Incident devant la résidence suisse du roi Michel de Roumanie. Son petit-fils Nicolas Medforth-Mills a tenté de pénétrer dans les lieux. Selon le communiqué de la Maison du Roi, le roi Michel ne souhaite pas voir son petit-fils. Ceci a été communqiué à Nicolas Medforth-Mills voici plusieurs mois déjà. Une altercation s’en est suivie avec les personens au service du roi Michel et ses infirmières. Une personne a été blessée et plainte a été déposée auprès de la police suisse. Le communiqué précise que cet incident a eu lieu une heure après que le roi Michel ait reçu la Sainte communion. (Merci à G., Mathias et Alberto)

Silvia
12 novembre 2017 @ 01:12
Et nous tous… nous jugeons… sans rien savoir.
Muscate-Valeska de Lisabé
12 novembre 2017 @ 18:58
Nan…on s’interroge,Silvia… Et vu qu’il y a eu communiqué, on a le droit…;-)
Actarus
13 novembre 2017 @ 00:30
Je ne sais pas ce qu’Olivier d’Abington « sait » et qu’il s’obstine à ne pas vouloir partager avec nous tout en laissant entendre qu’il sait tout ;-) mais s’il s’agit de cette histoire de paternité, cela me fait doucement rigoler.
Henri IV, Louis XIV et Louis XV, qui furent les plus grands pourvoyeurs « d’enfants de l’amour » de l’histoire de France, doivent se tenir les côtes s’ils observent la situation de là où ils sont, dans le cas où la paternité réelle ou supposée d’un enfant né hors mariage et attribuée à Nicolas Medforth-Mills est bien à l’origine de ce psychodrame familial.
Muscate-Valeska de Lisabé
13 novembre 2017 @ 19:34
J’imagine les rois se tenir les côtes en rigolant tous les trois,et je ne suis pas loin, par cette image comique, de tenir les miennes. ..je ne sais pas où tu va chercher tout ça, Acta….;’)))
Gérard
13 novembre 2017 @ 18:05
Frédéric De Natal (secrétaire général ad interim de la Conférence monarchiste internationale) qui est sûrement l’un des meilleurs connaisseurs au monde de toutes les monarchies dont parfois le commun des mortels ne soupçonne même pas l’existence, nous apprend que les monarchistes roumains eux-mêmes sont divisés et pas uniquement la famille royale en ces temps.
L’Alliance nationale pour la restauration de la monarchie semble suivre les règles de succession confirmées par la maison royale ces derniers jours, mais le mouvement Mișcarea Pentru Regat Și Coroană, ce qui doit à peu près signifier Mouvement pour le royaume et la couronne, condamne fermement l’attitude de la famille royale envers l’ex-prince Nicolas.
Dans un communiqué, ce mouvement rappelle qu’il est fort de 40 000 membres, associé au Clubul Monarhiștilor din Uniunea Europeană et au Mișcarea pentru Monarhie Constituțională, et sa présidente Marilena Rotaru dénonce à son tour l’opacité qui règne autour de l’état de santé du roi Michel Ier et affirme que le souverain serait maintenu artificiellement en vie, le temps que le Parlement adopte la nouvelle loi sur le statut de la maison royale.
Hier [12 novembre 2017], la télévision roumaine a de nouveau confirmé que l’état de santé du roi se serait amélioré sans toutefois pouvoir le confirmer. Marilena Rotaru est une dame très respectée, et très respectable, en Roumanie, romancière, journaliste en particulier de télévision qui a beaucoup aidé le roi Michel quand il n’avait pas le droit de paraître à la télévision roumaine et qui a fait beaucoup pour populariser à nouveau la cause royale en Roumanie, enfin qui est liée d’amitié avec le roi et ses filles.
On sait par ailleurs que les pouvoirs publics roumains, exécutif et législatif, se sont concertés ces jours derniers pour faire rapidement voter le texte.
Dans le blog du prince Radu la question de la visite en Suisse de Nicolas n’a fait l’objet que d’un seul commentaire publié, ce qui est exceptionnel car chacune intervention est généralement suivie d’une vingtaine de commentaires élogieux. Ici un seul commentaire donc trois jours après, d’un professeur qui expose qu’on n’avait pas bien compris ce qui se passait quand Nicolas a été évincé mais qu’on fait confiance au roi.
Le professeur docteur Romeo Negrea, professeur de mathématiques à l’Université polytechnique de Timişoara, écrit en substance : « […] Nous sommes désolés par ces incidents parce que beaucoup de Roumains se sont attachés à l’ancien prince Nicolas et ont vu en lui un possible roi. En même temps, nous souhaitons que maintenant, dans ces moments de souffrance physique, notre roi Michel Ier conserve la paix et le respect dont il jouit après une vie consacrée au devoir […]. »
Il y a quelques jours un conseiller du roi, Michael Flaks, faisait savoir que celui-ci était mourant. Maintenant la télévision roumaine et les journaux suisses ont annoncé que le roi se sentait mieux. Il aurait recommencé à s’alimenter. La famille devait avoir une discussion avec les médecins pour déterminer le traitement à envisager. La chaîne de télévision roumaine TVR précise que le roi est entouré au quotidien par sa conseillère Constanţa Iorga, qui a déménagé en Suisse depuis plusieurs années. Dans la résidence du roi à Aubonne, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne, se trouvent également deux religieuses orthodoxes qui, avec des infirmières et des médecins suisses, prennent soin de lui.
Il avait été envisagé l’admission du roi à l’Hôpital universitaire de Lausanne qui est considéré comme le meilleur de Suisse mais la famille a préféré des soins à domicile. Aucune poursuite pénale n’est engagée en Suisse à l’encontre de Nicolas.
Tout ceci donne l’impression de luttes d’influence dans ce qui est de toute façon une fin de règne, entre les proches du roi d’autant que par le passé il y avait semble-t-il une méfiance réciproque entre Constanţa Iorga et l’époux de la princesse royale.
En Roumanie on rappelle en tout cas qu’on l’on a éloigné de la succession les deux seuls petits-fils du roi et leurs trois enfants, d’abord le cadet des petits-fils dans l’ordre dynastique Michael Kreuger (comme sa sœur Angelica) fils de la princesse Irène, sans aucune explication mais en profitant de l’exclusion de sa mère du fait des combats de coqs, ensuite le prince Nicolas toujours sans explication officielle. Les seuls héritiers de cette génération sont donc la sœur cadette de Nicolas, Elisabeta Karina de Roumanie Medforth-Mills, et la fille de Sophie, Élisabeth-Maria Biarneix qui a été réintégrée après le divorce de sa mère.
Actarus
14 novembre 2017 @ 13:24
« qui est sûrement l’un des meilleurs connaisseurs au monde de toutes les monarchies dont parfois le commun des mortels ne soupçonne même pas l’existence »… OUH LA ! Que voici un compliment qui ne manquera pas de faire se pâmer ce cher « Frédéric » qui adore tellement qu’on le flatte ! ;-)
Merci pour lui ! ^^
AnneLise
14 novembre 2017 @ 14:15
A vous lire, Gérard, j’éprouve un sentiment d’écoeurement, non envers vous pour ce que vous relatez, mais pour les faits eux-mêmes.
Cela donne l’impression d’une forme d’acharnement à maintenir en vie le Roi, le temps que tout ce joli monde trouve enfin une issue convenant à chacun.
On a déjà connu cela pour d’autres « morts en sursis » dans les temps lointains, ou plus proches, exemple Franco.
Mais dans le cas présent, pour un trône hypothétique, quelle justification ?
On est à la limite du sordide.
Je présume que lorsque l’issue fatale ne pourra être évitée, lors des funérailles du Roi on aura droit à un décorum surdimensionné, lui qui n’aura vraisemblablement pu aborder la mort le plus sereinement possible.
Sigismond
15 novembre 2017 @ 09:04
L’objectivité voudrait que ce monsieur De Natal parle aussi des monarchistes roumains qui sont restés fidèles à la loi salique (mais peut-être le fait-il et vous ne l’avez pas mentionné, auquel cas mon commentaire serait non avenu).
Gérard
16 novembre 2017 @ 22:32
Je ne crois pas qu’il en ai parlé dans cet article ci mais peut-être dans d’autres.
Milena K
14 novembre 2017 @ 19:51
Cette situation est d autant plus ubuesque et même ridicule que Margareta et Radu semblent s accrocher à un trône qui n existe plus que dans leurs rêves.
Gérard
16 novembre 2017 @ 22:41
Si la loi sur la maison royale est votée ce qui semble vraisemblable elle aura des effets pendant au moins 50 ans mais ceux qui représentent une maison royale doivent penser au-delà de 50 ans. C’est-à-dire qu’ils doivent préparer une succession comme le font la plupart des maisons royales même lorsqu’un roi ou une reine n’a pas d’enfant et comme l’ont déjà fait les rois de Roumanie. Et là on a vraiment l’impression que l’avenir est bouché. On avait un héritier qui plaisait aux Roumains mais au bout de quelques années il a déplu à son oncle et à sa tante. Ils ont trouvé qu’il n’avait pas assez de vertus domestiques…