Suite au communiqué du duc de Vendôme qui réagissait par rapport aux dispositions annoncées par son père le comte de Paris à savoir qu’au décès de ce dernier, le nouveau chef de la Maison de France sera le prince François, comte de Clermont assisté d’un Conseil de régence, le comte de Paris maintient ses positions dans un nouveau communiqué publié sur son blog. (Merci à Pauline)
En voici le texte :
Suite à diverses informations parues dans la presse faisant état d’un « communiqué » du Prince Jean, Duc de Vendôme et Régent du Dauphin, en date du 1er août 2016, le secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris rappelle les règles traditionnelles et immuables du droit dynastique français:
- Les lois fondamentales du Royaume tissent depuis les origines de la monarchie française l’indépendance de la Couronne de France. Ainsi depuis l’avènement des Capétiens, le principe fondateur de pérégrinité rend à lui seul vaines les prétentions d’accession au trône royal français d’un prince ou d’une princesse étrangère. Il a été notamment rappelé par l’Arrêt Lemaistre du Parlement de Paris du 28 mai 1593 « qui annule tous traités faits ou à faire qui appelleraient au trône de France un prince ou une princesse étrangère, comme contraire à la loi salique et aux autres lois fondamentales de l’État ».
- En vertu de ces mêmes Lois et aussi des principes généraux de succession des coutumes de France, la succession dans la Maison de France obéit à des règles bien précises : c’est le plus proche parent mâle qui hérite de la Couronne à la mort du roi précédent. Ces mêmes lois ont aussi prévu de désigner son plus proche parent comme Régent entouré d’un Conseil de Régence lorsque le Roi est dans l’impossibilité de régner, du fait de sa minorité, de son absence ou d’un handicap – que ceux-ci soient d’ailleurs temporaires ou définitifs. Ces règles n’ont jamais souffert d’exception.
- Les lois fondamentales du Royaume sont, par essence, supérieures à l’autorité royale et forment le socle même de sa légitimité. Nul ne peut s’en écarter ni les bafouer par caprices ou autres motifs, sauf à y porter atteinte. Le fait que feu le père du Comte de Paris actuel ait cru bon, par des actes sans valeur juridique et en méconnaissance du droit dynastique français, de modifier à plusieurs reprises l’ordre successoral, et ce dans différents sens, n’y change rien en droit. Rappelons qu’il avait ainsi « exclu » de la succession deux de ses fils Michel et Thibaut pour « mésalliance » en 1967 et 1973 ; puis en 1981 son petit fils aîné, François d’Orléans, en raison de son « handicap » ; en 1984, son fils aîné, Henri d’Orléans du fait de son « divorce » d’avec la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg et de son remariage civil avec Mme Micaela Cousiño y Quiñones de León. Rappelons qu’aux termes de trente-quatre années de procédure, la Sainte Rote a déclaré nul, le 13 novembre 2008, ce premier mariage et a autorisé le Prince d’Orléans, de jure Henri VII, à épouser religieusement la Princesse Micaela le 14 février 2009. Enfin, en 1987, feu le Comte de Paris proclamait son petit-fils Jean d’Orléans, « duc de Vendôme », héritier du trône de France à la place de son père (rétrogradé au rang de « comte de Mortain ») et de son frère aîné, le prince François d’Orléans, avant de « réintégrer » dans la succession, au cours des années 1990, le prétendant légitime au trône de France, Henri d’Orléans, etc.
- Devenu chef de la Maison de France à la mort de son père en 1999, le nouveau comte de Paris et duc de France est conformément aux Lois fondamentales du Royaume, revenu sur ces exclusions nulles et non avenues et a rappelé que « nul n’a le pouvoir de modifier l’ordre dynastique et d’écarter de la succession un prince de sang royal de France sauf à accepter son abdication dûment signée ». Se conformant encore strictement aux Lois qui gouvernent la Maison de France, il a ainsi indiqué à la Noël 2015, par testament, qu’après son trépas, et si son fils aîné François, comte de Clermont, lui survit, ce dernier deviendra Chef de la Maison Royale de France avec le titre de Comte de Paris. Il sera ainsi « le Roi virtuel et son frère puiné, Jean, le Régent réel entouré d’un Conseil de Régence et conservera le titre de Duc de Vendôme avec les Armes de Dauphin » . Le fait que ce dernier soit effectivement, par les lois de la République, le tuteur légal de son frère aîné n’y change évidemment rien et, incidemment, conforte par la même son statut de Régent sur le plan civil.
Fait à Paris le 15 août 2016
Le Secrétariat du Comte de Paris »
June
21 août 2016 @ 08:02
Bon, ça continue…et ça n’étonne personne. ;)
Baia
21 août 2016 @ 08:36
Et ce n’est certainement pas fini !
jul
22 août 2016 @ 06:41
Oui June, il fallait s’y attendre.
C’est là qu’on voit les dégâts que peuvent causer des princes qui croient que la France leur appartient comme un champ, une parcelle et qui croient qu’ils peuvent changer les lois de succession selon leurs critères (considérations de mariages…, de santé).
Gérard
22 août 2016 @ 13:49
De tout temps il a été considéré, spécialement lors du mariage de Gaston d’Orléans, que le roi devait approuver les mariages de tous les successibles au trône. À défaut ces mariages étaient tenus pour sans conséquences dynastiques à l’instar des mariages secrets.
Les autorisations du roi ont toujours été nécessaires et on renvoie à cet égard au premier mariage du duc de Berry et au refus de mariage du frère de Louis-Philippe.
Louis de Lauban
24 août 2016 @ 13:32
C’est faux.
Seul un mariage catholique régulier compte. Je l’ai écrit plus bas : « Le mariage de Gaston d’Orléans avec Marguerite de Lorraine, fut déclaré nul, puis refait, mais les docteurs de la Sorbonne était partagés sur l’affaire du consentement du roi, et nombreux sont ceux qui le trouvaient bon… la crainte de Richelieu fut la raison principale de la nullité du mariage pour certains. Mais pour la transmission des droits de successible, seul un mariage catholique valide compte. »
Et je me demande bien de quel mariage et de quel frère de Louis-Philippe vous faites allusion ?
Aucune règle de sollicitation de l’acceptation du roi pour un mariage n’a jamais été officialisée, même si ce genre de refus ou d’autorisation ont pu se faire, elles ne sont que de pure politique ou de pure courtoisie, et n’ont aucune conséquence dynastiques.
Les rois Valois n’ont jamais été sollicités pour les mariage des cadets de la maison de Bourbon par exemple, Henri IV et sa descendance descendent de ces cadets, votre invention les prive donc de toute légitimité, ce qui est parfaitement absurde.
Le mariage du duc de Berry avec Amy Brown n’a pas existé ou fut caché et donc sans valeur. S’il avait été valide il aurait été annulé.
Il semble que la destruction de vos argument sur les renonciations et le vice de pérégrinité vous pousse à chercher à inventer une nouvelle règle.
jul
24 août 2016 @ 17:54
Gérard, quels arguments utilisez-vous là pour légitimer la prétention d’Henri d’Orléans?
1. Il n’y a pas eu de « premier » mariage du Duc de Berry mais une liaison et deux filles naturelles légitimées.
2. Concernant le prétendu projet du Duc de Montpensier, fournissez moi des documents fiables concernant le prétendu refus.
2. Richelieu a fait de grandes choses mais a cru avoir le droit d’innover, d’empêcher le mariage de Gaston d’Orléans,mobilisant Roi, Parlement et causant effectivement beaucoup de mal au prince mais heureusement après la mort du Cardinal, les choses sont rentrées dans l’ordre.
Ne me dites pas que vous ne reconnaissez pas les décisions d’Henri d’Orléans fils de « réintégrer » les « Evreux » et « Marche » ? qu’Henri père n’avait pas fait une injustice selon la morale et selon les lois fondamentales de la royauté française ? Ne me dites pas qu’il avait le droit d’exclure les enfants de Michel et Thibaut d’Orléans de la succession au trône ?
Ne me dites pas que pour vous Gaston de France et Marguerite de Lorraine n’étaient pas mari et femme dès leur mariage célébré à l’église, dès que Dieu l’a béni, autrement dit en a dit du bien ? Ne me dites pas que Louis XIII n’a pas bien fait de revenir sur l’abus de pouvoir qu’a pu concevoir le cardinal de Richelieu contre la volonté du prince Gaston qui voulait s’unir à la princesse Marguerite, volontés qui s’imposent aux hommes et même au roi?
Gérard
26 août 2016 @ 17:21
Jul,
le duc d’Orléans avait donc également refusé à son frère son consentement pour épouser lady Charlotte Rawdon et ce fut la cause d’une rupture entre eux qui sera suivie d’une réconciliation laborieuse avant la mort d’Antoine Philippe d’Orléans duc de Montpensier des suites de la tuberculose consécutive à son long emprisonnement à Marseille.
Une lettre autographe signée PO et datée de Georges Hurt du 8 novembre 1803 a été vendue aux enchères en février 2007 à Paris par l’étude Coutau-Begarie :
« Mon Frère, si comme on me l’assure et si comme je désirerais si vivement pouvoir me le persuader, votre cœur est toujours tel que je l’ai connu jadis vous ne vous étonnerez pas que le regret déchirant d’avoir perdu cet Ancien Ami que je chérissais avec toute la tendresse de mon âme et sur qui je comptais si parfaitement en tout et pour tout, ne me faille tout tenter pour le retrouver.
« Il se peut et j’aime à le dire, que de fâcheuses et trompeuses apparences jointes à l’effet naturel d’un violent chagrin m’aient contribué à me faire porter un jugement trop précipité.
« Oh avec quel empressement n’en conviendrais-je pas et combien l’amour-propre est, selon moi, de peu de poids lorsqu’il entre en balance avec de pareilles considérations ! Mon Frère, si vous songez à toutes les peines que m’ont causé les effets de votre zèle, quelque pur qu’il fut et que j’espère encore qu’il était, vous ne me blâmez pas de solliciter de vous en ce moment une preuve d’affection qui, si elle m’était accordée, me déterminera à voler sur le champ vers vous, à vous presser contre mon cœur et à oublier pour jamais tout sujet de mécontentement et de ressentiment contre vous. Je ne crois pas porter mes prétentions trop haut. Je ne me promets point du tout d’obtenir jamais la révocation des refus que le roi et ma mère ont prononcés sur l’objet de mes vœux, mais je vous demande de fixer un terme que je laisse entièrement à votre discrétion et au bout duquel si mes sentiments ne sont point changés, si mes idées sont toujours les mêmes, vous puissiez reconnaître que mon attachement pour Lady Charlotte ne tient en rien à ces lubies de petites gens, à ces fantaisies passagères et de courte durée que vous avez vous-même éprouvées ainsi que moi, mais est fondée sur les bases les plus solides d’estime et d’amitié, de connaissance réciproque de nos caractères, de connivence parfaite de sentiment, d’idées et de goûts, qu’enfin y voyant le bonheur de votre Frère si positivement et réellement attaché, ainsi que celui d’une personne dont vous pouvez apprécier l’amitié, vous ne me refusiez pas alors d’unir vos efforts aux miens pour obtenir le changement en ma faveur des dispositions que dans un autre temps vous aviez cru devoir solliciter contre moi.
« De grâce pesez bien ma demande, pesez bien toutes les funestes conséquences d’un nouveau refus ! Songez que quant à la répugnance de me voir contacter des obligations pécuniaires envers quelqu’un (si toutefois même on peut leur donner ce nom), cette répugnance doit cesser lorsqu’on réfléchit que c’est envers l’ami le plus estimable et le plus estimé qu’on les contracte, que quant à la crainte de paraître aux yeux du public, avoir été guidé par un vil intérêt, cette crainte disparaît aussi devant la réflexion que j’aurais pu choisir des partis beaucoup plus avantageux sous ce rapport, que quant aux alliances futures de Beaujolais et de ma sœur, les personnes les plus dignes de foi en pareille matière s’accordent à affirmer que l’alliance désavantageuse d’un des Frères ne peut jamais dans aucun cas influencer sur celle des autres, qu’enfin vous obtiendrez au moins par ce moyen la douce consolation de ne pas avoir à vous reprocher le malheur de deux êtres qui, certes, ne méritèrent pas d’y être condamnés par vous ! Mon frère, mon bon Frère, mon Ancien Ami, s’il est bien vrai que je ne vous ai pas perdu pour toujours et que ce soit encore à vous que je m’adresse, vous ne m’en refuserez pas cette preuve et vous me trouverez de mon côté bien empressé à vous rendre un Ami, sur la vive et sincère tendresse duquel vous pourrez à jamais compter. »
Lady Charlotte Rawdon était la fille de John Rawdon, premier comte de Moira, pair d’Irlande, et d’Anne Hill, fille du premier vicomte Hillsborough. Charlotte Adélaïde était d’une famille de bonne noblesse qui descendait de Guillaume le Conquérant. À Donington Hall, près de Derby, les Orléans étaient souvent les hôtes de son frère Francis, deuxième comte de Moira et futur premier marquis d’Hastings chez lequel elle vivait. Charlotte était née en 1769 et elle avait six ans de plus que Montpensier, elle avait alors passé la trentaine. Montpensier ne semble pas avoir été influencé par la fortune de Francis Rawdon mais plutôt par l’attitude un peu maternelle de Charlotte, par les charmes d’une agréable présence féminine lui qui vivait entouré d’hommes comme ses fidèles amis le comte de Montjoye et le chevalier de Broval, futur secrétaire des commandements du duc d’Orléans (voir Dominique Paoli, Madame Adélaïde sœur et égérie de Louis-Philippe, Perrin, Paris, 2016).
Au début de 1803 le duc de Montpensier annonce donc à Louis-Philippe qu’il a l’intention d’épouser Charlotte.
« Quelle que fût l’affection que le Frère avait toujours gardée pour l’Ami – c’est ainsi que s’appelaient affectueusement les deux princes – la réponse fut immédiate et sans appel : c’était non » (Guy Antonetti, Louis-Philippe, Fayard, Paris, 1994). Antoine faisait valoir en vain que lady Charlotte était d’une excellente famille, qu’elle se convertirait au catholicisme, qu’elle était bien élevée, cultivée et d’une famille riche.
Le refus de Louis-Philippe s’accompagna de protestations d’amitié très sincères mais Montpensier était furieux.
Le comte d’Artois fut sollicité par lui pour le soutenir et il écrivit que Charlotte était « aussi distinguée que possible dans la classe des particuliers », cependant il ne prenait pas parti et au contraire ce mot de particulier ne pouvait avoir l’assentiment ni du duc d’Orléans ni du roi. Monsieur renvoyait le duc vers le roi seul qualifié pour donner son autorisation.
Jeune chef de la maison d’Orléans Louis-Philippe tenait à ce que sa famille tienne son rang face à l’adversité.
C’est lui qui consulta naturellement la duchesse d’Orléans sa mère et Louis XVIII dont les autorisations étaient nécessaires. Et tous deux refusèrent.
C’est alors que Montpensier quitta la résidence qu’il occupait avec son frère à High Shot House (à Twickenham, une maison de briques rouges sans prétention, de la première partie du XVIIIe siècle sur Crown Road, qui a été démolie en 1927) pour s’installer à Donington Hall, le château récemment construit, et toujours existant aujourd’hui, dans le Derby, au centre de l’Angleterre, par celui qui aurait pu être son beau-frère.
Louis-Philippe est malheureux de cette brouille pendant tout cet été 1803. À l’automne il écrit enfin à Adélaïde le 11 novembre :
« Ma chère petite sœur, tout est fini et Mp [Montpensier] est au gîte. J’ai été hier à L. [Londres] le relancer chez lui, afin de terminer un état également pénible pour nous deux. Cela s’est passé au mieux, et si je l’avais laissé faire, il m’en aurait dit beaucoup plus que je voulais en entendre. Grâces à Dieu, il est ici, et je crois que tout est terminé quant à présent. C’est là le grand point. Sans doute notre position est triste et amère, mais ‘ Ce sont arrêts du sort qu’on ne peut empêcher. ‘ » Louis-Philippe cite ici un vers de la fable de La Fontaine L’Écrevisse et sa fille.
Selon Ernest Daudet dans Une réconciliation de famille en 1800 (Récits des temps de l’émigration) d’après des documents inédits, Revue des Deux Mondes 1905 tome 29, trois lettres partirent par le même courrier le 12 mai 1803 pour Mitau, l’une de Monsieur exposant à son frère la cause, l’autre du duc de Montpensier et la troisième du duc d’Orléans.
Celui-ci écrivait : « Sire, quand, il n’y a guère que quinze jours, nous avions le bonheur de faire entre les mains de Votre Majesté le serment de transmettre intacts à notre postérité les droits que nous tenons de notre naissance, je ne m’attendais pas à me voir contraint aussi promptement à invoquer l’autorité suprême de Votre Majesté pour empêcher le Duc de Montpensier de former une alliance qui ne pourrait être que funeste pour lui-même, pour ses descendans et les princes de votre sang que l’ordre de la succession à la couronne lui a subordonnés. Monsieur ayant daigné me promettre d’écrire à Votre Majesté, je m’abstiens d’entrer dans aucun détail, et je me borne à observer que la naissance illustre et une réputation parfaite peuvent excuser mon frère à ses propres yeux. J’ose donc vous supplier, Sire, d’exprimer votre refus avec indulgence et bonté.
« J’ai la confiance, Sire, que la démarche que je fais en ce moment envers Votre Majesté n’est nullement nécessaire : la preuve récente qu’Elle vient de donner de la grandeur, de la noblesse de ses sentiments, et de la fermeté avec laquelle Elle a maintenu les droits de l’honneur de sa couronne, me sont de sûrs garans du parti qu’Elle prendra, et du refus formel que j’ose solliciter de sa part.
« Je supplie Votre Majesté de me pardonner la démarche que je fais sans qu’elle l’ait provoquée : je compte sur sa bonté et j’espère qu’elle ne me blâmera pas d’avoir cru que je me la devais à moi-même comme chef de branche, que je la devais au sang d’Henri IV qui coule dans mes veines, au Comte de Beaujolais et aux autres princes mes cadets. »
Le roi prit ensuite connaissance des supplications de Montpensier.
« Sire, quoique je connaisse tout le prix de la faveur que j’ose solliciter de Votre Majesté, me serait-il nécessaire de l’assurer que je n’eusse jamais songé à l’obtenir si je l’avais crue de nature à porter la moindre atteinte à l’honneur et aux prérogatives de sa maison ? Si Votre Majesté pouvait entretenir quelque doute à cet égard, la bonté avec laquelle Monsieur a daigné se charger de mes sollicitations auprès d’Elle, serait, je crois, une justification bien complète de mes intentions.
« Sire, j’ose assurer Votre Majesté que l’honneur de lui appartenir et d’être du sang d’Henri IV ne cessera jamais d’être présent à mon esprit et à mon cœur et que je brûle d’avoir une occasion de lui en donner les preuves ; mais je n’ai jamais pu croire que ce fût dégrader ou avilir ce sang, que de lui allier une des plus anciennes et les plus illustres familles d’Angleterre.
« J’attends, au surplus, avec la soumission la plus respectueuse et la plus profonde, la décision que Votre Majesté daignera prononcer à cet égard. »
Daudet ajoute que le roi incapable de transiger sur ses devoirs ne saurait consentir à ce que les devoirs qui incombent à autrui soient oubliés ou méconnus et malgré son émotion il le dit à Montpensier dans les formes les plus bienveillantes.
« Mon frère m’a transmis à votre prière, mon cher cousin, la demande que vous me faites de mon agrément pour épouser lady Charlotte Rawdon et, depuis, il m’a fait passer votre lettre sur le même sujet. Je voudrais dans tous les temps et surtout dans celui-ci, n’avoir qu’à accéder aux vœux des princes de mon sang. Mais, aussi, je me dois, je leur dois à eux-mêmes de m’écarter moins que jamais de nos règles ordinaires de conduite. Ma famille s’est souvent alliée à la noblesse française ; mais lorsqu’elle a cherché des épouses parmi les étrangers, c’est toujours sur des têtes de filles couronnées ou de princes souverains que son choix est tombé, et cet usage immémorial est fondé en raison. Nos aïeux ont senti que notre noblesse verrait toujours avec joie une personne née dans son sein s’approcher plus ou moins du trône, mais qu’elle serait justement blessée, si une étrangère née son égale s’élevait au-dessus d’elle. Ainsi, quoiqu’une alliance avec un sang qui remonte à l’époque de Guillaume le Conquérant ne pût assurément nous faire tort, je me vois contraint à me refuser à vos désirs.
« C’est à regret que je vous afflige ; je sais combien un sentiment pur pour un objet aimable et vertueux a d’empire sur un cœur vertueux lui-même. Mais plus, plus ma résolution me coûte, plus aussi elle sera invariable, et j’attends de votre raison et de votre attachement pour moi le sacrifice de ce sentiment que, tout légitime qu’il est en lui-même, vous ne pourriez plus conserver sans offenser celle même qui vous l’a inspiré. »
La lettre avait été expédiée quand le roi apprit que Montpensier
avait manifesté l’intention de céder à son frère. Le roi écrit au duc
d’Orléans alors : « Cette affaire m’afflige. Il n’en coûte d’être obligé de refuser la première demande que votre frère me fait et, de l’autre côté, je vous plains des combats qui se sont élevés dans votre cœur. La raison devait triompher. J’aurais été surpris qu’il en fût arrivé autrement. Mais je ne puis me refuser à vous parler du plaisir que m’a fait la tendresse fraternelle que, malgré la dissonance d’avis, votre lettre respire à chaque ligne. Elle me fait former un désir bien vif, c’est que vous me demandiez bientôt un agrément que je pourrai sans doute accorder. Celui qui est si bon frère serait, s’il est possible, encore meilleur père et vous êtes digne de goûter les douceurs attachées à ce titre. »
Des témoignages de reconnaissance arrivent ensuite à Varsovie, le duc de Montpensier assure le roi de sa soumission, le duc d’Orléans lui exprime sa reconnaissance pour l’heureux dénouement de cette crise qui lui a ramené le cœur d’un frère chéri, la duchesse d’Orléans proclame que « son enfant a été rendu à lui-même, à sa mère, à sa famille par cette main paternelle et protectrice qui a daigné le préserver des inconvénients inséparables d’une imagination vive et d’une jeunesse trop ardente ; » ce à quoi le roi répond qu’il avait besoin que sa chère Justine approuvât ce qu’il a fait.
« Tout semble annoncer le succès des mesures prises ; j’en jouirai pour moi-même et encore plus pour Justine [nom que se donnait souvent la duchesse d’Orléans dans les lettres affectueuses qu’elle écrivait au roi et qu’il lui donnait avec la même affection] ; mais, je serai bien loin de m’en attribuer l’honneur. Il sera dû à un être à bon droit cher à Justine et dont la tendresse éclairée, la prudente fermeté m’avaient tellement tracé ma route que j’aurais été coupable de m’en écarter. »
Le roi dans cette affaire apprécia le caractère, la valeur morale, les qualités du duc d’Orléans sans que celui-ci ait eu à sacrifier les idées libérales consignées dans sa déclaration de 1796. Tout était « à jamais effacé par la démarche qui avait rendu aux trois frères leur place dans la famille royale. »
Dans sa lettre Monsieur avait écrit notamment au roi qu’il avait bien écouté Montpensier et lui avait témoigné l’intérêt qu’il lui inspirait véritablement, et il poursuivait : « je lui ai fait les objections qui se sont présentées à mon esprit et j’ai fini par lui dire, d’une part, que c’était vous seul, comme roi et comme chef de notre famille à prononcer sur une telle affaire, et de l’autre part, que M. le duc d’Orléans étant l’aîné de sa branche, il me paraissait nécessaire qu’il obtînt son assentiment pour faire les démarches qu’il pourrait faire à cet égard. Il m’a répondu qu’il avait trouvé son frère si opposé à ses désirs lorsqu’il avait voulu lui parler sur cet objet, qu’il ne lui avait fait jusqu’à présent que des demi-confidences, mais qu’il ne ferait sûrement rien sans avoir obtenu votre approbation, et qu’il me conjurait de vous en écrire le plus tôt possible et pour vous disposer à lui être favorable. »
Dans cette lettre citée par Ernesto Daudet dans son Histoire de l’émigration pendant la révolution française, tome III, Hachette, Paris, 1907, Monsieur poursuit en exposant que l’intérêt qu’il avait marqué pour le duc de Montpensier et la manière honnête dont il s’était expliqué sur lord Moira et sur sa sœur lui avait paru une espèce d’assentiment de sa part « car, avant-hier, M. le duc d’Orléans est venu chez moi de grand matin et, à sa manière de parler, il m’a été facile de juger qu’il me croyait trop favorable au désir de son frère. Je l’ai rassuré en lui disant que je resterai neutre dans cette affaire jusqu’à ce que j’eusse vos ordres, mais que son frère m’avait paru si animé que j’avais voulu éviter de repousser sa confiance.
« Il m’a remercié et ensuite il s’est étendu sur tous les inconvénients de ce qu’il considère comme une folie de son frère ; il m’a parlé fort noblement de notre position, de la nécessité d’être plus fier dans le malheur que nous le serions dans la prospérité, et de l’obligation où eux, princes d’Orléans étaient de ne pas laisser soupçonner qu’ils pussent abandonner leur rang. Il est entré après, en détail, sur la position personnelle de son frère, sur sa pauvreté, sur celle de lady Charlotte et, par conséquent, sur la nécessité où il serait, en cas de mariage, de ne pouvoir vivre que par la générosité de lord Moira et aux dépens de la fortune qui doit appartenir à ses parents.
« Enfin, après m’avoir montré l’opposition la plus forte et la plus raisonnée aux désirs de son frère, il m’a dit qu’il avait parlé avec la même franchise à lord Moira, que celui-ci voulait me parler de toute cette affaire et que je le trouverai aussi noblement pensant à cet égard que sur tout le reste.
« J’ai vu effectivement lord Moira, et j’en ai été on ne peut plus content. Il m’a dit qu’il ne pouvait être que flatté et honoré des vues de M. le duc de Montpensier et que si vous donniez votre approbation à cette alliance, il la regarderait comme le plus grand honneur qu’il pût recevoir ; mais, il ne m’a pas dissimulé qu’il prévoyait et sentait tous les obstacles qui pouvaient s’y opposer, qu’il attendrait avec respect votre décision ; que dans l’intervalle, il s’entendrait avec M. le duc d’Orléans pour que les intéressés pussent calmer la vivacité de leurs sentiments et que la seule chose qu’il eût exigée de sa sœur était la promesse formelle de ne point consentir à un mariage secret.
« Je dois ajouter que lord Moira m’a prévenu que dans le cas où cette union aurait lieu, il voudrait avec raison que sa sœur fût duchesse de Montpensier. »
Le père de Charlotte était John Rawdon (1720-1793), qui avait succédé à trois ans à son père sir John comme quatrième baronnet et qui avait été élevé en 1750 à la pairie d’Irlande sous le nom de baron Rawdon, de Moira dans le comté de Down (Irlande du Nord), puis en 1761 dans la même pairie comme comte de Moira. Et après avoir eu deux filles d’un premier lit il s’était remarié et eut cinq enfants dont lady Charlotte Adelaide Constantia était la deuxième, et dont le lord Moira dont il est ici question était l’avant-dernier. Celui-ci avait été créé baron Rawdon à titre personnel en 1783 avant d’être créé marquis d’Hastings en 1816. Il fut gouverneur général des Indes. En 1793 il avait tenté de venir en aide aux Vendéens mais ne put débarquer à la tête de ses troupes. Les titres s’éteignirent avec le quatrième marquis en 1868.
Lady Charlotte devait épouser le 10 avril 1814 Hamilton Fitzgerald, esquire. Elle mourut le 28 février 1834 à Bruxelles. Trois de ses sœurs étaient devenues comtesses. Son époux mourut la même année qu’elle, un peu plus tard. Elle était amie de plusieurs écrivains.
La postérité du duc de Montpensier se poursuit aujourd’hui avec la descendance du fils qu’il avait eu pendant sa captivité à Marseille.
Par ailleurs il ne peut pas être établi que le duc de Berry se soit marié une première fois et dans des conditions secrètes et vraisemblablement invalides au regard du droit canon.
Le consentement du roi à des mariages des princes de sa maison a toujours été requis. Il le fut notamment pour le remariage de Louis-Philippe, duc d’Orléans avec la marquise de Montesson à condition que le mariage soit secret et que l’épouse ne devienne pas princesse. Il le fut lorsqu’en 1808 le prince de Condé se remaria avec l’autorisation de Louis XVIII avec la princesse douairière de Monaco.
Ma position personnelle en ce qui concerne les autorisations de mariage n’a pas d’importance. Si le chef de la maison considère que tel mariage n’est pas conforme mais si son héritier considère qu’il l’est, il me semble que nous ne pouvons qu’en prendre acte.
Gérard
26 août 2016 @ 17:37
Jul,
En ce qui concerne Gaston d’Orléans, après son veuvage il épousa sans le consentement du roi Marguerite de Lorraine et le roi fit enregistrer au Parlement une déclaration dans laquelle il ne consentirait pas à cette union. Gaston fit confirmer l’union par l’archevêque de Malines.
Le roi saisit le Parlement sur la nullité du mariage et l’Assemblée générale du clergé fut consultée et déclara le 16 juillet 1634
« que la couronne de France ne permettant pas que les princes du sang et particulièrement les plus proches parents et héritiers présomptifs de la couronne se mariassent sans le consentement du roi, beaucoup moins contre sa volonté et sa défense… de tels mariages, ainsi faits sont illégitimes, invalides et nuls, par le défaut d’une condition sans laquelle lesdits princes n’étaient capables de légitimement et valablement contracter… ».
Le Parlement par arrêt du 5 septembre 1634 déclara le mariage nul et sans effet.
Gaston demanda au roi de s’en remettre aux avis de l’Église et des théologiens et en novembre 1634 les théologiens de la Sorbonne conclurent à la nullité.
Le 10 juillet 1635 l’Assemblée générale du clergé de France conclut dans le même sens.
Ce n’est que par la suite que des négociations entre Gaston et son frère aboutirent les 3 et 4 janvier 1637 à un accord par lequel était spécifié que l’entretien de Madame et sa maison serait prévu « après la célébration du mariage » qui serait conclu « selon les formalités ordinaires accoutumées en tel cas en ce royaume » et le 6 mai 1643 le roi donna son consentement à ce mariage qui fut célébré pour la troisième fois, et celle-ci fut la bonne, le 26 mai 1643 dans la chapelle du château de Meudon.
Gérard
26 août 2016 @ 20:44
Lire évidemment Ernest Daudet et non Ernesto. Et un mot a été écrit deux fois.
Gérard
26 août 2016 @ 22:26
Le projet de mariage de Montpensier avec lady Charlotte Rawdon a été classé et numéroté par Louis-Philippe et figure aux Archives Nationales avec les autres Archives de la Maison de France qui y ont été déposées par feu Monseigneur le comte de Paris. On y trouve les lettres de Louis XVIII à Louis-Philippe et à Montpensier du 30 mai 1803, de Louis-Philippe (lettre autographe signée au duc de Kent du 12 décembre 1803 et les copies autographes de lettres au roi et à son frère et de notes, et les lettres de la duchesse d’Orléans de 1803 (300 AP III 5). Voir le tome II de l’Inventaire par Suzanne d’Huart, Jacques Bottin, Perrine Canavaggio, Marie-Claude Delmas et Françoise Hildesheimer, Paris, Archives Nationales 1979.
Louis de Lauban
27 août 2016 @ 12:55
Tsss tss tsss,
Encore une fois, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle dans le traitement de votre source. En effet, vous citez de long passages de ce texte d’Ernest Daudet qui est librement et intégralement consultable sur internet, mais vous oubliez ce passage capital : « Aussi, ne saurait-on s’étonner de voir peu après le Duc d’Orléans, dans une circonstance où « l’honneur même » de sa maison est en jeu, recourir à l’autorité du Roi pour fortifier la sienne qu’en sa qualité d’aîné et de chef de sa branche, il est obligé d’exercer sur son frère cadet le Duc de Montpensier. Délicat, ardent et sensible, ce prince, avec la fougue de son âge, s’est épris d’une belle jeune fille de l’aristocratie anglaise, lady Charlotte Rawdon, et veut l’épouser. Ne pouvant contracter cette alliance sans le consentement de son frère, il est allé le solliciter avant même d’écrire à sa mère. Le Duc d’Orléans a dû répondre par un refus formel. Vainement, il s’est efforcé d’en adoucir la rigueur par les paroles les plus affectueuses, le Duc de Montpensier n’en a pas moins été irrité. Il a déclaré qu’en dépit de toutes les défenses, il épouserait celle qu’il aime. Puis, il est allé se confier au Comte d’Artois, qui, ne voulant ni affliger ni encourager sa résistance, n’a pu que l’inviter à écrire au Roi lui-même. Le Duc de Montpensier a déféré à cet avis, prévenu d’ailleurs que son frère écrivait de son côté. Le 12 mai, le même courrier emporte à Mitau trois lettres relatives à cette affaire, l’une de Monsieur, qui en est l’exposé, l’autre du Duc de Montpensier, qui plaide sa cause, et la troisième du Duc d’Orléans, qui supplie le Roi d’intervenir. »
Or, il est net ici que Montpensier devait demander l’autorisation de son frère, Louis-Philippe comme chef de branche, mais que, ne l’obtenant pas, il a tenté de lui forcer la main en écrivant au roi. Louis-Philippe écrivant lui même au roi pour renforcer son propre refus. En conséquence, à aucun moment l’autorisation du roi n’était nécessaire. Quant à celle du chef de branche, elle n’est que de pure courtoisie, si Montpensier éatit passé outre, son mariage aurait été valide et ses descendants dynastes, seulement il y aurait eu scandale, tout ce petit monde aurait été considéré comme brebis galeuses pendant un temps, mais sans aucune conséquence sur les droits des hoirs mâles successibles et légitime éventuellement issus de ce mariage.
Rappelons au passage que l’auteur est le frère de Léon Daudet, de l’Action Française, et n’est donc pas neutre dans le débat sur les droits des Anjou et des Orléans.
Gérard
27 août 2016 @ 18:27
Louis vous êtes maître en malhonnêteté intellectuelle ! Bien sûr Montpensier devait d’abord avoir l’accord de sa mère et de son frère ! Mais je répondais à Jul et non à vous.
Gérard
27 août 2016 @ 18:32
Quant à Ernest Daudet il était certes monarchiste mais historien scrupuleux.
Louis de Lauban
27 août 2016 @ 18:56
L’Assemblée générale du Clergé n’a pas le pouvoir de faire la loi. Le Pape Urbain VIII a déclaré ce mariage canoniquement valable, le roi ne pouvant le rendre nul que dans ses effets civils, et encore.Seule l’Assemblée des notable convoquée par Henri III en 1583 affirme l’obligation de consentement du roi dans les cas de mariages de princes du sang fait sans le consentement du roi avec des étrangères, mais la peine est la pertes des biens, titres, possessions, seigneurie droit féodaux et autres. Cela ne porte donc aucun préjudice à la qualité de successibles et à la transmission des droits du sang. A supposer que vous puissiez avoir raison, Louis II eut Louis III et Carloman d’un mariage auquel Charles II n’avait pas consenti selon Flodoard, déclarez vous ces rois illégitimes ?
Louis de Lauban
27 août 2016 @ 21:45
Daudet Ernest est l’oncle, pas le frère de Daudet Léon, il est évidement le frère d’Alphonse.
jul
28 août 2016 @ 09:04
Merci Gérard pour cette intéressante communication, qui vous a pris beaucoup de temps.
Ces textes me rendent Louis Philippe d’Orléans encore plus antipathique. Avoir la prétention d’empêcher le mariage de son frère ! Ou s’il contrevenait à cette « ordre », priver les enfants de l’héritage des biens.
Conserver les frères et soeurs cadets célibataires pour recueillir tout l’héritage, on connait cette technique habitudelle dans les grandes familles françaises. Et on connaît le sens « du patrimoine » (pour être gentil) de LPO.
Louis XVIII l’a peut être cautionné mais pour une fois je me permettrais de le critiquer.
L’épouse d’un prince de la Maison de France prend le rang de son mari, un point c’est tout. Aux nobles français qui auraient prétendument critiqué ça, le roi aurait toujours eu assez de force pour le rappeler et le faire respecter.
Je compte d’ailleurs bien sur la politesse et le sens du service des seigneurs et dames qui auraient constitué la maison (au sens civil) de la Duchesse de Montpensier pour lui témoigner le même respect.
Cela ne m’inspire qu’une seule question :
Vous reconnaissez qu’ Henri d’Orléans père a « exclu » la descendance de Michel et Thilbault, puis Henri son fils aîné. Vous reconnaissez la « réintgration » de ce dernier.
Vous reconnaissez qu’Henri d’Orléans fils devenu prétendant réintègre les fils de Michel et Thibault
alors pourquoi ne reconnaissez-vous sa décision de rendre sa place d’aîné au prince François ?
C’est une géométrie variable que je ne comprends pas.
J’y vois là une relativité nocive à l’établissement de règles claires.
Gérard
28 août 2016 @ 11:08
Sur un point qu’il évoque je dirai à Louis que les lois fondamentales n’existaient sûrement pas du temps des Carolingiens.
Je vous remercie Jul pour votre réponse. Il faut peut-être en ce qui concerne Louis-Philippe se replacer dans le contexte qu’il évoque qui est celui de la Révolution avec la hantise que l’attitude de son père avait provoquée en lui et il faut se reporter à cet égard à ses Mémoires. Il avait conscience du tort que Philippe avait causé au principe même de la monarchie et il pensait comme Louis XVIII que dans ces temps difficiles plus que dans les temps d’apogée il faut aller maintenir.
Il pensait également peut-être que son frère se laissait emporter par son jeune âge et peut-être se méfiait-il
de l’âge de la jeune fille par rapport à Montpensier. Il se préoccupait beaucoup aussi de bien marier sa sœur. Aujourd’hui encore dans bien des familles ces obstacles existent et sont soulevés par les parents ou par un frère aîné. En général il n’y a pas là de préoccupations dynastiques ou patriotiques mais du simple désir que le frère ne fasse pas son malheur.
Par ailleurs la question des cadets dans une famille royale est secondaire surtout quand cette famille est déjà bien pourvue. La question du fils aîné en revanche est primordiale et c’est ce qui avait amené le défunt comte de Paris à prendre cette décision difficile sur le sujet.
N’oublions jamais le réalisme qui a toujours été la marque des Capétiens.
Louis de Lauban
29 août 2016 @ 09:06
Les lois fondamentales n’existaient pas sous les Carolingiens, c’est sûr, mais comme l’autorisation accordée par le roi pour le mariage des princes ne fait pas partie des lois fondamentales, je ne vois pas où est le problème. En revanche votre réponse démontre que vous ne maîtrisez pas les sources sur ce sujet en particulier le Code Matrimonial ou recueil complet de toutes les lois canoniques et civiles de France, des dispositions des conciles, des capitulaires, ordonnances, édits et déclarations, et arrêts et règlements de tous les parlements et tribunaux souverains rangés par ordre alphabétique sur les questions du mariage.chez Hérissant, Paris, 1770, tome II page 806 d’où je tire l’exemple carolingien précité.
Je ne peux pas croire que vous vous êtes engagé dans la défense d’une thèse pareille sans consulté cet ouvrage, dont le sous-titre est « ouvrage nécessaire aux prélats, curés et vicaire, aux jurisconsulte, et à tous ceux qui ont à décider des questions de mariage. » surtout que ce livre va dans votre sens assez souvent.
Gérard
29 août 2016 @ 22:35
Ne soyez pas ridicule Louis personne ne maîtrise le corpus législatif !
Louis de Lauban
2 septembre 2016 @ 10:17
N’étant pas juriste je ne maîtrise pas le « corpus législatif », mais vous, vous prétendez l’être. Cependant, de par mes études, je sais parfaitement où et comment trouver une source, et comme nous sommes à l’époque d’un internet très développé, c’est encore plus facile qu’au temps jadis de trouver ce que l’on cherche. Donc, une simple recherche de mots clefs sur Google m’ont conduit à ce livre sur le site de Gallica, je l’ai téléchargé et j’ai lu la bonne dizaine de pages qui concernent notre sujet et j’en ai tiré cet exemple.
Alors Gérard, je ne pense pas être ridicule sur ce point, d’ailleurs je ne vous demandais pas de connaître ce livre (où les autres qu’on peut trouver dans les mêmes circonstances) mais de l’avoir consulté. Mais, puisque les lois fondamentales n’existaient pas sous les carolingiens, et qu’en conséquence vous considérez les exempla venant de cette époque comme sans objet et sans conséquence par rapport à la question des droits de Maison d’Anjou, alors je ne peux en conclure que vous rejetez aussi le corpus des textes orléanistes qui eux s’appuient sur quelques maigres exemples de l’époque en question .
Gérard
2 septembre 2016 @ 18:03
N’en faites pas toute une histoire Louis mais vous savez aussi bien que moi dans quel contexte se sont élaborées les lois fondamentales du royaume à partir du XIIIe siècle.
Philibert
22 août 2016 @ 16:19
Ce qui n’est pas fini, ce sont les commentaires des lecteurs de N & R à la guéguerre entre le comte de Paris et le duc de Vendôme.
Le communiqué du prince Jean aura suscité 672 commentaires. Combien celui-ci fera-t-il ?
Philibert
25 août 2016 @ 07:25
Pour l’instant (jeudi 25 à 8 h 30), on en est à 449 commentaires.
A l' »applaudimètre écrit », le prince Jean devance toujours son père de plus de 200 commentaires…
Philibert
28 août 2016 @ 13:50
Nous sommes le dimanche 28 à 15 h et cet article a déjà récolté 565 commentaires.
L’avance du prince Jean a fondu : il ne devance plus son père que d’une bonne centaine de commentaires.
Gérard
29 août 2016 @ 22:37
Les partisans de Louis de Bourbon en effet n’ont jamais tant aimé le comte de Paris !
Philibert
30 août 2016 @ 05:42
Nous sommes le mardi 30 à 7 h et cet article a déjà récolté 578 commentaires.
Le communiqué du prince Jean est déclaré vainqueur à l’applaudimètre, avec une centaine de commentaires d’avance.
Philibert
2 septembre 2016 @ 09:42
Aujourd’hui 2 septembre à 11 heures, je déclare vainqueur le prince Jean avec 682 commentaires contre 595 à son père.
Le match fut rude, mais l’avantage du prince Jean a été impossible à combler par l’actuel comte de Paris.
Bravo donc au duc de Vendôme et à sa façon à la fois réaliste et humaine d’appréhender la réalité !
Jeanne
21 août 2016 @ 08:11
De vrais pros de la comm’ ds cette famille : comment faire le buzz et occuper la place tout l’été…
Ha zut, je viens d’y participer. :o
Muscate
21 août 2016 @ 10:27
C’est un appel si fort qu’il nous entraîne. ..on ne pas résister!…;-))
Actarus
22 août 2016 @ 12:21
Ça me rappelle « Le Château des Oliviers » ^^
framboiz 07
26 août 2016 @ 03:39
Sans château , désormais ,cher Actarus ! ou les oubliettes de la gloire …
Hélène
22 août 2016 @ 14:32
Le Comte de Paris a le désir de nuire à son fils mais en agissant ainsi il perd toute consideration
Son fils Jean sembleu plus equilibré
O
21 août 2016 @ 08:13
Grotesque
Anne-Cécile
21 août 2016 @ 12:57
La tutelle juridique (tuteur, conseil de famille et juge) s’appliqura au schéma Orléans des virtuels dauphinots.
Bon c’est vraiment une tempête dans un verre d’eau. Le prince handicapé, qui porte le titre de son père avant que celui -ci prenne le titre de comte de Paris (si on voulait l’extirper pour x raisons de la lignée des coqs, il fallait commencer par lui donner un titre autre et donner à Jean d’Orléans, le titre de Clermont) , est déjà sous la responsabilité de son frère cadet. Bref Vendôme prend toutes les décisions, je vois donc pas ce qu’un titre immédiat « changera à son pouvoir ».
On regrettera simplement des décennies de dissensions familiales étalées sur la place publique et les chimères médiatiques des uns et des autres.
Il est pénible d’assister à des séances psy où tous les petits garçons de l’ex dynastie française viennent crier la difficulté de devenir un adulte et de renoncer au parricide.
Gérard
22 août 2016 @ 21:12
Le titre de comte de Clermont a été proposé à Jean par son père devenu chef de la maison royale mais le prince a voulu conserver le titre de duc de Vendôme. Le comte de Paris lui a alors demandé s’il verrait un inconvénient à ce que ce titre soit donné à François et ce fut accepté et fait.
Gérard
24 août 2016 @ 16:59
Rappelons en effet que feu le comte de Paris avait souhaité qu’à l’avenir son titre soit celui du chef de la maison et le titre de comte de Clermont (en Beauvaisis) celui de l’héritier.
Roch
21 août 2016 @ 18:40
Le Comte de Paris est de plus en plus grotesque en effet
cyril-83
21 août 2016 @ 08:15
Cette partie de Ping-Pong est honteuse à la fois pour la famille, ce qu’elle représente pour l’héritage de notre pays et ceux qui le soutiennent, mais encore davantage concernant le prince François, ballotté de tous côtés par son père et son frère. L’ambition de l’un comme de l’autre, héritée de leur père et grand-père; finira par tout réduire à néant.
HRC
21 août 2016 @ 12:32
je ne comprends pas que vous étendiez la honte à toute la famille. Le prince François n’est pris en charge que par ses frères et soeur, et sa mère ! il est probable qu’il ignore tout des écrits de son père.
le tribunal a protégé la personne, et il est là dans le droit et la morale à la fois.
Gérard
22 août 2016 @ 06:47
Effectivement HRC.
cyril-83
25 août 2016 @ 09:22
Je me suis sûrement mal exprimé ! Je voulais dire que la honte, et je dirais même le déshonneur, retombent sur la famille et ses partisans à cause du père et du fils.
Le prince Jean est partie prenante dans la honte qui est précisément imposée à la famille tout entière. Non, il ne se comporte pas bien, il se comporte en ambitieux, c’est du moins ce qui ressort publiquement de ses actes. Feu le comte de Paris, père de l’actuel, avait déjà cette ambition dévorante, mêlée de grandeur, mais qui a fini par détruire deux générations après lui qui reproduisent le même schéma père-fils. Il avait modifié l’ordre de succession, sans aucun droit pour le faire. L’actuel comte de Paris a simplement rétabli chacun dans son droit, mais le duc de Vendôme, se sentant sûrement investi par l’aura de son grand-père qui l’avait indûment placé comme son héritier, pense pouvoir défaire à nouveau l’ordre des choses.
Je suis orléaniste, certes, mais entre un père et son fils qui se déchirent et gâchent la cause monarchiste, aucun des deux n’a une attitude qui me satisfait ; malgré cela, je suis favorable au respect de la règle.
De toute façon, le tour du prince Jean viendra, c’est en cela que je le trouve ambitieux au sens négatif du terme.
Julie W.
21 août 2016 @ 20:48
Pertinent.
Hélène
22 août 2016 @ 14:35
Cette partie de ping-pong est honteuse pour le comte de Paris mais pas pour son fils Jean qui s’est toujours bien comporté
Baboula
21 août 2016 @ 08:16
Il faudrait peut-être le réveiller .
cyril-83
21 août 2016 @ 08:50
Réveiller qui ?
Réjean du Québec
21 août 2016 @ 16:38
Le droit dynastique français? Vous n’avez pas fait une Révolution pour l’abolir. Ains-je manqué un bout de l’histoire de France et vous vous préparez à une nouvelle Restauration? Vu de l’étranger, une telle chicane dynastique semble totalement déconnecté de la réalité.
Gibbs ?
22 août 2016 @ 07:50
Réjean du Québec,
Je vous rejoins totalement car même en vivant en France sans être française, je me demande à quoi rime ce que je nomme « du cirque ».
Désolée si je choque certains mais il est clair que la France est fort lors de redevenir une monarchie.
frambroiz 07
23 août 2016 @ 02:01
Vu de la ville des sacres , à 1 h 15 de Paris , aussi , Réjean , rassurez-vous ! Ils feraient mieux de se calmer, tous & d’agir pour les handicapés , sinon, il leur reste les RV, chez le psy , même si je sens , que je vais me faire éreinter …
Car , vraiment on est dans le parricide permanent et ça fait 3 générations , déjà !
sophie M
24 août 2016 @ 12:54
Pour une fois pas du tout !
Muscate
22 août 2016 @ 08:03
Je vous rassure,Réjan,vu de l’intérieur, aussi.
Gérard
22 août 2016 @ 21:15
Après la Révolution la France a eu trois rois et deux empereurs et la IIIe République a été l’œuvre involontaire du comte de Chambord.
Catoneo
21 août 2016 @ 08:26
Voir la maison d’Orléans arguer des lois fondamentales du royaume ne manque pas de sel après le régicide et l’usurpation. Orléans n’est héritier que de Juillet, ce que Jean et Eudes voulaient exalter dans une Académie de Juillet qui n’a pas vu le jour.
Qui dans cette grande fratrie saura comprendre que les Français sont devenus étrangers à leurs disputes intestines ? Si ce n’est même à leur position « dynastique » !
Il y a mieux à faire pour ensemencer l’opinion à l’idée de la monarchie, afin de la préparer à ouvrir une fenêtre d’opportunité qui la ré-instaurerait.
Gérard
22 août 2016 @ 21:18
Ce fut toute l’œuvre du feu comte de Paris et ce sera celle du duc de Vendôme.
agnes
21 août 2016 @ 08:30
On se tape de leurs dissensions. Que cet homme a qui abandonné sa femme et ses 5 enfants lave son linge sale en famille.
Robespierre
22 août 2016 @ 07:30
Je suis d’accord avec vous.
Numérobis
23 août 2016 @ 11:28
et moi aussi….
Dominique-Aurélie
21 août 2016 @ 08:31
C’est le feuilleton de l’été ! Discussion stérile puisqu’il y a peu de chance que la royauté revienne en France. Il faut évoluer et le Prince François est pris en sandwich dans cette affaire.
marielouise
22 août 2016 @ 06:32
Et même en rêve… surtout pas d’une famille pareille…qui n’a rien de royale …encore moins dans ses comportements et dissensions grotesques, à la tête de la France!
ml
Bernadette
22 août 2016 @ 07:26
Accord complet avec vous Dominique
Aurelie !
Lou Signolo
21 août 2016 @ 08:35
C’est dur à dire, mais comment avoir confiance en une famille qui, depuis plus de trois siècles, et sans jamais se lasser, semble prompte et attachée à semer les germes de la division ?
Les uns et les autres peuvent brandir leur vernis de légalité ou d’adhérence aux lois fondamentales, tout cela est bien dérisoire, dans un contexte où la France, en tant que nation, n’existe plus que sur le papier, et où le royaume a disparu en 1830.
Qui nous dit au passage que si les Français désiraient le retour d’un roi (voire d’une reine), ils se tourneraient vers cette famille ? Ils peuvent juste « se tenir prêts et disponibles », si c’est leur fantaisie, mais cela ne leur garantit rien du tout…
Claude MARON
22 août 2016 @ 11:50
Tout à fait d’accord. Si jamais les Français veulent rétablir la monarchie, ils peuvent également choisir qui sera roi (ou reine). Hugues Capet n’a-t-il pas été élu au détriment d’un autre si je ne m’abuse ?
Gérard
24 août 2016 @ 16:57
Les Français naturellement pourraient choisir un autre roi qu’un homme issu d’une maison royale ou impériale, cependant cette situation paraît encore plus improbable que la précédente. Qui imaginerait aujourd’hui de confier à titre héréditaire le destin d’un pays à l’un de nos compatriotes qui ne serait pas issu d’une telle maison ? Cela n’a jamais été véritablement imaginé même pour nos grands hommes.
aubert
24 août 2016 @ 19:24
En effet, être royaliste signifie-t-il obligatoirement être capétien ou Napoléon ? n’est-ce pas confondre système et personnalité ?
Le retour à ce régime résulterait d’un tel bouleversement qu’on ne sait à qui il profiterait car, après deux siècles d’interruption, s’agirait-il vraiment d’une restauration ? Peut-être un Dupont ou un Martin qui saurait comme Bonaparte séduire les français immanquablement consultés en serait-il le bénéficiaire ?
Muscate
21 août 2016 @ 08:36
Pour autant que j’ai à m’intéresser à cette saga dynastique,je soutiens entièrement les dispositions de l’actuel Comte de Paris,Henri d’Orléans.
Si Jean insiste,personnellement je le taxerais d’usurpateur…
Je souhaite qu’il fasse preuve de Noblesse d’âme à défaut de Noblesse tout court et qu’il se rende à la volonté de l’actuel « chef » de famille, avec l’obéissance que tout fils doit à son père. Qu’il renonce avec dignité à cette tentative de push…c’est lui le régent de son frère, lui qui prendra de toute façon les décisions. ..alors après quoi court-il?
C’est une des vertus traditionnelles de ce genre de milieu,alors si même lui ne donne pas l’exemple…c’est la chienlit.
Actarus
22 août 2016 @ 12:23
Ah ma chère, vous souhaitez qu’il fasse preuve de Noblesse, quand lui veut faire preuve de Royauté ! ;-)
Muscate
23 août 2016 @ 12:39
Oh Actarus…vous semblez sous-entendre que les deux sont parfaitement. ..incompatibles….
Nan? ;-))
Actarus
24 août 2016 @ 13:21
Nan. ^^
Mais dans le cas présent, je ne sais pas. ;-)
Gérard
22 août 2016 @ 22:01
La monarchie ne peut pas être fondée sur le rêve et a besoin d’un soutien populaire bien plus large que le milieu royaliste. Elle doit se nourrir de réalisme à l’image de ses grands rois.
Milena K
23 août 2016 @ 11:25
Soutien populaire qu’elle n’obtiendra pas.Mais il ne vous est pas interdit de rêver… ;-)
Gérard
24 août 2016 @ 16:54
Elle obtiendra encore moins le soutien populaire si elle propose comme roi un homme sous tutelle. Il ne s’agit pas de rêver mais au contraire d’être réaliste même si l’objectif dans les conditions actuelles paraît fort lointain voire inaccessible. Quand il y a une guerre il faut toujours avoir pour objectif la victoire et la paix. Il faut toujours se battre pour le meilleur.
Catoneo
25 août 2016 @ 08:38
L’argument « bassement populaire » utilisé par la presse jadis pour débouter Jacques-Henri de Bourbon de toutes prétentions ressortissait aux conséquences de sa mastoïdite mal soignée, il était quasiment sourd-muet.
Alors imaginez les titres sur un roi idiot !
sophie M
24 août 2016 @ 12:57
Oui Muscate, sauf que le Comte de Paris actuel, jadis Comte de Clermont n’a pas fait preuve lui non plus de déférence particulière vis à vis de celui qui était le Chef de la Maison à l’époque, alors l’histoire se répète…
Florence
21 août 2016 @ 08:42
Le fait que le comte de Paris profite de ce communiqué pour se justifier maladroitement de son divorce et de son remariage est assez ridicule de plus il renie une décision de son propre père…il est vraiment temps qu’il laisse la place au prince Jean.
Francois
21 août 2016 @ 08:42
C’est absolument passionnant !!
Le comte de Paris doit vraiment s’ennuyer
Si le mot navrant a un sens …..
Cosmo
21 août 2016 @ 08:51
Ce rappel de l’intangibilité des lois fondamentales par le comte de Paris est assez surprenante car s’il tient quelque droit au trône de France, c’est bien parce qu’une loi fondamentale du royaume a été « modifiée » en 1712.
Le prince François semble être la balle de ping-pong du dernier match royal…
Les princes sont incorrigibles et c’est bien pour cela que nous sommes en République et que la grande majorité d’entre nous ne le regrette pas.
Louis de Lauban
22 août 2016 @ 08:44
Cosmo,
Ce n’est pas si surprenant, j’aime particulièrement ce passage : « Les lois fondamentales du Royaume sont, par essence, supérieures à l’autorité royale et forment le socle même de sa légitimité. Nul ne peut s’en écarter ni les bafouer par caprices ou autres motifs, sauf à y porter atteinte. ».
Ne trouvez vous pas que c’est exactement ce que j’écris dans nos débats ou ceux que j’ai avec notre brave Gérard ?
Vous voyez bien dans ce communiqué la faiblesse de l’argumentation des Orléans : 1 – rappel de la règle de pérégrinité qui a été inventée par eux parce qu’ils savent la faiblesse de l’argument des renonciation. 2 – Rappel de sa déclaration : « nul n’a le pouvoir de modifier l’ordre dynastique et d’écarter de la succession un prince de sang royal de France sauf à accepter son abdication dûment signée » qui cherche donc à valider les renonciations de Philippe V mais qui est totalement contradictoire avec tout le reste du présent communiqué. 3 – Utilisation, création, transmission de titres fantaisistes comme l’attribution future du titre de Dauphin à Jean. 4 – Proclamation de l’intangibilité des règles de succession et des lois fondamentales alors que les points précédents en sont tous des violations patentes.
Cordialement,
Louis
Cosmo
22 août 2016 @ 20:08
Louis de Lauban,
Je ne partage pas du tout le discours du comte de Paris mais je souscris à ce que vous écrivez. Vous connaissez ma position et ce n’est pas le comte de Paris qui m’en fera changer.
En ce qui me concerne, il n’y a pas d’argumentation Orléans. Il y a des faits historiques. Et j’espère bien que vous ne pensez pas que je « roule » pour les Orléans, qui me sont individuellement indifférents mais l’agacent avec toute cette querelle autour du prince François.
Gérard n’est pas « notre brave Gérard ». Il est Gérard. Vous avez dû vous rendre compte de la qualité de ses interventions, même si vous n’en partagez pas l’esprit. Gérard a une connaissance du droit et de l’histoire qui mérite le respect de tous.
Cordialement
Cosmo
Louis de Lauban
23 août 2016 @ 13:44
Cosmo,
Hélas, c’est tout de même un peu ce que je pensais, mais je veux croire votre parole. Si les faits et arguments historiques sont vos seuls guides, alors je ne doute pas que vous trouverez un jour le prétendu Comte de Paris en total défaut de légitimité pour prétendre à la couronne de France.
Et si lui même ne vous fera pas changer de position, c’est un faux Henri VII, je suis sûr que le vrai Henri IV ne pourra que vous démontrer l’impossibilité de changer les lois fondamentales et la nullité des renonciations de Philippe d’Anjou : « La vraye et certaine loy fondamentalle du Royaume pour la succession d’icelluy est la salicque, qui est si saincte, si parfaicte et si excellente que à elle après Dieu appartient le premier et le plus grand honneur de la conservation d’icelluy en l’estat qu’il a si longuement duré et est encores à présent. Elle est aussy si nette et claire qu’elle n’a jamais receu aulcune interprétation et exception. » Henri IV lettre patentes données au camp devant Le Mans le 28 novembre 1589, enregistrées au Parlement le 12 décembre 1589, AN X1A 8640, fol. 86 v°.
Cosmo
24 août 2016 @ 12:24
Louis,
Invoquer Henri IV pour justifier de la loi salique est très drôle mais pas très efficace. Nous savons tous qu’il lui doit sa couronne aux dépens d’autres princes, les Lorraine, qui la contestaient. Mais il avait raison vu l’état du droit royal.
Cela n’a rien à voir avec la validité des renonciations. Nulle part il n’est écrit que l’héritier ne peut renoncer. Par contre, il est absolument certain que le roi ne pouvait pas choisir son héritier. La nuance est d’importance.
Et au moins par plusieurs fois, il y eut des renonciations au trône de France : Jeanne de France, légitime héritière de son père, renonça par trois fois, ce qui mit illégitimement les Valois sur le trône et le duc d’Angoulême, une fois, même s’il la reprit ensuite.
Pour Jeanne de France, le plus amusant est que Henri IV est son descendant direct et légitime sur le trône de Navarre…et que les deux couronnes de Jeanne ont été réunies sur sa tête.
Le comte de Paris ne sera jamais à mes yeux en défaut de légitimité pour la bonne raison que jusqu’il n’y a pas très longtemps, je partageais vos idées « légitimistes » et que seule l’étude des faits et des textes m’a fait changer d’opinion. Et je le répète aucune fidélité ne me lie aux Orléans. Si je devais avoir une fidélité dynastique, elle serait bonapartiste, pour des raisons familiales et aussi parce que j’ai beaucoup d’admiration pour Napoléon III et son régime, le mieux adapté à l’esprit français, selon moi.
Cordialement
Cosmo
Gérard
24 août 2016 @ 16:50
Henri IV évidemment ne pouvait que défendre la loi salique sans laquelle on aurait pu trouver quelqu’un de plus proche du sang d’Henri III.
Néanmoins il ne deviendra vraiment légitime qu’après son retour définitif au catholicisme qui permettra son sacre. Il savait que cette condition était également nécessaire selon les lois fondamentales.
jul
25 août 2016 @ 06:39
Non Gérard,
On ne peut sacrer que le roi légitime.
Henri IV était le roi légitime par sa naissance, par son aînesse, c’est à dire selon les lois, donc selon Dieu, avant le sacre. Louis XVIII était le roi légitime sans avoir été sacré. Louis XVI était le roi légitime avant son sacre comme tous ses prédécesseurs.
Vous parlez de la légitimité d’Henri IV dans le sens de notre époque, vis à vis d’une partie des Français comme s’il y avait une « primaire » pour donner de la légitimité à un candidat comme Nicolas Sarkozy.
Gérard
24 août 2016 @ 16:09
Merci beaucoup mon cher Cosmo, vos mots me touchent connaissant non seulement votre amitié mais votre culture.
Gérard
22 août 2016 @ 21:23
Ce communiqué du Prince est évidemment à tous égard navrant Lauban mais vous n’êtes pas plus mon brave Lauban que je ne suis votre brave Gérard.
Lady Chatturlante
23 août 2016 @ 12:42
J’espère que vous êtes de braves gens de France.
Mes maris étaient internationaux mais ils étaient bien braves de m’épouser, sachant que cela ne pouvait pas durer.
Gérard
24 août 2016 @ 16:07
Chère Lady je suis bien brave et sensible à vos propos mais déjà marié. Peut-être pourriez-vous amadouer Lauban.
Annmaule
21 août 2016 @ 08:57
La,je ne lis meme pas…ah les d Orleans …..quelle purge!!!!!
Damien B.
21 août 2016 @ 09:01
Je n’ai pas lu ce communiqué dans son entièreté, c’est trop roboratif et si prévisible.
En 2016, il suffit de considérer les dix monarchies européennes régnant actuellement, on constate que des règles séculaires ne peuvent s’appliquer stricto-sensu. C’est absurde.
Je retiens seulement que le comte de Paris instrumentalise le handicap de son fils François pour contrarier le duc de Vendôme lequel prend soin de son frère depuis des décennies et représente l’avenir de sa maison.
Il règle également des comptes par-dessus le tombeau de son père. Cela est navrant, malsain et contre-productif.
jul
22 août 2016 @ 07:07
Damien B,
J’ai l’impression que Jean d’Orléans a pris symboliquement la place du père dans la famille.
Or il a encore un père auquel il doit honneur et respect, même si je ne suis pas d’accord avec sa prétention. Henri d’Orléans quant à lui, ne doit pas exaspérer inutilement son fils. Je crois que de lui réserver la place de « régent » de leur royaume VIRTUEL (quelques dizaines de milliers d’orléanistes) ne soit pas une contrariété très grave à souffrir, à moins que la prétention de Jean soit encore plus grande que celle d’Henri.
N’avait-il pas reconnu dans un premier temps que son père avait raison de respecter les lois fondamentales ? Il avait même indiqué que « cela ne change pas grand’chose »…
Je ne sais pas qui l’a re-aigri entre temps contre son père ou si le poison s’est reveillé en lui, mais il faut lutter.
Tonton Soupic
22 août 2016 @ 12:36
Mo,seigneur devrait lever l’impôts sur ses ficèles sujets. Il pourrait ainsi conconstattationnert combien nous sommmes nombreux à souhaiter le retour sur le trônne de Sa Majeste Henri VII.
Damien B.
22 août 2016 @ 12:47
Vous n’avez pas tort Jul : le fils occupe symboliquement la place du père dans la mesure où ce dernier a failli.
jul
24 août 2016 @ 17:16
Ah Damien B., il n’est pas bon que les fils jugent les défaillances de leurs pères, c’est là une plus grave défaillance dont on voit le résultat, cela ne va pas dans le sens de l’honneur, du respect qui est dû. Un honneur et un respect qui ne se méritent pas, mais qui sont dûs. Et cela libère et apporte le bonheur.
Puisse ce qui s’est passé il y a 30 ans être pardonné ou au moins oublié.
Gérard
25 août 2016 @ 11:54
« Vous les enfants, en toutes choses écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c’est cela qui est beau. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager. »
De la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens.
jul
25 août 2016 @ 13:30
Bravo Gérard pour cette citation. Puisse Jean d’Orléans la lire et se rappeler que la « décision » de son père ne doit pas l’exaspérer, qu’il ne doit pas se laisser exaspérer car elle ne « change pas grand’chose ».
Louis de Lauban
25 août 2016 @ 15:03
Gérard,
Comment osez vous citer les Ecritures et vous moquer des Lois Fondamentales que depuis tant de générations, les Français et les vrais royalistes en particulier, tiennent pour l’oeuvre de Dieu. C’est scandaleux et pitoyable.
Gérard
3 septembre 2016 @ 13:35
Est-il scandaleux de citer les Écritures ? Et le Christ n’a-t-il pas laissé à César ce qui est à César ?
clementine1
22 août 2016 @ 09:34
je découvre les commentaires ce matin seulement et me garderai bien de les lire tous.
Le vôtre est frappé du coin du bon sens.
Je me permettrai juste d’ajouter ceci :pas de qoui s’énerver, le Comte de Paris disparaîtra un jour, comme nous tous et à ce momet-là le Duc de Vendôme fera ce qu’il voudra, en son âme et conscience, d’autant plus qu’il a la charge de ses frère et soeur handicapés depuis fort longtemps, lui et personne d’autre !
Charles
22 août 2016 @ 12:09
Si on est sur d’une chose aujourd’hui c’est que le Duc de Vendôme assumera le moment venu.
Le bons sens et la sagesse guideront notre Prince et certainement pas un désir de revanche à la manière de l’actuel Comte de Paris
Damien B.
22 août 2016 @ 12:51
C’est exact clementine1 : une fois devenu chef de sa maison le duc de Vendôme pourra œuvrer … à sa guise :)
Gérard
22 août 2016 @ 21:25
C’est évident Clémentine et le prince Jean a compris le message des monarchistes.
HRC
22 août 2016 @ 11:46
bien d’accord avec vous, Damien B
Hélène
22 août 2016 @ 14:50
C’est aussi ma position, le Comte de Paris instrumentalise son fils handicapé et c’est cela qui est détestable.
D’ailleurs je remarque qu’il n’ose même plus évoquer la protection de son fils handicapé pour agir de la sorte.
Il n’y avait bien que Point de Vue pour croire une telle fable et oser l’écrire en toute lettre.
Claudia
21 août 2016 @ 09:10
Ils ne vont pas se calmer un jour ? Cette guéguerre est indigne d’eux et du rang qui est le leur.
Limaya
22 août 2016 @ 07:13
Oui Claudia , guerre indigne de ces gens qui se veulent et se prétendent tellement supérieurs à » la populace »
Jean Sauzeau
21 août 2016 @ 09:28
Le Prince serait assurément mieux inspiré de s’adonner à son art pictural
Plutôt que de nous assommer de ses communiqués aussi abscons que
Prétentieux !
Les Francais attachés à la Monarchie méritent mieux,non ?
Muscate
22 août 2016 @ 08:04
Les autres aussi.
Louis de Lauban
22 août 2016 @ 08:45
Ils ont Louis XX ;-)
Cosmo
22 août 2016 @ 20:09
Louis XX, cher Louis ? Allons…un peu de réalisme…
Cosmo
Naucratis
23 août 2016 @ 11:27
On aimerait ce genre de commentaire à chaque fois qu’un orléaniste écrit « Henri VII »… Mais non, Cosmo réserve ses remarques aux seuls légitimistes…
Cosmo
24 août 2016 @ 06:28
Naucratis,
On ne lit pas souvent « Henri VII » sous les plumes orléanistes.
Cosmo
Mayg
24 août 2016 @ 13:18
En effet, Naucratis,
On aimerait entendre ce genre de commentaire chaque fois que le comte de Paris se pare du titre de duc de France, ou que les Orléanistes attribuent le titre de « dauphin de France » à Jean d’Orléans, ou encore substituent leur patronyme d’Orléans à » de France »…
Louis de Lauban
24 août 2016 @ 16:49
Cosmo,
Cherchez bien, on trouve pourtant cela pour décrire celui qui devrait n’être qu’un Louis-Philippe VI ;-)
Louis de Lauban
23 août 2016 @ 20:45
Je ne vois pas en quoi les Français attachés à la monarchie trouveraient plus de réalisme chez les descendants de la branche Égalité ;-)
Leurs positions (dynastiques, politiques, familiale, économique, …) sont intenables et c’est plus aujourd’hui le ridicule que le crime et le vice qui s’attache à ce nom maudit d’Orléans.
Cosmo
24 août 2016 @ 06:31
Allons, allons… »le crime et le vice qui s’attache à ce nom maudit d’Orléans »…n’exagérez pas ! Si l’on commence à parler de vice et de crime, les Bourbons ont largement leur part, comme les Capétiens dont ils sont issus et comme beaucoup de dynasties.
Cosmo
Gérard
24 août 2016 @ 16:03
Méfions-nous Louis de Lauban prépare des bûchers…
aubert
24 août 2016 @ 19:31
Nous savons tous Cosmo que Super Lauban s’égare, certes pas dans le vice et le crime, mais dans la morgue et l’irréalisme.
Muscate
23 août 2016 @ 10:12
…Mais-oui-bien-sûr….Eurêka que la solution que voilà! ;-)
ludomarc
27 août 2016 @ 10:44
louis de borbon de franco y polo?
(sans majucules)
Gérard
22 août 2016 @ 09:12
En effet Jean le Prince paraît bien mal conseillé.
Lady Chatturlante
23 août 2016 @ 12:44
On ne dit pas Jean le Prince, mais le Prince Jean. Relisez-vous, par pitié. J’ai déjà quitté des hommes pour moins que cela.
Gérard
24 août 2016 @ 16:01
Pour moins qu’une virgule ? Cruelle…
Hélène
22 août 2016 @ 14:52
Le Comte de Paris devrait consulter et écouter son fils Jean au lieu d’écrire tant de bêtises
aubert
21 août 2016 @ 09:35
Ils se proclament chrétiens.
Si Dieu le Père ne les a pas abandonnés il semble que le Saint-Esprit se soit barré… avec la Sainte Ampoule.
Pauline
21 août 2016 @ 09:47
Grotesque, sale père, sale type, devrait se réveiller.
Merci mon Dieu qu’il ne soit pas assis sur un vrai trône lui permettant de régner.
Un vrai roi de France n’aurait pas divorcé pour la « sekreterine ».
Robespierre
21 août 2016 @ 09:51
« sauf à accepter son abdication dûment signée » . Il se croit où ?
Et cette signature, ça se ferait où ? A Versailles, ou dans les jardins des Tuileries, là où était le Château avant ? Pas à la Chambre des Députés, c’est sûr.
Louis de Lauban
22 août 2016 @ 08:47
Manière de justifier les renonciations de Philippe V que tous savent nulles et sans valeur au regard des lois fondamentales que Henri d’Orléans proclame pourtant intangibles ;-)
Ludovic
21 août 2016 @ 09:54
Il ne faut pas lui en vouloir
Il est d une autre époque
Il a souffert d un père destructeur qui ne voulait rien laisser derrière lui a part de la division.
Son fils a été avantagé par sa grand mere… Isabelle comtesse de Paris n aimait pas sa seconde belle fille.., tout le monde le sait..,
C est triste… Cette famille malgré elle est devenue la « famille banale de France » à défaut d être la « famille royale de France »
Soyons réaliste ils n ont plus aucune chance de revenir… Led reliques du passé et quelques souvenirs et breloques vendues leurs donnent quelques euros pour survivre.., et après…, en 2066 (dans 50 ans) a part quelques nostalgiques nonagénaires qui se souviendra d eux…. Fin d une époque…
Bon dimanche à tous depuis Biarritz
Gérard
22 août 2016 @ 21:28
Il faudrait peut-être cesser ces poncifs en ce qui concerne le feu comte de Paris qui a toujours été très préoccupé par sa succession.
Gilles
21 août 2016 @ 09:56
En voilà un qui est bien placé pour parler de respect de règles,quelles soient fondamentales ou pas !
marielouise
21 août 2016 @ 10:08
Honteux de la part d’un père…un géniteur dans le cas précis…!
Cela me conforte dans le fait que les hommes de cette famille, son père, lui-même et Jean ne sont aucunement dans la réalité et sont d’une intelligence bien limitée!
ml
Gérard
22 août 2016 @ 21:31
Les royalistes en ont surtout voulu à Henri VI comte de Paris d’être trop réaliste.
Ceux qui connaissent ou ont connu le duc de Vendôme et son grand-père n’ont jamais douté de leur intelligence.
marielouise
23 août 2016 @ 12:18
Bien mal mises à profit!!!
ml
Gérard
24 août 2016 @ 15:59
Je ne trouve pas.
Nemausus
21 août 2016 @ 10:09
Henri d’Orléans dit vrai et se trompe aussi sur plusieurs points.
1. Si « les lois fondamentales tissent bien l’indépendance de la Couronne de France », en aucun cas le principe de pérégrinité n’est prévu par l’arrêt Lemaistre tel que l’écrit Henri d’Orléans : ce sont les princes étrangers au sang des lys, c’est à dire étranger à la dynastie capétienne, qui sont écartés. Cela change tout. C’est la raison pour laquelle Henri III roi de Pologne et Henri IV roi de Navarre ont pu monté sur le trône de France. C’est la raison pour laquelle les Orléans français reconnaissent aux Orléans brésiliens le droit de succession en France.
2. la couronne est bien transmise par primogéniture masculine. La régence est confiée au plus proche parent (et pas nécessairement mâle), assisté ou pas d’un conseil de régence, selon les dispositions testamentaires du précédent roi.
3. En effet, « les lois fondamentales du Royaume sont, par essence, supérieures à l’autorité royale et forment le socle même de sa légitimité. Nul ne peut s’en écarter ni les bafouer par caprices ou autres motifs, sauf à y porter atteinte ». Les Orléans devraient donc s’en souvenir et l’appliquer à eux même. Henri d’Orléans rappelle à juste raison que feu son père les a constamment bafoué mais que lui même les bafoue également à ayant rétrogradé son frère Michel et sa descendance après son frère Jacques et sa descendance, or Michel, jumeau de Jacques, a été déclaré comme premier né à l’état civil et c’est ce seul point juridique qui compte dans l’ordre de succession et non une théorie médicale sur la conception des jumeaux !
4. « nul n’a le pouvoir de modifier l’ordre dynastique et d’écarter de la succession un prince de sang royal de France »: c’est vrai de par le principe d’indisponibilité de la couronne. Donc l’abdication ou la renonciation est également légalement impossible à cause de cette indisponibilité ! la dernière partie de la phrase d’Henri sur l’abdication est donc contradictoire avec la première partie.
Et en effet, légalement, François d’Orléans sera bien le futur chef de la maison d’Orléans et donc légalement duc d’Orléans, de Chartres, de Valois, de Nemours, etc, comme héritier légitime de l’apanage Orléans. Il pourra être chef de maison, même handicapé, comme avant lui l’ont été plusieurs princes de la maison de Parme, sous la tutelle de leur frère, sans que cela ne pose le moindre problème, le prince tuteur ayant eu, lui, la patience d’attendre le décès de ses frères handicapés pour leur succéder à la tête de la maison de Parme.
François n’étant pas appelé à régner réellement un jour en France, il est seulement appelé à hériter des titres nobiliaires de son père c’est à dire en droit privé à hériter de biens privés comme une maison, des titres boursiers, etc. Son handicap n’est pas un motif pour être écarté d’une succession, le contraire serait même un motif discriminatoire puni par la loi.
Après ce énième communiqué, qui osera encore parler de l’entente familiale au sein de cette famille ? qui osera encore raconter les sempiternels mensonges de la concorde et de la félicité familiale ?
Louis de Lauban
22 août 2016 @ 08:53
Rappelons au passage que Henri IV est né à Pau, capitale du royaume de Navarre et donc ville étrangère à la France. Comme le droit du sol s’appliquait à l’époque il était donc étranger et en conséquence les Orléans nient qu’il ait pu conserver sa qualité de successible. Donc tous les Bourbons légitimes actuels n’ont aucun droit à la couronne de France et tous ceux qui ont régné de Henri IV à Charles X sont des usurpateurs (sans parler de Louis-Philippe qui en était pleinement un). Ces gens aiment couper la branche sur laquelle ils sont assis.
Heureusement, le vice de pérégrinité n’existe pas, n’a jamais été une loi fondamentale du royaume et n’a aucune valeur, tout comme les renonciations d’Utrecht.
C’est d’ailleurs heureux car ces gesticulations orléanesques nous démontrent toujours un peu plus combien il est plus souhaitable de reconnaître la vraie légitimité et de soutenir le vrai chef de la Maison de France et de Bourbon, Louis XX.
Gérard
22 août 2016 @ 11:39
Pau n’est pas en Navarre. C’est la capitale du Béarn. Ce fut aussi effectivement pendant un certain temps la capitale des rois de Navarre ce qui n’est pas la même chose.
Louis de Lauban
23 août 2016 @ 14:04
Vous pinaillez honteusement, Pau est la capitale du royaume de Navarre à partir de 1512. Pau était située dans le royaume de Navarre, pas dans le royaume de France. Pau était donc bel et bien une cité étrangère à la France. Qu’elle soit la capitale du Béarn n’y change rien. C’est comme me dire que Berlin était la capitale du Brandebourg, pas de la Prusse ni de l’Empire Allemand ou Londres la capitale de l’Angleterre mais pas du Royaume -Uni.
Gérard
25 août 2016 @ 11:46
Sauf que Pau n’a jamais été en Navarre tandis que Berlin était à la fois en Brandebourg, en Prusse et en Allemagne et que Londres est à la fois en Angleterre, en Grande-Bretagne et au Royaume-Uni.
Louis de Lauban
25 août 2016 @ 15:06
Pau n’a jamais été en Navarre avant de faire partie de ce royaume… tout comme Berlin n’a jamais été en Allemagne avant que cet Etat n’existe et tout comme Londres ne risquait pas d’être dans le Royaume Uni avant 1801. Vous cherchez à faire croire aux autres que vous avez raison alors que vous avez tort.
Gérard
3 septembre 2016 @ 13:38
L’Allemagne existe au moins depuis Charlemagne et ses petits-fils.
Umberto
4 septembre 2016 @ 18:05
Oui c’est ça, et l’Italie depuis Romulus ou César.
Vous auriez pu remonter à Ariminius non ?
C’est moi où ça tourne à l’absurde ici ?
Gérard
7 septembre 2016 @ 20:21
Sans doute l’Italie existait-elle en un certain sens sous César.
val
22 août 2016 @ 13:25
Louis de Lauban,
Votre contre attaque est bien menée
Val Richer
22 août 2016 @ 14:44
Au secours les lois fondamentales !!!!
1. Les lois fondamentales n’ont pas toujours existé ! Elles furent fondamentalement de circonstance… Vous semblez oublier, par exemple, que la loi salique, excluant les femmes, fut opportunément exhumée par les légistes afin d’écarter de la succession à la fois le roi de Navarre et (surtout) le roi d’Angleterre Edouard III ! Donc, votre démonstration n’est pas que partiellement vraie ne vous déplaise…
2. Il est complètement absurde de considérer qu’une monarchie au XXI siècle pourrait être restaurée en appliquant strictement les lois fondamentales médiévales : ainsi, les monarchies européennes ont modifié leurs règles de succession comme, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni…
3. Interdire toute modification des » lois fondamentales », c’est estimer qu’elles sont l’oeuvre de Dieu et non oeuvre humaine. C’est en effet pratique. Mais,1789 a substitué une nouvelle légitimité : la souveraineté nationale… et un nouveau concept, une constitution ! Droit divin contre souveraineté nationale, tel est le débat de fond… Mais, ce débat n’est plus d’actualité…Il a été tranché en 1789 et …juillet 1830 ! Il est regrettable que le comte de Paris se situe (encore !) sur cette chimère de la fusion des conceptions monarchiques, initiée par Philippe , comte de Paris… c’est plus que jamais, une impasse…
4. Les termes ‘d’usurpateur », et de « régicide » utilisés pour designer les princes d’Orléans relèvent de l’insulte imbécile doublée de l’ignorance crasse… Car enfin, avec de tels « raisonnements », les Allemands actuels seraient des nazis !
5. Même si certains, par passion fanatique, se montrent bien plus comme des écervelés, je préfère considérer les « légitimistes » comme des mystiques de la monarchie ou des romantiques, dont l’horloge « biologique » est bloquée dans un passé idéalisé, et dotés d’un piètre sens politique s’ils ne sont pas capable de prendre des distances avec le droit divin.. à l’image du comte de Chambord dont on ne peut pas dire que le pragmatisme fut la plus grande qualité ! Rappelons qu’il était persuadé que la Providence le mettrait sur le trône… Manifestement, il s’est trompé !
6. Pour un orléaniste, le communiqué du comte de Paris est … disons… pathétique… Il est, à ma connaissance, le premier prince d’Orléans à reconnaître Louis-Philippe comme illégitime (points 2 et 3)… Plutôt que de disserter sur qui portera dans l’avenir le titre de comte de Paris (octroyé par Louis-Philippe à son petit-fils et héritier) …il conviendrait alors de renoncer à un titre qui rappelle Juillet…Comte de Mortain est disponible paraît-il.
Gérard
23 août 2016 @ 13:36
Val Richer quel plaisir de vous lire, merci de ce long raisonnement plein de sagesse et de bon sens où tout est dit.
kalistéa
25 août 2016 @ 09:03
val Richer votre intervention pleine de bon -sens et de vérité m’a tout-à-fait intéressée.Votre paragraphe 5 vaut de l’or.Rien n’est plus juste , en ce domaine , que ce que vous écrivez!
Val Richer
25 août 2016 @ 14:52
Kalistéa, HRC, Gérard
Merci !
HRC
23 août 2016 @ 13:42
bravo !
Louis de Lauban
23 août 2016 @ 14:30
Que les monarchies européennes changent leurs règles de succession, tant mieux pour elles. Je crois que vous ne comprenez pas l’essence même d’une restauration monarchique en France actuellement.
Cette restauration doit remédier aux crises politique, institutionnelle, culturelle, morale, identitaire et civilisationnelle qui touchent ce pays. Comment ? c’est un autre débat. Vous n’êtes pas d’accord et vous trouvez ça ridicule, soit, c’est votre droit. Mais, rétablir la royauté pour cela mais briser ses traditions et son identité pour le plaisir des moeurs actuelles, de nos fantaisies ou que sais-je encore dans ce magma relativiste qui imprègne la pensée du siècle, c’est inutile. Que les suédois qui ont transformé leurs enfants en petits tyrans se complaisent à avoir pour prince consort un prof de tennis, ou que les anglais changent leurs règles de succession pour faire dans le politiquement correct, ce n’est pas ce que je trouve le plus intelligent.
C’est le droit des femmes qui est en jeu ? Et alors, la royauté salique restaurée ne leur empêcherait pas d’avoir du pouvoir dans les institutions politiques, peut-être même beaucoup plus qu’aujourd’hui ! Vous avez vu une femme présidente en France ? Et PM (Cresson, laissez moi rire). Voyez les anglais. Les femmes de la famille royale pourraient très bien avoir un rôle important, comme cela se voit ailleurs.
Invoquer la pseudo-modernité pour valider des actes nuls passés il y a plus de 300 ans est ridicule.
Ce n’est pas de prendre les distances avec le droit divin, que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque, on doit considérer que le principe royal est un bloc dont on ne peut rien distraire pour ce qui est des lois fondamentales : primogéniture, légitimité, masculinité, indisponibilité, instantanéité de la succession, inaliénabilité du domaine.
De plus, vous parlez de 1789 et de 1830, mais c’est 1792 qui fit chuter le roi, et comme en 1830 ce ne fut que le fait des manoeuvres des Orléans, de la bourgeoisie et de factieux qui ont utilisé le sous-prolétariat de la capitale. Et vous semblez oublier que Louis-Philippe s’est fait balayer par la révolution de 1848…
Depuis que les Orléans se prétendent légitimes successeurs de Henri V, et que le prétendu Louis-Philippe II s’est renommé Philippe VII, la Poire est forcément considéré comme un usurpateur et les Orléans peuvent prendre toutes les critiques que vous envoyez aux légitimistes, mais avec en plus le fait d’usurper une position dynastique qui n’appartient qu’à la branche issue de Philippe d’Anjou.
Quand au terme d’usurpateur appliqué aux Orléans actuels il est justifié par le fait qu’ils usurpent les dites positions dynastiques et des titres dont ils ne peuvent disposer, dont certains ont été institués par l’usurpateur Louis-Philippe.
Val Richer
25 août 2016 @ 16:28
Louis de Lauban,
Je suis, bien sûr, non seulement en désaccord avec vous mais aussi pantois devant certaines de vos affirmations. Je ne partage aucun de vos mépris…
Louis de Lauban
26 août 2016 @ 13:55
Tant mieux pour vous. Je ne vous demandais pas de mépriser le relativisme, le politiquement correct, la félonie et l’usurpation, chacun, est libre de juger de ce qui est et de ce qui doit être.
Je ne suis pas de ceux qui s’intéressent aux princes pour rêver à des robes, des positions de mains, des bibis ridicules rendus sur papier glacé. Pour cela n’importe quel people est bon. Les Rois de France s’ils devaient revenir sur leur trône seraient bien autre chose. Restez pantois, ce n’est rien, cela passera.
Jean Pierre
22 août 2016 @ 16:01
Pau n’était pas la capitale de la Navarre mais de la seigneurie du Béarn.
Les Albret étaient à la fois rois de Navarre (capitale Saint Palais) et seigneurs de Béarn (capitales Morlaas, puis Orthez, puis Pau) et comtes de Foix (capitale Foix). Pau était le siège de la cour.
Il n’empêche que vous avez raison, le Béarn était terre étrangère au royaume de France jusqu’en 1620.
Gérard
23 août 2016 @ 14:01
Le Béarn était inclus dans les frontières du royaume franc par le traité de Verdun en 843, mais ce territoire issu de la Gascogne évolua vers une indépendance de fait.
Cependant à supposer que le Béarn soit étranger au moment de la naissance d’Henri IV aucune règle n’a jamais obligé un roi de France à naître en France.
Henri de Navarre par ailleurs était essentiellement un seigneur français, comte de Soissons, duc d’Alençon, duc de Vendôme, duc de Beaumont, vicomte de Limoges, comte de Périgord, comte de Rodez et de Rouergue, duc d’Albret, vicomte de Béarn, de Lomagne, de Marsan, de Gabardan, de Tursan, de Fézensaguet et des quatre vallées, comte de Gaure, d’Armagnac, de Foix, de Bigorre, de Marle…
Louis de Lauban
24 août 2016 @ 17:02
Mort de rire !
Vous nous serinez avec le vice de pérégrinité et là paf, aucune règle n’a obligé un roi de France à naître en France…
Bon alors nous parlons d’un prince Capétien, fils d’une reine étrangère, appelé dès sa naissance à lui succéder comme roi de ce pays étranger où il est né.
Vous lui conservez sa nationalité française ? Mais par quel miracle ? Il est né à l’étranger et l’époque ne reconnait que le droit du sol ! A t’il eu des lettre de naturalité comme Henri III pour la Pologne, François d’Anjou pour les Pays-Bas ou l’Angleterre et Philippe d’Anjou pour l’Espagne ? Non. Il aurait donc encore moins de droit qu’eux.
Et pourtant il fut roi… La raison est simple, le droit du sang royal ne se perd pas, les princes Capétiens ne sont pas de simples particuliers, ils ne perdent pas leurs droits de successibles parce qu’ils naissent sur une terre étrangère ou parce qu’ils y règnent ou y sont établis depuis plusieurs générations : « le Roy … puisqu’enfin il est François, et ne le fust il pas né, il le devient dans l’instant même qu’il est devenu Roy de France reconnu et légitime » Duc de Saint-Simon, Estat des changements arriveza la dignité de duc et pair de France depuis may 1643 jusqu’en maiy 1711 divisé en deux parties.
Aucun vice de pérégrinité.
Aucune renonciations valables.
Aucune sanction royale au mariage.
Toutes les règles que vous inventez sans cesse pour justifier les prétentions et usurpations de vos Orléans n’ont aucune valeur, et nul honnête homme ne peut pas ne pas voir que le droit, la justice, l’appel du sang et Dieu lui même convergent tous sur Louis de Bourbon qui seul est le légitime successeur de nos rois.
Gérard
25 août 2016 @ 11:43
Mais enfin si une reine accouche d’un enfant pendant un voyage officiel ou d’agrément ou pendant qu’elle est en exil cet enfant n’aura pas de droits ? Il ne sera même plus français ? Où avez-vous vu ça ?
Certes la notion de nationalité stricto sensu n’était pas exprimée de la même manière qu’aujourd’hui. Cependant c’est une notion très voisine qui existait. Et c’est ainsi que s’est développée l’idée de la « naissance accidentelle » qui signifiait qu’était considéré comme français celui qui est né de parents français animés par l’esprit de retour. Un arrêt du 7 septembre 1579 a permis à une jeune fille née en Angleterre de deux parents français de leur succéder à condition toutefois de résider de façon permanente en France. On connaît aussi, inter allia, le cas de Louis Palyard en 1739 ou celui de Jean-Baptiste Collet en 1753.
Il reste que le Béarn n’est pas étranger. Pierre Tucoo-Chala le grand historien du Béarn a démontré que le Béarn n’a pas connu une souveraineté totale ni une souveraineté de jure mais seulement qu’il a connu une indépendance de facto entre le XIVe et XVIIe siècle.
Louis de Lauban
25 août 2016 @ 15:27
Toujours aussi pathétique. Le Béarn faisait parie intégrante du Royaume de Navarre au moment de la naissance d’Henri IV, les rois de France de ce moment là ne prétendaient pas en être souverains. Avant le XIVe les Vicomtes de Béarn étaient vassaux des Rois d’Aragon puis des Rois d’Angleterre… On est loin d’une souveraineté Française qui n’existe pas avant l’annexion du Béarn le 20 octobre 1620. Je ne sais pas ce que vous voulez démontrer, sinon votre mauvaise foi, mais il est parfaitement grotesque d’affirmer que Henri IV est né en France, de nier la réalité du statut du Béarn, et de nous renvoyer aux cas de particuliers qui ne sont pas du sang Capétien pour traiter d’un prince des Fleurs de Lys.
C’est vous qui invoquez contre votre Roi légitime, un vice de pérégriniste qui ne peut exister : « Les circonstances en Europe aujourd’hui, et l’agitation incertaine depuis la mort de l’Empereur Charles VI, amène à la présomption que le Traité d’Utrcht n’existe plus depuis longtemps… les princes Français ne peuvent contracter le vice de pérégriniste… ils ne peuventt perdre leur éventuel droit au trône par le fait d’être nés étrangers. » Archives diplomatiques, Ministère des Affaires Etrangères, « Sur les renonciations Françaises à la succession, Mémoire sur les effets que les violation produites par le Traité d’Utrecht en relation avec les renonciations… », 1741.
Louis de Lauban
25 août 2016 @ 17:25
Gérard aime refaire l’Histoire, mais l’Histoire s’appuie sur des sources, et qui de mieux que Gaston III Fébus vicomte de Béarn, pour nous dire ce qu’il en est : « Je ne tiens la terre de Béarn que de Dieu et de nul homme au monde. » Et à qui le dit il ? Et bien à l’ambassadeur du roi de France…
Catherine, soeur de François Phébus mourut en 1520, elle portait les titres de Reine de Navarre, Souveraine de Béarn et comtesse de Foix. Si la souveraineté sur le Béarn lui appartenait c’est qu’elle n’appartenait pas à la France ni aux Espagnes. A par le Traité de Blois le 18 juillet 1512, Louis XII reconnaissait l’indépendance du Béarn, par rapport à la France, toutes les questions qui avaient pu se poser sur les rapports du Béarn et de la France furent ainsi tranchées et tous les arrêts du parlement de Toulouse visant le Béarn furent cassés pour cause d’incompétence (au sens que les juges toulousains, français, ne pouvaient intervenir dans les affaires d’un territoire ne relevant pas de la souveraineté de leur parlement et de la France).
Bon, finissons en, le Béarn terre étrangère à la France jusqu’en 1620 était une partie du royaume de Navarre.
Nemausus
25 août 2016 @ 17:38
discourir sur la nationalité et le lieu de naissance démontrent seulement que les Orléans inventent des règles pour les autres mais ne se les appliquent pas à eux mêmes car tous les Orléans de la génération d’Henri d’Orléans sont nés à l’étranger et ce n’est pas la loi d’exil qui a obligé leur mère à accoucher à l’étranger puisque cette loi ne la touchait pas directement ….. de même si des Orléans brésiliens, nés au Brésil sont successibles en France, à fortiori n’importe quel autre prince capétien né hors de France l’est aussi !
quant à la nationalité, notion moderne et non incluse dans les lois fondamentales qui sont figées depuis 1830 car la monarchie n’existe plus en France (et un particulier ne peut changer lui même une loi régissant un état….ce qu’il faudrait faire comprendre aux Orléans), donc la nationalité n’est pas un sujet de discussion entre Bourbon et Orléans puisque le duc d’Anjou et sa postérité sont français tout autant que les Orléans. Sauf à ressortir la thèse orléaniste discriminatoire et xénophobe d’une différence dans la nationalité française moderne de souche ou acquise !
kalistéa
28 août 2016 @ 21:58
Parfois , en lisant ce qu’écrivent les pseudo-légitimistes , on est même pantelants !(même si ce sont eux qui manquent d’air !)
ludomarc
27 août 2016 @ 10:53
sans l’abolition de la loi salique qui serait roi des francs de nos jours?
merci de vos informations
avec mes respectueux hommages
ludomarc
(sans les majuscules et certaines fautes d’ortographe )
Mayg
22 août 2016 @ 17:24
Comme vous le dites si bien Nemausus, rien n’empêche au prince François d’être le chef de la Maison d’Orléans à la mort de son père et d’hériter de titres qui vont avec. Il suffira simplement à son frère Jean d’attendre son décès pour pouvoir devenir à son tour, chef de la Maison d’Orléans. Sauf, que le dit Jean en question n’a pas l’air d’être très patient. Son attitude laisse plutôt à penser qu’il se voit déjà à la place de son frère ainé, voir même de son père alors que ces derniers sont encore vivants…
Gérard
23 août 2016 @ 14:28
Il ne s’agit pas de patience ou d’impatience Mayg mais on ne peut pas imposer au futur chef au moins de facto de la maison de France une sorte de conseil de régence ou de tutelle composé de personnes qu’il n’aurait pas choisies et qui donnerait l’impression de n’avoir d’autre objet que de le surveiller lui.
Mayg
24 août 2016 @ 13:24
Gérard,
Au moment où le conseil de régence sera en place, c’est à dire à la mort du comte de Paris, Jean d’Orléans ne sera pas chef de la Maison d’Orléans, mais son frère ainé François. Le conseil ne s’impose donc pas à lui, car lorsque son frère décèdera et qu’il deviendra chef de la famille, le conseil n’aura plus lieu d’être.
Donc, comme je l’ai déjà dit dans mon précédent commentaire, il lui suffit juste d’attendre.
Louis de Lauban
24 août 2016 @ 17:03
Il ne s’agit pas de cela. Jean ne veut pas être régent, avec ou sans conseil, il veut se substituer à son frère et se dire prétendant à sa place.
Gérard
25 août 2016 @ 10:23
Un conseil de « régence » avec deux inconnus et un cousin germain en l’absence de la mère, du frère et de la sœur du « roi » !
Mayg
25 août 2016 @ 15:10
Dans ce cas là Gérard, c’est la composition du conseil de régence qui peut être sujet à discussion, pas le conseil de régence lui même.
Louis de Lauban
26 août 2016 @ 13:58
Le frère y serait puisque Jean frère de François en serait membre. Et ce n’est pas mon affaire, je dis que Jean veut se substituer à son frère et devenir prétendant et comte de Paris au lieu d’être le régent de son frère. Le conseil de régence est un autre problème, vous répondez à côté, comme d’habitude pour tenter de vous en sortir.
JAY
21 août 2016 @ 10:13
Les choses sont claires et bien expliqué. Le duc de Vebdome fait déshonneur à la famille d Orléans en voulant rivaliser avec son Pere. il est clairement manipuler par le clan allemand.
Gérard
22 août 2016 @ 11:41
Réflexion ahurissante Jay !!!
Cosmo
22 août 2016 @ 20:11
Le « clan allemand » ? C’est nouveau.
aubert
24 août 2016 @ 19:43
Bon Dieu mais c’est bien sûr !!
encore un coup de madame Merkel et probablement aussi de Bruxelles … la commission, pas le palais. Quoi qu’ avec Mathilde on ne sait jamais. (cf les commentaires de nos amis belges).
Gérard
25 août 2016 @ 10:18
Ils en ont parlé sur le Garibaldi.
Louis de Lauban
26 août 2016 @ 14:00
Il descendant de son arrière grand père, celui qui a utilisé les gaz à Ypres en 1915 et qui est le responsable principal de nos 27000 morts pour la France du 22 août 1914. (pure polémique mais on nous sert tellement la soupe franquiste qu’une petite pique remet les pendules à l’heure).
Lady Chatturlante
23 août 2016 @ 12:48
Le duc de Vebdome ? Voulez-vous parler d’un Vélodrome ?
Leonor
24 août 2016 @ 16:05
Ben, v’là aut’ chose ! Le clan allemand ….. Tous aux abris, les chars arrivent.
Danielle
21 août 2016 @ 10:17
la saga de l’été… qu’ils enterrent la hache de guerre.
Laurent F
21 août 2016 @ 10:17
Dans les faits ça ne change rien puisqu’ils ne règnent pas. La même chose s’est produite à la mort du duc de Parme Robert 1er, ses deux premiers fils Guiseppe et Joseph lui ont succédé alors qu’ils étaient handicapés et c’est leur frère Elias qui a assuré la régence toute théorique puisqu’ils ne régnaient plus
jul
22 août 2016 @ 06:29
Tout à fait Laurent !
Je me demande comment Jean d’Orléans peut avoir oublié cette réalité cet Eté.
Gérard
22 août 2016 @ 11:33
Cher Jul, jusqu’au communiqué précédent du comte de Paris, la question était réglée d’un commun accord depuis plusieurs dizaines d’années et par ailleurs la succession au trône virtuel parmesan ne tourmentait guère sans doute la maison de France ni la foule des partisans de la restauration du duché…
jul
25 août 2016 @ 06:47
Je vous rassure Gérard,
La restauration du royaume de France ne tourmente pas plus les Français que les habitants de Parme et Plaisance…contrairement à ce que croit désormais Jean d’Orléans.
Je ne comprends pas pourquoi il a changé d’avis.
kalistéa
28 août 2016 @ 22:03
« Le trône virtuel Parmesan. »..n’en faisons quand même pas un fromage , cher Gérard : c’est râpé !
Mayg
22 août 2016 @ 17:28
Jean d’Orléans donne surtout l’impression d’être quelqu’un de très pressé pour pouvoir être le chef de la Maison d’Orléans.
Gérard
23 août 2016 @ 14:30
Il applique ce qui a été décidé par son grand-père avec lequel il a évidemment eu beaucoup plus de contacts et de conversations qu’avec son père.
Nemausus
24 août 2016 @ 12:34
si vous considérez qu’Henri sénior avait le pouvoir comme chef de maison de modifier les lois de succession, alors force est de reconnaître dans la même logique qu’Henri junior, lui même chef de maison maintenant, a le pouvoir de les modifier aussi…. sinon vous êtes illogique….ce qui est très souvent un synonyme d’orléanisme !
Mayg
24 août 2016 @ 13:29
Donc, si je comprends bien votre raisonnement Gérard, feu le comte de Paris peu imposer ses volontés, mais l’actuel comte de Paris ne peut pas ?
Pourquoi Jean d’Orléans devrait appliquer ce qui a été décidé par son grand-père et pas ce qui l’a été par son père ? Que ça lui plaise ou non, c’est son père qui actuellement est le chef de la Maison d’Orléans.
Louis de Lauban
24 août 2016 @ 17:06
ça c’est vous qui le dites, le grand père se plaignait de ne pas le voir et le trouvait ingrat par son attitude et le fait qu’il ne lui répondait plus au téléphone.
jul
25 août 2016 @ 06:49
Exact Nemausus !
Certains orléanistes n’acceptent que ce qui les arrangent.
Heureusement il y a des orléanistes qui soutiendront les droits du prince François d’Orléans, ce qui est déjà un petit progrès.
Gérard
25 août 2016 @ 10:12
Vous aviez recueilli les confidences d’Henri comte de Paris Louis ?
Gérard
25 août 2016 @ 10:15
Je considère que le prince Jean fait bien d’appliquer ce que la raison commande.
Mayg
25 août 2016 @ 15:15
Le prince Jean va appliquer ce que la raison commande Gérard, ou bien plutôt ce que ses intérêts commandent … ?
Louis de Lauban
25 août 2016 @ 15:47
Non Gérard, pas moi, mais les livres, ça existe, et je suis sûr que vous les connaissez bien, après tout le journaliste qui a écrit ses souvenirs intimes avec le prétendu comte de Paris n’est pas si inconnu ;-)
aubert
21 août 2016 @ 10:27
Les princes d’Orléans, incapables et inutiles, se livrent à une polémique ridicule. Ceux qu’elle intéresse, les royalistes français, sont peu nombreux. Cela évite d’entacher le prestige historique de la Maison capétienne.
Sur le site nous rencontrons semble-t-il plus de soutiens du duc de Vendôme que du comte de Paris. Ce qu’on aimerait c’est que ces personnes au lieu de béer bêtement devant les faits et gestes du prince Jean s’efforcent de lui faire comprendre qu’il n’a rien à gagner à ces polémiques.
Au décès du comte de Paris, le duc de Vendôme qui, en réalité n’aura à régenter que le néant et la vanité, pourra, sans l’avis de quiconque, s’adonner aux messes et aux processions puisqu’il ne semble pas dans ses intentions de renverser la République.
Mary
21 août 2016 @ 10:29
Ça me fatigue.
La vie se chargera de solutionner le problème avec le temps.
Les Français sont bien plus inquiets de la terrifiante nullité du gouvernement face à ces pauvres cervelles qui jouent à des jeux vidéos en » live »,sous couvert de fanatisme religieux !
Matthias
21 août 2016 @ 10:30
Même plus la force de dire ce que je pense de cette famille…
Par contre, il est de bon ton de rappeler que l’exclusion du comte d’Evreux et du comte de La Marche de la succession au trône, n’est pas du à des mésalliances, mais au fait que le comte de Paris a refusé leur accord dynastique… Le principe du consentement royal existant au moins depuis Louis XVIII… feu le comte de Paris (pour une fois) était dans son droit. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier, dans les actes de mariages de leurs enfants (disponibles en ligne au ministère de la Culture) précisaient à chaque fois que les mariages étaient faits avec leur consentement… Pourquoi inscrire une telle formule si cette disposition n’existait pas ?
Encore une fois le comte de Paris et ses approximations historiques… Après la comtesse de Barcelonne n’est pour lui « Maria d’Orléans-Montpensier » (la confondant avec la première épouse du roi Alphonse XII), on se demande si les précepteurs du prince Henri ont fait leur boulot dans sa jeunesse, ou si feu le comte de Paris a bien surveillé les devoirs de son fils…
Pitoyable Maison de France… Elle est indigne d’incarner ce qu’elle est aujourd’hui…
Matthias
21 août 2016 @ 11:51
Pour la peine… je lui ai laissé une lettre ouverte sur son compte Twitter… cela apprendra à son franc-maçon/élu MoDem/avocat/Faux-Vicomte qui lui sert de secrétaire son droit dynastique français
jul
22 août 2016 @ 06:35
Oui Matthias, c’est désolant de voir les déceptions que suscitent les Comtes de Paris pour les orléanistes sincères.
Quand on pense au patrimoine national, aux titulatures fantaisistes (« duc de France »…) ou provocantes (Charles Philippe d’Orléans) ou le « Comte de Dreux » de François d’Orléans, message indirect contre Jean… et pire, une bordure (de gueules, pleine) qui est réattribuée avant que la branche qui la porte soit éteinte…du jamais vu dans l’histoire de la dynastie capétienne.
Louis de Lauban
22 août 2016 @ 09:18
Les exemples de consentement royal au mariage des princes du sang avant la restauration existent, mais leur absence n’a jamais entrainé la perte de la position dynastique de ces princes ou la perte de légitimité et donc de leur position dynastique par leurs hoirs mâles. On constate d’ailleurs que ce sont souvent les conséquences territoriales ou diplomatiques ainsi que les clauses territoriales des contrats de mariage qui posent le problème du consentement. Le mariage de Gaston d’Orléans avec Marguerite de Lorraine, fut déclaré nul, puis refait, mais les docteurs de la Sorbonne était partagés sur l’affaire du consentement du roi, et nombreux sont ceux qui le trouvaient bon… la crainte de Richelieu fut la raison principale de la nullité du mariage pour certains. Mais pour la transmission des droits de successible, seul un mariage catholique valide compte.