
Le 30 janvier 2009, il y aura 20 ans qu’Alfonso de Bourbon, duc de Cadix (ici photographié en compagnie de ses deux fils Francisco, décédé dans un accident de voiture, et Luis Alfonso) décédait accidentellement en skiant sur une piste du Colorado. Une messe en sa mémoire se tiendra le 30 janvier à 18h30 en l’église Royale du Val de Grâce à Paris (Info de Yann Sinclair)
Actarus
4 février 2009 @ 12:49
Le duc d’Anjou préférait se recueillir sur la tombe de son père et de son frère où était célébrée une autre messe de requiem, on ne peut pas être partout en même temps alors, Jean-Marie, cessez de faire preuve de mauvaise foi s’il vous plaît.
Charles
4 février 2009 @ 16:00
Mgr le comte de Paris est le seul Chef de la Maison de France. Les pretentions de Luis-Alphonso sont ridicules.L’arriere-grand-père de don Luis-Alphonso a regne sous le nom d’Alphonse XIII dans son pays l’Espagne. Maintenant les espagnols nous le presente comme le pretendant au trone de France alors qu’il etait bien le souverain espagnol legitime. Si Luis-Alphonso decede qui est son heritier? J’aimerais bien qu’on m’explique!
jean-marie
4 février 2009 @ 16:32
actarus.
puisq’il se prétend héritier du trone de france,il devait etre auprés de ses partisants qui avaient organisés une messe en mémoire de son pére lui-alphonso.
c’est comme pour son mariage au vénézuéla.
maintenant j’ai toujours trouvé qu’il était espagnol malgré sa carte d’identité française,il reste prince espagnol.
il n’a aucun droit sur la couronne de france et il n’est pas non plus duc d’anjou.
le duc d’anjou actuel est charles-philippe d’orléans.
Damien
4 février 2009 @ 17:11
Verbatim : « Comme le disait mon père, je ne prétends à rien, je suis le chef de la maison de Bourbon en tant qu’aîné des Capétiens et des descendants de nos rois. »
Où voyez-vous donc, cher Charles, des prétentions ? Le seul qui prétende à quelque chose est le comte de Paris.
Les renonciations de pure forme, consenties par Philippe V lors du traité d’Utrecht, sont nulles et contraires aux Lois Fondamentales du Royaume de France.
Mais si vous persistez à vouloir les considérer comme valides, permettez-moi de vous informer que Son Altesse Sérénissime le prince Philippe, duc d’Orléans, lors de la Révolution française à laquelle il prit une part considérable, a par trois fois, pour lui-même et ses descendants, renoncé à la couronne de France. Il prit même le patronyme d’Egalité en signe d’adhésion à la Révolution. Dès lors, en quoi les renonciations du Régicide seraient-elles nulles et celles de Philippe V valides ?
Le peuple français a toujours considéré que les renonciations faites à Utrecht étaient nulles et contraires au droit national. Lorsque le jeune Louis XV, en mauvaise santé, a failli mourir durant sa minorité, le peuple français était unanime à reconnaître le droit de Philippe V d’Espagne à lui succéder, le Régent serait alors monté sur le trône d’Espagne en sa qualité de petit-fils d’Anne d’Autriche et ceci afin de respecter le principe de ne pas réunir les couronnes de France et d’Espagne sur un même chef.
Le 12 octobre 1789, Louis XVI a écrit au roi Charles IV d’Espagne, qu’il qualifia à juste titre de « chef de la seconde branche », sa protestation officielle contre tout les désordres survenus en France depuis l’ouverture des Etats Généraux.
Même la Constitution de 1791 reconnaissait les droits successoraux des Bourbons d’Anjou-Espagne au trône de France, avant les branches cadettes d’Orléans et de Condé.
Enfin, le duc Louis-Philippe d’Orléans a publiquement exprimé ses craintes lorsque Ferdinand VII d’Espagne a aboli la loi salique en Espagne afin que sa fille, qui régna sous le nom d’Isabelle II, lui succède. Louis-Philippe savait pertinemment que, privés du trône d’Espagne, l’infant Charles et les autres princes descendant de Philippe V avaient la préséance sur sa branche quant à la succession au trône de France. Cela dit, il a réglé le problème en août 1830 en s’emparant de la couronne au détriment du duc de Bordeaux en faveur duquel Charles X avait abdiqué. Les historiens ne s’y sont pas trompés, qui ont appelé ce régime, en rupture avec le précédent, « Monarchie de Juillet ». Le comte de Paris est l’héritier du Roi des Français, mais pas des Rois de France.
Dans la configuration actuelle, en cas de décès prématuré de Louis-Alphonse de Bourbon (souhaitez-vous sa mort ?), c’est malheureusement le roi Juan Carlos d’Espagne qui se trouve être son héritier présomptif. Je reconnais que cette situation est inconfortable, d’autant que ce monarque au tempérament républicain n’a que faire de la succession française. Si par malheur le Roi d’Espagne devenait l’aîné des Bourbons, sans aucun doute reconnaîtrait-il le comte de Paris comme chef de la Maison de France, bafouant ainsi ses propres droits et ceux des princes venant après lui et avant la famille d’Orléans. Il y a donc urgence pour que la princesse Marie-Marguerite donne naissance à un fils !
Michael
4 février 2009 @ 17:43
Vous avez raison d’insister Charles. C’est incroyable, a toutes les époques, les gens se sont tournés vers un autre prétendant pour soutenir leur propre idéaux allant jusqu’à l’encontre de la légitimité dynastique. Ne pas aimer les Orléans ne justifie en aucun cas d’aller chercher des rejetons de famille royale en mal de reconnaissance. Les « partisans » de Luis-Alfonso sont un peu comme les Lefebvristes pour la papauté.
glafouti
4 février 2009 @ 19:50
Charles malheureusement le seul chef de la france est actuellement le ptit mosieu nicolas sarkozi maintenan que vous ayez une fidelitè pour la famille D’Orlèans je trouve cela est très digne de respect comme j’ai du respect pour les lègitimiste comme Damien par exemple;mais moi qui suis neutre comme je les souvent ecrit ici je me permet de jouè le candide et de vous paussè à tous et toutes une question ces querelle entre monarchiste avantage qui surment pas les idèeo monarchique (MAIS ALORS QUI)??? propablement une fraction d’idividues qui trouves pouvoir et profit de la situation actuelle de la france!
Damien
4 février 2009 @ 23:24
Cher Michael,
vous me tendez la perche pour faire une mise au point intéressante.
1. Comme le grand public (et toute personne lisant PDV chez sa grand-mère ou dans la salle d’attente du médecin de famille) j’ai longtemps cru que le feu comte de Paris était l’héritier du trône de France. En 1987, année du Millénaire capétien, une camarade de lycée m’a appris que si la France avait un Roi, ce devait être Alphonse II, duc d’Anjou et de Cadix. Plus tard, des études de droit constitutionnel m’ont confirmé cette vérité.
2. Vous croyez que je n’aime pas les Orléans. C’est faux. En 2002, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance, à Bruxelles, de Son Altesse Royale la princesse Hélène, comtesse douairière de Limburg Stirum, que j’ai trouvée fort sympathique et qui a toute mon estime et mon respect. L’année suivante (2003), j’ai eu l’occasion de la revoir en l’église de La Madeleine lors de la messe de requiem pour sa défunte mère, Madame la comtesse de Paris, et lui ai présenté mes sincères condoléances. Vous voyez, on peut être légitimiste et présenter ses derniers respects à la Princesse que vous considériez comme la Reine de France.
3. Je ne connais pas d’autres princes ou princesses d’Orléans, et me garderai donc bien d’émettre à leur encontre un quelconque jugement de valeur. La question n’est pas d’aimer ou de détester des princes, tel n’est pas le cas. Relisez le point n°1, je ne choisis pas le Roi de droit, je regarde ce que disent les Lois Fondamentales.
4. Quant à votre comparaison avec les lefebvristes, elle n’a aucun sens. Vous ne savez même pas si je suis catholique, calviniste, anglican, juif, musulman, bouddhiste ou athée (et j’en passe). Si la France avait un Roi, il serait le Roi de tout le monde, peu importe la religion, l’origine ethnique, les préférences politiques, etc. Bien sûr, je ne m’exprime qu’à titre personnel. Dans toute famille de pensée, la mienne comme la vôtre, ou n’importe quel parti politique, il existe des « ultras » prompts à s’exciter. Heureusement qu’il existe aussi des gens raisonnables. Alors, sachons raisons garder.
Charles
4 février 2009 @ 23:29
Pour Damien,
Vous reconaissez vous même que l’héritier de don Luis-Alphonso, le roi d’Espagne reconaitrait le comte de Paris comme héritier de la couronne en cas de malheur pour Luis-Alphonso. Suivez le sage conseil du roi d’Espagne ! Nous avons la chance en France d’avoir des héritiers dignes des 40 rois qui onf fait la France. Nos princes ont toujours servis la France même lorsque la loi d’exil était en vigueur. Le comte de Paris a servi la France pendant 11 ans et a été décore. Le prince Jean a fait son service militaire en tant qu’aspirant et s’est engage dans l’armée quelques mois supplemtaires pour en sortir lieutenant. Votre héritier a servi son pays l’Espagne et a prête serment au drapeau espagnol!! Drôle d’agissement pour quelqu’un qui se dit héritier des rois de France!!
jean-luc
5 février 2009 @ 01:01
Luis-Alfonso a raison de ne prétendre à rien puisqu’il n’est dynaste ni en Espagne, ni en France.
Par contre, il a tort de s’intituler « Ainé de la Maison de Bourbon », car cette qualité revient au Comte de Bourbon-Busset, puis, en second lieu, au Comte de Bourbon-Châlus, Luis-Alfonso ne venant qu’au troisième rang de cette ainesse, devant le Roi Juan-Carlos 1er et les multiples ramifications bourboniennes espagnoles qui descendent de Carlos IV.
Le cinquième rang de l’ainesse revient aux Bourbons-Siciles, suivis des Bourbons du duché de Parme, suivis des Bourbons-Parme-Nassau du grand-duché de Luxembourg, suivis des Bourbons-Orléans dits Orléans, seuls légitimes héritiers de la couronne de France,suivis des Orléans- Bourbons ducs de Galliera, suivis des Orléans-Bragance du Brésil, qui ferment la boucle.
On le voit donc, cette ainesse de la prolifique et multinationale Maison de Bourbon n’a de signification que généalogique et familiale.
Elle n’emporte, par conséquent, aucune signification politique et n’est porteuse d’aucune légitimité dynastique dans les différents pays concernés.
Danielle
5 février 2009 @ 10:02
Damien,merci pour cette mise au point qui devenait nécessaire sur ce site.
Danielle
5 février 2009 @ 10:07
Pour détendre l’atmosphère, sachez que Philomena de Tornos était présente au défilé de Christian Lacroix (cf PD du 4 février 2009) et peut être à d’autres…
jean-marie
5 février 2009 @ 10:34
damien.
meme les chefs d’états de la cinquième république reconnaissent les bourbon-orléans comme les prétendants légitimes au trone de france.que ce soit de gaulle,giscard d’estaing,mitérrand ou chirac.
d’ailleurs pour le millenaire capétien,il n’y a que les princes de bourbon-orléans qui ont participés aux manifestations officiels.
le duc de cadix n’y a pas participé du fait qu’il était prince espagnol,comme les bourbons de parme d’ailleurs.
l’héritage dynastique s’est fait quand le comte de chambord a reconnu les princes d’orléans comme ses fils.
la vérité,c’est celle là.
héritier de la couronne se nomme henri,comte de paris
et nom luis-alphonso de borbon,prince d’espagne ecarté du trone de ce pays du fait des renonciations de son grand-pére don jaime de borbon,duc de ségovie.
pas la peine de faire du droit pour voir la vérité en face.
Damien
5 février 2009 @ 14:03
1. Charles, le roi d’Espagne est partial dans cette affaire et ce à plus d’un titre. Par sa mère, il est le petit-fils de Louise d’Orléans, donc l’arrière-petit-fils du premier comte de Paris (1838-1894), le « Philippe VII » des orléanistes. Ses liens avec les princes d’Orléans ont toujours été forts, notamment durant un exil commun au Portugal. Il appelait la feue Comtesse de Paris « tante Bébelle ». Si par malheur il devenait l’aîné des Bourbons, comme il a déjà le trône d’Espagne, il se garderait bien de revendiquer celui de France, ne serait-ce que pour des raisons diplomatiques et de politique internationale.
Quant à Louis-Alphonse servant sous les drapeaux en Espagne, cela ne me choque pas, le prince est binational. D’ailleurs il existe des précédents : au 16e siècle, Henri de Béarn, premier prince du sang, a d’abord servi le Royaume de Navarre dont il était l’héritier avant de devenir le Roi Henri IV de France, de même que son prédécesseur sur le trône de Saint Louis a prêté serments sur des symboles polonais avant de revenir régner à Paris.
2. Jean-Luc, Louis-Alphonse est l’aîné des Bourbons car les comtes de Bourbon-Busset, descendants de Louis de Bourbon, Prince-Evêque de Liège, ne sont pas issus d’un mariage légitime. Ils sont d’origine royale par bâtardise, et ne croyez point que j’emploie un gros mot car au Moyen-Age, on tenait les bâtards royaux en grande estime. Les Bourbon-Busset, en raison de leur illustre ascendance, ont toujours été considérés comme « cousins du Roi », néanmoins ils n’étaient pas dynastes. Dans le cas contraire, leur lignée serait montée sur le trône de France à la place de celle d’Antoine de Bourbon. Néanmoins, je vous félicite de reconnaître le caractère multinational de la Maison de Bourbon. Il s’agit bien d’une multinationale, comme la Maison de Windsor est appelée « la firme ».
3. Jean-Marie, je tiens à votre disposition des coupures de presse de 1987 qui vous montreront que le prince Alphonse a bien été reçu comme prince français et aîné des Capétiens à des commémorations officielles du Millénaire. Il a même participé à ce titre à des émissions de télévision.
4. Danielle, merci à vous.
Charles
5 février 2009 @ 15:13
Pour Damien,
Permettez-moi de vous dire que :
– Le duc d’Anjou est le fils aine du prince Michel de France, comte d’Evreux et a pour nom Charles-Philippe d’Orleans, Petit-Fils de France et non Luis-Alphonso de Bourbon.
– La princesse Helene d’Orleans, Fille de France est la comtesse Evrard de Limburg-Stirum et non comtesse douairiere de Limburg-Stirum car feu son mari appartenait a une branche cadette de la famille.
Damien
5 février 2009 @ 16:00
Charles, pardonnez-moi d’avoir élevée la princesse Hélène plus haut qu’elle ne l’est en réalité dans la hiérarchie nobiliaire belge. J’ignorais ce détail. Mais quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas ?
S’agissant de votre première remarque, permettez-moi de vous rappeler ceci :
Le 21 décembre 1988, le tribunal de grande instance de Paris a tranché en faveur du duc d’Anjou et de Cadix (défendu par Me Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux), dans le procès intenté par Henri d’Orléans, comte de Mortain (représenté par Me Paul Lombard) et les princes Ferdinand de Bourbon-Siciles et Sixte-Henri de Bourbon-Parme (représentés par Me Jean-Marc Varaut), qui souhaitaient que la justice lui interdise de porter le titre de duc d’Anjou et d’user des armoiries de la maison de France (d’azur à trois fleurs de lys d’or). Le jugement constatait que : « Les titres nobiliaires supprimés par les Révolutions de 1789 et de 1848 et rétablis par le décret du 28 janvier 1852 ne peuvent être régulièrement portés et ne peuvent être donnés à leurs titulaires dans les actes d’état civil qu’en vertu d’un arrêté d’investiture pris par le garde des Sceaux, en application de l’acte royal ou impérial qui les a, à l’origine, conférés. » Un titre de noblesse « ne peut être défendu contre toute usurpation que par celui qui en dispose lui-même dans les conditions rappelées, ou qui fait partie d’une famille à laquelle a été, de la même manière, reconnue cette distinction honorifique. » Or, le titre de duc d’Anjou « a été concédé, en dernier lieu, par Louis XV à son 2e petit-fils Louis Stanislas Xavier (futur Louis XVIII) puis a été aboli par l’effet du décret de l’Assemblée nationale constituante du 19 juin 1790. La survivance actuelle de ce titre ne pourrait être vérifiée que par le garde des Sceaux, éventuellement saisi. Dans ces conditions, Henri d’Orléans doit être déclaré irrecevable à agir en défense du titre de duc d’Anjou sur lequel il n’établit pas que lui-même ou sa famille aient des droits. Il doit en être de même quant à Ferdinand de Bourbon-Siciles et Sixte-Henri de Bourbon-Parme qui ne justifient pas davantage d’un intérêt à intervenir. » Pour le port des armoiries, « il n’appartient pas à une juridiction de la République d’arbitrer la rivalité dynastique qui sous-tend en réalité cette querelle héraldique comme l’ensemble de la procédure. »
L’arrêt de la cour d’appel de Paris en date du 22 novembre 1989 confirma ce jugement en précisant que les pleines armes de France prises depuis plus de 100 ans par les aînés des Bourbons d’Espagne (depuis la mort d’Henri V en 1883) ne peuvent être contestées au Prince Louis, nouvel aîné. Depuis la chute de Charles X, ce sont des armes privées, non étatiques, elles sont un attribut de la famille.
Comme vous le constaterez, les jugements de 1988 et 1989 sont très clairs. Henri d’Orléans n’a pu établir aucun droit pour lui-même ou sa famille sur le titre de courtoisie de duc d’Anjou, dont les princes Alphonse puis Louis de Bourbon ont été reconnus légitimes détenteurs. C’est donc tout à fait indûment qu’il l’a conféré à son neveu Charles-Philippe d’Orléans. Une usurpation de plus, hélas…
jean-marie
5 février 2009 @ 16:06
damien.
je suis l’actualité d’assez prés pour redire qu’alphonso de borbon n’a participé à aucune cérémonie officielle pour le millénaire capétien.les seules cérémonies ou il était présent le furent à titre privé.
de meme que les bourbons-busset ne sont plus dynastes mais n’en demeure pas moins que ce sont eux les ainés de la maison de bourbon.
et pour finir,c’est mon point de vue mais je pense que la binationalité n’existe pas et je suis sur que beaucoup de personne seront de mon avis,à savoir que soit ont n’est français,soit ont n’est espagnol.
ont ne peut-etre les deux,voila votre problème avec ce prince.il est espagnol,c’est tout.
Damien
5 février 2009 @ 19:20
En tant que haut fonctionnaire travaillant d’assez près sur ces questions, je peux vous dire que la binationalité est une réalité, et que parmi les 2 millions de Français qui vivent à l’étranger, certains cumulent même trois nationalités. Ils n’en demeurent pas moins qu’ils sont aussi Français que vous et moi qui n’avons qu’une seule nationalité.
Avant d’être Roi de France, Henri IV était Navarrais. Il était donc un prince « de nationalité étrangère », ce qui semble vous poser problème dans le cas de Louis-Alphonse. Mais il était prince du sang royal de France en légitime mariage, et c’est cette qualité qui faisait de lui un dynaste, et le successeur d’Henri III après la mort du duc d’Alençon.
J’en suis navré pour vous, mais vos arguments ne tiennent pas la route. Nous pourrions en discuter pendant des heures, je suis certain que je ne vous convaincrai pas car il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre, mais je sais que j’ai raison et que vous avez tort.
Michael
5 février 2009 @ 19:54
Damien, dans mon précédent message, j’ai été surpris que vous vous sentiez visé. je faisais le parallèle entre le lefvbristes et les légitimistes seulement comme une image. Quand au titre de Duc d’Anjou, il est facile de se référer à une instance répubiclaine qui n’a pas vraiment de législation sur le sujet. Les titres sont entre les mains du chef de la Maison royale, donc tout dépend qui nous considérons comme tel. Vous essayez de démontrer l’indémontrable. c’est dommage.
Damien
5 février 2009 @ 20:15
Une question toute simple pour Charles et Jean-Marie : Messieurs, selon vous, les princes Amedeo et Joachim, fils de l’archiduc Lorenz d’Autriche-Este et de la princesse Astrid de Belgique, sont-ils dynastes aux couronnes d’Autriche et de Hongrie ?
Charles
5 février 2009 @ 21:59
Damien,
Je confirme les propos de Jean-Marie. Seul le comte de Paris a preside des manifestations officielles lors du millenaire des Capetiens en 1987. De meme en 1989 lors du quadricentenaire de l’avenement d’Henri IV a Pau, la comtesse de Paris a preside les ceremonies dans la cathedrale. Feue Madame a meme vu sous ses yeux le prince Gonzalvo de Bourbon y Dampierre et Axel de Bourbon-Parme quittes les lieux furieux car ils s’estimaient pas assez bien place dans la cathedrale! C’est d’ailleurs le protocole de la Presidence de la Republique qui avait tranche en faveur de la comtesse de Paris. D’autre part vous constaterez a Senlis le nombre de familles imperiales, royales et princieres d’Europe presentes a la ceremonie venir se rejouir du mariage de l’heritier de la Maison de France. Alors que toutes les Maisons souveraines d’Europe avaient boude le mariage de Luis-Alphonso . La mere du marie s’en etait plainte.
Charles
6 février 2009 @ 12:14
Pour Damien,
Chaque famille royale a des regles de successions a respecter. On ne peut donc pas comparer avec une autre maison souveraine.
Damien
6 février 2009 @ 14:57
Je vois que vous avez éludé ma question posée en 49… Je vais néanmoins y répondre, en commençant par dire à Charles que vous méconnaissez (ou plutôt voulez méconnaître) les règles successorales françaises parce qu’elles ne vous arrangent pas. Je me suis déjà exprimé sur le chapitre des Lois Fondamentales du Royaume de France et n’y reviendrai pas.
Cette fois-ci, je vais démonter l’argument fallacieux selon lequel la double nationalité n’existe pas. Vous reprochez au prince Louis la nationalité espagnole et c’est que les orléanistes appellent, dans leur phraséologie, le « vice de pérégrinité ». Nous savons déjà que le prince Louis possède la nationalité française, mais regardons aussi ce qui se passe en Belgique, c’est intéressant et même édifiant.
Son Altesse Impériale et Royale Lorenz d’Autriche-Este, prince impérial et archiduc d’Autriche, prince royal de Hongrie et de Bohème, prince de Belgique, duc de Modène, né à Boulogne-sur-Seine (actuellement Boulogne-Billancourt) le 16 décembre 1955, possède au moins DEUX NATIONALITES : Belge et Française.
Sa mère, la princesse Marguerite de Savoie-Aoste, née à Capodimonte le 7 avril 1930, est née italienne. La mère de la princesse Marguerite, la princesse Hélène d’Orléans (1906-1986), a épousé le prince Amédée de Savoie-Aoste, duc d’Aoste, le 5 novembre 1927. Il résulte que sous l’empire de l’article 8 alinéa 3 de la loi du 10 août 1927, la femme française qui épousait un italien perdait automatiquement la nationalité française. La duchesse d’Aoste n’a pu transmettre la nationalité française à ses enfants par filiation.
Comment l’archiduc est-il français ? Il ne peut l’être par filiation maternelle comme nous venons de le voir. Pas davantage ne peut-il l’être par filiation paternelle. Je ne suis pas expert en droit national italien ou autrichien, par conséquent j’ignore si, du fait de l’effondrement des monarchies autrichienne (1918) et italienne (1946), ses parents étaient privés ou non de la nationalité qu’ils avaient à la naissance. En revanche, cela fait partie de mon métier de connaître la loi française. Le petit-fils du dernier empereur d’Autriche avait-il des parents apatrides ? A priori je ne le pense pas mais, si tel est le cas, alors il est Français en vertu de l’article 21-1 alinéa 1 de la loi du 9 janvier 1973. D’autre part, si ses parents avaient conservé leur nationalité respective mais ne pouvaient la lui transmettre par filiation, alors il est Français en vertu de l’article 21-1 alinéa 2 de la loi du 9 janvier 1973 selon lequel « est Français l’enfant né en France de parents étrangers et à qui n’est attribué par les lois étrangères la nationalité d’aucun des deux parents. ».
Toujours est-il que S.A.I. & R. L’ARCHIDUC LORENZ D’AUTRICHE-ESTE EST FRANCAIS est qu’il a cette nationalité à coeur. J’en veux pour preuve qu’il a régulièrement tenu à jour son état civil (transcription de l’acte de son mariage avec la princesse Astrid et des actes de naissance de leurs 5 enfants dans les registres de l’état civil consulaire français), et qu’il est titulaire d’une carte nationale d’identité française et d’un passeport français (j’ai vu ces documents de mes propres yeux).
Les 5 enfants de la princesse Astrid de Belgique et de l’archiduc Lorenz d’Autriche-Este sont binationaux, de nationalité Belge et de nationalité Française. En revanche ils ne sont pas Autrichiens. Il n’en demeure pas moins que Lorenz est 5e dans l’ordre de succession au trône austro-hongrois (étant considéré que l’archiduc Otto est empereur et roi de droit), que ses fils Amedeo et Joachim sont respectivement 6e et 7e dans cet ordre successoral, et que parallèlement, depuis l’abrogation de la loi salique en Belgique, Amedeo et Joachim d’Autriche-Este, princes de Belgique, sont également et respectivement 7e et 9e dans l’ordre de succession au trône de Belgique. N’est-il pas amusant que ces deux princes, dynastes en Autriche-Hongrie comme en Belgique, soient également de NATIONALITE FRANCAISE ? Nationalité Française que leur confère la filiation paternelle, sous l’empire de l’article 18 du Code Civil ! Ce même article qui fait de Louis-Alphonse de Bourbon un FRANCAIS.
Juste pour l’anecdote et la précision de mes dires, j’ajoute que sous l’empire de l’article 8 alinéa 3 de la loi du 10 août 1927 précité, Emmanuelle de Dampierre aurait perdu sa nationalité française en épousant un Espagnol, soit l’infant Jacques Henri, uniquement si le mariage avait été célébré antérieurement au 9 décembre 1931 ou postérieurement au 31 mai 1938. Or, ils se sont mariés le 4 mars 1935. Emmanuelle de Dampierre a donc conservé sa nationalité Française et l’a transmise par filiation à ses fils, donc à Alphonse de Bourbon (qui lui était Français en vertu de l’article 19 de l’Ordonnance du 19 octobre 1945 portant code de la nationalité française), et c’est pourquoi Louis-Alphonse est Français selon l’article du 18 du Code Civil actuellement en vigueur.
En conclusion :
1. On peut être prince de nationalité étrangère à l’Etat qui n’est plus monarchique mais dans lequel on possède des droits successoraux, et même cumuler plusieurs nationalités différentes sans perdre ces droits, seul compte le sang royal auquel on appartient et qui ne tient pas compte de la nationalité du dynaste (voir n°47 ci-dessus) ; vous ne pouvez opposer au Prince Louis de Bourbon sa double nationalité franco-espagnole. Je relève d’autre part que le Comte de Paris considère que les princes d’Orléans et Bragance, pourtant de nationalité brésilienne, peuvent succéder à sa branche. Cette contradiction seule ruine la portée de l’inadmissible argument selon lequel la nationalité espagnole des aînés des Bourbons les priverait de leurs droits successoraux.
2. Le titre de courtoisie de DUC D’ANJOU est l’apanage du Prince Louis de Bourbon, ainsi que les tribunaux de la République l’ont reconnu par deux fois après avoir été saisis par le prince Henri d’Orléans qu’ils ont débouté de ses prétentions infondées, ce titre n’ayant jamais fait partie de l’apanage de sa branche (voir n°45 ci-dessus).
Monseigneur le Duc d’Anjou a trop de noblesse pour imiter son cousin et le traduire devant la Justice pour avoir frauduleusement attribué ce titre au prince Charles-Philippe. Il sait qu’il est le seul et véritable Duc d’Anjou et la chose a déjà été jugée par deux fois. Point n’est besoin d’y revenir.
3. Vous ne pouvez pas non plus opposer les renonciations de Philippe V qui sont non valides, à moins d’aller jusqu’au bout de votre logique et d’admettre que les renonciations de Philippe Egalité à la couronne de France, pour lui-même et ses descendants, sont également valides et que par conséquent, plus aucun Capétien n’est dynaste à la couronne royale de France qui, de toute façon, a été balayée par le vent de l’histoire. Je doute, au vu de vos précédents commentaires, que vous ayez cette honnêteté intellectuelle. J’espère seulement que la plupart des autres lecteurs se rendront compte que vous faites erreur.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Charles
7 février 2009 @ 17:24
Pour Damien,
Les francais aiment et respectent le Comte de Paris, chef de la
Maison de France parce qu’il est le seul heritier legitime de nos rois de France. Il est issu de la seule dynastie nationale francaise de pere en fils depuis plus de mille ans. Ses ascendants, lui meme en tant qu’officier francais et ses fils ont servi la France avec courage et grandeur meme lorsque les princes furent prive du sol de France en raison de l’inique loi d’exil. La Maison de France vit en France au milieu des Francais, travaille en France, paye ses impots en France.
Vive Henri VII, comte de Paris, duc de France!
Vive le Dauphin, duc de Vendome!
Lorenz
8 février 2009 @ 20:16
Pour Charles,
En 1940, le jeune comte de Paris demanda audience à Pierre Laval, qui le reçut à dîner.
Le prince fit valoir ses « droits » au trône de France.
Le ministre lui répondit : « Monseigneur, je vous propose d’occuper pendant 1 mois le ministère chargé du ravitaillement. Si vous parvenez à nourrir les Français, rien ne s’opposera à votre restauration. »
Le prince ne répondit pas. La suite du dîner fut courtoise.
amg44
8 février 2009 @ 21:31
tout ce qui précède relève vraiment d’un dialogue de sourd irréversible, et ,je dois dire, plus qu’irritant parce qu’inutile, chacun restant arc-bouté sur ses positions. Qui a tort qui a raison ? En définitive, peu importe … puisque nous sommes sous la 5ème république dont la constitution pourrait parfaitement convenir à une monarchie constitutionnelle… mais cela est une autre histoire qui n’est pas pour après-demain, alors de grâce, respirons un bon coup et remisons au placard tous ces verbiages qui viennent polluer nos commentaires.
D’avance un grand merci
Lorenz
9 février 2009 @ 09:25
Pour amg44,
Je suis bien d’accord avec vous mais il faut bien admettre qu’il y a quelque provocation à systématiquement désigner le prince Alphonse par son état-civil espagnol, même lorsque l’on se veut compatissant.
Il faut croire que l’engrenage de la légitimité est si fort qu’il suffit d’y enclencher le petit ongle du petit doigt pour être tout entier absorbé…
Corentine
9 février 2009 @ 10:28
Lorenz
on désigne le prince par son NOM et comme il EST ESPAGNOL et prince ESPAGNOL, son nom est espagnol…
il a toujours vécu en Espagne et il s’est toujours senti espagnol….son fils aussi…non seulement son ancètre a renoncé au trone de France mais son père (Don Jaime) a meme été ecarté de la succession espagnol
qu’il est été pris en otage par des integristes français parce que ceux ci ne supportaient pas le comte de Paris, cela ne change rien au fait que le prince Alfonso soit espagnol
je ne connais pas de prince Alphonse…il y a juste Alfonso de Borbon et son fils Luis Alfonso de Borbon marié à une roturière lui aussi…donc non dynaste….
Les Orleans sont français, vivant en France et descendants du dernier roi Louis-Philippe donc légitimes héritiers
jean-marie
9 février 2009 @ 10:54
damien.
je suis d’accord avec vous pour dire que le prince alphonso de borbon ne doit sa nationalité française que parce que son pére don jaime de borbon,duc de ségovie,(espagnol pure souche )s’ait marier avec une française du nom d’émmanuela de dampierre.
cependant ce mariage ne donne pas plus de droit à la couronne de france pour alphonso de borbon,ni pour luis-alphonso de borbon,de meme pour les titres qu’ils utilisent.
ces titres sont revenus dans la famille de france depuis l’avénement de philippe V an trone d’espagne,d’ailleurs ce titre de duc d’anjou a été utiliser par louis XV par la suite.
ce titre ne peut-etre utilisé légitimement que par un prince français,en l’occurence par charles-philippe d’orléans,non par un prince espagnol non dynaste en espagne et non dynaste en france.
pour la décision du titre de duc d’anjou,un tribunal de la république n’ait pas habilité à trancher des querelles monarchiques.
jean-marie
9 février 2009 @ 11:40
lorenz.
puisque vous commentez l’entrevue de feu le comte de paris avec pierre laval ,non pas en 1940 mais en 1941.
pourquoi omettre que le dit comte de paris s’est battu dans la légion étrangère sous un nom d’emprunt au service de la france jusque l’armistice.
que faisait jaime de borbon,duc de ségovie pendant ce temps là,il attendait que ça se passe en suisse.
pourtant à cette époque il était déjà prétendant au trone de france je crois?.
enfin regardons ce qu’à laissé le comte de paris à la france dans sa fondation saint-louis.
qu’ont donnés les borbons d’espagne à la france,rien.
les bourbons-orléans ont donnés leur sang pour le pays.
toujours français depuis louis XIV,ils ont renoncés à la couronne espagne à l’inverse de philippe,duc d’anjou
qui a renoncé à ses droits pour devenir philippe V,roi d’espagne.
les partisants de luis-alphonso sont des nostalgiques,integristes de l’ancien régime de charles X et du comte de chambord.
les princes espagnol qui prétendent avoir des droits en france sont des arrivistes.
pourquoi sont-ils écartés du ghota?
pourquoi les bourbons-orléans sont -ils invités par toutes les cours européenne comme héritiers des rois de france.
jean-marie
9 février 2009 @ 12:06
pour ce qui est des droits des bourbons-orléans ,je confirme que tout les présidents de la cinquième république reconnaissent les princes d’orléans comme uniques héritiers dont le président mittérrand qui avait convié le comte de paris an lancement des commémorations du millénaire capétien en la cathédrale d’amiens,de meme que le premier ministre jacques chirac qui avait dit qu’un prince étranger ne peut-etre invité
a un événement français (alphonso de borbon,duc de cadiz est un prince étranger ).