Ce dimanche 17 septembre, à l’invitation du général gouverneur des Invalides, le comte de Paris et le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou étaient présents aux Invalides pour assister ensemble au 302ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides par leur ancêtre le roi Louis XIV.
Les deux princes ont donc assisté ensemble, à la messe traditionnelle de la Fondation des Invalides, célébrée cette année par Monseigneur Antoine de Romanet, Évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. Etaient également présents, le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et sa fille la princesse Zita.
À la sortie de messe, les deux princes ont salué les porte-drapeaux de l’armée française présents lors de cette cérémonies, avant de recevoir individuellement les respects de leurs 400 partisans royalistes venus en nombre accompagner leurs princes. Puis, les deux prétendants ont assisté ensemble au vin d’honneur donné après la cérémonie par le gouverneur des Invalides. (Merci à Frédéric de N, La Couronne et le site Vexilla Galliae, François De Rolleboise et Quentin).




Charles
21 septembre 2017 @ 14:00
Pour l’organisation de cette cérémonie, le protocole de la Présidence de la République a été appliqué avec l’accord du Général Gouverneur des Invalides et c’est le chef de protocole Borniol qui a été chargé du respect strict des règles protocolaires sur place.
C’est donc grâce à son statut de Chef de la Maison de France que le Comte de Paris a eu la première place à cette cérémonie et non en raison de son âge comme les Luisalfonsistes répètent ici pour essayer de sauver la face.
Si le Comte de Paris s’était fait représenter par son petit-fils Gaston, c’est le Petit Prince qui aurait eu la première place et non le prétendant dissident venu d’Espagne pour l’occasion.
AUDOUIN
22 septembre 2017 @ 13:25
Charles, ce que vous racontez là est absolument faux. Le protocole de la République ne mentionne nulle part un soi-disant statut de. » chef de la Maison de France ». Henri d’Orléans doit son rang à son grand âge. Point barre.
AUDOUIN
Aramis
23 septembre 2017 @ 12:45
Fournissez nous le protocole , ce sera objectif et plus simple que de simples opinions dont on ne peut pas vérifier la véracité….
Actarus
26 septembre 2017 @ 11:56
Eh bien, figurez-vous que j’ai le guide du protocole en usage par la République française. ;-)
Si cela vous intéresse…
Nemausus
22 septembre 2017 @ 18:17
c’est un mensonge carliste comme on a l’habitude d’en lire !
Sigismond
23 septembre 2017 @ 11:08
Exactement Nemausus, et en plus avec son habituel épithète de « dissident », qui vaut son pesant de cacahouètes pour qualifier le successeur des rois de France !
Imaginer que le petit Gaston d’Orléans, dont le père est un cadet d’hypercadet, pourrait avoir la préséance sur l’aîné des Capétiens et des Bourbons, faut le faire :-))
Cosmo
24 septembre 2017 @ 15:19
Et pourtant c’est ce qui arrivera !
Mayg
25 septembre 2017 @ 16:19
Dans vos rêves Cosmo…
Cosmo
26 septembre 2017 @ 12:10
Figurez-vous, Mayg, que je rêve pas à la restauration de la monarchie mais je suis certain que si l’on donnait aux Français à choisir entre le comte de Paris et le prince Louis de Bourbon, ce dernier n’aurait aucune chance. L’outsider serait sans doute le prince Napoléon, qui compte au moins autant d’ancêtres royaux que le comte de Paris et que le prince Louis de Bourbon, avec en prime la gloire impériale.
Cosmo
Actarus
23 septembre 2017 @ 11:36
Étant moi-même un spécialiste en protocole de la République française, je peux démentir le propos de Charles. Désolé my dear, mais la République ne fait aucune différence entre Louis, Henri et Jean-Christophe. Elle les met tous les trois sur un pied… d’égalité. ;-)
Gérard
24 septembre 2017 @ 15:16
Dans le décret que vous citez du 13 septembre 1989 dans sa version consolidée à ce jour, quel est l’article qui prévoit une distinction selon l’âge en ce qui concerne les autres personnalités ?
Au demeurant ces textes ne mentionnent que les personnalités officielles qui ont un rang attribué dans la République ou l’Union européenne. Les efforts qui ont été formulés pour passer de l’officieux à l’officiel, par plusieurs chefs du protocole de l’Élysée n’ont jamais abouti pour des raisons de séparation de l’Église et de l’État ou pour des raisons d’opportunité mais il a toujours fallu caser les hautes personnalités religieuses et les princes ainsi que les ducs français, il a donc fallu souvent demander conseil et agir au mieux.
Tous les présidents de la République l’ont compris et surtout bien sûr le général de Gaulle mais également Valéry Giscard d’Estaing lorsqu’il a indiqué que seul le Comte de Paris et le Prince Napoléon seraient reçus sous leur titre à l’Élysée (au moins sous sa présidence).
Actarus
26 septembre 2017 @ 12:02
A qui répondez-vous, Gérard ? Dans le décret que VOUS citez, ne sont concernées que les autorités républicaines. Les descendants des familles ayant autrefois régné sur la France n’y figurent pas, ainsi que vous le faites remarquer au paragraphe 2.
Je vous parle du protocole actuellement appliqué par l’administration. Maintenant, comme je n’en ai rien à cirer de cette cérémonie de bras cassés, et n’en étant pas l’organisateur, je ne peux m’exprimer sur le pourquoi du comment de la préséance. Tout ce que je peux vous dire, c’est que la République ne fait aucune différence de traitement entre les trois représentants des familles autrefois souveraines en France. And this is final.
Gérard
22 septembre 2017 @ 17:24
Et d’ailleurs certainement Charles le comte de Paris ne se serait pas déplacé s’il en avait été autrement, mais aurait suivi en cela l’exemple de son père qui ne se déplaçait que si le protocole était respecté.
Sigismond
23 septembre 2017 @ 11:02
C’est le duc d’Anjou qui ne se serait pas déplacé s’il avait été prévu le moindre début de commencement de signe de préséance républicaine donnée à l’hypercadet prétendant louis-philippard. Audouin a bien précisé les textes en vigueur, ne vous en déplaise.
AUDOUIN
23 septembre 2017 @ 11:03
Gérard
A Monaco, le protocole adopté lors du mariage du Prince Albert et de Charlène s’est aligné sur celui de la République française C’est pourquoi Nicolas Sarkozy eut le pas sur tous les rois constitutionnels et chefs d’Etat quel qu’ait été leur âge ou quelle qu’ait été leur ancienneté
Le même protocole avait placé dans le sous-groupe n°4 du groupe des personnalités invités les membres des familles non régnantes Il comprenait dix-sept princes placés là, non en raison de leurs prétentions ou de l’importance qu’ils se donnent, mais selon leur âge!
Henri d’Orléans, comte de Paris, 78 ans à l’époque, arrivait bien entendu en tête, non comme « chef de la Maison de France », mais en sa qualité de doyen d’âge, immédiatement suivi par un illustre inconnu, le Margrave de Bade, son cadet de …vingt jours.
Louis de Bourbon, duc d’Anjou, né en 1974,était précédé par Emmanuel Philibert de Savoie, né en 1972 et suivi par le chef de la Maison impériale d’Allemagne, Georg Friedrich de Prusse, né en 1976.
Le benjamin, le grand duc Georges de Russie, né en 1981, fermait la marche.
Enfin, il n’est pas indifférent de souligner que les services du Protocole avaient donné à chacun et chacune des 17 membres de ce sous-groupe, son identité exacte.
Ainsi, le prétendant orléaniste est appelé:
HRH Prince Henri d’Orléans, count of Paris (France). « Il est prétendant au trône de France et également auteur, peintre et ancien officier. » pouvait-on lire dans la notice biographique le concernant.
Le prince Louis, chef de la Maison de Bourbon est appelé:
HRH Louis de Bourbon, duke of Anjou (France).
Comme on peut le voir, le Protocole a classé le chef de la Maison de Bourbon qualifié’d’altesse royale et le chef de la branche d’Orléans dans la rubrique FRANCE!
Tout autre commentaire me paraît superflu.
AUDOUIN
Gérard
24 septembre 2017 @ 14:03
Il aurait été en effet discourtois de placer le prince Louis selon le protocole espagnol où il n’est qu’excellence et pas prince.
AUDOUIN
27 septembre 2017 @ 12:52
Une fois de plus, Gérard botte en touche comme le remarquait justement notre ami Naucratis le 22 septembre .La preuve? On lui parle du protocole adopté à Monaco et inspiré du protocole républicain en vigueur en France. Et il prend aussitôt le train pour Madrid pour regretter que le protocole espagnol n’ait pas cours sur le Rocher. C’est drôle, non?
AUDOUIN
Cosmo
24 septembre 2017 @ 15:16
Que disait la notice biographique du prince Louis de Bourbon ? Autre prétendant au trône de France ? Premier prétendant au trône de France ? Deuxième prétendant au trône de France ? Challenger du comte de Paris ?
Dominique Charenton
23 septembre 2017 @ 05:22
Audouin,
Quand vous écrivez que » laquelle [La Maison Royale ] n’a aucune existence légale dans la France républicaine d’hier et d’aujourd’hui… »…c’est faux .Vous oubliez que la République Française en tant qu’Etat souverain ne considère depuis 1886 que deux Maisons de France, l’une impériale incarnée à l’époque par le prince Jérôme (Plon-Plon) , l’autre royale dont le chef était alors, le comte de Paris de l’époque.
La loi du 23 06 1886, indique dans son article premier : » Le territoire de la
République est et demeure interdit aux chefs des familles ayant régné en France
et à leurs héritiers directs, dans l’ordre de primogéniture. »
Article 2 : » Le gouvernement est autorisé à interdire le territoire de la République
aux autres membres de CES familles par un décret du président de la République
rendu en conseil des ministres »
Ce texte ne fut signifié qu’au comte de Paris, son fils et à la mort de ce dernier
au duc de Guise, son fils le feu comte de Paris et appliqué après a son fils
aîné l’actuel chef de la Maison de France.
Il fut signifié également au prince Jérôme Napoléon, son fils le prince Victor et
après au feu prince Louis Napoléon
La loi de 1886 fut abrogé par la loi du 24 06 1950 qui indique dans son article
premier que » La loi du 22 06 1886 relative aux membres des familles ayant régné
en France est abrogée » et son second article indique que « le territoire de la
République pourra être interdit à tout membre » de CES familles « par décret pris
en conseil des ministres. »
Il y a donc toujours de facto un statut particulier de « Membre des deux familles ayant régné sur la France »
Pendant ce temps là, les « prétendants dits légitimistes » ont pu passer, séjourner
demeurer sur le territoire de la République , un y est même décédé, car pour la
LOI de la République ils ne sont pas les chefs de la Maison Royale. La branche
d’Orléans de la Maison de Bourbon, étant la seule branche subsistante de la
Maison de France, en elle s’incarne depuis 1883 la Maison Royale de France
pour la République Française depuis cette date.
Les prétendants dits » Légitimistes » sont aussi folkloriques pour la République
Française que les Naundorffistes et tous les autres de cet acabit.
A propos de la loi de 1886, Constance de Castelbajac, écrit : » Rien de plus
monarchique en apparence que cette loi qui à l’air de faire de la France
un immense majorat alors qu’on a aboli les autres » in son » Journal…. »
Cordialement.
Dominique
Cosmo
23 septembre 2017 @ 09:30
Dominique Charenton,
Votre analyse est d’une clarté limpide et d’une rigueur intellectuelle parfaite. Seule la mauvaise foi des pseudo-légitimistes leur fera dire le contraire.
Amicalement
Cosmo
Sigismond
23 septembre 2017 @ 12:16
Complètement faux. Le texte de la loi est très clair, les chefs des familles ayant régné en France : par conséquent, l’aîné des Bourbons, l’aîné des Bonaparte et l’aîné des Orléans. Que la loi n’ait pas été appliquée à tous les chefs de famille ne change rien. Beaucoup de lois ne sont pas appliquées à la lettre, il y a d’innombrables cas où une certaine marge de tolérance est pratiquée par l’exécutif et le judiciaire, et cela de tous temps. Reste que servir dans l’armée républicaine fut bel et bien interdit aux Bourbons, preuve en est (si besoin était, car le texte est très clair) que cette loi ne s’appliquait pas qu’aux Bonaparte et aux Orléans !
Gérard
24 septembre 2017 @ 14:14
Dominique Charenton a bien rappelé une situation que tous les historiens et tous ceux qui ont suivi les cours de l’enseignement secondaire connaissent, la loi d’exil qui on le sait ne s’est jamais appliquée aux Bourbons de la branche aînée puisqu’ils n’étaient pas successibles au trône de France.
Ils n’étaient d’ailleurs pas français et ils auraient pu seulement faire l’objet d’un article particulier concernant l’interdiction de séjour ou le bannissement ce qui ne s’est pas fait puisque tout le monde s’en fichait et en particulier les royalistes français et la République puisqu’ils ne constituaient pas une menace.
La loi ne s’est pas non plus appliquée aux Bourbon-Busset qui sont les aînés des Orléans parce qu’ils n’étaient pas non plus dynastes.
Gérard
24 septembre 2017 @ 16:05
C’est vraiment faire fi de l’histoire et négliger totalement les débats au Parlement tant pour le vote de la loi d’exil que pour le vote de son abrogation que de faire croire qu’elle ne concernait pas seulement le Comte de Paris et le Prince Napoléon.
Le rapporteur à l’Assemblée en 1950 Bertrand Chautard, député MRP de l’Ardèche, rappela d’ailleurs les services rendus à la France par le Comte de Paris et le Prince Napoléon pendant la guerre. Aucun député ne prit la parole pour soutenir un vote négatif. Il y eut en revanche une opposition au Conseil de la république avec une intervention pour redouter le retour du Comte de Paris qui aurait pu s’accompagner de manifestations enthousiastes et déplacées des Camelots du roi. La presse de l’époque et notamment le Monde rappelait que cette loi de circonstance visait essentiellement les Orléans et avait été faite contre eux.
À cette époque je crois aucun parlementaire n’aurait été capable de citer le prétendant espagnol à la couronne de France et les Français qui l’auraient soutenu se seraient compté sur les doigts de deux mains.
Cosmo
24 septembre 2017 @ 15:07
En effet, Sigismond, il fut interdit à tous les Bourbons d’être officiers dans l’armée de la république, pour les Orléans ce fut par l’application de la loi d’exil et pour les Bourbons d’Espagne, des Deux-Siciles et de Parme, parce qu’ils étaient étrangers à la France. Pour les Orléans et les Bonaparte, ce fut la crainte de les voir un jour rétablir la monarchie ou l’empire, pour les Bourbons, ce fut l’application simple de la loi. On ne pouvait pas être soldat ou officier de l’armée française et être étranger à la France. Un soldat ne peut prêter deux serments.
Le prince Napoléon, dans son désir de servir la France, a intégré la Légion étrangère et a brillamment servi son pays.
Les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme ont essayé en 1914 d’intégrer l’armée française et cela leur a été refusé. Par contre, leurs frères, Elie duc de Parme et le prince Félix ont choisi le camp des Empires centraux et sont devenus de ce fait des ennemis de la France et de ses alliés. Comme quoi, ils avaient la reconnaissance autrichienne mais pas le sentiment français.
Votre confusion ne m’étonne guère, au vu de l’ensemble des raisonnements spécieux chers à vos amis.
Cosmo
Sigismond
29 septembre 2017 @ 09:02
Cosmo, ce qui est spécieux c’est de prétendre que la loi de 1886, qui s’appliquait officiellement aux « chefs des familles ayant régné en France », ne concernait pas les Bourbons, alors qu’ils ont bel et bien régné en France de 1589 à 1830.
Et votre explication concernant l’armée ne tient pas, car le prince René de Bourbon Parme était français (naturalisé tel dans les années 20, après que ses enfants furent nés en France), mais malgré cela il lui fut interdit de servir dans l’armée républicaine, en tant que membre d’une famille ayant régné en France. Ce n’est qu’en 1944 qu’il lui fut permis d’intégrer la cavalerie française (en dérogation de la loi de 1886), et il devint plus tard officier de la Légion d’honneur.
Même chose pour le prince Rénier de Bourbon Deux-Siciles, naturalisé français en 1904, mais qui ne put servir dans l’armée républicaine à cause de la loi de 1886 (qui exilait les chefs des trois familles ayant régné en France et leurs fils aînés respectifs, et interdisait à tous les membres de ces trois familles de servir dans l’armée républicaine). Il devint néanmoins plus tard chevalier de la Légion d’honneur.
Cosmo
29 septembre 2017 @ 18:02
Sigismond,
Autant que je me souvienne, les Orléans sont aussi des Bourbons, descendant de Louis XIII, Henri IV et plus loin Saint-Louis.
La simple réalité est que les Orléans et les Bonaparte étaient considérés, seuls, comme dangereux pour la République. N’oubliez pas qu’à l’époque le comte de Montizon, Monsieur Monfort, vivait bourgeoisement à Hove avec sa concubine. Quant à son fils le duc de Madrid, après avoir été expulsé de France, en 1881, et non exilé, pour troubles sur la voie publique, il venait régulièrement en France après 1886, sans jamais avoir de problème. Il n’était donc pas concerné par la loi d’exil. Son fils Jacques, qui fit carrière dans l’armée russe, passait une partie de son temps à Paris où il est mort en 1931. Son successeur et oncle Alphonse-Charles de Bourbon, duc de San Jaime, venait aussi en France sans être inquiété par qui que ce soit. Ces princes étaient prétendants carlistes au trône d’Espagne et ne pouvaient de ce fait prétendre au trône de France. Les autorités françaises le savaient et c’est certainement pour cela qu’ils n’ont pas jugé bon de les comprendre parmi les prétendants au trône de France. Alphonse XIII est aussi venu en France, sans aucun problème, même après son abdication.
En ce qui concerne le prince René de Bourbon-Parme et le prince Rénier de Bourbon des Deux-Siciles, la loi d’exil visait les prétendants et non les membres des familles ayant régné sur la France. Et c’est par une extension de la loi par le Général Boulanger, ministre de la guerre, que l’armée fut interdite aux princes. Le duc d’Aumale, qui n’était pas prétendant au trône de France ni même fils de prétendant, fut rayé des cadres de l’armée en raison de son appartenance en sa seule qualité de membre d’une Maison ayant régné sur la France en juillet 1886. Il en fut de même pour les ducs de Chartres, d’Alençon et de Nemours, ainsi que du prince Murat, Bonaparte par sa grand-mère, la reine de Naples.
Vous voyez bien que votre argument ne tient pas, en confondant la loi d’exil appliquée aux prétendants et à leur fils, et son extension rigoriste par le ministre de la Guerre, appliquée aux princes officiers dans l’armée française.
Vous pouvez argumenter autant que vous voulez. Les faits sont les faits et nul à l’époque n’a pensé que cette loi s’appliquait aussi aux Bourbons d’Espagne, pas même leurs partisans qui les ont volontiers et souvent reçu en France, sans enfreindre une loi qui ne les concernait pas.
Cosmo
Jul
30 septembre 2017 @ 16:31
Merci pour ces exemples excellents Sigismond.
Sigismond
1 octobre 2017 @ 12:16
Cosmo, je suis bien d’accord avec vous sur le fait que la République ne craignait pas le comte de Montizon ni ses partisans, mais elle s’est tout de même prémunie pour l’avenir en ne désignant pas nommément les Bonaparte et les Orléans et en utilisant la formule plus large des « familles ayant régné en France », ce qui recouvrait les Bourbons, au cas où. La République ne craignit pas non plus le duc d’Anjou et de Madrid (qui était d’ailleurs ami avec le président Doumer), auquel elle permit (en dérogation tacite de la loi de 1886) d’avoir un pied à terre à Paris avenue Hoche. En revanche, je ne suis pas certain que son père Charles XI (don Carlos VII) ait été autorisé à revenir en France après son expulsion en 1881 pour avoir été acclamé par des saint-cyriens à une messe de la Saint-Henri (où il représentait le comte de Chambord, dont son père était l’héritier présomptif). Avez-vous des sources sur une présence du premier duc de Madrid sur le sol français entre 1886 et 1909 ?
Je ne comprends pas ce que vous entendez par « extension de la loi par le général Boulanger », car si vous lisez le texte de la loi de 1886 telle qu’elle fut promulguée au Journal officiel, l’interdiction faite à tous les membres des familles ayant régné en France, de servir dans l’armée de la République, constitue dès l’origine l’article 4 de la loi d’exil : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64480423/
Contrairement à ce qu’imaginent les orléanistes, les Bourbons étaient bel et bien considérés comme constituant une famille ayant régné en France, même si la présence de leurs chefs de famille fut parfois tolérée (de la même façon que de nombreuses lois ne sont pas appliquées à la lettre) sur le sol français, au vu du petit nombre de leurs partisans de l’époque.
Sigismond
1 octobre 2017 @ 12:26
Alphonse XIII n’avait aucune raison d’être interdit de séjour sur le territoire français avant le 29 septembre 1936, n’étant avant cette date ni l’aîné des Bourbons, ni l’héritier direct (cousin et non descendant) d’icelui. Et après le 29 septembre 1936, Alphonse XIII a-t-il séjourné en France ne serait-ce qu’une journée ?
Cosmo
4 octobre 2017 @ 10:28
Sigismond,
Nous avons au moins deux lettres de don Carlos écrites à Nice les 22 et 24 janvier 1902. Sources : « Don Carlos de Borbon y de Austria-Este » D.Manuel Polo y Peyrolon – Valencia 1909.
Pour Alphonse XIII :
« Le roi renonce à rester à la tête de l’État mais n’abdique pas formellement. La nuit du 14 au 15 avril, il quitte le pays afin, selon ses propres dires, d’éviter la guerre civile. Parti de Madrid au volant de sa voiture Duesenberg pour Carthagène, il embarque sur un bateau de la marine espagnole vers Marseille et se rend ensuite à Paris. Sa famille quitte l’Espagne en train le lendemain.
A Paris, le roi s’installe à l’hôtel Meurice, puis à Avon (Seine-et-Marne) à l’hôtel Savoy, le gouvernement de la République française lui ayant demandé de rester à au moins 60 km de la capitale. Il adopte le titre de courtoisie de « duc de Tolède ». En 1934, l’ex-roi et sa famille quittent la France et s’installent définitivement à Rome au Grand Hôtel. La reine vit séparément d’abord dans sa patrie d’origine, le Royaume-Uni puis en Suisse, ne retrouvant son mari que lors des fêtes familiales. » Sources Wikipédia
Il semble donc qu’Alphonse XIII ait séjourné en France plus qu’une journée.
Dérogation tacite n’a pas de sens. Si cela avait été le cas, les républicains comme les monarchistes orléanistes auraient demandé l’application de la loi. Or personne n’a bougé. Et le président de la République n’a pas le pouvoir d’accorder une dérogation à la loi.
Oui les Bourbons sont bien une famille ayant régné sur la France mais en 1886, ils n’étaient plus considérés comme tels, le comte de Chambord ayant été le dernier de sa lignée à pouvoir prétendre au trône de France.
Croyez-vous que les politiciens de la fin du XIXe ignoraient le droit et l’histoire ?
En conclusion, trois au moins des chefs de la Maison de Bourbon ont bien séjourné officiellement en France après 1886.
Cosmo
Sigismond
4 octobre 2017 @ 12:16
Merci pour ces renseignements Cosmo, ravi de savoir que Charles XI était à Nice en 1902. Comme nous le savons, la République ne craignait plus les Bourbons après 1886. En revanche, les séjours d’Alphonse XIII que vous citez se situent avant 1936, et à cette époque Alphonse XIII n’était pas encore l’aîné des Bourbons.
Je crois qu’en 1902 et après, les républicains, les bonapartistes et les orléanistes se fichaient pas mal de savoir que le duc de Madrid, son fils ou son frère se trouvassent en France, voilà pourquoi ils n’ont pas réclamé que la loi de 1886 leur soit appliquée. Le légitimisme était il faut bien le dire éclipsé par le tapage des orléanistes et par les préoccupations carlistes de Charles XI alias don Carlos VII, et l’essor de l’Action française allait encore plus faire passer les Orléans pour ce qu’ils n’étaient pas. Et entre 1886 et 1902, le comte de Montizon et ses descendants n’étaient pas sur le sol français. On n’allait pas aller à Brighton chercher Jean III sur la plage pour lui remettre une injonction de ne pas prendre le ferry-boat pour Calais !
Cosmo
5 octobre 2017 @ 12:34
Sigismond,
Désolé de m’être trompé dans les dates ! Mais je ne crois pas que la France aurait fait l’affront au roi d’Espagne en exil de lui refuser l’accès à son territoire, aîné des Bourbons ou pas.
Vous avez raison, bonapartistes et légitimistes ( le comte de Paris étant alors le légitime prétendant au trône de France) n’avaient aucune raison de demander l’application d’une loi aux Bourbons d’Espagne qui n’étaient en rien concernés par ladite loi. Vous soulignez avec raison les prétentions carlistes du duc de Madrid, totalement incompatibles avec ses prétentions au trône de France ( là aussi expliquez-moi comme il pouvait prétendre à deux trônes et comment s’il était devenu roi d’Espagne, son frère ou son deuxième fils, des cadets, auraient pu prétendre au trône de France réservé à l’aîné selon vous).
Après la Première Guerre Mondiale aucun prétendant n’était dangereux pour la République. Le légitimisme, tel que vous le concevez, n’était pas éclipsé, il avait tout simplement disparu. Il doit son retour sur le devant de la scène au baron ( d’Empire) Pinoteau et au prince (du Saint-Empire) de Bauffremont, mais aussi au charme personnel du duc de Cadix, sans oublier la haine de certains à l’encontre des Orléans et de l’esprit qu’ils représentent ( l’épouvantable libéralisme économique doublé de l’horreur absolu du parlementarisme)
Certes nul ne serait allé cherche le comte de Montizon qui, de toutes façons, ne voulait pas venir, trouvant plus de charme au climat anglais et à son deuxième ménage qu’au climat français et à l’obligation qu’il aurait eu de vivre avec son épouse légitime, la pauvre Béatrice d’Autriche-Modène, presque aussi laide que sa soeur et guère plus engageante, car à l’époque on ne badinait pas.
Cosmo
Sigismond
23 septembre 2017 @ 12:21
Ce sont les prétendants orléanistes qui sont folkloriques : vouloir rétablir la monarchie éphémère de Louis-Philippe, qui n’a régné que dix-sept ans et demi, alors que le duc d’Anjou quant à lui, représente les huit siècles qui vont de Hugues Capet jusqu’à Charles X !
Cosmo
24 septembre 2017 @ 15:11
On peut aisément imaginer que vous qualifiez également de folklorique la maison impériale, qui n’a régné que 32 ans, et la république, en place depuis 1875.
Vous oubliez tout simplement que, même sous l’Ancien Régime, le peuple était souverain et que les monarques ne régnaient que par délégation.
Cosmo
Gérard
24 septembre 2017 @ 15:18
Le comte de Paris représente certes la monarchie de 1848 mais surtout à l’évidence la monarchie royale française qui remonte aux Mérovingiens, aux Carolingiens et aux Capétiens.
AUDOUIN
25 septembre 2017 @ 13:25
A l’évidence, vous oubliez, Gérard, Toutankhamon et la ribambelle de pharaons…
AUDOUIN
Charles
28 septembre 2017 @ 12:01
Les Orléans sont avant tout les héritiers de la tradition royale française depuis le décès du Comte de Chambord, ils ne revendiquent nullement l’héritage de la monarchie de Juillet qui restera une période unique de notre histoire.
Aramis
23 septembre 2017 @ 12:43
Ce sont des folkloriques qui ont réussi.
AUDOUIN
23 septembre 2017 @ 13:02
M. Charenton, vous semblez faire de la loi de 1886 une nouvelle loi fondamentale de la monarchie française qui refonderait le droit dynastique, C’est ce qui s’appelle solliciter les textes! Cette loi désormais abrogée ne parle ni de maison impériale, ni de maison royale mais de familles ayant régné sur la France sans les citer nommément. C’est une loi de circonstance, une loi politique votée dans l’urgence pour mettre un terme à l’agitation entretenue dans le pays par le chef de la faction orléaniste,Louis-Philippe- Albert d’Orléans petit-fils de l’ex-roi des Français et le chef de la faction bonapartiste, le dénommé Plon-Plon.
Je pensais, jusqu’ici, que vous étiez un historien sérieux, Monsieur Charenton. Aussi permettez-moi de m’étonner que vous osiez mettre sur le même pied le chef de la Maison de Bourbon et les descendants de Naundorff dont je ne sache pas qu’ils fussent présents aux Invalides ni qu’ils soient invités aux commémorations officielles. Je crains que votre sectarisme ne vous aveugle. De grâce, laissez ces outrances au dénommé Charles.
AUDOUIN
Dominique Charenton
23 septembre 2017 @ 05:27
» S’il n’y a plus aucun majorat de nos jours (1980), il existe cependant une
application exceptionnelle du mécanisme de substitution perpétuelle et masculine,
avec droit de primogéniture. Il s’agit de la Fondation Saint Louis, par laquelle, le
comte de Paris a fait don à la France d’importants biens historiques ( dont le
château d’Amboise ) appartenant à sa famille. Pour que ces biens puissent être
gérés convenablement pendant le temps où ils se trouvaient en exil, les princes
de la maison d’Orléans avaient fondé une société civile divisée en 126 parts entre
les membres de la famille royale. Après l’abrogation de la loi d’exil en 1950, le
comte de Paris s’installe en France et rachète, une à une, chacune de ces parts,
afin d’en empêcher la dispersion.
Pour éviter une nouvelle division du patrimoine familial à l’occasion des partages
successoraux, mais aussi, sans doute, pour éviter les droits de succession, le
comte de Paris, père de 10 enfants, dont plusieurs sont mariés à l’étranger, a
préféré confier à l’Etat les derniers vestiges privés de la maison d’Orléans, en
créant une fondation chargée d’en garantir la pérennité.
La reconnaissance d’utilité publique est accordée par le décret du 04 janvier
1974 , mais en même temps dans les statuts organisant les modalités de
l’administration de la fondation, on accepte que le président en soit toujours et de
droit « » le chef de la Maison de France « ». De cette manière la République a
reconnu exceptionnellement une valeur juridique aux droits de primogéniture et
de masculinité, mais en outre elle a permis dans un domaine très particulier, la
résurrection de l’ancienne loi de substitution royale au profit des descendants du roi
Louis Philippe »
in Jean Marie Augustin, Famille et Société, les substitutions fidéicommissaires
à Toulouse et en Haut Languedoc au XVIIIème siècle (thèse), 1980, pages 506 et 507 ,aux Presses Universitaires de France.
Aramis
23 septembre 2017 @ 12:42
Ce rachat de parts n’a pas dû être fait pour des prunes si j’ose dire. La fortune du comte n’a pas été uniquement dilapidée comme on le dit. De plus, excellente initiative que cette fondation même si elle prive les enfants de biens, ceux ci sont assurés d’être gardes dans leur ensemble et dans leur intégrité.
Charles
23 septembre 2017 @ 09:53
Ce que j’ai écrit concernant le protocole de la cérémonie qui accorda la première place au Comte de Paris correspondant à la vérité, à la seule vérité.
Il est donc vain et pitoyable de vouloir nier ce qui est apparu au grand jour aux yeux de tous.
Aujourd’hui à l’Élysée seuls deux francais le Comte de Paris et le Prince Napoléon sont appelés par leur titre, ce sont les deux seules exceptions et cela en raison de l’histoire et de leur statut de chet de Maison.
Sigismond
23 septembre 2017 @ 16:40
On se demande à quel moment de ces cérémonies, les orléanistes ont-ils eu la vision extatique d’une soi-disant préséance républicaine du duc Henri d’Orléans. Par exemple, pour la sortie de la messe, de nombreuses personnes sortent avant ce duc, il n’y a aucun ordre particulier de sortie, et le duc d’Anjou laisse ostensiblement sa filleule et lointaine cousine cadette la princesse Zita passer devant lui, montrant par là même qu’aucun protocole particulier ne régnait (!) à ce moment-là.
Gérard
24 septembre 2017 @ 15:22
Mais Sigismond il y a beaucoup de gens qui sortent des églises avant même le curé à la fin de la messe. La courtoisie n’est plus ce qu’elle était.
Mais l’impolitesse ne donne pas de droits.
Dominique Charenton
24 septembre 2017 @ 11:48
» Le duc d’Anjou » chef de la Maison de Bourbon ? allons Audouin, je vais citer votre communication du 11 06 2008 sur Royauté2
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/royaute2/conversations/messages/48751
:
» Nous en resterons là après que je vous aurai dit que la question de la postérité d’Isabel II ne relève ni de « ragots » ni « d’allusions gratuites » mais a fait l’objet d’innombrables dépêches diplomatiques conservées dans les archives des Chancelleries et, de la part d’éminents historiens, d’ études les plus approfondies et les plus minutieuses. L’une des plus récentes a pour auteur le professeur d’histoire de l’université de Madrid, Ricardo de la Cierva y Haces, ancien ministre d’Adolfo Suarez. Lui non plus n’était pas là pour « tenir la chandelle », comme vous le dites si élégamment.
Il a effectué un travail de fourmi en rapprochant des dates, des lieux, des faits, les séjours de la reine, ses relations masculines etc..Il a dressé la liste des douze accouchements et fausses couches de la souveraine avec en regard le nom du géniteur. Il en est arrivé à la conclusion que le père biologique d’Alfonso XII ne pouvait être que Puig y Molto.D’où le surnom affectueux donné à ce roi par ses sujets: »Puigmoltejo ».
D’autre part, La Cierva a attribué la paternité des trois dernières filles d’Isabel II: Pilar, Paz et Eulalia à Miguel Tenorio, amant de la reine pendant sept ans, de 1859 à 1866
Savez-vous où Tenorio a fini sa vie? Au château de Nymphenbourg,chez sa fille l’infante Paz, devenue princesse royale de Bavière…Elle savait très bien, elle, qui était son vrai père…
Cordialement «
Cosmo
26 septembre 2017 @ 12:15
Dominique Charenton,
Est-ce bien Audouin qui a écrit cela disqualifiant totalement Louis de Bourbon ? On a du mal à la croire à la lecture de ses commentaires sur N&R.
Peut-être a-t-il un côté Dr Jekyll & Mr Hyde…
Amicalement
Cosmo
Arthur
24 septembre 2017 @ 14:48
Charles a raison et je peux confirmer ses dires puisque j’etais present à cette cérémonie.
Lors de l’arrivée du comte de Paris, le chef de protocole s’est précipité vers le prince pour le conduire à la première place car c’est la place qui revient de droit à l’heritier des rois de France. Il est donc nul de traiter Charles de menteur alors que tout ce qu’il a ecrit est véridique et a été vérifié sur place par moi même et par tous les participants à la messe.
Lors de la sortie du comte de Paris, le même chef de protocole a conduit directement le comte de Paris vers les porte-drapeaux afin que le prince puisse les saluer.
Je n’ai rien contre le prince espagnol mais j’estime qu’il est de mon devoir de dire reellement ce qui s’est passé aux Invalides. Vouloir imposer un pretendant en utilisant le mensonge n’est pas ma conception.
Merci Charles pour vos interventions qui sont toujours bien documentés et continuez à nous parler de la famille de France aussi souvent que possible.
Charles
25 septembre 2017 @ 12:20
Merci Arthur pour votre témoignage, j’ai recueilli les informations à la source c’est pourquoi je peux affirmer ici que le Comte de Paris occupait la première place en raison de sa position de Chef de la Maison de France et non en raison de son âge.
L’histoire de l’âge du prince est une ânerie puisqu’il s’agit une fois de plus d’une invention des éternels branquignols qui essaient par tous les moyens d’imposer leur imposteur.
Aujourd’hui et demain les Orléans auront la première place aux Invalides dans toutes les cérémonies où ils seront présents.
AUDOUIN
26 septembre 2017 @ 14:05
@ Charles
Comme à chaque fois que vous êtes à bout d’arguments, vous tombez immanquablement dans l’invective, le refuge des faibles et de ceux qui manquent de preuves comme disait Diderot. Le Prince Louis n’ a été imposé par personne. Aîné des descendants de Louis XIV, c’est à ce titre que, comme chaque année, il a été invité à cette commémoration par le Gouverneur des Invalides qui sera bien marri d’apprendre qu’il impose un « imposteur » et d’être traité par vous de branquignol (sic) . Ce qui, en réalité, vous met en rage, mon brave Charles, c’est de voir le Prince Louis de Bourbon à quelques pas du chef de la branche cadette, aîné des descendants du roi de Français et de figurer en bonne place sur les photos. Charles,il faudra vous y faire. Aujourd’hui comme demain…
AUDOUIN
AUDOUIN
25 septembre 2017 @ 13:18
@Arthur
Henri d’Orléans a été conduit à la place que le protocole républicain attribue au doyen d’âge. En France, il n’y a pas de place, comme vous le prétendez, qui « revient de droit à l’héritier des rois de France ». Ce que n’est pas, de toute façon, le prétendant orléaniste. .
AUDOUIN
Charles
28 septembre 2017 @ 12:08
En l’occurrence aux Invalides le Comte de Paris a occupé la place qui revient à l’héritier légitime des Rois de France et je vous confirme que si c’était le Prince Gaston qui avait assisté à la cérémonie, il aurait occupé la même place que son grand-père. Le Général Gouverneur des Invalides tient au respect des règles du protocole, les inventions des branquignols Luisalfonsistes ont désormais bien peu de crédit.
Sigismond
30 septembre 2017 @ 06:12
Les inventions sont du côté des Enriquistes, car votre soi-disant protocole n’existe pas, et même votre ami Gérard reconnaît plus haut que « les efforts qui ont été formulés pour passer de l’officieux à l’officiel, par plusieurs chefs du protocole de l’Élysée n’ont jamais abouti » (l’officieux, autrement dit du bricolage).
Le protocole officiel ne donne aucune prééminence aux héritiers de Louis-Philippe par rapport à ceux des Bonaparte et des Bourbons.
À la messe de fondation des Invalides, la place de l’aîné des Bourbons est traditionnellement la plus proche de l’autel, parmi les stalles à la droite du chœur, vu de la nef : gettyimages.com/detail/104262241
Sigismond
29 septembre 2017 @ 08:08
Tous les « chefs » de protocole ne sont pas des lumières, et il n’existe pas de dogme de l’infaillibilité protocolaire. Que l’on se rappelle notamment les désastreux et honteux pataquès de Lescar en août 1989, où des ignares malfaisants voulurent placer une hypercadette et sa parentèle issues seulement de Louis XIII, en avant de l’héritier présomptif du chef de la Maison de France et d’un lointain mais fidèle cousin cadet issus quant à eux de Louis XIV. Ou de Saint-Denis en juin 2004, où d’autres ignares imaginèrent de placer Madame au second rang (alors qu’un Habsbourg-Lorraine était au premier rang !), et Mgr le duc de Séville au-delà de ses lointains cousins cadets les princes de Parme ! Le monde à l’envers.
Sigismond
29 septembre 2017 @ 08:16
En outre, comme Audouin l’a parfaitement démontré, textes officiels à l’appui, l’hypercadet a bénéficié du système du doyen d’âge, exactement comme cela avait été le cas au mariage du prince et de la princesse de Monaco. La République ne reconnaît bien évidemment aucun chef de maison royale, mais seulement des trois familles ayant régné en France, les Bourbons étant bien évidemment les plus anciens, les premiers dans l’ordre chronologique. Seul le hasard de l’âge a pu donner une quelconque priorité à l’Orléans.
Sigismond
29 septembre 2017 @ 22:55
À tout seigneur tout honneur, le duc et la duchesse d’Anjou ont signé sous leurs armoiries : https://www.facebook.com/peintureheraldique/posts/130881297470899
Sigismond
30 septembre 2017 @ 09:54
Belle photo de la famille royale de France le 11 octobre 1990 : http://www.gettyimages.fr/detail/110145545
On remarque le regard affectueux de Madame pour son fils, dont elle appréciait le sens de l’humour.
Sigismond
30 septembre 2017 @ 11:08
Mgr le duc de Séville et son fils, au baptême de sa petite-fille Flavia Porras, fille de S.A.R. la princesse Olivia et de Julián Porras (avril 2017) : http://dm.h-cdn.co/assets/17/17/1024×1500/13olivia.jpg
La duchesse de Séville était présente : http://dm.h-cdn.co/assets/17/17/1024×1500/07olivia.jpg
ML
1 octobre 2017 @ 19:29
Je la trouve un peu bizarre la duchesse de Séville !
Sigismond
4 octobre 2017 @ 07:22
LL.AA.RR. le duc et la duchesse de Séville sont séparés (divorcés) depuis 1989. Le duc s’est remarié civilement à deux reprises.
Cosmo
5 octobre 2017 @ 12:38
Divorcée ou pas, Altesse Royale ou pas, elle a l’air d’un épouvantail ! A croire qu’elle voulait faire concurrence à la duchesse d’Albe.
Cosmo