
En la cathédrale Saint Patrick de New York, le duc d’Anjou a assisté à une cérémonie d’investitures de Chevaliers de l’Ordre de Malte au cours d’une célébration présidée par l’archevêque de New York. (Copyright photo : Hola – NDLR : Texte modifié après les différentes informations reçues)
Audouin
15 décembre 2010 @ 14:19
françois (79)
Grosso modo, je partage votre opinion. Mais je ne vous suis plus quand vous dites que la France s’est vu imposer la République…Je vous rappelle tout de même que la Constitution de 1958 a été adoptée par 17.668.790 électeurs, soit 79,25% des votants. En 1962, l’élection du Président de la République a été acquise avec 62,25% des votants. Je précise que le prétendant au trône, à cette époque, feu Henri d’Orléans, avait appelé à voter oui, bien que le texte constitutionnel stipulât en son article 89, au chapitre « De la révision », que « la forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision ».
Ce qui veut dire que la restauration de la (ou d’une) monarchie est absolument impossible par les voies légales.
Audouin
francois
16 décembre 2010 @ 02:36
Audouin je dois tout d’abord rendre hommage a votre erudition, votre bonne foi et votre constance.
Ceci etant dit je crois que je ne me suis pas fait bien comprendre. La Republique s’est faite insubmersible de nos jours et votre illustration le prouve. Ce que je voulais dire est que nous en sommes arrives la par les coups apres coups assenes depuis 1789 jusqu’a nos jours qui ont peu a peu vide de leur substance toute opposition a la Republique. C’est le « water boarding » repete qui vient a bout de la resistance des adversaires et finalement la detruit au fil des ans, ne legitimant toutefois pas leur defaite ni leur resignation. Nous en sommes arrives aujourd’hui a demobiliser toute opposition a la notion de Republique. Les manuels scolaires tout de bourrage de crane et de desinformation y sont pour beaucoup. Ne voir dans Louis XVIII qui a du faire face a la reconstruction de la France apres la Revolution, l’Empire, la defaite de Waterloo et ses consequences financieres, morales et politiques, ne retenir de l’image de Louis XVIII que celle d’un vieillard podagre, insulte aux handicapes, est d’une mauvaise foi partisane indigne d’honnetes hommes et de responsables de la formation de la jeunesse. La commemoration du bicentenaire de la Revolution a aussi ete une illustration de l’attitude des faussaires de l’Histoire celebrant les Droits de l’Homme mais faisant l’impasse sur la Terreur ou la condamnant du bout des levres. On blame le crime pour se donner une bonne image, mais on conserve le butin.
C’est ca aussi le bourrage de crane. Maintenant bien sur le pli est pris et apres deux cent ans il est probablement impossible de revenir en arriere et les elections presidentielles sembleront confirmer une legitimite semblant acquise au long des ans par une politique telle que je la decrivais. Mais toutes les surprises sont possibles et le dernier plebiscite de Napoleon III confirmant massivement son pouvoir peu de temps avant le coup de force du 4 Septembre 1870 en temoigne. Oui la France s’est vu imposer la Republique et cela ne date pas de 1958. Ca a ete l’affaire d’un processus bicentenaire, des 18 Fructidor a repetition plus ou moins violents, qui a abouti a a la constitution de 1958.
Nemausus
16 décembre 2010 @ 20:07
La tête momifiée du bon roi henri IV a été retrouvée chez des retraités et authentifiée par la science. Les propriétaires ont légué la tête du souverain au chef de la maison de Bourbon et de France qui a décidé, selon les informations de la presse, de la restituer à la nécropole royale de St-Denis.
Audouin
16 décembre 2010 @ 21:04
François (92)
Je souscris totalement à ce que vous venez d’exposer. Il ne nous reste plus, mais c’est un devoir moral, qu’à maintenir autant que possible le souvenir des temps glorieux où la France était admirée dans toute l’Europe grâce à ses rois, à défendre leur mémoire et lutter pied à pied contre les mensonges afin que la vérité sur mille ans d’Histoire ne soit pas occultée . Cela va bien au-delà de la politique à laquelle certains voudraient nous cantonner. Ce qui nous incombe aujourd’hui, c’est de conduire une action culturelle qui a aussi sa grandeur….
Bien à vous.
Audouin
Aramis
16 décembre 2010 @ 21:58
Pierre Yves 83 s’il ne s’agit que de compétences pourquoi le choix devrat
il se faire au sein des familles ayant règne sur la France ? Je crois comme audouin qu’il faut entretenir le souvenir des bienfaits de nos rois et pour nous qui frémissons au simples mots de « mon roi », cette flamme qui nous porte au respect et a l’affection profonde pour ceux qui dans leur personne incarnent la permanence du lien qui lia notre peuple a leur famille ! Excusez mes fautes j’écris d’ un iPhone
naucratis
16 décembre 2010 @ 22:00
A voir, le duc d’Anjou, aîné des Capétiens a été interviewé par une journaliste du Figaro au sujet de la tête du roi Henri IV, son ancêtre, récemment authentifiée.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/16/01008-2010
1216ARTFIG00633-duc-d-anjou-la-tete-d-
henri-iv-est-un-patrimoine-national.php
R-N
16 décembre 2010 @ 22:07
Ceux, royalistes, des mouvements et hors des mouvements, qui voudront agir de manière concrète, à la suite de l’effort de réflexion engagé depuis longtemps dans certains cercles, trouveront à le faire dans les objectifs qui leurs seront suggérés, de loin en loin, peut-être en attendant mieux…
septembre
16 décembre 2010 @ 23:38
Très bel entretient que Monseigneur le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, a accordé au Figaro, au sujet de la tête retrouvée du roi Henri IV.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/16/01008-20101216
ARTFIG00633-duc-d-anjou-la-tete-d-
henri-iv-est-un-patrimoine-national.php
francois
17 décembre 2010 @ 03:09
Une restauration monarchique ne saurait pas etre seulement un changement de constitution, toujours possible, on en a vu d’autres, mais necessiterait aussi une revolution en profondeur des sentiments envers le roi et cela me parait tout a fait impossible apres une interruption si longue. Les mentalites sont tellements deformes aujourd’hui que les situations les plus monstrueuses semblent absolument normales. Un petit exemple: il y a quelques jours j’ai vu William Leymergie se permettre deux plaisanteries sur des condamnes montant a l’echafaud ou les attendait la guillotine. Ce Monsieur trouverait abject (je l’espere) de faire de telles plaisanteries sur des deportes passant la porte de la chambre a gaz, mais concernant des victimes de la Revolution tout est permis.
Thierry
17 décembre 2010 @ 03:27
Bonjour Pierre-Yves, vous écrivez (en 83) une chose si vraie et si terrifiante: « Personne ne pourrait accepter, si un roi devait revenir en France, qu’il ne soit que le plus légitime au regard des spécialistes du droit royal. Il devra surtout, avant tout, être le plus compétent. »
Mais alors pourquoi revenir en monarchie, si c’est pour avoir un « souverain » qui s’apparente à une sorte de Président de la République bis, à charge pour lui de se créer en oûtre une popularité de « sympathie », une espèce « d’attachement de proximité » plus ou moins médiatique…, n’ayant pas reçu « l’onction!!! du suffrage universel » (un comble!), dont nous avons de nombreux exemples plus ou moins réussis, par les temps qui courent de destruction accélérée des valeurs traditionnelles, y compris au sein des « familles régnantes » dont le spectacle inspire parfois même de la commisération (pour ne pas dire un mot blessant), sans parler des multiples « engagements officiels » dont la banalité et l’inutilité sont la plupart du temps, consternantes.
Votre brillant échange avec Audouin, qui prône avec mérite, une sorte de rôle de conservateur de la Mémoire, m’a fait mesurer tout à coup l’abîme qui nous sépare de la restauration, en France, de la monarchie qui fut pourtant pendant plus d’un millénaire et près de quinze cents ans quasimement ininterrompus, le cadre de vie et l’unique référence qui ont fait la France (et quelle France!) de nos aïeux.
Entre pôtiche constitutionnelle et gardien de musée, comment un roi digne de ce nom, pourrait trouver sa place, qui plus est re-trouver sa place, dans le Royaume de France, qui a été anéanti aussi sûrement que l’ont été le trône d’Alexandre ou celui de Ramsès II?
Seule une nouvelle royauté mystique, pourrait nous redonner le souffle des temps anciens, alors que les peuples européens ne font-ils pas tout, quidés par des élites subjuguées par les valeurs matérialistes et avant tout préoccupées d’asseoir leurs privilèges, grâce à la démagogie voire aux mensonges les plus éhontés, pour sortir de l’Histoire, après avoir renié et piétiné la leur, à commencer par leurs valeurs spirituelles, qui en étaient la sublîme armature.
d'Artagnan
17 décembre 2010 @ 04:29
conference de presse: tête du Roi HENRI IV
source: AFP
http://www.dailymotion.com/video/xg5ft6_la-tete-du-roi-
henri-iv-retrouvee-et-authentifiee_news
d'Artagnan
17 décembre 2010 @ 04:37
Le Roi de France Louis XX fait don a la France de la tête d’Henri IV (conférence de presse)
http://video.fr.msn.com/watch/video/henri-iv-retrouve
-toute-sa-tete/13qll4jcm
Michael
17 décembre 2010 @ 09:44
L’authenticité de cette tête est remise en question par un certain nombre de personnes. A première vue, c’est vrai que l’authentification est un peu légère. Trois éléments de comparaison avec des portraits, pas de comparaison ADN. Un vide au niveau des documents historiques impressionnant. Il parait qu’on est incapable de prouver que les révolutionnaires aient séparé la tête du corps d’Henri IV en 1793. Ce serait amusant qu’un jour nous découvrions que cette tête était celle d’un sujet d’Henri IV.
Aramis
17 décembre 2010 @ 09:51
Merci à d’Artagnan pour ces liens, mais celui du message 102 n’existe plus. Celui du message 101 est en revanche toujours valide et permet d’entendre l’aîné des descendants d’Henri IV parler du devoir familial qui repose sur lui d’enterrer dignement ce reste du plus populaire de nos rois… Une certaine émotion, je l’avoue, à l’écoute d’un si beau rejeton d’une si haute lignée…
Finalement, pour rebondir sur les propos de Thierry, ne vaut-il pas mieux que les héritiers de nos rois exercent réellement une sorte de magistrature morale du souvenir et du patrimoine sans aucune valeur institutionnelle, plutôt qu’ils ne se livrent aux exercices convenus que sont les « engagements » de certains souverains régnants et de leur famille…
pierre-yves
17 décembre 2010 @ 10:14
Thierry, 100
Je vous ai dit ma position: je ne suis ni un défenseur ni un oposant irréductible à l’idée monarchique, qui, simplement, me semble aujourd’hui éloignée du champ du possible.
Vos propos me font penser que vous souhaitez que l’on revienne à un idéal monarchique disparu, l’absolutisme, la transcendance, le droit divin, bref, ce que vous nommez « royauté mystique ».
Or, dans l’immense champ du non-possible, cette royauté-là me semble encore plus éloignée de nous qu’une monarchie constitutionnelle comme celles que l’on voit en Europe de nos jours.
Pourquoi ? Parce que la sociologie, la psychologie des peuples, leurs aspirations et leur capacité critique, leur rapport au sacré, leur rapport à la vie tout simplement, bref, tout a profondément changé.
On peut éventuellement juger cela déplorable, mais c’est ainsi.
Il se peut que dans 80, 100, 300 ans, le contexte soit différent, que le chaos politique et socio-culturel soit tel que le recours à un monarque absolu redevienne une solution concevable. Et si c’était le cas, j’espère bien que son statut ne le dispenserait pas d’être compétent.
Mais que voulez-vous, je vis ici et maintenant. Je raisonne à hauteur d’homme. Et je ne suis pas un idéologue, mais un pragmatique. Je réfléchis donc à ce qui est simplement possible.
Et apparemment, sur ce sujet, c’est ce qui nous différencie.
Bien à vous
francois
17 décembre 2010 @ 12:06
Pierre-Yves (83): » le bon pretendant est celui qui est le plus capable, le plus qualifie …etc. » Moi je veux bien mais cela risquerait de nous mener a une situation a la Gbagbo et son adversaire (dont je ne veux pas me risquer a mal orthographier le nom): « C’est moi, c’est pas lui… Non c’est pas lui, c’est moi! » Je ne vois pas dans ce cas pourquoi on ne resterait pas en Republique… tout simplement. A quoi bon dans ce cas appeler ce regime monarchie. La France a eu la chance de beneficier pendant des siecles d’une continuite qui a assure sa grandeur. C’est le pourquoi de ce debat tres serre sur la legitimite. J’ai du mal a comprendre pourquoi certain parlent de Noblesse, de Monarchie Absolue, de Privileges. Ce sont des themes d’un autre temps dont l’evocation est, je le soupconne, sous le couvert d’une fausse naivete, destinee a caricaturiser l’idee de la Monarchie. Les Rois « absolus » avaient moins de pouvoir que nos presidents de la Veme Republique. Ne pas refaire la meme erreur que les legislateurs royalistes de l’epoque de la Restauration qui en choisissant le suffrage censitaire ont fait envoyer a l’Assemblee des adversaires elus par les riches bourgeois republicains alors qu’ils auraient du, avec plus de clairvoyance, compter sur les voix des paysans roturiers sans acces a la chasse a cours, plus favorables a la Monarchie. Quand j’etais un petit collegien certains de mes professeurs me disaient en ricanant « Alors vous voulez faire revenir le Roi? Vous voulez rouler en carrosse et vous eclairer a la bougie? » Je vois que de telles formes de pensee debiles ont toujours cours. C’est navrant.
Aramis
17 décembre 2010 @ 13:28
François, voilà au moins une contribution qui montre que les légitimistes ne sont pas forcément réactionnaires… et c’est tant mieux… Je pense que l’attachement à telle ou telle personne de sang royal tient davantage, sauf exception, à une affection personnelle fondée sur mille ans ou plus de lien indéfectible entre une famille et le pays de France qu’à la défense d’un système politique proprement dit.
pierre-yves
17 décembre 2010 @ 15:14
françois
Dois-je comprendre que vous m’assimilez à vos professeurs ricanants aux pensées débiles et toujours prompts à caricaturer le concept de la monarchie ?
Que vous dire ?
Je ne suis pas tout à fait assez crétin pour ignorer ce que notre pays doit à son histoire millénaire et à cette longue continuité de rois qui ont, siècle après siècle, construit la France moderne.
Je ne suis pas non plus un nostalgique inconsolable de ces siècles où les rois issus de la dynastie capétienne régnaient en France. Tout simplement parce que, comme mes parents et mes grands-parents, je suis né, j’ai grandi et toujours vécu dans un pays où la République, si imparfaite soit-elle, était installée depuis longtemps. Tel est donc mon système de référence.
A mes yeux, la seule question intéressante est de savoir si notre pays, aujourd’hui en difficulté (difficultés, il faut le rappeler, qui ne sont pas indépendantes de celles des autres nations du monde) aurait de bonnes chances de se porter mieux si la monarchie était rétablie.
Le reste n’est pas inintéressant en soi, mais subalterne.
Se déchirer pour savoir qui doit régner en France a bien moins d’importance à mes yeux que de savoir pour quelle mission et selon quelles modalités la monarchie devrait être rétablie, autrement dit quel modèle de gouvernement ou de régime monarchique il faudrait instaurer.
Je persiste à croire insensée la pure et simple transposition du modèle millénaire instauré par les Capétiens, en faisant comme si depuis 1792 il ne s’était rien passé d’autre que de regrettables accidents de l’Histoire.
Le cas échéant, il sera indispensable de revoir de fond en comble le principe monarchique et ses modalités concrètes pour vérifier sa viabilité et son adéquation à la France et au monde de demain.
Trouvez cela navrant si ça vous chante.
Je me contente, moi d’essayer d’expliquer le plus honnêtement possible ce que je pense sur cette question.
francois
18 décembre 2010 @ 12:31
Pierre-Yves, je ne crois pas du tout, tres sincerement que vous ayez du vous croire concerne par » Les carrosses, les bougies… etc », remarques effectivement debiles et navrantes surtout venant a l’epoque d’enseignants en soutane. Je regrette vivement que vous ayez pu croire etre vise. Soyons clair je relevais seulement, en ce qui vous concerne le choix « du plus competent », qui est la porte ouverte a toutes les competitions fratricides comme on peut en etre le temoin aujourd’hui en Cote d’Ivoire. Qui va etre habilite a decerner le prix du « plus competent » ??? Ca ne peut pas etre decerne comme dans un jeu televise. De plus je ne comprends pas non plus pourquoi vous devriez limiter la peche au plus competent au vivier princier? Pourquoi pas a tous les Francais comme il sied a tout bon republicain? Et alors, ce n’est pas ca la Republique?
C’est pourquoi je considere que la monarchie a cause du principe de Legitimite, comme l’Histoire en a temoigne pendant des siecles, est seule garantie de stabilite a condition d’etre respecte d’une maniere absolue et indiscutable. Quant a la Republique, si elle se touve si legitime et si bien assuree de son avenir et de son bon droit, pourquoi se croit elle obligee de continuer a imposer des manuels scolaires rediges par des faussaires de l’Histoire? La monarchie regie par les regles de succession taditionnelles et non pas changees au gre des vents, est le meilleur moyen d’eviter les guerres civiles. Toutefois je suis bien conscient que cela ne peut fonctionner que si les coeurs sont profondement impregnes de l’amour du Roi et que la cesure a ete trop radicale et trop longue pour que de tels sentiments soient encore vivaces dans le coeur des Francais. Je crois donc qu’une restauration est tres improbable mais je conserve personnellement ma fidelite au prince legitime.
Thierry
19 décembre 2010 @ 01:18
Voyez-vous chers amis, en lisant votre échange un peu amer quoique de haute tenue, me vient à l’esprît une analogie que j’ai entendu Philippe Joyaux (Philippe Sollers, pour les intimes) prononcer un jour, dans le style percutant et rusé à la fois dont il a le secret. Je le soupçonne d’avoir aussi voulu faire un bon mot.
Parlant du rétablissement éventuel et tant hypothétique, de la Monarchie en France, il a dit quelque chose du genre: « ce serait un peu comme recoller la tête d’une statue (irrémédiablement) brisée »…
Il y a quelque chose de très fort et de très vrai, qui fait mouche, dans cette formule et que reflètent nombre de contributions ici, dont l’essentiel hélas, semble souvent nous opposer les uns aux autres, alors que nous sommes tous à la recherche d’une même harmonie politique dont nous fûmes si longtemps les heureux héritiers et qui nous fut brutalement arrachée par des forces, des courants et des puissances souterraines, presque surhumaines.
Comment imaginer un Roi, à la mode ancienne? Inconcevable! Comment en supporter un, qui ne soit qu’un personnage secondaire et de ce fait réduit à un rôle dérisoire, voire grotesque, comme le triste spectacle nous en est parfois donné, à l’époque des « people » et des médias, avides de sensationnel et toujours prompts à traîner dans la boue les moindres faits et gestes de telle ou telle « personnalité », qui n’est rien d’autre qu’un homme ou qu’une femme comme les autres, avec ses faiblesses et ses inaptitudes. Décourageant, d’avance!
Et puis…incarner la France, alors que celle-ci a accepté de se fondre dans un magma européen et perd chaque jour un peu plus son identité civilisationnelle (et religieuse, n’en déplaise au politiquement correct), au point que l’on se demande même si les Français de demain ou d’après-demain se vivront encore comme un peuple dont le génie singulier, a autrefois apporté une contribution majeure à l’Humanité….Lourde tâche, pour un Prince qui ne serait pas à la hauteur de cette mission presque mystique!
Philippe Delorme
19 décembre 2010 @ 14:58
Thierry (110) Votre analyse est (hélas?) très pertinente, et l’image employée par Sollers percutante.
Merci
PHD
Thierry
19 décembre 2010 @ 18:08
@ Philippe Delorme (en 111)
Très touché, d’autant venant de vous!
Aramis
19 décembre 2010 @ 23:01
Pour compléter l’image de Philippe Sollers : aucun miracle n’a fait repousser un membre amputé… le glas de la monarchie française a sonné avec l’abominable décapitation de Louis XVI et les restaurations monarchiques qui ont suivi n’en toute été que de pales copies ou caricatures de cette monarchie…
En un certain sens, le comte de Chambord l’avait compris…s’il avait cru le miracle possible, il aurait aidé à sa réalisation… il a fait tout le contraire…
Philippe Delorme
20 décembre 2010 @ 09:57
Aramis (113). Je suis assez d’accord avec vous sur l’attitude (plus ou moins consciente ) de Chambord. Moi qui l’ai « côtoyé » très longuement et intimement en publiant ses Carnets personnels. On a en effet l’impression qu’il ne « voulait pas y aller », au fond de lui. Et qu’il a saisi le prétexte du Drapeau blanc pour faire capoter la restauration .D’ailleurs, cette restauration aurait-elle été viable ? La majorité royaliste à l’Assemblée de 1871 était une majorité de circonstances, qui n’a fait que s’effriter, et qui ne correspondait pas à la réalité sociologique du pays (surtout des grandes villes). Alors, revenir sur le trône pour en être de nouveau chassé 5 ou 10 ans plus tard ? A quoi bon…
PHD
Aramis
20 décembre 2010 @ 17:26
Finalement, M. Delorme, le Comte de Chambord aurait été en un sens clairvoyant … et au lieu de s’exposer à tous les dangers d’un règne mal assuré, il aura préféré laisser dans l’histoire une trace de fidélité à un idéal impossible sous la forme d’une belle phrase sur le drapeau blanc flottant sur son berceau et sur sa tombe, qui ne manque ni de beauté littéraire ni de panache et qui assure sa survie dans la mémoire collective…
Philippe Delorme
20 décembre 2010 @ 20:53
Sans doute Aramis (115) . Mais dans une circonstance pareille, Henri IV y serait « allé ». Il aurait composé avec les réalités, en pragmatique. Et peut-être que la présence du roi (si Henri V avait eu un autre caractère) aurait permis de faire évoluer les choses autrement. Mais on ne fait pas l’histoire avec des si…
PHD
Sigismond
25 décembre 2010 @ 07:40
C’est le 12 novembre 2010 que Monseigneur le duc d’Anjou a assisté, dans la cathédrale de New York, à une cérémonie annuelle d’investiture de nouveaux chevaliers de l’ordre de Malte : https://www.maltausa.org/
Le Prince avait été investi chevalier et bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’ordre de Malte le 24 juin 2000, dans la chapelle royale du château de Versailles.
francois
10 janvier 2011 @ 09:16
Carole (82) je tiens a vous remercier de nous apprendre que Louis XVI, comme vous le savez parfaitement dites vous, est mort en 1792. (L’historien de Telematin nous vait deja raconte de son ton pretentieux que Louis XVI avait ete juge par le Tribunal Revolutionnaire). On en apprend tous les jours…
Mais je voudrais surtout revenir sur les propos d’Aramis (86) qui constate que « bien que mal nee, la Republique est bien installee ». Cela confirme ce que j’avais dit (92) qu’ « on blame le crime pour se donner une bonne image, mais on garde le butin » Alors je voudrais livrer a la consideration d’Aramis (que je crois un honnete homme) ces commentaires d’epoque, a l’occasion des massacres de Septembre, je cite Hebert dans son « Pere Duchesne »: « On a observe les formes juridiques autant qu’il a ete possible; les juges presents ont constate les crimes, et tour a tour les traitres ont peri et purge la France. »
A ceux qui objecteraient qu’il ne s’agit ici que de balivernes de journaliste je voudrais ajouter quelque chose de plus officiel. Il s’agit d’une circulaire de la Commune, datee du 5 Septembre et adressee a toutes les municipalites de France : » … la nation entiere… s’empressera d’adopter ce moyen (les massacres des prisonniers) si necessaire de salut public; et tous les Francais s’ecriront comme les Parisiens: NOUS MARCHERONS a l’ennemi, mais nous ne laisserons pas derriere nous ces brigands pour EGORGER NOS FEMMES ET NOS ENFANTS. » Ces propos rappelleront sans doute les paroles d’un chant qu’une candidate a la Presidence de la Republique avait affirme n’etre pas sanguinaire. Ce chant est un appel au meurtre des prisonniers sans defense et le sang impur qui doit abreuver nos sillons est celui de nos compatriotes. Accepter l’heritage de la Revolution c’est a chaque fois adherer a ses crimes sans qu’il puisse suffire de faire la fine bouche pour se donner bonne conscience. La Republique est bien installee certes mais cela suffit-il pour lui donner un certificat d’honorabilite et s’en faire une raison?
Francois legitimiste
francois
11 janvier 2011 @ 04:20
correction: « et tous les Francais s’ECRIERONT… »
Tout le monde fait des fautes, ce n’est pas une raison!La plupart des Francais victimes d’une habitude funeste et faute d’un autre chant aussi entrainant sont pris aux tripes quand ils chantent la Marseillaise, je ne la chante pas car je serais moi aussi « pris aux tripes » mais d’une autre maniere et pour une raison opposee.
Quand vous la chantez, considerez que vous appelez au meurtre de vos voisins de palier. Les massacreurs de Septembre devaient tuer avec le plat de leurs sabres pour faire souffrir plus longtemps. Ceux qui tueraient avec la pointe de leurs sabres etaient menaces de mort eux aussi. La beaute des chants des Rouges espagnols et des chants Nazis ne justifie pas leurs causes. C’est sans doute la beaute du diable.
Francois legitimiste
Cédric
14 janvier 2011 @ 17:46
Quelle prestance que celle du duc d’Anjou !