
Finalement, c’est sans son épouse souffrante que le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou s’est rendu à Reims pour assister à la messe pontificale concélébrée par le représentant de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, Monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique, en présence de plus de 3000 personnes. Le prince avait été placé au premier rang côté Evangile, après la maire de Reims Adeline Hazan et deux de ses adjoints Jacques Cohen, adjoint au tourisme et Madame Gabet adjoint au commerce.

Côté Epître se tenaient le préfet de région Guillot et le tout nouveau préfet des Ardennes Pierre N’Gahane. Les Ardennes font en effet partie de l’archidiocèse de Reims. Plusieurs membres de la famille de Bourbon-Parme entouraient le duc d’Anjou : le prince et la princesse Charles Emmanuel de Bourbon-Parme et leurs trois filles dont la princesse Zita, filleule du duc d’Anjou, le prince Axel de Bourbon-Parme, fils du prince André et le prince Rémy de Bourbon-Parme, fils du prince Louis.

« La cathédrale de Reims est intimement liée à l’histoire de la monarchie française, c’est ce qui explique la présence parmi nous du Chef de la Maison de Bourbon » déclara notamment Monseigneur Jordan. La sortie du prince aux accents du Te Deum de Marc Antoine Charpentier, se fit dans une grande cohue ponctuée d’applaudissements. Sur le parvis, des « Vive le roi » s’élevèrent de la foule assez compacte.

Le duc d’Anjou et les princes de Bourbon furent ensuite les hôtes d’une réception donnée dans la salle des Festins royaux où ils furent accueillis par Aymeric Peniguet de Stoutz, administrateur du Palais du Tau, qui n’hésita pas à saluer en la personne du duc d’Anjou l’incarnation du principe de la légitimté monarchique. (Merci à Audouin pour ce compte-rendu et ses photos)
philippe gain d'enquin
18 mai 2011 @ 17:12
Récapitulons, le comte de Paris et sa descendance sont issus d’un prince qui voté la mort de son cousin. Etait-il le seul à voter ainsi que le laisseraient à supposer celles et ceux – surtout ceux – qui usent et abusent de propos infamants voire diffamant à propos de la Maison de France. La question est toujours posée et n’aura jamais plus de réponse que celle fournie par l’Histoire. Le peuple Français – à la tête duquel peut se justifier un roi qui est son guide mais non son chef ou dictateur – s’est choisi en 1830 un souverain à sa meilleure convenance,; là encore s’est un fait historique sur lequel l’on peu gloser mais qui ne peut être remis en question. Tout ceci se fait ou s’est fait au sein d’une même famille, celle de Bourbon. Ce qui semblerait être le gravier dans le soulier de beaucoup, c’est que ceux qui sont appelés « Orléans » sont tous nés de Bourbon-Orléans et son tous princes issus d’Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Autre fait intangible, que « Glandu », « Dupont » ou Durand », signant sous pseudonymes qui ne sont ni princes ni rois, ni je l’espère gens de bure, semblent ne pas digérer. Autre élément pour achever de justifier ce noble qualificatif de « Tartufe » m’étant échu et que je relève avec honneur et plaisir, et que je propose à la méditation de nos habitués de la Tradition : il est advenu que Dieu – l’une de vos références et l’une de celle de votre espérance d’Outre-Pyrénées – un jour et avec raison semble-t’il préfèra David à Saül! Relisez la Bible posée sur votre table de nuit. Quant à relever que Grammont s’écrit effectivement avec deux « m » (si vous en vouliez 3, je lui donnerait un autre sens, ce qui ne me coûterait pas), bravo, cet effort fourni vous évitera d’en lire le journal; vous n’y trouveriez que le triste portrait de royalistes ennemis de leurs princes et fanatiques religieux qui firent le lit de la République. Pour la gouverne d’Alvise ; Hugues Capet était duc de France!
Audouin
19 mai 2011 @ 14:01
Mon p’tit Quinquin, vous êtes passé maître dans l’art de l’amphigouri…
:-)
Audouin
zyck
19 mai 2011 @ 14:02
Petit rectificatif à votre démonstration :
Vous dites : ceux qui sont appelés « Orléans » sont tous nés de Bourbon-Orléans et sont tous princes issus d’Henri IV, Louis XIII et Louis XIV.
En réalité, les Orléans descendent uniquement par les hommes de d’Henri IV et de Louis XIII et non de Louis XIV. Tandis que l’aîné des capétiens, Louis-Alphonse de Bourbon, descend bien par les hommes de Louis XIV. C’est la toute la différence, et elle explique tout…
Le projet de feu Henri d’Orléans n’est pas inintéressant, et nous ne le critiquons pas sur ce projet, mais plutôt pour la dignité qu’il cherchait à en obtenir en lieu et place de son aîné et royal cousin.
Et avec une comparaison du style « Abel a été préféré à Caïn », vous pouvez refaire sans arrêt un nouvel ordre de succession à votre guise alors… c’est assez dangereux. l’intérêt de la succession est que justement elle est indiscutable…
Michael
20 mai 2011 @ 09:45
Les d’Orléans sont issus des Bourbons (Louis XIII étant un Bourbon). Si les Bourbons d’Espagne étaient restés dynastes en France, ils s’appellerait aujourd’hui d’Anjou.
Sylvain
20 mai 2011 @ 17:39
En effet Michael. Il est désolant de voir les légitimistes nier ou oublier les trois derniers siècles d’histoire de la famille de Don Luis de Borbon. Sa famille, ou plutôt la branche de sa famille, a donné de nombreux rois à l’Espagne tout en s’éloignant de la monarchie française.
C’était le but de Philippe V et de son grand-père Louis XIV : fonder une nouvelle dynastie en Espagne, et mettre fin à la domination des Habsbourg.
Cela a d’ailleurs donné la branche des Bourbons d’Espagne dont fait parti Don Luis. Et, au risque d’être lynché, je dirai juste que cette branche a perdu ses droit sur la Couronne de France.
Mais bien sûr c’est une question de point de vue.
Bonne journée Michael.
zyck
23 mai 2011 @ 17:34
Nous ne nions pas les 300 d’histoire espagnole, au contraire ! elle permet de confirmer l’authenticité du rameau de Bourbon Espagne. Il s’agit bien de capétien, et Louis de Bourbon et bien l’ainé légitime des descendants de Louis XIV.
il n’y a aucune raison de nion les trois siècles d’histoire espagnole au contraire !
Affirmer par la suite que cette branche a perdu ses droits sur la couronne de France est uniquement votre supposition, car la notre est qu’aucune branche ne perd ses droits à la Couronne de France, tant qu’elle est issue de mariage catholique.
Nemausus
20 mai 2011 @ 00:36
ce que vous dîtes sur le patronyme des Orléans est faux et la justice de la république a pris la position de suivre l’histoire.
les Orléans sont un rameau de la branche de Bourbon mais ils n’ont pas droit au nom de Bourbon… si vous connaissiez les usages de la maison de France, vous et vos amis ne tenteriez pas d’usurper constamment le nom de Bourbon pour faire croire que vos candidats sont des aînés !
Les français ont choisi un roi à leur convenance en 1830 ? vous ne manquez pas de toupet en réécrivant l’histoire ! car Louis Philippe a usé du coup de force pour empêcher la proclamation du comte de Chambord ou celle de la république par les tenants de l’hôtel de ville de Paris!
en matière de dictature, les henrikistes en connaissent en effet un rayon eux qui voudraient instaurer la pensée unique de l’orléanisme et museler leurs opposants !
et faux encore sur le titre de duc de France : Hugues capet fut fait dux Francorum (duc des Francs et non duc de France), charge sans connotation territoriale en 960 par le roi Lothaire. ce titre de dux Francorum en Neustrie apparaît en 922 et dans un diplome du 25.12.936 en faveur du père d’Hugues Capet, Hugues le Grand.
(nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, tome 1 la préhistoire des capétiens, Christian Settipani et Patrick van Kerrebrouck).
Vos Orléans devraient ressusciter les titres de duc d’Austrasie, de Neustrie et autre barbarisme pour paraître encore plus ancien !!! ;)
Neoclassique
20 mai 2011 @ 17:31
Bien envoyé , bravo!
cosmo
27 mai 2011 @ 19:03
Vous dites n’importe quoi. La révolution de 1830 est le résultat de l’incurie du prince de Polignac et de l’incompétence de son ministère.
Louis-Philippe n’a pas eu grand chose à faire pour devenir roi des Français.
Lisez le livre de Garnier sur Charles X, conseillé par Audoin, et vous réaliserez que les Bourbons sont partis en exil à acuse de leur incompréhension du pays sur lequel ils régnaient.
Incompréhension qui a perduré dans l’esprit du comte de Chambord quand il s’est agi à nouveau de restauration.
Vision passéiste qui a mis en avant la Maison d’Orléans!
Que les légitimistes battent un peu leur coulpe!
philippe gain d'enquin
18 mai 2011 @ 17:17
Vous rectifierez, chers amis de la Tradition et du Dictionnaire de l’Académie Française en ajoutant un « s » à diffamants, un « t » à peut, un « t » à sont. Dernière supplique à votre patience.
philippe gain d'enquin
18 mai 2011 @ 20:13
Michael, je n’avais pas lu votre intervention avant d’envoyer la mienne ; elle fait plaisir tant sa concision est parfaite et votre démonstration claire. Je nous trouve une unité d’analyse et de bon sens assez plaisante. Merci à vous, qui êtes, l’avez-vous dit, comme moi : « royaliste de province ». Cordialement à vous, PhG.d’E.
Nemausus
18 mai 2011 @ 22:55
Mimich le Belge,
En effet cette maxime existait bien mais elle fut appliquée que très aléatoirement même sous l’ancien régime et en général pour les princes les plus proches du roi … la notion de mariage morganatique ne fut jamais reconnu en France.
Louis XIV épousa secrètement Mme de Maintenon à cause de son origine modeste. De même son fils avec Mlle de Chouin, de même Louis Philippe d’Orléans avec la marquise de Montesson…
A cette époque les princes en France n’épousaient pas encore des « bergères » sauf secrètement sans que celles-ci puissent se prévaloir de cette union….
Ainsi pour les Courtenay, les rois Bourbons ne voulurent pas leur reconnaître la dignité de prince du sang à la cour de France car ceux-ci vivaient totalement dans l’oubli…néanmoins ils ont toujours affirmé leur légitimité et leur droit de prince du sang.
De même pour Gaston d’Orléans dont le mariage avec une princesse de Lorraine ne fut pas accepté par Louis XIII… ce qui n’empêcha pas plus tard que leurs filles furent traitées comme petites-filles de France….
Le roi n’est jamais intervenu dans les mariages des branches cadettes de Bourbon-Carency, Bourbon-Duisant et Bourbon-Préaux…et pourtant ils ont toujours été des princes du sang.
Michael voudrait inventer cette nouvelle théorie que les princes de Bourbon en Espagne n’ont pas eu l’assentiment du roi de France pour leur mariage et donc ne sont pas dynastes.
A part que les infants recevaient tous à leur naissance l’ordre du St-Esprit montrant par là qu’ils étaient considérés comme des princes légitimes tandis que les fils de France recevaient la toison d’or montrant l’unicité des 2 maisons royales (preuve supplémentaire que les Bourbons d’Espagne n’étaient pas considérés comme une dynastie étrangère).
Concernant la filiation des Bouron-Busset, elle fut considérée de tout temps comme illégitime et non issue d’un mariage de l’évêque de Liège avec une « Catherine de Gueldres ».
« la maison de Bourbon » sous la direction de Patrick van Kerrebrouck, consacre les pages 148 à 155 pour expliquer cette filiation illégitime. En résumé :
1) aucune trace du mariage de l’évêque de Liège.
2) aucune trace d’interdiction de mariage par Louis XI (qui d’ailleurs s’était aussi marié avec Charlotte de Savoie sans le consentement de son père!)
3) pas de trace de mariage secret.
4) les enfants de l’évêque se sont dit eux mêmes bâtards et toujours considérés comme tels (ils n’ont jamais revendiqué l’héritage du duché de Bourbon à la mort du cardinal duc de Bourbon à la place de Pierre de Bourbon seigneur de Beaujeu, leur oncle mais cadet de leur père l’évêque)
5) les armes des Busset ont toujours porté la brisure des bâtards
6) aucune trace d’un acte de François I reconnaissant la légitimité des Busset
7) personne ne pensa aux Busset en 1589 à la mort d’Henri III qui n’émirent aucune prétention.
8) le titre de cousin du roi n’est pas une preuve de légitimité car cette considération a été attribué presque à tous les bâtards capétiens y compris à des non capétiens.
zyck
19 mai 2011 @ 14:04
On pourrait légitimement penser que dans le cas où Louis XIV aurait eu un garçon avec Madame de Maintenon après son mariage religieux, celui-ci aurait été déclaré dynaste par le parlement, d’après les lois fondamentales du Royaumes…
C’est même évident…
Actarus
19 mai 2011 @ 14:49
Je ne pense pas que Louis XIV ait fait un mariage secret uniquement en raison de l’origine modeste de Françoise d’Aubigné, lui qui fit de simples roturiers de puissants ministres, et qui déclarait notamment : « On est toujours assez bien né quand on est distingué par Moi. »
Mme de Maintenon n’était certes pas l’égale d’une infante d’Espagne, mais elle préférait de beaucoup tirer les ficelles dans l’ombre. Sa position à la Cour n’avait rien d’officiel, cependant personne n’était dupe et son pouvoir existait bel et bien.
Entièrement d’accord avec vous pour le reste de la mise au point. :)
Nemausus
19 mai 2011 @ 23:13
Actarus,
j’aurais plutôt dû dire que le mariage de Louis XIV avec Mme de Maintenon est resté secret car le roi était trop imbu de sa majesté pour afficher ouvertement son union avec la veuve Scarron…. et il est en effet très possible que la marquise ait préféré régner dans l’ombre et voir tous ces grands lui faire des courbettes alors qu’officiellement elle n’était rien…
Michael
19 mai 2011 @ 16:42
Nemausus: c’est l’interprétation que vous en faites.
Charles
18 mai 2011 @ 23:24
Au deces de son pere en 1999, le prince Henri a reprit le titre de Comte de Paris. Il decida aussi de porter le tres beau titre de duc de France, titre qui n’avait plus ete porte depuis le 10eme siècle.
Le nouveau Chef de la Maison de France a souhaite rendre hommage aux premiers Capetiens.
Le duc de Vendome a choisi aussi d’honorer les premiers Capetiens en choisissant de s’unir religieusement a Senlis.
naucratis
19 mai 2011 @ 13:43
Ce titre de « duc de France » est tout à fait ridicule, illégitime et absurde.
Convenez-en !
zyck
19 mai 2011 @ 14:06
Beau titre en effet, mais qui ne veut rien dire à partir du moment où justement on peut considérer que le « duché des Francs » est devenu domaine royal, et donc correspondant maintenant à la France entière…
le « duché des Francs » a cessé d’exister lorsque Hugues Capet est devenu Roi des Francs.
Actarus
19 mai 2011 @ 20:19
N’oublions pas un fait capital : à l’époque carolingienne, Duc (Dux) n’était pas un titre de noblesse au sens moderne du terme, mais correspondait à une haute charge de « fonction publique », en d’autres termes le Dux Francorum était un à la fois un haut fonctionnaire du royaume de même qu’un genre de gouverneur militaire, il ne régnait pas en tant que tel sur un territoire déterminé comme le fut ensuite, par exemple, le duché de Bourgogne, principauté capétienne vassale de la Couronne de France.
Actarus
19 mai 2011 @ 14:44
Ah, mon bon Dom Carlos ! Que voilà de charmantes évocations médiévales, il me semble que nous allons bientôt voir débarquer le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. :)
Mais dites-moi pourquoi le prince Gaston n’a pas été baptisé à Pau avec de l’ail et du Jurançon ? LL.AA.RR. d’Orléans ne voulaient-elles pas poser un geste symbolique rattachant leur filiation à l’illustre lignage des Bourbons ? ;-)
Mimich le Belge
19 mai 2011 @ 20:10
Le terme « Duc » dans ce cas-là doit à mon avis être pris au sens du sytème carolingien.
C’est-à-dire, selon sa racine latine « dux, ducis » = « le chef, celui qui conduit », UN CHEF MILITAIRE !!!
DUC DE FRANCE = « GOUVERNEUR MILITAIRE DE L’ILE DE FRANCE », en quelque sorte …
Actarus
20 mai 2011 @ 15:53
Exactement, Mimich.
Audouin
21 mai 2011 @ 08:26
il duce dei Franchi :-)
Louise-Marie
19 mai 2011 @ 20:10
Le comte de Paris a eu une excellente idee de reprendre le beau et noble titre de duc de France.
naucratis
20 mai 2011 @ 12:48
Il ne l’a pas repris, il l’a inventé !
jul
19 mai 2011 @ 13:17
Ah ah voilà les messages lus wow c’est sportif :)
Légitimistes, vous êtes extra !
naucratis
19 mai 2011 @ 13:35
Prochaine étape : Jean d’Orléans s’autoproclamera « archiduc d’Austrasie »… ;)
Actarus
19 mai 2011 @ 21:48
Je propose « grand-duc de Neustrie ». ;-)
Mimich le Belge
19 mai 2011 @ 17:58
» De même pour Gaston d’Orléans dont le mariage avec une princesse de Lorraine ne fut pas accepté par Louis XIII… ce qui n’empêcha pas plus tard que leurs filles furent traitées comme petites-filles de France…. «
Selon la page dont j’ai donné le lien, le fait est dû au mariage final, après réconciliation avec Louis XIII sur son lit de mort et son assentiment à un mariage futur, les 2 tentatives précédentes de mariage (à Nancy et « en Belgique ») ayant été déclarées nulles car non assorties de l’assentiment royal.
cfr
http://www.heraldica.org/topics/france/morganat.htm#consent
Et que, de façon général, le principe fut surtout appliqué à partir de ce précédent …
Les Lois Fondamentales prévoyaient que l’on est successible si on est descendant d’un mariage canoniquement valable.
N’ayant d’autre prise sur ce principe, Louis XIII va s’immiscer dans la définition du mariage canoniquement valable pour la succession en France. La méthode est que le Roi Louis XIII réussit, après consultation par celles-ci d’experts théologiens (favorables), à faire dire à une assemblée représentative de l’Église de France qu’il y avait une tradition selon laquelle un mariage ne pouvait être déclaré canoniquement valable pour la succession si le mariage était contraire aux volontés du Souverain. L’accord du Roi devint, sur le principe, un préalable à la possibilité de la célébration d’un mariage canoniquement valable pour la succession. C’est ce que suggère la page mentionnée…
Les questions que poseraient (à titre de curiosité historique au minimum) la juxtaposition de cette page et de l’intervention de Michael, sont :
1) Y a-t-il un suivi voire un enregistrement systématique (par le Parlement de Paris ou autres) de tous les événements influençant la succession (mariage en particulier) ? Entre autres corollaires, le Roi Louis XIV et successeurs ne se seraient-il pas méfié des Courtenay et de leur successsibilité car leur lignée aurait été insuffisammment suivie ?
2) L’assentiment était-il purement formel et verbal ou y avait-il, vu l’importance de l’enjeu, un instrument précis par lequel la volonté du Roi était manifestée (Ex : Une lettre patente ou tout document écrit dont copie serait adressée in fine au Parlement de Paris pour vérification)?
Ou le Souverain n’intervenait-il qu’en cas de désaccord ?
3) Question de Michael : Le dit instrument éventuel a-t-il manqué dans la descendance de Philippe d’Anjou, notamment comme conséquence de l’application apparente du Traité d’Utrecht (fut-ce à titre de leurre concernant cette dernière, désignant notamment les Orléans successifs comme Premier Prince de Sang) ?
La première fois potentielle après le Traité d’Utrecht étant d’ailleurs pour le remariage de Philippe V avec Elisabeth Farnèse le 24/12/1714, mariage dont descend Louis-Alphonse !
Entre autres hypothèses, on verrait mal comment Louis XIV pourrait, de façon cohérente, envoyer une lettre patente concernant le dit remariage au Parlement de Paris 1 an 1/2 après lui « avoir fait avaler » le traité d’Utrecht et les renonciations corollaires, excluant (de par application de celles-ci) le dit Philippe V et sa descendance de la succession !!
——
Pour la simple anecdote historique :
L’assentiment du Roi Louis XV fut refusé au Duc de Chartres (futur Louis-Philippe d’Orléans « Ier pour Orléans ») pour un mariage avec sa fille Henriette (« Madame Seconde »), jumelle de la Duchesse Elisabeth de Parme (« Madame Première »). Il fut orienté vers un mariage avec une Princesse de Conti. Ce couple final sont les parents de Louis-Philippe « II » d’Orléans alias « Philippe Égalité ». Ce qui est romantiquement dommage car Louis-Philippe et Henriette étaient amoureux l’un de l’autre et la Princesse de Conti a maintes fois trompé son époux.
Michael
19 mai 2011 @ 19:34
Merci Beaucoup Mimich le belge de considérer mes propos.
Mimich le Belge
20 mai 2011 @ 13:05
De rien
Je l’ai suggéré : c’est de toute façon une occasion d’en apprendre plus, question détails.
Même si cela ne devait pas faire avancer le « schmilblick d’Utrecht » … ;)
Nemausus
20 mai 2011 @ 00:12
Mimich le belge,
une maxime n’est pas une loi… et cet assentiment nécessaire du roi au mariage des princes du sang n’a jamais fait partie du corpus des lois fondamentales…
Par ailleurs si on admettait que cet assentiment est obligatoire pour la « dynasticité » des princes, force est de constater que de 1830 à 1883 au moins, les chefs de la maison de France dite de Bourbon, le roi Charles X, son fils Louis XIX et le neveu de ce dernier Henri V, n’ont pas donné leur assentiment également au mariage des princes d’Orléans…
comme je l’ai dit la reconnaissance de la « dynasticité » des princes de la branche d’Espagne a été reconnue par les rois de France en considérant les infants d’Espagne comme des Fils de France…ainsi Louis XIV traite les fils de Philippe V en petit-fils de France en leur expédiant l’ordre du St-Esprit dès que possible (mémoire de St-Simon, t. XXXI p. 1, 14, 37, 243, 411 et t. XXXVII p 242-243)…
cet usage est d’ailleurs confirmé par la convention d’Aranjuez du 05/06/1760 réglementant l’attribution des ordres du St-Esprit et de la Toison d’Or aux fils de france et aux infants d’Espagne « en un même sang et maison ».
Concernant le mariage de Gaston d’Orléans, son 2ème mariage fut en effet déclaré nul sur ordre du roi par le parlement de Paris le 05/09/1634 et par l’assemblée du clergé de France le 16/07/1635. Mais le St-Siège étant le seul compétent en la matière, le roi Louis XIII fut forcé de capituler par le Pape et dut donner son consentement sur son lit de mort pratiuement le 05/05/1643; pour sauver les formes le contrat de mariage fut à nouveau réitéré le 20/05/1643.
Mais ce refus de Louis XIII s’explique surtout par le conflit avec son frère qui complotait notamment, lors de son 2ème mariage en 1631, avec la Lorraine et l’Espagne.
Pas le temps de plus approfondir le sujet sur ce mariage car je pars en vacances chez mes frères d’Espagne, conformément au pacte de famille de 1761 ! ;)
Mimich le Belge
20 mai 2011 @ 18:14
Je n’ai pas vu ce détail tout de suite …
Vous dites :
ainsi Louis XIV traite les fils de Philippe V en petit-fils de France en leur expédiant l’ordre du St-Esprit dès que possible
Philippe V étant un petit fils cadet de Roi, dont le père ne fut pas Roi lui-même, ses enfants ne pourraient être que « Princes du Sang », non ?
Vous dites aussi (pour le petit détail sur le raisonnement sous-tendant mes questions) :
« la reconnaissance de la « dynasticité » des princes de la branche d’Espagne a été reconnue par les rois de France en considérant les infants d’Espagne comme des Fils de France…ainsi Louis XIV traite les fils de Philippe V en petit-fils de France en leur expédiant l’ordre du St-Esprit dès que possible »
Tous les enfants de Philippe V que Louis XIV connait de son vivant sont les enfants du premier mariage.
Il n’y aurait pas lieu de spéculer, les concernant, d’un éventuel « effet Utrecht » sur l’existence ou pas d’une autorisation d’un mariage qui a eu lieu avant Utrecht !
FELIPE V d’Espagne (* 19.12.1683, + 9.7.1746)
oo 1 (3.11.1701)
Maria Luisa de Savoie (* 1688 +14.2.1714)
oo 2 (24.12.1714)
Elisabeth Farnese, Pss de Parme (*25.10.1692 +11.7.1766)
1er mariage (avant Utrecht) :
1. LUIS I Felipe (* 25.8.1707, + 31.8.1724), roi en 1724.
oo Elizabeth d’Orleans
2. Felipe Luis,(* 2.7.1709, + 8.7.1709)
3. Felipe Pedro Gabriel (* 7.6.1712 + 29.12.1719)
4. FERNANDO VI (* 23.9.1713 + 10.8.1759)
oo Barbara de Portugal
2ème mariage (après Utrecht) :
5. CARLOS III (* 20.1.1716, + 14.12.1788)
oo Maria Amalia de Saxe (* 24.11.1724 + 27.9.1760)
6. Francisco, (* 21.3.1717 + 21.4.1717)
7. FILIPPO I de Parme (* 15.3.1720, + 18.7.1765)
oo Elisabeth de France (* 14.8.1727 + 6.12.1759)
8. LUIS, Archevêque de Tolède & Primat d’Espagne puis Comte de Chinchón (* 25.7.1727 + 7.8.1785)
oo morganatique : Maria Teresa de Vallabriga y de Rozas (*5.9.1758, + 16.2.1820)
Mimich le Belge
20 mai 2011 @ 13:01
Quant à la « procédure générale de la succession » que posaient mes questions, quelqu’un a des détails ?
zyck
20 mai 2011 @ 13:49
Concernant l’assentiment du roi sur les mariages de la famille de Bourbon afin d’être dynaste, évidemment cela ne tient pas debout…
En effet, il ne me semble pas que Louis XVIII, Charles X, ou Henri V ait à chaque fois valider le mariage de leur cousin Orléans par exemple… Est-ce pour autant qu’ils ne sont pas dynastes ?
Les règles dynastiques bénéficient de la grace divine, le sacre fait intervenir l’église catholique… Ce qui implique que la seule vraie loi qui rend un mariage dynastique est que le mariage soit catholique…
il y a forcément eut de nombreux cas où les mariages se sont faits sans l’assentiment du roi, et bien ils sont bien dynastes…
Tonton Soupic
21 mai 2011 @ 21:10
Qui est cette Elizabeth Farniente dont descendrait Louis-Alphonse ?
Actarus
22 mai 2011 @ 01:01
C’était une princesse toujours en vacances et quelque peu feignante… ;-)
Mimich le Belge
19 mai 2011 @ 18:11
OUPS …
… après consultation par CELLE-ci ( = l’assemblée représentative) d’experts théologiens (favorables), …
Désolé !
info supplémentaire :
Le premier mariage de Gaston d’Orléans à Nancy fut d’ailleurs, selon la page mentionnée, annulé par le Parlement de Paris!
Provence
20 mai 2011 @ 00:04
Il n’est pas sérieux de prétendre que le Saint-Siège reconnait Louis Alphonse. C’est un contresens. Les papes comme tous les souverains ont toujours reconnu les Orléans, mais ils sont courtois.
zyck
20 mai 2011 @ 10:37
Le Saint-Siège reconnait Louis Alphonse de Bourbon comme ainé de toute la famille capétienne.
le reste appartient aux différentes factions…
Nemausus
20 mai 2011 @ 10:53
vous prenez vous pour le grand chambellan du Vatican ? comme Charles qui se prend pour le grand chambellan de toutes les cours royales européennes !!! LOL
Sauternes
20 mai 2011 @ 19:29
C’est vous Provence qui n’êtes pas sérieux, quels arguments avancez-vous pour soutenir votre affirmation gratuite et préremptoire ? De plus donner le qualificatif de courtois aux papes frise le ridicule.
Monseigneur le prince Louis a toujours été reçu au Vatican avec les honneurs qui lui sont dû : entretien personnel avec le pape.
Lors de l’intronisation du pape Benoit XVI le prince Louis a siégé dans la tribune d’honneur en tant que chef de maison non souveraine.
Rappellez vous pour le bicentenaire de la mort de Louis XVI, le nonce était avec le prince Louis à St Denis et non pas à Versailles avec feu Henri d’Orléans l’amiralicide.
Cela n’est pas récent, déjà à la venue du pape Jean-Paul II à Lyon en 1986, c’est feu le prince Alphonse qui était invité par le Cardinal Decourtray, primat des Gaules et président de la conférence épiscopale, et non son lointain cousin Orléans.
Dois-je continuer les exemples ?
Sauternes
Provence
24 mai 2011 @ 07:14
Oui les papes sont courtois et c’est bien la moindre des choses. Mais non seulement ils ont toujours reçu les chefs de la Maison de France en audience privée, mais encore ceux-ci ont occupé la tribune des souverains lorsqu’ils ont représenté la famille de sainte Jeanne de France pour sa canonisation (le comte et la comtesse de Paris en1950) ou la famille royale ( la comtesse de Paris et sa famille pour l’année du baptême de Clovis ou le duc et la duchesse de Vendôme de 1920 pour Jeanne d’Arc) et la Secrétairerie d’Etat considère le Chef des Bourbons Orléans comme grand maître des ordres dynastiques du St Esprits etc. On pourrait en faire des pages…
Sauternes
24 mai 2011 @ 13:29
Par pitié, non n’en faites pas des pages, un seul paragraphe suffit auxquel je n’ai rien compris : moi qui croyait tout bêtement que ste Jeanne d’Arc a été canonisé en 1920, j’apprend que cela a eu lieu en 1950 !
Quelles references apportez-vous concernant la position de la secretairie d’Etat? Aucune
au plaisir de vous lire
Sauternes
Provence
26 mai 2011 @ 01:29
Ne pas confondre Jeanne d’Arc et Jeanne de France ou de Valois, fille de Louis XI et un temps épouse de Louis XII, duchesse de Berry et fondatrice de l’ordre monastique de l’Annonciade. Pour la Secrétairerie d’Etat, voir Mgr Hyginus Eugene Cardinale, Orders of Knighthood, Awards and the Holy See, Van Duren, 1985 et Peter Bander van Duren, The Cross on the Sword, a Supplement …, Van Duren, 1987, avec le prologue du cardinal Casaroli, secrétaire d’Etat et la préface du cardinal Jacques Martin, préfet émérite de la Maison pontificale. Bien à vous.
Nemausus
20 mai 2011 @ 11:05
vu le raisonnement abhérant de Sylvain, il est évident que c’est lui qui a subi une lobotomie pour penser que les royalistes légitimistes ne rejoignent la branche aînée qu’en fonction du physique du duc d’Anjou !
il faut vraiment être particulièrement atteint pour avoir de tels propos totalement stupides !
voilà à quoi en sont réduit les henrikistes pour tenter de décridibiliser le courant légitimiste ! c’est pathétique de bétise….
aubert
20 mai 2011 @ 13:43
Je n’ai pas lu avec une grande attention tous les commentaires. Il ne me semble pas toutefois que la possibilité d’une succession féminine soit évoquée. Aujourd’hui si la Royauté était rétablie cette possibilité ne devrait-elle pas être évoquée voir imposée par la représentation nationale
Actarus
22 mai 2011 @ 01:00
Dans ce cas, mieux vaut que la France demeure une république.
Brigitte et Christian
21 mai 2011 @ 11:04
bonjour à tous
bonjour Nemausus
le courant légitimiste est celui qui suit le prince légitime a revendiquer le trône de France.
Et bien, le prince légitime est Monseigneur le comte de Paris.
Nous sommes donc les légitimistes.
Pour les autres prétendants , on peut utiliser le terme d’usurpateurs ou de fantaisistes.
Quand aux lois fondamentales dont vous nous parlez, elles n’existent pas et ont été inventées pour couvrir la tentative d’usurpation de la branche espagnole de la famille des Bourbons.
Par contre l’ainé de la famille est bien Louis Alphonse et personne ne remet en cause sa place
amitiés du sud ouest
Neoclassique
21 mai 2011 @ 18:11
Non Brigitte
En soutenant le comte de Paris vous soutenez le descendant de LOuis Philippe qui a usurpe la monarchie légitime et fonde ainsi qu il l a dit lui même une nouvelle dynastie
Les légitimistes eux soutiennent l héritier légitime qu’est l aine de la branche ainée a savoir le duc d’ Anjou
zyck
23 mai 2011 @ 11:34
Bonjour Brigitte et Christian,
Effectivement selon votre raisonnement, tout le monde peut se considérer « légitimiste »…
Néanmoins, vous vous doutez bien que comme orléaniste, vous provoquez un peu… Notamment en soutenant le descendant d’un roi des France qui a lui même usurpé le trone. Alors en plus quand vous affirmez que Louis de Bourbon est un usurpateur… cela fait sourire… ;-) !
Mais bon, passe encore pour vos termes à mon avis très maladroits. mais alors oser affirmer que les lois fondamentales dont nous parlons, à savoir j’imagine la loi de succession par ordre de primogéniture agnatique, comment pouvez-vous dire qu’elles n’existent pas ? Qu’avez-vous bu ou fumé ? Ces lois apparaissent dans suffisament de texte du parlement de France, et d’écrits, que je ne prends pas la peine de relever cela.
Enfin, dire qu’elles ont été inventée (par les partisants légitimistes ?) pour couvrir la tentative d’usurpation..etc… Là par contre, c’est de la calomnie.
Bref, ce n’est pas comme cela que vous allez convaincre les partisants de l’ainé des capétiens sur le trone de France, de faire monter un cadet…
Val Richer
21 mai 2011 @ 21:53
L’argumentation des « légitimistes » (qu’il conviendrait mieux de nommer luisalfonsistes) cache l’essentiel : le refus de 1789 et de la maison d’Orléans, qu’ils unissent dans une même détestation. 1830, quelle horreur ! Une autre révolution et un « usurpateur » d’Orléans-« Egalité ». Rappelons que Charles X a perdu bien sottement sa couronne… Que son petit-fils Chambord s’est montré brillant politique et capétien dans l’ affaire du drapeau tricolore pourtant si glorieusement illustré…. Quelle « légitimité » évoquent-ils sans cesse pour promouvoir leur candidat ? Celle de la monarchie de droit divin ? Outre que le sort est ironique en plaçant la « légitimité » dans un descendant d’Isabelle II d’Espagne, dont l’époux donnait à l’occasion le nom des amants de sa femme à ses chiens ; combien de « Bourbon de France en Espagne » ont la condition minimale pour prétendre à un pouvoir politique en France : la nationalité ? Evoquer une « légitimité » en dehors de la Nation n’a de sens qu’en niant 1789. C’est dire la lucidité politique qui caractérise les « légitimistes » ? Le dernier roi ne fut pas de France mais des Français…
Mes hommages respectueux, à Monseigneur le comte de Paris.
Actarus
22 mai 2011 @ 01:09
Allez donc dire au comte de Paris qu’il devrait, dans ce cas, revendiquer le seul titre de ROI DES FRANÇAIS.
Curieusement, c’est au titre de ROI DE FRANCE, donc monarque de droit divin de l’Ancien Régime, que ce prétendant prétend. ;-)
Quant à la basse évocation de l’homosexualité du mari d’Isabelle II (être homo n’empêche pas de faire des enfants, puisque le frère de Louis XIV en a fait avec ses deux épouses – je vous passe les exemples contemporains qui seraient censurés), elle n’appelle qu’une seule réponse : la bâtardise de Philippe Égalité dont le père est tout à fait inconnu, mais ne saurait être le duc Louis-Philippe le Gros, père putatif des enfants que sa femme fit avec n’importe qui. Merci à la princesse de Conti pour son comportement des plus légers qui met les princes d’Orléans et les descendants d’Isabelle II sur un pied… d’égalité. ;-)
cosmo
22 mai 2011 @ 08:28
Val Richer,
Une volée de bois vert vous attend.
Vous avez raison, le credo des légitimistes est un leurre qui sert à cacher la rancoeur de ceux qui n’ont pas digéré 1789, 1830 et les incapacités politiques de Charles X et de son petit-fils. C’est une pose qui leur permet de croire qu’ils participent ainsi de la gloire de l’antique Maison de Bourbon et s’agrègent à une société aristocratique qui en réalité, s’ils n’étaient pas nobles, les auraient méprisés.
Un homme politique français de gauche a écrit que la France, la vraie pour lui, commençait en 1789. Pour les Légimistes, elle finit en 1789. Après, plus rien!
Effacées les tâches faites sur le drapeau blanc par la Philosophie des Lumières, la constitution de 1791, les gloires de l’Empire, les régimes prospères de Louis-Philippe et de Napoléon III. Bref, jetés aux oubliettes deux siècles d’histoire pour en reprendre le fil en 1712. La souveraineté, pour eux, ne peut venir que de Dieu. C’est ce que l’on appelle une vision progressive du monde.
Ils oublient tout simplement que ce sont les positions réactionnaires de leurs pairs à l’époque qui ont envoyé Louis XVI à l’échafaud et Charles X en exil.
Cordialement
zyck
23 mai 2011 @ 11:41
Val Richer,
Bah, oui, comme vous dite, Charles X a perdu sottement sa couronne, il n’aurait jamais du abdiqué, d’ailleurs pour les vrais légitimistes, son abdication est nul.
Ensuite, vous me semblez bien révolutionnaire… Vous espérez une monarchie « révolutionnaire » ? lol
Refusez 1789 ? Bien évidemment non, 1789 est l’année de l’établissement de la monarchie parlementaire, or il est bien évident que les monarchistes actuelles souhaitent bien tous rétablir une monarchie parlementaire, et conserver la démoncratie…
le rejet des Orléans ? Il n’est pas question de les rejeter ni de les mettre à une place qui n’est pas la leur, c’est une branche cadette dynaste de Bourbon, voilà tout ! Elle prend place après les autres branches, dans l’ordre de prigéniture, et recoivent les honneurs qui leur sont dus comme membres de la famille capétienne;
Ah oui, ils sont régicides et usurpateurs… Et pourtant, nous autres légitimistes les considérons quand même dynastes, on est sympa non ? Mais qu’ils restent à leur rang, c’est à dire le numéro 84 je crois, dans l’ordre de succession ?
palatine
21 mai 2011 @ 22:21
Trop de commentaires tuent le commentaire.
Olivier
21 mai 2011 @ 22:46
Orléanistes. »Anjouistes », royalistes…heureusement que pendant ce temps, un petit groupe de chercheurs continuent à se demander si Berthe « aux grands pieds » était une mérovingienne ou pas..ce qui..en un sens change tout..et rien…..
De l’utilité de relativiser……
Olivier
21 mai 2011 @ 22:51
Moi je dis ça…
je ne dis rien…
Mais enfin, depuis 150 ans, les princes de France sont « Orléans » c’est ainsi, c’est comme ça..certains peuvent s’arquebouter sur des principes d’un autre temps…mais voilà.. la France a continué à vivre -même en république- et, même en république , les princes qui ont été là, présent au coeur des franç
Olivier
21 mai 2011 @ 23:03
ais s’appellent « Orléans »! les « Bourbon » sont devenus « Bourbon-Orléans », c’est la réalité, illustrée par 5 prétendants depuis la mort de Louis-Philippe Roi des Français! oui, ROI DES FRANCAIS et non pas roi de France! car les royalistes français ont intégré comme leurs princes l’héritage de 1789…il y a ien d’autres « Bourbons » en Espagne, en Sicile, au Brésil…mais ceci est une autre question…
Je suggère au cousin Louis Alfonso de prendre contact avec S M le Roi Juan Carlos afin de revendiquer la couronne de Leon, de Castille, d’Aragon ou de Navarre (sans parler du comté de Barcelone ou de la seigneurie de Montpellier) -et ce, sans parler du royaume de Navarre-
Depuis la mort du Comte de Chambord, le trône -virtuel- de France s’appelle « Orléans »…
Actarus
22 mai 2011 @ 13:56
Du calme, mon bon Olivier, vous frisez l’apoplexie…
Le trône virtuel de France s’appelle « Orléans » ? Voilà une nouveauté : le royaume mérovingien d’Orléans ressuscité ! :D
Pour intégrer l’héritage de 1789 et les acquis de la Révolution, je suggère de l’appeler « Royaume du Loiret ». ;-)
Qu’en pensez-vous ? ^^
zyck
23 mai 2011 @ 11:44
Olivier,
si vous voulez appeler le trone de France, le trone « Orléans » … faites comme vous voulez.
Le trone de France appartient depuis toujours à l’ainé des capétiens… le trone de l’Orléanais appartient bien la branche d’Orléans…;-) il y a un « roi de France », l’ainé des capétiens, et il y a un duc d’Orléans, l’ainé de la branche cadette d’Orélans.
Rien à dire de plus…
HRC
22 mai 2011 @ 11:15
merci à Cosmo et Olivier d’être aussi fermes sur les positions de fond.
si seulement l’entourage du Duc de Vendôme pouvait les lire ! j’ai parfois l’impression que cet entourage accepte le champ de bataille des légitimistes en oubliant l’essentiel.
j’espère me tromper.
Padraig
22 mai 2011 @ 13:01
Entièrement d’accord avec vous Cosmo, Olivier et HRC, vous vous situez à mon avis sur le vrai terrain qui vaille la peine pour la Maison d’Orléans et les idées royalistes françaises, mais n’oublions pas que les fidèles de la Maison d’Orléans ont été rejoints en 1883 par la plupart des légitimistes français désormais « orphelins » pour constituer la nouvelle légitimité.
Ils ont constitués du coup une « tendance lourde » parmi les fidèles de la Maison d’Orléans, elle subsiste toujours.
cosmo
22 mai 2011 @ 16:09
HRC,
La position des légitimistes pouvait parfaitement se comprendre au XIXème siècle car ils espéraient encore de pouvoir reprendre le trône et c’est ce qui ce serait passé si le comte de Chambord n’avait pas été aussi intransigeant. Mais son accession au trône aurait certainement été conditionnée par le problème de sa succession. Il eût été impensable que les français acceptassent sur le trône après lui l’aîné des Bourbons, en l’occurence un prince carliste donc espagnol. Sa succession n’aurait donc pas pu être réglée en faisant comme si la renonciation de 1713 était nulle. Les légitimistes de l’époque ne s’y trompaient pas et acceptaient le comte de Paris comme l’héritier du comte de Chambord. Bien sûr c’est de l’histoire-fiction puisque la république a été instaurée. Mais les français, si la monarchie devaient être rétablie, seraient-ils prêts à accepter un prince dont les droits remonteraient à 1712, alors qu’il existe une branche, certes cadette, mais parfatement dynaste?
Il y a dans leur raisonnement une vision figée de l’Histoire dont on peut se demander la raison. Pourquoi vouloir à tout prix l’aîné des Bourbons aux droits incertains? Au nom des Lois Fondamentales du Royaume? Mais quel Royaume? Le Royaume des Lys? Il n’existe plus depuis le 21 janvier 1793. L’interméde de Louis XVIII et de Charles X, dont on ne peut nier l’importance politique, n’est tout même que du rabibochage. Louis XVIII datant la Charte comme s’il avait été sur le trône depuis la mort de Louis XVII, c’est insulter l’intelligence. Ne pas avoir compris que la Révolution et l’Empire ne pouvaient être effacées du cours de l’Histoire relève d’une attitude schizophrènique. On nie le réel pour se complaire dans un monde qui n’existe pas tout en reprochant aux autres de ne pas adhérer à leur chimère. Etonnant!
La position Orléaniste, qui pour moi n’a aucune chance dans le monde actuel, présente au moins l’avantage d’être intelligente en acceptant le passé, tout le passé, dans lequel il n’y a pas la possibilité de choix, aucun bénéfice d’inventaire.
Cordialement
zyck
23 mai 2011 @ 11:47
« pourquoi vouloir à tout prix l’aîné des Bourbons » ?
Pour éviter les querelles …
Mais je crois que ça ne marche pas encore très bien… LOL
pourquoi ne pas vous présenter comme candidat au trone ? A partir du moment où les règles changent, le trone est à celui qui arrive à le prendre, non ?
cosmo
23 mai 2011 @ 15:29
Mais c’est une bonne idée!
Après tout la monarchie capétienne a bien commencé comme élective et le Saint-Empire l’a été ( plus ou moins, il faut avouer) tout au long de son histoire….
cosmo
22 mai 2011 @ 16:40
HRC,
J’ai oublié une chose qui est également fondamentale, l’adéquation nécessaire entre le souverain et son peuple. Comment peut-on diriger un peuple dont on ne partage pas l’inconscient collectif?
Le jeune prince Louis de Bourbon a bien la nationalité française mais que sait-il de la France et des français? Probablement ce que lui en rapporte son entourage. Et ce n’est pas de la xénophobie de ma part que de dire cela. C’est une simple constatation. La Maison d’Orléans, par les différentes prises de position de feu le comte de Paris, pas toujours heureuses, était malgré tout dans le débat français.
Les princes de cette Maison participent doublement de l’inconscient collectif français, celui qui a bâti les cathédrales, créé la culture humaniste et Versailles, mais aussi celui qui a écrit l’Encyclopédie et fait la révolution française, désormais inhérentes à la culture profonde du pays.
La France est un pays aux traditions séculaires fort différentes, voire opposées parfois. Mais elle est là en 2011 sans avoir oublié Jeanne d’Arc, Louis XIV, Napoléon et Robespierre. Tout prince élevé dans une tradition étrangère a fort peu de chance de remporter l’adhésion d’un peuple qu’il aurait du mal à comprendre, adhésion qui a de tous temps été nécessaire au monarque pour l’accomplissement de sa tâche.
Je répète que cela n’a rien de xénophobe. Nous avons un président de la république en France aux origines étrangères immédiates, mais en parfaite adéquation avec un pays dans lequel il a été élevé et dont il partage les valeurs. Et les origines du président n’ont posé aucun problème aux électeurs, à moi non plus d’ailleurs.
Cordialement
zyck
23 mai 2011 @ 11:51
oui, le prince Louis de Bourbon est bien français, mais ne connais pas bienla France, c’est une évidence.
C’est là une de ses faiblesses.
Et force est de reconnaître à la maison d’Orléans une connaissance de la France beaucoup plus profonde.
Néanmoins, pour faire un bon roi, il faut avant tout une légitimité qui mette tout le monde d’accord, et tout le monde est d’accord pour dire que le trone doit aller à l’ainé des capétiens, depuis toujours…
Ensuite, se pose la question de la façon dont on peut aider le roi à bien gouvernet son royaume, et là on lui met les meilleurs conseillers. je pense évident que Louis Alphonse de Bourbon ne pourrait régner sans le soutien de la famille d’Orléans. Ce soutien serait une excellent chose pour la monarchie, car on aurait une famille capétienne unie, et donc puissante, à la tête de plusieurs états européens, et qui aiderait l’Europe à maintenir ses traditions, sa culture et sa foi.
Bon, je rêve…
Alexis R
23 mai 2011 @ 10:26
Cosmo, Padraig, Olivier, HRC,
Permettez-moi d’applaudir à vos commentaires, qui font preuve de réalisme et sont d’une autre trempe que les divagations antirévolutionnaires de certains.
Il est certain que la famille d’Orléans, famille de France depuis 1883, a tout intérêt à ne pas se laisser entraîner sur le terrain bien glissant du néo-légitimisme ou alfonsisme. Nous sommes au XXIème siècle, et la monarchie ne doit en aucun cas être un prétexte à revenir à l’Ancien régime, comme le voudraient les alfonsistes qui sévissent ici.
Bien à vous,
Alexis R.
Padraig
23 mai 2011 @ 13:53
Cher Alexis R.
Je vous reconnais bien là vous ayant souvent lu ici ! Je vous associe à Cosmo, Olivier, HRC et à moi…
À la lecture des différents ouvrages parus récemment sur la Famille d’Orléans et le règne de Louis-Philippe(*) on peut s’apercevoir que dès l’abdication du Roi, certains membres de la famille avaient comme préoccupation première la réconciliation avec la branche aînée en train de mourir, d’autres, dont Joinville et Aumale avaient pour priorité l’instauration d’une monarchie parlementaire moderne intégrant TOUTE l’histoire de France et la réconciliation de TOUS les Français y compris avec les républicains et les bonapartistes, malgré nos déchirements sanglants des XVIIIème et XIXème siècle. Il y avait aussi chez ces 2 jeunes princes élevés dans le patriotisme et Officiers supérieurs, intégrant toutes les gloires de la France même non monarchiques (symbolique du drapeau bleu-blanc-rouge).
Ces tendances persistent à différents degrés dans les diverses familles qui soutiennent la Famille de France. Elles se retrouvent ensembles dans cette loyauté inaltérable à la Famille d’Orléans mais elle masque parfois des tendances politiques et une façon d’envisager une instauration de la Monarchie différentes. Mais après tout, est ce un mal, ? Toutes nos monarchies parlementaires européennes actuelles connaissent des monarchistes de toutes tendances politiques, religieuses ou philosophiques…
(*) en particulier, je fais référence à ceux de :
Munro Price « Louis-Philippe, le prince et le roi » éd. de Fallois
ainsi que les 2 ouvrages d’Arnaud Teyssier « les enfants de Louis-Philippe et la France » Éd. Pygmalion et « Louis-Philippe, le dernier roi des Français » éd. Perrin
Bien à vous cher Alexis R. et à bientôt de vous lire.
Alexis R
24 mai 2011 @ 23:59
Cher Padraig,
Je ne peux qu’applaudir des deux mains à vos propos! Là réside l’avenir du sentiment royaliste, comme l’ont parfaitement compris les monarchies européennes actuelles!
Vos références sont excellentes, je ne puis que les conseiller à ceux qui s’imaginent que le règne de Louis-Philippe n’a été qu’une parenthèse vide de l’Histoire de France….
Bien amicalement à vous,
Alexis R.
marie-françois
25 mai 2011 @ 16:39
bonnes réferences.
Il faut aussi y inclure le nouveau livre de Gabriel de Broglie, spécialiste de l’Orléanisme.
padraig
26 mai 2011 @ 01:27
Nous sommes le plus souvent d’accord Alexis R !
Marie-François, je n’ai pas encore lu ce livre, mais je vous propose que le premier qui l’aura lu en parle sur ce site. J’ai un a-priori favorable, car les Broglie ont souvent été proches de la Famille d’Orléans…
Remarque : c’est incroyable le nombre de livres qui paraissent en ce moment sur le règne de Louis-Philippe !
Bien à vous Alexis R. et marie-françois.
marie-françois
25 mai 2011 @ 16:41
je vous suis, Alexis
HRC
23 mai 2011 @ 10:43
merci de leurs réponses à Padraig et Cosmo, réponses qui se complètent d’ailleurs fort bien, en un ensemble très clair surtout.
je suis sûre que beaucoup de lecteurs apprécieront.
si le Duc de Vendôme pouvait vous lire… mais le regard terrible de feu le Comte de Paris pèse encore sur sa famille, semble-t-il. Je l’ai aperçu dans une abbaye entre Avignon et Ansouis l’année du mariage du duc d’Orléans et de Gersende de Sabran, en cortège, sortant d’une salle d’exposition où je me rendais. En cortège, les enfants derrière lui par rang protocolaire, et il me semble bien avoir vu sa fille ainée, mariée à celui qui était cadet dans sa famille alors recalée au dernier rang.
2 forces, Monseigneur et Madame, suivis d’enfants qui n’osaient pas respirer, et moi adossée au mur qui m’empêchait de m’effacer plus.
il est plus facile de parler de résilience que d’en faire une réelle, en gardant le bon de la cause sans les erreurs du père-grand’père.. Dommage.
si le Duc de Vendôme pouvait vous lire..(bis)
cosmo
23 mai 2011 @ 15:32
Merci pour vos compliments!
Il doit bien avoir des conseillers autour du prince pour lui tenir ce langage ou le lui faire savoir…
Cordialement
Padraig
24 mai 2011 @ 01:37
Merci HRC pour vos compliments.
Je ne partage toutefois pas, pour l’avoir rencontré dans les années 70/80 l’opinion que vous avez sur feu le comte de Paris. Ce devait être un mauvais jour !…
Cordialement.
HRC
24 mai 2011 @ 09:41
j’ai lu hier que le Roi d’Espagne avait pris la parole sur le chômage de la jeunesse dans son pays. Hors partis : son rôle. Olivier a dù apprécier s’il a lu aussi.
« toute l’histoire de France » : merci à Alexis R.
mon anecdote provençale ne se voulait pas négative sur feu le Comte de Paris : ma réaction, mon reflexe, ont été admiratifs-respectueux, comme j’ai analysé après! Un reflexe devant un regard intense, ce qui ne signifie pas que j’adhère à tous ses choix, à froid.
c’est difficle d’être le fils d’un regard pareil (!), mais c’est dur d’être prince (et ça ne se joue pas dans un marathon, bien sûr). Avec des choix, comme Padraig le rappelle à prpos du Duc d’Aumale et du Prince de Joinville.
merci à ceux que je lis avec plaisir, pour moi c’est plus rassurant de lire que d’écrire, surtout si cela signifie que le Duc de Vendôme a des conseillers qui ne sont pas courtisans.
Alexis R
25 mai 2011 @ 00:05
Cher HRC,
Merci de votre commentaire sur le regard du feu comte de Paris, qui me rappelle mes propres rencontres avec Monseigneur. Le feu comte de Paris avait la passion de la France, et savait parfaitement la communiquer.
Nous sommes bien loin du vieillard aigri et rancunier que certains se croient obligé de dépeindre, avant de reconnaître qu’ils ne l’ont jamais rencontré….
Bien à vous,
Alexis R.
cosmo
25 mai 2011 @ 20:38
Cher Alexis R,
Je n’ai jamais rencontré feu le comte de Paris mais ce que l’on sait de lui nous montre un homme à la conscience politique et dynastique très forte. Il a sans doute commis des erreurs dans une période où rien n’était facile – je fais allusion à ses rapports ambigüs avec le Général De Gaulle.
Ce prince vivant, Louis de Bourbon n’aurait aucun espace en France(c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à son père et à son grand-père).
Le comte de Paris actuel et son fils le duc de Vendôme n’ont pas la même « aura » et c’est ce qui permet au prince Louis de Bourbon d’exister un peu en France.
Les personnalités sont différentes mais les droits sont les mêmes.
Il faudrait aux princes d’Orléans un peu plus de mordant et le prince Louis de Bourbon, qui lui-même n’a pas beaucoup de présence en France, resterait en Espagne y assumant sa qualité de chef de la Maison de Bourbon, non dynaste au trône de France.
Cordialement
Audouin
26 mai 2011 @ 09:50
cosmo
Vous affirmez avec ce ton catégorique qui vous caractérise que le prince Alphonse, père de Louis, n’avait aucun espace en France. Une fois de plus, vous proférez des choses inexactes. Ou alors vous êtes fort mal informé…A partir de 1975, le Prince a parcouru la France dans tous les sens. Il a été reçu très officiellement par de très nombreuses municipalités, des Chambres de commerce, des chefs d’entreprise,etc…A tel point, que dans sa retraite de Chantilly, le défunt Comte de Paris en prenait ombrage…J’en ai été témoin. Il vivait dans une espèce de crainte que le « duc de Cadix » comme il affectait de le nommer prît trop d’importance. L’année du Millénaire capétien fut bien cruelle pour Henri: le duc d’Anjou fut reçu partout en France en sa qualité d’aîné des Capétiens. On le vit souvent à la Télévision. On l’a vu à Vincennes à côté du Ministre des Universités, Alice Saunier-Seïté. Il a fait la une de plusieurs magazines, dont le Figaro Magazine. L’aura (sic)du Comte de Paris n’a pas empêché l’aîné des Capétiens de prendre toute sa place. Au grand dam des orléanistes. Hélas, en 1989, le Prince a été frappé par la mort en pleine ascension…
Mais son fils est là…Et rien ne change: les orléanistes enragent quand le jeune duc d’Anjou est acclamé le 15 mai à la sortie de la Cathédrale de Reims…Ce qui est fort réjouissant.
Bien cordialement.
Audouin
cosmo
26 mai 2011 @ 17:23
Audoin,
C’est vrai, je n’aurais pas du écrire « aucun espace » car le duc d’Anjou était présent en France à partir des années 80. Il avait d’ailleurs du charisme et sa personnalité a fait beaucoup pour asseoir l’idée légitimiste en France, sans que lui-même ait été vraiment persuadé de prétendre au trône de France, me semble-t-il.
Sa qualité de Chef de la Maison de Bourbon, réalité inconstestable, semblait primer chez lui toute autre considération.
Mais j’ai l’impression qu’il s’était rabattu sur la France à défaut d’avoir eu la couronne d’Espagne, dont il fut un temps question pour lui. Peut-être espérait-il par son mariage se rapprocher du trône? Le mariage ne survécut pas longtemps à la restauration de la monarchie espagnole. Et la présence du prince fut plus effective en France après son divorce.Prétendant à la couronne de France à défaut d’autre chose…Pourquoi pas?
Je ne suis pas sûr que les Orléanistes enragent devoir le Prince Louis de Bourbon acclamé. Ces acclamations sont légitimes pour le Chef de la Maison la plus ancienne d’Europe. Enragez-vous de voir le comte de Paris acclamé par des Français?
Je viens de terminer le livre sur Charles X que vous m’avez recommandé. Je regrette le terme de crétin employé par moi. Ce n’était pas un crétin mais sa clairvoyance était tout de même limitée. Sa vie politique fut loin d’être un succès et les monarchistes auraient toutes les raisons de lui vouloir. Il fut plus grand en exil que sur le trône. Il eut probablement les qualités d’un grand seigneur du XVIIIème siècle, y compris le libertinage pour un temps, mais pas celle d’un homme d’état.
Merci de m’avoir signalé ce livre! Il m’a rendu plus compréhensif de l’homme mais ne m’a pas convaincu du monarque.
Cordialement
Cosmo
Aramis
26 mai 2011 @ 22:59
Je dois avouer qu’Audouin a raison. La visite du duc de Cadix dans ma région pour son rattachement au domaine royal a fait la une des journaux locaux et ce fut pour moi une révélation, suivie quelques années plus tard par sa présence à la primatiale de Lyon pour le millénaire capétien où il reçut un accueil chaleureux dont je fus témoin. Les « vive le roi » qui accompagnaient la sortie de la cathédrale de Reims par son fils il y a quelques jours me semblent devoir être rapprochés de ceux qui entourèrent son père en ces heures lyonnaises, où la messe avait été célébrée par le cardinal Decourtray.
Aramis
26 mai 2011 @ 23:09
En tout cas, comme le dit Cosmo, le prince Jean devrait avoir plus de mordant s’il voulait préserver l’exclusivité de ses prétentions dans la conscience des Français qui s’intéressent aux familles ayant régné en France.
Mais plus de mordant, cela voudrait peut être agir comme le fait son père : procès, titulature concurrente…Or je ne suis pas certain que le Comte de Paris actuel ait été bien avisé de se placer sur ce terrain là, qui, dans une certaine mesure, le fait paraître à la remorque de son cousin d’Espagne. Je suis même convaincu qu’il a eu tort, ce que l’ancien comte de Paris avait sans doute bien compris puisqu’il n’avait jamais agi de la sorte, en dépit de la force de ses prétentions assumées.
Il faut bien reconnaître qu’il y a en Louis de Bourbon une certaine « aura » et de la part de son entourage une forme d’habilité pour avoir réussi à l’installer durablement dans ce paysage dynastique, en dépit du fait qu’il ne vive pas en France etc, bref, en dépit des griefs qui lui sont faits
Aramis
26 mai 2011 @ 23:43
suite du message ci-dessus :
… en dépit des griefs qui lui sont faits par une partie des monarchistes français à raison de ses liens considérés comme plus étroits avec l’Espagne qu’avec la France, quoiqu’il en soit de sa nationalité française.
Sauternes
27 mai 2011 @ 09:08
Aramis,
A cette fameuse messe j’y étais ! toute la primatiale St Jean de Lyon était pavoisés d’étendards fleurdelysés à l’intérieur comme à l’extérieur.La cadrédrale était comble ! et le prince Alphonse a été acclamé en sortant.
Un grand moment inoubliable !
Sauternes
Aramis
27 mai 2011 @ 13:58
Oui Sauternes, ce fut éblouissant, en effet. Et inoubliable… comme en témoigne le fait que nous n’en avons rien oublié ! Je me souviens des étonnements de certains passants face aux cris de « vive le roi »… que je me contentais d’écouter quant à moi, ému seulement, mais c’est beaucoup, de voir en lui le fils aîné de Saint-Louis et de Louis XIV !
cosmo
27 mai 2011 @ 09:55
Cher Aramis,
Pour moi plus de mordant ne signifie pas intenter des procès pour des titulatures, qui aujourd’hui ne sont plus que des titres de courtoisie, de part et d’autre, ou le port d’armes, ou le changement de nom quasi impossible en France.
Il s’agit d’être présent dans le débat de société, poser des questions, offrir des solutions loin des salons versaillais.
Ce n’est pas en étant bon chic, bon genre, un peu prêchi-prêcha que l’on part à la conquête d’un peuple.
Feu le comte de Paris était un prince qui n’était pas dans la langue de bois et dans le discours consensuel.
Vous allez me trouver sévère mais les thèmes des conférences du Prince Jean, peut-être intéressantes en elles-mêmes, ne portent aucun projet.
La monarchie ne sera pas rétablie en France quelque soit le prétendant. Mais au moins que l’héritier des rois de France offre un vrai débat à un peuple qui l’en remercierait.
Les élites politiques sont déconsidérées. Il y a un vide qu’un prince engagé, non dans le passé mais dans le futur, pourrait combler.
Cordialement
Cosmo
Aramis
27 mai 2011 @ 13:51
Loin de vous trouver sévère, je vous rejoins.
Mais il faudrait des qualités inouïes au Prince Jean et d’identiques qualités aux équipes de travail qu’il devrait constituer pour pouvoir jouer le rôle que vous lui assignez et qui serait un rôle véritablement politique au sens noble du terme.
Mais, pour faire simple et parler par images, il n’y a qu’un Louis XIV, qu’un Napoléon et qu’un de Gaulle par siècle et ce n’est pas faire injure au prince Jean que de considérer qu’il ne remplira jamais ce rôle.
HRC
27 mai 2011 @ 16:35
tout à fait d’accord.
HRC
27 mai 2011 @ 16:12
Aramis, je crains que vous n’ayez raison sur l’erreur de l’actuel Comte de Paris (procès, titulature).
C’est bien du côté de l’Espagne qu’il faut chercher dialogue, mais du côté du Roi !!!
Jean-François
26 mai 2011 @ 20:43
Bonsoir,
Nous étions en famille à la sortie de la Cathédrale et près du palais du Tau le dimanche 15 mai.
Lorsque le prince est sortie de la cathédrale pour se diriger vers le palais du tau, il a aperçu notre famille (nos 7 enfants portaient tous une tenue bleue et blanche) et dans un élan très naturel, il s’est spontanément dirigé vers nous.
Il a ensuite embrassé chacun de nos enfants et serré la main de l’ainé de nos garçons, avant de saluer les parents aussi surpris que ravis.
Un monsieur fort aimable était présent aux côtés du prince et a pris une série d’excellentes photos de ce qui est, pour notre famille, un merveilleux évènement.
Ce monsieur a proposé de prendre mon adresse mail afin de m’envoyer ses photos (on n’y voit le prince avec chacun de mes enfants qui ont de 9 ans à 1 an).
Malheureusement, nous n’avons à ce jour rien reçu.
Peut-être est-il possible que ce monsieur ait perdu mon adresse inscrite sur un petit morceau de papier ?
C’est pourquoi, je souhaitais savoir s’il serait possible que ce monsieur soit en contact avec ce site ou si quelqu’un connaît ce monsieur. Nous pourrions ainsi prendre contact.
Dans le cas inverse, disposeriez-vous de photographies de l’évènement parmi lesquelles nous pourrions retrouver trace de cette courte mais heureuse rencontre ?
En vous remerciant par avance de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce message, je vous assure de notre fidélité envers Monseigneur et de notre haute considération.
Nemausus
27 mai 2011 @ 23:08
Les Orléanistes veulent se draper de l’idéal démocratique et prétendre qu’il est leur apanage exclusif…. quand on lit plusieurs des partisans des Orléans, on voit tout de suite que ce n’est qu’une fumée pour cacher la vérité… une dictature au parti unique qui ostracise les opposants et ne tolère aucune critique….et cette dictature serait cachée sous les ors de la monarchie héréditaire ….
et bien les Français préfèreraient sans aucun doute garder une république dont ils peuvent changer le potentat tous les 5 ans au lieu de se soumettre à une famille et des partisans qui s’affublent du mot démocratie mais n’en connaissent pas le sens !
Il y a certes des monarchistes légitimistes nostalgiques de l’ancien régime, tout comme ils existent aussi chez les orléanistes (et ils s’expriment ici et sont aussi dans l’entourage des Orléans !)… mais vous oubliez que ces monarchistes ne représentent rien au niveau de l’ensemble de la population française et les extrémistes des 2 bords ne pourraient faire valoir leur vision passéiste de la monarchie aux Français pour les inciter à une restauration….
Les Français ne tolèreraient jamais un retour en arrière et le duc d’Anjou est un prince du 21ème siècle, qui a grandi dans le royaume démocratique espagnol et a maintes fois dit son admiration pour le régime de son cousin Juan Carlos I…
Les Orléanistes ont intérêt à voir les légitimistes comme les tenants de l’absolutisme pour tenter de justifier leur prétention à la prééminence… si cela les amusent, tant mieux pour eux…. pendant ce temps le duc d’Anjou, qui n’a rien à voir avec ces idées, continue son chemin de chef de maison royale….
C’est cet espace occupé par le duc d’Anjou en France qui énerve les henrikistes, furieux de voir leur terrain de chasse exclusif leur échapper…. et ne pouvant contester les droits du duc d’Anjou au moyen de la loi sans risques importants pour leurs propres candidats, les henrikistes préfèrent utiliser la calomnie sur la filiation comme fondement de leur argumentation… surtout qu’ils persistent dans ce sens, cela ne peut que servir les intérêts du chef de la maison de France et de Bourbon.
le duc d’Anjou a raison de suivre la ligne de conduite qu’il s’est fixé de tenir son rôle de chef de la maison royale ayant régné sur la France lors des commémorations historiques et culturelles en se faisant connaître le plus possible des Français….
Mais nul besoin de se bercer d’une illusoire espérance… laissons cela aux orléanistes qui n’ont pas encore digérer la comédie que leur a joué le général de Gaulle….
marie-françois
30 mai 2011 @ 18:18
HRC 27 mai 16.12
que voulez vous dire en indiquant que le roi d’Espagne refuse le dialogue ?
HRC
31 mai 2011 @ 11:34
je ne crois pas avoir dit cela, et n’aurais ni connaissances ni qualité pour le faire. Seulement que sa monarchie vivante est un modèle selon moi plus que la cause légitimiste de son cousin.
Aramis
31 mai 2011 @ 15:33
Mais peut être l’exemple du roi Juan Carlos donne-t-il à son petit cousin des idées… comme celles de se détacher de l’idéologie du légitimisme historique ou en tout cas de celle qu’entretiennent toujours certains légitimistes seulement, imprégnés du « rien oublié, rien appris », de saluer la démocratie, de la respecter, bref de ne retenir du légitimisme que la revendication absolue de la primogéniture mâle et s’en abstraire pour le reste, en rejoignant finalement l’orléanisme sur le plan des idées politiques. Il me semble que certains propos de Louis, rapportés sur ce site, allaient dans ce sens, non ?
HRC
31 mai 2011 @ 19:42
vous avez sans doute raison, Aramis.
mais je pensais au Duc de Vendôme…
d'Artagnan
1 juin 2011 @ 06:53
Tout le monde il est orléaniste, tout le monde il est roi.
C’est à celui qui se vendra le mieux. On va bientôt les voir dans les superettes et dans les pochettes surprises…
Sigismond
3 juin 2011 @ 11:37
Le duc d’Anjou a clairement pris ses distances avec les quelques tenants du « rien appris ni rien oublié ». Le Prince a validé le drapeau tricolore (qu’il a lui-même arboré lors du marathon de Paris), ainsi que la monarchie constitutionnelle « à l’espagnole », c’est-à-dire parlementaire et démocratique (dans la continuité de la charte de Louis XVIII, adaptée à notre époque). Le prince Louis a suivi l’exemple de son grand-père paternel (qui était le légitime successeur des rois d’Espagne), qui avait réclamé à Franco « la liberté pour le peuple espagnol » (liberté finalement rendue aux Espagnols en 1978 par son neveu, le roi actuel). Alors que l’orléanisme et son « nationalisme intégral » se situent à l’opposé des monarchies européennes actuelles !
Alexis R
4 juin 2011 @ 19:00
Sigismond,
Je crains que les tenants du « rien appris rien oublié » ne soient plus que majoritaires parmi les fidèles que don Luis-Alfonso doit supporter à chacun de ses voyages en France. Je vous renvoie non seulement aux nombreuses déclarations qui figurent sur ce site, mais aussi à la plupart des sites néo-légitimistes, c’est on ne peut plus parlant!
Par contre, je crains que vous n’ayez jamais lu aucun livre du feu comte de Paris, ou aucun écrit du duc de Vendôme, pour parler du « nationalisme intégral » de ceux que vous appelez les orléanistes….
Je ne vous ferai pas l’injure de croire que, tout comme certain néo-légitimiste qui se répète à l’envi, vous ne compreniez notre rejet des prétentions desdits fidèles de don Luis-Alfonso comme étant basé sur la nationalité espagnole de ce dernier et sur rien d’autre…
Alexis R.
Nemausus
5 juin 2011 @ 11:05
Sigismond,
vous avez raison en parlant du nationalisme intégral des orlénanistes, malgré les démentis d’un henrikiste, Alexis R….
il suffit de se reporter sur les messages vantant le droit du sol exclusif, le bon français sur 10 générations, etc … écrits par des henrikistes sur le site même de Régine…
Ces gens là n’assument pas leurs propos…
Alexis R
5 juin 2011 @ 13:16
Permettez-moi de rectifier cher Nemausus, c’est vous et vous seul qui interprétez les déclarations qui ne vous conviennent pas, en en faisant des « messages vantant le droit du sol exclusif, le bon français sur 10 générations, etc … » (sic)
Votre culture juridique des plus étendues doit avoir la passion de la vérité, non?
:-)
Alexis R.
Padraig
5 juin 2011 @ 13:32
Je ne sais ce que Sigismond nomme l’ « Orléanisme », il semble bloqué sur les années 30 qui ont vu la rupture de la Famille de France avec l’Action française !
Les soutiens de la Famille de France et de la Monarchie française sont ouverts largement à tous les Français depuis cette rupture. C’est ce qui existe en ce début de IIIème millénaire.
Tous les citoyens nés en France sont appelés à être français, le Droit du sol est une tradition de notre Monarchie française reprise par la Révolution de 1789.
Padraig
6 juin 2011 @ 13:51
Tous les citoyens nés en France y compris ceux qui sont nés de parents étrangers sont appelés à être français.
J’ajouterai, cela va sans dire, mais pour éviter encore les interprétations calomnieuses sur « le droit du sol » d’un certain légitimiste, quelles que soient l’ethnie, la couleur de peau, la religion… ou l’absence de religion du ou de la bénéficiaire !
C’est cela la tradition française, royale et républicaine…
Sigismond
7 juin 2011 @ 08:31
Padraig et Alexis R, j’appelle orléanisme la nébuleuse des partisans des Orléans. Beaucoup d’orléanistes sont encore maurrassiens, même si je n’ignore pas qu’il existe des orléanistes progressistes. Mais même chez ces derniers, comme le fait très justement remarquer Nemausus, le nationalisme affleure très souvent, dans leur obstination à hispaniser à toute force la branche aînée de la Maison de France (notamment en affectant de nommer le duc d’Anjou « don Luis Alfonso », alors que le Prince est français). Les Français nés à l’étranger sont aussi français que ceux nés en France.
Du côté des légitimistes, je trouve hardi de quantifier les deux groupes comme Alexis R le fait. Dans sa déclaration du 2 juin 1860, le prince Jean de Bourbon, comte de Montizon, futur successeur du comte de Chambord, parlait déjà « du progrès et des lumières ».
Alexis R
7 juin 2011 @ 23:34
Sigismond,
Beaucoup d’orléanistes sont encore maurrassiens? Décidément, je crois que vous n’avez jamais croisé un partisan des Orléans pour parler ainsi de la sorte. Non, renseignez-vous, vous verrez que les maurrassiens ont pris une toute autre direction dès la fin de la guerre et la dissolution de l’AF.
Don Luis-Alfonso a la double nationalité, certes, personne ne le conteste. Mais, contrairement à certains illuminés qui lui donnent la nationalité française simplement parce qu’il est l’aîné des Bourbons, reconnaissons qu’il possède cette double nationalité pour la simple et unique raison que sa grand-mère, première épouse de son grand-père, était franco-italienne. Ni plus, ni moins.
Alexis R.
Sigismond
8 juin 2011 @ 14:44
Alexis R, il faudrait que vous vous mettiez d’accord entre vous ;-) car votre ami Padraig nous disait il n’y a pas longtemps que l’AF (Action Française) est, d’après lui, une des deux principales organisations politiques royalistes. Or l’AF, jusqu’à plus ample informé, est toujours maurrassienne et soutient toujours les descendants de Louis-Philippe. Que les Orléans (père et fils cadet) ne soient pas sur la même ligne idéologique que l’AF, dont acte. Mais il n’en reste pas moins qu’une partie non négligeable des orléanistes reste maurrassienne.
Quant à la nationalité française, elle ne saute pas les générations : le prince Louis est français parce que son père était français (vous pourriez tout aussi bien remonter jusqu’au marquis Aymard de Dampierre, pair de France, trisaïeul direct de Madame). C’est bien ce qui gêne les orléanistes : la branche aînée des Bourbons est continûment française (pour reprendre la rhétorique orléaniste) depuis maintenant trois générations, car les enfants du prince Louis sont français eux aussi.
Alexis R
9 juin 2011 @ 17:25
Mais de quelle AF parlez-vous donc, Sigismond? De celle des années 30, maurrassienne et condamnée par le comte de Paris et le duc de Guise, ou de sa lointaine descendante, qui a soutenu le général de Gaulle jusque dans les années 60, et rejeté explicitement le maurrassisme après la IIème Guerre Mondiale?
Certes, le duc de Cadix, don Luis-Alfonso et les enfants de ce dernier sont franco-espagnols. Le mariage de don Jaime, duc de Ségovie, avec la princesse Emmanuelle de Dampierre a fait entrer la nationalité française dans une branche de la famille royale espagnole. Et après?
Alexis R.
Sigismond
11 juin 2011 @ 17:52
Je parle de l’AF actuelle : le CRAF. Je ne sais pas jusqu’à quel point il a (d’après vous) rejeté le maurrassisme, mais avoir repris le nom Action Française est assez équivoque.
Alexis R
11 juin 2011 @ 23:34
Sigismond,
Ce n’est pas que d’après moi que le maurrassisme y a été rejeté, renseignez-vous.
Quant à l’appellation, elle n’a pas été reprise en tant que telle, on y a ajouté quelque chose, justement.
Alexis R.
Actarus
31 mai 2011 @ 23:53
Coucou,
un petit commentaire pour ne rien dire et peut-être dépasser les 400. ^^
Ah si, quand même, une découverte :
« Un prince lieutenant général qui abuserait de sa situation pour se substituer à l’héritier légitime serait à jamais exclu du trône, lui et sa race. »
Résolution adoptée par les états généraux de 1590.
C’est fascinant, la situation s’est présentée 240 ans plus tard ! ;-)
Actarus
1 juin 2011 @ 13:49
Ah zut, 399 commentaires, prix maximum ! ^^
Allez hop, 400 ! :D
Cactus
2 juin 2011 @ 00:20
Je pense avoir le 400ième message.
Je ne crois pas que louis de bourbon ait la moindre chance d’être roi, ce sont ses partisans qui lui montent le chapeau.
a t il besoin de l’argent des français pour survivre.
si c’est pour en faire profiter qu’une partie du peuple et regarder les autres qui attendent la manne, ce n’est pas la peine.
et puis il faudrait que le peuple français l’accepte et ça c’est autre chose
qu’il reste chez lui en Espagne avec sa famille et son boulot !
il est bien plus tranquille au lieu de courir après des chimères.
Actarus
2 juin 2011 @ 13:09
Eh non Cactus, le 400 c’est Actarus ! ^^
Le duc d’Anjou ne court pas après des chimères car il n’est pas prétendant au trône de France. ;-)
Néanmoins il assume l’héritage historique et culturel qui découle de sa position d’héritier. :)
Nemausus
2 juin 2011 @ 21:38
Mais qui est ce qui nous bassine constamment avec son espérance ?…. cactus oublie trop vite que c’est son ami Charles qui bourre le mou à Jean d’Orléans….
cette mauvaise foi à inverser les rôles est vraiment caractéristique des henrikistes !
mais cela nous montre que la présence du duc d’Anjou sur la scène française exaspère les partisans des Orléans, les obligeant à montrer leur fureur par le genre de message de cactus…et j’avoue que c’est jubilatoire !!! ;)
Alexis R
4 juin 2011 @ 19:03
Ce qui est jubilatoire, cher Nemausus, c’est de vous lire vous répéter à l’envi, voire ad nauseam.
Si vous me permettez l’humour (je crains que votre réponse soit non, mais essayons quand même…), une pendule arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour…. Sans doute est-ce pour cette raison que nous aurons la joie de vous lire ici pendant encore quelque temps!
:-)
Alexis R.
Nemausus
5 juin 2011 @ 10:54
en tout cas aussi longtemps que vous et vos amis écriraient des inepties, des mensonges ou abreuveraient le site d’espérance clownesque… !!!! je suis donc assuré d’une éternelle participation ! ;)
Alexis R
5 juin 2011 @ 20:44
Peut-être une suggestion cher Nemausus: ouvrez juste le Bescherelle pour commencer, cela vaudrait mieux.
;-)
Alexis R.
cosmo
6 juin 2011 @ 17:18
Cher Alexis R,
Il existe aussi des pendules qui tournent à l’envers. On n’arrête donc plus le temps, on le remonte. C’est pratique pour refuser présent et avenir et refaire le passé.
Elle s’appelle « L’Horloge Espagnole »….Chacun y lit donc l’heure qu’il veut…
Cordialement
Cosmo
Alexis R
6 juin 2011 @ 22:58
Et certains ne vivent que dans le passé, c’est un fait acquis.
Votre « horloge espagnole » m’a fait bien rire cher Cosmo, je vous remercie de votre humour!
N’oublions pas non plus qu’elle semble se répéter à l’infini, je proposerais à Padraig de nous trouver un horloger parmi les corps de métiers appelé à la rescousse pour soulager les douleurs de certains! ;-)
Bien cordialement à vous,
Alexis R.
padraig
7 juin 2011 @ 17:45
Cher Alexis R
Vous m’avez bien fait rire également ;-) Savez vous si nous pouvons trouver une de ces « horloges espagnoles » qui tournent à l’envers… Je vous propose que nous nous cotisions pour en offrir une au plus logorrhéique de nos champions d’Espagne !
Alexis R
7 juin 2011 @ 23:38
Je propose à Cosmo de se mettre en chasse également pour dénicher cette pièce rare!
A nous trois, nous offrirons une telle horloge, symbole de la France (mais quelle France???)pour nos amis, au plus méritant (et au plus impayable) d’entre eux! Cela remplacera le ruban bleu du St-Esprit dont il doit rêver.
:-)
Bien amicalement,
Alexis R.
cosmo
8 juin 2011 @ 10:53
Ayant une maison dans les Pyrénées, il m’arrive de passer la frontière. Je vais donc voir si du côté de San Sebastian, il n’y a pas un bazar où l’on peut trouver cet objet hautement symbolique.
Amicalement
Brigitte et Christian
4 juin 2011 @ 10:53
bonjour à tous
Non Némausus, la présence de louis Alphonse ne nous exaspère pas. Il est l’ainé des Bourbons et à ce titre il peut intervenir dans la cérémonie de Reims. Ce qui est jubilatoire c’est sa prétention d’usurpation du titre de prétendant !! Cela ne nous met pas « en fureur », mais nous montre la mauvaise foi des Alphonsistes qui oublient qu’une renonciation reste une renonciation, en Espagne comme en France.
amitiés du sud ouest sous un ciel gris
Actarus
4 juin 2011 @ 12:21
Absolument faux. Louis Alphonse n’est pas « prétendant » et ne s’est jamais défini comme tel, contrairement aux chefs successifs de la maison d’Orléans. Et ne commencez pas avec les renonciations sinon celle de Philippe Égalité vous sera servie sur un plateau comme la tête de Jean le baptiste. ;-)
Amitiés du sud est sous un ciel pas meilleur. Vivement l’été et les bonnes confitures. :)
Royauté-News
4 juin 2011 @ 19:10
Brigitte et Christian,
Celui qui désire être prétendant, peut l’être ! Il suffit de se reporter aux propos de l’ancien Comte de Paris, dont j’ai parlé ici, et que Vincent Meylan a cité ici le premier !
Il existe aussi des partisans qui choisissent Louis, en dehors du Légitimisme ordinaire.
Il existe deux traditions royales en France : elles sont différentes.
Nemausus
5 juin 2011 @ 09:05
Bonjour,
Alors Brigitte et Christian, si vous considérez qu’une renonciation reste une renonciation, vous devez être désespérés de la renonciation de Philippe Egalité à appartenir pour lui et sa descendance à la famille royale qui écarte donc d’office tous les Orléans de la succession au trône !!!
Par ailleurs, comme l’a signalé Actarus, les états généraux de 1590 ayant décidé qu’un lieutenant général du royaume qui usurperait le trône serait exclu lui et se descendance de la succession légitime, les Orléans sont donc ipso facto déshérités à cause de l’usurpation de Louis Philippe….
je sais c’est dûr pour vous et je compatis…. ;)
cosmo
6 juin 2011 @ 17:13
Nemausus,
Comment expliquez-vous la réintégration de la Famille d’Orléans au sein de la Maison de Bourbon, avec en plus l’attribution du prédicat d’Altesse Royale et la qualification de Premier Prince du Sang, par Charles X?
Ce que vous appellez l’usurpation de Louis-Philippe est tout simplement la réponse à la vacance du trône organisée par les amis de Charles X, dans leur « clairvoyance politique » et, hélas pour lui, entériné par l’attitude du roi. La révolution de 1830 n’est en rien la responsabilité de Louis-Philippe, même s’il en a saisi l’opportunité. Tous les historiens sont d’accord là dessus.
En outre le comte de Chambord au long de sa vie, et jusqu’à la fin, n’a pas manifesté le dixième de votre animosité à l’encontre de ses cousins Orléans.
L’attitude hostile de la comtesse de Chambord, une fois son mari mort, ne vaut en aucun cas reconnaissance de légitimité par le comte de Chambord des droits de ses cousins d’Espagne au trône de France. Elle prêchait en réalité pour son propre beau-frère et son neveu.
Chambord ne leur a d’ailleurs rien laissé d’autre que des symboles, son neveu Parme ayant été son légataire, et ce en raison non de sa position dynastique mais des liens du sang. Comme un simple bourgeois le comte de Chambord a disposé de ses biens immenses en faveur du fils de sa soeur qu’il avait élevé. Il n’a pas jugé bon de les laisser à celui qui pour vous aurait dû être roi de France – dont on se demande comment il aurait été accueilli en France où vivait sa cousine la Reine Isabelle.
Si le comte de Chambord avait voulu prendre position, ou tout simplement réaffirmer ce qu’il aurait pu penser être les droits de son cousin au trône de France, il l’aurait fait. Or il n’a rien fait. Je ne pense pas que vous puissiez accuser le prince de procrastination. Il est resté ambigüe car s’il lui était difficile de reconnaître le comte de Paris comme son héritier, il lui était également difficile de reconnaître un Infant d’Espagne comme héritier du trône de France en une période où cette décision aurait soulevé un tollé en France, y compris chez les légitimistes. Sans aller jusqu’à dire qu’il s’est lavé les mains du problème, il n’est pas interdit de penser qu’il avait compris que la branche aînée n’était désormais plus dynaste en France.
Cordialement
Alexis R
6 juin 2011 @ 22:55
Cher Cosmo,
Votre commentaire est simple, net et sans appel, sauf à faire preuve de mauvaise foi! Mais hélas, la mauvaise foi est vertu cardinalice chez certains…
Bien à vous,
Alexis R.
cosmo
7 juin 2011 @ 11:07
Cher Alexis R,
Il est à noter qu’il n’y a jamais de réponse sur des faits précis de la part des légitimistes mais à chaque fois des déclarations intempestives, des proclamations de droits dynastiques que nul ne reconnaît, mis à part ces quelques irréductibles, dont on ne comprend vraiment pas la haine à l’encontre de la Maison d’Orléans.
C’est la reproduction deux siècles plus tard de l’attitude des Ultras à partir de 1814. Quel progrès!
Cordialement
Alexis R
7 juin 2011 @ 23:40
Comme vous le dites cher Cosmo, quel progrès!
Mais ne savez-vous donc aps que le progrès est une notion orléaniste?
;-)
Bien cordialement à vous,
Alexis R.
padraig
7 juin 2011 @ 14:18
Merci Cosmo pour ce commentaire très intéressant et « bien réfléchi » qui achèvera de convaincre tous les lecteurs de bonne foi… mais les (habituels) autres ? ;-)
cosmo
7 juin 2011 @ 19:36
Padraig,
Je ne cherche qu’à faire le point de la monarchie en France. Je ne cherche en aucun cas à convaincre « les autres ».
La situation est simple. Une monarchie ne pourrait être rétablie en France qu’en portant sur le trône le chef de la Maison d’Orléans. Toute autre option n’est même pas une vue de l’esprit c’est de la divagation.
Le comte de Paris est le seul prétendant au trône de France, dont il sait combien il est loin aujourd’hui. Il est reconnu par tous (sauf quelques-uns), y compris les autorités françaises et étrangères, en tant que tel.
A défaut des Orléans, les Français préfèreraient sans doute les Napoléon.
Je pense que le prince Louis de Bourbon en a conscience et se limite au rôle de Chef de la Maison de Bourbon. Il l’assume bien et sa présence en France est parfaitement justifiée, comme elle l’est en Espagne.
Quelle idée que de vouloir une branche éloignée depuis si longtemps des intérêts français sur le trône de France, alors que les Espagnols l’ont écartée du leur!
Je ne sais si le Roi d’Espagne a connaissance de l’espoir des légitimistes français. Si oui, cela doit certainement l’amuser.
HRC
5 juin 2011 @ 09:48
je tente un second post pour rappeler que le nationalisme intégral est de Maurras, que ce n’est pas un des fondamentaux de l’orléanisme.
et qu’il y a eu rupture entre le Comte de Paris et cette doctrine en 1937.
Alexis R
5 juin 2011 @ 13:13
Et que les ultras de l’AF, irrités du refus que leur avait opposé le comte de Paris, ont cherché un autre prétendant, et l’ont trouvé en la personne du duc de Ségovie, du duc de Cadix son fils ensuite et de don Luis-Alfonso de Borbon, son petit-fils, à l’heure actuelle.
Depuis lors, certains ultras de l’IMB tentent de faire adopter toutes leurs idées par une branche des Bourbons d’Espagne, exclue de la succession espagnole, avec un succès bien variable selon le prince et les époques…
Je renvoie aux déclarations d’Hervé Pinoteau, dont il a déjà été question ici, à ce sujet.
Donc, non, l’extrémisme n’est pas exactement du côté des Orléans, n’en déplaise à certains qui devraient mieux se renseigner!
Alexis R.
Sigismond
9 juin 2011 @ 08:37
« Les ultras de l’AF » ? L’idéologie maurrassienne (ne serait-ce que par son nationalisme exacerbé, relent de la période révolutionnaire) n’a que peu de points communs avec la doctrine ultraroyaliste du comte d’Artois (futur Charles X) et de ses amis. Quant à ces maurrassiens qui seraient aller chercher le duc d’Anjou et de Ségovie, c’est du plus haut comique ! Le Prince n’avait pas besoin de ces déçus des Orléans, il avait déjà autour de lui les légitimistes de toujours, continuateurs de ceux qui avaient servi le duc de San Jaime, le duc d’Anjou et de Madrid, et leurs prédécesseurs. Le légitimisme n’est pas né de la rupture entre l’AF et les Orléans ! Bien au contraire, la branche aînée (de la fin du XIXe jusqu’au milieu du XXe siècle) n’a jamais cessé d’avoir des fidèles. D’ailleurs, le baron Pinoteau (que vous citez) a rendu hommage aux plus éminents de ces fidèles en leur dédiant la 4e édition de l’État présent de la Maison de Bourbon.
Alexis R
9 juin 2011 @ 19:06
Effectivement, une infime minorité de monarchistes ne s’est pas ralliée aux Orléans à la mort du comte de Chambord. Quant à dire qu’ils ont servi la branche aînée, je crains que ce service n’ait été quasiment aussi inexistant que l’action de cette dite branche aînée….
Mais le néo-légitimisme, datant grosso modo des années 40, s’est bel et bien formé autour des ultras de l’AF, a rejeté les Orléans, et s’est cherché un prétendant.
Relisez donc mieux, Sigismond, Hervé Pinoteau lorsqu’il décrit comment, ancien de l’AF, il est allé solliciter don Jaime, duc de Ségovie, quasiment inconnu, et qu’il lui a quasiment arraché son accord pour fonder le néo-légitimisme. Relisez également les ronds de jambe qui ont été effectués autour du futur duc de Cadix dans les années 60, consécutivement à la mise sous tutelle du duc de Ségovie à l’initative de ses deux fils, pour le persuader de reprendre le flambeau.
Alexis R.
Padraig
10 juin 2011 @ 13:58
Alexis R
Vous résumez bien ce que l’on a pu constater « in vivo » et ce que déclare l’ancien d’Action Française et donc maurrassien, Hervé Pinoteau dans son texte, pourtant consultable sur Internet, mais cela détruit les « belles légendes » de filiation historique « légitimiste » auxquelles veulent croire certains d’entre eux sur ce site…
Laissez les rêver, ils ne veulent plus lire celui qui fut leur leader pendant des années… Il continue pourtant de discourir devant ce public « choisi » y compris l’autre jour à Reims.
Sigismond
11 juin 2011 @ 17:04
Alexis R, c’est vous qui avez mal lu Hervé Pinoteau : il a certes fait partie de l’AF dans sa jeunesse, mais il a bien expliqué que « les arbres généalogiques vus un peu partout déformaient [son] jugement ». Quant au duc d’Anjou et de Ségovie, cela faisait déjà huit ans qu’il avait affirmé ses droits français, quand le baron Pinoteau rejoignit la Légitimité en 1954. Rien à voir avec votre histoire d’accord quasiment arraché pour fonder je ne sais trop quoi :-)
On peut noter que pour Padraig, le baron Pinoteau fut le leader des légitimistes pendant des années, alors que pour Charles, c’est un duc qui « était le principal fer de lance du mouvement alfonsiste (sic) depuis 60 ans ». Accordez vos violons, messieurs :-)
On peut ne pas être d’accord avec toutes les prises de position de M. Pinoteau (notamment son arbitrage en faveur de la branche cadette des Orléans et Bragance), qui par ailleurs a un franc-parler qui peut parfois déconcerter, mais je n’ai jamais lu de lui quoi que ce soit qui accrédite les thèses orléanistes !
Alexis R
11 juin 2011 @ 23:25
Sigismond,
Je n’ai jamais dit que le baron Pinoteau était le seul et unique membre du néo-légitimisme. Certes, cette « chapelle » n’a jamais brillé par le nombre de ses membres, mais de là à la résumer à une seule personne, c’est aller un peu vite en besogne!
Mais je crois surtout que vous connaissez bien mieux que vous ne le prétendez les origines erratiques du néo-légitimisme, non? Il vous manque juste les quelques minutes de courage nécessaires pour le reconnaître, mais je ne vous en demande pas tant, rassurez-vous!
:-)
Alexis R.
Aramis
5 juin 2011 @ 23:17
oui HRC ne laissons pas croire que maurrassisme et orleanisme puissent etre confondus. ce sont choses distinctes heureusement.
padraig
7 juin 2011 @ 14:50
Chers HRC, Alexis R et Aramis,
Les pseudo-légitimistes ont souvent et dans tous les domaines leurs regards fixés sur leurs rétroviseurs, donc vers le passé. Il n’ont pas remarqué que les liens politiques entre Maurras et l’AF datent du siècle dernier et la rupture de ces liens aussi !
Vous avez sans doute raison Alexis R, certains de ces ultras qui ont « changé de branche » ;-) si je puis dire… ont même traité, par dépit, le défunt comte de Paris « de prince rouge »… Ce que d’autres par ailleurs ont relevé très positivement !
La position du prince sur la Guerre d’Algérie a provoqué d’autres « changement de branche » des plus ultras qui sont venus grossir (si l’on peut dire…) les rangs de royalistes haineux envers la Famille de France. Ceci en dépit du sacrifice d’un de ses fils, le prince François, à l’exemple malheureux de milliers d’autres familles françaises qui ont, aussi, perdu l’un des leurs.
En ce IIIème millénaire les soutiens de la Maison de France se sont fort heureusement bien diversifiés politiquement et le lien automatique et abusif qui est fait par certains pseudo-légitimistes entre royalisme et maurrassisme est plutôt datée…
Bien à vous et à vous lire.
Padraig
padraig
7 juin 2011 @ 17:48
Oupss c’est parti trop vite, je voulais écrire :
« Il n’ont pas remarqué que les liens politiques AVEC Maurras et l’AF datent du siècle dernier et la rupture de ces liens aussi ! »
Alexis R
7 juin 2011 @ 23:29
Vous avez entièrement raison cher Padraig! La haine que certains se croient obligé de vouer au « Prince rouge » est à proprement parler ahurissante!
Malheureusement, vous verrez qu’aucun de nos distingués amis ne contredira nos propos. Ce n’est pas vraiment curieux, n’est-ce pas?
Bien à vous,
Alexis R.
Nemausus
6 juin 2011 @ 14:51
Il est symptomatique que ce pauvre Alexis R quand il est contesté ou raillé, se rabat, par petitesse d’esprit, sur une critique grammaticale à défaut d’arguments en laison avec un sujet de discussion… c’est certainement la quintessence de son esprit qu’il croit, à tort, supérieur !
qu’il reçoive ma compassion… vaut mieux faire des fautes de frappes que d’écrire des mensonges, activité dans laquelle il excelle…
et ce n’est pas ce genre d’attaques qui peuvent m’impressionner…certains de ses amis s’y sont essayés avec moi…en pure perte…si ce n’est pour montrer leur bassesse…
Alexis R
6 juin 2011 @ 22:48
A défaut de votre compassion, cher Nemausus, je recevrais volontiers votre sentiment sur les liens entre le néo-légitimisme et la pensée maurrassienne que j’ai exposé plus haut.
Et ce n’est pas un mensonge, c’est Hervé Pinoteau lui-même qui le souligne, mais peut-être s’agit-il aussi d’un henrikiste?
Et je vous promets, même si vous me tentez, de ne pas faire de remarques d’orthographe auxquelles vous semblez être bien sensible…
;-)
Alexis R.
padraig
7 juin 2011 @ 14:08
Il nomme même ses « fautes de frappes » des « erreurs de syntaxe » mais c’est sans doute pour rendre encore moins intelligible sa logorrhée habituelle…
;-)
padraig
7 juin 2011 @ 14:10
À moins que ce soit l’inverse : ses « fautes de frappes » seraient elles des « erreurs de syntaxe »…
Alexis R
7 juin 2011 @ 23:26
Cher Padraig,
Vous allez lui faire perdre son latin – juridique, bien entendu!- entre les fautes de frappe et les erreurs de syntaxe. Je dirais que la confusion de son.. hum raisonnement ne mérite pas ce piège supplémentaire….
Vous m’avez, une fois de plus, bien fait rire!
Bien à vous,
Alexis R.