait pas des choses pareilles.
Et Madame de Maintenon, je persiste à dire que c’était une hypocrite. A l’époque où elle prechait la vertu et la dévotion, elle avait des entrevues privées avec le roi qui n’avaient rien de dévot…
palatine
6 juin 2010 @ 18:52
J’ai trouvé cette anecdote dans le livre de Lisa Hilton.
Renée de Mortemart, arriere-grand-mère de la belle Athenais mourut à 20 ans. On la mit dans son caveau avec des bijoux dont une bague ornée d’un tres beau diamant. Son mari était tres affecté par cette mort.
Pendant la nuit, après l’inhumation, un valet cupide, voulut recuperer le diamant de la défunte. Il viola la sepulture et essaya d enlever la bague du doigt du cadavre. N’y arrivant pas, il décida de mordre le doigt pr le couper. Et c est alors que la morte poussa un grand cri… et se reveilla. Elle avait été tout ce temps dans un coma profond. L’histoire ne dit pas si le valet eut une crise cardiaque. Mais après ça, la jeune femme eut trois enfants dont le grand-père de la marquise de Montespan.
Si la jolie dame n avait pas été ensevelie avec un beau diamant, il n y aurait pas eu de descendance Montespan ou plutot Rochechouart dans la famille d’Orléans. Aie aie aie, je me tais pr ne pas réalimenter les polémiques.
Piapias
6 juin 2010 @ 21:46
Palatine (65,66,67et68) Comme vous je ne lis que des livres d’historiens dignes de ce nom, et le livre de Teulé n’avait aucune prétention historique.
Ce n’était qu’un livre divertissant qui m’a donné envie d’en savoir plus.
Peut-être que, ne connaissant pas le personnage de Montespan, je me suis laissée prendre au style alerte de l’auteur ?
Je prends bonne note des ouvrages que vous me recommandez mais d’ores et déjà, à la lueur de vos commentaires, je rends les armes !
Plus de CSRLHP, exit Louis-Henri, c’était un salaud !
Un grand grand merci pour toutes ces précisions que vous avez pris la peine de recopier à mon intention.
Bien à vous,
Piapias
palatine
7 juin 2010 @ 09:59
Piapias, peut-etre Teulé avait-il des raisons bien à lui pour compatir au sort de Louis-Henri.
Personnellement, je trouve qu’il a mérité ce qu’il lui est arrivé. Il a du énormément souffrir… d’amour-propre blessé.
Je disais dernièrement à ma meilleure amie qu’il a des livres sur l’orgueil et l’envie (« la cousine Bette ») mais aucun à ma connaissance sur les ravages de l’amour-propre blessé.
Bonne semaine
Palatine