
Le comte de Paris et son fils le duc de Vendôme ont assisté ce vendredi 21 janvier 2011 à 12h15 à la messe à la mémoire du roi Louis XVI qui fut célébrée par Monseigneur Xavier Baronnet, évêque émérite de Port-Victoria. Une foule nombreuse avait fait le déplacement pour se recueillir et se souvenir du roi Louis XVI 218 ans après son exécution. L’évêque évoqua la vie de Louis XVI et insista sur les qualités morales du souverain, artisant de paix. Après la messe, le comte de Paris et son fils le duc de Vendôme ont reçu pendant plus d’une heure les hommages des personnes présentes au requiem. (Merci à Charles pour les photos et les infos)






Capreolus
10 février 2011 @ 10:00
En réponse à Michael (cf. message n°267) –
Vous voulez dire que les princes de Bourbon ont souvent pu être concrètement dubitatifs vis-à-vis des chances qu’ils avaient de s’asseoir sur le trône qu’ils revendiquaient ? Sans doute, mais à ce compte-là ne croyez-vous pas qu’il en fut pareillement de certains princes d’Orléans ?
« Papa ne croyait pas à la possibilité d’une restauration monarchique » reconnaissait feu le comte de Paris en parlant de son père (cf. message n°228).
jean-marie
10 février 2011 @ 11:37
néoclassique.262
Ce que j’entends par la cher Monsieur est que ce sondage de 2009 montre que la majorité majorité des royalistes Français préfèrent le prince Henri d’Orléans chef de la Maison de France au prince Luis-Alphonso de Borbon y Martinez-Bordiu.
Il n ‘y a pas photo je pense!
Voila ou en sont les légitimistes Français qui soutiennent un prince Espagnol,il n’ont pas progressé depuis 1883 ou ils étaient déjà minoritaires.
Némausus.248
Si les royalistes Français ne représentent qu’un petit 1% de la population Française,alors imaginez ce que représente-les 18% recueillis pour Luis-Alphonso de Borbon sur les 1%.
Nemausus
10 février 2011 @ 12:08
Ah j’apprends quelques choses en filigrane dans le message de Michael (267)… les Orléans souhaiteraient prendre le nom de France!!! :)…. après avoir été débouté de leur prétention au nom de Bourbon, ils voudraient ajouter à ce ridicule celui de vouloir s’appeler « de France »…
de mieux en mieux….:)
quant au message de Charles (265), c’est un tissu de mensonges réducteurs régulièrement sorti par son auteur et les légitimistes ont à de nombreuses reprises démontré la fausseté en prouvant par des lettres du prince incriminé son intérêt pour ces droits dynastiques français (cf les archives de régine)!
Comme je l’ai déjà dit, je constate que les orléanistes ressortent toujours les mêmes mensonges faisant fi systématiquement des réponses contradictoires qui leur ont été faites sur ces points… mais c’est une habitude qui date de 1883… à force de répéter les mêmes mensonges, ils espèrent que les lecteurs finiront par croire que c’est la vérité !
et les interventions des légitimistes les dérangent (les énervent) car elles mettent à plat leur programme de désinformation d’où ces répétitions continuelles entrainant nécessairement les mêmes réponses des légitimistes par la force des choses….
c’est usant mais nous tiendrons bon !
Nemausus
10 février 2011 @ 12:30
Jean-Marie (260),
nous attendons tous que vous nous indiquiez ce fameux site internet d’où vient ce sondage !!!!
et mes 1% de royalistes (quelque soit leur origine) montre simplement l’utopie d’une espérance orléaniste répétée sans cesse !!!
neoclassique
10 février 2011 @ 12:42
Jean Marie 272
mon cher Jean marie il faut que vous sachiez, ou plutôt que vous compreniez, qu’on ne choisit pas le roi légitime, c’est la loi salique qui détermine qui il est, à savoir l’aîné de la branche aînée de la maison de Bourbon
mais peut être, les orléans ayant beaucoup flirté avec la Republique, préféreriez vous le désigner par élection, peut-être même est ce là une des moeurs de la « nouvelle dynastie » philipparde. Après tout, elle n’en est pas à une surpation près!
neoclassique
10 février 2011 @ 14:06
Aramis 269
oui vous avez raison, le comte de Chambord aurait outrepassé ses droits s’il avait nomme le comte de Paris pour lui succéder.
Mais cet adoubement aurait été une reconnaissance que beaucoup de légitimistes auraient reconnu de fait.
Et c’est ce que les orléanistes attendaient mais qui, évidemment, n’est jamais venu puisque Chambord savait que sa succession ne lui appartenait pas
VERSAILLAISE
10 février 2011 @ 16:42
@charles:pour pasticher un peu : l’association « gens de France » combien de divisions?
de plus Béatrice S a raison: les français sont fiers de leur République!
Michael
10 février 2011 @ 17:16
Passons maintenant aux choses sérieuses.
Le prince jean de France, duc de Vendôme travaille pour son pays. Je vous recommande la lecture de son livre.
A travers douze grands thèmes, le prince Jean évoque ses principaux sujets de préoccupation, qui sont ceux du monde dans lequel nous vivons : un monde fasciné par ses perspectives de développement, mais en même temps incapable de les maîtriser, parce qu’il a perdu tout repère sur les origines et les objectifs de notre « vivre ensemble ».
Dans les douze chapitres du livre, il remet ces préoccupations en perspective par rapport à l’expérience millénaire de la Maison de France. Ce faisant, il ouvre des voies et propose des réponses aux questions que se pose notre monde en crise.
Pendant ce temps là, des partisans de la branche espagnole essaient de capter un prince non dynaste qui galope le monde.
De notre côté, nous suivons la vraie légitimité, celle des princes soucieux de leur pays, celle que les lois fondamentales a désigné en la personne des Princes d’Orléans depuis 1883, avec le seul souci de ne pas donner notre pays à des princes étrangers.
Nemausus
11 février 2011 @ 09:10
cruelle désillusion que sera celle des orléanistes quand ils verront que la restauration qu’ils espèrent tant ne viendra pas…
laissons les rêves aux utopistes partisans des Orléans… le duc d’Anjou et beaucoup de ses partisans (dont moi même) savent que la république a de très beaux jours encore devant elle en France !
Donc les choses sérieuses (dixit Michael 278) ne sont certainement pas pour les français les rêves surannés d’un prince cadet mais la crise économique, le chômage, l’insécurité interne et internationale, la prochaine élection présidentielle…etc… ça c’est du sérieux !
Capreolus
11 février 2011 @ 11:55
En réponse à Michael (cf. message n°278) –
Si le pensum de Jean d’Orléans et la tournée des popotes qui s’en est suivi était « chose sérieuse », ça se saurait. On n’a pas besoin d’un prince pour ratiociner sur le « vivre ensemble » : les politicards divers et avariés font ça très bien. Eux au moins n’ont pas l’impudence de faire croire que leurs courbettes devant le nouvel ordre mondial s’inscrivent dans la veine capétienne.
Mais peut-on reconnaître la succession des lys chez des princes étrangers… à la tradition capétienne ?
Charles
11 février 2011 @ 17:31
Nemausus,
Au contraire, les fidéles de la Maison de France se réjouissent de constater que le Dauphin et la Dauphine s’investissent pour leur pays.
L’Espérance monarchique demeure.
Merci au prince Jean et à la princcesse Philoména de maintenir la flamme royale.
Michael
11 février 2011 @ 18:20
A la tribune de l’assemblée Nationale le 22 janvier 1875, un des chefs du parti légitimiste, prononce un discours, il dit notamment: » Il ne vous manque pas le roi, il ne vous manque pas non plus l’héritier du trône. Il a fait le 5 aout 1873, un de ces actes qui sont une date dans la vie d’un peuple et qui suffisent pour honorer la vie d’un Prince. Vous avez une race royale, la plus nationale dont aucun peuple ait jamais pu s’enorgueillir, une de ces races née des entrailles mêmes de la nation, qui a grandi, triomphé et souffert avec elle » (Discours prononcé dans la discussion générale sur les projets de lois relatifs à l’organisation des pouvoirs publics, par Lucien Brun, député de l’Ain, Paris, 1875, p. 25 sq)
Le Mardi 26 janvier 1875, le comte de Chambord écrit dans son journal: « Brun parle très bien, expliquant aussi bien qu’il le peut leur vote du septennat, dit que la monarchie est possible et doit être faite et fait mon éloge et celui du comte de Paris dans sa visite ici, le tout avec éloquence, coeur et vrai talent. On l’écoute avec respect et attention « . Henri, comte de Chambord, journal (1846-1883), carnets inédits p. 615
petite note: Le 5 aout 1873, le comte de Chambord note: « Le comte de Paris vient et déclare qu’il reconnait le principe que je représente, qu’il désire que le France soit sauvée par le retour à ce principe et que je ne trouverai aucun compétiteur dans sa famille. Il déjeune avec nous et il est bien, parlant facilement et instruit. Il a remis une note contenant ce qu’il m’a dit. » même source p. 573
Ce sont des preuves irréfutables à moins de croire que le comte de Chambord était un idiot. En approuvant le discours de Brun, le comte de Chambord approuvait que le comte de Paris était son héritier. C’est dans cette logique qu’il n’a pas cru bon désigné un héritier qui était reconnu par le majorité de ses contemporains.
Nemausus
11 février 2011 @ 20:50
il y a vraiment des personnes ici qui abusent des substances psychotropes à force de radoter les mêmes rengaines utopiques … LOL…
En tout cas, cela me fait beaucoup rire tellement c’est pathétique !!!!
Nemausus
12 février 2011 @ 13:11
et en plus nous avons droit de la part de Michael qu’il nous écrive les mêmes messages (282) sous plusieurs articles (celui-ci et l’article sur la duchesse de Berry) espérant ainsi que ces mensonges ne trouvent pas de réponses le contredisant !
Charles
12 février 2011 @ 16:30
Michael,
Il n’y a pas de doute sur la legitimite des princes d’Orleans pour succeder au comte de Chambord, dernier Bourbon de France.
Seuls quelques irreductibles anti-Orleans viennent ici semer la zizanie.
C’est pourquoi nos princes ne se soucient pas de ces quelques dissidents.
Le comte de Paris et le prince Jean, qui assume le role de Dauphin, travaillent pour la France, dans l’interet des Francais.
L’action du duc de Vendome s’accroit d’annees après annees. Le duc de Vendome assume son role avec foi et serieux. Il voyage, etudie, va a la rencontre des francais. Il se fait connaitre et apprecier des francais.
Le duc de Vendome voyage aussi a travers l’europe pour visiter et prendre des conseils aupres des souverains regnants et des differents pretendants au trone, ses cousins. L’europe royale est une grande famille et le prince Jean a une place particuliere dans le gotha. La comtesse de Paris defunte serait aujourd’hui tres fiere de son petit-fils, heritier de la Maison de France.
Les monarchistes francais attendent le moment ou notre couple heritier, la Dauphine paree d’un diademe, honoreront de leur presence les grandes ceremonies royales a venir.
Merci au prince Jean et a la princesse Philomena de maintenir vivant en France le principe monarchique.
Esperance !
Marie du Béarn
12 février 2011 @ 22:09
Charles,
Si comme vous le dites, je cite « Le duc de Vendome voyage aussi a travers l’europe pour visiter et prendre des conseils aupres des souverains regnants et des differents pretendants au trone, ses cousins. »
Pourquoi les médias, journaux, magazines, sites internet royalistes ou non n’en parlent pour ainsi dire rarement ou très peu?
Vous êtes sûr que le duc de Vendôme sillonne l’Europe?
Je veux des articles et des photos de ces rencontres…
naucratis
13 février 2011 @ 10:43
A Marie du Béarn
Ne serait-ce pas qu’il s’agit d’une énième invention de Charles ?
Bah, ce n’est là que péché véniel… ;)
Nemausus
13 février 2011 @ 13:01
j’aimerais aussi connaître de la part des orléanistes l’argument qu’ils utiliseraient pour justifier la tentative d’usurpation du nom de Bourbon par Henri d’Orléans (les Orléans ne sont pas à une usurpation près il est vrai !).
Je croyais au début que ce prince voulait simplement adjoindre le nom de Bourbon à celui d’Orléans mais non il voulait tout simplement abandonner le nom d’Orléans pour celui de Bourbon pour tenter de tromper encore un peu plus les français et semer la confusion… il aurait ensuite tenté de faire croire qu’il était le chef de la maison de Bourbon…
Mais la justice française l’a débouté de son odieuse prétention le 29/03/2000 par arrêt du TGI de Paris, confirmé par arrêt du 01/02/2001 de la Cour d’appel de Paris et par arrêt du 30/09/2003 de la Cour de Cassation mettant un terme final à cette tromperie …
pour preuve le lien de l’arrêt de la cour de cassation :
http://www.easydroit.fr/jurisprudence/Cour-de-Cassation-Chambre-civile-1-du-30-septembre-2003-01-03-219-Publie-au-bulletin/C43281/
et comment faire confiance en des princes qui ne respectent même pas les décisions de justice de leur pays quand ce même prince attribue le titre de duc d’Anjou (reconnu implicitement par les tribunaux au prince Louis Alphonse) à un de ses neveux !!!
Quelle sera la future tentative d’usurpation des Orléans ?
Audouin
13 février 2011 @ 17:57
Dans un imaginaire gouvernement Jean d’Orléans, nul doute que Ministère de la Propagande n’échoit à Monsieur Charles ;-)
Audouin
naucratis
13 février 2011 @ 20:30
A Audouin
Il mérite certainement le ministère de la propagande, de l’incantation et de la contre-vérité. ;)
Michael
14 février 2011 @ 08:13
Nemausus,
je ne vois pas où le mal de vouloir reprendre le nom d’origine de la famille d’orléans qui était « Bourbon ». Don Luis-Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu a fait la même chose en francisant son nom…
Nemausus
14 février 2011 @ 13:52
ce que vous dites Michael est un mensonge (291) …. la justice a su voir la mauvaise foi et les mauvaises intentions de votre prétendant en le déboutant de sa demane farfelue ! et la Cour de Cassation a certainement plus de compétence que vous en matière d’application du droit !
Les Orléans n’ont jamais porté le nom de Bourbon; vos affirmations montrent votre méconnaissance totale des règles régissant la maison royale de France …
Quant au duc d’Anjou, le nom patronymique de sa branche depuis 1700 est bien Bourbon, patronyme choisi par Philippe V pour marquer son appartenance à la famille royale capétienne plutôt que celui d’Anjou qu’il aurait pu aussi adopter.
Votre mauvaise foi est désormais vérifiée et affichée aux yeux de tous !
refuser de reconnaître l’évidence (une décision de la Cour de Cassation, instance suprême de ja justice en France !) montre à quel point les orléanistes sont prêt à dire n’importe quoi !
Michael
14 février 2011 @ 19:56
Je suis désolé Nemausus (292) Philippe duc d’Orléans frère de Louis XIV était un Bourbon, son père était Louis XIII, son grand-Père Henri IV et son arrière-grand-père Antoine de Bourbon.
Le nom d’Orléans n’est qu’un nom d’apanage. Le comte de Chambord, avant d’être prétendant au trône portait le nom d’Artois (cf son acte de naissance en 1820) cela ne l’a pas empêché de se faire appelé Bourbon. C’est pareil pour la branche des Bourbon d’Espagne, s’ils étaient restés dynastes en France, ils porteraient le nom d’Anjou. C’est comme les Valois, les Angoulême etc.
Les Bourbons tirent leur nom de Béatrice de Bourbon qui a épousé un de fils de Saint-Louis, Robert, comte de Clermont (comme le Prince François de France, actuellement).
Je pense qu’il n’y avait pas de mauvaises intentions du comte de Paris derrière tout cela. La justice lui dit seulement que ce n’est pas possible aux yeux de la loi, car le patronyme d’Orléans est dans sa famille depuis trop de générations et qu’il a été choisi librement.
Némausus, arrêtez de chercher des complots là ou il y en a pas.
Michael
14 février 2011 @ 20:03
L’expression « prince du sang » apparut néanmoins au xve siècle, pour qualifier les membres des lignages descendants de saint Louis qui appartiennent donc au lignage royal français et sont aptes à succéder à la Couronne en cas d’extinction de la famille royale, c’est-à-dire du roi, de ses fils, et des fils de ses fils. Elle succèda aux expressions « princes des fleurs de lys » et « princes du sang de France ».
Les princes et princesses du sang portaient généralement comme patronyme le nom du fief principal de leur apanage comme le petit-fils de France dont ils étaient issus2. Ainsi, les enfants de Charles de France, duc de Berry, portèrent-ils pour patronyme de Berry et non de France
Premier prince du sang fut un titre officiel de l’ancienne monarchie française à partir de 15955. Il était attribué au prince du sang situé juste après les fils de France et les petits-fils de France, selon l’ordre dynastique prévu par les lois fondamentales du royaume de France à condition qu’il ne portât pas de titre de rang supérieur, notamment étranger. Ainsi, Louis d’Orléans, fils du Régent Philippe d’Orléans, fut-il nommé premier prince du sang à la mort du Grand Condé.
neoclassique
14 février 2011 @ 21:56
S’agissant des noms patronymiques des branches de la maison de Bourbon, une chose est claire: TOUS LES ORLEANS SONT INSCRITS A L ETAT CIVIL SOUS LE NOM DE D’ORLEANS. C EST D AILLEURS CE QUI FIGURE EGALEMENT SUR TOUTES LEURS CARTES DE VISITES.
cette fantaisie de » de France » qui a pris le comte de paris après son mariage palermitain n’avait d’autre but que de laisser penser ux gogos qu’il était le seul prince français et d’ainsi faire passer ses aînés pour des princes étrangers.
mais la ficelle est un peu grosse et tout le monde sait que les orléans ne sont que la dernière branche de la maison royale de Bourbon. Un point c’est tout.
Aramis
14 février 2011 @ 23:55
Les motifs de la cour d’appel de Paris dans l’arrêt du 22 septembre 1989 (« sommaire »)
Les titres nobiliaires, s’ils suivent en général les règles applicables au nom patronymique, ne peuvent s’acquérir par le simple usage même prolongé et doivent faire l’objet d’un arrêté d’investiture pris par le Garde des Sceaux en application de l’acte qui les a conférés à l’origine ; en l’espèce le titre de Duc d’Anjou porté par Philippe V jusqu’à son accession au trône d’Espagne en 1700, concédé pour la dernière fois par Louis XV à son deuxième petit-fils, Louis Stanislas Xavier, futur Louis XVIII, puis aboli par le décret du 19 juin 1790 de la Constituante, n’a jamais fait l’objet, depuis cette date, d’une collation ; en conséuquence Henri d’Orléans, fils aîné du Comte de Paris, lequel n’a pas cru devoir intervenir à l’instance, ne détient ni ne revendique le titre de Duc d’Anjou et ne peut introduire, faute d’intérêt, une action en justice pour s’opposer à toute usurpation d’un titre sur lequel il n’établit pas ses droits ; il n’y a pas lieu, dans ces conditions, de rechercher si l’usage de ce titre par l’intimé était légitime et constant, au risque de créer une confusion, inexistante en l’espèce, puisque Henri d’Orléans n’a jamais porté ce titre ; pour les mêmes motifs, l’intervention de Sixte Henri de Bourbon Parme doit être également déclarée irrecevable.
Les armes pleines constituées « de Trois fleurs de lis d’or en position deux et un sur champ d’azur», ont été celles de la France jusqu’à l’avènement du roi Louis Philippe, qui les a remplacées, par une ordonnance du 14 août 1830, par les armes brisées d’Orléans ; les armes pleines de France, devenues ainsi des emblèmes privés constituent des accessoires du nom, auquel elles se rattachent et doivent être considérées comme un attribut de famille et soumises à la même protection que le nom lui-même ; dès lors Henri d’Orléans, qui ne peut soutenir avec pertinence que Louis Alphonse de Bourbon utiliserait le symbole de la France, ne peut se prévaloir d’une usurpation abusive dès lors qu’il n’allègue ni ne démontre que le port de ces armes sans brisures, qui résulte d’un usage manifeste et constant par les Bourbon d’Espagne depuis plus d’un siècle, puisse être à l’oriigne pour lui et sa famille d’un préjudice actuel et certain ; il s’ensuit que son action est irrecevable.
Aramis
14 février 2011 @ 23:57
http://www.heraldica.org/topics/france/proces2.htm
on trouve sur ce site le sommaire et l’intégral du jugement du tribunal de Paris et de la cour d’appel de Paris, avec le commentaire intéressant d’un magistrat honoraire…
Aramis
15 février 2011 @ 00:05
Dans une autre instance entamée par l’actuel comte de Paris, arrêt de la cour de cassation du 30 septembre 2003. Henri d’X… est Henri d’Orléans, actuel comte de Paris…
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :
Attendu que, M. Henri d’X… reproche à l’arrêt confirmatif attaqué (Paris, 1er février 2001) d’avoir rejeté sa requête en rectification d’état civil à fin de rétablir son nom d’origine de Y… et se nommer à l’avenir Henri de Y…, alors, selon le moyen :
1 / qu’en lui déniant le droit de se faire enregistrer sous le nom « de Y… », aux motifs que ses ascendants n’auraient pas fait usage de ce nom, et auraient porté pendant trois siècles et demi le nom « d’X… », tiré d’un titre ducal, ce qui ne permettait pas de caractériser leur renonciation à se prévaloir de leur rattachement aux Y…, et à posséder ainsi, en sus du nom « d’X… », le nom dynastique « de Y… », la cour d’appel a privé sa décision de base légale au regard des articles 99 du Code civil et 1er de la loi du 6 fructidor an II ;
2 / qu’en affirmant que sa demande tendant à recouvrer le nom ancestral « de Y… » n’aurait présenté aucun intérêt légitime, au prétexte qu’il se serait agi d’une « querelle dynastique » dont l’issue « ne peut trouver une solution de nature judiciaire », la cour d’appel a méconnu l’étendue de ses pouvoirs et violé les articles 99 du Code civil et 1er de la loi du 6 fructidor an II ;
Mais attendu que si la possession loyale et prolongée d’un nom ne fait pas obstacle en principe à ce que celui qui le porte, renonçant à s’en prévaloir, revendique le nom de ses ancêtres, il appartient alors au juge, en considération, notamment, de la durée respective et de l’ancienneté des possessions invoquées, ainsi que des circonstances dans lesquelles elles se sont succédé, d’apprécier s’il y a lieu d’accueillir cette revendication ;
Attendu qu’en l’espèce, par motifs adoptés, la cour d’appel a souverainement estimé que c’était volontairement que le nom d’X… avait été substitué à celui de Y… par le fils cadet de Louis XIII et tous ses descendants qui avaient ainsi abandonné le nom de Y… et que cette volonté de porter le nom d’X… avait été confirmée par le roi Louis-Philippe lors de son accession au trône ; que, par des seuls motifs, elle a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. d’X… aux dépens ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du trente septembre deux mille trois.
Michael
15 février 2011 @ 08:00
Néoclassique
Les « gogos » que nous sommes tous d’après vous (ce qui laisse imaginer que vous ne vous prenez pas pour n’importe qui)savent tout bonnement que que « de France » est attaché à un titre « Fils de France ou Prince de France » qui donc ne figure pas sur l’état civil et encore moins sur la carte d’identité.
Le comte de Paris ne fut pas le seul a porté ce titre. ce sont les circonstances qui ont fait que l’usage en a été réduit: En 1883, à la mort d’Henri V, comte de Chambord, Philippe VII, comte de Paris est devenu le nouveau chef de la Maison de France. Si ses filles n’ont pas usé des titres de Princesses de France de manière, c’est pour la simple raison qu’en 1883, elles étaient mariées ou sur le point de se marier et usaient de leur titre d’épouse.
en 1894, Philippe VIII, duc d’Orléans est le nouveau chef de la Maison de France et sans enfants. En 1926, c’est son cousin germain qui lui succède: Jean III, duc de Guise, les enfants de ce dernier usent à cette date du « de France » en sous entendu « Princes de France ».
dans les archives de la Maison de France, on peut voir que l’usage est courant.
Nemausus
15 février 2011 @ 11:12
Michael,
vos propos (293) montrent que vous ne connaissez rien à l’usage du patronyme par la dynastie capétienne. d’ailleurs vous vous contredisez vous même dans votre 2ème message (294) !
Pour information le nom de Bourbon était aussi un nom d’apanage comme tous les patronymes portés par les branches de la dynastie, seul le roi, ses enfants et les enfants du dauphin étant « de France »!
Ainsi c’est à bon droit que la justice française a débouté Henri d’Orléans de vouloir usurpé un nom que son ancêtre Philippe de France duc d’Orléans n’a jamais porté !
Enfin je vous rappelle qu’Henri IV n’était « de Bourbon » qu’en qualité de roi de Navarre ! il est devenu « de France » en accédant au trône de France et a donc abandonné son patronyme. Ni ses enfants, ni ses autres descendants en ligne légitime n’ont porté ce patronyme.
L’adoption par Philippe V (« de France ») roi d’Espagne du patronyme de Bourbon plutôt que celui d’Anjou était le choix de ce roi pour montrer son appartenance à la maison royale de France issue de la branche de Bourbon (mais en effet il aurait pu aussi conservé le nom d’Anjou comme les 2 précédentes branches ayant porté ce nom). Le comte de Chambord a utilisé aussi ce nom pour simplifier les choses, la plupart des français croyant à tort que la famille royale portait le patronyme de Bourbon. Il n’y a jamais eu de Louis XIII de Bourbon, ni de Louis XIV de Bourbon, ni de Louis XV de Bourbon etc…
Enfin, il est évident que si Henri d’Orléans avait obtenu gain de cause et était devenu Henri de Bourbon, il aurait tenté d’usurper la qualité de chef de maison puisqu’il avait déjà tenté de se faire reconnaître les pleines armes de la dynastie réservée au chef de maison !!! ils usurpent déjà le nom « de France » !
Donc bien entendu qu’il y a encore complot des Orléans…comme d’habitude….