
Le prince Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou annonce la création le 8 novembre dernier de l’Institut Duc d’Anjou. Sur le website de l’Institut encore en phase de construction, le prince déclare en guise d’introduction : « Les temps changent, les hommes aussi. Mais il reste des causes immuables, celle que j’incarne en est l’exemple vivant. Certains ont peut-être eu le sentiment que la légitimité n’avait plus de chef. Ils se trompaient. J’ai toujours été présent, conscient des responsabilités revenant au chef de maison que je suis, dans la droite ligne des préceptes que mon père m’a transmis, des principes et des valeurs qu’il n’a eu de cesse de m’inculquer et que je saurai, à mon tour, léguer à mes enfants, conscient des devoirs qui m’incombent. »
L’Institut Duc d’Anjou a entre autres pour vocation de développer la connaissance de la Maison de Bourbon, soutenir le duc d’Anjou dans ses entreprises sociales, caritatives, historiques,…
Pour plus d’informations, cliquez ici pour voir le site (Merci à Germain – Copyright photo : P.Rostaing)
Thierry
28 janvier 2011 @ 13:17
@ Veuillez accepter mes excuses, cher Septembre (en 269)…
…si vous avez souffert de mon style, trop maniéré à vos yeux de sévère lecteur (Aramis n’y est strictement pour rien)! Je n’y peux rien changer, vous m’en voyez fort désolé!
Si vous me permettez d’ajouter: pourquoi se priver des plaisirs de l’amitié, soit-elle internétique?
(avec mes sentiments très cordiaux à François et Aramis)
Aramis
28 janvier 2011 @ 13:40
M. Septembre (269) : seriez vous jaloux ?
francois
28 janvier 2011 @ 14:44
Aramis (270), je dois reconnaitre qu’entre mes chiens et mes cobras de voisins je n’ai pas beaucoup d’echanges culturels a ma disposition. De fait je regarde pas mal la television en effet. Il y a sur TV5 du bon, du tres bon et malheureusement du tres mauvais…quelquefois divertissant. Je fais allusion a « Plus belle la vie » et son bourrage de crane de mixite raciale qui me rendrait immanquablement raciste si je n’etais habitue a la mixite qui est mon lot quotidien depuis de nombreuses annees. Je ne comprends pas comment des fonds publics peuvent etre attribues a des entreprises aussi fanatiquement politiques et racistes dans leur genre. Moi aussi j’essuie de temps a autres des remarques racistes car le racisme n’est pas a sens unique. Je ne reste jamais longtemps en compagnie du Drucker mais bien sur j’en ai vu des passages. D’ailleurs c’est toujours la meme chose,il ne se renouvelle pas. Je n’ai pas comme Aramis la chance d’avoir d’autres loisirs comme les musees, les expositions, les visites, les librairies. J’en suis reduit a admirer sans me lasser les boiseries Louis XV et Louis XVI dont j’ai decore mon Trianon sur Rizieres.
Salut et Fraternite!
Francois legitimiste
septembre
28 janvier 2011 @ 17:21
Cher Thierry,
Je ne souffre pas de votre style, je vous rappelle que c’est plutôt l’inverse, relisez nos échanges … Quant à l’amitié « internétique » (néologisme créatif mais peu harmonieux à mon goût – notez que je n’ai pas d’alternative à vous proposer à cette heure), je n’y crois pas une seconde. Tout ce qui se passe sur internet est et reste virtuel, et je ne crois pas aux amitiés virtuelles; il faudrait trouver un autre mot pour cela, je vous laisse à votre créativité, quant à moi, j’ai d’autres loisirs …
Bien cordialement,
septembre
PS: pardon de paraphraser Aramis :)
Thierry
28 janvier 2011 @ 18:10
Cher Septembre,
Partager amicalement des perspectives sur la comète, grâce au net, n’est en rien virtuel mais tout au contraire fort réél (et plaisant),
et je dois dire que lire François, depuis sa jungle malaise du Sarawak,
alors qu’il semble installé dans son château des bords de Loire, pour nous bombarder de ses recommandations et oukases urbanistiques,
de son style enflammé, n’est pas pour rien dans la bonne humeur de mes soirées!
Aramis
28 janvier 2011 @ 23:58
Septembre : Les affinités internetiques peut être ? C’est la premiere proposition alternative…
Aramis
29 janvier 2011 @ 08:49
François 273 vous me rassurez …
francois
30 janvier 2011 @ 02:58
Ayatollah Thierry,
« Oukases urbanistiques »! Il faut le faire!
Il y a longtemps qu’on a constate que vous esquivez tous les faits et arguments qui peuvent vous etre opposes et les laissez sans reponse, faute non seulement de pouvoir y repondre solidement mais par parti pris de ne rien entendre qui, si etudie honnetement comme il conviendrait dans un debat digne de ce nom, pourrait fragiliser vos affirmations seulement repetees faute d’etre etayees.
Francois legitimiste
Aramis
30 janvier 2011 @ 10:58
Doit on n’appeler argument que l’argument qui conduit a la conclusion qu’on souhaite ? C’est visiblement le cas de François. C’est un peu totalitaire car cela revient a nier non seulement la conclusion de l’autre, ce qui est un droit mais sa capacité même à penser. Doutez un peu parfois de vous même parfois François,fut-ce pour un instant de raison… Cela vous prémunira de la morgue que vous affectez et des soupçons de fanatisme qu’ellle fait naître a votre égard….
septembre
30 janvier 2011 @ 13:53
Vive Louis XX et sa descendance masculine! Vive la France!
Thierry
30 janvier 2011 @ 20:28
@ François (en 278)
à Thierry, « ayatollah » ne convient guère,
à tout prendre, il préfèrerait « frère »
bien qu’entouré de mélèzes, à Trianon-sur-rizières,
il conçoit fort bien que son cher ami François,
confonde un peu les ordres et ait l’esprît en désordre,
à rebâtir sans cesse les Tuileries, le château de nos rois,
en s’imaginant capable de faire revivre à lui seul un passé
que personne d’autre que lui hélas! ne demande restitué,
car l’Histoire, une fois qu’elle est passée,
se montre bien ingrate,et jamais n’est repassée,
pour satisfaire les rêves construits à la hâte,
des pauvres humains dépassés et bientôt oubliés!
Aramis
30 janvier 2011 @ 21:42
Septembre : allusion aux massacres de septembre ? aux Enfants de septembre de Parice de La Tour du Pin, sublime poète ? à la chute du second empire ?
Vive Louis XX et sa descendance masculine! Vive la France! … pour un peu, vous finissiez par vive la République…
.
francois
31 janvier 2011 @ 04:25
Aramis,
Je me moque bien que vous soyez convaincu ou non.
Quant a votre capacite de penser, c’est a vous meme qu’elle doit d’etre mise en doute par VOTRE refus systematique de discuter les arguments tres concrets que je vous ai proposes par douzaines. Vous manifestez la morgue la plus rigide en refusant le debat de maniere irraisonnee. Quant au « fanatisme », je laisse au grotesque de vos expressions le soin de se detruire d’ elles-memes.
Thierry, votre google earth semble etre completement deregle, mais ce n’est pas grave. Je suis toujours pret a vous faire parvenir des photos de Trianon sur Rizieres si vous pouvez m’indiquer le moyen technique de proceder. Je me fais toujours un plaisir de contribuer a votre bonne humeur a si peu de frais. Et, on ne sait jamais, vous vous deciderez peut-etre a me l’acheter, ce qui m’arrangerait. Cobras garantis sans supplement.
Salut et Fraternite.
Francois legitimiste
Michael
31 janvier 2011 @ 23:00
Septembre, vous voulez dire vive Luis II, vive l’Espagne
septembre
1 février 2011 @ 19:25
Aramis: Allusion à Miss Ara? célèbre élection du plus beau perroquet de Papouasie Nouvelle Guinée?
Le chemin de votre pensée m’étonne; en effet, quel lien faites-vous entre Louis XX, ses héritiers mâles, et la république?? Pouvez-vous élaborer?
PS: j’habite Bruxelles, et l’on dit ici: « vive le roi, vive la Belgique! », sans aucune arrière-pensée révolutionnaire!
Michael: non non, vous m’avez bien lu, j’ai bien écrit Louis XX et vive la France :-) Optique 2000 pourrait vous aider peut-être?
Bien à vous,
septembre
Michael
2 février 2011 @ 14:55
Le 31 octobre 1981, Alfonso de Bourbon, duc de Cadix précise dans la revue Hola: « Je suis le sujet de mon cousin le Roi d’Espagne et naturellement membre de la Maison royale d’Espagne ».
Aramis
2 février 2011 @ 21:11
septembre, en France les hommes politiques finissent les discours par Vive la République ! vive la France ! d’où mon ajout taquin à votre propre cri : Vive Louis XX et sa descendance masculine! Vive la France!
Miss Ara ? un perroquet ? pourquoi pas s’il est multicolore et si on remplace miss par Mr…
Nemausus
2 février 2011 @ 23:00
certains orléanistes (286), ont des troubles obsessionels compulsifs (TOC) à toujours vouloir essayer de discréditer les chefs de la maison de Bourbon…. il ne faut pas leur en vouloir, tellement c’est pathétique et triste… LOL…mieux vaut en rire….
Michael
3 février 2011 @ 16:06
Nemausus 288
Je crois surtout que, vous n’avez rien à répondre…
Nemausus
3 février 2011 @ 21:58
devant des inepties aussi grotesques en effet il n’y a rien à répondre, ce serait me rabaisser à un niveau bien bas ! et je confirme mes propos du message 288 !
Michael
4 février 2011 @ 18:17
Dossier Grands documents de l’histoire de France ; Florilège
N° notice 04001
Fonds Musée
Série armoire de fer et Musée; musée des documents français
Cote AE/II/937
Cote origine K122/20(8)
Analyse Acte de renonciation à la couronne de France, signé de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, roi d’Espagne, pour lui et ses descendants, rédigé en espagnol par Don Manuel de Vadillo y Velasco, son secrétaire, le 7 novembre 1712, à Madrid.
Il est contresigné par le secrétaire du roi, porte mention de l’enregistrement au Parlement de Paris, le 15 mars 1713, et était scellé d’un sceau plaqué sur papier aux armes d’Espagne.
Dates document 1712/11/07 — 1713/03/15
Accès original non accessible (conservé en réserve du musée)
Reproduction tirage photographique; fichier numérique
Support papier
Taille 30,5 x 21 cm
Technique manuscrit;encre
Type de document document écrit; acte royal; acte de renonciation; document de décision de la puissance publique
Notes A l’automne 1710, Robert Harley (1661-1724), comte d’Oxford, avait défini les orientations de la nouvelle diplomatie anglaise. La paix devait être négociée avec la France au détriment des alliés. Philippe V conserverait l’Espagne et les Indes mais l’Angleterre obtiendrait des avantages en Europe et aux Amériques. Les victoires, en décembre, à Brihuega et Villaviciosa par Louis-Joseph de Vendôme (1654-1712) avaient rendu difficile désormais la contestation du pouvoir de Philippe V (1683-1746). En 1711, l’empereur Joseph Ier de Habsbourg meurt sans fils: son frère, Charles de Habsbourg (1685-1740), prétendant à la couronne d’Espagne, lui succède. La menace d’une monarchie universelle ne venait plus des Bourbons mais des Habsbourgs. A la suite des négociations entamées en 1711, l’Angleterre insiste pour que Philippe V renonce solennellement à ses droits éventuels à la couronne de France.
Ce document devait mettre fin à la guerre de Succession d’Espagne qui faisait rage en Europe depuis la mort de Charles II d’Espagne (1661-1700), dernier Habsbourg mort sans enfant (cf. AE/II/931). Les puissances européennes sont fatiguées d’une guerre (« las potencias fatigadas del sudor ») dont le principal motif était le choix du successeur à la couronne d’Espagne. Le conflit a été coûteux pour le royaume de France et marque la fin d’une certaine suprématie française. Néanmoins, Desmaretz, intendant des finances, parvient à assainir la situation financière grâce à l’apport de métaux d’Amérique et grâce à sa collaboration avec le financier Samuel Bernard (cf AE/II/931). Les négociations sont à l’honneur. L’ordre de l’Europe est assuré par un rapprochement, plus ou moins tacite, entre la France et l’Angleterre lors des entrevues d’Utrecht. Ces deux pays deviennent les nouveaux arbitres de l’Europe (cf Lucien Bély, Les relations internationales en Europe, XVIIe-XVIIIe siècles, Paris, PUF, 1992, p.415). Henry Saint-John (1678-1751), vicomte de Bolingbroke, en est le principal artisan. Il est secrétaire d’Etat d’Anne Ier Stuart (1665-1714), reine d’Angleterre depuis 1702.
Pour le repos de l’Europe (« quietud de la Europa en un equilibrio de potencias »), Philippe V renonce à ses prétentions à la couronne de France. Il le fait en son nom et celui de ses descendants: « por mi mismo, por mis herederos, y subcesores, renuncio, abandono, y me desisto para siempre jamas, de todas pretenciones, derechos y titulos, que (…) haya desde ahora ». Il évoque les lettres patentes données à Versailles, en décembre 1700 qui lui donnaient encore ces droits: « le refuto, y renuncio ». Philippe V en fait le serment sur les Evangiles devant témoins. Les noms de ces derniers sont précieusement notés. Réciproquement, les princes de France abandonnent leurs revendications à l’héritage espagnol. Charles de France (1686-1714), duc de Berry, « my hermano », et le duc d’Orléans sont cités (cf AE/II/931). En effet, Louis de France (1661-1711), Grand Dauphin, est décédé au printemps 1711 suivi de quelques mois par son fils aîné, Louis de France (1682-1712).
Si Philippe V venait à mourir sans héritier, la couronne d’Espagne reviendrait en premier lieu au duc de Savoie, son beau-père. En effet, le roi d’Espagne a épousé Marie-Louise de Savoie (1688-1714), fille de Victor-Amédée II (1666-1732) en 1701. Le prince Victor-Amédée de Savoie-Carignan (1690-1741) serait l’héritier en deuxième ligne. A défaut d’eux, le prince Thomas-Philippe de Savoie-Carignan (1696-1715), cadet d’Emmanuel-Philibert de Savoie-Carignan (1628-1709), hériterait de la couronne. Ils étaient tous deux issus de la lignée Habsbourg par l’infante Catherine Michelle (1567-1597), leur arrière grand-mère et fille de Philippe II d’Espagne. Elle avait épousé Charles-Emmmanuel Ier (1562-1630), duc de Savoie, en 1585.
Le texte de l’acte solennel est écrit en espagnol à Madrid le 5 novembre 1712. Il est rédigé par Don Manuel de Vadillo y Velasco, secrétaire d’Etat de Philippe V, au nom de la personne royale sur un cah ier de dix feuillets tenus par une cordelette de soie rouge et jaune. Il est contresigné par le secrétaire. Les mots « Yo el Rey » sont seuls de la main de Philippe V. Il était scellé d’un sceau royal plaqué sur papier aux armes d’Espagne.
Louis XIV a fait enregistrer au Parlement, le 15 mars 1713, les trois actes de renonciation. A gauche du contreseing, on lit la mention de l’enregistrement et la signature du greffier. Cette pièce était donc initialement conservée dans les dossiers de la Maison du roi sous l’ancienne cote K 122/numéro 20/8.
Michael
4 février 2011 @ 18:18
Les lecteurs du cite jugeront par eux même ce document, ils n’auront pas besoin des interprétations des alfonsistes.
Aramis
5 février 2011 @ 10:24
Il faudrait être parjure pour remettre en cause un tel document.
Qui serait assez fou pour le traiter de « chiffon de papier » ?
Si on le remet en cause, aucun engagement ne peut être considéré comme devant être tenu, aucune stabilité ne peut plus être garantie dans les relations intrerpersonnelles ou internationales.
Nemausus
5 février 2011 @ 12:21
Pauvre Michael… à force d’aller chercher des documents, qui ne démontrent rien de nouveau, vous en oubliez les nombreuses démonstrations juridiques sur la nullité de ces renonciations qui ont été faites sur le site de Régine.
Mais si vous nous apportez un document officiel des Etats généraux de France ou de l’assemblée nationale constituante française (seuls habilités à modifier les règles de succession) entérinant ces renonciations, alors les légitimistes dont moi-même seront certainement prêts à rallier vos orléans…
je vous souhaite beaucoup de courage dans votre nouveau passe-temps de rat de bibliothèque !!! :)
septembre
5 février 2011 @ 13:47
Les lecteurs du cite jugeront par eux même ce document, ils n’auront pas besoin des interprétations des orléanistes:
ORIGINE DU PRINCIPE DE L’IMMUTABILITE DU DROIT SUCCESSORAL DANS LA MAISON DE FRANCE,
PAR M. P. VIOLLET, MEMBRE DE L’ACADEMIE.
Chacun sait quels embarras et quelles difficultés souleva, lors du traité d’Ulrecht, le principe ancien de l’immutabilité du droit successoral dans la maison de France, principe que Torcy exposait en ces termes:
“Le prince le plus proche de la couronne en est héritier nécessaire. . . Il succède non comme héritier, mais comme le monarque du royaume . . . par le seul droit de sa naissance. Il n’est redevable de la couronne ni au testament de son prédécesseur, ni à aucun édit, ni à aucun décret, ni eniîn à la libéralité de personne, mais à la loi. Cette loi est regardée comme l’ouvrage de Celui qui a établi toutes les monarchies, et nous sommes persuadés, en France, que Dieu seul la peut abolir. Nulle renonciation ne peut donc la détruire”.
S’il en est ainsi, la renonciation que consentit, en 1712, le roi d’Espagne, petit-fils de Louis XIV, est sans valeur aucune. Elle ne le lie pas lui-même. Elle lie moins encore ses descendants. Et, de fait, au lendemain de l’enregistrement solennel des renonciations, le chargé d’affaires, Feliz Cornejo, envoyait à son maître un message qui se résume ainsi : L’opinion générale tient les renonciations pour nulles.
Le jour même de l’enregistrement, le duc de Bourbon avait remis à Louis XIV une protestation en règle contre la validité de la renonciation de Philippe V. Celui-ci fit étudier par des jurisconsultes et par des théologiens cette question fort intéressante pour un ambitieux doublé d’un scrupuleux. Si, en effet, la renonciation est invalide, le roi Catholique garde l’espoir de réunir sur sa tête les deux couronnes d’Espagne et de France (il fonderait ainsi le plus puissant empire du monde). Si la renonciation est invalide, on pourra, à tout le moins, voir un jour des rois de la branche d’Espagne régner simultanément sur les deux versants des Pyrénées. De lourdes consultations, que je n’analyserai pas, furent adressées au fondateur de la dynastie bourbonienne d’Espagne. Je doute qu’elles aient jeté beaucoup de lumière sur la question.
On n’ignore pas que ce délicat problème de droit public fut de nouveau agité au sein de la Constituante, laquelle n’osa résoudre la difficulté et se résolut à laisser expressément la question indécise. Un doute (bien favorable par lui-même à la thèse de l’invalidité de la renonciation) fut consigné dans la Constitution de 1791. Voici ce texte : «La royauté est indivisible et déléguée héréditairement à la race régnante, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, à l’exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance. Rien n’est préjugé sur l’effet des renonciations dans la race actuellement régnante”.
Je voudrais déterminer aujourd’hui l’origine peu connue de ce principe de droit public contre lequel l’Assemblée constituante, malgré les stipulations du Traîté d’Utrecht, n’osait se prononcer.
Ce principe fameux date du xvème siècle. Il a été trouvé par les théoriciens patriotes qui avaient à cœur d’établir la légitimité de Charles VII, la légitimité du prince français opposé au prétendant anglais. Au point de vue de ces juristes, le cas de Charles VII était fort embarrassant, car il avait contre lui le traité de Troyes et la signature de son propre père. Il importait donc de dégager un principe supérieur qui invalidât le traité de Troyes et les dispositions prises par Charles VI. Les théoriciens imaginèrent le principe que je viens de rappeler. L’un des ouvrages les plus anciens où il apparaît, est une épître de Juvénal des Ursins à Charles VII. Le roi ne possède, à proprement parler, qu’une manière d’administration et usage, dont il jouit sa vie durant seulement, enseigne Juvénal des Ursins. Les héritiers mâles sont, au regard de la Couronne, des héritiers nécessaires. Le roi ne peut pas préjudicier à son héritier. Il ne peut aliéner ou bailler le royaume en d’autres mains qu’en celles auxquelles il doit échoir par succession. Le roi, en d’autres termes, ne peut pas faire que son fils ne soit roi après lui. Il ne le peut, alors même que ce fils y consentirait. Et, si celui-ci y consentait, ce consentement ne pourrait nuire qu’à lui-même : il ne préjudicierait pas aux autres héritiers du sang. Telle est la doctrine de Juvénal des Ursins. Un autre casuiste qui avait à cœur de convaincre le duc de Bourgogne hésitant à abandonner la parti anglais et à violer le traité de Troyes, et qui voulait dissiper ces scrupules de conscience, examine la question avec plus de précision et pousse plus avant. Un dauphin, sans être encore roi, possède déjà un “jus ad rem” sur le royaume. Le prince ne peut exhéréder ni ses lils, ni ses frères, ni ses autres parents.
Audouin
5 février 2011 @ 14:03
michaël (291)
Que voulez-vous encore nous prouver avec cette tartine indigeste archi-connue des historiens? Que Philippe V a renoncé à ses droits à la Couronne de France? Mais on le sait de depuis belle lurette! Vous ne nous apprenez rien! Mais la question que vous refusez toujours d’envisager, c’est que ces renonciations, obtenues sous la contrainte, étaient sans valeur au regard des lois fondamentales du royaume de France comme l’ont prouvé du XVIIIème siècle à nos jours les plus éminents juristes. Vous qui poussez constamment des cocoricos contre les « estrangers », vous devriez vous indigner que les Anglais aient eu l’outrecuidance de nous imposer une modification de notre droit interne sous la menace de reprendre la guerre contre le France.
Si Louis XV était mort prématurément sans enfant, Philippe V aurait repassé les Pyrénées et aurait été acclamé comme le successeur légitime de son neveu. Les contemporains n’ont jamais eu de doute là-dessus!
Audouin
O.
7 février 2011 @ 12:35
Bonjour à tous,
J’espère que l’on me permettra d’intervenir sur ce site. J’en remercie la responsables d’avance.
Je rappelle, comme cela a déjà été écrit sur ce site (et même ailleurs) que :
1) la volonté des princes eux-mêmes est inopérante : Louis XIV avait rendu ses fils légitimés capables de lui succéder et le Parlement de Paris avait enregistré ces lettres. Tout cela fut cassé par la suite car contraire aux lois fondamentales.
2) le pape avait relevé Philippe V d’Espagne de son serment prêté sur les Evangiles car ce roi n’était pas en mesure de renoncer à ce qu’il ne possédait pas.
Tout le reste n’est que de la littérature !
Thierry
7 février 2011 @ 21:23
Bonjour O. Bienvenue!
Votre entrée en fanfare, et qui a beaucoup de gueule, nous laisse dans l’espoir de voir progresser encore, le débat qui ici, nous tient tant à coeur et qui nous réunit, au-delà des partis, dans l’amour de notre pays.
Michael
8 février 2011 @ 10:55
Juste une question. Pourquoi les Bourbons d’Espagne n’ont-ils pas eu de titre français, qui les auraient intégrés dans la succession dynastique au 18e siècle et 19 e siècle ?
Si on prend l’exemple aujourd’hui de Carlos de Bourbon-Siciles (1938-), il a été fait infant d’Espagne marquant ainsi son intégration à la couronne espagnole.
Je dois faire remarquer qu’aucun Bourbon d’Espagne ne fut reconnu officiellement dans la succession dynastique française de 1715 à 1883 par les Bourbons français.
neoclassique
8 février 2011 @ 17:26
Michael 299
je n’avais pas suivi le développement de cet échange
Mais la réponse que vous fait Audouin en 296 à propos de votre « tartine indigeste » est parfaite!
Eh oui, si vous voulez faire progresser le débat, amenez nous des arguments pertinents et nouveaux si vous en trouvez