
Le panel désigné par le gouvernement pour examiner une éventuelle réforme des modalités de succession au trône du Japon, a rendu ses conclusions.
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Le panel désigné par le gouvernement pour examiner une éventuelle réforme des modalités de succession au trône du Japon, a rendu ses conclusions.
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Toma
27 juillet 2021 @ 19:46
Tant mieux pour la fille de l’empereur finalement. Elle sera plus libre car quand on ne peut que constater la rigidité de tous ces gens, c’est effrayant ! Ce n’est pas étonnant que cette pauvre Masako est malade depuis des années.
JAusten
27 juillet 2021 @ 20:31
C’est peut-être le plus beau cadeau qu’ils pouvaient faire à Aiko.
Mini
27 juillet 2021 @ 21:22
Le Prince Hisahito, le « fils prodigue », semble avoir été « conçu » pour assurer la pérennité des mâles ! Quel pays rétrograde ! Celà permet mieux de comprendre l’origine de la dépression de l’Impératrice Masako…. quelle tristesse!
André ??
27 juillet 2021 @ 22:12
L’art de remettre à plus tard, refiler le problème à la prochaine génération ?
JAusten
28 juillet 2021 @ 11:57
Ils misent sur la « chance » du plan B pour que le problème n’en soit plus un.
Elodie
28 juillet 2021 @ 12:32
Comme souvent! Et pas seulement au Japon ;)
Corsica
27 juillet 2021 @ 22:18
Comment aurait-il pu en être autrement dans un pays qui pointe au cent dixième rang (sur 149) dans le classement 2019 du Forum Economique mondial en ce qui concerne les discriminations professionnelles, les inégalités salariales et le manque de parité hommes-femmes ? Tout ça à cause du respect des traditions. Pour toutes les femmes japonaises, je regrette cette décision prise par une poignée de conservateurs alors qu’environ 85% de la population était pourtant favorable à l’accession au trône d’une femme mais je pense que la princesse Aiko sera bien plus heureuse hors de la cage dorée.
framboiz07
27 juillet 2021 @ 22:18
Vite, une pétition !
Zulma
27 juillet 2021 @ 22:21
Je suis tentée de dire : tant mieux pour la fille de l’empereur, elle va pouvoir être libre.
Quant aux autres, ils auront ce dont ils rêvent : le titre ! … et il faudra assumer ce qui va avec…
Caroline
27 juillet 2021 @ 22:28
Avec les monarchies arabes et celles du Sud- Est de l’ Asie, le Japon continue à maintenir la loi salique malgré son ouverture au monde occidental.
JAusten
28 juillet 2021 @ 14:09
« Il faut que tout change pour que rien ne change » … Très d’actualité ;)
?Coriandre ?
27 juillet 2021 @ 22:28
Aiko n’a plus qu’à se trouver un mari fortuné et à prendre des cours de cuisine…
Elodie
28 juillet 2021 @ 12:33
Quel vilain commentaire!!
Ludovina
28 juillet 2021 @ 07:10
Si ce panel était majoritairement composé de (vieux) messieurs…
stigerss
28 juillet 2021 @ 07:24
la société japonaise reste très patriarcat !
Brigitte - Anne
28 juillet 2021 @ 07:41
Sans doute une chance pour la princesse Aiko.
Vasco2
28 juillet 2021 @ 07:57
Tu m’étonnes !
Aldona
28 juillet 2021 @ 08:14
Le poids des traditions est plus fort que tout au Japon
Olivier AM de Tokyo
28 juillet 2021 @ 09:41
Ces ringards ultra-conservateurs ont donc décidé de pousser la dynastie à sa fin.
Encore une fois, les dirigeants japonais montrent qu’ils n’ont aucun sens de l’anticipation sur l’avenir.
Olivier AM de Tokyo
28 juillet 2021 @ 16:11
Traduction d’un article de Kyodo News qui explique les « tenants et aboutissants » de cette décision!
« Une querelle d’argent liée au petit ami de la princesse japonaise Mako a apparemment influencé le débat japonais sur l’opportunité de modifier les règles de succession impériale réservées aux hommes dans un contexte de diminution du nombre d’héritiers.
Un comité consultatif gouvernemental a entendu 21 experts de différents domaines lors de ses réunions du 8 avril au 7 juin afin de discuter des options possibles, notamment l’autorisation pour les femmes de régner et pour les empereurs de descendre de la lignée maternelle.
Mais pendant que les membres du panel discutaient, la controverse sur le mariage prévu entre la princesse Mako, 29 ans, nièce de l’empereur Naruhito, et Kei Komuro, 29 ans également et récemment diplômé d’une école de droit, continuait à couver, les opposants au changement semblant profiter du malaise du public pour faire valoir leurs arguments.
Le mariage a été reporté de plus de deux ans à la suite d’articles de presse faisant état d’un différend financier entre la mère de Komuro et un ancien fiancé, qui prétend lui devoir plus de 4 millions de yens (36 000 dollars).
Pressé de résoudre ce litige et de convaincre un public sceptique, M. Komuro, qui a obtenu son diplôme de droit à l’université Fordham de New York à la fin du mois de mai, avait publié en avril une déclaration de 24 pages indiquant que des « discussions » avec l’ancien fiancé seraient « le meilleur choix » pour régler l’affaire.
Mais il a ensuite déclenché une nouvelle réaction négative après avoir déclaré qu’il avait l’intention d’effectuer un paiement à l’homme pour tenter de régler le différend. Aucun progrès dans les efforts pour régler l’affaire n’a été signalé depuis lors.
Les Komuros disent qu’ils considèrent l’argent, qui comprend des sommes versées pour les frais d’éducation de Komuro, comme un cadeau. Bien que Komuro reste sous pression pour rencontrer la presse afin de s’expliquer, il n’est pas encore rentré au Japon.
Hidetsugu Yagi, un professeur de l’université Reitaku qui s’oppose à la modification des règles de succession, a évoqué la perspective qu’un fils ou une fille de Komuro et de la princesse Mako devienne éligible pour monter sur le trône du chrysanthème en vertu des changements proposés.
« La succession féminine signifie, par exemple, qu’un enfant né entre la princesse Mako et son partenaire pourrait devenir empereur ou impératrice. C’est plus facile à comprendre quand on imagine un cas précis », a-t-il déclaré à une audience.
Actuellement, les trois héritiers en lice pour succéder à l’empereur Naruhito, 61 ans, sont son frère le prince héritier Fumihito, 55 ans, son neveu le prince Hisahito, 14 ans, qui est le fils du prince héritier, et l’oncle de l’empereur, le prince Hitachi, 85 ans. Le prince héritier est également le père de la princesse Mako.
La famille impériale s’est drastiquement réduite en vertu de la loi de 1947 sur la maison impériale, qui limite l’héritage du trône à un héritier mâle ayant un empereur du côté de son père. L’unique enfant de l’empereur Naruhito et de l’impératrice Masako est leur fille, la princesse Aiko, qui commencera à travailler au sein de la famille royale lorsqu’elle aura 20 ans en décembre.
« Au sein du parti au pouvoir, on souhaite ardemment que (la princesse Aiko) monte sur le trône », a déclaré un haut fonctionnaire du gouvernement, en référence au Parti libéral démocrate dirigé par le Premier ministre Yoshihide Suga.
Plusieurs experts ont également laissé entendre qu’ils soutenaient l’ascension de la princesse Aiko au cours des réunions, l’un d’entre eux allant jusqu’à dire : « Beaucoup de gens disent que le monde deviendrait plus radieux si (elle) devenait impératrice (régnante). »
Plus de 60 % des 21 experts se sont prononcés en faveur de l’autorisation des femmes monarques, mais certains membres aux opinions conservatrices se sont fortement opposés à cette idée.
Malgré les appels de plus en plus nombreux en faveur du règne de la princesse Aiko, les femmes membres de la famille royale doivent quitter la famille impériale dès qu’elles épousent un roturier dans le système actuel. La princesse Mako perdrait également son statut impérial en épousant Komuro, qui est un roturier.
Au Japon, il y a eu huit femmes monarques entre le sixième et le dix-huitième siècle. Mais aucune d’entre elles n’était issue d’une lignée féminine.
Afin de lutter contre le rétrécissement de la famille impériale, le comité a étudié la possibilité de permettre aux femmes membres de la famille royale de conserver leur statut en créant leur propre branche impériale après leur mariage avec un roturier.
La journaliste Yoshiko Sakurai, l’un des 21 experts, a également fait référence, bien que de manière voilée, à la princesse Mako et à Komuro dans des remarques faites aux journalistes après une audience.
« Si un membre féminin reste dans la famille impériale après avoir épousé un roturier, alors l’homme deviendrait un membre de la famille impériale », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter de façon appuyée : « Il y a des gens à qui ce cas peut s’appliquer maintenant. »
Afin d’assurer une succession stable, les conservateurs du LDP ont demandé que les descendants patrilinéaires masculins non mariés des anciennes branches impériales puissent rejoindre la famille impériale par adoption ou mariage, s’ils le souhaitent. La loi actuelle sur la Maison impériale interdit l’adoption dans la famille royale.
Les membres des 11 anciennes branches qui partagent avec la famille impériale un ancêtre commun il y a quelque 600 ans ont abandonné leur statut en 1947, deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Sakurai a fait valoir que si l’on était d’accord avec l’idée qu’un roturier rejoigne la famille impériale par le biais du mariage, on n’aurait aucune raison de s’opposer à la contre-proposition des conservateurs.
« S’il est acceptable qu’une personne qui n’a jamais été membre de la famille impériale le devienne parce qu’elle a épousé une femme membre, pourquoi est-il étrange qu’une personne qui était membre de la famille impériale il y a seulement quelques décennies y revienne ? ».
Le porte-parole du gouvernement, Katsunobu Kato, a déclaré qu’il aimerait que le panel « approfondisse les discussions au-delà des cas personnels. »
À l’issue de l’audition des experts, le panel s’est prononcé en faveur du maintien des règles de succession actuelles, mettant de côté l’idée de monarques féminins et d’empereurs de lignée féminine.
La politique du panel contraste avec le soutien massif de l’opinion publique en faveur d’une impératrice régnante et d’un empereur descendant d’un membre féminin de la famille impériale.
Un sondage réalisé par Kyodo News en mars et avril a montré que 87 % des personnes interrogées étaient favorables à une impératrice régnante et 80 % à un empereur de la lignée féminine.
Le comité prévoit de poursuivre le débat sur l’opportunité de permettre aux femmes de rester dans la famille impériale après leur mariage et de permettre aux hommes célibataires des anciennes branches de rejoindre la famille impériale.
Le groupe doit rédiger un rapport qu’il soumettra à Suga, qui devrait ensuite le présenter au Parlement à l’automne de cette année. »
jul
29 juillet 2021 @ 08:10
Ah Olivier, vous pouvez compter sur eux pour veiller à ce que le prince Hisahito ait des fils pour la dynastie.
Anastasie
28 juillet 2021 @ 10:35
Les bras m’en tombent… Cette décision qui n’en est pas une me laisse sans commentaires… Je pense que pour un Européen il est difficile de comprendre la mentalité des Japonais.
Esquiline
28 juillet 2021 @ 11:04
Tant mieux pour Aïko qui restera maître de sa vie.
Cosmo
28 juillet 2021 @ 11:54
Mais sans un sou, comme sa tante.
Pascal
28 juillet 2021 @ 14:49
Le devenir de TOUS les membres de la famille impériale me semble en effet un sujet plus important et s’il faut employer ce terme plus urgent.
Karabakh
29 juillet 2021 @ 13:50
La tante sans le sou s’est quand même « offert » un duplex à 110 millions de yens (environ 785 000 euros) à Mejiro, arrondissement de Toshima. Après, nous sommes d’accord, la recherche, ça ne nourrit pas son homme. ?
Marie de Cessy
28 juillet 2021 @ 11:59
Pays toujours aussi machiste.
Martine
28 juillet 2021 @ 13:05
Étant très féministe et ce depuis longtemps, je ne peux que dire bravo
Les femmes seraient encore plus enfermées que les hommes dans ce patriarcat moyen ageux
Jusqu au jour où tout s ecroulera complètement.
Libellule
28 juillet 2021 @ 16:39
Tout à fait d’accord Martine ! On est toujours rattrapé pour la patrouille de toute façon : qu’on se le dise.
Mayg
28 juillet 2021 @ 13:32
Le changement, c’est pas pour maintenant.
aubert
28 juillet 2021 @ 14:09
Dans un système où seul l’aîné peut succéder peu importe qu’il soit homme ou femme cela est anachronique et injuste.
Libellule
28 juillet 2021 @ 16:37
Un pays en avance technologiquement mais ancestralement attardé socialement. C’est décidément le tempo du moment de « ne pas évoluer » de peur de….
Les femmes ont pourtant prouver qu’elles sont à la hauteur de la tâche : Elizabeth II d’Angleterre, Béatrix des Pays Bas… et de nombreuses Reines Européennes à venir dans les prochaines années.
Pascal
28 juillet 2021 @ 17:03
A titre d’information je viens de découvrir que l’ Impératrice est appelée kogo (avec un trait sur les deux o que je ne peux reproduire) et que cela signifierait : « souveraine de l’empereur » ; ne pas oublier non plus que la lignée impériale se dit descendre de la déesse Ameratsu et pas d’un dieu.
Encore une fois juger d’une culture avec les préjugés d’une autre culture est une voie sans issue.
La voie utile d’un féminisme intelligent ou avisé serait de promouvoir l’entrée des femmes japonaises en politique , que l’empereur soit mâle ou femelle n’y changerait à mon avis pas grand chose vu le rôle de plus en plus symbolique du Tenno (avec deux n en fait et toujours un trait sur le o) .
Mais bien sûr il y a des gens qui ne vivent que pour déboulonner les statues et violenter l’orthographe.
« Les foules déchaînées » sans doute …
Kardaillac
28 juillet 2021 @ 20:54
Je suis surpris par la bronca progressiste ici contre le maintien de la primogéniture mâle pour le trône du Chrysanthème. C’est mal connaitre le Japon, ses moeurs et sa violence rentrée, canalisée par l’étiquette. La société nippone est extrêmement conservatrice, pour ne pas dire bloquée.
Sur les vingt ministres du gouvernement Suga, il y a une femme ministre de la Justice et une seconde en charge des JO, c’est tout. Aucun secrétaire d’Etat féminin.
JAusten
29 juillet 2021 @ 16:27
oh je ne suis pas sûre que ce soit une particularité japonaise. En France on a attendu 1992 pour qu’une femme soit 1er ministre. 11 mois et 29 ans plus tard, ne lui ont succédé que des hommes.
DUPONT Marc
29 juillet 2021 @ 12:29
Dans l’avenir, si le prince Hisahito n’a pas d’enfants ( ou que des filles … ), le problème se posera à nouveau, et de façon encore plus prégnante ; les « décideurs » seront alors au pied du mur … Il faudrait a minima que les enfants des princesses Aïko, Kako ou Mako puissent être reconnus héritiers potentiels, même si lesdites princesses sont considérées comme « sorties » de la famille impériale suite à d’éventuels mariages roturiers.
JAusten
30 juillet 2021 @ 10:44
sauf s’ils misent sur la « chance » technologique qui a déjà donné des résultats, pour que le problème de la descendance uniquement féminine ne se produise plus.
Mary
30 juillet 2021 @ 23:41
Impératrice du Japon ? Le bagne !
Aiko peut devenir pépiniériste et se spécialiser dans la production de chrysanthèmes, Elle n’en sera que plus heureuse !