
Les funérailles du duc de Parme ont été célébrées ce 28 août en la Basilique magistrale di Santa Maria della Steccata de Parme. C’est aujourd’hui que son fils aîné le prince Carlos aurait dû convoler en l’abbaye de La Cambre à Bruxelles. Un mariage qui suite à l’aggravation de l’état de santé du duc de Parme et malgré sa volonté de ne pas modifier les préparatifs, a été postposé.

Ce samedi, ses 4 enfants le prince Carlos et sa jeune épouse Anne-Marie (ils sont unis civilement depuis juin dernier), le prince Jaime, la princesse Maria Caroline, la princesse Margarita et son époux Tjalling, ses trois soeurs les princesses Marie Therese, Marie Cécile et Marie des Neiges de Bourbon-Parme étaient entourés par de nombreux membres du Gotha dont la princesse Irène des Pays-Bas, ex-épouse du défunt et mère de ses 4 enfants. Moment poignant lorsque ses enfants, beaux-enfants, ses trois soeurs et la princesse Irène s’unirent autour de la dépouille avant son transfert vers la basilique.

La famille royale des Pays-Bas qui avait déjà rendu un hommage privé en la chapelle du Palais de Noordeinde au duc de Parme étaient représentée par le prince héritier Willem Alexander et la princesse héritière Maxima, le prince Constantijn et la princesse Laurentien, le prince Friso et la princesse Mabel, la princesse Margriet et Pieter van Vollenhoven, le prince Maurits, le prince Bernhard, le prince Pieter Christian et la princesse Anita, le prince Floris et la princesse Aimée. Le grand-duc Henri de Luxembourg, l’archiduc Martin d’Autriche-Este, l’archiduchesse Monika d’Autriche, l’archiduc Sigismond d’Autriche-Toscane et plusieurs ambassadeurs assistaient également à la cérémonie.

Les funérailles ont été célébrées par Monseigneur Enrico Solmi, évêque de Parme et Grand Prieur de l’Ordre Constantinien de Saint Georges et par Monseigneur Ronald Philippe Bär, archevêque émérite de Rotterdam. A la fin de la cérémonie, le prince Carlos a été investi par son frère le prince Jaime du titre de duc de Parme et de Plaisance et Grand Maître des Ordres dynastiques. (Un énorme merci à Marina Minelli pour sa collaboration et ses prises de contact, merci aussi à Emil – Copyright photos : secrétariat de la famille de Bourbon¨Parme, PPE agency & AP)




Le prince Willem-Alexander et la princesse Maxima des Pays-Bas, le grand duc Henri de Luxembourg. Au deuxième rang l’archiduc Martin et l’archiduchesse Monika d’Autriche

La princesse Mabel, le prince Friso, le prince Pieter Christian. Au deuxième rang la princesse Anita et le prince Maurits

La princesse Laurentien et le prince Constantijn. Derrière eux, la princesse Aimée

Le grand-duc Henri de Luxembourg

Le prince Willem Alexander et la princesse Maxima des Pays-Bas

La princesse Irène des Pays-Bas, mère des enfants du duc de Parme

La princesse Margriet et Pieter van Vollenhoven

La princesse Maria Caroline de Bourbon-Parme

La princesse Mabel
pierre-yves
31 août 2010 @ 19:21
Palatine, le retour !!!!
merci, ainsi qu’à Marina, de vos compte rendus.
On n’en attendait pas mois de vous et on a cru, grâce à la vigueur, la franchise de votre récit retrouver la belle époque du bal, vous vous souvenez ?
Vous me direz, parler d’un bal, même fictif, à propos d’obsèques solennelles est un brin déplacé, mais 1), je ne connaissais pas personnellement feu le duc de Parme, 2) question deuils, il se trouve qu’en ce moment, j’ai de quoi faire chez moi, et 3), je suis content de vous retrouver sur le site.
Je vous embrasse
luc
31 août 2010 @ 19:52
a thierry (113)
mon commentaire n’était pas de mettre en doute la foi de la princesse Françoise de Lobkowicz. Je n’en suis pas digne et comme on dit dieu seul est juge.
Mon commentaire avait pour but de mettre en parralèle les bonnes actions dans le domaine de la charité de la princesse et les querelles dans sa famille. bien sur nous ne sommes pas dans l’intimité des Bourbon Parme, qui a tort qui a raison ?
moi même dans ma famille, j’étais faché avec un oncle et puis un jour j’ai ravalé mon orgueil et je suis allé voir mon oncle, nous nous sommes expliqués et depuis tout va bien. Si personne ne fait le premier pas, les mésententes perdurent
beji
1 septembre 2010 @ 01:40
Chicarde merci,mais je ne comprends pas le néerlandais;peut-être êtes vous hollandaise ,
alors si vous pouviez m’en dire davantage!
merci.
beji
1 septembre 2010 @ 02:11
Marie-Louise(115),comme le dit Pascale(99)il y a bien un
« fossé » entre catholiques et protestants.
nous, catholiques,avons une très grande vénération pour
la Vierge que nous prions afin qu’elle intercède pour
nous auprès de son fils,les protestants nient ce rôle de médiatrice; nous avons la dévotion des saints ,qui ne sont rien pour les protestants;ils ne reconnaissent pas la présence réelle du Christ dansl’eucharistie etc;ces divergences portent sur le dogme,et ne sont pas une simple d’époque.
cordialement
beji
1 septembre 2010 @ 02:18
sans entrer dans la polémique des mésententes familiales,le prince et la princesse de Lobkowicz ont fait un travail remarquable au Liban;
beji
1 septembre 2010 @ 02:20
correction message 124:simple question d’époque
Thierry
1 septembre 2010 @ 07:21
@ Luc (122)
Merci cher Luc, d’avoir pris la peine de relever mon post et préciser votre pensée. Je n’ai pour ma part, rien à ajouter….SI, UNE CHOSE:
Les actions que S.A.R. la Princesse Françoise de Lobkowicz a menées pour soulager les souffrances de celles et ceux qui n’ont jamais fait appel à elle, en vain, la placent littéralement au-dessus de tout reproche, et je n’ai pas besoin de le préciser, au-dessus de n’importe quel soupçon.
Leurs querelles privées étant parfaîtement illisibles pour nous, et permettez-moi de vous le dire, tout à fait secondaires, nous ne pouvons que tenir en très Haute Estime les deux fils, dont l’Aîné, S.A.R. le Prince Charles-Hugues vient hélas de nous quitter (Dieu soit loué! le seul décédé des six enfants) et les quatre filles de S.A.R. le Prince François-Xavier de Bourbon-Parme, ce dernier presque un saint.
P.S. @ 117: Très honoré, cher Charles, de votre indulgent commentaire, à mon endroit.
luc
1 septembre 2010 @ 09:10
merci thierry (127)
mon commentaire n’était pas écrit pour offenser Madame la princesse de Kobkowicz.
Elle a donné beaucoup de son temps pour les autres et déployé beaucoup d’énergie, c’est tout à son honneur. C’est dommage, que peut être, et c’est pareil pour les autres membres de la famille, on n’utilise pas aussi son énergie pour se réconcilier avec les siens. Peut être qu’auprès de Dieu les tensions sont effacées. Je pense bien à la princesse Françoise qui a eu la douleur de perdre deux de ses fils et son époux. Dans sa foi elle trouve le courage d’avancer. Si il n’y avait pas de tels désaccords, elle trouverait de l’aide auprès de ses soeurs, neveux et nièces. Dieu vous aide Madame.
marie louise
1 septembre 2010 @ 21:26
Bien sûr,beji,124,et je connais très bien la religion catholique pour y avoir été baignée dès l enfance mais il faut parler ,plutôt,de différence et non de fossé car il n y a pas une religion meilleure qu une autre!A mon avis!
Audouin
5 septembre 2010 @ 20:00
Bonjour, chère Palatine (52)
Si, comme moi l’an dernier, vous aviez pris la peine de descendre dans la crypte de Santa Maria della Steccata, vous auriez pu constater qu’il n’y a pas 25 Bourbon-Parme enterrés en cet endroit, mais…quatre seulement! Les autres sont des Farnèse…
Le seul duc de Parme issu de la Maison de Bourbon, inhumé à Parme en 1765, est l’infant Felipe qui avait hérité des duchés parmesans de sa mère Isabelle Farnèse. L’épouse de ce Felipe, Louise-Elisabeth de France est à Saint-Denis
Les trois autres Bourbons de Parme, ensevelis dans la crypte sont les enfants du duc Ferdinand, morts en bas âge: Felipe, Aloysia et Antonietta, même si le nom de cette dernière n’apparaît pas sur sa sépulture. Le coeur de leur père se trouve dans la crypte, mais son corps repose dans un monument imposant, visible dans la très belle église abbatiale San Bernardo à Fontevivo. C’est dans cette abbaye que le duc Ferdinand, cousin germain de Louis XVI à qui il ressemblait d’une façon frappante, s’était réfugié à la suite de l’invasion française. Refusant le trône d’Etrurie que lui offrait Bonaparte, il est mort en 1802, probablement empoisonné.
Les autres Bourbons de Parme sont inhumés dans la chapelle funéraire édifiée par Carlo III au coeur de la Tenuta reale de Viareggio qu’il avait héritée de sa mère, Marie Thérèse de Savoie. Détesté par les Parmesans qui regrettaient la veuve de Napoléon, Carlo, beau-frère du Comte de Chambord, n’avait pas voulu se faire enterrer à Parme. Comme on sait, il fut assassiné en 1854…
Son père Carlo II, éphémère roi d’Etrurie est également à Viareggio. Il a droit à un magnifique mausolée en marbre de Carrare, surmonté d’une couronne royale. C’est ici que se trouve aussi le tombeau de Robert 1er, grand-père d’Ugo Carlo. L’inscription mortuaire est en français, en hommage sans doute à son oncle le Comte de Chambord…
A noter qu’avec les funérailles du prince Ugo Carlo, né français et naturalisé espagnol, c’est la première fois depuis 1765 qu’un duc de Parme est inhumé à Santa Maria della Steccata.
Merci, chère Palatine, de m’avoir lu jusqu’au bout…
Audouin
marie-francois
5 septembre 2010 @ 21:17
Avec un peu de retard, marci à Marina et à Mme Palatine de leur excellente couverture de cet évènement comme de leurs impressions qui sont tres interessantes.
Je suis de l’avis de Vincent Meylan comme de Philippe sur les Bourbon Parme qui se sont beaucoup fourvoyés depuis plus d’un siecle. Est ce un retour aux sources ?
Ils se sont dits français puis espagnols. La nouvelle génération semble maintenant tres ancrée aux Pays Bas.
Operent ils un retour a Parme ou ils paraissent peu connus ? C’est la meilleure chose que l’on puisse leur souhaiter.Néanmoins, cela ne parait pas tres facile apres 150 ans.
C’est vrai qu’il en est des Bourbon Parme comme des Bourbon Sicile qui revendiquent depuis Monaco comme de Madrid.
Les italiens n’ont finalement jamais accepte les dynasties étrangères ( Savoie ou Bourbon )
Luise
6 septembre 2010 @ 11:24
Les italiens ont accepté les Savoie. Pour les italiens cette Maison est italienne.
marie-francois
7 septembre 2010 @ 18:24
Vincent Meylan (106)
N’aviez vous pas indiqué, il y a quelques mois, la sortie pour septembre d’une réactualisation de votre livre sur les Orléans ?
Est ce toujours d’actualité ?
Harald
7 septembre 2010 @ 19:44
En lisant certain message je suis atterré …..
palatine
7 septembre 2010 @ 20:46
Eh bien Audoin, ce que vous dites sur le nombre des Bourbon Parme effectivement enterrés à la Steccata ne m’étonne pas. 25 personnes me semblaient beaucoup. Car les Bourbon-Parme n’ont pas régné si longtemps. Et ils ont aussi régné avec des éclipses. Je me suis contentée de citer la Gazzetta di Parma, elle-meme citant le prince Jaime, frère puiné du nouveau duc. Erreur ou intox, celui-ci déclarait au journaliste de la Gazzetta « Nostro padre, ora, riposa con altri 26 familiari nella cripta. Qui è come a casa ». « Familiari » signifiant « membres de la meme famille » peut-etre a-t-il voulu dire qu’ une fois morts nous appartenons tous à la meme famille,celle des défunts, c’est possible aussi.
Vous faites tres justement allusion à la nostalgie qu’éprouvent les Parmesans à l’égard de Maria-Luigia comme ils appellent la 2de femme de Napoleon. J’ai le jour meme des funerailles visité le les quelques salles du musée Glauco Lombardi qui lui sont consacrées. C’était passionnant et je voudrais y retourner pour relire la correspondance.
Merci pour vos explications, votre érudition est toujours la bienvenue sur ce site.
Audouin
7 septembre 2010 @ 23:26
Chère Palatine (135)
En fait,le prince Jaime de Bourbon-Parme n’a pas tort de parler des « autres membres de la famille ». Car il ne citait pas seulement les Bourbons, mais encore tous ses ancêtres Farnèse…
Chère amie, je pensais que vous alliez relever une bévue que j’ai commise en parlant de la Tenuta reale ou Villa Borbone. J’ai écrit, à tort, que le duc Carlo III l’avait héritée de sa mère, Marie Thérèse de Savoie.
En réalité, la propriété lui vint de sa grand-mère, l’infante Maria-Luisa, ex-reine d’Etrurie, puis duchese de Lucques. Celle-ci l’avait acquise trois ans avant sa mort pour y construire un Casino di Caccia, la région étant à l’époque très riche en gibier. Relais de chasse qui fut agrandi au fil des ans.
C’est le duc Robert qui hérita de Maria Teresa di Savoia, sa grand-mère, la villa delle Pianore, près de de Camaiore.
Je connais bien le musée Glauco Lombardi en face du Palazzo della Pilotta. Il est magnifique et mérite qu’on s’y attarde. Les Bourbons de Parme y sont réduits à la portion congrue…Néanmoins, on peut y admirer un beau portrait, peu connu, de la régente Louise-Marie de Bourbon. On peut le voir au cours de la visite virtuelle du Musée sur Internet.
Bien à vous
Audouin
palatine
8 septembre 2010 @ 10:01
Cher Audoin,
n’ayant pas votre érudition, je n’aurais pu remarquer ce que vous appelez « bévue ».
J’ai un esprit curieux et « questionneur » plus qu’autre chose. Et les pieds terriblement sur terre.
Je pense souvent à l’effritement de la grande fortune du duc Robert. Il possedait des chateaux, des domaines et vivait sur un grand pied. Cent ans plus tard , d’apres ce que j’ai compris, le dernier duc de Parme vivait dans la gene et si deux Bourbon-Parme (Sixte et Françoise) font la vie de chateau, ce serait grace à un heritage maternel.
Au musée Glauco Lombardi, ce qui m’a étonnée avec Marie Louise, c est qu elle correspond en français avec tout le monde jusqu’à la fin de sa vie. Meme quand elle écrit à des Autrichiens. Avec ses enfants des deux lits aussi. Sa fille, la marquise de Sanvitale, commence sa lettre par « chère Madame » mais dans le corps de la lettre, on sent tout l’amour qu’ elle ressent pour sa mère. Le duc de Reichstadt lui écrira en français toute sa vie. Marie-Louise écrit à son petit-fils Sanvitale en français pour lui demander ce qu’il veut qu’elle lui rapporte comme cadeaux de Vienne.
On comprend ds ce musée la grande passion qu’éprouva Marie-Louise pour Neipperg. J ‘ai vu au musée deux bracelets de Marie-Louise légués par les descendants italiens. L’un avec le portrait de Neipperg et l’autre… avec l’oeil valide de Neipperg qui vous le savez etait borgne.
Dans les correspondances du temps, tout le monde loue le general von Neipperg et au musée on voit une lettre d’éloges à son sujet, de Madame de Stael.
Je ne suis pas specialement sentimentale, mais quand j’ai quitté le musée, j’étais triste que cet homme adoré par Marie Louise et qui avait si bien géré le duché de Parme, soit mort dejà en 1829.
Le souvenir de la duchesse perdure à Parme et les 31 ans de son règne là-bas ont occulté le passage des Bourbon-Parme.
Bien à vous
Palatine
Charlanges
8 septembre 2010 @ 15:37
Palatine (137)
Vous vous interrogez sur l’effritement de l’immense fortune du dernier duc régnant de Parme. Il ne faut tout de même pas oublier qu’il eut 24 enfants dont 21 lui survécurent ! le prince Xavier eut lui-même 6 enfants. Comment voulez-vous qu’en raison des lois successorales de notre époque, l’héritage ne se soit pas éparpillé ? Le feu duc de Parme n’est sans doute pas mort dans la gêne mais il passe pour avoir beaucoup dépensé dans son vain combat espagnol. Ne nous inquiétons pas pour ses enfants qui bénéficieront de leur ascendance Orange-Nassau.
palatine
9 septembre 2010 @ 11:10
Cher Charlanges,
La succession du duc Robert fut tres compliquée et engendra maints conflits, dont avec sa veuve et les enfants du 1er lit. Mais c’est tout à fait vrai que les heritages s’effritent avec le temps et le nombre d’enfants.
Les enfants du duc de Parme ont déjà bénéficié de leur ascendance Orange-Nassau pcq la reine Juliana leur a légué à chacun un héritage qui les met à l’abri du besoin. Et je pense que de son vivant déjà, elle avait fait des donations à ses petits-enfants. La reine Wilhelmine avait aussi fait des legs à ses 4 petites-filles qui en se mariant avaient un patrimoine bien à elles. Elles étaient donc de tres bons partis.
Quand la princesse Irène l’a quitté, le duc de Parme a eu moins de revenus.
franca invernizzi
17 septembre 2010 @ 14:29
Il rosario è stato emozionante.
L’evento è stato importante per la nostra città.