
Voici la photo du baptême du prince Louis et du prince Alphonse de Bourbon, fils du duc et de la duchesse dAnjou, célébré en la Basilique Saint-Pierre de Rome. (Copyright photo : El Mundo – Merci à Blanche)

Voici la photo du baptême du prince Louis et du prince Alphonse de Bourbon, fils du duc et de la duchesse dAnjou, célébré en la Basilique Saint-Pierre de Rome. (Copyright photo : El Mundo – Merci à Blanche)
Ouinou
7 septembre 2010 @ 23:23
Nous remercions Régine de nous avoir présenté trois reportages sur ce baptême.
Notre site favori a souhaité à l’évidence apporter une certaine publicité à cet événement.
Mais, malheureusement, ces reportages ne sont pas très substantiels et nous restons un peu sur notre faim.
Nous aimerions savoir, par exemple, qui a assisté à ce baptême placé sous l’égide du Saint Siège.
Madame la duchesse de Franco et madame de Dampierre, grands-mères du père des deux enfants baptisés assistaient-elles à la cérémonie ?
Qui était là du côté de la mère des enfants ?
Y-avait-il des personnalités, des représentants de familles royales ou de la noblesse ?
Qui est le prélat qui officie ? quel est son rang dans la hiérarchie ecclésiastique ?
Dans quelle salle de la basilique Saint Pierre s’est déroulée le baptême ? etc etc …
Bref, chère Régine, vous excitez notre curiosité sans vraiment la satisfaire. C’est un peu frustrant.
beji
7 septembre 2010 @ 23:52
ils sont magnifiques et royaux;par contre,j’avais été très étonnée,au mois de décembre,par l’extrême discrétion qui a entouré le baptême du fils du duc et de la duchesse de Vendôme.
beji
7 septembre 2010 @ 23:59
Aliénor,
les robes de baptême sont donc celles du duc de
Cadix et du petit prince Francisco;elles se ressemblent
beaucoup,sont-elles identiques et de quand datent-elles?
merci.
*GUSTAVE
7 septembre 2010 @ 23:59
Tout à fait d’accord avec ces dits « titres de courtoisie. »
Ils n’ont aucune valeur, pas plus que la mari de Zsa Zsa Gabor qui se prétend Prinz von Anhalt !
*g
aggie
8 septembre 2010 @ 07:35
C’est une impression personnelle ou personne ne parle de la grand mère maternelle des jumeaux, Maria del Carmen ?
D’une façon plus générale il me semble que la filiation « Franco » est peu mise en avant ?
Peu glorieuse ?
Audouin
8 septembre 2010 @ 07:37
ouinou (45)
Vraiment, Ouinou, vous parlez pour ne rien dire! Vous reconnaissez que ma phrase est d’une parfaite orthodoxie et pourtant vous croyez devoir la contester. Je regrette que la nuance d’ironie que j’y ai mise vous ait échappé…
Non seulement, vous faites preuve de lourdeur, mais vous manquez aussi de rigueur: comment pouvez-vous portez une appréciation négative sur la suite du texte que vous prétendez n’avoir pas lu? Ce qui est une manière un peu cavalière de se dispenser d’y répondre.
Ce n’est plus de lourdeur qu’il s’agit ici mais de légèreté.
Un conseil: à l’avenir, réservez vos petites piques pour des sujets un peu plus consistants.
En réalité, ouinou, je vous soupçonne d’avoir voulu faire votre intéressante après que je vous eus épinglée pour une bourde historique commise sur une autre rubrique.
Bien cordialement.
Audouin
Audouin
8 septembre 2010 @ 08:53
Michaël (54)
Pendant combien de temps encore faudra-t-il répéter que la Justice française ne s’est pas déclarée incompétente dans l’action entreprise par Henri d’Orléans à l’encontre du feu duc d’Anjou, puis de son fils Louis aux fins de leur interdire l’usage du titre de duc d’Anjou?
Si le Tribunal, puis la Cour s’étaient déclarés incompétents, ils auraient renvoyé le demandeur « à se mieux pourvoir » selon la formule utilisée en pareille occurrence. Or la Justice, dans deux décisions, a déclaré irrecevable la demande de M. Henri d’Orléans et l’a débouté au motif qu’il n’établissait pas que lui-même ou sa famille ait des droits sur le titre en litige. Est-ce assez clair?
(Jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 21 décembre 1988 et arrêt de la Cour d’appel de Paris du 22 novembre 1989).
Audouin
A.Lin
8 septembre 2010 @ 10:20
Si Régine le permet, voici la couverture de Hola :
http://www.hola.com/famosos/galeria/
2010090844655/revista/hola/portada/1/1/
R-N
8 septembre 2010 @ 11:13
Ouinou (61) dans l’article précédent l’officiant est cité. Il représente directement le pape au Vatican, et il est par ailleurs le responsable de la Basilique (voir 46).
Emmanuelle de Dampierre assistait en principe, ainsi que la Duchesse de Franco à la cérémonie, qui se déroulait dans l’intimité familiale.
jul
8 septembre 2010 @ 11:28
Oh oui ce serait magnifique de voir d’autres photos des enfants avec Emmanuelle de Dampierre, la Duchesse de Franco et Carmen, la maman du Duc d’Anjou, peut être même de Cynthia, sa soeur, qui avait assisté au baptêmme de Madame.
Je me demande si l’Archiduchesse Constance d’Autriche assistait également à la cérémonie. Je sais qu’elle est très attachée au Roi.
jul
8 septembre 2010 @ 11:29
pardon « baptême »
Alix
8 septembre 2010 @ 12:16
Jul, parlez vous de la belle-soeur de Marie-Astrid de Luxembourg?
Je ne savais pas qu’elle était une proche de la famille de Bourbon aînée.
Mais il est vrai qu’une large partie de la descendance de Charles et Zita est sur la même ligne de pensée (indépendamment de la question légitimiste) que feu le père du Prince Luis-Alfonso et aujourd’hui a les mêmes entrées au Vatican sans parler des liens familiaux et idéologiques avec les Parme.
Michael
8 septembre 2010 @ 14:31
Audoin (67) Je laisse parler un spécialiste pour ne pas vous laisser le dernier mot:
« Au demeurant, la règle était dans l’ancien droit que les titres nobiliaires restaient dans la descendance mâle du titulaire et n’étaient pas transférés de droit aux collatéraux qui ne pouvaient porter le titre devenu vacant qu’en obtenant une nouvel le investiture’ Par conséquent, de nos jours, le collatéral, ce qu’est le Duc de Cadix par rapport au dernier titulaire du Duché d’Anjou, ne pourrait porter le titre litigieux que s’il y était autorisé par un décret du Chef de l’Etat, rendu sur avis conforme du conseil d’administration de la Chancellerie et du Garde des Sceaux.
Mais le Tribunal avait-il à répondre à la question: « Est-ce que le Duc de Cadix peut porter le titre de Duc d’Anjou » Avait-il à répondre même à l’objection tirée du fait qu’un prince étranger ne pourrait porter en France un titre français ? La Cour d’appel d’Orléans a jugé (29 février 1928’ Sous Cass. civ. 13 avril 1932 D.P. 1932, p. 89 et s., note Basdevant) que le Duc d’Anjou (Philippe V), en acceptant la couronne royale -d’Espagne et en fixant de façon définitive son domicile dans ce pays’ ce qui était une conséquence inéluctable de son accession au trône, a perdu la nationalité française et qu’alors même qu’il eût conservé cette nationalité, ses enfants nés en Espagne, c’est-à-dire hors de France’ auraient ipso facto été des étrangers, étant donné les principes du droit en vigueur, Pourrait-on opposer au jus soli du droit ancien, le jus sanguinis pour soutenir que’ même en acceptant une couronne étrangère, Philippe V et ses descendants sont restés fr«ançais ? Il a fallu (précédent bien connu) que le roi Charles IX prit des lettres patentes pour main tenir son frère, le duc d’Anjou, futur Henri Ill’ dans la naturalité française’ lorsqu’il fut élu roi de Pologne’ Le Comte de Clermont étant demandeur en usurpation de titre contre le duc de Cadix, le Tribunal ne pouvait que lui poser la seule question : y Est-ce que vous prouvez que vous détenez le titre de Duc d’Anjou’ ou que vous’ ou votre famille, avez des droits sur lui ? » Il est vrai que dans une affaire Noailles souvent citée (Cass, ci . v. 11 mal’ 1948 D, 1948’335), ce fut au défendeur qu’il devait revenir d’apporter la preuve du titre qui lui était contesté. Mais imagine-t-on le duc de Cadix ou ses ayants droit allant demander place Vendôme la vérification du titre de Duc d’Anjou, à plus forte raison une nouvelle investiture, alors que le maréchal de Mac Mahon a décidé (une fois pour toutes ?) en 1875, que le président de la République ne connaîtrait plus de demandes de collation ou de confirmation de titres ?
A la vérité c’est le comte de Clermont lui-même qui . a apporté une réponse (ou un semblant de réponse) à la question que pouvait lui poser (ou se poser) le Tribunal, en invoquant une « coutume républicaine » en vertu de laquelle le comte de Paris en tant que chef de la Maison de France aurait le pouvoir de conférer non seulement les titres de l’ancien apanage d’Orléans qui font partie de son patrimoine et qui’ ne sont pas discutés’ mais tous les titres de la monarchie française dont, cependant, la transmissibilité, depuis l’extinction de la branche aînée régnante, ne peut juridiquement, en l’état, s’opérer de plein droit à une branche collatérale, qu’elle soit issue du Duc d’Anjou ou du Duc d’Orléans’ Récemment, le comte de paris a donné à l’un de ses petits-fils, le prince Eudes, le titre de Duc d’Angoulême porté pour la dernière fois par le Dauphin, fils aîné de Charles X, « roi», en exil’ sous le nom de Louis XIX. La Coutume invoquée peut-elle se réclamer et se fortifier des marques d’estime, voire de déférence, que le Général de Gaulle, alors même qu’il était résident de la République, a constamment exprimées à la famille d’Orléans ? Le Tribunal a préféré n’avoir pas à se prononcer sur cette coutume en constatant que le Comte de Paris’ non appelé dans la cause, n’avait pas cru devoir intervenir en tant que Chef de la maison de France pour s’en prévaloir’ On ne pouvait être plus royaliste que le roi. Restituant au procès son véritable caractère, il a déclaré judicieusement qu’il n’appartenait pas à une juridiction de la République d’arbitrer la rivalité dynastique qui sous-tendait non seulement la seconde (et secondaire) de mande du Comte de Clermont relative au port des armes pleines de France, mais l’ensemble de la procédure’ Royer-Collard reprenant Bossuet a proclamé, en son temps, à la tribune de la Chambre des députés que droit et loi ne coïncidaient pas forcément toujours. La loi peut aussi rendre le droit muet. »
G. POULON,
Président de Chambre honoraire à la Cour de Paris
Charlanges
8 septembre 2010 @ 14:38
R.N. (26), pour en rester sur le simple plan espagnol sans aborder le terrain français, je ne suis pas certain de bien comprendre votre message à propos de la titulature de don Luis Alfonso.
Le 22-11-1972, son père Alfonso fut créé par Franco en sa qualité de chef d’état (l’Espagne étant redevenue royaume sans roi depuis la fin de la seconde guerre mondiale), duc de Cadix avec prédicat d’Altesse Royale.
Le décret royal de novembre 1987 déclara viager (et non transmissible) le titre de duc de Cadix et viager également le prédicat d’Altesse Royale d’Alfonso (+ en 1989) et de son fils Luis Alfonso (ce dernier l’avait-il reçu automatiquement par naissance ou y avait-il eu un décret ?).
S’il semble donc bien (et légal dîtes-vous) qu’en Espagne, on puisse parler (sa vie durant) de S.A.R. don Luis Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu, comment peut-on expliquer que, pour le protocole, il soit seulement Excellence ? Il est l’un ou l’autre mais pas les deux à la fois !
Je rappelle que mon message n’entend pas concerner les éventuels titres français de l’aîné des Bourbons.
Michael
8 septembre 2010 @ 14:58
Qu’a demandé à la Cour le comte de Clermont ? Premièrement, de dire qu’il a un intérêt à faire juger que le titre de duc d’Anjou n’appartient plus aux descendants de Philippe V depuis son avènement au trône d’Espagne, deuxièmement que ce titre dépend exclusivement de la Maison de France, troisièmement que le prince Louis Alphonse fils du duc de Cadix n’a pas qualité pour le porter en France. Le Comte de Clermont étant demandeur à l’action et devant justifier des droits qu’il prétend être usurpés, la Cour, comme le Tribunal, n’a pu qu’inverser l’ordre au moins des deux premières questions pour leur faire réponse.
Il est constant que les titre de noblesse abolis par la révolution, rétablis ensuite, abolis à nouveau sous la seconde république, ont été rétablis une seconde fois par le décret impérial du 2 7 janvier 1852. La Ille République a-t-elle oublié de les supprimer définitivement ? Toujours est-il que pour être aujourd’hui régulièrement portés et, en tout cas, pour être produits dans les actes officiels, ils doivent faire l’objet d’un arrêté d’investiture pris par le Garde des Sceaux sur l’avis du conseil d’administration de la Chancellerie en application de l’acte qui les a conférés. Un titre peut être défendu contre toute usurpation par celui qui’ y a un intérêt certain, c’est-à-dire en disposer lui-même dans ces conditions ou faire partie d’une famille à laquelle a été de la même façon exclusivement reconnue cette distinction honorifique. Tel est le droit positif résultant du décret précité ainsi que des arrêtés du 8 janvier 1859 et du 10 janvier 1872. Il est non moins constant que le titre de duc d’Anjou, après que le petit-fils de Louis XIV fut devenu roi d’Espagne, a fait retour à la Couronne de France. dès lors qu’il a été conféré par Louis XIV en 1710 au futur Louis XV, qu’il fut encore donné au second fils de ce roi, par lettres patentes d’avril 1771. Louis XV a une dernière fois conféré ce titre à son deuxième petit-fils, le futur Louis XVIII. Le 3 mai 1771, le Parlement de Paris enregistra la collation du titre et la constitution en apanage du duché d’Anjou pour Louis-Stanislas-Xavier et ses descendants mâles, le retour à la couronne étant stipulé conformément à la nature des apanages et aux lois du royaume, dans le cas où la postérité mâle de l’apanagiste viendrait à s’éteindre. La Cour de cassation juge que les titres nobiliaires doivent être «maintenus dans le caractère qui lui a été donné à l’origine en tant qu’il est compatible avec l’état social et dans les conditions de transmissibilité qui lui ont été imposés par l’acte de création,»: Cass. civ. 25 octobre 1898 (D.P. 1899. 1. 168). La transmissibilité du titre de duc d’Anjou a été fixée par les lettres patentes précitées. Au demeurant, la règle était dans l’ancien drott que les titres de noblesse restaient dans la descendance mâle du titulaire et n’étaient pas transférés de droit aux collatéraux qui ne pouvaient porter le titre vacant qu’en obtenant une nouvelle investiture. L’apanage d’Anjou ayant fait retour à la Couronne du fait de l’accession au trône de Louis XVIII, le titre correspondant n’a plus été conféré depuis.
Il résulte de ce rappel des principes et des faits que si le Tribunal et la Cour avaient dû examiner en premier lieu la question : « Est-ce que le titre de duc d’Anjou appartient aux descendants de Philippe V ? », ils n’auraient pu que constater qu’aucune collation du titre n’avait été faite à ces derniers par le chef de l’État, roi, empereur ou président, qu’aucun arrêté d’investiture n’avait été sollicité, que bien plus, lorsqu’un prince de la maison d’Espagne, Marie-François de Bourbon y Castelvy, frère de Don Juan de Bourbon, comte de Montezon, à qui s’était joint le duc de Madrid, intenta une action à Louis-Philippe-Robert, comte de Paris, une action de même nature que celle introduite par le comte de Clermont contre le duc de Cadix, il s’entendit répondre par le Tribunal de la Seine, dans son jugement du 28 janvier 1897, que le titre de duc d’Anjou n’appartenait plus aux descendants de Philippe V. Ils auraient pu relever que le comte de Barcelone, chef dynastique de la maison royale d’Espagne, a estimé, dans une lettre au ministre de la Justice de son pays en date du 5 janvier 1972, qu’il lui semblait « très mauvais que des titres … français soient revendiqués par des membres de la famille royale espagnole » à laquelle nul ne conteste qu’appartient le duc de Cadix. Mais, dès lors que le Tribunal, puis la Cour, devaient dans l’espèce présente examiner d’abord les droits du demandeur sur le titre litigieux pour pouvoir conclure à son usurpation par le défendeur, le comte de Clermont ne pouvant, dans les termes du droit positif, justifier, non plus que le duc de Cadix s’il avait eu à le faire, de la détention de ce titre qu’au reste il ne revendiquait pas, il apparaissait que son action avait peu de chance de prospérer. Le fait qu’en outre il avait soutenu que le chef de la maison de France, autrement dit son père, le comte de Paris, non présent dans l’instance, avait seul vocation à attribuer le titre litigieux actuellement disponible, ne pouvait être pris en considération par les juges, la maison de France n’ayant pas le caractère d’une entité juridique et la qualité de chef de cette Maison, alors qu’elle serait susceptible d’entraîner des effets de droit, ne pouvant être en l’état actuel reconnue.
Comment sortir de ce qui- pourrait sembler à d’aucuns une impasse ? M, l’avocat général Alzuyeta avait, peut-être, dans ses très remarquables conclusions, indiqué une piste. « Il y aurait peut-être, écrivait-il, une autre manière d’envisager le titre de duc d’Anjou. Il s’agit de l’un des titres portés par la famille royale avec le duc de Bourgogne, duc de Berry, duc d’Orléans et d’autres, Or, les membres de la famille royale formaient en France une entité propre, lis n’appartenaient pas à la noblesse, Leurs titres n’étaient pas des titres de noblesse ». Cette piste n’est cependant qu’une amorce et elle tourne court, car, ajoute M. l’avocat général, « les titres ont disparu avec la royauté et les plaideurs se battraient pour rien ». Procès kafkaïen ! Mais si ces titres restaient des souvenirs historiques faisant partie d’un patrimoine moral familial?… N’y aurait-il pas pour ceux qui s’en réclament un intérêt certain à les défendre ? Toute famille, tous les membres de toute famille ont ce droit, A plus forte raison la famille qui se déclare « maison de France »’ maison, dans l’ancienne acception du terme ne signifiant rien que famille. Mais cela admis, eût-il encore fallu pouvoir faire juger que le duc de Cadix auquel il était reproché d’avoir usurpé le titre (ou souvenir) défendu, appartenait à une branche devenue étrangère à la famille de France et que les princes d’Orléans se trouvaient de ce fait en France seuls représentants français, n’ayant jamais cessé de l’être, de cette famille qui, lorsqu’elle régna sur le pays avec lequel elle formait un corps indissociable, n’avait d’autre nom que celui de ce pays, ce qui aurait manifesté l’identité, en l’occurrence, d’un patrimoine familial et du patrimoine national, le titre d’Anjou n’étant pas un titre de noblesse, mais un titre d’apanage lié à l’Histoire de France. Exorcisée, l’ombre du trône eût alors risqué de réapparaître. Le procès que la Cour de Paris a jugé sub specia temporis, ne peut que rester pendant devant les instances étemelles.
Sur le port des armoiries,
Il a été mis en évidence tant par la Cour que par le Tribunal que les armoiries sont des marques de reconnaissances accessoires du nom de famille, noble ou non noble. Il s’ensuit qu’elles jouissent de la même protection que le nom lui-même et obéissent aux mêmes règles.
Quelques observations :
Les armes pleines en litige constituées de « trois fleurs de lis d’or en position 2 et 1 sur champ d’azur » ne sont pas à l’origine les armoiries de la maison de Bourbon. Et elles n’ont pas été celles de France seulement sous le règne des Bourbons. C’est, semble-t-il, sous le roi Louis VII au XIIe siècle et plus exactement sous Charles V au XIVe siècle qu’elles ont été fixées. Donc bien antérieurement à l’accession de la famille de Bourbon au trône. Les Valois, puis les Bourbons devenant rois ont abandonné leurs armes pour celles de France. Après 1830, ces armoiries ne sont plus le blason de la France. Elles sont emblèmes privés. Cependant, symboliquement, elles continuent de figurer notamment sur le fronton du grand portail d’entrée du Palais de Justice qui fut le Palais de Saint Louis. Elles font toujours partie, ne serait-ce qu’à titre de souvenir, du patrimoine national.
En 1883, à la mort du comte de Chambord, les Orléans qui, en tant que branche cadette, avaient introduit la brisure dans les armes de France, ont arboré les armes pleines. Ils les portent depuis sans interruption, continûment et ouvertement. Les Bourbons d’Espagne portent les armes de France associées aux armes d’Espagne. Si depuis 1883, certains de ces princes ont pu porter ou portent les armes pleines de France, ce n’est, apparaît-il, que dans certaines circonstances non officielles, d’une manière non ouverte, non continue, cumulativement, en tout cas, avec les armes écartelées d’éléments d’Espagne.
G. POULON
Michael
8 septembre 2010 @ 15:01
Agissant en qualité de représentante légale de son fils mineur, Luis Alphonse Bourbon Martinez Bordiu, après le décès de son père survenu le 30 janvier 1989, Mme Rossi expose que Alphonse de Bourbon comme son fils ont porté le titre en litige comme titre de courtoisie, et qu’un tel usage est parfaitement licite.
Elle fait valoir, comme en première instance, que le demandeur ne peut se prévaloir d’aucun acte de collation, ni ne produit d’arrêté d’investiture de l’autorité compétente et que la demande tend en réalité à faire reconnaître au chef de la Maison d’Orléans, en sa qualité de chef de la Maison de France, le pouvoir d’octroyer des amrques d’honneur et de distinction, en violation des dispositions des art. 2 et 89 de la Constitution du 4 octobre 1958, selon lesquelles la France est une République, dont la forme républicaine du Gouvernmenet ne peut faire l’objet d’une révision.
Elle en déduit que l’appelant est irrecevable en sa demande et n’établit pas au surplus que le port par un tiers du titre de Duc d’Anjou lui cause préjudice.
Soulignant que les armes pleines de la Maison de France ont été, conformément au droit commun des armoiries, adoptées par les Bourbon d’Espagne, représentant la branche aînée de la Maison de Bourbon depuis la mort du Comte de Chambord le 21 août 1883, Mme Rossi réplique que ces armes ne sont plus, depuis une ordonnance du 14 août 1830, l’emblème de l’État français, mais constituent l’accessoire indispensable du nom d’Alphonse de Bourbon, puis de son fils et revêtent un caractère privé.
Réfutant, comme inopérants, les moyens développés par l’appelant, elle conteste que sa demande puisse s’analyser en une reconnaissance de la Maison de Bourbon, ce terme traditionnel désignant, sans prétention à la Couronne de France, l’ensemble des descendants de Robert de Clermont, que les Bourbon Busset puissent prétendre à la qualité de branche aînée de la Maison de Bourbon, que cette qualité puisse être reliée à celle de dynastie, et que le port des armes pleines par la branche aînée de Bourbon d’Espagne résulte d’un usage constant.
Elle demande en conséquence à la Cour de déclarer éteinte l’action d’Henri d’Orléans en ce qu’elle tend à prononcer des injonctions à l’égard d’un défunt, et de déclarer l’appelant irrecevable dans ses demandes tendant à interdire à son fils de porter le titre de Duc d’Anjou et d’arborer les armes pleines de la Maison de France.
Après avoir rappelé qu’Henri d’Orléans ne justifie d’aucun arrêté d’investiture délivré par le conseil d’administration de la Chancellerie, le ministère public conclut à l’irrecevabilité de son action et fait observer qu’en tout état de cause, celle-ci aurait dû être exercée par le père de l’appelant.
Michael
8 septembre 2010 @ 15:03
J’ai pensé que ces extraits du procès entre henri d’Orléans, alors comte de Clermont et la tutrice de Luis-Alfonso de Borbon, étaient intéressant et ne laisseraient pas le monopole de la question à Audoin ou Laurent D
ouinou
8 septembre 2010 @ 15:59
Audouin, j’avais apprécié que vous corrigeassiez mon erreur.
Nemausus
8 septembre 2010 @ 16:04
Il est clair que sur n’importe quel article concernant le Duc d’Anjou et sa famille les orléanistes essaieront vainement de lui contester les droits reconnus par la justice cad ceux d’aîné de la maison de Bourbon avec tout ce que cela implique !
mais peu importe cette hargne venimeuse des partisans des orléans, cela n’enlève en rien l’existance des princes aînés qui apparemment pourrissent la vie des Orléans et c’est tant mieux !!! LOL
Que leurs partisans se réjouissent surtout des beaux évènements concernant la vrai famille royale de France (j’emploie volontairement ce terme, que le duc d’Anjou lui même n’utilise pas, pour faire enrager les orléanistes) sans se préoccuper du venin orléaniste qui tente vainement depuis 1883 de nous tromper !
Peut être que pour rabattre le « caquet » à ces cadets enragés, le duc d’Anjou pourrait attaquer systématiquement en justice pour usurpation d’armoiries (protégées comme les noms patronymiques) les Orléans et les journaux (qui utilisent les pleines armes pour les orléans en omettant la brisure de cadet) qui les soutiennent et reverser ainsi les indemnités à des oeuvres caritatives ou de recherche pour des maladies par exemple ….. c’est juste une suggestion…LOL
Paul-Emmanuel
8 septembre 2010 @ 16:48
Le baptême des princes Louis et Alphonse est une très grande joie. Que Dieu les bénisse et les accompagne.
bernadette
8 septembre 2010 @ 16:50
Jul (70) Quand vous parlez du Roi, je suppose qu’il s’agit du roi d’Espagne ? Mais il n’était pas au baptême…
Depassage
8 septembre 2010 @ 21:42
Deux petits garçons très mignons, maintenant enfants de Dieu. Après pour le débat légitimiste/orléaniste je rejoins Judex message 25
Charles
9 septembre 2010 @ 01:25
Michael,
Un très grand merci.
Il est de notre devoir de défendre la seule et unique légitimité dynastique des princes d’Orléans.
Nos adversaires utilisent un langage volontairement fumeux, souvent incomprehensible, pour travestir la réalité.
Il est bien que des gens comme vous s’efforcent de rétablir LA vérité au nom de l’histoire. Continuez dans ce sens.
Bien a vous,
Charles
Audouin
9 septembre 2010 @ 09:39
Michaël (73,75,76)
Du pathos indigeste de ce M.Poulon qui mélange plusieurs sujets pour occulter l’essentiel, je ne détacherai qu’une phrase. Elle résume assez bien tout le procès.
« Le comte de Clermont étant demandeur en usurpation de titre contre le duc de Cadix, écrit M.Poulon, le Tribunal ne pouvait que lui poser la seule question: est-ce que vous prouvez que vous détenez le titre de duc d’Anjou ou que vous ou votre famille avez des droits sur lui? »
Le TGI puis la Cour ont répondu que M.d’Orléans était incapable d’apporter cette preuve et que, dès lors, il n’était pas fondé à leur demander qu’ils fassent défense au duc d’Anjou de porter ce titre.
Désolé, cher Monsieur, le dernier mot reste à la Justice,le reste n’est qu’interprétations hasardeuses.
Audouin
Nemausus
9 septembre 2010 @ 10:07
les messages 73 et suivant du même auteur tentent de faire croire que la justice française s’est prononcée en faveur des Orléans.
Mais bien au contraire en lisant correctement on s’aperçoit que la justice n’a pas voulu se prononcer sur le droit à l’usage du titre de Duc d’Anjou afin de n’avoir pas à se prononcer sur les droits au trône de France entre les 2 branches, nonobstant les prises de positions sans aucune valeur juridique des présidents de la république.
Et l’auteur de ces messages rappelle, malgré lui très certainement, que les armoiries étant protégées comme les noms patronymiques, le prince Louis Alphonse serait donc en droit, en qualité d’aîné de la maison de Bourbon et donc chef de famille, à poursuivre pour usurpation des pleines armes les cadets d’Orléans. (cf mon message 79).
Quant aux titres de Duc d’Anjou, de Bourgogne et de Berry portés par les princes aînés, ils sont autant des titres de courtoisie que ceux de comte de Paris, duc de France, de Vendôme, d’Angoulême, comte d’Evreux et de La Marche portés par les Orléans et tout autant non vérifiables par le Sceaux de France. L’attribution du même titre de Duc d’Anjou au prince Charles Philippe d’Orléans étant tout simplement ridicule et profondément mesquin et petit !
Mais cette polémique ne doit pas enlever aux partisans de la branche aînée de la maison de Bourbon la joie de la naissance/baptême des 2 princes supplémentaires à la branche aînée.
Comme dirait l’autre, « Espérance » pour d’autres princes pour les Ducs d’Anjou LOL.
Audouin
9 septembre 2010 @ 11:06
Ouinou (78)
Chère professeur Ouinou, vous me décevez! Avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi de vous signaler que vous vous êtes « plantée »! A vous qui adorez administrer des leçons de conjugaison, en voilà une que je ne résiste pas au plaisir de vous dédier.
La concordance des temps, chère Madame, commande que le plus-que-parfait de l’indicatif dans la principale (temps que vous avez employé) soit suivi du plus-que-parfait du subjonctif dans la subordonnée.
Dans le cas qui nous occupe, il eût fallu dire:
» Audouin, j’avais apprécié que vous EUSSIEZ CORRIGE mon erreur. » Et non « corrigeassiez »…
Comme vous le remarquiez dans votre message n°45, l’usage du subjonctif au passé est effectivement très « casse-gueule. » La preuve!
Vous allez me dire que vous avez volontairement commis cette faute pour le plaisir de me faire réagir. Voilà qui est fait.
Cordialement.
Audouin
Padraig
9 septembre 2010 @ 12:10
Merci à Michael pour cette mise au point, mais les défenseurs de cette branche espagnole non dynaste même dans son pays, continuera en toute mauvaise foi d’embrouiller volontairement les pistes.
L’actualité récente : le baptême des 2 petits Borbon y Martinez Bordiu montre s’il en était encore besoin l’hispanité parfaitement (et de plus en plus) assumée par cette famille qui est isolée des familles royales ; ce dernier point étant illustré par la personnalité des invités et des parrain et marraine.
R-N
9 septembre 2010 @ 12:40
Charles(83) La légitimité ne peut être du côté des Orléans pour les raisons que vous savez, qui sont leur connivence avec le système. Pour ce qui est du fumeux, certains de leurs partisans sur ce site, et leur contradictions et paroles uniquement posées pour contredire les nôtres ne plaident pas en faveur de cette famille qui n’intéresse pas les Français malgré ce qu’on voudrait faire croire.
Vous même, ne cherchez-vous pas à travestir la réalité, en jouant comme vous l’avez fait souvent, sur le mot de légitimisme ? Le Légitimisme existe, il ne fait que grandir, et les tenants de conceptions poussiéreuses n’y pourront rien !
R-N
9 septembre 2010 @ 12:41
Bonjour Charlanges (74) Ce que vous dites est bien ce que j’ai dit, plus haut et les autres fois, et il n’y a pas contradiction !
Le protocole espagnol refuse tout simplement au Prince Louis ce à quoi il droit. J’ai ma propre idée sur la question et je vais vous la dire puisque je l’avais déjà donnée chez moi : je pense que s’il attribue à Louis l’appellation d’Excellence au lieu d’Altesse royale, c’est certainement parce qu’il y a été incité par le Palais. Mais légalement, ça ne change rien. Il est possible aussi que l’on n’accepte pas à la Casa Real, un titre même légal, en raison de sa provenance (Franco). Le rejet demeure vif.
Ce cas n’est cependant pas le premier en Espagne.
Michael
9 septembre 2010 @ 12:46
C’est amusant de voir comment les petits Audoin et Nemausus ripostent aux commentaires. les Bourbon d’Espagne ne sont pas plus en mesure de prouver l’appartenance des titres à chacun que les Orléans. pour la simple raison que la dernière collation du titre de Duc d’Anjou a été faite sous l’Ancien-Régime à un prince qui n’a pas eu de descendance. Selon le droit français, les collatéraux ne peuvent pas réclamer l’usage régulier d’un titre (je sais les hispano-blanquistes vont me reprendre sur ces termes, mais les gens sensés comprendront). Donc comme aucune des parties n’est capable de prouver la propriété du titre, sa gestion ne relève que du domaine privé et du bon sens de l’Histoire.
A ce propos, j’ai relu hier soir l’ouvrage de Vincent Meylan, contre enquête sur le comte de Paris, il y publie une lettre de dom Jaime de Borbon duc de Ségovie (grand-père de Luis-Alfonso). Croyez moi j’ai bien ri…