Née au Palais du Pardo, on la voyait reine d’Espagne, d’autres reine de France et pourtant Carmen Martinez-Bordiu qui a connu une trajectoire de vie pas comme les autres, a toujours mené son chemin comme bon lui semblait en tant que femme libre comme elle se définit elle-même, ne tenant pas compte de ce que l’on pourrait penser de ses choix mais les assumant sans regret. Retour sur une destinée à rebondissements. C’est au Palais du Pardo que Maria del Carmen Martinez-Bordiu y Franco voit le jour le 26 février 1951. Elle est le premier enfant de Cristobal Martinez-Bordiu, marquis de Villaverde et de Carmen Franco Polo, fille unique du Général Franco qui règne à cette époque en maître sur l’Espagne.
Carmen est la petite prunelle de sa grand-mère Carmen Polo. La famille s’agrandit avec les naissances de Mariola (1952), Francisco (1954) qui porte le patronyme de Franco, Maria del Mar (1956), Cristobal (1958), Arantxa (1962) et Jaime (1964). Les deux derniers enfants du marquis et de la marquise de Villaverde deviendront amis en raison de leur même âge avec Felipe, Elena et Cristina, enfants de Juan Carlos et Sophie d’Espagne.
Les magazines espagnols mettent alors à leur une les grands événements de la famille Franco. Carmen en particulier en tant qu’aînée est au coeur de l’actualité lors de sa communion, de ses anniversaires. Elle étudie en anglais dans un internat et reçoit une éducation raffinée. Sa grand-mère maternelle se met à rêver d’un destin royal pour elle. On la surnomme aussi la « nietissima » (la « petite-fillissime »).
Jolie jeune femme, elle fait chavirer le coeur d’Alphonse de Bourbon, fils de l’infant Jaime et d’Emmanuelle de Dampierre, cousin de Juan Carlos d’Espagne. L’annonce des fiançailles est une joie immense pour l’épouse du général Franco qui veille aux moindres détails des cérémonies et qui offre un somptueux diadème d’émeraudes et diamants à sa petite-fille adorée.
Vêtue par Balenciaga, Carmen Martinez-Bordiu est royale lors de son mariage célébré le 8 mars 1972 en la chapelle du Palais du Pardo. 15 ans séparent les époux. Plus tard, Carmen racontera qu’elle avait été charmée par Alphonse de Bourbon et qu’elle voyait aussi une belle perspective de voler désormais de ses propres ailes en se mariant.
On prêta alors au Général Franco l’intention de laisser sa succession à son petit-fils par alliance au détriment de Juan Carlos. C’est une époque pesante au sein de la famille d’Espagne entre rumeurs et spéculations. Le duc et la duchesse de Cadix vivent au début de leur union à Stockholm où Alphonse est ambassadeur. Ils deviendront des proches du roi Carl Gustav de Suède et de Silvia Sommerlath avec qui il a débuté une relation qui se terminera par un mariage en 1976.
Le duc et la duchesse de Cadix ont eu deux enfants : Francisco/François en 1972 et Louis Alphonse/Luis Alfonso en 1974. En 1975, le Général Franco décède au terme d’une longue agonie. C’est une page de l’histoire de sa vie familiale qui se tourne irrémédiablement pour Carmen Martinez-Bordiu. En pleurs, elle quitte pour toujours le Palais du Pardo aux côtés de sa grand-mère et de sa mère. Franco a laissé des dispositions claires : son successeur sera Juan Carlos, fils du comte de Barcelone. Il avait d’ailleurs chargé sa fille Carmen, marquise de Villaverde de conserver des écrits en attestant si des contestations devaient avoir lieu. Carmen Franco les remit à Juan Carlos. Le souverain lui en fut très reconnaissant et la titra duchesse de Franco.
En 1979, le duc et la duchesse se séparent. Carmen prend la direction de Paris sans ses enfants dont elle n’obtient pas la garde puisque c’est elle qui a franchi le pas dans une Espagne alors encore très conservatrice. Elle a en effet trouvé le bonheur auprès d’un prestigieux antiquaire Jean-Marie Rossi, divorcé et père de trois enfants.
Carmen Martinez-Bordiu garde malgré tout le contact avec sa grand-mère malgré l’ampleur du scandale. Son ex-belle-mère la duchesse de Ségovie lui vouera un très profond ressentiment.
En 1984, le duc d’Anjou et de Cadix est sur la route du ski avec ses deux fils et leur gouvernante. La mauvaise météo provoque un accident avec un camion. Le jeune François âgé de 12 ans y perd la vie. Le duc plongé dans un premier temps dans le coma, mettra des mois à se remettre tandis que Louis Alphonse utilisera des béquilles pendants des semaines. C’est une épreuve terrible pour Carmen qui peut compter sur le soutien de sa famille et à nouveau de son père le marquis de Villaverde qui ne lui adressait plus la parole depuis sa séparation.
Remariée civilement à Jean-Marie Rossi, Carmen donne le jour en 1985 à une fille prénommée Cynthia avec laquelle elle voyage régulièrement à Madrid pour qu’elle puisse voir son arrière-grand-mère.
Un nouveau drame va frapper la famille. Pendant des vacances, Louis Alphonse et l’une des filles de Jean-Marie Rossi, Mathilde font du bateau. La jeune fille est tuée par l’hélice de celui-ci. Une nouvelle perte d’un enfant qui soude beaucoup le couple.
Antiquaire de renom avec sa boutique Aveline, Jean-Marie Rossi assiste aux soirées les plus élégantes de Paris. Carmen travaille alors comme collaboratrice de mode et suit avec attention les défilés, devenant amie de plusieurs couturiers dont Ungaro. Elle prête régulièrement comme actuellement à Salamanque ou l’an dernier au musée Thyssen lors de l’exposition Givenchy, des tenues Haute Couture.
Au décès en 1989 du duc d’Anjou et de Cadix au Colorado, Carmen propose à son fils Louis de venir s’installer auprès d’elle à Paris. Le jeune homme très marqué par ce nouveau coup du destin, n’est pas enthousiaste. Carmen qui a toujours souhaité le meilleur pour lui, lui propose un pacte : il vient essayer quelques temps. Il est inscrit dans un très prestigieux collège de Passy mais au bout de quelques jours, Louis demande à réintégrer le lycée français de Madrid et à pouvoir désormais vivre auprès de ses grands-parents maternels le marquis et la marquise de Villaverdre qui l’entourent de toute leur affection, de même que son oncle Jaime Martinez-Bordiu.
Comment Carmen Martinez-Bordiu prit elle la chose ? Avec résignation mais probablement aussi avec la bonne dose de philosophie qui a toujours été la sienne. En 1995, elle se sépare puis divorce de Jean-Marie Rossi avec qui elle a gardé toutefois d’excellentes relations. Leur fille qui est diplômée en droit français et espagnol est aujourd’hui une artiste reconnue dans le domaine du street art. Carmen va vivre pendant près de 10 ans avec l’homme d’affaires italien Roberto Federici(ancien compagnon de la princesse Ira de Fürstenberg) avec lequel elle effectue des voyages aux quatre coins du monde. Elle vit à ce moment-là entre Paris où sa fille est scolarisée, Madrid pour voir son fils et sa famille, Séville où elle a acheté une maison et Palma de Majorque l’été.
Novembre 2004 dans l’élégant cadre d’un complexe hôtelier de luxe à La Romana en République dominicaine, Carmen conduit son fils le prince Louis de Bourbon à l’autel. Il épouse Margarita Vargas, fille d’un des hommes les plus riches du Vénézuela. La famille de la mariée avec qui Carmen s’entend très rapidement à la perfection (la famille Vargas a aussi eu la douleur de perdre un fils), veille aux moindres détails des cérémonies mais Carmen suggère à sa future belle-fille de choisir ses amis les couturiers de Séville Vittorio et Lucchino comme créateurs de sa robe de mariée. Le résultat est superbe.
Elle-même porte une tenue Haute Couture de John Galliano pour Dior qui suscite bien des commentaires.
Parmi les très nombreux invités, la famille proche et les amis dont l’archiduchesse Constanza de Habsbourg-Lorraine qui était fiancée au duc de Cadix et d’Anjou au moment de son décès et qui est restée très liée au prince Louis mais pas de membres de la famille royale espagnole. Carmen expliquera avec dépit qu’elle avait pourtant personnellement écrit à la reine Sophie d’Espagne. La seule réaction qu’elle reçut, fut un petit mot très aimable de Jaime de Marichalar alors époux de l’infante Elena.
C’est l’une des rares fois où Carmen Martinez-Bordiu laissa percer ses regrets et son amertume quant à la manière dont son fils était traité d’un point de vue familial par la Couronne d’Espagne.
A peine le mariage de son fils passé, Carmen annonce qu’elle s’est séparée de Roberto Federici (qui s’est toujours très bien entendu avec le prince Louis) mais qu’elle avait attendu la fin des réjouissances pour le confirmer publiquement.
Elle passe alors de longues périodes à Cathagena en Colombie et envisage de s’y établir. De son propre aveu, elle sombra alors dans une périoe de dépression. C’est lors d’un nouveau séjour en Espagne qu’elle fait la connaissance de José Campos, un homme d’affaires actif à Santander où elle s’installe et achète un superbe appartement avec vue sur l’Océan.
José Campos est bien loin du style de Jean-Marie Rossi et Roberto Federici. La presse espagnole n’est pas tendre et raille le nouveau couple. Mais Carmen se déclare heureuse. Elle aime cette vie simple à Santander, leurs sorties en mer ou encore les week-ends dans une petite cabane à la montagne.
Elle l’épouse religieusement en juin 2006 vêtue comme à l’époque de l’Empire. Son fils n’assiste pas à la noce. Il faudra attendre la naissance de la princesse Eugénie, premier petit-enfant de Carmen et son baptême à Paris pour que José Campos intègre le cercle familial. Pendant la durée de son union, il se montrera toujours un « grand-père » très attentionné pour Eugénie, Louis et Alphonse.
En 2013, Carmen Martinez-Bordiu tourne une nouvelle page de sa vie. Elle quitte José Campos du jour au lendemain selon les dires de l’intéressé. Elle met en vente son appartement de Santander et entre en litige pour récupérer des biens communs comme leur bateau. Entre temps, Carmen a rencontré Luis Miguel Rodriguez dit « Luismi », un important homme d’affaires actif dans la ferraille.
Carmen s’installe à Madrid dans l’élégant quartier de Salamanque où elle croise régulièrement son ami Jaime de Marichalar, ex-époux de l’infante Elena. Elle est aussi désormais géographiquement plus proche de son fils, de sa belle-fille et de ses petits-enfants. Même si elle a laissé entendre dans une interview que ses petits-enfants ne dorment jamais chez elle, elle aime les accompagner au parc, à des spectacles musicaux. Elle accompagne aussi sa belle-fille la princesse Marie Marguerite lorsque celle-ci fait de la compétition hippique en Espagne.
Il lui arrive de se joindre à son fils lors de certaines de ses activités monarchistes, étant surtout présente pour veiller sur la princesse Eugénie et les ducs de Bourgogne et de Berry. Malgré l’inimitié entre elles, Carmen est présente lors des funérailles de son ex-belle-mère la duchesse de Ségovie afin de soutenir son fils très affecté. C’est cela aussi l’esprit de Carmen Martinez-Bordiu, pouvoir mettre de côté ses sentiments pour épauler son fils.
Passionnée de tauromachie, elle est présente lors des plus importantes corridas. Elle participe avec un certain succès à une émission de télévision espagnole qui est l’équivalent de « Danse avec les stars » après l’échec cuisant d’avoir essayé de mettre sur pied une troupe de danse et un spectacle. A nouveau célibataires depuis quelques mois, Carmen qui a repris une intense activité de mondanités à Madrid continue à voyager et à découvrir de nouveaux pays, ce qui est l’une de ses passions. Récemment, ce fut le sultanat d’Oman. Elle tient aujourd’hui un blog avec ses récits et photos de voyage et fait ponctuellement des interviews pour le compte du magazine Hola.
Petite-fille du général Franco, épouse du duc de Cadix et d’Anjou, mère du prince Louis dit Louis XX pour les légitimistes, Carmen Martinez-Bordiu est définitivement une femme libre, une personnalité hors normes mais à la conception de vie attachante. (Portrait dédié à Jul – Copyright photos : Hola, Vanitatis & DR)




















Patricia C
24 juillet 2015 @ 12:27
Ce que je retiendrais de ce portrait : elle prend la vie avec une bonne dose de philosophie. Il est vrai que cette femme est très particulière mais il faut admettre qu’elle a aussi eu beaucoup de coups durs et notamment la perte d’un enfant qui est la pire des choses qui puisse arriver dans une vie. je n’ai jamais compris comment Franco a pu « trahir » ainsi (en quelque sorte) sa petite fille en choisissant Juan Carlos plutôt que le prince Alfonse alors même que le père de celui-ci avait été écarté pour des raisons « psychologiques », bégaiement… (si mes souvenirs sont bons). Je reste aussi interdite et profondément déçue de la famille royale actuelle pour être aussi méprisante vis à vis de leurs cousins à qui ils doivent justement leur trône. Comment est-ce possible ? Quels sont été les négociations ou les arrangements pour en arriver à ce point ? Comment Franco a-t-il pu prendre une telle décision ? Tout cela reste énigmatique pour moi.
Jaime de Marichalar, par contre est grandi ici. Dommage qu’il ait quitté la famille royale, c’étati un personnage exemplaire d’une grande noblesse. Quelqu’un a-t-il des explications à me fournir ?
Sigismond
26 juillet 2015 @ 19:26
Le duc de Ségovie n’avait pas été floué du trône d’Espagne pour des raisons psychologiques (à moins que vous ne vouliez parler de la psychologie d’Alphonse XIII, qui était sous l’influence de sa camarilla) ni pour cause de bégaiement, mais pour sa surdité qui l’aurait soi-disant empêché d’être un prétendant efficace (impossibilité de s’entretenir au téléphone avec les liders monarchistes espagnols). Des motifs farfelus, que le Prince balaya en 1949 en se déclarant héritier légitime de la couronne espagnole. Il conféra la Toison d’or à son fils aîné le duc de Cadix, qui la porta dans ses armoiries.
Gérard
26 juillet 2015 @ 21:57
Le prince put aussi être soigné et mieux entendre et il semble qu’il ait été aidé en cela par sa seconde épouse.
Gérard
26 juillet 2015 @ 22:01
Franco avait arrêté sa décision bien avant le mariage de Carmen. Il suivait les règles de la maison royale et ne voulait pas de ce côté là compliquer la mise. Mais cet homme rusé et secret voulait tenir son monde, y compris en haleine.
Tessa
24 juillet 2015 @ 14:20
Sincèrement , amis/es , si cela fait plaisir à Carmen de danser , je n’y vois aucun mal ! Quant à parler de ‘ pathétique ‘ : non , c’est inapproprié.
Il s’agit de la joie de vivre !!!
jul
25 juillet 2015 @ 08:19
Bien d’accord avec vous Tessa ! :)
Je ne vois aucun mal à danser dans une émission. « Danse avec les stars » est un beau programme d’ailleurs, qui met en valeur les personnes. Je crois que c’est en Automne. Je n’ai regardé que trois ou quatre fois mais cela m’a toujours apporté de l’émerveillement et de la joie.
bianca
24 juillet 2015 @ 14:23
Je ne connaissais pas très bien cette femme, quelle existence, quelle santé, à la lecture de sa vie, je suis « épuisée » LOL !!!
Louise-Marie
24 juillet 2015 @ 15:54
Carmen a voulu être libre, elle a fait aussi le malheurs des siens.
Son inconstance et ses amours nombreux sont le signe d’une grande instabilité.
Elle est aujourd’hui abimée et terriblement vulgaire.
Je comprends Luis qui souhaite garder ses distances avec une telle mère voyante et envahissante.
Gérard
26 juillet 2015 @ 21:55
Le malheur des siens c’est peut-être beaucoup dire. Nul n’est parfait. Le destin a été cruel pour cette famille.
Cosmo
24 juillet 2015 @ 17:28
Le laconisme de certains commentaires laisse penser que leurs auteurs restent estourbis par l’étalage de la vie de la mère de leur prétendant. Il est vrai que les rois de France ont eu des mères plus conformes à ce que l’on attendait d’elles.
Patricia C
24 juillet 2015 @ 20:15
Est-ce la mère qu’il faut regarder où la personne elle-même ? Que penser alors d’un prétendant qui fait annuler le mariage avec sa femme avec laquelle il a eu 5 enfants ? Ne croyez pas que j’ai un « parti » pris, orléaniste ou légitimiste. Je me pose la question en toute objectivité. Je ne pense pas pouvoir comparer Jean d’Orléans à son père ni Louis de Bourbon à sa mère.
Avec tout mon respect, cher Cosmo.
Cosmo
25 juillet 2015 @ 12:53
Chère Patricia C,
Je m’amusais à faire une réflexion sur le côté « médusé » de nos amis légitimistes du site.
L’annulation du mariage d’Alfonso de Bourbon, duc de Cadix, et de Carmen Martinez-Bordiu a été aussi prononcée malgré la venue au monde de deux enfants. Ils se valent donc sur ce plan là.
Amicalement
Cosmo
Patricia C
25 juillet 2015 @ 22:42
Je ne savais pas que ce mariage avait été annulé. Je vous remercie pour cette information. Peut-être que c’était le maillon manquant dans mon commentaire plus haut où je me demande pourquoi Franco avait finalement choisi Juan Carlos au détriment de Alfonso de Bourbon. Je comprends alors beaucoup mieux maintenant. Cependant, je reste un peu indignée de voir comment Louis de Bourbon est traité par la famille royale espagnole. Ce n’est pas à leur honneur.
Bon week-end à vous.
Cosmo
26 juillet 2015 @ 09:45
Patricia C,
Le prince Louis de Bourbon, et avant lui son père, en prenant une position en France contreviennent aux principe de l’établissement des Bourbons en Espagne, savoir la renonciation de Philippe V à ses droits au trône de France en 1713.
Le faire-part de mariage du prince contenait le titre de duc d’Anjou et cela la Famille Royale ne pouvait l’accepter et personne n’est allé à son mariage.
En rétablissant la monarchie en 1953, Franco ne voulait pas créer une nouvelle scission. Son choix respectait tout simplement l’ordre établi par Alphonse XIII, suite à la renonciation du duc de Ségovie à ses droits au trône d’Espagne. Renonciation un peu forcée, il faut l’avouer.
Il est probable que le choix du Caudillo ne fut pas du goût de sa famille et de son « petit-gendre » et encore moins de Dona Emmanuella. Mais ni les Franco, ni le duc de Cadix n’exprimèrent un mécontentement en public.
Bon dimanche
Cosmo
Patricia C
26 juillet 2015 @ 18:22
Je vous remercie pour ces précisions mais ce qui me gêne un peu, c’est « la renonciation un peu forcée » du duc de Ségovie. Une certane justice aurait pu être rendue à l’occasion de la succession de Franco (en France comme en Espagne, un consentement ne doit pas être vicié et la violence morale est un vice, l’abus de faiblesse en fait partie pour simplifier). Il est vrai que jouer ensuite sur l’idée selon laquelle « si on n’a pas le trône d’Espagne, on va essayer de revendiquer le trône de France » est aussi répréhensible. Voici beaucoup d’encre pour un trône qui reste virtuel !
Amicalement,
Cosmo
26 juillet 2015 @ 21:30
Patricia,
La réalité fut que, le duc de Ségovie étant handicapé, on l’obligea à renoncer. Aurait-il accepté que son fils, le duc de Cadix, devienne roi d’Espagne à sa place ? Pas sûr, car il fit payer trois fois sa renonciation.
Le comte de Barcelone, père de Juan-Carlos, s’inclina à l’avènement de son fils, sans faire de vagues.
C’est la différence de caractère entre les deux frères qui inclina, peut-être, Franco à choisir la branche cadette, celle que le roi Alphonse XIII avait lui-même choisi pour lui succéder.
C’est ce choix qui permet aujourd’hui aux légitimistes français de se faire les champions de Louis de Bourbon, au mépris du droit et du bon sens.
Mais comme vous le dites si bien…beaucoup d’encre pour pas grand chose, car si le comte de Paris a peu de chances de monter un jour sur le trône ( autrement dit, aucune), Louis de Bourbon en a encore moins ( en fait, zéro moins…).
Amicalement
Cosmo
Gérard
26 juillet 2015 @ 21:47
Le duc de Ségovie subissait un handicap physique, il était original mais il avait toute sa raison. Son mariage contrevenait de plus à la pragmatique sanction.
Patricia C
27 juillet 2015 @ 09:13
Cosmo,
Je vous remercie beaucoup pour cette discussion. Au plaisir de vous lire.
Jean Pierre
24 juillet 2015 @ 20:16
Qui connait la mère des trois et même quatre derniers rois de France. Elles ont eu le bon goût de mourir jeune. Par contre la mere du roi des français etait aussi un peu space.
Nemausus
25 juillet 2015 @ 11:41
Plus conforme ? à quoi et à qui ? Je ne pense pas que la grossièreté de Marie de Médicis, ou la sulfureuse Isabeau de Bavière soit un modèle de reines de France !
Cosmo
25 juillet 2015 @ 17:28
Nemausus, toutes griffes dehors dès que l’on se permet la moindre réflexion sur la famille de son prétendant adoré !
jo de st vic
24 juillet 2015 @ 17:32
Stella..Cayetana a été veuve 2 fois et s’est donc remariée une troisiéme fois avec A. Diez…c’était une personne attachante, aimée de tous, propriétaire du plus grand duché d Espagne, de palais et tableaux magnifiques, la duchesse d’Albe qui est toujours vénerée a Seville n’a strictement rien de commun avec Carmen ..ne melangez pas tout. J’ajoute que la duquesa a élevé ses enfants tous nes de son union avec Luis Martinez de irujo fils du duque de Sotomayor. Excusez ce long discours mais j’ai tellement « aimé » la duchesse
JAusten
24 juillet 2015 @ 18:27
dites moi donc ! Une vraie vie de papillon ! toujours en mouvement sans jamais vraiment se fixer quelque part ou avec quelqu’un au moins pour un temps certain. Les drames qui ont jalonnés sa vie y sont peut-être pour quelque chose (psycho de comptoir je l’accorde).
Une vie presque comme celle de la duchesse d’Albe sauf qu’elle n’a pas enterré tous ses maris.
jo de st vic
24 juillet 2015 @ 19:57
JAusten..je persiste, non pas une vie comme celle de la duchesse qui est restée veuve encore jeune avec 6 enfants…la duchesse était d’une toute autre « qualité », d’un tout autre charisme tout le monde l’adorait..elle était fidéle en amitié et en amour
JAusten
25 juillet 2015 @ 09:40
inutile de persister, on dit presque la même chose ; je ne parle pas du caractère de ces deux dames.
jo de st vic
25 juillet 2015 @ 10:11
D’accord….ne montez pas sur vos grands chevaux, cordialement bonne journée Jo
JAusten
25 juillet 2015 @ 18:09
Oh ça ne risque pas :-) je suis à deux de tension, il fait 42° chez moi, le jour et 35° la nuit … chuis à 2 de tension :-)
jo de st vic
26 juillet 2015 @ 10:25
Nous au contraire, il pleut et il fait 18 degré….bonne journée, il ne s’ agit bien sur et heureusement que de bavardages d’une importance trés relative …
Aramis
28 juillet 2015 @ 17:19
Les cuisses de Dame Carmen, qui fut bourbon le temps d’enfanter un petit fils de Louis XIV, sont moins séduisantes que celles que nous montra Luis Alfonso lors du marathon de Paris. Question d’âge, de contexte, de tenue et d’élégance generale…
L’histoire de dame Carmen montre qu’on peut avoir été élevé dans un milieu hyper religieux, conservateur et même réactionnaire et mener sa vie dans une direction assez contraire… les enfants conduits dans la manif pour tous ne seront pas forcément ce que leurs parents espéraient d’eux…
Cosmo
28 juillet 2015 @ 21:19
Cher Aramis,
Quel plaisir de vous lire !
Heureusement, en effet, que les enfants ne reproduisent pas toujours le schéma de leurs parents. Ce serait à désespérer de la jeunesse.
Amicalement
Cosmo
Alex
6 août 2018 @ 07:05
Attention à la dignification de cette femme et l’approche historique en Espagne. Petite fille du dictateur ayant assassiné de milliers de personnes et detruit l’ancienne république Espagnole, votre chêre Carmen à toujours utilisé son nom pour maintenir sa célébrité. Qui serait-elle sans l’héritage (financier) de son grand-père? Qui serait-elle si elle ne s’était pas marié avec un Bourbon? Personne ne parlerait d’elle.
N’oubliez pas les récentes polémiques sur la maison d’été: el paso de Meiras. Ni ses appartements hérités en plein centre de Madrid. Ni le fait qu’elle n’a jamais reconnu les malfaits de son grand-père.
Son image de femme libre provient plutôt d’une capacité financière sans limites héritée d’une dictature meutrière dont elle est petite-fille et complice. Sa célébrité provient d’une presse rose espagnole sur un pays qui à du mal à casser avec son passé…
Merci de faire attention à ce genre d’articles qui banalisent la richesse de certaines personnes. Que penseriez-vous si au lieu de s’appeler Carmen Bordiu y Franco elle s’appelerait Karmen Scholtz and Hitler et son grand-père aurait tué de millions d’Européens?