
Il y a quelques jours à Madrid, Olivia de Bourbon, fille du duc de Séville et de la comtesse Béatrice von Hardenberg, a présenté les bijoux de la marque « Aristocrazy » (une création du joaillier Suarez) dont elle est l’image. La jeune femme était accompagnée par son compagnon Sebastian Palomo Danko. (Copyright photo : Diez minutos)
Honorade
13 novembre 2010 @ 12:12
R-N (71)
Votre réponse est très intéressante, tant par l’objectivité de vos arguments que par le travail de recherche en profondeur qui en émerge. Je vous en remercie beaucoup.
Française ayant grandi à l’étranger, je suis toujours heureuse d’apprendre l’Histoire de mon pays par ceux qui en sont spécialistes et tentent de la restituer au grand public telle qu’ils la découvrent vraiment lors de leur minutieuse quête de vérité.
Il est vrai que l’Histoire réelle diffère souvent de l’Histoire officielle et qu’il doit être bien difficile de distinguer les fantasmes et autres traditions orales de la réalité, surtout en ce qui concerne les enfants cachés, parfois royaux, à des époques où la filiation n’était pas prouvable génétiquement… Je descend moi-même d’une « très belle dame espagnole qui venait voir son jeune fils en France et qu’il fallait appeler Doña ». C’est tout ce que je sais de cette ancêtre, alors comment la retrouver et savoir qui elle était, à travers une tradition orale sans doute magnifiée ? ;-)
Les querelles légitimistes et autres querelles historiques ne sont pas anodines. Elles montrent notre attachement à notre pays, à son Histoire, aux valeurs que nous avons reçues et souhaitons transmettre aux générations futures ou, au contraire, ne pas transmettre car elles nous paraissent erronées. Finalement, chacun de nous a été modelé par l’Histoire de son pays.
Audouin
13 novembre 2010 @ 13:31
emporio (81)
Je vais certainement vous faire de la peine, cher Monsieur, mais laissez-moi vous dire que je suis stupéfait que vous accumuliez autant d’inepties en si peu de lignes, d’ailleurs truffées de fautes d’orthographe qui en rendent la lecture malaisée.
Après bien d’autres, vous colportez des ragots que certains historiens peu scrupuleux, se copiant les uns les autres, répandent depuis plus de 150 ans.
Vous leur emboîtez le pas sans plus de vergogne, ce qui n’est pas très original, quand vous laissez clairement entendre que l’infant Francisco de Paula aurait été écarté par les Cortes de la succession pour « cause de bâtardise. »
Vous n’en savez rien car les raisons de l’exclusion du jeune infant et de sa soeur Maria Luisa, reine d’Etrurie, ne sont pas clairement exposées dans la décision du parlement. Je ne voudrais pas alourdir ce message en citant intégralement le décret en espagnol rendu par les Cortes le 18 mars 1812.
Je n’en garderai que l’essentiel: ce texte déclare, entre autres, que « le bien et la sécurité de l’Etat sont incompatibles avec la succession de don Francico de Paula et de doña Maria Luisa pour des circonstances particulières « que en ellos concurren ». Ce qui signifie que ces circonstances sont identiques pour le frère et la soeur.
En tout cas, il n’est aucunement question de bâtardise, ni de l’un, ni a fortiori de l’autre, contrairement à ce qui est répété par ceux qui ne lisent pas les textes. Les historiens sérieux ont épluché le journal des débats pour tenter de découvrir d’autres raisons ou clauses secrètes. En vain.
L’historien espagnol Juan Balanso, aujourd’hui disparu hélas, a proposé une explication sur les motifs de cette exclusion. Ils relèveraient uniquement de la politique internationale, d’où l’imprécision voulue des termes employés. Selon lui,l’infant, sa soeur et les deux enfants mineurs de cette dernière, prisonniers de Napoléon, pouvaient facilement en devenir les marionnettes.
Incidemment, on peut noter que l’infante, exclue du trône elle aussi, est née bien avant que Godoy ne devienne le favori des souverains espagnols.
Cette mise à l’écart fut d’ailleurs invalidée huit ans plus tard. Le 19 juillet 1820, un autre décret des mêmes Cortes annulait celui du 18 mars 1812 parce que les « circonstances particulières ayant motivé ce dernier ont disparu » dit le nouveau texte. Napoléon se mourait à Sainte-Hélène…
Vous voyez bien, cher Monsieur Emporio, qu’il ne faut pas se référer à des textes quand on n’en connaît pas la teneur.
Bien cordialement
Audouin
Philippe
13 novembre 2010 @ 14:27
Sigismond,
Je vous rassure, je n’oublie pas l’existence des princes
de Sicile et de Parme, et je connais très exactement leur
place dans l’arbre généalogique capétien. Je n’ai jamais
non plus prétendu que ceux ci étaient concernés par
l’affaire Godoy… et j’apprécierais que vous ne me prêtiez
pas de propos aussi stupide. Parler pour les autres, ou
préjuger de leur inculture, sont des procédés déloyaux.
Pour être clair, je vous dirais que je me fiche bien que quelques dizaines de cousins capétiens espagnols, italiens, néerlandais, luxembourgeois, danois ou vénézuéliens, soient les aînés des Orléans dans l’arbre généalogique capétien. Le mythe de
l’aînesse absolue dans la famille capétienne me parait être devenu
aujourd’hui aussi stupide que l’a été hier la grande scène du
drapeau du comte de Chambord.
Je m’étonne, en revanche, que les tenants de cette « aînesse »
prétendument sacrée (mon oeil !) ne soient pas gênés par les
doutes écrasants qui existent sur l’ascendance Luisalfonsienne…
L’Esprit Sain aurait-il soudainement décidé de promouvoir la
race des Godoy ???
Chambord était un lâche, doublé d’un imbécile. Il s’est montré
bien indigne d’être le fils d’Henri IV. Je considère que même son
absence d’héritier est à mettre à son passif. Il en aurait fallu plus que trois couleurs et une épouse infertile pour arrêter le Béarnais !
A cause de Chambord, et de ses atermoiements, les français ont
pris une autre voie. Jamais on ne saura, s’il avait régné, quel successeur on lui aurait trouvé. Un espagnol, un Orléans ?
Y aurait-il eu débat, guerre civile ? Peut-être une conférence
internationale, ou une guerre européenne ?
Mais aujourd’hui, après 140 ans de république, comment peut-on imaginer vendre aux français un roi dont les pères ont quitté la patrie depuis 9 ou 10 générations, et qui, par surcroît, se contrefiche ostensiblement de la France, de ses habitants et de sa culture ?
C’est complètement irréaliste.
Il ne peut y avoir d’autres chefs de la maison de France que les Comtes de Paris, tout simplement parce qu’ils sont les seuls à
avoir continûment partagé le sort de leurs compatriotes …
Bien à vous,
Phil.
Padraig
13 novembre 2010 @ 19:29
Philippe 92
Bravo pour votre intervention qui résume parfaitement ce que je pense, ainsi que pour en connaître beaucoup, ce que pensent la grande majorité des royalistes français. Il existe maintenant une grande diversité politique parmi eux, ainsi que dans leurs publications (de gauche à droite si l’on veut simplifier) mais ils se retrouvent tous en ce XXIème siècle sur leur choix de la famille de France donc de la Branche d’Orléans pour représenter l’espoir royaliste.
Bravo encore Philippe pour avoir fait cette synthèse !
Padraig
13 novembre 2010 @ 19:31
Le message de Philippe a changé de numéro, mais c’est bien le sien que j’ai voulu saluer ;-))
ML
13 novembre 2010 @ 20:29
Philippe,j’apprécie beaucoup votre argumentation Et je partage votre avis sur le comte de Chambord :une catastrophe !
Audouin
13 novembre 2010 @ 20:31
A l’auteur du Message n°93(l’année de la Terreur!)
Vos propos rageurs, méprisants, sans nuance, dépourvus d’esprit et, je me permets de vous le dire, à la limite de la vulgarité, tout cela pour introduire une plate profession de foi orléaniste, trahissent un totalitarisme de la pensée peu rassurant…
Audouin
Charles
13 novembre 2010 @ 23:01
Philippe,
Un tres grand merci pour votre expose si realiste.
Les princes d’Orleans ont toujours servi la France depuis la chute de la monarchie.
Ils ont aussi paye le prix fort leur naissance puisque Napoleon III et la republique n’ont pas hesite a les exiler a l’etranger.
Les princes d’Orleans sont devenus Maison de France le plus naturellement du monde, des le deces du comte de Chsmbord en 1883.
Le comte de Paris a alors recu les condoleances de tous les souverains d’Europe, et les monarchistes francais se sont regroupes derrière le chef de la Maison d’Orleans, devenu nouveau chef de la Maison de France.
La tres grande majorite des legitimistes ont alors fait allegeance a leur nouveau roi Philippe VII, comte de Paris.
Ma famille si fidele au comte de Chambord a aussi fait allegeance au chef de la Maison d’Orleans, aussitot le deces du comte de Chambord connu en France comme la tres grande majorite des monarchistes francais a cette époque. Seule une poignee d’irreductibles ont refuse de reconnaitre les droits des princes d’Orleans. Voilà la seule verite historique.
Les princes d’Orleans ont assume leur devoir avec sagesse et constance. Ils sont demeures Francais et ont servi la France depuis avec courage et patriotisme. Meme lorsqu’ils etaient interdit de territoire, les princes ont servi avec loyaute leur pays. Le duc de Guise a soigné les blesses a la frontiere francaise et son fils le defunt comte de Paris a servi dans la Legion sous un nom d’emprunt.
Quant au comte de Paris actuel, il a servi son pays durant 13 ans et a ete decore pour faits d’arme et acte de bravoure durant la guerre d’Algerie. Le prince Francois est mort au combat pour la France. Le comte de Paris a organise une emouvante ceremonie du souvenir a Dreux pour le cinquantieme anniversaire de sa disparition.
Le Dauphin Jean a recu ses galons d’Officier a Saumur, avant de servir au 7eme regiment de Chasseurs a Arras.
La notion de service a toujours ete la principale preocupation des princes de la Maison d’Orleans.
Le duc de Vendome assume son role de Dauphin et souhaite desormais se faire connaitre pour ses actions de mecenat, de sauvegarde de la langue francaise et du patrimoine francais.
Il organise, participe et preside a l’etranger des conferences sur des sujets qui lui tiennent a coeur.
Le Dauphin presidera vendredi prochain a Paris l’assemblee generale de l’Association Gens de France qu’il a cree pour l’aider a mener son action politique et culturelle.
Le prince evoquera pour ses fideles l’annee Henri IV et ses nombreux deplacements en province sur les traces du bon roi Henri.
Il est aussi interessant a noter que le roi Henri IV porta aussi le titre de duc de Vendome avant son avenement. C’est pourquoi aussi le prince Jean et l’association Gens de France pris a sa charge la restauration d’une statue d’Henri IV a Vendome. La statue restauree fut inauguree il y a peu de temps en presence des autorites locales, du duc et de la duchesse de Vendome et du petit prince Gaston.
Lors de l’assemblee de vendredi, une evocation du Paris d’Henri IV sera evoquee en images avec la participation de Louis Daufresne.
Un cocktail sera ensuite servi dans les salons du centre Malesherbes en presence du Dauphin et de la Dauphine, toujours soucieux d’être a l’ecoute des Francais.
Les royalistes esperent tous la presence a ce cocktail du prince Gaston, qui fetera ce jour la ses un ans.
Esperance!
Audouin
14 novembre 2010 @ 09:12
Charles (78)
Sensationnel! Un « Borbon espagnol » vous aurait donc fait part de son ancêtre Godoy en exclusivité, à vous Charles? Comment en est-il aussi certain? Nous prenez-vous pour des jobards? Ainsi, vous seriez aussi le confident des Bourbons d’Espagne, en plus de servir les d’Orléans? Et puisque cette soi-disant confidence n’a rien de « secret », donnez-nous donc l’identité, s’il n’est pas né du fruit de votre débordante imagination, de ce « Borbon d’Espagne », sûr à 100% de son ascendance? Je crains, mon bon Charles, que votre orléanolâtrie ne vous fasse perdre le sens commun…
Audouin
palatine
14 novembre 2010 @ 11:26
Philippe, sans vouloir entrer dans vos querelles dynastiques, étant étrangère, je relève ce que vous dites sur le comte de Chambord. Vous le savez, je m’intéresse bcp dans les biographies et autobio à l’enfance et l’éducation des personnages. Et je me dis pour ce comte, que les bigotes (ici la duchesse d’Angouleme) font toujours de mauvaies educatrices. La duchesse a quasiment kidnappé le comte, enfant, et en a fait l’homme que vous decrivez bien. Cela fait réfléchir. Surtout si l’on compare cette education avec celle de Louis-Philippe et Madame Adelaide, sous la houlette (je ne dis pas la férule) de la comtesse de Genlis.
naucratis
14 novembre 2010 @ 12:46
Charles 98
Bravo pour cet exercice amusant concentré de mauvaise foi, d’élucubrations et de servilité !
Le tout dans un style tellement hagiographique à l’égard de la famille Egalité qu’il en est tout à fait ridicule.
Une question : l’orléanisme (ou orléanolâtrie) est-il un mouvement sectaire qui procède au lavage de cerveau de ses adeptes ?
Louise-Marie
14 novembre 2010 @ 13:53
Naucratis,
Charles dresse un portrait bien reel du mouvement monarchiste francais depuis le deces du comte de Chambord.
Et c’est cela qui semble vous deranger. Les elucubrations viendraient plutot de votre camp qui reecrit l’histoire selon ses desirs.
Vos arguments semblent aussi tres leger. N’essayez pas de faire passer Charles pour un royaliste bebete et servil. Le procedes n’est ni fair play, ni loyal, ni surtout credible.
Quant a la mauvaise foi, elle est presente dans tous vos propos.
Charles
14 novembre 2010 @ 14:25
Naucratis,
Je suis royaliste legitimiste comme l’a toujours ete ma famille. Le mouvement liberal orleaniste est bien mort de sa belle mort depuis 127 ans déjà. C’est pourquoi il est inutile et vain de me qualifier d’orleaniste aujourd’hui alors que je defends le comte de Paris, seul et unique pretendant legitime au trone de France.
Vous utilisez des termes volontairement inadaptes pour tromper et induire en erreur. Ce procedes n’est guere a votre honneur.
Il est aussi facile mais particulierement malhonnete d’essayer de me faire passer pour un royaliste betasse et ridicule aux yeux des lecteurs du site.
Seriez-vous a ce point en manque d’argument pour vouloir me ridiculiser de la sorte?
Grace au prince Jean, l’idee monarchique renait en France.
La Dauphine s’engage a ses cotes au service du bien commun et des Francais.
L’Esperance monarchique demeure.
naucratis
14 novembre 2010 @ 16:19
Charles,
Je suis loin de vous considérer comme bêtasse ! Mes propos ne vont pas dans ce sens et, si vous avez cru le contraire, c’est sans doute que je n’ai pas été suffisamment clair.
En revanche, je ne crois pas exagérer en disant que vos interventions sont extrêment manichéennes : les Orléans sont tous parfaits, droits et dignes (sauf la duchesse Diane, eh oui je vous lis ;)) et tous ceux qui les critiquent ou osent rappeler quelques faits historiques en leur défaveur sont très très très méchants. Voilà ce qui me parait tout à fait ridicule et affaiblit fortement la portée de vos propos.
En outre, il est assez cocasse que vous me reprochiez mon manque d’arguments, quand vous cautionnez et alimentez des arguments sordides quant à la bâtardise supposée de la brache aînée de la faimlle capétienne. Ceux qui utilisent ces arguments se déhonorent et se discréditent eux-mêmes. Je ne connais pas votre prince Jean d’Orléans, je suppose qu’il est intelligent et éduqué, je ne crois pas qu’il aimerait être soutenu par des partisans qui sortent leurs arguments des caniveaux.
Enfin, vous vous prétendez légitimiste. Eh bien de deux choses l’une. Soit vous l’êtes vraiment et j’avoue que je n’avais pas compris que vous étiez fidèle au duc d’Anjou, aîné des Capétiens. Soit vous usurpez le terme de légitimisme en faveur de la branche Egalité et là je vous demande si vous, les orléanistes, n’êtes pas las d’usurper les droits, les titres, les noms de la branche aînée.
Charles
14 novembre 2010 @ 17:24
Naucratis,
L’orleanisme a bel et bien existe en France entre 1830, debut du regne de Louis-Philippe, roi des Francais et 1883, date du deces du comte de Chambord.
Ma famille, legitimiste, a soutenu les Bourbons Francais contre les Orleans jusqu’au deces du comte de Chambord, dernier Bourbon Francais.
Des le deces d’Henri V, ils se sont rallies au comte de Paris comme la tres grande majorite des royalistes francais.
Ils n’ont pas ete un seul instant orleanistes. Ils soutenaient alors le seul heritier dynastique du comte de Chambord, le comte de Paris. Je suis comme eux royalistes convaincus, mais certainement pas un orleaniste.
Voici la seule realite historique, ne vous en deplaise.
Padraig
14 novembre 2010 @ 17:27
Depuis la mort du comte de Chambord, en France, la différence ancienne entre royalistes « orléanistes » et « légitimistes » est indiscernable puisque la Famille d’Orléans est devenue seule légitime. Les 2 anciens camps se sont fondus en un seul.
Charles
14 novembre 2010 @ 17:51
Padraig,
Vous avez tout a fait raison.
Après le deces du comte de Chambord, les legitimistes et les orleanistes soutenaient les princes d’Orleans.
Les orleanistes et legitimistes sont devenus les seuls royalistes.
Les partisans de don Luis-Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu ne peuvent en aucun cas se qualifier de legitimistes puisque ce mot a un sens bien different.
Il semblerait que ces quelques royalistes favorables aux Bourbons espagnols utilisent volontairement le mot legitimiste dans le seul but de tromper les non-inities.
C’est pourquoi il est important de denoncer les procedes dloyaux de certains pour manipuler l’opinion.
Audouin
14 novembre 2010 @ 18:56
Charles
Auriez-vous l’obligeance de vouloir bien nous indiquer l’identité du « Borbon espagnol » qui vous aurait « part de son ancêtre Godoy » et nous dresser la liste, si vous le pouvez, des « Borbons » qui revendiquent leur bâtardise « sans le moindre complexe »? Bien que je sois généralement bien documenté en ce qui concerne les princes de la Maison de Bourbon, je dois manquer d’informations dans ce domaine
J’en connais au moins un qui s’est vanté URBI ET ORBI de sa bâtardise: c’est, vous le savez sans doute, le citoyen Egalité, ci-devant duc d’Orléans, ancêtre du prétendant actuel: le 10 février 1793, à la tribune des Jacobins à Paris, il a déclaré solennellement et sans le moindre complexe qu’il n’était pas le fils du défunt duc d’Orléans, mais celui du cocher Lefranc, amant de sa mère.
Ce n’est ni un ragot, ni une rumeur, c’est un fait historique vérifiable aux Archives nationales, Hôtel de Soubise à Paris.
Audouin
Sigismond
14 novembre 2010 @ 19:57
Philippe (93)
Je ne prétendais pas parler pour vous ou préjuger d’une quelconque inculture, je m’interrogeais simplement sur le sens de votre étrange question, dont je vous rappelle la teneur : « pourquoi les partisans de Don Luis Alfonso , préfèrent-ils un faux “Bourbon”
à un vrai Orléans » ? Comme s’il ne restait plus un seul vrai Bourbon et qu’il fallait donc s’incliner devant les Orléans !
Mais vous venez de me donner la réponse : vous vous fichez bien que « quelques dizaines de cousins capétiens espagnols, italiens, néerlandais, luxembourgeois, danois ou vénézuéliens, soient les aînés des Orléans dans l’arbre généalogique capétien. »
Vous citez différentes nationalités, mais vous omettez étrangement de préciser que beaucoup de ces cousins Bourbons sont français, à commencer par Monseigneur le duc d’Anjou et ses fils, mais aussi le prince Charles de Bourbon Deux-Siciles (celui qui est né à Saint-Raphaël), et beaucoup de princes de Bourbon Parme.
L’aînesse absolue dans la famille capétienne n’est pas un mythe mais un fait historique assez unique dans l’histoire du monde, une continuité de plus de huit cents ans qui donne au duc d’Anjou une légitimité bien plus solide que celle de beaucoup d’autres chefs de maisons royales.
Les ragots sur Godoy n’ont pas plus de véracité que les ragots qui circulent sur diverses générations Orléans.
Le comte de Chambord a fait preuve d’un grand courage en exigeant le drapeau blanc comme condition de son accession au trône. Je l’ai toujours admiré pour cela.
En revanche, il a été lâche de garder le silence (pour une vieille histoire de dépit amoureux ainsi que pour des divergences politiques, qui étaient dérisoires par rapport à l’enjeu capétien) sur la personne de son légitime et obligatoire successeur, le prince Jean de Bourbon, comte de Montizon. De 1861 à 1883, vingt-deux années se sont écoulées pendant lesquelles Henri V aurait pu parler haut et fort pour désigner et imposer le prince Jean aux légitimistes (comme Henri III avait désigné le roi de Navarre). Au lieu de cela, Chambord s’est contenté de distiller des petites phrases sibyllines destinées à ménager la chèvre et le chou, dont chacun des deux camps fait aujourd’hui son miel en les interprétant à son propre profit. Du reste, beaucoup de légitimistes de l’époque se sont révélés n’être au fond que des chambordistes, englués dans le culte de ce prince pathétique qui aurait pu faire sienne la phrase « après moi, le déluge » (que d’aucuns prêtent à son ancêtre Louis XV, sauf que le Bien-aimé ne l’entendait pas dans le même sens, mais plutôt qu’il craignait le pire du règne de son petit-fils). Rendons grâce à Madame la comtesse de Chambord pour avoir su imposer son beau-frère (malgré tous les griefs qu’elle avait contre lui) : Jean III (accompagné de ses deux fils et de son petit-fils, qui seront ses trois successeurs) présida légitimement les obsèques d’Henri V. Philippe d’Orléans dut se contenter de jouer au prétendant, entouré d’une cour d’opportunistes.
Pierre-yves
14 novembre 2010 @ 20:13
Philippe, 93,
Je pensais bien que participer à cette gentille conversation entre amis devait vous démanger !!!!
Vous voilà lâché au milieu du ring; j’espère que vous n’avez pas oublié votre carapace au vestiaire car anathèmes, coups bas et invectives y sont distribués avec une inépuisable prodigalité.
La preuve?
Prenez votre post, adressé à Sigismond. Eh bien, c’est le Audoin Le Grand qui, en retour, vous cisaille (j’allais écrire « décapite », un comble à son sujet !!!), sans même citer votre prénom, signe d’une altière et dédaigneuse colère de sa part.
De l’autre côté, on n’y va pas de main morte non plus !
Il fallait être Charles pour lire à travers vos propos un serment d’allégeance au prétendant actuel Jean de Vendôme. Et d’en tartiner une page sur les magnifiques mérites de ce prince et des ses valeureux ascendants. Charles fait décidément flèche de tout bois.
Mon cher Philippe, vous voyez bien qu’il serait plus sage de laisser les crabes s’entredévorer. Entre la morgue des uns et l’aveuglement des autres, il n’y a guère de place, hélas, pour le bon sens et le pragmatisme que vous essayez de faire valoir.
J’imagine que le fait que le débat soit ainsi verrouillé doit copieusement irriter le royaliste que vous êtes.
Mais convenez avec moi que le dossier du retour de la monarchie en France reste cantonné au stade de l’utopie folklorique, surtout au regard de l’importance des difficultés qui pèsent sur notre pauvre vieux pays. Alors à moins que la perspective de prendre des coups ne vous stimule, à quoi bon se mêler de cette anachronique guerre des gangs?
Emporio
14 novembre 2010 @ 22:27
Audoin(92)
Mon Cher Audouin, vous étes Passez maitre dans l’art de noyé le poisson, Moi je suis pragmatique que les Cortés raye de la succession au trône d’Espagne les enfants litigieux, je me pose des questions?.
Dés lors qu’ils ne sont pas les Héritiers immédiats, puisque les fréres ainés sont nourris et blanchis au Chateau de Valençay, en France au frais de Napoléon, Politique Intenational? a d’autres.
Je comprend votre position, aussi malhaisé que celle des Naundorfistes, Alfonsistes même combat.
Mes amitié Audouin
Paul-Emmanuel
14 novembre 2010 @ 23:06
Oui Charles (103), l’espérance monarchique demeure. Et elle demeure parce qu’elle s’incarne en la personne du prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de ses deux fils.
Elle demeure malgré les mensonges et les attaques des partisans de la branche déchue.
R-N
15 novembre 2010 @ 00:54
Honorade (91) Ajoutons que les débats sont compliqués car ils font intervenir des arguments souvent différents de la norme officielle, laquelle n’est pas toujours juste non plus.
Naucratis (104) Je suis d’accord avec vous ! De même qu’avec Audoin.
Philippe (93) Vous dressez un réquisitoire trop rapide. Votre idée que l’on ne peut vendre aux Français un roi dont les pères ont quitté la patrie, indique la préoccupation de proposer un roi, qui déterminerait de façon pratique le choix de celui-ci. Nous nous trompons simplement de débat. La stratégie pour une éventuelle monarchie dans l’avenir, est un tout autre débat que celui, traditionnel, qui se poursuit depuis si longtemps : celui sur l’héritage dynastique.
Une autre inexactitude se trouve dans ce passage : car depuis des générations maintenant, les Bourbons d’Espagne ont renoué des attaches directes avec la France.
Le fait, pour les Orléans, de faire état de services, n’entre pas en cause dans la position vis-à-vis du trône, sinon, beaucoup de monde pourrait prétendre. Et ces services ne constituent pas non plus, vis-à-vis des Bourbons de la branche Louis, la question subsidiaire pour désigner le champion.
Charles (98) Je ne répondrai ici qu’à votre argument sur la poignée d’irréductibles, déjà donné. S’il n’y avait pas eu les irréductibles d’un petit village gaulois, nommés Astérix, Obélix, Panoramix, Abraracourcix, Assurancetourix, et tous les autres, sans oublier Idefix, les Gaulois seraient romains !
On peut dire la même chose pour 1940, avec le Général de Gaulle.
Padraig (94) et Charles en général : vous ne pouvez obliger les gens qui reconnaissent un autre héritier à admettre le vôtre. Le nombre ne confère aucune légitimité, et cet argument qui est de même sorte que celui de Philippe (93) n’aurait de valeur que dans le cadre d’un vote, s’il se produisait aujourd’hui.
Pour la question de ce Bourbon se déclarant Godoy, comme Audoin je n’y crois pas, ou alors il s’agit d’une remarque qui aura été mal interprétée, comme je le crois de l’amusement du Comte de Paris et du Comte de Barcelone. Même si c’est exact, ça n’entraîne pas de conséquences dynastiques pour les personnages par ailleurs concernés. Il sera répondu à cette question Godoy très bientôt…
Sigismond
15 novembre 2010 @ 09:28
R-N (113)
Je suis ému et touché par votre comparaison entre les irréductibles légitimistes de 1883 (autour de du Bourg, d’Andigné, le général de Cathelineau…) et les irréductibles français libres de 1940 (autour du général de Gaulle). Votre argument est très juste.
Audouin
15 novembre 2010 @ 17:33
emporio (112)
Vous affirmiez sans preuves que les Cortes constitutionnelles de Cadix ont écarté de la succession l’Infant don Francisco de Paula « pour cause de bâtardise ». J’ai pris la peine de vous répondre le plus clairement possible, références à l’appui: 1)que le décret d’exclusion du 18 mars 1812 ne mentionne pas la bâtardise comme étant la cause de cette exclusion; 2) qu’il ne concernait pas le seul infant mais également sa soeur aînée doña Maria Luisa; qu’il avait été abrogé le 18 juillet 1812, « le motif l’ayant inspiré ayant disparu ».
Que vous faut-il de plus? Maintenant, vous n’ osez plus rien affirmer, mais vous vous posez des questions (sic)…
Qui noie le poisson, Monsieur, vous ou moi?
La réponse est dans le salmigondis de votre dernier message.
Audouin
Sigismond
15 novembre 2010 @ 18:02
R-N (113)
Vous avez bien raison de marquer la dichotomie entre d’une part, le débat sur la stratégie pour une éventuelle monarchie en France dans l’avenir (pour ma part, je n’y crois pas du tout), et d’autre part un tout autre débat qui est celui sur l’héritage dynastique. La France est une république et elle le restera, mais ses présidents sont éphémères et ils ne font que représenter le pays à un instant donné. L’aîné des Capétiens quant à lui, est l’incarnation permanente de la France. C’est pourquoi il est si important que Monseigneur le duc d’Anjou occupe la place qui lui revient de droit, comme le 14 mai dernier à Saint-Denis ou comme chaque année à la messe de fondation des Invalides.
La Lettre n° 52 de la fédération des associations Présence du Souvenir Bourbonien, nous donne beaucoup de détails très intéressants sur les cérémonies du 14 mai : http://psbenlyonnais.free.fr/Lettre52.html
Comme on peut le lire, la République est pleine d’égards pour l’aîné des Capétiens, ce qui est le signe encourageant d’une France réconciliée avec son passé.
Il est émouvant aussi de lire qu’après la cérémonie à la basilique, lors de la réception donnée à la mairie de Saint-Denis, le défunt duc de Parme avait rendu hommage au Mémorial de France à Saint-Denys, qui avait été fondé par son père en 1914.
marie-françois
15 novembre 2010 @ 20:11
Philippe (93)
Comme vous avez raison d’écrire que le mythe de l’ainesse absolue est aussi absurde que la grande scene du Drapeau jouée par Chambord …
Marchons, marchons comme sur la scene virtuelle de l’Opera mais restons immobiles, surtout !
C’est la recherche névrotique de l’échec qui se manifeste par une installation dans l’attentisme hors du chemin et de l’action.
Le drame c’est que certains ont cette pathologie depuis un siecle.
Amicalement
François
Philippe
16 novembre 2010 @ 00:43
Pierre-Yves (110),
J’ai ri de bon coeur en vous lisant ! De fait, que suis-je allé
faire dans cette galère ? Avez vous lu la violence de certain
petit marquis ???…
Bref, je crois que vous avez raison. Sauf, bien sûr, sur le
dernier point…
La monarchie n’a rien d’anachronique !! Si vous ne l’avez pas
encore fait, lisez le message de notre camarade internaute
Mimich le Belge, sous l’article consacré à Ulrich Habsburg
Lothringen … il n’y a rien à ajouter à son propos.
Merci à ML, Padraig, Charles et Marie-François pour leurs
messages,
Au plaisir de vous lire,
Phil.
Audouin
16 novembre 2010 @ 10:11
Cher Sigismond (113)
Il faut vous savoir gré d’avoir publié ce lien. Texte et photos inédites en disent plus long que les dizaines de mises au point que nous nous échinons à publier ici pour rétablir des vérités occultées depuis 123 ans. Ils remettent à leur place les activistes de la faction orléaniste qui passent leur temps à déformer les faits et à dénigrer le chef de la dynastie. Certains doivent aujourd’hui être verts de rage. ;-)
Bien à vous.
Audouin
R-N
16 novembre 2010 @ 12:14
marie-françois (117) la recherche de l’échec a été le fait des Orléans depuis la période que vous décrivez, si l’on ne remonte pas avant.
Puisque cette famille prétend par la voix de ses défenseurs ici, ou par la sienne représenter le pays et la continuité, elle est donc bien la responsable de la marginalisation totale du royalisme constatée depuis si longtemps, sans parler de la sienne propre.
On ne peut pas reprocher aux Bourbons des autres branches d’être la cause directe de cet effondrement.
Il s’agit d’un constat qui se trouve lui aussi en dehors du débat sur l’héritage royal, mais il était nécessaire de replacer cette vérité.