
Le prince Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou annonce la création le 8 novembre dernier de l’Institut Duc d’Anjou. Sur le website de l’Institut encore en phase de construction, le prince déclare en guise d’introduction : « Les temps changent, les hommes aussi. Mais il reste des causes immuables, celle que j’incarne en est l’exemple vivant. Certains ont peut-être eu le sentiment que la légitimité n’avait plus de chef. Ils se trompaient. J’ai toujours été présent, conscient des responsabilités revenant au chef de maison que je suis, dans la droite ligne des préceptes que mon père m’a transmis, des principes et des valeurs qu’il n’a eu de cesse de m’inculquer et que je saurai, à mon tour, léguer à mes enfants, conscient des devoirs qui m’incombent. »
L’Institut Duc d’Anjou a entre autres pour vocation de développer la connaissance de la Maison de Bourbon, soutenir le duc d’Anjou dans ses entreprises sociales, caritatives, historiques,…
Pour plus d’informations, cliquez ici pour voir le site (Merci à Germain – Copyright photo : P.Rostaing)
Aramis
8 février 2011 @ 18:44
Michael, j’attends comme vous la réponse à cette question, que votre jeunesse et votre insolence (cf un mel de vous sur un autre sujet) vous permettent de poser aux légitimistes patentés, qui, désireux seulement de satisfaire notre curiosité historique ne manqueront pas d’y répondre par des arguments ne remettant pas en cause les droits de Louis, naturellement (on ne peut pas trop demander tout de même) !
Aramis
8 février 2011 @ 18:47
Michael, espérons que la réponse ne sera pas éternellement en construction comme l’est le site de Louis/Luis objet du fil de la présente discussion ! Mais nos amis légitimistes ont la réponse toute prête sans doute ! et sauront vous remercier de leur avoir donné l’occasion de défendre vigoureusement les droits inaliénables de leur souverain…
Michael
8 février 2011 @ 19:02
« Car on tombant en ligne feminine, elle peut venir au pouvoir d’homme d’étrange nation, qui est une chose perniceuse, et dangereuse, pourtant que celui qui vient d’etrange nation, est d’autre nourriture à condition et autres moeurs, autre langage, et autre façon de vivre, que ceux du pays où il vient dominer[…] »
Selon Olivier Guillot (Pouvoirs et Institutions de la France médiévale), « en 1328, le réalisme politique est tout aussi fort qui contribue à imposer l’idée selon laquelle la couronne de France ne peut passer en des mains étrangères.[…]
Faute de descendant mâle, en ligne directe, la couronne est dévolue à l’infini à l’ainé de la branche colléterale ainée, c’est-à-dire à celle qui se rattache au roi défunt par l’ancêtre le plus proche. parait aussi désormais bien acquise, même si elle n’était pas clairement exprimée, la condition de la nationalité »
Michael
9 février 2011 @ 15:23
Aramis,
j’ai reposé la question dans la rubrique France/Parme, mais Néoclassique m’a répondu à côté, j’ai donc reprécisé.
Nemausus
10 février 2011 @ 11:31
Si les orléanistes veulent des réponses, qu’ils commencent eux mêmes à répondre aux nôtres avec des arguments et des justifications…. car les légitimistes répondent toujours aux attaques mais les orléanistes laissent toujours trainer sans réponses de très nombreuses questions….
quant à la question sur le port d’un titre français ou pas, cela n’a vraiment aucun intérêt, juste à satisfaire l’égo sur-dimensionné des orléanistes sur les titres de l’apanage des Orléans…
Mais il est vrai qu’en ne trouvant plus d’arguments juridiques défendables pour leurs poulains, les orléanistes n’ont d’autres alternatives que d’attaquer le duc d’Anjou sur des futilités qui n’ont aucune incidence de près ou de loin avec ses droits dynastiques confortés par des lois !
francois
10 février 2011 @ 12:54
Nemausus (305), je souscris entierement a votre commentaire. C’est la raison pour laquelle j’ai cesse d’intervenir.
Je voudrais ajouter une remarque. Il s’agit de citations de deux personnages historiques. L’un etait une aventurier de genie mais souverain illegitime. Il s’est ecrie un jour de 1813: « Vous n’etes pas militaire, Metternich, vous n’avez pas comme moi l’ame d’un soldat. Vous n’avez pas appris a mepriser la vie d’autrui. Que me font a moi deux cent mille hommes morts de plus ou de moins? » Il est aussi l’auteur de cette phrase : »Le cadavre d’un ennem mort sent toujours bon » (Napoleon). L’autre etait un souverain legitime. Au soir de Fontenoy il montrait a son fils le champ de bataille jonche de morts: » Voyez ce qu’il en coute de remporter des victoires. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes; la vraie gloire, c’est de l’epargner ». ( Louis XV le soir de Fontenoy)
L’usurpation entraine a des moeurs que la legitimite n’impose pas.
Francois legitimiste
Michael
10 février 2011 @ 17:21
« quant à la question sur le port d’un titre français ou pas, cela n’a vraiment aucun intérêt, juste à satisfaire l’égo sur-dimensionné des orléanistes sur les titres de l’apanage des Orléans… »
Nemausus, dites tout simplement que vous n’avez pas de réponse.
Michael
10 février 2011 @ 17:24
Nemausus,
Et surtout que le port de titre ou apanage marquent l’appartenance d’une personne à la famille royale de France. Cela voudrait donc dire que les Bourbons d’Espagne n’étaient pas successible à la couronne de France.
Nemausus
11 février 2011 @ 08:59
Michael (307 et 308)
je n’ai absolument rien à dire à de pareilles inepties tout simplement parce que cela ne vaut la peine d’y répondre… enferrez vous dans vos certitudes dénuées de tout fondement juridique si cela vous chante…
mais si vous trouvez un texte juridique précisant que le port d’un titre est une condition sine qua non pour être dynaste, nous serions tous intéressés d’en avoir connaissance aussi et d’en débattre…mais certainement pas à partir d’affirmations péremptoires sans justifications !
Michael
15 février 2011 @ 13:49
Règlement promulgué le 12 mars 1710 par le Roi Louis XIV:
» Les filles de France mariées ou non conservent entre elles et avec les femmes des fils de France le rang que leur naissance ou celle de leur maris leur donne ».
Note: Il est d’usage que le fille de France ayant épousé un chef de Maison autre, n’appartient plus à la famille de France.( Philippe de Montjouvent)
« Par mot de fils et de fille de France, Sa Majesté entend non seulement les enfants du Roi, mais aussi ceux qui sont la ligne aînée et héritière présomptive de la couronne »
Nemausus
16 février 2011 @ 10:41
Michael,
Dans votre message 310 je ne vois qu’un règlement concernant les Filles de France (fille de roi ou du dauphin) et rien d’autres…
et certainement pas ce que vous affirmez dans la 2ème partie de votre message !
Quant à la qualification de « Fils de France » elle a toujours été réservé aux fils du roi et du dauphin exclusivement… par ailleurs cette qualification n’avait qu’un but protocolaire et n’est certainement pas une justification juridique !
Les orléanistes considèrent les enfants des pseudo-comtes de Paris comme en droit fils et filles de France. Les légitimistes réfutent cette affirmation et considèrent eux que cette qualification ne s’applique en droit qu’aux enfants des chefs de la maison de France dite de Bourbon.
Cette qualification protocolaire n’ayant aucune base légale en soi de nos jours, elle n’est que pure courtoisie dont seuls les Orléans osent impudemment se parer sans vergogne constamment y compris dans la presse ou dans leur bouquin, ne pouvant pas se contenter de leur nom et utilisant cet artifice pour faire croire qu’ils sont des aînés !
D’ailleurs je suis très étonné qu’après avoir tenté d’obtenir vainement les pleines armes et le nom de Bourbon, les Orléans n’aient pas aussi tenté de faire reconnaître par la justice française cette appellation de « prince de France » voire carrément de changer le nom d’Orléans en « de France »…ils n’auraient pas été à un ridicule près !
Aramis
16 février 2011 @ 11:36
Le beau nom d’Orléans, avec le prestige qui lui est afférent, depuis Monsieur, frère du roi, suffit aux personnes intéressées par la royauté à définir leur place dynastique (première ou soixante dixième et quelques, selon les options) et indiffère à tous les autres citoyens…
Ce beau nom devrait donc leur suffire en effet….
d'Artagnan
24 mars 2011 @ 02:39
« Le roi Henri V m’avait chargé de donner des leçons d’histoire au comte de Bardi [Henri de Bourbon-Parme, neveu du comte de Chambord] : lorsqu’il fut question du traité d’Utrecht, je disais un jour, en présence du Roi, que les princes d’Anjou [descendants de Philippe V], à cause des renonciations, ne pouvaient régner en France. Le Roi intervint et me dit : « Je regrette, Père Bole, de vous interrompre, mais je ne puis admettre si fausse interprétation : vous induisez ce jeune prince en erreur. » On fit sortir le comte de Bardi, il y eut une grande discussion entre le Roi et moi. Je dus m’absenter de Frohsdorf et, tenant à mes idées, j’allais étudier la question en dehors de toute influence. Je pris aussi conseil de plusieurs jurisconsultes appartenant à tous les partis. Quand on se croit dans son droit, on aime généralement voir ses idées prévaloir : il n’en fut rien. Je me rendis à l’évidence et m’inclinai devant la vérité. Je revins près de Monseigneur le comte de Chambord qui voulut bien rectifier lui-même mes notes relatives à ce traité. »
Lettre du Révérend Père Bole (confesseur du comte de Chambord) au comte Urbain de Maillé, citée par Gabriel-Adrien Robinet de Cléry, in Les prétentions dynastiques de la branche d’Orléans, 1910, pp. 17-18.
corcelles
24 janvier 2012 @ 01:13
mais pourquoi ce débat su rigolo ne se poursuit-il pas ?
Hervé J. VOLTO
19 juin 2023 @ 10:35
Tout savoir sur l’Institut du Duc d’Anjou
https://www.sylmpedia.fr/index.php/Institut_du_Duc_d%E2%80%99Anjou