
Le duc et duchesse de Parme ont présidé la messe en souvenir du roi Louis XVI célébrée en la Chapelle Expiatoire. Comme chaque année, plusieurs centaines de légitimistes se sont retrouvés le dimanche 23 janvier en la Chapelle Expiatoire à Paris pour y célébrer la messe traditionnelle commémorant le 248ème anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI.
Exceptionnellement cette année, l’office était présidé par le duc de Parme et de Plaisance accompagné par son épouse la princesse Annemarie et de sa tante la princesse Maria Teresa de Bourbon-Parme. Par ce geste, le prince tenait à manifester la fidélité que les ducs de Parme ont toujours montrée à la mémoire du roi martyr et de la branche aînée des Bourbons (rappelons que le duc de Parme descend du côté paternel en ligne directe du roi Charles X, propre frère de Louis XVI).



Mais il venait également assister à cette messe en mémoire de son grand-père le prince Xavier de Bourbon, duc de Parme qui avait fondé en 1914 le Mémorial de France à Saint Denys et dont le but est de perpétuer l’ordonnance royale du 21 janvier 1815 instituant la célébration de messes en souvenir du roi Louis XVI.

Accueillis par le prince et la princesse de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, le couple ducal a assisté à l’office célébré par l’abbé Guillaume de Tanouarn qui dans son homélie, a parlé du royaume de Dieu mais aussi du royaume intérieur qui est au coeur de chaque chrétien. A l’issue, le duc et la duchesse de Parme ont été félicités par tous les fidèles avant de présider un déjeuner vrassemblant plus de cent convives au cours duquel, en français (le duc est réputé pour être polyglotte), le duc de Parme a prononcé un bref discours. L’assemblée a été charmée par l’extrême courtoisie du prince, sa culture et sa passion de l’Histoire de France ainsiq ue par l’exquise délicatesse de son épouse. (Merci à Néoclassique pour les photos et le résumé)
Aramis
17 février 2011 @ 22:04
http://www.heraldica.org/topics/france/birth_bordeaux.htm
si on va vers la fin de la page, on a le texte de la protestation, faite en 1820 donc bien par le duc d’orléans. Toutefois on voit qu’il s’agit d’un texte paru d’abord en Angleterre et resurgi en 1830 (commentaires en anglais au milieu de page)… bizarre, bizarre… est ce vraiment de LP ?
neoclassique
17 février 2011 @ 22:50
Aramis 242
mais non pas du tout, il est connu de tous que le duc d’Orléans a émis dès la naissance du duc de Bordeaux des doutes sur sa légitimité. C’est même pour cela que la duchesse de Berry avait demandé que l’on ne coupe pas le cordon de l’enfant avant qu’il n’ait été vu par des témoins au dessus de tout soupçon ( on choisit un garde national du nom de Lainé). Malgré cela le duc d’Orléans continua de douter car avec cette naissance il voyait ses espoirs d’accession au trône s’effondrer. Il fut même jurer au maréchal Suchet que l’enfant était bien légitime. Ce qui ne l’empêcha pas de publier sous le manteau en Angleterre le pamphlet en question en 1820 et de la refaire rééditer en 1830 pour invalider la candidature au trône du jeune prince en affimant cette fois qu’il était un bâtard.
Fallait tout de même le faire!
Et on se demande ce dont les Orléans n’ont pas été capables pour s’asseoir sur le trône!
PS: j’ai un exmplaire dans ma biliothèque comme « pièce à conviction » dans mon procès contre les Orléans
Aramis
18 février 2011 @ 11:42
Oui, mais est-on certain de la paternité de ce texte ? La re-publication sous le titre « le duc de Bordeaux batard » au moment où le prince est devenu roi me parait difficilement pouvoir être attribuée à L-P, non ? certes, le titre était au moins accrocheur (et révélait l’essentiel de la protestation) pour ceux qui ne liraient que ça, mais tout de même…
Michael
18 février 2011 @ 13:18
Néoclassique
« PS: j’ai un exmplaire dans ma biliothèque comme « pièce à conviction » dans mon procès contre les Orléans. »
Cette citation prouve que vous traitez l’histoire comme une affaire personnelle
marie-françois
18 février 2011 @ 19:25
Aramis
Ce duc d’Orléans qui « ne bougeait pas mais qui avançait » était bien considéré, sous la restauration, par les membres de la branche ainée comme le premier successible aprés eux. D’ou son intéret à etre present à la naissance du fils de la duchesse de Berry.
CQFD
neoclassique
18 février 2011 @ 22:37
Aramis
il n’y a aucun doute que ce pamphlet a été publié avec l’accord plein et entier du roi citoyen qui en est soit l’auteur soit le commanditaire. Il fut même déposé à la bibliothèque royale.
il lui fallait trouver une seconde excuse pour invalider l’héritier légitime et justifier son usurpation.
cristiano
19 février 2011 @ 16:21
Quoiqu’il en soit des préventions que Louis Philippe aurait pu nourrir en 1820 autour de la naissance du duc de Bordeaux(dont les témmoignages, la publicté de la naissance et l’évidence même montrent qu’elles eussent été infondées),le temps l’avait fait évoluer et il avait su tirer la leçon de l’échec final de 1848 .
Dans une lettre à Prosper de Barante ,Guizot citait in extenso les propos suivants (ou une lettre,je ne sais) de l’ancien roi (9 juillet 1850):
« Mon petit-fils(NB:le comte de Paris,futur « Philippe VII »),ne peut régner au même titre et aux mêmes conditions que moi,qui ai fini par échouer.Il ne peut être que roi légitime,soit par la mort,soit par l’abdication de Monsieur le duc de Bordeaux,soit à son tour.Mais je n’ai ,quant à présent,ni résolution à prendre,ni démarche à faire.Je n’ai qu’à attendre.C’est un grand mal que la désunion de la maison de Bourbon (NB:dans laquelle il comptait les Orléans);je n’y ajouterai pas la désunion de la maison d’Orléans.Il faut que tous les miens soient de mon avis.Tous mes fils en sont.Mais ce n’est pas tout.Il faut du temps.Il me faut du temps ». Ces dernières phrases faisaient,je pense, allusion à la duchessse d’Orléans,belle-fille du roi, peu favorable à la fusion et à la reconnaissance par les Orléans de la légitimité et de l’antériorité des droits du duc de Bordeaux ;la princesse était d’autant plus influente qu’elle incarnait le souvenir du duc,accidentellement décédé en 1842 en pleine popularité et qu’elle était la mère de l’héritier.
cristiano
19 février 2011 @ 20:39
Je viens de lire le document inséré en 242 par Aramis.
Je ne vois pas comment Néo-classique peut affirmer sans nuances ni doute ( 243) que Louis-Philippe en était l’auteur.
Il me semble que si cela avait été le cas , il eût soigneusement évité de compromettre son nom de façon aussi éclatante dans la manoeuvre.En 1820 c’était de nature à lui occasionner pas mal d’ennuis et d’augmenter l’hostilité de Louid XVIII à son égard.Le document anglais dit bien que le prince alla aux Tuileries désavouer publiquement la paternité de ce document mais que toutefois le roi « lui parla avec sévérité ».Ce qui est certain, c’est cette dénégation et la signature,même à regret ,de l’acte de naissance par le duc d’Orléans ,quelques heures à peine après la naissance.
La réédition d’août 1830 pose un problème plus délicat mais qui me semble indépendant de l’identité de l’auteur du document.Normalement cette réédition aurait dû être désavouée par le nouveau roi de juillet de façon identtique à sa dénégation de 1820 et il semble, d’après les pièces qui nous sont présentées , qu’il ne l’ait pas fait, ce qui est un peu inélégant malgré les conditions très délicates pour ne pas dire précaires de son accession au pouvoir.On remarque toutefois que ni le roi ni même le gouvernement assez « néo-jacobin » de Lafitte ne crurent bon de déférer à la Chambre des Pairs et aux Députés les « faits » allégués à savoir la supposée naissance illégitime du duc de Bordeaux.Or c’était explicitement ce que recherchaient les auteurs de la réédition .Le document sombra sans doute assez vite dans un certain oubli dans cette époque troublée où les émeutes continuaient,parfois initiées par les amis du Premier ministre Lafitte ,à l’autorité nulle et débordé par les siens.C’est de ce côté qu’il faut sans doute rechercher,sinon forcément les auteurs de la « Protestation » de 1820 (quoi que c’était bien dans la pratique des factieux » libéraux » de l’époque) mais en tout cas sa réédition.L’utilisation du nom de Capet , par analogie aux Stuart britanniques exilés par la « glorieuse révolution » de 1688 comparée trait pour trait aux « trois glorieuses » de juillet 1830, me parait un indice assez fort.Jamais les Orléanistes et encore moins le roi Louis-Philippe n’auraient employé ce terme issu de la phraséologie jabobine et qui englobe , par définition,toutes les branches capétiennes,Bourbon-Orléans compris.
Encore un pétard mouillé et une nouvelle accusation sans preuve,je le crains …
Alexis R
19 février 2011 @ 23:03
Michael (245),
Vous en doutiez encore? Cela justifie tous les excès…
Au plaisir de vous lire,
Alexis R
neoclassique
20 février 2011 @ 18:46
Christiano 249
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre propos fort bien argumenté et j’y réponds volontiers.
Je comprends votre argumentation qui se tient.
Mais la mienne est différente.
Je veux bien, pour vous être agréable, mettre de côté le rôle du duc d’Orléans dans l’édition de 1820. Mais la question est tout autre pour la réédition de 1830 car le duc d’Orléans est alors devenu Louis-Philippe, roi des français. Et si Louis-Philippe n’est peut-être pas l’auteur de ce pamphlet, il est en, si ce n’est l’inspirateur, du moins le complice car il n’a jamais à ma connaissance, ni désavoué, ni interdit sa publication. Ce qu’aurait parfaitment pu faire alors la censure qui n’a cessé de frapper d’interdit, de procès et de condamnations toutes les publications légitimistes comme la famesue revue La Mode qui était contrainte à uiliser des anagrammes ou des pseudonymes pour parler de la famille royale alors exilée par ordre du roi citoyen.
Aramis
21 février 2011 @ 21:40
Néoclassique, de là à parler de complicité, il y a un pas qu’on ne peut franchir en droit… mais bon la chose intrigue et j’avoue ne pas avoir surmonté mes interrogations sur les conditions étranges de cette réédition…
francois
24 février 2011 @ 04:10
Je prends tardivement connaissance des presentes discussions.
Je releve les commentaires de Pierre-Yves (94) et de ses efforts pour evoquer l’objectivite de la Republique en ce qui concerne notre passe revolutionnaire et royal. Il est manifeste toutefois qu’en depit de condamnations de circonstances des desastres de la Revolution, pour sauver la face, la Republique n’a jamais manifeste de scrupules a conserver le butin herite de ses crimes.
-Aramis (214)D’apres lui le duc d’Aumale a fait bon usage des biens recus du Prince de Conde. Compte-t-il
mettre a l’actif de ce bon usage l’immobilisation arbitraire a Chantilly de la commode de la chambre de Louis XVI a Versailles scandaleusement privee sans recours de son plus bel ornement? Il est vrai qu’a l’epoque dans le contexte general du saccage de Versailles par Louis-Philippe peu soucieux de notre patrimoine, une mutilation de plus ou de moins comptait peu. Louis-Philippe sauveur de Versailles!!! Les legendes ont la vie dure et il ne manque pas de gogos pour assurer leur survie.
Francois
neoclassique
25 février 2011 @ 12:27
François
tout à fait d’accord avec vous sur le sort de cette sublime commode de la chambre privée du roi à Versailles, exilée à Chantilly où personne ne la remarque.
Alors qu’elle retrouvait somptueusement sa place dans cette chambre doyale dont le vide fait pitié….
francois
25 février 2011 @ 13:44
Le code civil donne trop de pouvoir au droit de priorite. Les animaux en sont victimes, qui sont consideres comme des objets. Quant aux biens materiels, meubles ou immeubles, on devrait reconnaitre qu’il y a des priorites qui devraient limiter le droit des proprietaires. Il y a des objets, des monuments, des sites auxquels leur valeur historique, artistique conferent une ame et des droits qui devraient engendrer des obligations s’imposant aux proprietaires. La difficulte est evidente qui se poserait aux interventions souhaitables.
Je laisse ce soin aux juristes, mais le principe devrait finir par etre reconnu. Qu’un individu abuse de son droit de propriete pour geler indefinitivement le destin de la commode de Louis XVI porte tort tant au chateau de Versailles, qu’au public et au destin de ce meuble auquel on devrait un minimum de respect. A l’epoque du duc d’Aumale cette decision semblait moins scandaleuse que de nos jours. D’une part comme je l’
ai dit dans le contexte des bouleversements de Versailles par Louis-Philippe, et aussi car de nos jour l’accent est mis sur la restitution des appartements dans leur etat d’Ancien Regime alors qu’a l’epoque il n’etait question que de detruire cet etat. Ne pourrait-on pas envisager juridiquement de moduler le statut de cette commode en fonction de l’evolutions des « moeurs ». Bien entendu la loi ne doit pas etre autoriser a suivre la mode, mais il y a quelque chose d’abusif a pouvoir juridiquement figer la societe a une epoque donnee? La loi Malraux donnant vie au remeublement de Versailles a ete un pas dans la bonne direction, rappelant d’exil dans des lieux ou ils n’avaient rien a y faire quantite de meubles de Versailles.
Francois
francois
25 février 2011 @ 13:49
Je voulais dire dans la premiere ligne « au droit de PROPRIETE ». sorry.
Et plus loin « la loi ne doit pas etre AUTORISEE a suivre la mode », resorry.
Francois
marie-françois
25 février 2011 @ 17:46
François (253)
Modérez vous un peu car ce qui est outré est insignifiant.
Alexis R
26 février 2011 @ 22:34
François (253 et 255),
Je suppose que votre raisonnement serait le même si la commode se trouvait dans une collection outre-Atlantique, n’est-ce pas?
Et, sans les travaux de Louis-Philippe, que resterait-il de Versailles aujourd’hui?
Alexis R
Padraig
27 février 2011 @ 12:42
Francois
La pathologie « anti-O » a encore frappé… ;-) désolé pour vous. Les obsessions, ça se soigne, mais c’est long à guérir !
Alexis R, je suis admiratif pour vos soins, mais son cas ainsi que celui de quelques autres paraît désespéré… Qu’auraient ils à dire ou écrire sur ce site si la Famille d’Orléans n’existait pas ?
neoclassique
27 février 2011 @ 13:21
Alexis
ce n’est pas Louis-Philippe qui a « sauvé » Versailles comme d’aucuns le disent.
Au contraire, beaucoup disent qu’il l’a massacré en cassant tous les appartements princiers et faisant déposer la plupart des boiseries et cheminées pour sacrifier au goût historiciste de l’époque. Je partage cet avis.
Par ailleurs, l’Empire et la Restauration s’en étaient préoccupé bien avant lui! soyons objectifs dans cette histoire
neoclassique
27 février 2011 @ 13:23
Alexis
celui qui a sauvé Versailles, oui, là vraiment le terme peut être employé, c’est le milliardaire américain Roosevelt au début du XXe siècle car, à cette époque, le château menacait vraiment ruine.
neoclassique
27 février 2011 @ 13:29
François 256
bien entendu, je souscris tout à fait à votre proposition d’envisager un dépôt de la célèbre commode de Riesener dans la chambre privée du Roi à Versailles.
Mais savez-vous que, si une telle formule était rendue possible, les Orléans, constatant que le testament du duc est cassé, ses volontés n’étant pas respectés, en seraient déclaré héritiers.
Et après les multiples ventes et cessions des Orléans, on ne sait que trop à quelle nouvelle vente à l’encan cela conduirait! Alors finalement il vaut mieux que la commode reste à Chantilly, au moins là , elle est en lieu sûr, à l’abri des convoitises financières de la branche cadette.
Juliette
27 février 2011 @ 13:44
neoclassique 261:
N’étaient-ce pas plutôt les Rockfeller qui ont financé la toiture de Versailles après des détériorations pendant la guerre?
marie-françois
27 février 2011 @ 14:45
Louis Philippe a donné une fonction à Versailles qui n’en avait plus depuis 50 ans, en créant un musée de l’histoire de France;
On ne fait pas d’aménagement sans modification, Neoclassique.
francois
27 février 2011 @ 15:53
Neoclassique 262. Vous avez malheureusement entierement raison. Pierre Lemoine reconnaissait que meme si un Orleans ayant droit donnait son accord aujourd’hui pour une solution quelconque au sort de cette commode rien ne pourrait garantir qu’un de ses successeurs ne remettrait pas tout en question plus tard. Pierre Verlet n’etait pas contre le recours a des copies quand le meuble etait indispensable mais hors d’atteinte.
Par contre je vous trouve trop timide quand vous dites que « beaucoup disent qu’il l’a massacre en … ». Ce n’est pas une legende!! C’est un fait verifiable piece par piece.
Alexis R (258) et Padraig (259). Je ne me fais pas beaucoup d’illusions mais je trouverais passionnant de vous voir appuyer votre hostilite systematique pour UNE FOIS SUR DES EXEMPLES CONCRETS que vous ne consentez pas a nous devoiler. Ce serait mieux servir votre cause que vos sorties indignees. Vous vivez dans un monde de fantasmes ou personne s’appelant Louis-Philippe n’a jamais impitoyablement arrache les cheminees, les boiseries, les glaces, les trumeaux, des grands appartements mutiles, n’a entierement detruit les appartements princiers de l’aile du midi, n’a entierement curete aussi l’aile du nord ni n’a fait fanatiquement la chasse aux fleurs de lys jusque sur les meubles. Les cheminees, il a fallu les faire revenir du Louvre a notre epoque quand des responsables plus consciencieux ont voulu reparer les degats. Malheureusement les boiseries ont ete brules par les Prussiens en 1870/1871 et les destructions des ailes du midi et du nord seront pour toujours irreparables. Voyez les appartements du Dauphin au rez de chaussee sous les appartements de la Reine, les petits restes de boiseries epargnees, pres des fenetres, suffisent a nous en donner le regret.
C’est facile d’evoquer la « pathologie anti O » quand on n’a aucun argument. « Sans les travaux de LP que resterait-il de Versailles aujourd’hui »? Il resterait aussi tout ce qu’il n’a pas detruit. Pourriez-vous developper et justifier vos affirmations? Je ne trouve chez Marie-Francois, Alexis R et Padraig qu’une belle unanimite dans les invectives gratuites qui vont de pair avec une totale absence d’arguments concrets. C’est a se demander s’ils savent meme ou est Versailles.
Ils doivent le confondre avec le dernier Mac Donald recemment ouvert dans leur quartier.
Ce que LP a fait, pas besoin de l’examiner n’est-ce pas? S’il l’a fait, c’est automatiquement bien et le critiquer, c’est faire preuve de pathologie anti O, tout simplement! Na! L’objectivite est victime de leur fanatisme. Je ne me fais pas d’illusions sur les justifications qu’ils pourraient etre en mesure de donner en supposant qu’ils en aient jamais l’intention car ca ne fait pas partie de leur systeme de pensee. C’est si amusant de recrire l’histoire, n’est-ce pas Messieurs les Hagiographes de LP. Malheureusement les faits ont la tete dure et ce ne sont pas des « obsessions ». Si ce n’etaient que des obsessions, la tache des conservateurs des XXeme et XXIeme siecles serait simplifiee et singlierement moins onereuse et notre frustration en visitant Versaille moins douloureuse. Mais, que voulez-vous, ce qui est ecrit dans le Coran Orleaniste ne doit pas etre discute meme si les faits le contredisent. Un seul recours, la Fatwah
contre les « anti O obsessionels » et la question est reglee. Je ne suis pas contre un debat sur le sujet mais
les contradicteurs semblent un peu indigents. Toutes les epoques ont eu leurs travaux avec leur part de vandalisme. Louis XV a fait detruire l’escalier des Ambassadeurs et la Petite Galerie de Versailles ainsi que les fresques du Primatice a Fontainebleau. C’est infiniment regrettable mais c’etait parceque la vie s’y continuait tandis qu’a Versailles c’est le Palais qu’il faut preserver, d’ou la vie s’est retiree le 6 Octobre 1789 et est reste fige comme Pompei pour la satisfaction de notre emerveillement et de notre curiosite.
Francois
francois
27 février 2011 @ 16:17
« Sans les travaux de LP il resterait tout ce qu’il a detruit ».
C’est bien sur ce que je voulais dire!
Il a aussi detruit le plafond voute de l’escalier des princes, chef d’oeuvre de l’art et de la technique de stereotomie pour le remplacer par l’ecrasement d’un lourd plafond a caissons sature de patisseries.
C’est un livre entier qu’il faudrait ecrire pour faire l’inventaire du saccage de Versailles par Louis-Philippe. Mais, attention a la censure! Car la pensee correcte enseigne que ce ne sont pas les creations de Louis XIV, Louis XV, ni Louis XVI que l’on admire a Versailles,(comme Alexis R l’a si bien compris) mais l’oeuvre geniale du Grand Timonier Louis-Philippe (D’ou la censure car… il ne convient pas d’y regarder de trop pres). Je n’arriverai donc jamais a me moderer…et pourtant le grand sachem Marie-Francois me l’avait conseille dans sa grande sagesse.
Francois
Francois
cristiano
27 février 2011 @ 23:29
A neoclassique et Aramis:
Je suis heureux de voir Néoclassique ramener son propos initial à ce qui en effet fait problème(la réédition de 1830).Bien entendu le terme de « complicité » me parait abusif mais il faudrait pour achever d’en décider une étude historique complète et dépassionnée sur cet intéréssant phénomène de désinformation à usage politique (c’était sans doute relativement nouveau mais nous avons vu bien pire,depuis lors…).
En tout cas ces échanges montrent que ce genre de discussion pourrait être très positive si on ne décelait pas trop souvent sous certaines plumes une volonté de destruction systématique,peu propice aux études historiques ( l’hagiographie n’étant pas à conseiller non plus , évidemment).Mais je comprends bien qu’il est difficile d’écarter les passions, aussi bien positives que négatives .Ces sujets que d’autres pourraient considérer comme relevant d’autres temps n’ont pas fini de passionner un certain nombre de Français,et d’autres apparemment!
francois
28 février 2011 @ 04:28
Bien sur il fallait lire Rockefeller et non Roosevelt. Neoclassique a fait un lapsus qui ne change rien a l’argumentation.
Marie-Francois 264. Versailles evoque pour le monde entier le palais des rois de France. Le musee de l’histoire de France, coucou dans le nids d’un autre n’evoque pratiquement rien pour personne en comparaison et ne justifie pas ce que vous appelez pudiquement des « modifications », qui sont en fait des MUTILATIONS
impardonnables. Quel besoin avait-il d’arracher les cheminees pour ne citer qu’un petit exemple?
De toutes facons, si a son epoque LP avait juge, pour des raisons principalement politiques, indispensable ce musee il est bien evident que la priorite revient a notre epoque a la remise en etat du palais des rois. S’acharner a imposer la priorite du musee sur le palais est un anachronisme qui n’a plus cours dans aucun autre site, comme Fontainebleau, Compiegne ou autres. Bien sur pour admettre ce bon sens il faut depouiller le fanatisme systematique des sectateurs de Louis-Philippe.
Neoclassique (260), puis-je me permettre de vous demander de preciser en quoi Napoleon et la Restauration auraient sevi a Versailles. Il est vrai que Napoleon avait eu l’idee de « reameneger » Versailles, mais ses projets sont restes sur le papier, quant a la Restauration elle n’a procede qu’a l’arrangement discret d’un appartement pour la duchesse d’Angouleme. La marque de Napoleon par contre est visible au Grand Trianon, personne ne lui en fait le proces, et celle de la Restauration a quelques degats dans le parc. Napoleon a mis a mort Marly, mais nous sortons du sujet.
Francos
neoclassique
28 février 2011 @ 09:32
François,
merci de tous vos posts auxquels je souscris 5 sur 5
et merci d’avoir rectifié mon lapsus sur Rockefeller
Les destructions de Louis-Philippe sont irréversibles et irrémédiables pour le plupart. c’est navrant car certains des plus beaux décors du XVIIIe ont disparu pour satisfaire la mégalomanie historique ru roi citoyen
Pour répondre à votre question sur Versailles sous l’Empire, Napoléon avait prévu de redistribuer tous les grands appartements pour lui et l’impératrice Marie-Louise et toutes les soieries, jamais placées, avaient été tissées àLyon pour tendre les murs car les décors du XVIIet XVIII auraient disparu pour la plupart.
Quand à la restauration, Louis XVIII avait l’intention d’y réinstaller la cour et toutes les fleurs de lys sans exeption ont été restituées à sa demande expresse. Les seuls fleur de lys originales datant de l’ancien régime se situent dans les tribunes de la chapelle près de l’orgue. les grands appartements ainsi que ceux de service avaient également tous été réaffectés.
je vous félicite pour votre passion patrimoniale, elle recouvre exactement la mienne. Dieu merci aujourd’hui, il y a beaucoup de rachat du mobilier d’origine de versailles et le Mobilier national va effectuer à l’automne prochain un grand dépôt de mobilier versaillais retrouvé dans les énormesréserves du MN. Et il ya là, je crois savoir, des pièces majeures. Alors attendons avec patience et espérance!
Bien à vous
francois
28 février 2011 @ 09:34
Padraig (259), vous avez pose une question. Il faut y repondre naturellement. Qu’auraient certains a dire ou ecrire sur ce site si la branche Orleans-Iznogoud voulait bien rester a sa place de cadette? Vous avez parfaitement raison, beaucoup moins evidemment.
Francois
Padraig
28 février 2011 @ 12:45
Toutes ces « informations » y compris les erreurs de syntaxe ou onomastiques font partie des dossiers « à charge » constitués par le trop fameux juge d’instruction avoué qui se prend pour un historien.
Celui-ci passe son temps à donner des leçons de sérieux aux autres, sûr qu’il est de sa supériorité devant le « grand public » qu’il pense en attente de ses sentences anti-Orléans à travers les âges et à propos de tout et de rien.
Encore une fois, y a-t-il un médecin sur ce site spécialisé dans les troubles psycho-obsessionnels ?
Notre juge d’instruction a trouvé (268) un greffier dans son camp qui tente de rectifier ses textes marginalement, quant à moi je ne le lis plus…
Bon courage au greffier du juge !