
Voici la couverture de l’ouvrage consacré au journal du comte de Chambord, petit-fils de Charles X que nous avons déjà évoqué précédemment dans différents articles sur ce site.

Voici la couverture de l’ouvrage consacré au journal du comte de Chambord, petit-fils de Charles X que nous avons déjà évoqué précédemment dans différents articles sur ce site.
Calypso
9 juillet 2009 @ 19:25
jean-marie : Louis XIV rêvait à la monarchie universelle. La Maison de France a possédé le Royaume de Navarre, le Royaume de Pologne, le Royaume d’Espagne, les Deux-Siciles, Parme et Plaisance, de nos jours le Luxembourg, et sous les premiers Capétiens la première maison d’Anjou donnant des Rois de Sicile, des droits sur Byzance, etc. Si ce n’est pas une multinationale, dîtes-moi de quoi il sagit.
jean-marie
9 juillet 2009 @ 19:29
Un extrait des carnets du comte de Chambord:
Dans un discours,prononcé à la tribune de l’assemblée nationale le 22 Janvier 1975,Lucien Brun,l’un des chefs du parti légitimiste,à nottamment déclaré:
Qu’est-ce qui nous manque pour faire la monarchie?J’affirme d’abord qu’il ne nous manque pas le roi.Vous avez le roi,la plus haute expression de la grandeur morale,de l’honneur et de la dignité,le roi,qui,à l’esprit libéral,unit fermeté du plus noble caractère,un roi auquel aucun reproche n’a jamais été fait,si ce n’est un seul:l’excès,si l’excès était possible,de son respect pour la libre volonté du pays.
Il ne vous manque pas le roi,il ne vous manque pas non plus l’héritier du trône.Il a fait le 5 Aôut 1873,un de ces actes qui sont une date dans la vie d’un peuple et qui suffisent pour honorer la vie d’un prince.
Vous avez une race royale,la plus nationale dont aucun peuple ait jamais pu s’enorgueillir…,une de ces races nées des entrailles mêmes de la nation,qui a grandi,triomphé et souffert avec elle(discours prononcé dans la discution générale sur les projets de lois relatifs à l’organisation des pouvoirs publics,par M.Lucien Brun,député de l’Ain.Paris
En approuvant hautement dans son journal ces propos de l’un de ses plus fidèles fervents,le comte de Chambord confirme sans ambiguité possible que,dans son esprit comme dans celui de la quasi-totalité de ses partisans-le comte de Paris est l’héritier du trône,en vertu de cette conception nationale de la race royale qui élimine de la succession Française les Bourbons issus de Philippe V d’Espagne.
Charles
9 juillet 2009 @ 20:08
Lorenz,
Je vous confirme bien volontiers que la mère défunte de votre ami le duc de Bauffremont est de très petite condition puisqu’elle est la fille adultérine de Therese Walter, Madame Jean-Baptiste Dutilleux, couturiere, et de son amant Charles Chevrier, sans profession et demeurant a Paris IXe.
Ces informations appartiennent au domaine public.
La comtesse Meriadec de Rohan-Chabot, mère de notre duchesse d’Angoulême le dit très volontiers et je puis vous dire qu’elle n’insulte nullement sa grand-mère en parlant de ses origines très modestes.
Je n’ai moi même jamais voulu offenser la Maison de Bauffremont, mais ai simplement fait état d’un fait réel sans aucun sous-entendu.
Danielle
9 juillet 2009 @ 20:21
Calypso, vous m’avez bien fait rire avec votre « filiale », je me suis crue au bureau et je ne partage pas votre avis.
Charles
9 juillet 2009 @ 20:50
Calypso,
La situation d’Henri IV est tout a fait différente.
Puisque le jeune Henri de Bourbon résida toujours en France et conserva ses apanages et seigneuries.
Il portait d’ailleurs le très beau titre de duc de Vendome.
Il assumait sa qualité insigne de premier prince du sang.
Au vu d’un tel rappel historique, il serait des lors plutôt fantaisiste d’imaginer faire un parallèle entre la situation d’Henri IV et du futur Philippe V d’Espagne!
Charles
9 juillet 2009 @ 21:30
Brigitte et Christian,
Jean-Marie,
Merci pour votre soutien.
Xavier,
Je suis heureux d’apprendre que vous appreciez souvent mes commentaires et vous remercie pour vos mots si aimables.
Tigre
9 juillet 2009 @ 22:13
Lorsque M. (63) a évoqué quelque part la personne dont il s’agit, c’était dans un contexte polémique, avec malignité et une manière de vouloir blesser. J’ignore qui avait commencé… Mais la condition des personnes ne peut servir d’argument, et il y a une différence entre évoquer comme le font les descendants, des origines modestes, qui ne comportent rien de déshonorant, et les présenter comme s’il s’agissait d’un scandale. D’ailleurs l’étalage des données personnelles est passible de sanctions. A un autre endroit, M. (63) a également attaqué Roger de B. qui fut peut-être un mauvais mari, ni pire ni meilleur en cela que la plupart des autres à cette époque chez les gens biens nés. Quand ce n’est pas cette famille, il aime bien s’en prendre à celle du Rocher, et à beaucoup d’autre encore.
Avoir été choisie par un Bauffremont signifie que cette dame, malgré peut-être un extérieur social éloigné des grands critères de l’époque, avait hérité d’une distinction naturelle et de la recommandation de hautes qualités, rendant possible cette alliance, d’autant plus que rien ne la forçait.
Calypso
10 juillet 2009 @ 11:40
Jean-Marie : le 22 janvier 1975 ? Vraiment ? Sous la présidence de Monsieur Giscard d’Estaing ? ;-)
Charles : Lorsqu’il accepta le testament de Charles II pour son petit-fils, Louis XIV lui dit : « Soyez bon Espagnol, c’est là votre premier devoir, mais n’oubliez jamais que vous êtes né Français. »
Mais je trouve amusante cette nouvelle règle que vous inventez : l’obligation de résidence en France. :D
Prenons-la au pied de la lettre, et privons de facto de leurs droits successoraux le comte d’Evreux, le duc de Cadaval, le comte de La Marche… qui résident tous à l’étranger, les deux premiers en Espagne ! ;-)
jean-marie
10 juillet 2009 @ 13:35
Calypso.68
Oui vous aurez rectifié que c’était le 22 Janvier 1875 et non 1975.
jean-marie
10 juillet 2009 @ 13:55
Calypso.68
Mais ces Princes (le comte d’Evreux,le duc d’Anjou et le comte de La Marche)n’ont jamais renoncé à leurs droits et sont restés Français alors que Philippe V d’Espagne avait renoncé à tout cela pour la couronne espagnole.
Philippe Delorme
10 juillet 2009 @ 14:47
Calypso (68). IL y a une différence entre vivre à l’étranger, pour un temps ou pour quelques années, et s’installer à l’étranger « sans espoir de retour ». Ce qui est le cas lorsqu’un prince va fonder une Maison souveraine étrangère.
Mais dites-moi : selon la logique alfonsiste, l’actuel héritier du trône de France (en cas de mort de don Luis Alfonso sans fils) serait… Juan Carlos, roi d’Espagne. Cela ne vous choque-t-il pas ?
PHD
Alix
10 juillet 2009 @ 16:34
A travers ses débats on comprend un peu mieux pourquoi un parlement majoritairement royaliste a voté une unième république à la fin du XIX ème s.
Michael
10 juillet 2009 @ 17:04
Monsieur Delorme,
Je suis en train de lire votre livre. je me régale de vos notes en bas de pages. je tenais à vous féliciter de tout ce travail.
cordialement,
Michael
Lorenz
10 juillet 2009 @ 17:39
@Philippe Delorme (71)
S’il vous plaît, Monsieur Delorme, vous êtes bien au-dessus de ce genre d’argument !
Philippe V était déjà l’héritier de Louis XV, et je ne vous apprendrai ce que fut la conspiration de Cellamare…
Si Louis, ce qu’à Dieu ne plaise, mourrait sans fils, son héritier serait très probablement François de Bourbon, fils de l’actuel duc de Séville…
Arrêtons, je vous prie, d’enterrer les jeunes gens avant l’heure !
De tels « arguments » ne font que démontrer la pauvreté des fondements juridiques sur lesquels s’appuient les partisans des d’Orléans !
JeanPH
10 juillet 2009 @ 18:54
certains commentaires sont burlesques:
surtout quand ils s ‘ appuient sur le Droit auquel, comme le langage des fleurs, on fait dire ce que l’ on veut visiblement……
qui ne constate que pour les rares français interessés par ces débats, pour les autorités françaises en place et bien en place, et pour l’ intégralité des maisons royales, la question de la légitimité de la maison de France ne se pose absolument pas…..
ces débats sont folkloriques et risibles, après tout, il y a bien aussi quelques forcenés qui considèrent que l héritier légitime du trône de grande bretagne , par les Stuarts, est le duc de Bavière!
C’est l’ Histoire qui a raison , et la réalité du pouvoir tout le reste est vain
louise.k
10 juillet 2009 @ 19:49
Charles, je sais que je vous agace fortement, mais dire d’une dame qu’elle est d’origine modeste ou dire qu’elle est de très petite condition, n’est pas du tout la même chose…si vous voyez ce que je veux dire, mais, bon, je pense que vous ne voyez pas!
Quant-à mon avis sur le livre de Philippe Delorme, je le donnerai dès que je l’aurai lu.
Je vous souhaite un excellent week-end.
Brigitte et Christian
10 juillet 2009 @ 21:08
bonjour à tous
bonjour Philippe
ce qui est surprenant, c’est que Juan Carlos est roi d’Espagne alors que Luis Alfonso est de la branche ainée ?
Si nous nous souvenons bien Juan Carlos soutient ses cousins Orléans comme prétendant au trône de France ( nous avons cela, mais où ?)
Nous avions écrit en 48, que ce serait notre seule intervention sur le sujet, mais la question de Philippe nous a fait réfléchir
amitiés du sud ouest
Calypso
11 juillet 2009 @ 08:14
Philippe (71) : si, cela me choque profondément. Mais comme sa postérité sera éteinte dans les mâles d’ici 50 ans, et que d’autre part il convient d’éviter la réunion des deux couronnes (principe accepté par Louis XIV et Philippe V dès 1700, pas besoin du traité d’Utrecht pour cela), il suffirait de passer directement à la branche des ducs de Séville qui un jour sera la branche aînée des Capétiens, après la mort du roi d’Espagne et de son fils, si bien sûr Louis-Alphonse n’avait pas de descendance masculine.
Hugues
11 juillet 2009 @ 08:49
Pour qu’il ait un héritier du trône de France, faudrait-il encore que ce trône existât…Il a été précipité dans les poubelles de l’Histoire,il y aura bientôt 180 ans.
Ne nous bercez pas de chimères. Nous sommes en République, Dieu merci, et pour longtemps encore…
Mary
11 juillet 2009 @ 11:08
Monsieur Delorme (71)
Bravo pour cet argument à la logique imparable et si bien »envoyé »…J’apprécie beaucoup votre érudition,votre travail et votre constanta courtoisie !
Mary
11 juillet 2009 @ 11:12
Dans le message précédent,il faut lire « constante » bien sûr,veuillez m’excuser!
Julien
12 juillet 2009 @ 17:26
JeanPH
Si vous riez tant du Légitimisme et du Jacobitisme,vous n’etes sans doute pas royaliste,donc,laissez nous à nos débats.
Philippe Delorme
12 juillet 2009 @ 18:18
Michael (73) Merci !
Lorenz (74) S’il vous plaît, ne refaites pas l’histoire. Si Philippe V était l’héritier de Louis XV, pourquoi donc est-ce le duc d’Orléans qui a été nommé régent ?
D’autre part, votre réponse au sujet de l’héritier de Luis Alfonso m’étonne : comment le duc de Séville pourrait-il « passer » devant Juan Carlos et son fils Felipe ? Selon vos principes alfonsistes, la couronne de France n’est-elle pas « indisponible » ? C’est-à-dire que celui qui en hérite par primogéniture ne saurait aucunement l’abdiquer ? Vous vous contredisez. Et mon argument n’est nullement « pauvre ». Il démontre parfaitement l’absurdité d’accorder aux Bourbons d’Espagne un droit à la couronne de France.
Philippe Delorme
Philippe Delorme
12 juillet 2009 @ 18:22
Brigitte et Christian (77). C’est simplement que le grand-père de Luis Alfonso, don Jaime, étant sourd et muet (et ayant épousé une roturière, ce qui n’était pas autorisé par les règles dynastiques espagnoles du temps) a renoncé solennellement à ses droits au trône d’Espagne.
Après quoi il s’est laissé convaincre par quelques Français de prétendre à l’hypothétique trône des lys. Prétention reprise par son fils Alfonso (qui songea aussi un temps au trône d’Espagne en épousant la petite-fille de Franco) et aujourd’hui son petit-fils don Luis Alfonso.
Lorsque Franco décida de restaurer la monarchie, il choisit non le père de Juan Carlos, Juan comte de Barcelone, alors héritier dynastique, mais Juan Carlos qu’il pensait pouvoir modeler à son image. En quoi il s’est trompé.
Philippe Delorme
http://phidelorme.blog.lu
Philippe Delorme
12 juillet 2009 @ 18:29
Calypso (78). On ne peut « passer » à la branche des ducs de Séville, du moins selon la doctrine alfonsiste qui rend la couronne de France « indisponible ». C’est-à-dire que celui qui en hérite ne saurait l’abdiquer. Si Juan Carlos, ou Felipe, en héritait à la suite de la mort de Luis Alfonso sans descendance mâle, il serait « roi de France » sans pouvoir déposer cette (hypothétique) couronne. Cependant, vous avez en partie raison : comme Felipe n’aura sans doute pas de descendance masculine, ses droits passeraient alors à la branche des Séville. Mais pas avant.
PHD
R-N
12 juillet 2009 @ 19:28
Je n’interviens ici que pour dire que les légitimistes officiels ne considèrent pas du tout Juan Carlos comme devant hériter après Louis de Bourbon et Lorenz a parfaitement raison de parler de la branche du Duc de Séville…
Pour JeanPH, il y a aussi ceux dont je fais partie, qui considèrent héritière des Stuarts la maison de Bavière, mais après les Windsor…
Et je rejoins Alix… (72)
Philippe Delorme
12 juillet 2009 @ 19:59
Mary (79 et 80). Merci pour tout ;-)
PHD
Charles
12 juillet 2009 @ 22:41
JeanPH
Oui, les arguments des alphonsistes sont bien souvent risibles et burlesques.
Ils osent même prétendre que le roi Alphonse XIII d’Espagne était aussi au même moment Chef de la Maison de France. Alors que le roi ne s’est jamais soucie un seul instant du sort de la France et des Francais.
glafouti
12 juillet 2009 @ 23:56
Pour moi les Bourbon quel que soi la branche représente le fondement de notre histoire maintenant ceux et celle qui ont la patience de lire mes commentaire savent que je ne comprend rien à la politique et aux querelles dynastique.
jean-marie
13 juillet 2009 @ 06:56
Les renonciations de Philippe V d’Espagne au trône de France sont valables comme les renonciations de don Jaime,duc de Ségovie pour le trône d’Espagne au profit de Juan-Carlos Ier.
IL n’y a pas de différence!