Le comte de Paris a fait avoir il y a peu qu’à son décès, son successeur serait son fils aîné le prince François, comte de Clermont. Etant handicapé le prince serait alors épaulé par un conseil de régence. Le prince Jean, duc de Vendôme, tuteur légal de son frère le prince François, a émis ce 1 août 2016 un communiqué dans lequel il conteste ces dispositions et réaffirme clairement qu’il est le seul successeur de son père à la tête de la famille royale de France. Cliquez ici pour lire le communiqué en détails. (Merci à Vincent et Anne)

Gérard
2 août 2016 @ 09:52
N’étant pas membre de la famille royale, je me garderai par respect pour le chef de celle-ci de donner ici mon sentiment sur le revirement récent qui a été le sien mais j’observe que cette modification intervenait de très nombreuses années après ce qui avait été prévu par le défunt comte de Paris et bien longtemps après que l’actuel comte de Paris a commencé d’assumer les charges de chef de la maison.
On rappellera aussi que le défunt comte de Paris avait désigné le prince Jean comme son héritier direct, position sur laquelle il était revenu après s’être réconcilié avec son fils dont le divorce et le remariage civil n’avaient pas été acceptés et se trouvaient être contraires aux règles de dévolution.
L’acte par lequel l’actuel comte de Paris a désigné son fils aîné comme son héritier dynastie est advenu il y a peu alors que le prince François maintenant âgé de 55 ans a été la plupart des années de sa vie privé de l’affection visible et du soutien de son père comme hélas ses frères et sœurs et ne put compter que sur l’affection et le soutien de sa mère, du prince Jean, de son frère et de ses sœurs et de ses grands-parents.
Il faut par ailleurs se rendre à l’évidence, sans qu’on puisse accuser quiconque de discrimination et surtout par les pouvoirs publics, les personnes considérées comme des incapables majeurs sont privées d’un grand nombre de droits et en particulier celui d’être élu ou électeur, ce n’est pas la conséquence d’une volonté de les contraindre mais la conséquence de la volonté de les protéger aussi durent que soient les conséquences.
Aucune personne de cette catégorie ne peut donc inspirer sous n’importe quel régime à l’exercice des plus hautes fonctions d’un État.
Je crois par ailleurs qu’il vaut mieux éviter les jugements simplistes sur la méchanceté des uns et des autres, nous savons bien que la vie humaine est complexe ainsi que les sentiments que chacun. Feu le comte de Paris a pu ressentir de l’aigreur mais il n’était pas du tout un homme méchant, le prince Jean a été élevé comme son grand-père avec l’idée qu’il devait avoir des responsabilités et il a toujours voulu les assumer sans être animé par une véritable ambition personnelle et il est un homme profondément juste et bon.
La cause royale française affaiblie ces dernières années par une querelle dynastique inutile se doit d’être en phase avec la réalité.
Milena K
2 août 2016 @ 12:37
Etre « en phase avec la réalité »,Gérard,c’est,me semble-t-il,accepter que la monarchie ne reviendra jamais en France et,en tous cas,surement pas dans les prochaines décennies.Et à cet égard,encore une fois,tous ces communiqués sont totalement vides de sens ,et les Orléans père et fils piètres acteurs d’une mauvaise comédie qui leur ôte le peu de visibilité et de crédibilité qu’ils avaient déjà.
Ysengrin
4 août 2016 @ 07:33
J’avoue ne pas comprendre le sens de votre intervention. Bien sûr on peut être républicain, mais dans ce cas on ne se fatigue pas à polir des commentaires sur la famille royale. Ni à abjurer les royalistes de…ne plus l’être. Que vous le vouliez ou non, il y a en France beaucoup de gens qui n’aiment pas ce que la république a fait de leur pays. Et qui espèrent revenir à un régime national. Que cela vous plaise ou non, et quelle que soit leur opinion sur le titulaire de la légitimité, ils sont contre la république et pour la monarchie.
Gérard
7 août 2016 @ 17:57
Milena, Ysengrin a raison. Nous sommes en République mais chacun peut rêver et même faire des projets.
Ne négligez pas la force de l’imagination. Contrairement aux révolutionnaires les monarchistes ne prônent pas le renversement d’un régime donc ils sont, par le respect des lois, le paiement des impôts, le service public, parfois le sang versé, les serviteurs obligés.
Mais l’histoire du monde du monde démontre que rien sur terre n’est définitif. Valery disait que les civilisations savent maintenant qu’elles sont mortelles et des insensés ont projeté de nos jours de détruire la nôtre.
Il nous reste la force de l’imagination, des idées et des idéaux.
Notre République nous assure en principe un régime démocratique et un État de droit. Nous y tenons. Mais tout peut être amélioré.
Le couronnement de la démocratie est envisagée dans plusieurs pays soucieux de pérennité.
De tout temps des régimes, justes ou injustes, sont tombés et on ne pourra pas nier qu’il fallut pour cela, outre des circonstances, la volonté et l’énergie de certains hommes et femmes, leurs rêves et leurs projets. Il a fallu des résistants au nazisme en Allemagne, des antifascistes en Italie, des résistants en France, des anticommunistes à Moscou. Il a fallu un syndicaliste à Gdansk, un pape à Rome, de grands hommes d’État et des peuples résolus.
Il y a aujourd’hui un peu partout dans le monde des peuples et des individus qui veulent leur liberté, le respect et la paix.
laure2
2 août 2016 @ 21:27
Mais ne croyez vous pas , que le defunt comte de Paris n’avait lui aussi etabli sa succession que dans le but de nuire à son fils ? Quand à la comparaison de celui ci avec le prince Jean , elle n’est pas à l’avantage de ce dernier qui parait plus sympathique , le defunt comte de Paris , pantin dans les mains du pouvoir ,gonflé d’orgueil ne fut qu’un jouet pour de Gaulle ou Mitterrand , un idiot utile aveuglé par ses ambitions et qui ne legua à sa famille que la zizanie et les reliefs de sa fortune .La roue tourne l’histoire se répéte . Que le comte de Paris retablisse la primogeniture male n’a finalement peu d’importance tous ces actes ne valant pas grand chose au regard de l’histoire qui a vu monter sur le trone , des malades , des enfants , des débiles tous soutenus par une régence , rien à voir avec les droits des handicapés ou la tête de machin chose .
Et que sont ces manières inélégantes de la part des deux princes que de régler ces questions sur la place publique, même une famille modeste sait que le linge sale ne se lave pas en publique c’est un comble .
Gérard
7 août 2016 @ 18:02
Laure ce n’est pas une question de linge sale. Tout ce qui touche une dynastie intéresse ou a vocation à intéresser bien au-delà de la famille. Et le défunt comte de Paris n’avait pas établi sa succession pour ennuyer son fils mais il tenait compte des réalités de la vie.
Par ailleurs vous ne connaissiez pas cet homme qui était l’une des personnes les plus intelligentes que j’ai eu l’honneur de rencontrer et de fréquenter.
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 00:03
Gérard,
Vous vous égarez encore une fois.
Vous écrivez : « Aucune personne de cette catégorie (handicapés mentaux) ne peut donc inspirer sous n’importe quel régime à l’exercice des plus hautes fonctions d’un État. »
Que faites vous du roi Othon de Bavière ? Dans la catégorie prétendants (ce que sont Henri, et prochainement François d’Orléans) que faites vous des deux ducs frères ainés d’Elie de Parme ? Que faites vous de Charles II d’Espagne ou de Jeanne la Folle ? Et récemment que faites vous du roi Dipendra du Népal, proclamé ainsi alors qu’il se serait tiré une balle dans la tête et était dans le coma. Tous ces exemples balaient totalement votre thèse.
Vous déclarez : « son fils dont le divorce et le remariage civil n’avaient pas été acceptés et se trouvaient être contraires aux règles de dévolution. » Quelles règles ? L’acte de 1964 ? en quoi serait-il valable ? S’il l’a été, Henri l’Ancien a rétabli Henri le Jeune, celui ci devenu selon vous Cte de Paris, pourquoi ne pourrait il pas amender à son tour les règles de dévolution dont vous parlez ?
Gérard
7 août 2016 @ 18:05
Dans tout régime politique Louis je crois qu’il faut un minimum de réalisme. Nous parlons ici de la France et non pas du duché disparu de Parme évidemment. Je ne m’égare pas mais je ne suis pas de votre avis. Pour autant je ne dis pas que vous êtes égaré car je suis respectueux des opinions des autres.
Roch
2 août 2016 @ 09:58
Faut-il que le comte de Paris soit stupide pour juger que son fils Jean, pourtant tuteur légal du prince François, ne soit pas en mesure de prendre les décisions pour François !
Doit-on rappeler au prince justement que du point de vue légal Jean est la seule personne habilitée à prendre les décisions pour son frère.
Ce conseil de régence est donc ridicule.
La vengeance du comte de Paris est indigne, et je soutiens le duc de Vendôme.
Gérard
2 août 2016 @ 13:14
Pourquoi aussi deux personnes étrangères à la famille dans ce « conseil de régence » qui avait été prévu, même si l’une est un professeur d’université, des personnes peu connues et dont le nom n’ajoute rien à la gloire d’une famille royale ? Manifestement on voulait éviter aussi les amis du prince Jean, et en particulier les amis qui ont un nom dans la culture ou les institutions.
Et pourquoi pas alors le juge des tutelles qui est le seul qualifié en droit français pour apprécier les décisions du tuteur ? Et pourquoi pas la mère de la personne à protéger tant qu’elle est vivante, et pourquoi ni sa sœur, ni son frère Eudes ?
Brigitte - Anne
2 août 2016 @ 16:49
Tout à fait Roch
al getro
2 août 2016 @ 10:17
Dans le communiqué vous avez oublié de mettre la pièce jointe, l’acte du comte de Paris de 1981. On ne comprends pas la position du Prince Jean, sans cet acte. J’espère que ce n’est pas intentionnel, ce serait malhonnête !!!
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 00:05
En quoi l’acte de ce cte de Paris là aurait il plus de valeur que celui de ce cte de Paris ci ?
Pourquoi ce que l’un a fait, l’autre ne pourrait pas le défaire, alors qu’ils ont même titre, même position, même prétention.
C’est incompréhensible et aucun Orléaniste n’a d’argument solide pour contester à leur prétendu Comte de Paris le droit d’en faire à sa guise.
Mayg
5 août 2016 @ 15:11
Entièrement d’accord avec vous Louis de Lauban.
Gérard
7 août 2016 @ 18:06
C’est simplement la lutte entre le bon sens et la déraison. Le principe souhaitable est que le bon sens triomphe.
Licorne
2 août 2016 @ 10:19
Sans entrer dans les querelles « père-fils », il me semble que Jean, en rappelant une décision prise par son grand-père, ne s’exprime ici qu’au nom de bon sens. Il est important que les personnes en situation de handicap ne se trouvent ni exclues, ni stigmatisées, et on peut constater que du point de vue strictement familial, ni François, ni Blanche ne semblent avoir subi un quelconque ostracisme.
Si la France était demeurée une monarchie après 1848, il est évident que compte tenu de l’évolution démocratique des sociétés occidentales, notre système politique et institutionnel ressemblerait fortement à celui de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre ou de l’Espagne. Les décisions qui touchent à la succession n’appartiendraient pas à la seule famille concernée, mais aussi aux représentants de la nation. Si en Angleterre, William s’était trouvé dans la situation du prince François, il aurait certainement reçu un titre et un statut particulier, mais le parlement aurait pris une décision visant à désigner Harry comme successeur après Charles…
La question d’une restauration n’étant pas d’actualité en France, et malgré tout le respect du au prince François, pour sa naissance, et plus encore, pour sa fragilité, je n’ai pas compris la décision du Comte de Paris qui me semble absurde, anachronique et ajoute un soupçon de ridicule sur une famille qui, décidément n’en a pas besoin..
Gérard
2 août 2016 @ 13:06
Licorne je suis tout à fait de votre avis en ce qui concerne l’évolution nécessaire, et inéluctable, qui se serait manifestée si la France était toujours en monarchie.
Les princes ne sont pas toujours bien conseillés et doivent se méfier comme tous les dirigeants et tous ceux qui ont un rôle on pourrait en avoir un, de leur entourage.
On est bien obligé après tout cela se dire qu’il y a parfois dans certaines décisions quelque chose d’irrationnel qui ne devrait pas être et naturellement dans la décision de réduire le prince Jean à un rôle de « régent » la plupart des observateurs ont estimé qu’il s’agissait d’une brimade.
Brigitte - Anne
2 août 2016 @ 16:51
J’adhère complètement à votre commentaire Licorne .
Gérard
2 août 2016 @ 10:30
Il reste que nous n’avons pas trop à nous étonner des relations difficiles que peuvent avoir un roi, ici un chef de maison, un chef de famille, avec son fils aîné ou celui qui en tient lieu. C’est évidemment courant dans nos familles parfois et a fortiori à la tête des États comme on peut le voir aujourd’hui encore par exemple en Belgique, où deux hommes pétris de qualités éprouvent apparemment quelques difficultés à communiquer, on n’en est que plus heureux de voir l’harmonie qui règne entre le roi Juan Carlos et son fils.
Et puis on récolte évidemment ce que l’on a semé et il est plus facile que l’harmonie règne dans une famille où le père était présent, où il assume toutes ses obligations dans la mesure du possible.
Pour le reste bien sûr on songera à Louis XIV éloignant le dauphin son fils pendant si longtemps de son Conseil, on songera bien sûr entre autres au dauphin Louis futur Louis XI et à son père Charles VII et à leurs luttes, et on pourrait multiplier les exemples presque chaque fois où le roi et le dauphin ont vécu longtemps, et plus récemment on se souviendra des difficultés qui furent celles du précédent comte de Paris avec son fils. Dans la branche des prétendants espagnols on ne fut pas en reste à l’évidence.
Emeline
2 août 2016 @ 10:54
Ce conflit père/fils autour d’un homme handicapé est navrant. La famille Orléans ne cesse de se disputer autour de titres de pacotilles et de prétentions nobiliaires dont chacun sait qu’ils sont puériles et dépassés. Ni Henri, ni Jean ne méritent le moindre respect avec leur comportement abject.
dauvillier
2 août 2016 @ 11:24
pour la premire fois je participe.royaliste depuis toujours, pour moi la question est simple: au déces du comte de Paris, c’est le prince François qui lui succéderas. mais vu , helas, son incapacité vue sa maladie, c’est Mgr le duc de Vendome qui assumeraz la Régence. Vive le Roi à jamais!
Gérard
3 août 2016 @ 10:25
Je crois que la grande erreur dans cette affaire du comte de Paris, si son objectif était véritablement un souci de justice, d’équité, de respect du droit dynastique, a été de vouloir constituer sans consultation de l’un des deux principaux intéressés, et même évidemment des deux, une sorte de conseil de régence dans lequel on ne retrouvait pas les plus proches parents de la personne à protéger et seulement un cousin germain assisté de deux personnes peu connues et qui ne sauraient être considérées comme des personnalités incontournables. Ce conseil de régence paraissait surtout être une sorte de mise en tutelle du duc de Vendôme pour l’avenir.
Le comte de Paris a pu s’irriter de certaines attitudes de ses enfants mais plutôt que jadis de publier un livre indiscret sur cette question si intime n’était-ce pas à lui de réparer d’une manière ou d’une autre l’abandon, les privations affectives et matérielles dont ils ont souffert au moment où ils étaient les plus vulnérables ?
On ne saurait en l’espèce comparer cette attitude à celle de son père au moment de la crise que le divorce du comte de Clermont avait provoquée car à ce moment-là le défunt comte de Paris avait mis tout en oeuvre pour une grande réconciliation familiale qui ne put avoir lieu Ambroise.
Stéphane G.
3 août 2016 @ 12:24
L’actuel Comte de Paris a dit comment lors de la journée des dupes d’Amboise en 1987, il s’était faufilé dans le château et sortit de son trou comme un turlupin. Le comte de Paris fit un malaise, car bien sûr il n’avait pas été invité à la cérémonie de titulature de ses fils, donc parler de « grande réconciliation familiale » c’est vraiment tiré par les cheveux voire mensonger.
Gérard
7 août 2016 @ 18:09
Non ce n’est pas un mensonge car après cela le comte de Paris a essayé de trouver une solution qui n’a pas pu aboutir. Et le fauteuil qui avait été préparé pour Henri et a été occupé par le secrétaire général de la fondation Saint-Louis.
Cosmo
2 août 2016 @ 12:22
Je ne vois pas trop pourquoi les légitimistes du site réagissent. Cette décision est pour eux nulle et non avenue…mais il est si bon de pouvoir médire un peu, beaucoup, à la folie sur les princes d’Orléans, grand-père, père, fils, en se donnant le beau rôle de défenseur de l’opprimé.
Gérard
3 août 2016 @ 10:33
Cher Cosmo il y a une certaine logique dans l’attitude des prétendus légitimistes, d’une part ils se réjouissent évidemment de tout ce qui pourrait affaiblir aux yeux des monarchistes et des Français d’une manière générale la cause des Orléans, d’autre part et surtout ils considèrent que quoiqu’il puisse avoir été fait ou pas fait, l’aîné des Capétiens doit être le chef de la famille, même s’il y a renoncé, même s’il est handicapé, même s’il vit à l’étranger, même s’il est étranger, même si depuis trois siècles ses ancêtres sont étrangers, même si peut-être il ne descend pas biologiquement de mâle en mâle des Capétiens, il y a là une attitude fataliste et ceux d’entre eux qui croient en Dieu considèrent que ce sont les desseins de la Providence.
Louis de Lauban
3 août 2016 @ 12:10
Cosmo,
Moi je ne vois pas pourquoi ceux qui ne portent aucun intérêt aux princes de Bourbon ou d’Orléans et qui ne sont ni partisans de Louis de Bourbon ou de Henri, François, Jean ou un autre d’Orléans (pardonnez moi, mais on s’y perd), réagissent.
En réalité je sais pourquoi les uns et les autres réagisse, c’est la liberté d’expression. Usez en comme nous en usons, c’est à dire pour la vérité et la justice ;-)
Cosmo
3 août 2016 @ 19:09
En effet, Louis de Lauban, c’est la liberté d’expression qui permet d’intervenir mais quel est l’intérêt d’en user sur des sujets qui vous sont indifférents. Je n’interviens jamais, ou très peu, sur le Danemark, la Norvège, la Suède ou le Japon qui ne m’intéressent pas beaucoup en tant que monarchies.
Mais enfin si cela fait plaisir d’intervenir, ne serait-ce que pour envoyer ds piques, comme c’est le cas pour vos amis, pourquoi pas ? Ils n’en sortent pas grandis mais ils se sont exprimés, comme de gamins qui font leur crise d’adolescence.
Cosmo
Louis de Lauban
4 août 2016 @ 09:04
Cosmo,
Je m’étonne de votre message car justement, vous déclarez vous même que tous ces princes de France, de Bourbon ou d’Orléans vous sont indifférents. Et que dire des piques, car pour les manier vous n’avez rien à envier à un piquero dans un tercio ;-)
En revanche, pour les légitimistes, seuls vrais royalistes, cette malheureuse affaire est une preuve de plus du caractère erroné d’un prétendu royalisme orléaniste. En effet, cela démontre une fois de plus la fausseté, le traficotage, les manipulations diverses des règles de succession par les Orléans. Et pour justifier la position d’Henri ou celle de Jean, leurs partisans n’ont que peu d’arguments ou des arguments qui démontrent qu’ils n’ont aucun respect pour les lois fondamentales ou qu’ils en ont un tel qu’ils devraient ouvrir les yeux, ne plus douter et faire allégeance au roi légitime Louis XX.
Cosmo
4 août 2016 @ 12:33
Louis de Lauban,
Oui, ces princes me sont indifférents en tant qu’individus et Bourbon ou Orléans c’est la même chose, mis à part l’application d’un traité, sur lequel nous ne sommes pas d’accord. Mais la monarchie et son histoire m’intéressent au plus haut point.
Je vous remercie pour votre comparaison tauromachique. Quel compliment !
Ne vous trompez pas ! Les orléanistes respectent les lois fondamentales mais ils disent que comme toutes les lois, elles ne sont pas gravées de le marbre et donc sont susceptibles d’évolution, étant elle-même issues d’une évolution. Et leur argumentation, à laquelle je participe largement, vaut largement la vôtre qui n’est en fait qu’une affirmation.
C’est votre droit de le penser et c’est le droit des orléanistes de refuser l’allégeance à Louis de Bourbon.
Cosmo
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 08:15
Ah Cosmo, ce n’était pas tauromachique, mais historique et militaire, je faisais allusion aux piquiers dans les carrés espagnols des leurs armées du Siècle d’Or ;-)
Cosmo
5 août 2016 @ 12:39
Pardonnez mon manque de culture militaire…mais je le prends tout de même pour un compliment.
Cosmo
Louis de Lauban
6 août 2016 @ 11:05
Et vous avez raison, c’en était un :-)
Actarus
4 août 2016 @ 08:00
Mais mon cher, ils réagissent comme vous réagissez à chaque article sur Louis de Bourbon.
Bien amicalement,
A. ;-)
Mayg
4 août 2016 @ 15:32
Bien dit Actarus.
Cosmo
4 août 2016 @ 22:11
Cher Ami,
Je ne réagis pas aux articles sur Louis de Bourbon, je réagis aux réactions. Ce n’est pas la même chose.
Très amicalement
Cosmo
Actarus
5 août 2016 @ 08:06
Je saisis la nuance, tout en finesse. Bien vu, bien dit. ;-)
Cosmo
5 août 2016 @ 12:40
Merci, mon ami !
Anne-Claire
2 août 2016 @ 12:24
Est-ce que quelqu’un a pu déchiffrer le communiqué. Moi non; tout simplement illisible. Trop petit, trop flou.
jo de st vic
2 août 2016 @ 12:24
François est trés souvent accompagné de sa belle soeur Philoméne, c’est le principal qu’il ne soit pas trop « oublie » par sa famille, le reste est bien petit
Annie
2 août 2016 @ 12:24
Est-ce que quelqu’un a pu déchiffrer le communiqué. Moi non; tout simplement illisible. Trop petit, trop flou.
Claude MARON
2 août 2016 @ 12:30
Je pense qu’il y a 2 choses très importantes dans cette histoire. D’abord, quoi qu’on en dise, en pense, que son handicap soit mental ou physique etc., le prince François est et reste le successeur légitime. Ensuite, la France est une république, et cette question de succession à un trône hypothétique ne se pose donc pas. Le prince François, au décès de son père, sera donc légalement le chef de Famille et le prétendant légitime. Comme il ne pourra assumer ce rôle, un conseil devra l’aider. Comme il n’aura pas de descendance, le flambeau passera à son décès d’une manière naturelle et légale à son frère Jean, qui deviendra alors, et seulement alors, le prétendant légitime. Point.
Ysengrin
3 août 2016 @ 12:31
Je regrette mais il y a beaucoup de choses discutables dans votre propos. Le Prince François est le successeur dans la numérotation, peut-être, mais absolument pas dans l’exercice des responsabilités. D’autre part, si la France est en république, il faut, si l’on est royaliste, chercher à la renverser pour rétablir le trône millénaire. C’est une tâche politique, qu’un handicapé mental ne peut remplir. Pour ce faire, la tradition royale stipule sans contestation que c’est l’héritier qui assume la régence, en respectant l’unité de pouvoir monarchique, c’est-à-dire seul. Toutes les tentatives de régence collective ont été évacuées ar l’Histoire en France. Donc le Comte de Paris n’avait pas le droit de l’instituer. Sinon le royalisme aurait été paralysé pendant 30 ans au moins. Point.
Gérard
7 août 2016 @ 18:13
Les monarchistes français et leurs organes de presse et les mouvements monarchistes ne l’auraient pas accepté ce délai de 30 ans.
Mayg
3 août 2016 @ 15:47
C’est exactement ça Claude MARON.
Pierre-Yves
2 août 2016 @ 12:51
206 commentaires, dont un bon contingent de très fournis, en pleine période vacancière, ça me laisse sans voix.
Comment daible faites-vous pour être si prolixes ? Et où trouver le courage de lire tout ça ?
Moi, mes amis, je renonce. D’autant que sur cette mésentente père-fils aux relents quasi raciniens, tout a déjà été dit et redit. Enfin, je crois.
LPJ
2 août 2016 @ 13:04
Il faut clore ce débat, vain et inutile, qui finalement n’intéresse que quelques uns.
Revenons aux fondements : pour la monarchie, les règles fondamentales du royaume, pour l’empire le statut familial établi sous Napoleon III. Après ce n’est que littérature et ambitions personnelles !
Feu le Comte de Paris a, au gré de sa fantaisie, donne et retire des hochets a sa descendance’ Son fils fait de meme. Reconnaissons lui tout de même de vouloir corriger certaines décisions sans fondement pris par son père. N’en doutons pas, le petit fils fera sa sauce lui aussi et n’hésitera pas au décès de son père, et si son frère aîné est toujours vivant, à se déclarer Comte de Paris. Mais rassurons nous son » coup d’état » familial passera complètement inapercu. Qui se souci encore de la royauté et surtout des Orléans en France ? Pas grand monde ; a peine de quoi remplir une salle paroissiale !!!
COLETTE C.
2 août 2016 @ 13:46
Entièrement d’accord avec vous CHARLES.
Hors sujet, avec la permission de Régine : Charles, avez-vous des nouvelles de BRIGITTE et CHRISTIAN ? Mes derniers vœux sont restés sans réponse, ce qui ne leur ressemble pas. Merci.
Catoneo
2 août 2016 @ 19:15
L’oisiveté est la mère de tous les vices. Ces gens ne travaillent pas réellement et quand ils ont des horaires c’est en temps que salariés. Il bossent à la valorisation de l’idée d’autrui ! Pas exactement ce qu’on attendait jadis des princes en cour !
S’ils avaient chacun une entreprise, une usine à faire tourner, ils en espéreraient une légitime fierté, apprendraient le commandement des hommes et surtout n’auraient pas le temps de se répandre dans des foutaises obsolètes, jusqu’à instrumentaliser un pauvre idiot dans des lois de succession qu’ils ont violées allègrement jadis.
Et que mes amis légitimistes ne sautent pas de joie. Que fait leur champion à part de faire « le gendre » ? Bon, je sors :)
Gérard
3 août 2016 @ 10:11
Cataneo on ne peut pas traiter d’idiot une personne qui dans le sein de sa mère a été atteint par la maladie et qui n’a pas un certain moment pu évoluer normalement. La maladie fait des ravages à tout un âge, chez les enfants à naître comme souvent chez des personnes âgées, mais ce terme idiot a un côté méprisant qui n’est pas admissible surtout quand on songe au drame que ces personnes vivent parfois elles-mêmes et leurs familles. Je songe toujours à ce mot du général de Gaulle après la mort d’Anne cette enfant qui était sa préférée : maintenant elle est comme les autres, pour ce grand chrétien qu’était De Gaulle Anne en effet était guérie de la maladie. Je sais bien qu’on nous dit maintenant que le handicap n’est pas une maladie, mais quand le handicap ne résulte pas d’un accident il me semble être tout de même une conséquence dans la plupart des cas d’une maladie. Quoi qu’il en soit il y a rien d’infamant à un handicap ou à une maladie. Ce qui est infamant ce sont parfois nos propres attitudes volontaires mais ce qui ne dépend pas de nous ne peut nous atteindre ni dans notre intelligence ni dans nos sentiments ni dans notre esprit.
Catoneo
3 août 2016 @ 21:08
Idiot désigne celui qui manque d’intelligence dans le Littré. D’un autre côté, « Pauvre idiot » est une expression méridionale qui n’est pas une insulte. Le terme n’est pas « infamant », pour moi. Mais aujourd’hui il n’y a plus d’aveugles ni de sourds encore moins d’idiots, mais des non-voyants, des malentendants et des déficients mentaux.
Quant à la toxoplasmose congénitale, la faculté dit qu’elle provoque des troubles neurologiques pérennes. Alors, je retire idiot et vous laisse le choix, mais n’instrumentalisons pas François d’Orléans comme étant en capacité de recevoir l’héritage des rois de France. Le malheureux en est incapable à tout point de vue.
Gérard
7 août 2016 @ 18:14
Sur le fond bien sûr je suis d’accord avec vous Catoneo.
Charlanges
2 août 2016 @ 19:35
Toutes les opinions peuvent être admises lorsqu’elles sont correctement exprimées mais certains commentaires sont navrants, voire haineux et je peine à comprendre tant de hargne.
Personnellement, je constate que lorsque le roi Charles III accéda au trône d’Espagne en 1759, il quitta Naples où il régnait jusqu’alors en y laissant son fils aîné, l’infant Philippe âgé alors de 12 ans et déficient mental (il devait y décéder en 1777 à l’âge de 30 ans). C’est son cadet, l’infant Charles (futur Charles IV) qui fut intronisé prince des Asturies et nul ne pensa à mettre en avant les droits de son malheureux frère aîné. Cet état de fait me paraît présenter de troublantes analogies avec la situation actuelle dans la famille d’Orléans et le défunt comte de Paris a été amené à faire la même constatation que le roi Charles III.
Cela étant, quand bien même l’actuel chef de maison aurait-il voulu sauvegarder les droits de son fils aîné dont il ne s’est pourtant guère soucié sur le plan personnel en confiant la « régence » au duc de Vendôme, il aurait pu se dispenser de le flanquer d’un conseil de régence constitué du duc de Chartres (qu’est-il venu faire dans cette galère ?) et de deux autres personnes sans doute honorables mais extérieures à la famille et sur lesquels on peut s’interroger. Une telle attitude qui lui a peut-être été soufflée (par qui ?) paraît assez basse et mesquine.
A noter que le prince Charles-Philippe d’Orléans a, pour sa part, approuvé le communiqué de son cousin Jean et lui a apporté son soutien.
Sigismond
3 août 2016 @ 08:32
Le roi truqueur Charles III d’Espagne exclut effectivement son fils aîné Philippe des successions espagnoles et siciliennes, et refusa qu’il l’accompagne en Espagne et devienne prince des Asturies, au mépris des droits acquis de ce prince, qui aurait pu être roi avec une régence. Voir les nombreux cas dans l’histoire : Charles VI de France (1392), Jeanne I de Castille et d’Aragon (1516), Christian VII de Danemark (1772), Marie I de Portugal (1799), Georges III de Hanovre (1811), Ferdinand I d’Autriche (1835), Frédéric-Guillaume IV de Prusse (1858), Louis II de Bavière (1886), Othon I de Bavière (1886), Henri XXIV Reuss (1902), Henri I de Parme (1907), Yoshihito du Japon (1921), Joseph I de Parme (1939)…
L’attitude de Jean d’Orléans et le texte si prétentieux de son communiqué, ne serait pas comprise du grand public, si bien sûr les Orléans avaient un tant soit peu de notoriété. De nos jours fort heureusement, les droits des personnes handicapées sont beaucoup mieux considérés et pris en compte, et il faut bien dire que sur ce point, Henri d’Orléans a non seulement pris une décision sage et juste, mais aussi une décision conforme à l’esprit de notre époque, plus attentive aux plus faibles.
Le roi Charles III n’est pas un exemple à suivre dans l’histoire, loin s’en faut. Il fut le roi des bidouillages : c’est lui aussi qui inventa (en 1776) les mariages soi-disant « inégaux » (peut-être sous la mauvaise influence de son épouse saxonne), à l’encontre de son plus jeune frère, l’infant Louis, qui voulait épouser doña María Teresa de Vallabriga y Rozas. Charles III n’accepta même pas que leurs enfants portent le nom de Bourbon ! Charles IV répara cette injustice en 1799.
Gérard
7 août 2016 @ 18:17
Les lecteurs de ce site qui ne sont pas monarchistes nous montrent au contraire qu’ils comprennent très bien la position du prince Jean.
Gérard
3 août 2016 @ 09:59
Il est agréable de vous lire Charlanges pour la justesse, l’intelligence et la mesure de vos propos que je partage dans leur intégralité avec sûrement de nombreux amis de notre site.
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 00:10
Le prince Philippe est mort avant Charles III et cela concerne l’Espagne et Naples/Sicile, donc pas la France, les règles n’y sont pas les mêmes.
Lucile L.
2 août 2016 @ 19:39
Je confesse n’avoir aucune compétence pour participer à ces querelles byzantines qui sont apparemment l’apanage des princes sans royautés. Lorsque leurs homologues régnants aux prises avec la réalité d’un pays où ils ont une vraie place sont manifestement plus pragmatiques. La primogéniture masculine a été abolie dans le pays européens sans effroi ni tremblements et je ne doute pas que, si par malheur un aîné présentait un handicap majeur, il ne soit avec bonté et respect éloigné de la charge qui pourrait lui revenir.
Gérard
3 août 2016 @ 09:56
L’histoire montre que les familles régnantes sont également secouées par des problèmes internes et même aujourd’hui la famille royale de Belgique ne montre pas toujours une parfaite unité par exemple, c’est évidemment inhérent à la nature humaine, aux sentiments, aux aspirations et aux conceptions de la vie de chacun.
Ghislaine
2 août 2016 @ 19:50
Dauvillier la question n’est pas simple , elle a été traitée par d’autres royautés , exemple l’Espagne . Elles ont tranchées et décidé que les infirmités éloignaient du trône les personnes hélas handicapées .
C’est peut être dur mais réaliste .
Je ne prends pas parti pour l’une ou l’autre des parties car le Comte de Paris a expliqué les raisons de sa séparation avec la Duchesse de Montpensier , que je juge une femme positive .
Le prince Jean a eu une attitude , pour un jeune prince (il y en a d’autres plus olé-olé ce me semble qui ne sont pas si attaqués ) et j’en ai été une fois témoin, qui dénote un vrai sens du devoir contrairement à son frère Eudes plein de morgue pour le peuple français en son temps .
Tout ceci est bien facile à vivre de loin en fait , moins quand l’on est acteur il est des situations terribles à assumer .
Pour ce fait , Jean de France , vous me plaisez et je ne suis pas royaliste .
Mary
2 août 2016 @ 21:38
Heureusement que le comte de Paris ne règne pas : aucun bon sens.
S’il veut ennuyer son fils,c’est mesquin. Ne peut-il vieillir et mourir tranquille et laisser son fils Jean assumer la position que la destinée lui attribue ? Son fils aîné ne peut » prétendre »,ce n’est la faute de personne,c’est un fait,alors à quoi bon vouloir revenir à la une de PdV avec des querelles écœurantes de stupidité ?
Perso,ces crétineries me fatiguent !
Brigitte - Anne
3 août 2016 @ 09:19
Au moins cet article aura permis aux personnes que l’on appelle » légitimistes » de faire parler d’eux ….. ainsi qu’aux » orléanistes » de nous montrer encore leurs stériles querelles . Les Français à l’heure actuelle ont bien d’autres préoccupations que cette question qui paraît fondamentale à certains ….Qui est le véritable héritier de la couronne de France !!! Redescendez sur terre , ouvrez grands vos yeux sur le monde qui vous entoure bien au- delà d’un pathétique passéisme . Allez l’année prochaine je vais pouvoir voter et cette voie démocratique n’a pas de prix pour moi ! Et comme le disait un certain grand homme …..Vive la France , Vive la République …aussi imparfaite soit elle car aucun de ces prétendants français , espagnols voire zoulous ne méritent une monarchie constitutionnelle .
Pascal
3 août 2016 @ 20:44
Si vous trouvez que le présent est enthousiasmant libre à vous .
Vous faites bon marché de toutes les avanies que nous a valu la révolution, de la honte que représente des périodes comme la terreur ou le directoire et que nos voisins ont en partie su s’épargner.
Je ne suis pas partisan d’une restauration , les Français sont trop incultes et conditionnés pour cela mais j’aurais souhaité que l’on conservât à une des dynasties qui ont régné sur la France , peu importe laquelle mais pourquoi pas une autre que les trois habituellement proposées, une place analogue à ce que l’on vient d emettre en place pour la famille royale de Roumanie , à ce que connaît la famille royale de Serbie ou certaines familles ex-régnantes d’Allemagne .
JACQUES
3 août 2016 @ 10:24
Nous ne sommes plus au temps d’une dévolution divine du Trône (ou d’une prétendance). Le Prince François est frappé d’une impossibilité à régner ou à prétendre. Une « régence » est souvent synonyme d’affaiblissement. Il paraît évident que le Prince François doit être écarté. Quant au Conseil de régence cela rappelle le testament de Louis XIV. On sait que le sort qui lui a été réservé par le Parlement de Paris.
Gérard
4 août 2016 @ 16:16
Évidemment Jacques.
CAROLINE VM
3 août 2016 @ 12:23
Une fois n’est pas coutume , Charles , force est d’admettre que votre analyse a de grandes chances d’être la bonne …
Henri père était parti en « live » , le fils c’est pas mieux (décidément le grand âge ne leur réussit pas) .
Un chanteur a dit « on choisit ses copains , mais rarement sa famille… » : je pense que quelquefois on n’a pas le choix et qu’on est obligé de réagir . Il me semble ici que c’est le père qui lance les hostilités…
Robespierre a bien résumé le personnage…
Par contre Charles rien ne dit (après la disparition de l’actuel comte de Paris bien sûr) que dans cette famille on soit à l’abri d’un « coup de force » de cousins de Jean (Charles-Philippe ou/et le duc de Chartres) aux dents longues et qui lui opposeraient un conseil de régence …
Si on ajoute à cela les histoires d’argent …
Mary
4 août 2016 @ 10:38
Caroline,
Un chanteur,je ne sais pas,mais la phrase est de Napoléon III.
CAROLINE VM
3 août 2016 @ 12:26
Enfin quand je parle d’argent , c’est de celui de l’héritage Orléans …parce que les enfants de l’actuel comte de Paris ,je ne pense pas qu’ils auront grand chose à se partager l’heure venue …là aussi le fils a du hériter de son père la mesquinerie…
Pascal
3 août 2016 @ 13:23
Décidément ces gens ne savent pas quoi inventer pour se couvrir davantage de ridicule.
Ils feraient mieux de songer à la survivance de leur famille déjà bien compromise par feu le comte de Paris qui s’est comporté d’une façon inepte et a congrûment savonner la planche pour ses enfants et petits enfants, avec la complicité (nolens volens?) de son épouse.
La question d’une restauration ne se pose plus , je peux le déplorer , mais si elle se posait , toutes les palinodies de cette famille suffiraient à l’ écarter .
D’autres familles qui ont jadis régné sur les peuples d’Europe ont su garder un sens certain de la tradition et une forme de présence dans le monde moderne .
Il est vrai qu’elles y sont souvent aidées par l’existence d’un patrimoine encore important ce que les ma,œuvres et déconfitures de feu le comte de Paris a irrémédiablement compromis.
Cet homme était une mazette .
On me rétorquera que c’est une façon de voir les choses de petit bourgeois , ce que je ne nie pas être , mais il me semble que le sens de la Famille , de la transmission , non seulement des valeurs mais aussi du patrimoine ont toujours fait partie de ce à quoi » Noblesse oblige » .
Gérard
4 août 2016 @ 16:15
Pascal vous caricaturez beaucoup feu le comte de Paris qui valait mieux que ça. Mais on a écrit des dizaines de volumes sur le sujet.
Pascal
3 août 2016 @ 13:28
Par ailleurs , comme toujours les Habsbourg ont fait preuve de beaucoup plus de bon sens et se sont révélés bien meilleurs dans l’art de gouverner les peuples .
Et pourtant on ne peut les taxer d’être de la petite bière dans le sein des dynasties européennes .
Souvenons nous de Ferdinand 1er qui n’était pas trop valide écarté au profit de François Joseph.
Louis-Napoléon
3 août 2016 @ 21:32
Ferdinand Ier d’Autriche aura tout de même régné 13 ans et n’aura été écarté qu’à la suite des extraordinaires complications issues de la Révolution autrichienne de 1848, et ce non pas au milieu de la tourmente révolutionnaire – au printemps – mais après celle-ci – en décembre.
Il faut comparer ce qui est comparable. Un trône impérial puissant pris dans la tourmente révolutionnaire et un non-trône royal fantomatique n’intéressant plus personne ne sont pas comparables.
Pascal
4 août 2016 @ 08:12
Louis-Napoleon
Vous avez raison.
De toute façon , les Français ont les prétendants qu’ils méritent .
Dommage que nous n’ayons pu préserver la tradition qu’incarnaient nos Rois , dommage que tant d’atrocités aient été commises pendant et après la révolution , dommage que tant d’objets d’art aient été détruits ou dispersés qui seraient aujourd’hui les fleurons de notre patrimoine.
Et dommage surtout que les conditions lamentables qui ont caractérisé ces évènements nous aient laissés en fait , nous Français , profondément divisés.
Et je ne parle pas des querelles entre Orléanistes et Légitimistes.
Gérard
4 août 2016 @ 16:13
Il y a toujours eu dans les empires des gens qui gouvernaient à la place de l’empereur et ce fut le cas du temps de Ferdinand d’Autriche, mais on peut pas dire que ce soit satisfaisant. Et puis Ferdinand ne pouvait pas être qualifié d’incapable majeur.
aramis
3 août 2016 @ 19:57
1) Pourquoi Jean répond il si tard à son père , en plein mois d’août ? Que s’est il passé entre temps…?
2) pauvre Gaston à qui on doit faire croire, au vu du début du communiqué de Jean sur « le renouage » du pacte avec sa famille, que les Français pourraient songer à une restauration, alors qu’il s’agit d’une évidente chimère. On a chassé trois rois de cette famille et un empereur de leur trône et on en a guillotiné un. C’est assez dire qu’on a – fort heureusement puisqu’ils n’ont pas su accompagner la société – dénoué nos liens politiques avec cette famille. Elle devrait déjà se réjouir – et se contenter – de ce qu’on pratique une sorte de respect poli vis à vis de leurs descendants et qu’on leur accorde une place privilégiée dans les églises…consacrées à ce Jesus qui n’avait pas où reposer sa tête et dont la mère chantait que Dieu renversait les puissants de leur trône !
3) il me semble qu’Henri comte -duc, fut -il non frappé de handicap, n’a guère plus de faculté que son fils aîné pour assumer sa tâche de chef de Maison ! Son blog est affligeant, ses paroles publiques consternantes et pathétiques…. Un prince handicapé ne ferait pas pire.
4) dans le même temps, je trouve ignoble d’instrumentaliser le Prince François sous le couvert hypocrite du respect des personnes handicapées.
5) par quelle autorité feu le comte de Paris pouvait-il conférer un caractère irrévocable à sa décision ?
6) pourquoi Jean répond il a son père alors qu’au décès de celui-ci, il pourra remettre en cause les dispositions paternelles ? Mais s’il peut les remettre en cause, pourquoi le comte-duc ne pourrait il pas faire de même vis à vis des décisions de son père ?
7) ça promet pour les obsèques du comte-duc ! On trouvera les Françoisistes, les regentistes, les vendomistes, tout ça au sein des Orléanistes….! Chacun criera vive le roi mais ce ne sera pas le même. On se disputera le siège d’honneur. On en viendra aux mains peut être !
8) il serait temps que Jean dise enfin : « conscient que nul ne songe à renouer le pacte national avec ma famille, mais soucieux seulement d’assurer le respect des traditions familiales, … »
9) quel décalage par rapport aux préoccupations des wFrançais ! etc, etc., ….
Le Orléans ne subsistent que par leurs querelles … « La chute de la maison Usher », enfin de la maison d’Orleans !
Gérard
4 août 2016 @ 16:09
Pour l’instant on ne demande pas aux Orléans de résoudre les problèmes des Français sur lesquels ils se sont très souvent exprimé. On leur « demande » de mettre la main dans le cambouis pour résoudre une petite crise ouverte par une récente décision du comte de Paris, contraire aux précédentes. S’étant à juste titre donné le temps de la réflexion sur cette question pénible le prince Jean a décidé avec courage de s’y opposer et je crois qu’il a bien de le faire en ce moment plutôt que de le faire au moment où surviendra le décès de son père dans ce qui aurait pu apparaître alors comme une démarche malséante voire comme une « révolution de palais » et, pourquoi pas, une attaque contre son frère aîné.
Les monarchistes français par ailleurs qui sont très nombreux n’admettraient pas que le prince dise qu’il refuse la mission de sa dynastie, il ne s’agit pas ici de tradition familiale chez les Dupont-Durand ou chez les marquis de Carabas, mais il s’agit de la maison de France. Le prince Jean ayant particulièrement et depuis toujours le sens du devoir il serait étonnant qu’on l’entende un jour prononcer cette phrase.
Aramis
14 août 2016 @ 18:09
Je vous remercie pour votre réponse Gérard et je la comprends en un sens.
Finalement ce serait comme si un pape disait le Christ ne reviendra pas ou un rabbin affirmait le Messie ne viendra pas.
Si Jean sait parfaitement que le pacte national ne sera jamais renoué mais qu’il l’invoque au titre d’une tradition qui le constitue, lui et sa famille, alors tout va bien. Ça irait mal en revanche s’il le croyait vraiment …. C’est un peu comme le roi d’Angleterre qui se donnait du « roi de France » dans les actes officiels jusqu’en 1802 (paix d’Amiens) sans y croire sans doute, mais par tradition, par héritage….
Pascal
3 août 2016 @ 20:38
C’est feu le Comte de Paris qui a monté son petit fils contre son père .
Si il a agi avec la complicité de son épouse cela ne la grandit pas.
L’actuel Comte de Paris au fond me semble un honnête homme .
Peut être est-il plus lucide que son père et que son fils sur la place que peut occuper la maison d’Orléans.
Mais il n’est pas toujours très adroit ….
Gérard
4 août 2016 @ 15:48
Cessons de caricaturer les Orléans dont on disait quand j’étais plus jeune qu’ils avaient en partage une intelligence héréditaire qui les plaçait au-dessus du lot des princes.
Gérard
4 août 2016 @ 15:56
Le comte de Paris n’a pas monté son petit-fils contre son père, il a toujours agi dans l’intérêt de la maison de France et dans l’intérêt de la France. Il n’a jamais éprouvé de haine contre son fils aîné bien au contraire, même s’il a été déçu et il le disait. La comtesse de Paris n’a jamais critiqué publiquement ses enfants mais on sait bien qu’elle se désolait de la situation matrimoniale et familiale du comte de Clermont et qu’elle avait beaucoup d’affection pour la comtesse de Clermont. Malheureusement la brouille entre le père et ses enfants est venue tout naturellement de l’abandon dans lequel ceux-ci ont été laissés par lui à tous les points de vue. Il est dur de lutter contre la déception quand celui qui a déçu ne fait pas les efforts nécessaires.
Récemment encore le duc de Vendôme disait avec regret que les relations avec son père étaient tantôt bonnes tantôt mauvaises.
Pascal
3 août 2016 @ 20:55
Peut être est-il temps de rappeler cette citation dont j’ai naguère demandé qu’on me l’explicite :
» La première (loi fondamentale) concernait la dévolution de la couronne et précisait que celle-ci était non pas héréditaire mais légale et statutaire, c’est à dire que le souverain montait sur le trône non comme héritier de son prédécesseur , mais en vertu de la loi du royaume » (Michel Antoine , Louis XV , Fayard)
Comment l’interpréter dans ce cas ???
Ysengrin
4 août 2016 @ 07:12
Le sens de cette formule est simple: « le royaume n’est pas une propriété privée, mais un ensemble de devoirs en vue du bien commun ». En ce sens, le roi ne peut se dispenser de ses devoirs, ni changer les lois fondamentales du royaume, ni disposer de la couronne. Jean de Terrevermeil disait au XIV° siècle que l’état du roi était semblable celui d’un serf, sauf la gloire.
Pascal
4 août 2016 @ 17:30
Dans ce cas logiquement si la Monarchie avait perduré le Dauphin aurait été l’aîné , le Prince François?
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 00:17
Pascal, c’est la même interprétation que celle que je vous ai donné. Et comme le royaume est un statut, un devoir, on ne peut ni le renier, ni l’abdiquer ni y renoncer, ni changer les lois fondamentales, donc tout va bien : Henri d’Orléans n’est que duc d’Orléans, François le sera et Jean sans doute après lui, mais le successeur des rois est bien Louis XX.
Pascal
3 août 2016 @ 21:15
Et l’on peut rétrospectivement remercier la Providence , qui du temps de nos Rois n’a jamais permis qu’une telle question se pose , et malgré les deuils a favorisé la Maison de Bourbon plus encore que les autres .
Au fond ,de tous les Bourbons , seul Charles X est peut être un peu au dessous du lot , chez les Orléans la proportion est presque inverse .
Gérard
4 août 2016 @ 15:49
Cessons de caricaturer les Orléans dont on disait quand j’étais plus jeune qu’ils avaient en partage une intelligence héréditaire qui les plaçait au-dessus du lot des princes.
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 08:17
Alors la chaine de l’hérédité a été brisée… vite un test adn !
Marie de Bourgogne
6 août 2016 @ 09:26
Le test ADN a été fait.
Gérard
7 août 2016 @ 18:19
Ben oui !
Sigismond
8 août 2016 @ 13:29
Eh non, pas pour ce qui est de Ferdinand-Philippe et sa descendance agnatique, en particulier pour un chaînon.
Marie de Bourgogne
8 août 2016 @ 19:24
@ Sigismond
Son épouse avait elle une réputation de marie couche toi là ?
Louis de Lauban
5 août 2016 @ 00:19
Comme vous avez lu la bio de Louis XV chez fayard, vous ne craindrez pas la lecture de celle de Charles X chez Perrin (2014, 2015 ou 2016, j’ai un doute) et vous verrez que l’image de Charles X, comme celle de Napoléon III est surtout due à son statut de perdant dans l’Histoire écrite par les vainqueurs.