
Finalement, c’est sans son épouse souffrante que le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou s’est rendu à Reims pour assister à la messe pontificale concélébrée par le représentant de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, Monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique, en présence de plus de 3000 personnes. Le prince avait été placé au premier rang côté Evangile, après la maire de Reims Adeline Hazan et deux de ses adjoints Jacques Cohen, adjoint au tourisme et Madame Gabet adjoint au commerce.

Côté Epître se tenaient le préfet de région Guillot et le tout nouveau préfet des Ardennes Pierre N’Gahane. Les Ardennes font en effet partie de l’archidiocèse de Reims. Plusieurs membres de la famille de Bourbon-Parme entouraient le duc d’Anjou : le prince et la princesse Charles Emmanuel de Bourbon-Parme et leurs trois filles dont la princesse Zita, filleule du duc d’Anjou, le prince Axel de Bourbon-Parme, fils du prince André et le prince Rémy de Bourbon-Parme, fils du prince Louis.

« La cathédrale de Reims est intimement liée à l’histoire de la monarchie française, c’est ce qui explique la présence parmi nous du Chef de la Maison de Bourbon » déclara notamment Monseigneur Jordan. La sortie du prince aux accents du Te Deum de Marc Antoine Charpentier, se fit dans une grande cohue ponctuée d’applaudissements. Sur le parvis, des « Vive le roi » s’élevèrent de la foule assez compacte.

Le duc d’Anjou et les princes de Bourbon furent ensuite les hôtes d’une réception donnée dans la salle des Festins royaux où ils furent accueillis par Aymeric Peniguet de Stoutz, administrateur du Palais du Tau, qui n’hésita pas à saluer en la personne du duc d’Anjou l’incarnation du principe de la légitimté monarchique. (Merci à Audouin pour ce compte-rendu et ses photos)
SyGno
16 mai 2011 @ 21:28
SUMMUM
Brigitte et Christian
16 mai 2011 @ 22:47
bonsoir à tous
bonsoir Colette C
et oui, le titre de l’article est bien lié à la commémoration des 800 ans de la cathédrale de Reims.
La vrai vedette de l’événement est donc cette vieille Dame qui a vu le sacre de nos Rois de France.
Il y a eu plusieurs cérémonies et chacune a été présidée par un membre de la grande famille des Bourbons et donc des capétiens.
Reims, ville des Rois et du Champagne !!! les deux sont éternels
amitiés du sud ouest
neoclassique
17 mai 2011 @ 09:49
Bravo et merci pour votre commentaire reconciliateur
Comme quoi, tous les orléanistes ne sont pas de fieffés butés!!!
naucratis
17 mai 2011 @ 18:20
Voilà la voix de la sagesse !
Soyez remerciés.
Souhaitons que les autres orléanistes s’inspirent un peu de vos commentaires et abandonnent les mesquineries, les insultes et les propos haineux.
Pierre-Louis
16 mai 2011 @ 23:17
Voici l’allocution du Prince à Reims :
http://www.youtube.com/watch?v=yyMe7b2SXfI
Yannick
17 mai 2011 @ 00:03
Vous faites tous plus pitié les uns que les autres, orléanistes, légitimistes, henrikistes, hachisparmentieristes, que sais-je …
Pour vous livrer à des batailles verbales aux noms de citoyens français ou espagnols qui n’ont aucune chance de remonter sur un quelconque trône sur les 1 000 prochaines générations, ça, il y a du monde …
Mais quand quelqu’un demande un petit résumé impartial de l’Histoire de France qui explique cette scission entre ces 2 (2 ou 3?) branches des Bourbons qui se disputent le (ô combien hypothétique) trône de France, là, il n’y a plus personne !
Vous avez bien du courage pour valider tous ces commentaires, Régine !
Nemausus
17 mai 2011 @ 08:55
mais à part quelques uns, la plupart d’entre nous savons que la monarchie n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui ou demain.
Quant à l’histoire de la scission elle a été maintes fois écrite ici…nul intérêt de la répéter pour voir un henrikiste se plaindre que les légitimistes rabachent les mêmes histoire….
Germain
17 mai 2011 @ 10:11
Quand on débarque, en retard, au milieu d’une pièce de théatre, on ne demande pas à la salle de faire un résumé…
Allez sur wikipédia
Actarus
17 mai 2011 @ 15:32
hahahaha ! ^^
neoclassique
17 mai 2011 @ 10:23
cher Yannick,
je comprends votre agacement.
Voici les éléments objectifs que je peux livrer à votre réflexion.
En France, après la Révolution, après l’Empire, le cours de la monarchie légitime a été interrompu par l’arrivée au pouvoir de Louis-Philippe qui est monté sur le trône en lieu et place du duc de Bordeaux, petits-fils de Charles X, au profit duquel ce dernier venait d’abdiquer. Ce point est considéré à juste titre comme une usurpation au sens juridique du terme et l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle dynastie ainsi que l’a dit Louis-Philippe lui-même, celle des rois des Français.
Cette querelle entre les légitimistes (les partisans de la branche aînée régnante) et les orléanistes (les partisans de la branche cadette qui s’était emparée illégalement du trône) trouve principalement sa source en 1883, à la mort sans descendance du dernier prince de la branche aînée, connu sous les noms de duc de Bordeaux, comte de Chambord ou Henri V.
2 tendances se sont alors fait jour :
– ceux qui ont alors reconnu le comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe, issu de la branche capétienne cadette des Orléans mais française, comme successeur du comte de Chambord. ils sont connus sont le nom d’orléanistes.
– ceux qui, en vertu de la loi salique qui, dans la monarchie française, désigne comme successeur l’aîné de la branche capétienne aînée des Bourbon, ont alors reconnu le prince Juan de Bourbon, descendant en ligne directe du petit-fils de Louis XIV, le duc d’Anjou. Ils sont connus sont le nom de légitimistes.
Les 2 prétendants actuels que sont le prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme et le prince Juan de Bourbon, duc d’Anjou sont issus de ces 2 courants.
j’espère que pour vous les choses sont ainsi un peu plus claires.
Nemausus
17 mai 2011 @ 16:51
LOL prince Louis de Bourbon, néoclassique et pas prince Juan…. LOL
et puis pour les Orléanistes c’est toujours le prince Henri d’Orléans, toujours vivant…. au moins depuis sa dernière apparition à Reims le 06/05…LOL
neoclassique
17 mai 2011 @ 22:00
alors là Nemausus, vous me surprenez, le premier prétendant légitimiste à la mort du comte de Chambord est bel et bien le prince Juan de Bourbon, comte de Montizon et par ailleurs beau frère de du même Chambord
Nemausus
18 mai 2011 @ 08:52
oui Néoclassique je suis d’accord avec vous sur le premier prétendant légitimiste le comte de Montizon mais vous vous êtes trompé dans la dernière phrase en parlant du duc d’Anjou actuel et en lui donnant le prénom de Juan… ;)
HRC
17 mai 2011 @ 16:54
je crains que la séparation des courrants ne soit antérieure à ce que dit néoclassique, elle date de la révolution de 1789.
le duc d’Orléans accepte la constitution qui fait de Louis XVI le roi constitutionnel des français. le roi pas vraiment et part, c’est la fameuse « fuite-qui stoppe-à-Varennes », puis la chute des Tuileries en 92, vous connaissez la suite.
la séparation reprend force sous Charles X, se matérialise en 1830 avec la monarchie de Louis-Pilippe, reprend avec la chute du second empire en 1870, avec la querelle du drapeau qui voit le Comte de Chambord refuser le drapeau tricolore. cf le post de Néoclassique.
il me semble que Charles Maurras en proposant sa vision de la monarchie a atténué les divergences que les choix politiques du Comte de Paris (décédé) ont ranimées, au moment où un candidat Bourbon d’Espagne était disponible pour porter le drapeau. D’où la resurgence hors des placard du fameux traité d’Utrecht auquel aucun lecteur n’a échappé sur ce blog !
j’insiste sur ces divergences depuis 1789 (et l’émigration des frères du Roi), parce que certains légitimistes du blog disent ouvertement n’avoir aucun espoir de voir une monarchie qui leur convienne revenir jamais en France. D’autres semblent penser différemment.
A vous de voir.
neoclassique
17 mai 2011 @ 19:43
vous avez raison
mais j’ai voulu faire simple et court
et la scission devient manifeste après 1830 cae il y a là une véritable usurpation du trône par les Orléans
Yannick
17 mai 2011 @ 21:51
Merci neoclassique, c’est beaucoup plus clair ! Heureusement qu’on peut compter sur des personnes comme vous au lieu de buses comme Germain ou Actarus ^^
Est-ce qu’il existe un organisme officiel qui pourrait étudier la question ? Il suffit de suivre les lois une par une non ? Loi salique, droit d’ainesse, pas de renonciation … ça ne me semble pas si compliqué à analyser !
Déjà tout le monde est d’accord pour distinguer une branche ainée et une branche cadette, sachant que ce sont les ainés d’abord …
Au delà de ça, si des cadets ou des descendants de « renonciateurs » se manifestent, c’est déjà beaucoup plus difficile.
Actarus
18 mai 2011 @ 14:21
Moi, une buse ???
Germain
19 mai 2011 @ 14:42
Une buse…je n’en connais pas la signification. Je suppose que c’est une insulte ? Mais ce n’est pas important.
Yannick, je vous cite « ça ne me semble pas si compliqué à analyser ». Voila, l’important : j’ai hate de lire votre analyse. Grace à vous, qui débarquez (avec votre style si classe..) vous allez enfin éclairer par votre génie près de 180 ans d’obscurité… je n’ai qu’un mot MER-CI !
d'Artagnan
17 mai 2011 @ 02:52
Après avoir cliqué sur le lien ci-après, cliquez sur les chiffres situés sur le coin droit en haut de la photo:
http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/800e-anniversaire-de-la-cathedrale-extraordinaire-messe
Actarus
17 mai 2011 @ 03:12
Allocution du Prince Louis au Palais du Tau : http://www.youtube.com/watch?v=yyMe7b2SXfI&feature=share
Brigitte et Christian
17 mai 2011 @ 11:24
bonjour à tous
voila une allocution qui nous ramène au sujet, la célébration des 800 ans de la cathédrale de Reims.
Le prince a bien parlé en tant qu’ainé des Bourbons et son discourt nous a bien plu
amitiés du sud ouest sous le soleil
neoclassique
17 mai 2011 @ 13:14
encore une fois, merci à Brigitte et Christian pour leur discours d’apaisement et dépourvu des oeillères carlistes
Germain
17 mai 2011 @ 10:13
Quelqu’un aurait-il le texte ou la video de l’homélie ?
naucratis
17 mai 2011 @ 10:43
Mille mercis pour cet article sur la présence du Chef de la Maison de France à la messe pontificale du 15 mai, point d’orgue (;)) des célébrations du 800e anniversaire de la cathédrale de Reims, si chère au coeur des monarchistes français comme l’est le duc d’Anjou.
Je souhaite à Madame la duchesse d’Anjou un prompt rétablissement.
Padraig
17 mai 2011 @ 10:49
Je regrette qu’une de mes questions ne soit pas passée et du coup elle reste sans réponse. Je la répète donc :
Je demandais si quelqu’un connaissait le nom de l’homme situé à gauche de la première photo (sur le parvis de la cathédrale) habillé en bleu qui donne l’impression d’accompagner don Luis Alfonso. Est-ce le nouveau « service d’honneur » de ce dernier ?
Celui-ci remplace-t-il les ducs de Beauffremont père et fils (successivement dans cette fonction) auprès de don Luis Alfonso comme c’était le cas autrefois pour son propre père ? Et dans ce cas quelqu’un sur le site connait il son nom ?
Merci pour celui ou celle qui pourra me donner la réponse.
d'Artagnan
17 mai 2011 @ 22:57
Et celui en rouge ? Un descendant des Bourbons ? Il était assis sur le 5me siège derrière le Roi de France.
Patrick guibal
19 mai 2011 @ 13:55
Arrêtez votre cinéma et dites nous franchement que c est vous qui êtes en rouge et vous en êtes trop content!!!
Neoclassique
19 mai 2011 @ 18:09
Arrêtez svp de vous faire sans cesse mousser tout le monde a compris que c est vous qui êtes en rouge. Entre nous la couleur est fort choisie pour un légitimiste
Conseil d’ un légitimiste: arrêtez de vous pousser du col et soyez plus sobre ds votre admiration pour le duc d’ Anjou vous n en serez que plus credible
Sigismond
18 mai 2011 @ 11:56
Descendant du roi Charles IV d’Espagne (par sa petite-fille l’infante Louise-Thérèse, sœur du roi François d’Assise et du premier duc de Séville), le duc de Bauffremont père (Théodore) est décédé en 1945, laissant le titre ducal à son fils Jacques (qui est le duc actuel). Théodore de Bauffremont (qui était également duc d’Atrisco et grand d’Espagne) avait fréquenté Alphonse XIII à Fontainebleau dans les années 30. En 1946, quand Monseigneur le duc de Ségovie prit le titre de duc d’Anjou pour affirmer avec force sa position de chef de la Maison de France, il décida de nommer un représentant en France. Se souvenant du duc Théodore, le Prince demanda à son fils Jacques (alors âgé de 24 ans), le nouveau duc de Bauffremont, d’être son représentant.
Dans ses mémoires, Monseigneur le duc d’Anjou et de Cadix raconte que quand il participa aux côtés de son père à la grande cérémonie de remise du nouveau reliquaire de saint Louis à la basilique Saint-Denis, le 8 mai 1956 (cérémonie présidée par le Prince, qui portait le collier de l’ordre du Saint-Esprit, et à laquelle assistaient les Bourbon Parme, les Bourbon Busset, les Bragance, et même la reine Élisabeth de Belgique, ainsi q’un représentant du président René Coty ; quant aux Orléans, ils pratiquaient une fois de plus la politique de la chaise vide), « le duc de Bauffremont n’était déjà plus là, les difficultés de la vie l’ayant éloigné dès 1947 » (mémoires du prince Alphonse, page 73). C’est le comte Édouard de Roquefeuil Anduze qui était alors le représentant du duc d’Anjou et de Ségovie.
Lors de la grande réception donnée à Paris (au Crillon) le 18 juin 1965 par le prince Alphonse (alors âgé de 29 ans), « de jure » dauphin de France, furent présents les ducs de Bauffremont, de Doudeauville, de Maillé et de Polignac.
Par la suite, M. le duc de Bauffremont devint chef du service d’honneur du Prince, ainsi que président du Mémorial de France à Saint-Denys et de l’Institut de la Maison de Bourbon.
Padraig
18 mai 2011 @ 14:23
Merci à Sigismond pour votre réponse sur les Beauffremont, mais ce n’était pas ma question…
Charles m’a répondu au sujet de l’identité du personnage situé à gauche sur la photo (apparemment M. X.Bureau) et je l’en remercie, mais personne ne m’a confirmé ou infirmé si celui-ci était (ou faisait partie) du « service d’honneur » de don Luis Alfonso à la place des ducs de Beauffremont précités.
Quelqu’un a reconnu la présence du duc et la duchesse de Beauffremont sur une des photos publiées sur N&R illustrant la précédente cérémonie de Reims, celle du 6 mai, à laquelle assistaient Mgr le comte de Paris et Madame ainsi que 2 princesses de Parme. Sont ils revenus le 15 mai auprès de don Luis Alfonso qu’ils soutiennent et dont le duc est le chef du « service d’honneur » ?
Sigismond
19 mai 2011 @ 16:26
Je sais bien que ce n’était pas votre question, mais je souhaitais souligner que les ducs de Bauffremont père et fils, ce sont Théodore et Jacques, et non Jacques et Charles-Emmanuel comme vous semblez le penser : à ma connaissance, M. le duc de Bauffremont n’a pas renoncé à son titre ducal en faveur de son fils !
Quant au service d’honneur, je ne sais pas s’il existe toujours, je me demande s’il n’a pas été dissous après le décès du prince Alphonse.
Sur la photo du 6 mai dont vous parlez, ce n’était pas M. le duc de Bauffremont mais son fils Charles-Emmanuel (le nouveau président de l’Institut de la Maison de Bourbon) et l’épouse de celui-ci. Je ne sais pas s’ils étaient présents le 15 mai.
Padraig
20 mai 2011 @ 01:21
Je ne confondais pas, je ne pensais effectivement qu’aux vivants, c’est à dire au duc chef de la famille et à son fils aîné, Charles-Emmanuel de Beauffremont, donc le grand père et l’oncle de la princesse Marie-Liesse duchesse d’Angoulême et belle-soeur du prince Jean.
Le nouveau président de l’IMB était donc bien présent à Reims le même jour que Mgr le comte de Paris et Madame et que les deux princesses de Bourbon de Parme, en revanche il semblait absent de la réunion du 15 à laquelle assistait don Luis Alfonso.
Sigismond
20 mai 2011 @ 17:35
Oui mais vous aviez parlé des DUCS au pluriel, or Charles-Emmanuel de Bauffremont n’est pas duc.
Quant à l’IMB, il faut savoir que Monseigneur le duc d’Anjou a démissionné de la présidence d’honneur de cet institut, auquel il a retiré son haut patronage, et que le Prince a fondé l’Institut Duc d’Anjou (IDA), dont il assume lui-même la présidence.
C’est d’ailleurs dans le cadre d’une journée légitimiste organisée par l’IDA, conjointement avec la PSB (Présence du Souvenir Bourbonien) et le CEH (Centre d’Études Historiques), que s’inscrivait la présence du Prince à Reims le 15 mai. Avant la messe pontificale du 8e centenaire, eut lieu notamment une conférence du baron Pinoteau, qui fut le secrétaire du duc d’Anjou et de Cadix pendant vingt-six ans (1962-1989).
Il faut savoir aussi que l’IMB reste fidèle au chef de la Maison de Bourbon, et a fait célébrer ce 26 avril une messe pour le 37e anniversaire du Prince, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris.
Etienne
17 mai 2011 @ 11:53
Je suis heureux de constater que don Luis-Alfonso de Bourbon ne soit pas aussi stupide que ses admirateurs, puisque le prince n’a pas hésité à faire assoir près de lui la princesse Zita de Bourbon-Parme, descendante de Philippe d’Orléans dit Philippe-Egalité coupable d’avoir voté la mort de Louis XVI.
Comme quoi l’intransigeance et la haine ne sont pas l’apanage de Luis-Alfonso mais seulement de ses courtisans qui se comptent d’ailleurs sur les doigts d’une main.
d'Artagnan
18 mai 2011 @ 08:56
Plus de 3000 courtisans présent à Reims. Cela fait beaucoup de mains et des VIVE LE ROI de toute la foule en admiration.
Patrick guibal
18 mai 2011 @ 22:47
Votre délire monarchiste commence a m effrayer moi aussi
Méfiez vous vous sombrer dans le même ridicule que Charles et ce n est pas peu dire!
Germain
19 mai 2011 @ 13:59
Aprenez que les Bourbon-Parme sont avant tout des Bourbons, issus de Philippe V et donc de la branche d’Anjou…
Charles
17 mai 2011 @ 12:30
Cher Padraig,
Il s’agit de Xavier Bureau, secrétaire, conseiller et garde du corps de don Luis-Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu.
Padraig
17 mai 2011 @ 13:56
Merci mon cher Charles, je m’en doutais un peu, mais je ne le connaissais que par ses « écrits historiques » ;-) et pas de visu.
En effet, ce n’est pas le même genre que les Beauffremont…
Connait-on sa profession ou est-il employé à plein temps par don Luis Alfonso ?
Tonton Soupic
17 mai 2011 @ 21:13
Comment ce monsieur peut-il être tout à la fois bureau et secrétaire ? C’est la même chose, non ?
Actarus
17 mai 2011 @ 22:50
PTDRRRR !!! :D
Padraig
18 mai 2011 @ 00:33
Alors là, bravo ! J’apprécie le non-sens :-)
Charles
17 mai 2011 @ 12:33
Moi aussi Etienne je suis ravi de découvrir que don Luis-Alfonso n’ait pas hésiter à faire assoir près de lui la descendante du fameux régicide !
Preuve que ce « prince » est moins borné et surtout plus ouvert que ses partisans.
Audouin
17 mai 2011 @ 13:54
Charles
Quand arrêterez-vous de débiter des propos aussi minables? En vous attaquant à cette petite princesse de Bourbon âgée de 12 ans, vous êtes descendu à un degré de bêtise et de méchanceté encore jamais atteint. On hésite, à votre égard, entre deux sentiments: le mépris ou la pitié.
Audouin
Actarus
17 mai 2011 @ 15:36
Estimado Dom Carlos,
sans vouloir me vanter, je suis aussi copain avec des « descendants du fameux régicide », ce qui ne m’empêche pas de contester à bon droit les prétentions fumeuses de leur frère, oncle, cousin, j’ai nommé Henri le Jeune. ;-)
Brigitte et Christian
17 mai 2011 @ 15:49
bonjour à tous
bonjour Charles
Nous avons aussi, en écoutant le prince Louis Alphonse, pensé qu’il semblait plus tolérant que ses partisans.
Il a bien parlé sur l’objet de sa visite à Reims, les 800 ans de la cathédrale.
amitiés du sud ouest sous le soleil
Charles
17 mai 2011 @ 23:11
Brigitte et Christian,
Bonjour a tous les deux.
Vous avez raison don Luis-Alfonso etait present en tant qu’aine des Bourbons. Il sait que les Orleans sont les seuls princes legitimes pour le trone de France.
naucratis
18 mai 2011 @ 09:51
Le prince Louis Bourbon, duc d’Anjou, sait tout autant, cher Charles, que la plupart des Orléans le reconnaissent comme successeur légitime des rois de France et abandonnent peu à peu leurs prétentions orléanistes ridicules, fantaisistes et contraires aux lois fondamentales du royaume.
Actarus
18 mai 2011 @ 14:32
Vous rêvez, Dom Carlos. ;-)
Mgr le Duc d’Anjou sait parfaitement qui il est. Il le sait d’autant plus que, lorsqu’il avait 15 ans et venait de perdre son père, Henri le Jeune, qui avait perdu en première instance son procès contre le Duc d’Anjou et de Cadix, fit appel contre l’adolescent orphelin. Pourquoi tant de hargne et d’acharnement de la part de celui qui, alors, n’était que le comte de Mortain renié par son père Henri l’Ancien ? Monsieur de Mortain savait bien que Louis-Alphonse incarnait dorénavant la légitimité royale, d’où sa tentative de le détruire. Nous savons ce qu’il en advint : la justice française, pour une fois clairvoyante et constante, a débouté en appel Henri le Jeune.
Ce dernier a cru se venger quelques années plus tard en affublant du titre de duc d’Anjou le pauvre Charles-Philippe d’Orléans. Encore une reconnaissance des droits de l’aîné des Bourbons ! Supposez que Philippe V ait été, avant de monter sur le trône d’Espagne, duc de Normandie et non d’Anjou. C’est ce titre que l’aîné de ses descendants aurait symboliquement relevé pour assumer son héritage dynastique, et c’est ce titre que Monsieur de Paris aurait donné à son neveu dans sa pathétique tentative de capter cet héritage !
Audouin
18 mai 2011 @ 22:54
Naucratis et Actarus:
un seul mot : Bravo!
toto
17 mai 2011 @ 16:00
Selon vous on est reponsable des crimes de ses ancêtres ?
Comment alors pouvez-vous être Orléaniste ?
Je suis légitimiste cela n’empêche que lorsque j’ai rencontré Charles Philippe pendant mon service national au service communication de la Défense, et que nous nous entendions très bien (il est très marrant).
Et il savait très bien ce que je pensais.
Louis de Bourbon et Jean d’Orléans ont été très courtois rue de la Ferronnerie.
Comment peut-on se dire chrétien et se comporter autrement ?
Pourquoi ces délires ?
Les intéressés se tiennent beaucoup mieux et je peux vous dire que Charles-Philippe détectait de loin les snobs plus orléanistes que les Orléans et qu’il se moquait d’eux.
Th
17 mai 2011 @ 14:04
Charles,
Méfiez-vous, vous perdez vos nerfs…
Th
17 mai 2011 @ 14:20
Néoclassique,
Connaissant, grâce à ce site, votre intérêt pour le patrimoine, je profite de ce post pour connaître, si vous souhaitez vous exprimer, votre opinion sur la procédure actuellement intentée par la princesse Hélène et le prince Jacques, relatée par La nouvelle république et par RTL :
http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/Faits-Divers/Justice/Bataille-d-heritage-au-chateau-d-Amboise
Bataille d’héritage au château d’Amboise, « C’est une affaire qui dure… Et qui prend son temps. Depuis le décès du comte de Paris, en 1999, sa succession est remise en question devant la justice par une partie de ses héritiers. Suite à une audience au civil en janvier, le tribunal de grande instance de Paris devait rendre son jugement hier. Mais les juges se sont donné un délai supplémentaire dans cette affaire d’héritage familial qui pourrait être classique si elle ne concernait pas un patrimoine conséquent et lié à l’histoire de France.
Hélène et Jacques d’Orléans, deux des enfants du défunt comte de Paris demandent la restitution d’objets d’art et de biens car ils estiment avoir été lésés par leur père.
L’affaire est complexe. À la mort de leur père, puis de leur mère en 2003, les enfants découvrent que des trésors familiaux ont été donnés à la fondation Saint-Louis. Celle-ci, créée en 1974 et reconnue d’utilité publique, n’est que la forme contemporaine de la société civile de Dreux créée en 1886. Elle s’est donnée pour but de conserver et d’entretenir une partie du patrimoine de la maison de France, dont les châteaux d’Amboise et Bourbon l’Archambault, le domaine de Dreux et sa chapelle royale, des immeubles de rapport, des oeuvres d’arts et des archives familiales déposées aux archives nationales. La fondation est présidée actuellement par François Voss, le président d’honneur étant l’actuel comte de Paris.
La procédure judiciaire lancée en 2001 conteste donc la légalité des donations. Hélène et Jacques d’Orléans demandent la restitution des objets d’art, mais aussi des monuments dont le château d’Amboise. Il y a des millions d’euros en jeu.
La décision de justice devrait être rendue fin mai. S’il n’y a pas d’appel, ce pourrait être le mot de la fin pour les descendants de la famille de France. »
neoclassique
17 mai 2011 @ 22:12
Th
merci de votre post si intéressant.
Je connais bien cette question et m’en préoccupe bien que légitimiste.
Lorsque j’ai abordé cette question sur ce site il y a quelques semaines, c’est parce que je tenais mes informations de très bonne source. Mais, bien entendu, certains orléanistes purs et durs contestait la chose.
Le fait est que tout ce que contient la fondation St Louis créée par le comte de Paris est aujourd’hui en péril. Et les héritiers d’Henri l’Ancien s’estimant justement lésés par leur père pourraient fort bien demain récupérer l’ensemble des biens immobiliers et mobiliers de la dite fondation.
Mais un arrangment a l’amiable entre les héritiers et la fondation devrait pouvoir sauver certains biens dont Amboise. Pour le reste, de très nombreux biens mobiliers devraient encore trouver le chemin des salles de vente aux enchères à l’étranger car les Orléans sont toujours en Manque d’argent.
Merci en tout cas d’avoir souligné ce point important concernant le devenir plus qu’incertain d’une grande collection princière dans le patrimoine national
Th
18 mai 2011 @ 15:09
Merci Néoclassique, je n’avais pas lu vos précédents messages sur ce sujet.
d'Artagnan
17 mai 2011 @ 23:27
Il s’agit de toute la fortune des Bourbon-Condé usurpée par les Orléans avec l’aide de Talleyrand et la Baronne de Feuchères qui assassinat le Prince de Condé.
Elle obligea le Prince à signer un Testament en faveur du Duc de Nemours fils de Louis-Philippe. Mais comme le Prince voulu changer ce testament, elle le fit assassiner.
Mais comme c’est la police de Louis-Philippe qui mena l’enquête on déguisa en suicide son assassinat.
————————————————
Dialogue entre le Prince de Condé et son ami, le Capitaine des Chasses du Château de Chantilly, le Comte Paul de Lavenne de Choulot:
— Ne me parlez point de la baronne! Ne m’en parlez point, Choulot, vous me peineriez! C’est une méchante femme. C’est elle qui me force à toutes les compromissions avec l’usurpateur, avec le roi de Juillet! Songez bien que je n’ai plus, à mon âge, une minute de repos. On me met le couteau sous la gorge, on veut m’effrayer, peser sur moi.
La baronne est capable de tout, vous entendez, elle me fait des scènes, elle me tourmente, Choulot, et même, vous le dirai-je? elle me bat… Oui! Elle me bat… Voyez ce coup d’ongle et cet oeil contus : c’est elle, mon cher, c’est elle…
Il semblait hors de lui, et frissonnait. M. de Choulot, ému, n’ajouta plus un mot, mais se jeta sur les mains du prince:
— Monseigneur, fit-il, à demain! Demain comme aujourd’hui, ma vie vous appartient!
Le vieux prince se sentit touché; il releva et attira vers lui son plus fidèle ami, puis, d’un geste très noble, il l’embrassa.
— A demain, lui dit-il, mon compagnon! Je me remets à vous.
Mais il ne partit pas encore tout de suite. Une tristesse immense et comme une angoisse assombrissaient son maigre et blanc visage. Il passa son bras sous celui de M. de Choulot et lui parla d’une voix lente et si basse, qu’il semblait plutôt se parler à lui-même ou converser avec-des souvenirs:
— J’ai connu, fit-il, l’émigration, ses deuils, ses mélancolies… Tout vieux que je suis, je les connaîtrai encore….
J’ai vu mon père inconsolable, humilié, mis en fuite par des paysans… Celui que j’aimais plus que ma vie, mon cher fils, si jeune, et qui permettait tant d’espoirs, Bonaparte me l’a fusillé sans jugement valable, dans les fossés d’une prison… Mon souverain Charles X m’avait rendu non le bonheur, mais la paix : on me l’a chassé comme un manant! J’ai les yeux pleins de larmes! vous le voyez, à ce seul nom. Je quitterai donc, à l’exemple du roi, cette France ingrate. Rome et les grilles d’un cloître; monsieur de Choulot, c’est ce que la Providence me laisse… J’avais un devoir ici-bas ; je l’accomplirai. L’héritier légitime de Charles X doit être mon fils d’adoption. Eh! sans doute, le petit Chambord ; que deviendra cet enfant-là?… Cette nuit même, j’ai rédigé de nouvelles dispositions, je m’entends, je m’entends… Et demain; au départ, je brûlerai mon premier, mon vil testament que j’ai relu tout à l’heure avec surprise, monsieur, et dont j’ai demandé pardon à Dieu.
Sur quoi le prince salua doucement M. de Choulot et s’éloigna pensif et branlant la tête, revoyant en sa mémoire soit le visage charmant du petit duc d’Enghien, soit le roi Louis XVI, et l’ancien Versailles, et Mme de Lamballe, et Lauzun, et la reine…
Dialogue entre le Prince de Condé et son ami, le Capitaine des Chasses du Château de Chantilly, le Comte Paul de Lavenne de Choulot.
d'Artagnan
17 mai 2011 @ 23:30
deuxime paragraphe: EN FAVEUR DU DUC d’AUMALE et non pas du Duc de Nemours.
Neoclassique
19 mai 2011 @ 18:11
On a compris l histoire de votre ancêtre Choulot
Évitez de nous la reservir a chaque fois
d'Artagnan
20 mai 2011 @ 08:35
Vous me voyez des ancêtres à chaque coin de l’histoire légitime de France. C’est très amusant.
aubert
17 mai 2011 @ 14:28
des ados attardés qui se battent pour une belle, « imaginaire ».
aubert
17 mai 2011 @ 15:08
Si ceux qui s’expriment ici, sans charité et souvent avec violence, acceptaient d’être plus calmes et objectifs on pourrait leur poser quelques questions ou faire part de quelques réflexions auxquelles on aimerait les voir répondre. Essayons.
La cathédrale de Reims et les bâtiments qui l’ont précédée non pas été bâtis pour recevoir le sacre mais pour honorer Dieu, être le siège de l’évêque de Reims et l’église des fidèles du diocèse. L’histoire a voulu qu’elle soit l’église dans laquelle après et avec quelques aléas s’y déroulent les sacres des rois.
Un catholique de 2011, citoyen français, peut donc s’étonner de voir qu’au moment où on célèbre l’anniversaire d’une des époque de construction de cette cathédrale l’archevêque comme la municipalité se prêtent aux manifestations « royalistes ». C’est la Foi chrétienne qui doit être saluée à Reims pas la monarchie. La République française comme l’église de Reims peuvent célébrer la construction d’un monument, elles peuvent même y faire rappel d’un évènement historique mais est-il nécessaire de réserver ce jour-là aux descendants des rois, tous les descendants des rois, qui pour la République sont des citoyens ordinaires et pour l’église des catholiques comme les autres une place particulière ? on peut se poser la question et même se dire que si ces descendants avaient à la fois le droit et le devoir d’être présents peut-être se seraient-ils honorés en se plaçant parmi les participants montrant ainsi qu’ils ont,en bons chrétiens, compris que l’humilité est la première des vertus chrétiennes.
Yannick
17 mai 2011 @ 21:54
Tout à fait d’accord. Et au delà de tout cela, que l’on soit monarchiste ou pas, catholique ou pas, la cathédrale de Reims est un témoignage important du patrimoine culturel français. Une bicoque de 800 ans qui a résisté aux guerres, aux tempêtes, au progrès … Respect Mme !
neoclassique
17 mai 2011 @ 22:30
Je voudrais apporter un rectificatif à votre post.
L’actuelle cathédrale de Reims a été construite pour évidemment pour honorer Dieu mais aussi pour y sacrer son vicaire qu’était le roi de France qui est aussi désigné « roi très chrétien », ne l’oubliez pas. N’oubliez pas non plus que le sacre était un sacrement et que le roi recevait les 3 ordres par l’onction sainte reçue selon la tradition de Dieu par Saint Remi.
Et ce n’est pas l’histoire qui a voulu que Reims devienne la cathédrale des sacres mais, pour ceux qui croient, dont je suis, la divine Providence.
Un catholique ne peut au contraire que se réjouir de voir que soit associée de manière privilégiée à cette commémoration exceptionnelle, les descendants de tous les rois qui y furent sacrés et couronnés , surtout dans le cadre d’une république oublieuse se son passé et des 14 siècles de monarchie qui ont construit la France.
Et un catholique ne peut que s’offusquer de voir qu’une maire laïque a tout crin prétendre imposer dans un édifice dévolu de manière exclusive au culte catholique depuis 1905, une célébration à caractère exclusivement laïque. Comme cela a failli être le cas pour la célébration du 6 mai.
Enfin, je crois que les catholiques qui sont venus ont été très heureux de voir et de savoir que , Dieu merci, nos rois ont encore des descendants.
Nemausus
18 mai 2011 @ 09:06
Aubert,
la présence des princes donnait simplement plus de lustres à cette cérémonie car même si nous vivons dans une république au rein très solide, une présence royale fait toujours rêver les foules… il suffit de voir l’engouement pour le mariage de William et pas uniquement au Royaume-Uni…
Certes ces cérémonies étaient pour célébrer les 800 ans de la cathédrale mais inviter les descendants des rois qui y ont été sacrés était un lien entre aujourd’hui et hier….
zyck
17 mai 2011 @ 16:56
Aller, un petit mot gentil.
Je pense que ces cérémonies en lien avec la famille capétienne se sont très bien déroulées, et il est très bien que plusieurs membres de la famille qui a régné sur la France aient pu être présent, Bourbon comme Orléans.
Ainsi, tout le monde en a eu un peu, tout le monde est content, et notre belle France a encore une fois rayonnée !
Salutations !
neoclassique
17 mai 2011 @ 19:45
bravo pour votre message
moi aussi, je l’applaudis des deux mains!
Nemausus
18 mai 2011 @ 09:10
Bien entendu normal que les princes capétiens aient assisté à ces diverses cérémonies….
seulement les orléanistes ne supportent pas que le duc d’Anjou et ses partisans viennent sur un « terrain de chasse » dont ils s’estiment à tord les propriétaires … et alors ils prétendent que leur prince a présidé en qualité de chef de la maison de France…
C’est ce genre de désinformation que je condamne et non la présence des princes d’Orléans !
Nemausus
17 mai 2011 @ 17:23
la princesse Zita est une Bourbon-Parme et non une Orléans… avant de descendre de Philippe Egalité par les femmes elle descend, comme le duc d’Anjou, par les hommes de Louis XIV…et ça les Orléans ne peuvent s’en prévaloir sauf à travers des bâtardises et les femmes !
et en droit dynastique français la descendance agnatique n’a aucune valeur ! Les Orléans restent des cadets un point c’est tout !
Si les légitimistes se comptaient seulement sur les doigts d’une main les henrikistes ne seraient pas en train de hurler à la mort dès qu’ils voient le chef de la maison de Bourbon….;)
Darcy
17 mai 2011 @ 17:57
Discours de Mgr Louis-Alphonse de Bourbon, descendant de Louis XIV et de Saint Louis, aîné des capétiens, successeur des Rois de France, au Palais du Tau à Reims :
«
Monsieur le nonce apostolique,
Monsieur le préfet de région,
Monsieur le sous-préfet,
Madame le maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mes chers cousins,
Monsieur l’administrateur,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Souvenez-vous, trente-cinq rois de France ont été sacrés dans la cathédrale dont nous commémorons aujourd’hui le 35eme anniversaire. C’est à la fois vertigineux et émouvant.
Trente-cinq rois acclamés par un peuple de France fier de ses traditions et de son histoire. Des jeunes, des vieux, des paysans, des bourgeois, des nobles, des ecclésiastiques, chacun à sa façon a participé aux sacres. Les uns s’occupaient des tentures, les autres des banquets, les autres encore étaient de simples spectateurs.
La France a vécu ses événements avec passions. Vous ressentez dans cette cathédrale, dans cette salle, les vibrations de ceux qui vous ont précédés ici.
C’est le passé diront certains. Pas sur !
Pas sur que cette mémoire, qui nous revient aujourd’hui n’engendre pas une certaine fierté.
Au-delà des clivages, au-delà des querelles, le sacre marquait le début d’un règne, l’avènement d’un homme oint dans les pas de Clovis et de Saint Rémi.
Le sacre, c’était l’onction divine, le renouvellement de la société, un nouveau souffle dans la continuité d’une lignée d’un pays, un espoir, celui de tout un peuple, pour celui qui incarnait l’unité de la France.
Dans une période qui voit venir en oubliant le passé, je suis très frappé par cette fête qui nous réunit, une cathédrale, et de surcroît la cathédrale du sacre, sous les feux de la rampe. Chacun à sa façons commémore l’événement, chacun y voit son symbole, chacun peut sentir
vibrer ici l’histoire, notre histoire.
Permettez-moi de vous dire mon émotion face à cette commémoration, mon émotion de voir ces femmes et ces hommes se réunir dans cet immense vaisseau qui inscrit la France dans sa tradition la plus chrétienne, paradoxe de l’histoire et pour tous.
J’ai reçu comme chef de la maison de Bourbon un héritage bien particulier : être le successeur des rois qui ont fait la France, ceux-là même qui sont venus ici recevoir le sacre de Dieu. Je ne peux donc pas rester insensible à cette anniversaire ni à la symbolique et à la beauté de ces lieux qui méritent bien leur rayonnement international.
J’ai reçu un héritage, que j’assume, mais je ne suis pas seul à le porter.
Oui, vous chers amis, vous le peuple de France, vous aussi c’est votre héritage, notre mémoire commune, nos fondations, nos racines.
Autant que moi, vous y attachez cette importance particulière qui n’échappe à personne aujourd’hui.
France, qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? Interrogeait ici il y a plus de 20 ans un bienheureux homme qui fit se rencontrer les peuples. Aujourd’hui la France se souvient, la France s’anime, la France respire.
Oui, ce monument du passé, ce monument d’unité, est aussi un monument d’avenir :
Celui que nous sauront transmettre à nos enfants, pour qu’ils puissent aussi être fiers de leurs racines, de leur pays, de la France.
»
petit page
18 mai 2011 @ 00:38
Pourquoi ce « roi et sa reine de France » habitent ils l’Espagne ?
Madame Royale qui a connu tous les malheurs était heureuse de revenir en France.
Ces Princes espagnols et souverains de France, ne font que des visites en France !
Curieuse approche d’autant plus qu’il n’existe aucune hostilité de la part de notre République !
Nemausus
18 mai 2011 @ 13:37
tout comme en son temps Jean d’Orléans dit duc de Guise est allé vivre au Maroc alors que la loi d’exil ne le concernait pas encore …. par intérêt personnel … et pourtant les partisans de sa famille n’ont rien trouvé à redire à cet exil volontaire !
Sylvain
22 mai 2011 @ 20:28
La situation n’est pas comparable, cher Nemausus. En effet, le Duc de Guise quitta la France pour le Maroc dans le but de tenter de contribuer à l’expansion de la France d’Outre-Mer (mais je ne sais s’il réussit ou non).
En revanche, Don Luis de Borbon et son épouse Maria Margarita résident en Espagne car cette nation est la patrie d’origine de Don Luis. Elle lui est donc liée de manière historique et généalogique.
Et puis, la loi d’exil n’existe plus aujourd’hui, mais pourtant il semble toujours aussi distant des Français que l’étaient les Princes d’Orléans entre 1886 et 1950.
Bonne soirée.
Philippe Champdelys
18 mai 2011 @ 01:33
Merci Darcy, tous ces commentaires orléanistes à chaque apparition de Mgr Louis-Alphonse de Bourbon, descendant de Louis XIV et de Saint Louis, aîné des capétiens, successeur des Rois de France sont exaspérants. Le comte de Paris n(a-t-il pas lui aussi été reçu à Reims ?
Et alors la belle affaire, on ne commente pas…
Nemausus
18 mai 2011 @ 08:45
Michael affirme que les légitimistes mentent en trompant les autorités, l’église, la presse…MDR… affirmation sans aucune preuve bien entendu, les henrikistes considérant qu’ils n’ont jamais à donner la preuve de ce qu’ils disent !!!
et moi je dis tout simplement que les légitimistes rétablissent la vérité depuis tous les mensonges accumulés par les orléanistes depuis 1883 et complaisamment rapportés par certains magasines…. mais voilà il n’y a plus la richesse de grand papa pour financer … et internet est beaucoup plus difficilement controlable !
Et Michael a raison…la vérité revient au grand galop balayant depuis plusieurs années les mensonges des Orléans, montrant leur incohérence et les contradictions de leurs partisans.
Michael
18 mai 2011 @ 13:56
c’est bizarre. Alors pourquoi les alfonsistes ne se sont-ils pas donnés les moyens de rétablir « leur » vérité depuis tout ce temps. Ils avaient aussi de très grands moyens financiers? Ne serait-ce pas parcequ’ils savaient très bien que leurs droits étaient impossibles? si aujourd’hui la ferveur alfonsiste relève un peu le nez, c’est peut-être parcequ’il y a rupture avec le passé? Peut-être aussi que les « néo-légitimistes » ne sont pas du tout dans la continuité et réécrivent leur propre histoire. Si par une circonstance quelquonque Don Luis-Alfonso de Borbon devenait Roi d’Espagne, les alfonsistes tomberaient à zéro et seraient confrontés à leurs propres contradiction comme ils l’ont pu être durant la période Carliste et l’aînesse d’Alphonse XIII..
Sauternes
19 mai 2011 @ 16:31
Alors la ferveur alfonsiste rélève un peu le nez ? je croyais le contraire, Charles votre ami, votre compère ou votre comparse nous dit tout le temps le contraire, que les légitimistes dégoutés ou déçus sans qu’il nous dise de quoi dailleurs se rallierai en masse à SAR le prince Jean d’Orléans.
Accordez vos violons ! Le légitimisme se porte bien,très bien et se portera encore mieux demain.
Les légitimistes sont fidèles aux Lois Fondamentales, à toutes les Lois Fondamentales, et rien qu’aux Lois Fondamentales.Ils refusent de nier le premier principe de la royauté française, la règle de la succession royale.
Si le Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou avait le malheur de devenir roi d’Espagne (pour reprendre l’expression de SM Louis XVI en parlant de son fils)il n’y aurait aucun le problème, son fils ainé SAR le prince Louis de Bourbon, duc de Bourgogne resterait Seigneur du Dauphiné, son frère jumeau et cadet SAR le prince Alphonse de Bourbon, duc de Berry deviendrait alors prince des Asturies.
Mais il n’y a aucun risque que notre cher prince devienne roi d’Espagne un jour puisqu’il n’appartient même pas à cette Maison royale et que la place est déjà bien occupée.
Cordialement
Sauternes de France
Michael
20 mai 2011 @ 12:40
Vous confondez les royalites et les catholiques qui étaient à Reims. Je crois qu’il serait facile de dénombrer les alfonsistes à la célébration: une dizaine et encore en comptant les Bourbons-Parme présents.
Si vous regardez de près les photos ou les vidéos, on devine très bien que Monsieur Bureau essaie de frayer un passage à Don Luis-Alfonso de Borbon/ Louis de Bourbon, au milieu d’une foule intriguée qui doit se demander qui est ce personnage. Il faut pas confondre les 800 ans de la Cathédrale avec une manifestation royaliste. Ce 15 mai, un Bourbon d’Espagne et quelques Bourbon-Parme venaient en tant que capétiens dans ce haut lieu symbolique du sacre.
padraig
20 mai 2011 @ 15:27
Une fois de plus en délirant l’apprenti-mousquetaire a cru (?) que la foule royaliste rassemblée sur le parvis attendait et applaudissait don Luis Alfonso l’autre dimanche à Reims heureusement sous la garde vigilante de son secrétaire, garde du corps. Ici nous avons pris l’habitude de ses délires…
Rien n’oblige en revanche les autres lecteurs de ce site, y compris les alfonsistes à déjanter à sa suite !
Sylvain
22 mai 2011 @ 20:19
Cher Sauternes, devons-nous vous rappeler que Don Luis de Borbon est l’arrière-petit-fils du roi Alphonse XIII d’Espagne par son second fils l’Infant Jaime de Borbón y Battenberg, alors que Juan-Carlos Ier d’Espagne est issu de son troisième fils, Juan de Borbón y Battenberg?
Théoriquement, il sont presque aussi légitime l’un que l’autre, mais je pense que Juan-Carlos est plus légitime du fait qu’il est son aîné.
Mais au final Don Luis et l’actuel Roi d’Espagne sont bien parents et membres de la même famille.
Bonne soirée.
Sylvain
22 mai 2011 @ 20:04
Merci Michael, on ne peut mieux décrire les objectifs étranges des légitimistes. Ils souhaitent faire oublier aux gens l’histoire de la famille de Don Luis en le présentant uniquement comme « descendant de Louis XIV » et en oubliant qu’il est le descendant d’Alphonse XIII, d’Isabelle II, de Ferdinand VI…etc… En outre de souverains espagnols.
Imaginez (en toute fiction), qu’aujourd’hui un prince issus de la famille royale danoise se présente comme héritier des rois norvégiens, et prétende à leur couronne… ce serait purement idiot!
Comme d’autres l’ont déjà si justement dit, les légitimes Princes de France, depuis 1883, sont les membres de la Famille Royale d’Orléans.
Bonne soirée à vous.
pierre-yves
18 mai 2011 @ 08:51
Je n’ai rien à dire si ce n’est que tout cela est merveilleux, tous vos commentaires sont brillantissimes et si pleins d’érudition, de mesure et d’humanité……. Bravo !
En fait, je voudrais surtout être le 200ème à poster sur ce sujet. Voilà, c’est peut-être fait.
cosmo
19 mai 2011 @ 08:55
Avez-vous remarqué, Cher Pierre-Yves, mon retrait du débat?
Mes interventions et leurs réponses eussent accru largement le nombre des commentaires. Alors j’ai eu pitié de Régine, des lecteurs et enfin de moi-même.
Cordialement
Cosmo
pierre-yves
19 mai 2011 @ 14:46
Cela ne m’avait pas échappé, Cosmo, en effet.
De vous à moi, puisque les protagonistes, tout occupés qu’il sont à se livrer bataille, ne nous liront pas, je vous avoue que ces commentaires outranciers, pontifiants, d’une grandiloquence qui frise si souvent le grotesque, je les survole, et encore, pas systématiquement, ce qui fait que j’en perds le fil et n’en saisis pas la moitié du quart.
De temps en temps, je vois une bordée d’insultes fuser et je me dis: Chouette, ça commence à saigner, on va rigoler un peu !
Et l’instant d’après, je suis dépité: Oh, non…. même pas drôle !
Que voulez-vous, je ne puis m’empêcher de trouver anecdotique ce qui touche au fantasme d’une monarchie française.
Et je ne conçois pas qu’on se complique la vie (elle l’est déjà bien assez par elle-même) à s’étriper pour de l’anecdotique.
Vous me direz: que faites-vous alors sur un site nommé Noblesse et Royautés ?
C’est tout bête: je m’amuse et parfois, même, me cultive.
Vous m’accorderez que ce n’est pas là, pour le coup, de la perte de temps.
Bien à vous
palatine
19 mai 2011 @ 19:43
Merci, Pierre Yves, vous avez aussi, sans le savoir, parlé pour moi.
cosmo
20 mai 2011 @ 08:38
Pierre-Yves,
Comme vous, je n’arrive plus à lire certains posts indigestes de longueur et de pesanteur. Je zappe.
La monarchie en France ne peut plus être l’objet d’un débat politique ou dynastique mais historique. Il conviendrait selon moi d’enseigner une Histoire de France où une part équitable serait faite à l’Ancien Régime, à ses valeurs et à ses réalisations, ce qui ne diminuerait en rien l’apport de 1789 et des républiques et empires successifs. Heureusement on a commencé à le faire.
Etre sur N&R permet, outre le plaisir de lire certains articles intéressants, d’y rencontrer des gens charmants. Il n’y a donc en effet aucune perte de temps.
Cordialement
Cosmo
Actarus
19 mai 2011 @ 15:02
Mon cher Cosmo du cosmos,
dès lors que vous estimez n’être inféodé à personne, il est normal que vous ne débattiez pas, n’ayant de fait à prendre parti pour personne. ;-)
Vive la Reine Élisabeth II.
Vive le Prince de Galles.
Vive le Duc de Cambridge.
HOPE ! :)
cosmo
20 mai 2011 @ 08:59
Cher Actarus,
Mes interventions précédentes ne portaient pas sur le choix d’un tel ou un tel, une dynastie ou une autre. Mon analyse d’un certain traité et ses conséquences porte une conclusion contraire à la vôtre. Voilà, la débat est clos.
Au fonds, si j’étais monarchiste, il me serait assez indifférent que ce soit l’un ou l’autre car la monarchie est un principe de gouvernement indépendant du principe dynastique – à l’origine la monarchie française, comme le Saint-Empire, était fondée sur le principe électif mais la plupart du temps les deux, mode de gouvernement et principe dynastique se sont trouvés confondus –
La violence, bien que verbale, de la Querelle m’a ouvert les yeux et je dois au site N&R d’avoir pris conscience que le débat sur la monarchie est aujourd’hui faussé par des questions de principe et se résume en réalité à une opposition de personnes.
J’adhère à vos vivats, auxquels on peut ajouter d’autres monarques et princes, dont la liste est longue.
Cordialement
Cosmo
naucratis
18 mai 2011 @ 09:55
Je suis choqué par les propos que les orléanistes-égalitaristes tiennent contre l’Eglise catholique et le représentant du pape Benoît XVI.
Je croyais l’anticléricalisme passé de mode, pas encore chez les orléanistes-égalitaristes apparemment.
alvise badoer
18 mai 2011 @ 10:06
Cher « blogueurs » monarchistes (et je dis bien monarchistes et non pas « légitimistes » car ce terme n’est que descriptif et non pas politique), ne perdez donc pas votre temps avec les « henrikistes » et cessez de les accuser de ne pas (re)connaître les Lois fondamentales ! En « qualité » de Blanc d’Eu, tenants de l’orléanisme, comment voulez vous qu’ils respectent lesdites lois ? Oubliez vous donc que l’alors duc d’Orléans, fils d’un régicide, s’est parjuré en se faisant proclamer « roi des Français » 6 ans après avoir donné sa fidélité à Reims devant le trône de Charles X ? Et observez aussi que l’actuel aîné de cette branche cadette s’auto attribue un « duché de France », comme si la France était ducale ! Pour ces gens, la loi de référence est ne peut être que la Charte constitutionnelle de 1830.
Michael
18 mai 2011 @ 14:00
le duché de France est en réalité le duché d’Ile de France. N’oublions pas que le sacre de Charles X a été parjuré par le roi lui-même en abdiquant. Mais cela les alfonsistes ne le reconnaissent pas, comme le traité d’Utrecht et les renonciations qui vont avec. On s’arrange avec l’Histoire comme on peut.
Nemausus
18 mai 2011 @ 21:41
vous le premier Michel…vous arrangez l’histoire en fonction de vos princes prenant en compte les renonciations des aînés mais ignorant celles des cadets …. superbe logique en vérité ! mais en avez vous une seulement ?
En matière de parjure, les Bourbons n’ont certainement pas de leçons à recevoir des Orléans….
Michael
19 mai 2011 @ 16:31
philippe d’Orléans n’a jamais renoncé à ces droits il en a seulement émis l’hypothèse.
Nemausus
20 mai 2011 @ 00:47
vous êtes un menteur Michael… tout le monde sait que Philippe d’orléans pour signifier sa renonciation à appartenir à la maison royale a décidé de changer de nom pour « Egalité » et a fait savoir qu’il n’appartenait plus par cette façon à la dynastie !
si ça ce n’est pas une renonciation… alors vous maitrisez mal la langue de Molière ! ou votre mauvaise foi est à la hauteur de vos mensonges !
Sylvain
20 mai 2011 @ 17:44
Nemausus, Philippe Egalité n’a jamais signé un quelconque document stipulant son refus définitif et officiel d’appartenir à la Famille Royale de France. Ses « renonciations » ne concernaient que sa personne et ne valent rien du point de vue juridique. C’est pourquoi ses descendants, qui n’ont jamais approuvé sa décision excentrique, ont encore tous les droits de s’appeler « d’Orléans ».
Bonne soirée.
Patrick guibal
18 mai 2011 @ 22:54
Quel culot a ce Michael de parler du parjure de Charles x alors que c est au complot de ce félon dOrleans qu on doit l abdication, le départ du roi et l usurpation de Philippe
Ces orléanistes sont décidément aussi félons que ceux dont ils servent la cause!
zyck
19 mai 2011 @ 13:27
Le duché d’Ile de France est effectivement une nomination qui n’existe plus depuis 10 siècles…
Le duché est devenu domaine royal, et ce domaine royal s’est agrandi jusqu’à correspondre à la France entière.
Et concernant le sacre de Charles X, l’abdication a été forcé et contraint suite à la révolution de 1830. Mais aux yeux des lois fondamentales, un roi ne peut abdiquer, il n’y a d’ailleurs jamis eu d’abdication auparavant. Elle est donc nulle… il ne s’agit pas d’un parjure.
Bon, le traité d’Utrecht… pfff. Non, je ne reconnais pas le traité d’Utrecht car contraire aux lois fondamentales. Donc les renonciations sont nulles également.
En revanche, ce qui est valable dans le traité d’Utrecht, c’est la non-réunion des deux couronnes françaises et espagnoles. Et encore, il suffirait de faire un nouveau traité entre les puissances signataires de l’époque pour annuler cette clauses. Enfin, même dans le cas où les deux couronnes soient réunis, je doute que l’Angleterre et autres puissances européennes déclarent la guerre à la France-Espagne…
mais bon, tout cela est bien théorique.
En réalité, la position de Louis-Alphonse de Bourbon a été fragile dans la mesure où son successeur immédiat était jusqu’il y a peu Juan-Carlos de Bourbon roi d’Espagne…
A présent que les jumeaux Louis et Alphonse de Bourbon sont nés, sa position s’est légitimement renforcée.
Mais ne jetons pas la pierre aux henrikistes. La situation n’a jamais été simple.
HRC
18 mai 2011 @ 14:57
France comme le fief autour de Paris, dans la titulature de Hugues Capet déjà, si je me souviens bien.
naucratis
18 mai 2011 @ 20:13
Hugues Capet était duc des Francs (dux Francorum) et non pas duc de France. Le duché de France n’existe pas et le titre de duc de France est une absurdité tout à fait ridicule.
HRC
19 mai 2011 @ 19:06
dux Francorum, c’est vr
Nemausus
18 mai 2011 @ 21:46
En effet alvise badoer…les Orléans, à défaut de pouvoir usurper légalement le nom de Bourbon (quoique leurs partisans le fassent officieusement montrant par là le respect qu’ils ont de la justice française !), ont pensé relever le titre de duc de France, totalement obsolète depuis 987…
sachant qu’en plus il s’agissait du titre de « duc des Francs »…. mais ça faisait trop rustique pour les Orléans, « duc de France » sonnait mieux et leur permettait d’usurper le nom « de France » en usant d’un artifice avec ce pseudo titre de courtoisie !!!
A la prochaine génération, pour montrer l’ancienneté de leur famille peut être que Jean s’affublera du titre de « prince des gaulois » !!! LOL
zyck
19 mai 2011 @ 13:29
Lol…
mais les Orléans sont néanmoins des Bourbon également.
Nemausus
20 mai 2011 @ 00:42
ils appartiennent à cette branche mais n’ont pas droit au nom… c’est ce qui les embête d’ailleurs … ;)
zyck
20 mai 2011 @ 10:31
exactement ! ;-)
padraig
19 mai 2011 @ 01:04
Comme il existe un Vexin français, en Ile de France qui est contigu avec l’autre, le Vexin normand, comme il existe Roissy en France dans le Val d’Oise, Tremblay-en-France en Seine-St Denis, etc…
Actarus
19 mai 2011 @ 14:59
Ah, le joli titre de comte de Vexin ! Pour le Normand que je suis, royaliste de province, il est cher à mon coeur ! Nemausus a raison : le titre de duc de France n’a pas été relevé par Henri d’Orléans le Jeune, mais créé de toutes pièces par lui. À l’époque des Robertiens, c’était en effet « duc des Francs ». Rappelons au passage que les premiers Capétiens, et ce jusqu’à Philippe II Auguste, furent « Roi des Francs » (du latin Rex Francorum), puis ensuite désignés comme Rex Franciae, soit Roi de France.
Monsieur de Paris et d’Ile-de-France, qui affectionne tant ses origines médiévales, devrait saisir cette occasion pour se titrer « Roi des Français » comme son aïeul Louis-Philippe, tant ce titre est plus proche de Rex Francorum que de Rex Franciae. ;-)
HRC
18 mai 2011 @ 14:54
une question : de quand date l’augmentation du nombre des légitimistes en France ? peut-on dater ?
de quel Comte de Paris ?
au temps du mariage de ses nombreux enfants, même pour ceux qui critiquaient le duc d’Orléans qui fut député à la Convention en 1793, le Comte de Paris était « Monseigneur » quand on en parlait.
cela m’aiderait à comprendre la violence certains propos.
Patrick guibal
18 mai 2011 @ 22:57
Cela date de la mort du comte de Paris dans les bras de sa maitresse, la jolie Mme Friezt le sosie de Jackie Sardou
Michael
18 mai 2011 @ 14:59
Feu le comte de Paris (1908-1999), héritier des rois de France, a proposé ce projet en 1948 : une « esquisse d’une constitution monarchique et démocratique » qui a été rapportée et commentée par Xavier Walter dans son ouvrage Un roi pour la France *.
Il s’agit d’un projet rassembleur et fédérateur, loin d’une quelconque idéologie revancharde que l’on trouve parfois dans nos milieux : « le Prince désavoue ceux qui rêvent d’une « revanche » monarchiste […] la monarchie restaurée sera « une union salvatrice entre la nation et la famille royale » ».
Le projet du comte de Paris ne s’inscrit pas dans une haine farouche et idéologique de la démocratie : ce qu’il dénonce, c’est la démocratie républicaine qui « manque du ressort sain qu’est le dialogue ». Il s’explique ainsi : « Le dialogue est le contraire de la polémique ; […] qu’on rassemble les peuples pour quelque chose et non contre quelqu’un, il faut leur proposer des buts, non des cibles. » Ce qui est ici dénoncé est le régime des partis, des factions, qui dressent par idéologie les Français les uns contre les autres au lieu de les rassembler autour de l’aventure commune qu’est la France. À cette démocratie républicaine s’oppose « l’exemple des monarques qui, pendant un millénaire, apprirent aux Français à se rassembler et à s’aimer ».
Le Prince veut rendre au peuple français la parole, parole jusqu’à présent confisquée par les partis et donc déformée : « La volonté du pays n’est pas ce que disent les urnes, ni les partis, originellement voués à être les porte-parole de la nation, mais vite perdus par leurs intérêts. » Et d’ajouter : « Le pays sait ce qu’il veut, encore faut-il que le message qu’il adresse aux dirigeants ne soit pas caricaturé et faussé par un interprète partisan. »
C’est bel et bien au régime des partis que le comte de Paris s’attaque de front ! Les partis, machines idéologiques et partisanes, ne peuvent pas représenter des intérêts concrets et réels, c’est-à-dire en contact direct avec les préoccupations et les aspirations de la nation. Il faut donc, pour l’héritier des rois de France, rendre possible la représentation de ces intérêts concrets ; c’est ainsi qu’il propose « d’élargir la représentation populaire ». Il s’agit de briser le monopole de l’Assemblée législative (néanmoins maintenue dans ce projet de constitution) en matière de représentation nationale ; en plus de l’Assemblée élue, la nation disposerait de trois autres organes représentatifs : les délégués du peuple, le Grand Conseil et le roi.
zyck
19 mai 2011 @ 13:38
feu Henri d’Orléans avait au moins l’envie de proposer qqch à la France. Rendons-lui cela, il s’est intéressé à la politique et a essayé de faire rétablir la monarchie. C’est tout à son honneur;
Ensuite, concernant la critique du régime des partis, il me semble évident que dans l’hypothèse d’un rétablissement d’une monarchie, celle-ci serait constitutionnelle à l’anglaise ou à l’Espagnole, et verrait évidemment les mêmes partis politiques qu’actuellement, à savoir l’ex-UDF et l’ex-RPR (UMP deviendrait UMR : Union pour la Majorité Royaliste ? lol), un PS, sans doute un FN aussi, et des écolos. Avec un peu de chance, les communistes anarchistes disparaîtraient…
le roi est appelé à être un arbitre des conflits de partis, on voit cela par exemple en Belgique où le roi tente bien que mal à mettre d’accord les différentes factions. Sans roi, la Belgique aurait déjà explosé.
Et enfin, le roi garant du bien commun et du chemin de salut, le roi très chrétien qui amène les âmes de son peuple vers Dieu; une telle monarchie serait évidemment catholique comme le veut la tradition de notre pays.
Louis-Alphonse de Bourbon en est forcément conscient, lui dont le plus proche cousin est dans cette situation.
zyck
19 mai 2011 @ 13:43
D’ailleurs, quand on reprend le discours de Louis XX à Reims ce dimanche 15 mai :
»
France, qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? Interrogeait ici il y a plus de 20 ans un bienheureux homme qui fit se rencontrer les peuples. Aujourd’hui la France se souvient, la France s’anime, la France respire.
»
et encore :
» Oui, ce monument du passé, ce monument d’unité, est aussi un monument d’avenir :
Celui que nous sauront transmettre à nos enfants, pour qu’ils puissent aussi être fiers de leurs racines, de leur pays, de la France
»
Pour Louis-Alphonse, les français se doivent d’être fier de leurs racines, et du rôle de la France chrétienne.
C’est donc avant tout le rôle du roi de maintenir la France dans son histoire, sa culture et sa foi, tandis que c’est le rôles des partis politiques de proposer les meilleurs solutions économiques et judiciaires.
il est illusoire de vouloir critiquer le système des partis et de vouloir leur supression, comme semble le duire Henri d’Orléans, ce système des partis est indispensables, et le rôle du roi est ailleurs.
zyck
19 mai 2011 @ 13:46
Mais dans l’ensemble, le projet est intelligent
Michael
18 mai 2011 @ 15:00
Le projet constitutionnel dispose que « les délégués du peuple sont élus au suffrage universel […] au scrutin majoritaire uninominal à un tour ». Chaque délégué étant élu sur une petite circonscription, il est en contact direct avec les intérêts locaux et concrets des citoyens qu’il représente. Tout risque de voir des partis se former parmi les délégués du peuple est brisé par l’impossibilité qui leur est faite de se réunir en assemblée : ainsi ne peuvent-ils pas se constituer en groupes politiques et ne représentent-ils pas les intérêts de partis mais uniquement ceux des citoyens qui les ont élus.
La fonction des délégués du peuple est ainsi primordiale dans ce nouveau système. Là est l’innovation majeure du comte de Paris : tout d’abord, dans le cas où le gouvernement du roi serait censuré par l’Assemblée nationale, cette dernière serait dissoute si les délégués du peuple apportaient leur soutien au gouvernement. De même, si le Grand Conseil en décide ainsi et que le roi ne s’y oppose pas, une loi votée par l’Assemblée peut être soumise « au référendum des délégués du peuple ».
Le projet casse ainsi la fiction idéologique selon laquelle l’Assemblée législative est la nation et se substitue à elle selon la mystique républicaine : l’Assemblée peut désormais être dissoute si les intérêts qu’elle défend sont contraires aux aspirations de la nation, les délégués du peuple peuvent aussi se substituer à elle par le référendum. Il y a, ainsi, un retournement paradigmatique impressionnant, orienté vers le réel et la représentation d’intérêts concrets contre les dérives du système partisan.
La mission des délégués du peuple ne s’arrête pas ici : « Les délégués du peuple, expliquait le comte de Paris, auraient pour triple mission d’informer les pouvoirs publics des critiques et des volontés réelles de l’ensemble des citoyens, d’examiner les questions qui seraient soumises à leur appréciation et de sensibiliser les citoyens aux affaires publiques […] Un débat permanent naîtrait de façon spontanée, et les consultations régulières des délégués du peuple susciteraient entre le pouvoir politique et la population un échange constant d’idées et de propositions […] Pour éviter tout risque de sclérose, le mandat des délégués ne sera pas renouvelable. »
L’on dispose ici d’éléments concrets de réponse à ceux qui, ignorants des traditions de la monarchie française, imaginent que la restauration de la royauté signifierait la fin de l’action civique des citoyens : bien au contraire, il s’agit ici de rendre la parole à la nation française, parole qui est, en république, confisquée par les partis politiques.
Michael
18 mai 2011 @ 15:01
Le deuxième organe imaginé par le comte de Paris était le Grand Conseil, « composé de trente membres environ […] désignés, partie par le roi, partie par les délégués du peuple et l’Assemblée, partie par les grands corps de la nation ». Leur tâche peut être résumée comme la mission de garantir une cohérence et une recherche du long terme dans la politique de l’État. Le Grand Conseil, en effet, est l’organe qui saisira les délégués du peuple s’il n’approuve pas la démission du président du Conseil (c’était le titre que portait le Premier ministre sous la IVe République) en cas de mise en minorité de ce dernier sur la question de confiance posée à l’Assemblée, procédure pouvant aboutir à la dissolution de celle-ci.
Le Grand Conseil est l’exact pendant des délégués du peuple : alors que ces derniers sont placés près du peuple, le Grand Conseil est placé près de l’État. Il est un organisme « qui, par sa structure et sa composition [est] l’interprète autorisé, indiscutable des intérêts permanents du pays ». Ce Grand Conseil est en quelque sorte le « conseil des sages » de la République. Il est composé de hautes personnalités : anciens dignitaires et fonctionnaires, anciens membres des assemblées, magistrats anciens ou actuels, membres de l’Armée, de la Marine, des clergés des cultes reconnus… Ces membres sont inamovibles.
Le Grand Conseil a l’initiative de la saisine des délégués du peuple lorsqu’il s’agit d’approuver ou non la mise en minorité du gouvernement ou d’accepter ou refuser une loi votée par l’Assemblée. Sa mission est donc de défendre les intérêts fondamentaux du pays contre les humeurs de l’Assemblée composée de partis.
Michael
18 mai 2011 @ 15:02
En conclusion du projet, il y a le roi qui « symbolise la patrie dans sa permanence et sa durée, il est, à ce titre […] l’arbitre, le justicier ainsi que le fondement de l’autorité et du pouvoir ». La légitimité du monarque est historique : elle est issue de la tradition dynastique ontologiquement mêlée à l’histoire de la nation française.
Les pouvoirs du roi sont limités : il intervient essentiellement en cas de conflits ou de blocage dans les institutions. Le comte de Paris justifie cette position : « Si certains […] critiquent l’insuffisance de ses pouvoirs politiques, qu’ils n’oublient pas ceci : la dynastie a le temps pour elle et le monarque, s’il veut être l’arbitre en même temps que le garant des libertés, ne peut pas gouverner. » Le concept est ainsi clair et pertinent : le roi n’est pas un Führer ni un Duce, il est le lien entre le passé, le présent et le futur, il inscrit l’action politique dans la stabilité et le long terme mais il ne se mêle pas ou peu des affaires internes car cela impliquerait nécessairement pour le roi de prendre parti alors qu’il ne doit être que le fédérateur des Français dans l’aventure commune qu’est la France.
En conséquence, le roi est indépendant des partis : « Indépendant des clans, le roi se tient en dehors d’eux, les arbitre et ne prend jamais part aux luttes qui dressent les citoyens les uns contre les autres. » Et c’est bien cela le rôle essentiel du roi. Quand bien même les fonctions que lui attribue ou la constitution ou la coutume lui permettraient de nommer le gouvernement ou de s’opposer à tel ou tel organe, la mission première du roi est d’être le roi de tous les Français qui, en lui, voient le représentant de la nation, représentant historique et mystique. Représentant car héritier d’une dynastie intrinsèquement liée à l’histoire de la patrie.
C’est ainsi que le roi ne peut et ne doit appartenir au camp des contre-révolutionnaires, avec lesquels feu le comte de Paris marquait ses distances. Devant être le souverain de tous, il ne peut appartenir à un camp. Le roi n’est ni de droite ni de gauche, ni libéral ni socialiste, ni réactionnaire ni progressiste : le roi est le roi. Il est, cela suffit, c’est tout ce que la nation lui demande.
padraig
19 mai 2011 @ 01:30
Permettez, cher Michael, de vous écrire que j’abonde entièrement à votre intervention. Cela me parait correspondre avec les positions défendues par la Famille de France, au moins depuis le défunt comte de Paris et ceci dès qu’il a pris ses responsabilités dynastiques dans les années 30, ces positions ne furent jamais contredites par son père le duc de Guise… même si elles mécontentèrent à l’époque certains milieux monarchistes maurrassiens pourtant majoritaires parmi ses soutiens royalistes.
zyck
19 mai 2011 @ 13:50
En conclusion de votre présentation, je verrai donc très bien dans le grand conseil présenté ici les membres de la famille d’Orléans, comme membre de la famille royale de France, tandis que leur consin Louis-Alphonse de Bourbon aurait la lourde et belle tâche de succéder, comme aîné des capétiens, à la couronne de France.
Oui, ainsi, chacun, à sa place servirait la France.
Michael
19 mai 2011 @ 16:39
cet extrait est un copier-coller du livre de Xavier Walter de sa biographie du comte de Paris.
Neoclassique
20 mai 2011 @ 11:18
C est clair on avait bien compris que ça venait pas de vous!!!