Née au Palais du Pardo, on la voyait reine d’Espagne, d’autres reine de France et pourtant Carmen Martinez-Bordiu qui a connu une trajectoire de vie pas comme les autres, a toujours mené son chemin comme bon lui semblait en tant que femme libre comme elle se définit elle-même, ne tenant pas compte de ce que l’on pourrait penser de ses choix mais les assumant sans regret. Retour sur une destinée à rebondissements. C’est au Palais du Pardo que Maria del Carmen Martinez-Bordiu y Franco voit le jour le 26 février 1951. Elle est le premier enfant de Cristobal Martinez-Bordiu, marquis de Villaverde et de Carmen Franco Polo, fille unique du Général Franco qui règne à cette époque en maître sur l’Espagne.
Carmen est la petite prunelle de sa grand-mère Carmen Polo. La famille s’agrandit avec les naissances de Mariola (1952), Francisco (1954) qui porte le patronyme de Franco, Maria del Mar (1956), Cristobal (1958), Arantxa (1962) et Jaime (1964). Les deux derniers enfants du marquis et de la marquise de Villaverde deviendront amis en raison de leur même âge avec Felipe, Elena et Cristina, enfants de Juan Carlos et Sophie d’Espagne.
Les magazines espagnols mettent alors à leur une les grands événements de la famille Franco. Carmen en particulier en tant qu’aînée est au coeur de l’actualité lors de sa communion, de ses anniversaires. Elle étudie en anglais dans un internat et reçoit une éducation raffinée. Sa grand-mère maternelle se met à rêver d’un destin royal pour elle. On la surnomme aussi la « nietissima » (la « petite-fillissime »).
Jolie jeune femme, elle fait chavirer le coeur d’Alphonse de Bourbon, fils de l’infant Jaime et d’Emmanuelle de Dampierre, cousin de Juan Carlos d’Espagne. L’annonce des fiançailles est une joie immense pour l’épouse du général Franco qui veille aux moindres détails des cérémonies et qui offre un somptueux diadème d’émeraudes et diamants à sa petite-fille adorée.
Vêtue par Balenciaga, Carmen Martinez-Bordiu est royale lors de son mariage célébré le 8 mars 1972 en la chapelle du Palais du Pardo. 15 ans séparent les époux. Plus tard, Carmen racontera qu’elle avait été charmée par Alphonse de Bourbon et qu’elle voyait aussi une belle perspective de voler désormais de ses propres ailes en se mariant.
On prêta alors au Général Franco l’intention de laisser sa succession à son petit-fils par alliance au détriment de Juan Carlos. C’est une époque pesante au sein de la famille d’Espagne entre rumeurs et spéculations. Le duc et la duchesse de Cadix vivent au début de leur union à Stockholm où Alphonse est ambassadeur. Ils deviendront des proches du roi Carl Gustav de Suède et de Silvia Sommerlath avec qui il a débuté une relation qui se terminera par un mariage en 1976.
Le duc et la duchesse de Cadix ont eu deux enfants : Francisco/François en 1972 et Louis Alphonse/Luis Alfonso en 1974. En 1975, le Général Franco décède au terme d’une longue agonie. C’est une page de l’histoire de sa vie familiale qui se tourne irrémédiablement pour Carmen Martinez-Bordiu. En pleurs, elle quitte pour toujours le Palais du Pardo aux côtés de sa grand-mère et de sa mère. Franco a laissé des dispositions claires : son successeur sera Juan Carlos, fils du comte de Barcelone. Il avait d’ailleurs chargé sa fille Carmen, marquise de Villaverde de conserver des écrits en attestant si des contestations devaient avoir lieu. Carmen Franco les remit à Juan Carlos. Le souverain lui en fut très reconnaissant et la titra duchesse de Franco.
En 1979, le duc et la duchesse se séparent. Carmen prend la direction de Paris sans ses enfants dont elle n’obtient pas la garde puisque c’est elle qui a franchi le pas dans une Espagne alors encore très conservatrice. Elle a en effet trouvé le bonheur auprès d’un prestigieux antiquaire Jean-Marie Rossi, divorcé et père de trois enfants.
Carmen Martinez-Bordiu garde malgré tout le contact avec sa grand-mère malgré l’ampleur du scandale. Son ex-belle-mère la duchesse de Ségovie lui vouera un très profond ressentiment.
En 1984, le duc d’Anjou et de Cadix est sur la route du ski avec ses deux fils et leur gouvernante. La mauvaise météo provoque un accident avec un camion. Le jeune François âgé de 12 ans y perd la vie. Le duc plongé dans un premier temps dans le coma, mettra des mois à se remettre tandis que Louis Alphonse utilisera des béquilles pendants des semaines. C’est une épreuve terrible pour Carmen qui peut compter sur le soutien de sa famille et à nouveau de son père le marquis de Villaverde qui ne lui adressait plus la parole depuis sa séparation.
Remariée civilement à Jean-Marie Rossi, Carmen donne le jour en 1985 à une fille prénommée Cynthia avec laquelle elle voyage régulièrement à Madrid pour qu’elle puisse voir son arrière-grand-mère.
Un nouveau drame va frapper la famille. Pendant des vacances, Louis Alphonse et l’une des filles de Jean-Marie Rossi, Mathilde font du bateau. La jeune fille est tuée par l’hélice de celui-ci. Une nouvelle perte d’un enfant qui soude beaucoup le couple.
Antiquaire de renom avec sa boutique Aveline, Jean-Marie Rossi assiste aux soirées les plus élégantes de Paris. Carmen travaille alors comme collaboratrice de mode et suit avec attention les défilés, devenant amie de plusieurs couturiers dont Ungaro. Elle prête régulièrement comme actuellement à Salamanque ou l’an dernier au musée Thyssen lors de l’exposition Givenchy, des tenues Haute Couture.
Au décès en 1989 du duc d’Anjou et de Cadix au Colorado, Carmen propose à son fils Louis de venir s’installer auprès d’elle à Paris. Le jeune homme très marqué par ce nouveau coup du destin, n’est pas enthousiaste. Carmen qui a toujours souhaité le meilleur pour lui, lui propose un pacte : il vient essayer quelques temps. Il est inscrit dans un très prestigieux collège de Passy mais au bout de quelques jours, Louis demande à réintégrer le lycée français de Madrid et à pouvoir désormais vivre auprès de ses grands-parents maternels le marquis et la marquise de Villaverdre qui l’entourent de toute leur affection, de même que son oncle Jaime Martinez-Bordiu.
Comment Carmen Martinez-Bordiu prit elle la chose ? Avec résignation mais probablement aussi avec la bonne dose de philosophie qui a toujours été la sienne. En 1995, elle se sépare puis divorce de Jean-Marie Rossi avec qui elle a gardé toutefois d’excellentes relations. Leur fille qui est diplômée en droit français et espagnol est aujourd’hui une artiste reconnue dans le domaine du street art. Carmen va vivre pendant près de 10 ans avec l’homme d’affaires italien Roberto Federici(ancien compagnon de la princesse Ira de Fürstenberg) avec lequel elle effectue des voyages aux quatre coins du monde. Elle vit à ce moment-là entre Paris où sa fille est scolarisée, Madrid pour voir son fils et sa famille, Séville où elle a acheté une maison et Palma de Majorque l’été.
Novembre 2004 dans l’élégant cadre d’un complexe hôtelier de luxe à La Romana en République dominicaine, Carmen conduit son fils le prince Louis de Bourbon à l’autel. Il épouse Margarita Vargas, fille d’un des hommes les plus riches du Vénézuela. La famille de la mariée avec qui Carmen s’entend très rapidement à la perfection (la famille Vargas a aussi eu la douleur de perdre un fils), veille aux moindres détails des cérémonies mais Carmen suggère à sa future belle-fille de choisir ses amis les couturiers de Séville Vittorio et Lucchino comme créateurs de sa robe de mariée. Le résultat est superbe.
Elle-même porte une tenue Haute Couture de John Galliano pour Dior qui suscite bien des commentaires.
Parmi les très nombreux invités, la famille proche et les amis dont l’archiduchesse Constanza de Habsbourg-Lorraine qui était fiancée au duc de Cadix et d’Anjou au moment de son décès et qui est restée très liée au prince Louis mais pas de membres de la famille royale espagnole. Carmen expliquera avec dépit qu’elle avait pourtant personnellement écrit à la reine Sophie d’Espagne. La seule réaction qu’elle reçut, fut un petit mot très aimable de Jaime de Marichalar alors époux de l’infante Elena.
C’est l’une des rares fois où Carmen Martinez-Bordiu laissa percer ses regrets et son amertume quant à la manière dont son fils était traité d’un point de vue familial par la Couronne d’Espagne.
A peine le mariage de son fils passé, Carmen annonce qu’elle s’est séparée de Roberto Federici (qui s’est toujours très bien entendu avec le prince Louis) mais qu’elle avait attendu la fin des réjouissances pour le confirmer publiquement.
Elle passe alors de longues périodes à Cathagena en Colombie et envisage de s’y établir. De son propre aveu, elle sombra alors dans une périoe de dépression. C’est lors d’un nouveau séjour en Espagne qu’elle fait la connaissance de José Campos, un homme d’affaires actif à Santander où elle s’installe et achète un superbe appartement avec vue sur l’Océan.
José Campos est bien loin du style de Jean-Marie Rossi et Roberto Federici. La presse espagnole n’est pas tendre et raille le nouveau couple. Mais Carmen se déclare heureuse. Elle aime cette vie simple à Santander, leurs sorties en mer ou encore les week-ends dans une petite cabane à la montagne.
Elle l’épouse religieusement en juin 2006 vêtue comme à l’époque de l’Empire. Son fils n’assiste pas à la noce. Il faudra attendre la naissance de la princesse Eugénie, premier petit-enfant de Carmen et son baptême à Paris pour que José Campos intègre le cercle familial. Pendant la durée de son union, il se montrera toujours un « grand-père » très attentionné pour Eugénie, Louis et Alphonse.
En 2013, Carmen Martinez-Bordiu tourne une nouvelle page de sa vie. Elle quitte José Campos du jour au lendemain selon les dires de l’intéressé. Elle met en vente son appartement de Santander et entre en litige pour récupérer des biens communs comme leur bateau. Entre temps, Carmen a rencontré Luis Miguel Rodriguez dit « Luismi », un important homme d’affaires actif dans la ferraille.
Carmen s’installe à Madrid dans l’élégant quartier de Salamanque où elle croise régulièrement son ami Jaime de Marichalar, ex-époux de l’infante Elena. Elle est aussi désormais géographiquement plus proche de son fils, de sa belle-fille et de ses petits-enfants. Même si elle a laissé entendre dans une interview que ses petits-enfants ne dorment jamais chez elle, elle aime les accompagner au parc, à des spectacles musicaux. Elle accompagne aussi sa belle-fille la princesse Marie Marguerite lorsque celle-ci fait de la compétition hippique en Espagne.
Il lui arrive de se joindre à son fils lors de certaines de ses activités monarchistes, étant surtout présente pour veiller sur la princesse Eugénie et les ducs de Bourgogne et de Berry. Malgré l’inimitié entre elles, Carmen est présente lors des funérailles de son ex-belle-mère la duchesse de Ségovie afin de soutenir son fils très affecté. C’est cela aussi l’esprit de Carmen Martinez-Bordiu, pouvoir mettre de côté ses sentiments pour épauler son fils.
Passionnée de tauromachie, elle est présente lors des plus importantes corridas. Elle participe avec un certain succès à une émission de télévision espagnole qui est l’équivalent de « Danse avec les stars » après l’échec cuisant d’avoir essayé de mettre sur pied une troupe de danse et un spectacle. A nouveau célibataires depuis quelques mois, Carmen qui a repris une intense activité de mondanités à Madrid continue à voyager et à découvrir de nouveaux pays, ce qui est l’une de ses passions. Récemment, ce fut le sultanat d’Oman. Elle tient aujourd’hui un blog avec ses récits et photos de voyage et fait ponctuellement des interviews pour le compte du magazine Hola.
Petite-fille du général Franco, épouse du duc de Cadix et d’Anjou, mère du prince Louis dit Louis XX pour les légitimistes, Carmen Martinez-Bordiu est définitivement une femme libre, une personnalité hors normes mais à la conception de vie attachante. (Portrait dédié à Jul – Copyright photos : Hola, Vanitatis & DR)




















Vassili
23 juillet 2015 @ 05:59
Elle formait avec le prince Alphonse un tres beau couple. Les photos du mariage sont magnifiques.
Sigismond
23 juillet 2015 @ 06:12
Merci pour cet intéressant portrait très détaillé de Mme Martinez-Bordiu. Belle photo du duc d’Anjou et de Ségovie, portant les colliers des ordres du Saint-Esprit et de la Toison d’or. On peut préciser que LL.AA.RR. le duc de Séville et son frère le prince Alphonse, étaient présents au mariage du prince Louis en 2004. Ce qui relativise grandement l’absence de la branche intermédiaire.
Gérard
23 juillet 2015 @ 11:38
« La branche intermédiaire »…
aubert
24 juillet 2015 @ 09:28
pour ma part je comprends qu’il s’agit de la branche qui règne aujourd’hui en Espagne et qui régnait lors de ce mariage. Si je pense bien, le commentaire de Sigismond ne manque pas d’une hauteur snobinissime.
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:05
En effet !
jul
25 juillet 2015 @ 07:54
J’apprécie le ton du message de Sigismond.
Cette distance est un juste retour des choses pour parler de l’affaire dont il est question.
Gérard
26 juillet 2015 @ 22:26
L’aînesse vous dis-je ! L’aînesse !
Lucie B.
23 juillet 2015 @ 06:24
Pour ma part le personnage ne m’intéresse pas mais on peut lui jeter des pierres comme on le voit à chaque fois que l’on parle du duc d’Anjou, il n’en reste pas moins que sa vie, même dorée, a été jalonnée de drames. Elle a eu au moins un talent c’est d’avoir bien choisi ses premiers maris et elle a vécu comme elle l’entendait ; après tout elle n’a fait de mal à personne si ce n’est choquer certains, et alors ?
jul
25 juillet 2015 @ 08:23
Tout à fait d’accord !
gouline
23 juillet 2015 @ 06:26
Merci pour ce portrait.
clementine1
23 juillet 2015 @ 06:27
je me répète : sur son lit de mort elle accordera une interview à Holà.
limaya
23 juillet 2015 @ 06:30
J’en entendais beaucoup parlé par certains d’entre vous , mais ne mettais jamais intéressée au personnage. Ne suis pas déçue ,quel parcours ! ! ! et surtout quelle belle femme dans ses débuts , maintenant un peu de réserve serait souhaitable…enfin mon avis. Merci Regine
limaya
23 juillet 2015 @ 10:37
Rectifiez « parler » bien sûr
Corsica
23 juillet 2015 @ 06:42
C’est Zeugma qui va être content ! Après avoir lu cet article, je me demande si Madame Martinez-Bordiu est une femme libre qui a décidé de sa vie à une époque où cela ne se faisait pas ou plus prosaïquement une éternelle petite fille gâtée et adulée qui n’en fait qu’à sa tête ? Les dernières photos ont quelque chose de pathét
patricio
23 juillet 2015 @ 11:30
Je penche plutôt pour la deuxième hypothèse (comme beaucoup en Espagne d’ailleurs !)
amitiés
patricio
Corsica
24 juillet 2015 @ 00:12
Patricio, merci d’avoir donné votre éclairage et comme toujours il est apprécié . Cordialement .
Milena K
26 juillet 2015 @ 01:14
Je suis également de votre avis,Patricio,sans nier le fait qu’elle a connu ce qu’il y a de plus abominable:la perte d’un enfant.
Numérobis
23 juillet 2015 @ 11:51
Je pense que vous êtes dans le vrai, Corsica!
Valérie R.
23 juillet 2015 @ 11:52
Et oui, la liberté à l’extrême signifie aussi la solitude et l’égoïsme par l’incapacité à vraiment rencontrer l’autre.
Gibbs
26 juillet 2015 @ 08:55
Corsica,
Je penche pour votre version.
L’avant-dernière photo est pathétique.
Cordialement,
Merci Patricio !
Amitiés
marielouise
23 juillet 2015 @ 07:03
Elle fut une jeune femme magnifique,une fiancée merveilleuse,avec sa robe rose et surtout elle forma un très beau couple avec le prince de Bourbon!
Leurs fils étaient d’une grande beauté…
Que drames ensuite!
J’ai adoré cette jeune femme à ses débuts,son élégance et sa beauté……elle a vieilli plus vulgairement!
jo de st vic
23 juillet 2015 @ 07:16
Je n’ai pas a porter de jugement, cette trés belle femme n’a pas eu une vie de bonheur, beaucoup de tragédies, la mort d’un enfant…elle me fait un peu penser a Ira de Furstenberg…Effectivement les photos du mariage sont très belles
Corsica
23 juillet 2015 @ 08:02
Désolée, le message est parti trop vite : les dernières photos ont quelque chose de pathétique .
septentrion
23 juillet 2015 @ 08:03
Bonjour,
Des bonheurs et des drames! Elle a tellement fait la Une des journaux espagnols.
S’est-elle mariée par choix avec Alphonse de Bourbon? Elle s’ était mariée la même année que Maria da Gloria d’Orléans-Bragance.
Numérobis
23 juillet 2015 @ 11:53
J’ai toujours eu le sentment que son premier mariage n’était pas un mariage d’amour…
Nania
24 juillet 2015 @ 15:51
Ou peut-être elle était trop jeune ( 21 ans) pour se marier avec un homme (36 ans) de caractère un peu triste…..
lorena
23 juillet 2015 @ 08:22
Une vie riche et passionnante pour une femme amoureuse de la vie et qui le lui a bien rendu…
Lisabé
23 juillet 2015 @ 08:29
Ce reportage captivant m’apporte sincèrement beaucoup….En fait,j’y apprends même TOUT sur la chère « Reine Carmen » de notre Zeugma et sur sa famille…
Je ne me lancerai pas dans la mêlée,mais je dois avouer que je trouve la destinée extraordinaire de cette superbe jeune femme absolument en symbiose avec ce que l’on devine de sa personnalité….
Elle formait une famille magnifique avec le Duc de Cadix.
Une incroyable pasionaria de sa propre vie qui a dû affronter de bien terribles combats dans l’adversité.
Dommage qu’elle soit admirative de tauromachie,ce qui fait pâlir mon admiration pour elle.Mes convictions m’obligent à le déplorer,même si pour certains,j’en suis bien consciente,elles peuvent apparaître secondaires.Pour moi,elles sont primordiales…Cela fait partie des cordes douloureusement vibrantes de ma vie.J’ai du concéder à bien des reniements,mais celui-là serait le dernier.
Carmen,en fait,me fait penser à un torero,toujours en action,toujours en passion,parfois en déraison,et se jetant à corps perdu dans de tragiques impulsions.
Un personnage éclatant et sans fadeur,elle-même consumée par les brasiers de son coeur,et qui,sans doute,en conclusion d’une existence aussi dramatique qu’une corrida,sera son propre matador.
bl-r
23 juillet 2015 @ 08:34
La nieta del dictador.
aubert
23 juillet 2015 @ 12:08
Le général du Franco était en effet un dictateur, nul ne le nie et chacun peut le lui reprocher…et un dictateur catholique.
On peut toutefois constater que la vie de sa petite-fille ne semble pas beaucoup s’en inspirer. Tant mieux. Mais donc ne lui faisons pas porter le chapeau.
Lisabé
24 juillet 2015 @ 08:48
Chapeau,Aubert! ;-)
Valérie R.
23 juillet 2015 @ 08:38
Quelle vie mouvementée et libre :-) Espérons maintenant seulement qu’elle ne finisse pas ses jours dans la solitude.
septentrion
24 juillet 2015 @ 08:40
Bonjour Valérie R,
Je rejoins vos deux commentaires.
La mort de son fils et l’éloignement relatif de Luis-Alfonso doivent être des blessures profondes dans son coeur. Tout ce mouvement pour ne pas y penser, ne pas se retourner.
Cdt,
Louise-Marie
24 juillet 2015 @ 15:59
Luis Alfonso n’est resté que quelques jours chez sa mère à Paris et cela est loin d’être anondin.
Marnie
23 juillet 2015 @ 08:54
Merci pour cet intéressant portrait d’une femme que je connaissais très peu.
Zeugma
23 juillet 2015 @ 09:01
Un grand merci à « Noblesse & royautés » – à Régine – pour ce beau reportage sur la reine mère Carmen.
Roch
23 juillet 2015 @ 09:05
Mon Dieu, quelle vie de frivolité !
Quant au chirurgien esthétique, il n’est certainement pas à recommander.
clement
23 juillet 2015 @ 09:09
quelle santé !!!
jul
23 juillet 2015 @ 09:32
Chère Régine, un grand merci pour ce portrait ! C’est une excellente surprise que beaucoup de lecteurs de votre site apprécieront et pas seulement des légitimistes :). Il ne fallait pas me dédicacer l’article ^^
Vous avez su retracer la vie de la Mère du Prince avec les mots justes. Votre conclusion est parfaite : « une femme libre, une personnalité hors normes mais à la conception de vie attachante. »
J’aime beaucoup les photos anciennes mais celle ouvrant l’article m’a tout de suite emballé :)
En faisant un parallèle (il vaut ce qu’il vaut et est contestable), je vois souvent une ressemblance entre Carmen Martinez-Bordiu et la Duchesse de Berry.
Petites-filles de Chefs de pays méditerranéens, aînées de leurs fratries, mariées très jeunes avec des princes plus âgés. L’une veuve dans des circonstances dramatiques, l’autres divorcée. Remariées. Froideur à leur égard de leur ancienne belle-famille suite à cela. Mères des aînées des Bourbons, Chefs de la Maison de France, Rois pour les légitimistes français. Mère de demi-frère et demi-sœurs de ceux-ci. Piété alliée à un goût pour la joie, les spectacles.
Encore merci Régine ! Je vous souhaite une très bonne journée
Jul.
Sigismond
23 juillet 2015 @ 14:23
Les différences entre Marie-du-Carmel et Marie-Caroline : l’une fut dauphine puis reine, l’autre ne fut « que » l’épouse d’un fils de France. A contrario, l’une était née Capétienne, princesse du sang royal de France et princesse des Deux-Siciles, l’autre fille de marquis. Mais elles en ont en commun d’avoir perdu leur place dans la famille royale, l’une par remariage, l’autre par déclaration de nullité matrimoniale. Et elles furent toutes les deux « Madame », l’une en tant qu’épouse du chef de la Maison de France (1975-1986), l’autre en tant que première dynaste après la dauphine (1820-1831).
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:15
Précisons pour les éventuels Séléniens qui viendraient à nous lire que Carmen ne fut ni dauphine ni reine. Mais il n’est pas nécessaire de le dévoiler à Sigismond, l’épreuve serait trop rude. Bien sûr Marie-Caroline ne fut pas princesse du sang, ni par droit de naissance ni par mariage car là elle était au-dessus des princes du sang.
jul
25 juillet 2015 @ 07:55
Tout à fait Sigismond :)
Sigismond
26 juillet 2015 @ 18:26
Petit rectificatif : la duchesse de Berry ne fut Madame qu’à partir de 1824, jusque là Madame était la duchesse d’Angoulême, fille de France, qui devint dauphine en 1824. Autre précision : le duc de Berry était stricto sensu petit-fils de France, mais il était plus ou moins officieusement traité en fils de France sous la Restauration. C’est pourquoi le duc de Bordeaux reçut le titre de petit-fils de France et non de premier prince du sang.
Parella
24 juillet 2015 @ 15:20
Je partage l’avis de Jul sur le parallèle que l’on peut faire, nolens volens, entre Madame et Madame la duchesse de Berry…
Et pour info : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/24/bulletin-climatique-quotidien-24-juillet-2015de-la-republique-francaise/
Tessa
23 juillet 2015 @ 10:09
Maintenant Carmen est une heureuse grand-maman , en même temps qu’une femme heureuse !
Félicitations !
Milena K
23 juillet 2015 @ 10:20
Une femme qui semble avoir fait passer son interet avant celui d’autrui,y compris,dans une certaine mesure,ses enfants.
Françoise 2
23 juillet 2015 @ 14:18
Entièrement d’accord avec vous, elle ne s’est occupée que de ses bons plaisirs, je sais que la vie est parfois difficile mais faire le choix de sa liberté en laissant ses enfants est quelque chose qui m’atteint profondément, je n’aurai jamais pu, quelque soient les choix à faire quitter mes enfants. A priori elle a choisi de vivre libre et sans contrainte mais du jour où on devient maman il n’y a pas la place de choisir enfin pour moi.
Lisabé
24 juillet 2015 @ 08:57
….Mais les enfants,eux,quittent un jour le nid…ainsi la Vie.
C’est un grand sacrifice que d’être parent,et parfois cruellement ingrat.Un sacrifice à sens unique.N’étant pas concernée par les joies et les peines que donne un enfant,je ne m’étendrai pas.
Carmen ne s’est pas pliée à cela,comme elle semble ne pas se plier à quoi que ce soit…Elle casse mais ne plie pas.
Hélène
24 juillet 2015 @ 08:45
Carmen a toujours fait passer son intérêt personnel au détriment du reste et de ses enfants qui ont souffert devant la frivolité d’une mère inconsciente et égoiste.
Triste vie
Gérard
23 juillet 2015 @ 10:42
Et que devient Zeugma ?
Gérard
23 juillet 2015 @ 10:50
Il va être heureux de suivre le blog de doña Carmen qui a été enchantée de son premier week-end de juillet commencé à Marseille avant un périple nautique jusqu’à Cannes pour assister au mariage d’amis colombiens.
Germain
23 juillet 2015 @ 11:13
Femme libre…
Je n’en suis pas si sûr. Elle me semble plutôt prisonnière de « pulsions » et d’un certain déséquilibre psychologique. Nous devons cependant la remercier d’avoir donné à la France, le prince Louis, qui lui me semble véritablement libre et bien dans ses baskets !
Lionel
23 juillet 2015 @ 20:30
« Donné à la France le prince Louis ». Mmoui. Si j’étais royaliste, je serais probablement légitimiste mais il faut reconnaître que la France n’a que faire du prince et de sa mère (comme elle n’a que faire de messieurs d’Orléans, pas de jaloux comme cela).
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:20
Les Orléans ont régné sur la France, sans cesse dans leur vie et dans l’exil et la mort œuvré pour Elle et sont la première famille de France.
C’est plutôt sa grand-mère qui a donné ou prêté Louis à la France puisque lors de ses visites il est Louis et français avant de retourner Luis en Espagne.
Sigismond
26 juillet 2015 @ 18:47
Effectivement, le prince Louis a assumé sa position de chef de la Maison de France au côté de sa grand-mère paternelle, Madame, duchesse d’Anjou et de Ségovie, qui a maintenu par Sa présence si fréquente et si bienfaisante, et les lys et le nom des Bourbons, qui sont la première famille de France, avant les d’Orléans qui ne sont que la deuxième, l’arbre généalogique faisant foi. On pourrait donc dire que la princesse Emmanuelle a donné son petit-fils à la France, même si Marie-du-Carmel Martinez-Bordiu a plus d’une fois défendu elle aussi les droits du prince Louis, en particulier lors du procès intenté par un d’Orléans en 1989.
Gérard
26 juillet 2015 @ 22:17
Il y aussi les Rohan qui sont autrichiens, les Fouché qui sont suédois et ils n’ont guère de rapports entre eux sauf de porter des titres de ducs français sans être comptés dans la noblesse française.
Gérard
26 juillet 2015 @ 22:21
Elle l’a fort bien défendu comme une mère intelligente en regrettant à demi-mot cette cause perdue où l’on voulait l’enfermer.
COLETTE C.
23 juillet 2015 @ 11:13
Une vie mouvementée !
aubert
23 juillet 2015 @ 11:15
La ténacité de Zeugma a payé. Voila enfin des nouvelles de « sa » reine-mère.
Et, pour faire frémir sur N&R j’ajouterai une question. Laquelle de « reines-mères » Marie-Thérèse de Wurtemberg ou Carmen Bordiu aura eu le plus d’influence sur le « prétendant » ?
Zeugma
23 juillet 2015 @ 13:08
Aubert,
Vous rapprohez ces deux femmes, Marie-Thérèse (née en 1934) et Carmen (née en 1951) si différentes par leur âge d’abord, par leur naissance – l’une dans la très grande noblesse Allemande, l’autre au sein du franquisme – différentes aussi par leur comportement dans la vie, par leur style, bien sûr.
Mais elles ont, par ailleurs, quelques points communs :
– elles sont mères de deux prétendants au trône de France,
– leur mariage fut annulé par l’église catholique, ce qui n’est pas rien (pour Carmen le mardi 16 décembre 1986 ; pour Marie-Thérèse le jeudi 13 novembre 2008),
– elles ont souffert. Chacun de nous souffre,à un moment ou à un autre, ou tout au long de sa pauvre vie. Ni l’une ni l’autre n’ont échappé à cette souffrance même elles y ont fait face de manière sans doute très différente.
Quant à leur « l’influence politique » ……. à mon avis, elle a été nulle.
Je vais vous dire ce qui me surprend le plus : c’est le parcours de Carmen.
Elle est née au palais du Pardo qui fut la résidence de Franco jusqu’à sa mort. On ne peut pas naître plus au sein – au coeur – du franquisme. Dans ce milieu, la petite fille unique du généralissime aurait pu devenir une femme tout à fait différente de ce qu’elle est devenue.
C’est au fond rassurant.
marielouise
24 juillet 2015 @ 08:59
Encore des mariages annulés….je ne savais pas pour la belle Carmen!!!!
Belle machine à annuler les mariage que ce vatican……combien la mise????
Lisabé
24 juillet 2015 @ 12:15
Topez-là,marielouise,ma Mie…Nooon,qui a parlé d’hypocrisie?? ;-)))
Bonne fin de journée à vous.
aubert
24 juillet 2015 @ 13:02
Si l’on ne se moque pas d’être divorcé et remarié rien, même pas le coup, n’empêche quiconque de profiter de cette belle machine…et j’en connais de très modestes.
aubert
24 juillet 2015 @ 13:22
marielouise, je complète ma réponse en vous conseillant de taper « annulation du mariage religieux » sur google. Vous y trouverez routes les informations qui vous permettront de sortir des lieux-communs sur ce sujet.
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:26
Oui la nullité ne dépend pas de la bourse des requérants et parfois elle est gratuite et toujours moins onéreuse qu’un bon procès laïc. Elle dépend aussi du travail bénévole de gens très occupés et qui acceptent d’être surchargés pour l’amour de Dieu et du genre humain. Elle dépend évidemment surtout des pièces du procès.
Stella
25 juillet 2015 @ 09:39
Tout à fait.
Un ami prêtre m’a confié que beaucoup se plaignent de ne pas annuler leur mariage sans même savoir qu’ils le pourraient parfaitement.
Des raisons très précisent peuvent être prises en compte, mais d’aucuns pensent que leur cause est perdue d’avance…
Il faut, par contre savoir que les procédures sont toujours longues, ça, c’est un fait.
aubert
24 juillet 2015 @ 09:33
Merci Zeugma. Cf v/dernière phrase. Tout à fait d’accord voir ci-dessus ma réponse à bl-r.
Nemausus
23 juillet 2015 @ 17:57
il vaudrait mieux aucune des 2…. mais côté ouverture d’esprit et liberté de penser, Carmen a, semble t-il, un point d’avance par rapport à Marie-Thérèse !
aubert
24 juillet 2015 @ 09:34
..il m’arrive de partager vos idées.
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:28
Liberté de penser ou licence ?
Hélène
23 juillet 2015 @ 11:43
Quel visage vulgaire désormais
Gérard
23 juillet 2015 @ 11:52
Toute mère exerce une influence profonde sur ses enfants qu’elle soit très présente ou souvent absente. Mais en l’espèce la duchesse de Montpensier qui a vraiment élevé ses enfants a dû exercer une influence plus forte.
Rembarre
23 juillet 2015 @ 12:03
Beaucoup de belles paroles pour la descendante d’un dictateur ! L’héritage: La fortune, les amitiés avec la jet set et tout ce tralala qui en découle… Cela entache le principe royal que certains aficionados prétendent défendre !!!
Je ris un peu, cependant, de voir le paradoxe entre la vie affective de cette femme que des tradis appellent reine ^^ et leurs idées sur ce qui doit être vécu ^^
Gérard
24 juillet 2015 @ 21:30
Certes Rembarre tout ceci est déconcertant.