
La statue de l’impératrice Joséphine, épouse de l’empereur Napoléon I et grand-mère de l’empereur Napoléon III, a été déboulonnée à Fort-de-France en Martinique, île où elle est née en 1763.
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La statue de l’impératrice Joséphine, épouse de l’empereur Napoléon I et grand-mère de l’empereur Napoléon III, a été déboulonnée à Fort-de-France en Martinique, île où elle est née en 1763.
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Kardaillac
29 juillet 2020 @ 07:27
La statue de Joséphine de Beauharnais (qui ne s’appelait pas comme ça en Martinique) est sans tête depuis trente ans.
Qu’ont fait les pouvoirs publics pendant tout ce temps pour réparer l’outrage ? Rien !
Nous avons un Etat soucieux de collecter impôts et taxes, le reste n’a pas d’intérêt pour lui.
HRC
29 juillet 2020 @ 07:53
Les martiniquais diplômés ou insérés ne sont pas dans ce mouvement.
JALINE
29 juillet 2020 @ 08:18
les gens ne savent plus quoi faire pour abimer demolir !!!!!!!!!!!!!!
s’attaquer à une statue est d’une bassesse sans nom – honte à ceux qui sont à l’origine de cet acte – çà ne vole pas haut l’intellligence –
Artistocrate
29 juillet 2020 @ 08:46
Elle qui avait échappé de peu à l’échafaud pendant la Révolution finit quand même par perdre la tête deux siècles plus tard. Heureusement pour elle, les statues de pierre sont moins sensibles que les corps de chair, et se réparent plus aisément.
Pascal
29 juillet 2020 @ 10:40
Une question que je me pose est de savoir si celle-ci avait été réparée .
Artistocrate
30 juillet 2020 @ 11:24
D’après l’article, la statue était sans tête depuis près de 30 ans, ce qui est de très mauvais goût.
Pascal
29 juillet 2020 @ 09:11
Je pense que cela a déjà été maintes fois cité ici mais les bonnes choses le méritent :
» Le progrès n’est pas le changement mais la capacité à se souvenir. Ceux qui ne peuvent se souvenir de leur passé sont condamnés à le répéter »
Je ne connaissais pas la citation qui semble l’originale , elle est d’un certain Georges Santayana .
De ce simple point de vue ces mises à bas de statues sont une imbécillité sans nom , que l’on abatte la statue d’un dictateur odieux qu’on viendrait de renverser passe encore, c’est un exutoire compréhensible mais après deux siècles c’est de la stupidité crasse ou du totémisme .
Peu avant la révolution , M de la Tour du Pin disait déjà à quelques excités que de fausses rumeurs de famine et d’accaparement avaient suffi à remonter : » l’herbe a bien reverdi , allez donc la brouter » . Cela ne lui a malheureusement pas porté chance je le crains car les traits d’esprit ne sont pas appréciés par tout le monde.
De mon point de vue personnel ces actes de violences , de destructions , de vandalisme sont insupportables et ruinent les causes qu’ils prétendent défendre .
Elle ne pourront qu’appeler le souhait d’un nouveau parti de l’Ordre .
A bons entendeurs…
particule
29 juillet 2020 @ 11:47
Avez vous vécu en Martinique Olivier ? moi oui en 1960 et quelques années en + … nous pourrions en parler si vous le désirez.
Lola
29 juillet 2020 @ 13:37
Pour ceux qui ne le savent pas, aucun pays colonisé ne la demandée, c’est vous qui dans votre grande bonté avez trouvez bon de les rendre esclaves.
Les gens vivaient très bien sans vous.
Vous les avez pillez.
Normal qu’aujourdhui certain pays ne demandent pas l’indépendence, vous leur avez tout pris.
Cosmo
30 juillet 2020 @ 13:31
Les esclaves ont été vendus par leurs chefs de tribu. Certes, il n’aurait pas fallu les acheter. Les responsabilités sont partagées. Chacun y a trouvé son compte sauf les esclaves victimes des uns et des autres.
Trianon
31 juillet 2020 @ 14:57
En effet, les plus grands esclavagistes ont été et sont encore les Africains eux mêmes.
Gérard
1 août 2020 @ 16:20
Oui on Europe l’esclavage avait disparu avant la fin du monde romain. Après il nous a fallu racheter des esclaves européens aux barbaresques. Mais ceci n’affecte pas la culpabilité des Européens en ce qui concerne leurs colonies américaines et l’importation d’une population d’esclaves.
Marie de Bourgogne
31 juillet 2020 @ 08:09
Nos anciennes colonies en Asie s’en sortent bien. Bon c’est vrai qu’eux ils bossent. Ils ne passent pas leur temps à pleurnicher ?
Lola
29 juillet 2020 @ 13:47
Dans certainnes anciennes colonies vous n’êtes pas libre d’exploiter le minerais dans votre parcelle car il appartient aux anciens colons
Valérie R.
31 juillet 2020 @ 09:32
C’est pareil en France et en Belgique. Cela s’appelle la concession minière, qui relève d un régime juridique particulier et crée un droit de propriété spécifique sur le sous-sol.
Où voyez vous du « racisme » là dedans ?
Aramis
29 juillet 2020 @ 13:49
Bien sûr la France n’a évidemment aucun intérêt à conserver, pour quelques euros insignifiants au regard de la richesse nationale, des îles, sur lesquelles aucun pays ne conteste sa souveraineté acquise avant que la Savoie, la Corse voire l’Alsace Ne deviennent françaises, qui font de son domaine maritime le plus étendu au monde et lui permettent d’être, géopolitiquement parlant, partie prenante dans presque tous les océans et tous les continents.
En visite
1 août 2020 @ 18:14
Les ZEE (Zone Economique Exclusive) permettent à certains états d’avoir un grand domaine maritime. C’est le cas de la France avec surtout ses possessions de l’Océan Pacifique, principalement Nouvelle-Calédonie et Polynésie Française. Ces dernières représentent les deux tiers des plus de 10 millions de km² de ZEE. Avec ce chiffre, la France se place à la deuxième place devant l’Australie (autour de 8 millions de km²) et derrière les premiers qui sont les Etats-Unis, avec 12 millions de km². Je vous laisse découvrir les détails, tels que des îles peu connues de l’Océan Indien, près de Madagascar, par exemples.
Vous pouvez être sûr de mes infos, en tant qu’historienne et géographe, ce sujet m’a toujours passionné. Il est vrai que l’intérêt stratégique est primordial, voire géopolitique, mais aussi économique. Cela nous permet d’avoir une vraie puissance maritime et ce n’est pas négligeable. En effet cette ZEE se situe sur tous les océans et certaines mers du globe.
Valérie C.
29 juillet 2020 @ 15:45
Je suis Martiniquaise. Ni blanche ni noire, mûlatresse, comme bon nombre d’Antillais. Mon arrière-grand-mère maternelle était fille d’esclave. Mon arrière grand-père paternel était Breton du Morbihan et capitaine au long cours.
J’ai honte. Cette statue charmait mes yeux d’enfants quand je sortais du collège Ernest Renan, que je traversais la Savane…
Mon père connaissait bien le Dr Rose-Rosette, fondateur du petit musée sur le lieu de naissance de l’Impératrice. Nous avions eu droit à une visite personnelle avec les explications d’un passionné…
L’esclavage a été une réalité où Joséphine n’a pas eu sa part. Mais bon nombre de mes compatriotes ont toujours leurs chaînes au pieds, celles de la bêtise, de l’ignorance, de l’inculture et du manque de discernement.
La Martinique n’est pas à plaindre et ne demandera jamais son indépendance, ses habitants y sont trop paresseux et habitués aux allocations diverses, aux crédits pour leur 4×4 climatisé. La génération des Césaire, Chamoiseau, Glissant, qui se battait pour la reconnaissance de l’homme noir avec sa plume et sa culture n’est plus. Elle a laissé la place aux abrutis…L’île s’enfonce. Bonda manman yo!
Phil de Sarthe
30 juillet 2020 @ 12:04
Merci de votre témoignage Valérie C. Plein de mesure.
particule
30 juillet 2020 @ 13:06
Martiniquaise d’adoption durant quelques années je ne peux que souscrire à votre commentaire si sincère et si vrai.
Cosmo
30 juillet 2020 @ 13:33
Merci pour votre témoignage en direct et sur le vif de la situation.
Menthe
30 juillet 2020 @ 16:21
Merci Valérie C. pour votre témoignage !
Vous avez très bien fait d’intervenir.
Nivolet
30 juillet 2020 @ 17:41
Valérie C, comme votre commentaire est agréable à lire. Qui nie que l’esclave est une horreur et je suis la première à le dénoncer. Au lieu de refaire une histoire qui est ce qu’elle est. Vous et moi ne pouvons rien changer, ces dégénérées et leurs porte paroles sur ce site, feraient mieux de dénoncer l’esclavage actuel qui sévit dans certains pays, mais c’est plus dangereux que détruire ou faire des jeux de mots à deux balles…
Bonne soirée Valérie C.
jul
31 juillet 2020 @ 07:24
Un commentaire qui sort de l’ordinaire. Merci Valérie
kalistéa
5 août 2020 @ 11:10
Merci valérie pour ce sensé message . vous avez raison : Bêtise et emportements déséquilibrés amenant violence et destruction règnent partout et j’en sais quelque chose car je suis Corse .L’éducation reprise en main par l’école à mon avis valent mieux que la répression .
Gwillianne
6 août 2020 @ 14:46
ah maintenant vous voilà Corse et plus krampouz ?
Robespierre
31 juillet 2020 @ 09:19
Merci mille fois Valérie pour ce commentaire sensé et étayé et qui devait absolument apparaitre sur ce site.
framboiz07
31 juillet 2020 @ 13:26
Merci, Valérie ! En France tout le monde se plaint , même les riches , autrefois ,on relevait les bras ! Propos qui n’est pas réac , mais réaliste …
Gwillianne (ex-Ghislaine-Perry)
1 août 2020 @ 18:18
joli Valérie C
un conseil ici ne revendiquez surtout pas votre appartenance bretonne (rire) figurez vous que les abrutis sont partout , notre Région n’a qu’un attrait relatif car nos montagnes (oui parce qu’il y en a des restes quand même) ne sont pas suffisamment hautes pour certaines demeurées . La Bretagne est donc une crêpe voire une galette de sarrazin.
Rire
Bretonne pure beurre donc beurre de yak , entre autres .
Kenavo an d’eoch
Nivolet
2 août 2020 @ 10:30
Idem pour la Savoie qui n’a que des lacs et pas une seule goutte d’eau salée….
Gwillianne votre humour fait du bien, merci et bon dimanche.
Gwillianne
6 août 2020 @ 14:47
Nivolet avec retard grand merci votre commentaire fait également du bien .
kalistéa
6 août 2020 @ 18:25
Décidément c’est par trop facile de vous tourmenter ma chère Ghwil. Vous savez quoi ? Je me couvre la tête d’un sac de cendres et je demande pardon de vous avoir tant et tant fait souffrir . Un jour vous n’aurez qu’à venir déboulonner ma statue : Voinà ! voinà!
Charlotte (de Brie)
1 août 2020 @ 20:42
Avec retard, Valérie, merci !
Hervé J. VOLTO
29 juillet 2020 @ 19:19
D’accord avec kalistéa !
Ce néo-bolchévisme est facile autant que lache.
Que fait la police ?
HRC
29 juillet 2020 @ 20:33
La sottise de ces jeunes identitaires noirs permet à un autre courant identitaire de s’exprimer, lequel ne s’adresse qu’aux hommes.
Ça lasse.
HRC
29 juillet 2020 @ 20:44
… aux qui se veulent blancs avant d’être des Français, et à leurs groupies admiratrices de Trump.
Naucratis
1 août 2020 @ 09:07
Groupies qui, il y a peu, vantaient le bilan de leur idole face à la pandémie de COVID-19…
Un peu de discrétion s’imposerait mais non, dire tout et son contraire avec le même aplomb fait partie de leurs méthodes.
en visite aussi
29 juillet 2020 @ 21:45
Ce n’est pas l’armée : ne confondez pas l’image qu’en donnent les émeutiers et la réalité : il ne s’agit ni du même nom, ni du même commandement, ni des mêmes fonctions, ni du même équipement, ni du même nombre.* Cependant, si l’on en juge par le nombre de déprédations, blessures, règne de terreur, incendies provoqués, il s’agit bien d’émeutes, et non pas de ‘protestations’ comme le prétendent les officiels. Ce ne sont pas des marches paisibles scandées par des slogans. Une vidéo montrée par William Barr, U.S Attorney General, que les démocrates veulent bannir, montre clairement que les officiels de ces villes n’ont pas l’intention de rétablir la paix. Tant pis pour les résidents qui n’osent plus sortir de chez eux. Si vous aviez de la famille avec des enfants à Portland, à Seattle, à Austin, à Chicago, depuis les semaines que ça dure, vous seriez peut-être moins inquiète de savoir qui est envoyé rétablir l’ordre que de voir la sécurité rétablie.
*Section 1315 of Title 40 of the U.S. Code, “gives DHS the ability to deputize officers in any department or agency like ICE, Custom and Border Patrol and Secret Service … for the duties in connection with the protection of property owned or occupied by the federal government.”
en visite aussi
29 juillet 2020 @ 21:48
Pensée émue pour mon grand-père martiniquais, descendant d’esclave, recruté plus tard par la France, via l’Algérie : un homme qui aima la Martinique de toute son âme, comme on aime la terre de son enfance et de sa jeunesse, l’Algérie de tout son cœur, terre de la famille qu’il fonda, et la France de tout son être, la France qui lui donna éducation et avenir.
Il y a des gens comme ça, ils débordent d’amour pour tout, et ça doit se transmettre dans les gènes car où que je vive, je me prends d’amour pour la terre qui me nourrit. Je veux la servir, pas m’en servir. Cela n’empêche ni conscience critique ni action politique, mais dans un esprit de construction, pas de destruction.
Ma mère fut aussi passionnelle pour ses diverses patries et je me souviens de son bonheur naïf à être photographiée à côté de la statue de Joséphine, non encore décapitée. La Martinique, elle l’aimait comme un tout, et elle en aima tout. Elle ne renia jamais ni son héritage de l’île, en particulier la couleur de sa peau, ni son être en devenir.
Peut-être est-ce le propre des peuples de la mer, la dualité de leur allégeance est inscrite dans leur ADN : nourris du dedans et du dehors, de la terre et de l’eau, du connu et de l’étranger, des tribulations et des adaptations, ils absorbent tout, refondent tout pour renaître en homme nouveau, enrichi par tous les contacts, toutes les contradictions.
Je souhaite aux Martiniquais de retrouver sérénité, non en détruisant les signes du passé, mais en construisant un avenir où ils s’aiment assez pour accepter et dépasser leur histoire.
Pascal
30 juillet 2020 @ 12:05
En visite aussi ,
J’aime beaucoup votre commentaire , sincèrement , et celui de Valérie C aussi … !
Je pourrais faire une digression sur le peuple des arbres (le mien ) et le peuple des pirogues que vos propos me semblent appeler , mais ces deux commentaires méritent avant tout le respect .
Sur N&R on s’invective ou on s’engueule , souvent à propos de choses sans importances, mais parfois émergent des commentaires précieux tels que les vôtres.
Pour ma part j’en resterai là.
Je vous souhaite à toutes deux un excellent mois d’Août.
Cyril
2 août 2020 @ 19:45
Je partage totalement la fin de votre commentaire, Pascal, qui est très beau aussi. Ce site m’amuse énormément, mais parfois de beaux messages sortent du lot et nous touchent plus particulièrement.
Cyril
30 juillet 2020 @ 21:56
Votre message est très beau et votre grand-père et votre mère semblent avoir été de magnifiques personnes (ceci explique peut-être cela) ! Tout comme vous, je souhaite qu’un jour la colère, que je comprends néanmoins, laisse place à un avenir meilleur, où chacun aura sa place.
en visite aussi
31 juillet 2020 @ 16:39
Cyril, Pascal, merci. Eh bien, Pascal, parlez-nous du peuple des arbres, et du peuple des pirogues, une digression-diversion nous fera à tous du bien !
Pascal
1 août 2020 @ 11:24
C’est votre commentaire qui m’y a fait songer , l’allusion entre la dualité entre Terre et Mer (que l’on retrouve d’ailleurs curieusement dans le pays Bigouden ou peut être pas si curieusement d’ailleurs) , cela fait allusion à certaines tribus polynésiennes et à leur organisation mais c’est d’une application assez vaste .
En gros il faut des deux , les sédentaires ont besoin des aventuriers et réciproquement , mais certains ont les deux tendances en eux…
Ça ne va pas m’attirer que des amis mais voilà ce que j’ai trouvé le plus rapidement pour vous éclairer :
https://institutdeslibertes.org/les-gens-des-arbres-les-gens-de-pirogues-et-philippe-de-villiers-commentaires-de-deux-lectures-recentes/
Mais c’est je crois un ethnologue anglo-saxon qui a le premier révélé cette organisation.
Gwillianne (ex-Ghislaine-Perry)
2 août 2020 @ 09:55
pas seulement le pays bigouden , même si je sais que vous êtes l’exception dans le Far Ouest . C’est ce qui s’est passé lors de la dernière guerre ou le peuple des arbres a pris le maquis dans les forêts centrales du pays des galettes de sarrazin et des crêpes pendant que le peuple des ^pirogues comme un seul homme s’embarquait sur tout ce qui naviguait pour se battre ailleurs .
quant à la famille Le Jolis de Villiers de Saintignon certains l’appellent actuellement à la rescousse et verraient bien le général se présenter à la présidence de la république en 2022
EVA
2 août 2020 @ 20:43
Cher Pascal, merci pour le lien de cet article intéressant, et si je ne peux entrer dans le débat de politique française auquel il invite, la phrase « sans arbres, il n’y aurait pas de pirogues » m’a immédiatement fait penser au peuple de Hawaii dans leur construction d’abord de canoës, puis de planches de surf. Utilisant le bois de koa, ulu, et wili wili, ils les sculptaient dans une attitude de respect religieux, invoquant le pouvoir de l’esprit qui réside dans le bois, saluant sa renaissance, assurant les dieux que sa vie originelle allait continuer sous sa nouvelle forme, à l’affût de signes qui indiqueraient quelles images devaient naître du bois. ‘Surfing’ était une affaire spirituelle, et le contact du bois dans les vagues, complet et sensuel, devenait une union, un mariage sanctionné par les dieux, le sens de ‘à la vie à la mort’ bien approprié pour ce contexte océanique. Peut-on imaginer étreinte plus émouvante, plus profonde et plus légère que celle de l’homme glissant sur son arbre sculpté, attache et rempart entre lui et les flots ?
Les Hawaiiens sont très fiers de leurs bois. Ils ont une tradition de grands artistes peintres et sculpteurs, avec une facture que l’on reconnait entre toutes, perpétuée par d’autres artistes qui ont choisi de vivre sur ces îles. Pour la construction et le cérémonial des planches de surf: https://www.hawaiibc.com/surf.htm
Et tant qu’à être HS, et si c’est votre goût, je vous recommande les thrillers un peu ‘gore’ de J.C Grangé, ancien grand reporter, comme « Le Vol des Cigognes » , pas pour l’aspect gore dont je me passerais bien, mais pour son aptitude à se couler avec une poésie exceptionnelle dans chaque contrée où le mène l’enquête de son narrateur-voyageur.
en visite aussi
29 juillet 2020 @ 21:49
Sorry, comments out of order!
kalistéa
30 juillet 2020 @ 09:47
C’est aussi pour le souvenir de Joséphine , pour visiter ce qui reste de la plantation de sa famille et pour voir cette statue( la preuve c’est qu’une amie avait choisi cette certe postale pour me l’envoyer), que des touristes vont à la Martinique . ces vandales font le plus grand tort à leur pays .
HRC
30 juillet 2020 @ 16:10
Le préfet n’a pas voulu donner du grain à moudre à des sots qui veulent se voir en victimes.
La presse et la télé ont été moins fins
Et certains commentateurs ont en fourché le cheval de bataille illico dans un sens et « Lila » dans l’autre opposé.
HRC
30 juillet 2020 @ 16:11
Tout ça pour 10 sots au maximum.
Pascal
31 juillet 2020 @ 08:36
Cepafo.. , mais c’est aussi une question d’équilibre , un excès dans un sens en appelle un dans l’autre , rien que de très normal.
Marie de Bourgogne
31 juillet 2020 @ 08:52
Le premier mari de Joséphine, et dont elle était veuve à sa rencontre avec Bonaparte, Alexandre de Beauharnais était membre de la « Société des amis des Noirs », une des plus importantes association anti-esclavagiste de l’époque.
Gérard
31 juillet 2020 @ 17:17
Il est intéressant de lire Rompre avec un silence : Joséphine et l’esclavage par Christophe Pincemaille, chargé d’études documentaires principales, attaché à la conservation du Musée national du château de Malmaison, article qui est consultable sur le net dans le cadre du site du Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau.
L’auteur rappelle que Joséphine n’a joué aucun rôle dans le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte avec la loi du 20 mai 1802 car la perte de la Martinique entre 1794 et 1802 où les Anglais occupaient l’île empêchait que ne soit appliquée l’abolition qui avait été votée à l’initiative de l’abbé Grégoire par la Convention le 4 février 1794. Les Britanniques pour complaire aux colons français s’étaient gardés de tout zèle. Quand la France récupéra sa colonie après la signature de la paix d’Amiens le 25 mars 1802 le nouveau capitaine général envoyé par Paris l’amiral Villaret de Joyeuse confirma le maintien d’un régime qui en fait n’avait pas cessé c’est-à-dire l’esclavage. L’influence de Joséphine auprès de son mari était très limitée mais elle est peut-être intervenue pour ses enfants Eugène et Hortense qui avaient hérité de leur père Alexandre de Beauharnais dans la plaine de Léogane des plantations. Elle était alors en relation d’affaires avec Toussaint-Louverture qui s’occupait de ses intérêts sur la partie française de Saint-Domingue lors de la proclamation de l’indépendance le 1er janvier 1804. Les nombreux esclaves des Tascher de La Pagerie étaient même le capital principal de leur habitation sucrière des Trois-ÎIets. Ainsi en juin 1807 l’inventaire après décès de Madame de La Pagerie mère de l’impératrice, qu’on appelait l’Auguste Madame, mentionnait-il 123 esclaves estimés ensemble 267 300 livres soit près de la moitié de la valeur totale d’une fortune de 580 845 livres et Joséphine fille unique héritait de la totalité de cette fortune.
En 1814 à la mort de Joséphine les esclaves passèrent, après partage de ses biens entre ses deux héritiers, à son fils le prince Eugène puis à la mort de celui-ci en 1824 à ses six petits-enfants Leuchtenberg qui après recevront en 1828 leur part de l’indemnisation versée par le gouvernement de Charles X aux anciens colons de Saint-Domingue, indemnisation qui était calculée en partie sur le nombre d’esclaves qui étaient alors possédés.
Les créoles qui regagnaient la métropole emmenaient avec eux des noirs ou des mulâtres qui étaient dans leur domesticité et qui étaient toujours esclaves en sorte qu’il se créait un marché d’esclaves venus des îles avec leur maître en métropole dans une époque où le goût de l’exotisme était constant. Le gouvernement royal rappelait d’ailleurs le principe selon lequel tout esclave entrant en France devient libre de plein droit qui était mentionné dans l’ordonnance de 1762. Joséphine épousant le vicomte Alexandre de Beauharnais en 1779 emmena des gens de couleur. On connaît en particulier la mulâtresse Euphémie qui était attachée au service des enfants qui l’appelaient Mimi et que l’impératrice mariera à Monsieur Lefèvre huissier du cabinet de l’empereur, et elle lui assurera une bonne pension. À la fin de l’Empire en mars 1815 Mimi au moment du retour de l’île d’Elbe recueille dans son petit appartement parisien de la rue Duphot la reine Hortense qui craignait pour sa sécurité. Joséphine avait également avec elle Joseph son « nègre coureur » qui en avril 1812 à Malmaison épouse Mademoiselle Hatté fille du suisse du château de Bois-Préau.
Il y avait également Madame Malvina une « négresse » dont on paye quelques dépenses sur la cassette de l’impératrice.
On ne sait pas comment les parents de Joséphine traitaient leurs esclaves aux Trois-Îlets mais leurs noms ne sont cités ni comme des monstres de sévérité ni comme des personnes d’une grande humanité.
Par la suite on a un peu plus de renseignements compte tenu de la position de Madame de La Pagerie veuve en 1790 et qui était devenue de par sa fille la personnalité la plus connue de l’île mais dès lors les mentions qu’on en a sont généralement très élogieuses sans doute à des fins intéressées.
Il y a néanmoins des pièces intéressantes aux Archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence concernant l’Auguste Madame.
Le premier dossier concerne une tentative supposée d’empoisonnement commise en juin 1806 par la métive Émilie sur sa maîtresse. La malheureuse fut rapidement condamnée au bûcher.
Les relations de domination absolue entre les maîtres et les esclaves fonctionnaient sur le principe de la peur mutuelle aux Antilles françaises, il y avait de part et d’autre une psychose, des hommes et des femmes terrorisés par l’existence de l’autre groupe et c’était le cas donc en Martinique où l’on considérait que les esclaves nourrissaient une haine perpétuelle des planteurs en sorte qu’on pensait que tout esclave était un empoisonneur potentiel et sur le fondement d’un simple soupçon il y avait rapidement une condamnation à être brûlé vif en place publique pour l’exemple et pour terroriser la population noire.
On a donc le jugement rendu contre Émilie le 9 juin 1806 ainsi que contre Thérèse et Joseph, autres esclaves, Thérèse pour laquelle l’enquête devait être rouverte et Joseph qui fut déchargé de l’accusation contre lui portée. Mais Émilie fut convaincue d’avoir formé le dessein d’empoisonner et faire mourir sa maîtresse en mêlant du verre pilé dans une assiette de pois qui était l’un des mets du repas de celle-ci. Elle devait donc être condamnée à mort sur le fondement de l’arrêté du 24 vendémiaire an XII puisque les crimes d’empoisonnement et d’incendie étaient punis de mort ainsi que leurs tentatives et l’exécution devait avoir lieu dans les 24 heures. Émilie aurait mis trop de morceaux de verre dans le plat ce qui ne passa pas inaperçu de sa maîtresse qui recracha et examina elle-même le plat. Madame n’en dit rien, c’était une femme paisible et aimable. Mais l’affaire ne fut pas méconnue des autres serviteurs dont certains allèrent dénoncer le cas à l’intendant de la Martinique.
Dans une lettre du 15 juin au ministre de la Marine et des Colonies Villaret-Joyeuse écrit que désormais Madame de La Pagerie réside au siège du gouvernement où l’on est plus à portée de lui donner des soins après une opération au visage et c’est à cette époque-là donc que le 3 du mois de juin cette Émilie née et élevée dans la même maison, servante de confiance, aurait commis son attentat. La mère de l’impératrice aurait demandé de garder le silence sur l’incident mais Villaret avait obtenu la permission de faire arrêter l’esclave qui aurait avoué devant le président du Tribunal spécial.
Par ailleurs le dossier d’Aix comporte des affaires d’affranchissement, ces affranchissements n’étaient pas nécessairement la manifestation d’une haine du principe esclavagiste mais des liens se créaient avec certains serviteurs du premier cercle, qui avaient veillé sur des personnes âgées ou des enfants de la famille et qui parfois aussi avaient donné des enfants, des petits métisses nées esclaves. En 1685 le Code noir avait autorisé les affranchissements mais en 1713 le gouverneur général et l’intendant imposèrent aux propriétaires désireux d’affranchir d’en expliquer la raison. Le souci de l’administration était qu’il n’y ait pas plus de gens de couleur libres que de blancs. Les Anglais pendant leur occupation avaient favorisé l’affranchissement. En 1806 sur une population totale de 96 908 âmes la Martinique comptait 8 877 blancs, 6 555 gens de couleur libres et 80 473 esclaves. Villaret se méfiait de ces affranchissements qu’il estimait dangereux pour la stabilité de l’île et prit des mesures plus restrictives pour les limiter. L’Auguste Madame intervenait en se rappelant de l’empereur et de l’impératrice pour que les affranchissements qu’elle souhaitait soient effectifs.
Les archives d’outre-mer contiennent également trois demandes d’affranchissement entre février et mai 1806 pour la mulâtresse Rosette âgée de 42 ans, pour la capresse Adélaïde âgée de 35 ans et pour la mulâtresse Rosalie et son fils de 8 ans Joseph Bernard mais cette demande était faite pour appuyer celle des demoiselles Ursule et Marianne Hurault.
C’est ce dernier dossier qui le fut le plus difficile car il ne concernait pas directement la mère de l’impératrice. Le préfet colonial écrivait que pour ces propriétaires le prix d’affranchissement se monterait à 3 000 francs somme qu’on n’avait jamais demandée à Madame de La Pagerie pour ses propres esclaves. Dans une lettre datée de quelques jours plus tard le préfet colonial s’excusait et disait qu’il avait mal compris et que les amis de Madame n’auraient rien à payer… Puis il écrivait une longue lettre à Monseigneur le ministre pour dire qu’il n’avait pas compris, que c’était compliqué etc., en gros il n’avait pas compris que Madame de La Pagerie on faisait une affaire personnelle. Apparemment il comprit quand cette dame avait fait mettre les points sur les i se rappelant de l’impératrice dans « une lettre d’humeur, de mécontentement et de menace très désobligeante pour moi et bien peu méritée ».
Il termine en disant : « Il est impossible d’avoir sous le ciel une plus belle âme et plus de bonté qu’on en a à Madame de la Pagerie. Elle inspire la vénération à tout le monde et elle exige si peu qu’on s’estime heureux de pouvoir condescendre à ses désirs […] Elle a même été assez bonne pour réparer, dans une lettre dont elle a honoré ma femme en date d’hier, la peine que pouvait m’avoir causée celle que j’en avais reçue ».
La conclusion de l’auteur est la suivante : « Joséphine, relativement à la question de l’esclavage, qui appartenait à la réalité de son environnement familial, n’a jamais formulé en public la moindre opinion qui laisserait supposer que ce système sur lequel reposait l’économie des îles et dont les Tascher de La Pagerie et leur entourage profitaient pleinement, était condamnable sur le plan moral et humain. Elle ne l’a ni désapprouvé ni justifié, elle s’en est seulement accommodée comme d’une évidence, s’en remettant à la tradition, qu’il ne lui revenait pas de contester. La possession des esclaves ne la gênait nullement et elle en conservera à son service jusqu’en 1814, sans qu’on sache quand – ou même si – elle leur avait rendu leur liberté. Rien ne dit que l’atroce supplice que subit la malheureuse Émilie lui parvint aux oreilles, mais on ne peut pas non plus affirmer qu’elle s’en serait indignée, à supposer qu’elle en eut connaissance. Elle partageait probablement la conviction de ses compatriotes de la Martinique que le noir est dangereux et qu’il mérite le plus sévère des châtiments, s’il est présumé coupable de quelque crime. Il est certain, en revanche qu’elle intervint auprès du ministre des Colonies pour appuyer les demandes d’affranchissements que recommandait sa mère, mais elle agissait par pur sentiment, pour récompenser des esclaves dévoués à leurs maîtres, indifférente aux considérations politiques et à leurs enjeux. En ce sens, elle appartient sans l’ombre d’un doute au petit monde des colons blancs, aveuglés par leurs prérogatives et convaincus qu’ils ne survivraient pas à l’abolition de l’esclavage, une question qui rencontrait pourtant alors en métropole d’ardents défenseurs.»
On rappellera que le terme mulâtre au mulâtresse désigne l’enfant de deux mulâtres ou d’un homme blanc et d’une femme noire ou d’un homme noir et d’une femme blanche. Le câpre ou la câpresse désigne un enfant d’une personne noire (qu’on appelait alors nègre) et d’une personne mulâtre.
La métive (au masculin métif) est descendante de blanc et de mulâtre.
Nivolet
31 juillet 2020 @ 17:34
Que de sots qui peuvent tout se permettre… pauvre France!
kalistéa
31 juillet 2020 @ 17:38
Le peintre Gustave courbet qui avait été l’instigateur très actif aussi du déboulonnage de la statue de l’Empereur sur la colonne Vendôme , avait été sévèrement condamné par la justice pour ses débordements.
Gérard
1 août 2020 @ 16:52
Gustave Courbet en effet Kalistéa aurait dû payer 323 091,68 francs pour le rétablissement de la colonne Vendôme payables en 33 ans de mensualités de 10 000 francs, mais il mourut le 31 décembre 1877 à la veille de recevoir la première traite, d’une maladie du foie aggravée par son alcoolisme. Il avait été condamné pénalement à six mois de prison ferme dont il fit une partie avant d’être hospitalisé, ainsi qu’à 500 francs d’amende et à 6 850 francs de frais de procédure.
kalistéa
5 août 2020 @ 11:15
On peut compter sur Gérad pour des précisions toujours fort intéressantes . Merci cher ami . (il est intéressant de savoir que cet énergumène , tout bon peintre qu’il ait été était un alcoolique invétéré. cela donne à penser )
Esquiline
31 juillet 2020 @ 21:42
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cd/Tommaso.Laureti.Triumph.of.Christianity.jpg
Gérard
1 août 2020 @ 16:34
Alors là évidemment c’est autre chose Esquiline et vous le savez bien c’est la destruction d’idoles on ne laissant subsister que des représentations du Christ et encore dans un premier temps on représentait symboliquement le poisson parce qu’on n’osait pas représenter le Christ ou sa croix et c’est ce qui se passa également naturellement dans les premiers temps du Christianisme lorsque l’on détruisit des statues de saints afin de vaincre ce qu’on pouvait considérer comme un retour de l’idolâtrie et c’est ce qui se passait également dans les débuts de l’Islam et encore aujourd’hui à cet égard comme on l’a vu à de multiples reprises au cours des guerres de ces dernières décennies.
Il y a à Marseille par exemple une statue d’un évêque qui s’appelle saint Serenus et qui faisait détruire dans toutes les églises toutes les statues. Le pape à l’époque le convoqua à Rome en lui demandant de modérer ses ardeurs et il en fut très affecté et se retira dans un monastère italien sans jamais rentrer à Marseille. Les Marseillais ne lui en tinrent pas rigueur puisqu’il lui firent une statue qui est toujours dans l’église de la Trinité ou de la Palud…
Esquiline
2 août 2020 @ 13:09
Gérard, je vous donne tort sur certains points, je vous donne raison sur d’autres, je suis d’un relativisme incurable qui ne plairait pas du tout à Benoît XVI ni à tous ceux qui ont de solides convictions et aucun doute, les bienheureux!
Par l’image reproduite je voulais simplement montrer que les fanatiques qui détruisent les icônes d’une civilisation les remplacent par d’autres qui elles-mêmes … etc
Valerielabelle?
1 août 2020 @ 14:06
Vive la Martinique ??
Gwillianne (ex-Ghislaine-Perry)
1 août 2020 @ 18:20
J’aime bien une personne qui a laissé au monde entier une roseraie avec des espèces introuvables maintenant , elle a fait un don exceptionnel à la France .
Oui je préfère amplement ça à des cadavres en putréfaction qui ont ensemencé des plaines et des plaines à travers toute l’Europe .
Alors Joséphine Tascher de la Pagerie Merci .
Marie de Bourgogne
2 août 2020 @ 09:48
Trouvé sur internet et j’avoue que cela m’a fait bien rire ?
» Comprendra qui pourra !?
Il y a 2000 ans, César envahissait la Gaule, massacrant 500.000 Gaulois et réduisant en esclavage des dizaines de milliers de nos aïeux.
Nous ne pardonnerons jamais aux Romains d’avoir colonisé notre pays et détruit notre belle civilisation celtique. Aujourd’hui encore, cette humiliation nous hante et nous empêche de réaliser notre potentiel. Nous sommes discriminés par rapport aux Germains qui n’ont pas eu à subir de telles atrocités.
Nous exigeons des excuses officielles et sincères de l’Italie. C’est une question de dignité.
Dans le cas contraire, nous abattrons les statues d’italiens et les ruines romaines qui représentent une insulte à notre souffrance mémorielle.
Comité Justice pour Vercingetorix
#gauloislivesmatter «
Trianon
3 août 2020 @ 15:40
J’adore !!:):):)
Camille
3 août 2020 @ 23:15
Très bon texte. La logique par l’absurde est une bonne idée pour montrer / essayer de faire comprendre le ridicule de la situation.
kalistéa
5 août 2020 @ 11:18
Vous m’avez fait rire Marie de B mais , il s’agit de ça , parfaitement .