
Le duc et la duchesse d’Anjou seront parents de jumeaux au printemps prochain. Le couple a déjà une fille Eugénie. (merci à Emile pour l’info – Copyright photo : Hola )

Le duc et la duchesse d’Anjou seront parents de jumeaux au printemps prochain. Le couple a déjà une fille Eugénie. (merci à Emile pour l’info – Copyright photo : Hola )
jul
3 décembre 2009 @ 12:27
D’autant plus que le Comte de Montizon ne devait pas être sympathique aux yeux de la Comtesse de Chambord. Il était plutôt libéral que conservateur, il vivait en Angleterre loin de Béatrice son épouse ( la soeur de Marie Thérèse )
Je doute donc de la « complicité » unissant la Comtesse de Chambord à son ex-beau-frère.
Audouin
3 décembre 2009 @ 13:51
Philippe DELORME (231)
Bien sûr, cher Monsieur DELORME, nous savons tous que vous êtes le seul à savoir écrire l’Histoire, même si c’est au prix parfois de quelques menues entorses à la vérité quand elles viennent à l’appui de vos opinions.
1)L’ordre de préséance établi pour les funérailles du Prince serait, selon vous, une « petite mesquinerie de la Comtesse de Chambord »? C’est ce répète depuis des lustres le parti orléaniste. « Connaissant les intentions de mon mari,je déclare que je veux que son enterrement soit un acte de famille, et pas un acte politique, et que la place de chacun soit réglée par le degré de parenté ». La Comtesse de Chambord, certes détestait les Orléans, mais respectait trop son mari pour transgresser les dernières volontés d’un mort.
Au reste, si le Comte e Chambord avait voulu donner ne fût-ce qu’une indication sur sa succession, il avait l’occasion de le faire en demandant que ses obsèques fussent présidées par le Comte de Paris. Il s’en est bien gardé.
La décision du Comte de Chambord remettait ainsi chacun à chacun sa place. C’était d’ailleurs la condition qu’il avait posée quand le comte de Paris était venu faire sa soumission à Frohsdorf en 1873: « …que les princes d’Orléans reprennent leur rang dans la FAMILLE. »
Considérer, comme le fait le pari orléaniste, un ordre familial distinct de l’ordre dynastique serait inédit chez les Capétiens alors que la loi de succession millénaire est précisément fondée sur la primogéniture.
Enfin, le Prince n’avait-il pas recommandé à son épouse « Rappelez-vous bien ce que je vous dis là. Je ne veux pas, ni de mon vivant, ni mort servir de pont aux Orléans pour passer à la révolution ».
2)Un officier de second ordre, le représentant de l’Empereur? Là encore, M.DELORME, vous arrangez l’Histoire.
François-Joseph a été représenté par le Prince Emerich de La Tour et Taxis, chef d’une des plus anciennes et puissantes familles de la Double Monarchie.Il a remplacé au pied levé l’archiduc Charles-Louis, retenu ce jour-là à Schönbrunn, comme toute la famille impériale, par le baptême de l’archiduchesse Elisabeth, née le…2 septembre 1883, qu’il devait tenir sur les fonts baptismaux!
3)En privé, le Comte de Chambord appelait ses proches cousins « les Espagnols » comme moi j’appelle « les Bretons » mes neveux qui vivent dans la presqu’île de Plougastel. Et alors? Espagnols, ils n’en gardaient pas moins leur droit de successibilité en vertu de l’immuable loi de sanguinité. Ce terme n’était pas plus péjoratif que le sobriquet de « Béarnais » donné au roi Henri III de Navarre qui régnait sur un pays étranger…Il n’avait pas lui de lettres patentes pour ceindre la Couronne de France en toute légitimité…
Bien à vous
Audouin
3 décembre 2009 @ 15:24
jean-marie (238)
Non je ne me trompe. Don Juan de Bourbon, comte de Montizon était bien le plus proche parent en ligne agnatique du Comte de Chambord, comme Henri le Béarnais,(j’allais écrire l’Espagnol!), roi de Navarre l’était de son cousin éloigné le roi de France Henri III.
Robert de Bourbon, duc de Parme était son neveu en ligne féminine, fils de sa soeur Louise, née d’Artois, devenue de France en 1844 et Bourbon pour l’état civil.
Pour l’anecdote, je vous signale que son épitaphe dans la chapelle de la Villa di Borbone, viale dei Tigli à Viareggio est en français. En septembre, par autorisation spéciale, j’ai pu entrer dans ce sanctuaire fermé au public. Je tiens à la disposition de Régine, si cela l’intéresse une photo du tombeau de Robert de Bourbon.
Audouin
Philippe Delorme
3 décembre 2009 @ 15:57
Jul (241). La comtesse de Chambord détestait les d’Orléans. C’est une réalité historique. Si elle n’avait en effet guère de sympathie pour Juan, elle était en revanche très proche du fils de celui-ci, son neveu Carlos (le Charles VII des carlistes et le Charles XI des hispanoblanquistes), auquel elle lèguera Frohsdorf, qu’elle avait hérité du comte de Chambord.
PHD
Isabelle
3 décembre 2009 @ 16:40
jul.242
Vous avez l’air de faire l’impasse sur le fils du comte de Montizon qui était le fils de la soeur de la comtesse de Chambord et neveu de la veuve d’Henri de Chambord.
Son idée à cette dame était peut-être d’écarter le comte de paris au profit du fils de sa soeur,celui ci était Carlos de Bourbon,comte d’Alcarria et duc de Madrid.
michael
3 décembre 2009 @ 17:07
Jul, avez vous lu les carnets de comte de Chambord?
jul
3 décembre 2009 @ 19:07
Michael 247 Cela doit être passionnant :) vous me donnez une super idée de cadeau pour Noël ! lol
Ah M. Delorme et Isabelle je n’avais pas pensé au neveu… ! Je reste sans voix, vous êtes de véritables enquêteurs
Donatienne
4 décembre 2009 @ 00:18
Merci pour votre sympathique accueil …promis ! je reviendrai …
Amitiés angevines
Donatienne
jul
4 décembre 2009 @ 12:23
Ah ce n’est pas évident, les arguments d’Audoin se tiennent aussi. Je crois que nous ne mettrons jamais tout le monde d’accord lol
Isabelle
4 décembre 2009 @ 15:23
Toujours en attente de savoir pourquoi le comte de Chambord n’a jamais reconnu le prince Juan de Bourbon comte de Montizon comme son successeur au peuple Français dans un manifeste.
La presse existait à l’époque et le comte de Chambord y a eu recours pour refusé une monarchie bleu,blanc,rouge et constitutionnelle que la plupart des Français voulait.
Pourquoi le comte de Chambord n’a jamais titré ce prince d’un titre Français si il considérait celui ci comme successeur.
Pourquoi le comte de Chambord qui considérait ce prince Juan comme Espagnol et non pas comme prince Français aurait il pu le considérait comme successeur alors qu’il n’en fait mention nul part dans ses carnets.
Pourquoi les plus fidèles partisans du comte de Chambord se sont ils ralliés après sa mort au comte de Paris et pas au comte de Montizon.
Pourquoi les monarchies européennes ont elles reconnu le comte de Paris comme héritier du comte de Chambord et pas le comte de Montizon.
Pourquoi la république Française a t-elle chassé les Familles d’Orléans et Napoléon en 1886 alors que les Bourbons d’Espagne pouvaient y résider,la loi d’exil ne s’appliquant qu’aux Familles ayant régné sur la France.
Donc la république Française ne considérait pas les princes d’Espagne comme Français mais comme princes d’une dynastie étrangère.
Régine
4 décembre 2009 @ 20:55
A R-N
En espérant que vous lirez ce commentaire
J’ ai systématiquement répondu à vos mails (2 adresses différentes) mais je pense que vous devez avoir un problème si vous ne les avez pas reçus…
Audouin
4 décembre 2009 @ 22:42
ISABELLE (251)
Vous êtes toujours en attente de savoir pourquoi le Comte de Chambord n’a jamais reconnu le Comte de Montizon? Je croyais pourtant vous l’avoir expliqué…Je vais donc me répéter.
Le Comte de Chambord n’a pas « reconnu » Don Juan de Bourbon pour les mêmes raisons qu’il n’a pas « reconnu » le Comte de Paris. Si vous vous intéressez tant à l’Histoire de la Monarchie française, vous devriez savoir que la Couronne de France est INDISPONIBLE, ce qui signifie qu’il n’appartient pas plus au Roi qu’à quiconque de désigner son successeur; que le Roi n’a pas non plus le pouvoir de céder la Couronne à une puissance étrangère,ni même d’abdiquer ou de se démettre.
C’est d’ailleurs en vertu de ce principe fondamental d’indisponibilité que les renonciations de Philippe V au Trône de France ont été considérées comme nulles par TOUS les légistes de l’époque, le jour même où elles étaient enregistées…
Enfin, chère Isabelle, vous avez du lire un peu vite la loi d’exil du 22 juin 1886, abrogée le 29 juin 1950. Je vous la rappelle: « Le territoire de la République est et demeure interdit aux chefs des familles ayant régné en France et à leurs héritiers directs dans l’ordre de primogéniture ». Où voyez-vous que seuls sont concernés les Orléans et les Bonaparte? Contrairement à ce vous semblez penser, ils ne sont pas cités…
Je vous signale enfin que si le Comte de Montizon n’a pas pu être « chassé », c’est qu’il vivait déjà en exil en Angleterre. En revanche, son fils aîné, Don Carlos de Bourbon, duc de Madrid, a été expulsé du territoire de la République française en 1881, soit quatre ans avant la loi d’exil parce qu’il avait été acclamé par des Saint-Cyriens à la sortie de Saint-Germain l’Auxerrois où il était venu présider la Messe de la Saint-Henri…Ai-je répondu à votre attente?
Bien à vous.
Audouin
jul
5 décembre 2009 @ 09:00
Bon c’est logique que la République n’ait pas reconnu le Comte de Montizon. Il ne faut pas oublier que les républicains étaient plutôt branchés « nation » en général et « française » en particulier plutôt que « cosmopolite » lol. Les princes d’Europe se sentaient chez eux dans tous les pays, savaient parler de nombreuses langues, les républicains devaient s’arracher les cheveux :). Certains n’ont toujours pas intégré qu’on puisse aimer plusieurs pays.Ils ont voulu enfermer les pauvres gens qui ne demandaient rien. Et quels malheurs cela a causé !
Les Bourbons n’avaient pas besoin d’être chassés par la loi d’exil car ils vivaient déjà à l’étranger. C’était pratique, ils combattaient pour la couronne d’Espagne. Bon sauf le Comte de Montizon qui vivait tranquillement en Angleterre :). Je pense que les relations avec son beau-frère ne devaient pas être simples, c’est sûrement pourquoi il ne l’a pas montré dans un manifeste dans la presse. Cependant le mariage entre sa nièce Marguerite et son neveu le Duc de Madrid est un signe. Il n’y avait aucune autre jeune princesse qui pouvait se dire plus proche par les liens de parenté et l’affection que Marguerite de Bourbon-Parme. Le Comte de Chambord a dû beaucoup réfléchir avant de donner sa main à un jeune homme. Il était son tuteur n’est-ce pas ?
Ah bons les plus fidèles du comte de Chambord se sont ralliés au Comte de Paris ?
jul
5 décembre 2009 @ 09:04
Ah Audouin je ne savais pas que le Duc de Madrid a été expulsé suite à cette acclamation. Venait-il souvent en France ?
Sigismond J.
5 décembre 2009 @ 12:44
à Philippe Delorme (217)
La grand-mère paternelle du duc d’Anjou se prénomme Emmanuelle et non Emanuela. Vous qui très justement, préconisez de revenir toujours aux sources (comme le fait d’ailleurs M. Patrick Van Kerrebrouck), sachez que tant sur son acte de naissance français, que sur sa carte d’identité française et sur son passeport français, la Princesse se prénomme Emmanuelle et non Emanuela. Ses prénoms sont Vittoria, Jeanne, Emmanuelle, Joséphine, Pierre-Marie. Vous écrivez que « quoique italienne, [elle] avait un père français », or Madame est française depuis sa naissance. Elle a été enregistrée au consulat de France à Rome dès 1913 (tout comme son arrière-petite-fille, S.A.R. la princesse Eugénie a été enregistrée au consulat de France à Miami en 2007).
Précisons aussi que ses papiers d’identité français portent la mention SAR duchesse d’Anjou et Ségovie, ce qui relativise grandement l’attitude polémique grossière de certains orléanistes qui appellent la Princesse « Mme Sozzani », alors que l’Église catholique romaine (seule entité compétente en matière de mariages, du point de vue dynastique français) la reconnaît comme la veuve du prince Jacques Henri de Bourbon.
D’ailleurs, dans ses mémoires Madame écrit page 208 : « étant catholique pratiquante, pour ma conscience mon second mariage n’était pas valide. » Et page 209 : « pendant que j’étais avec Tonino [Antonio Sozzani] je signais uniquement comme Emmanuelle de Dampierre et non comme Sozzani. »
Rappelons que pour la loi civile française, la femme mariée n’est pas obligée de porter le nom de son mari, elle peut continuer de porter uniquement son nom de jeune fille. De plus, le mariage civil de la Princesse avec M. Sozzani (décédé en 2007) n’a pas été transcrit à l’état civil français, mais seulement à l’état civil italien.
Et revenons encore aux sources : sur l’acte de naissance de son fils aîné (le duc d’Anjou et de Cadix), Madame est prénommée Emmanuelle et non Emanuela : Vittoria Jeanne Emmanuelle Joséphine Pierre-Marie de Dampierre di San Lorenzo Ruspoli.
jean-marie
5 décembre 2009 @ 14:21
Audouin.253
Le comte de Montizon n’était pas exiler en Angleterre à cause du régime républicain français mais à cause de ses démêlés en Espagne vous devriez le savoir.
Les seuls ayant subis la loi d’exil étaient les Familles ayant régner sur la France,à savoir les Princes d’Orléans et Bonaparte ,les Bourbons d’Espagne ne faisaient pas partie de cette catégorie puisque la Reine Isabelle d’Espagne y a resider,de même plus près de nous Alphonse XIII et son fils don Jaime duc de Ségovie,le grand père de Luis-Alphonso de Bourbon y Martinez-Bordiu prétendant Espagnol actuel.
Enfin le roi n’a pas le droit d’abdiquer pourtant le roi Charles X l’a fait de même que son fils le duc d’Angoulême puis par la suite le roi Louis-Philippe 1er comme Philippe V d’Anjou avait renoncé pour lui et même pour sa progéniture à ses droits à la couronne de France pour celle d’Espagne.
La loi d’exil du 22 Juin 1886 est promulguée:
Que dit-elle?
Celle ci interdit l’accès et le séjour sur le sol Français aux chefs de Familles Royales et impériales ainsi qu’à leurs ainés.
Celle ci interdit également à tous les hommes de ces Familles de servir dans l’armée Française.
Mais à la différence des précédentes lois d’exil,cette loi ne concerne que les prétendants(Orléans et Bonaparte) ainsi que leurs fils,ce qui explique que la Princesse Amélie d’Orléans peut revenir vivre en France quand la république est proclamée au Portugal.
La loi du 22 Juin 1886 est abrogée par la loi du 24 Juin 1950 sur proposition du député Paul Hutin-Dégrées.
Les princes issus des anciennes familles souveraines restent néanmoins passibles de l’expulsion en cas de troubles public.
Donc les Bourbons d’Espagne étaient considérés comme étrangers.
Audouin
5 décembre 2009 @ 15:10
jul(255)
Non seulement le duc de Madrid venait souvent en France mais encore il y a vécu.Après avoir résidé chez sa mère à Graz (Autriche), il se fixa à Paris en 1869, d’abord rue Chauveau- Lagarde, avec sa femme Marguerite de Bourbon-Parme et sa fille aînée Blanche-de-Castille née en 1867 à Graz, puis rue Blanche dans l’hôtel particulier de son ami et futur compagnon d’armes, le comte de Algarra. Au début de 1870 – il n’avait alors que 22 ans – il fit prévenir Napoléon III des menées antifrançaises de la Prusse et devant les menaces de guerre, proposa ses services à l’Empereur des Français mais fut éconduit. Don Carlos décida alors de mettre sa femme enceinte et sa fille à l’abri en Suisse, à La Tour de Peilz, près de Vevey, canton de Vaud où naquit son fils uniqueJacques
R-N
5 décembre 2009 @ 15:26
Merci Régine !
Isabelle
5 décembre 2009 @ 15:39
jul.255
Le prince Carlos de Bourbon comte de l’Alcarria et duc de Madrid était né à Ljubljana en slovénie n’a pas du venir beaucoup dans notre pays,il a résidé en Angleterre et il est décédé à Varèse en Lombardie.
Il était prétendant aux trônes d’Espagne et de France.
Audouin
5 décembre 2009 @ 15:44
jul (255)
….mon message ayant été interrompu par une manoeuvre maladroite sans que j’ai pu le relire et le corriger, je poursuis:
Don Carlos décida alors de mettre à l’abri sa femme enceinte et sa fille en Suisse, à La tour de Peilz près de Vevey où naquit son fils unique Jacques (Don Jaime), le premier à prendre le titre de duc d’Anjou.
Puis Don Carlos s’installa à Pau, prêt à intervenir dans une Espagne livrée à l’anarchie depuis l’intronisation d’Amédée de Savoie, duc d’Aoste. Après le départ de ce roi éphémère et la proclamation de la République, Don Carlos, pénétra en Espagne une première fois le 2 mai 1872 et une seconde fois le 16 juillet 1873. Il se rendit maître de la moitié nord du pays et régna sous le nom de Carlos VII. Le 29 janvier 1874, le général Marquez Campos « se prononça » pour Alphonse XII. Les alfonsistes finirent par écraser les carlistes. Le prince rentra en France et y fut accueilli avec enthousiasme par … les légitimistes français! Il s’installa à Venise au Palais Loredan, juste en face de Palais Cavalli, résidence d’hiver du Comte de Chambord. Ce qui facilitait les relations entre l’oncle Henri et son neveu…
Le duc de Madrid faisait de fréquents séjours à Paris et c’est à l’occasion de l’un d’eux en 1881 qu’il fut expulsé par les autorités républicaines alors qu’il représentait le comte de Chambord à la messe de la Saint Henri….
Audouin
Audouin
5 décembre 2009 @ 21:31
jean-marie (256)
Vous avez une fâcheuse tendance à tout mélanger, ce qui peut parfois faire illusion quelque temps mais fait sourire ceux et celles qui connaissent le sujet. Où avez-vous pris que la reine Isabelle II était concernée par la loi d’exil de 1886 qui ne visait que les mâles?
Quant à l’ex-roi Alphonse XIII, il n’était pas encore devenu chef de la Maison de Bourbon quand il quitta l’Espagne en 1931. Et quand il le deviendra en 1936, il n’était plus en France. Il s’était réfugié à Rome. D’une certaine manière, il s’était appliqué la loi d’exil à lui-même.
Cette loi d’exil ne visait personne nommément.C’est vous qui, de votre propre autorité, ajoutez au texte les noms d’Orléans et de Bonaparte qui n’y figurent pas. Ce qui
veut dire qu’elle n’était pas limitative. La République se réservait le droit d’en expulser d’autres, le cas échéant.
Je gage que si le très falot Comte de Montizon, mort en 1887,chef d’une Maison « ayant régné en la France » (la Maison de Bourbon, faut-il le rappeler?) avait vécu à Paris et s’y était montré un prétendant ausssi remuant et peu discret que l’héritier de Louis-Philippe ou Plon-Plon Napoléon, on n’eût pas manqué de le faire sortir. Quant à son fils don Carlos, il avait déjà été expulsé en 1881 pour avoir été ovationné par des Saint-Cyriens à Saint-Germain l’Auxerrois, paroisse des Rois de France, le jour de la Saint-Henri…
Audouin
Isabelle
6 décembre 2009 @ 09:45
Audouin.260
Le prince Carlos de Bourbon duc de Madrid n’a jamais été roi en Espagne d’ailleurs vous dites qu’il n’y avait qu’une partie du nord de l’Espagne pour lui.
Pour moi un roi d’Espagne régne sur l’ensemble de son pays et pas sur une fraction du même pays.
Pour son retour en France il fut accueilli avec enthousiasme par les légitimistes Français,pourquoi donc est-il parti vivre à Venise alors que le territoire Français lui été grand ouvert.
Peut-être tout simplement parce qu’il se sentait étranger à la France.
Sigismond J.
6 décembre 2009 @ 17:41
suite de mon message 256 :
Toutes ces informations sont publiques, extraites du livre La Maison de Bourbon (paru en 2004) de M. Patrick Van Kerrebrouck. Et les extraits des mémoires de Madame la duchesse d’Anjou douairière, duchesse de Ségovie, parus en 2003.
Isabelle
6 décembre 2009 @ 17:43
Audoin.262
Le fils de Carlos de Bourbon duc de Madrid,don Jaime de Bourbon a lui aussi vécu sur le territoire Français,à Paris 43 Avenue Hoche et il n’en a pas été chassé puisqu’il y est même décédé en 1931 d’une angine de poitrine.
Ses obsèques eurent lieu à Paris à l’église Saint-Philippe-du-Roule en présence du roi Alphonse XIII lui aussi demeurant en France depuis son départ d’Espagne.
Vous voyez bien que la loi d’exil frappant les princes d’Orléans et Bonaparte ne concernait en aucune manière les princes d’Espagne.
Les Bourbons d’Espagne ne s’en sont d’ailleurs pas privés puisque la reine Isabelle,le roi Alphonse XIII sont venus en France après la perte de leurs trônes,de même que le prince Carlos de Bourbon duc de Madrid et comte de l’Alcarria et son fils Jaime de Bourbon duc de Madrid.
Audouin
6 décembre 2009 @ 22:04
Isabelle(263)
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.Je n’ai pas écrit que Carlos VII était roi d’Espagne, même s’il a été proclamé roi par ses partisans…J’ai écrit, ce qui est incontestable, qu’il régna pendant près de trois ans sur la moitié nord de l’Espagne…C’était plus qu’un prétendant, un presque roi si vous voulez. Il possédait tous les attributs régaliens d’un véritable souverain. Il avait un gouvernement, une armée et des tribunaux. Son Etat battit monnaie, émit des timbres poste, créa des hôpitaux, dont s’occupait son épouse Marguerite, nièce du Comte de Chambord, avec un dévouement admirable, des écoles militaires etc…
Il jura les fueros du Pays basque sous l’arbre de Guernica
et fut sacré souverain de ce pays par Don José de Caixal y Estrade, évêque de Seo d’Urgel et co-prince d’Andorre.
Enfin je précise que Don Carlos de Bourbon est né à Laibach (Carniole), ancien nom autrichien de Ljubljana.
Si vous lisez l’espagnol, je vous recommande deux livres fort intéressants: « Carlos VII », par le Comte de Rodezno et « Carlos VII, el rey caballero », de Valentin Sallent. Ils vous en apprendront plus que Wikipedia…
Bien à vous
Audouin
Audouin
6 décembre 2009 @ 22:19
Isabelle (263)
Vous ne lisez donc pas les messages? J’ai déjà indiqué qu’en juillet 1881, le « sieur don Carlos, duc de Madrid » comme le nomme le PV de police avait été expulsé de Paris.
jul
7 décembre 2009 @ 11:50
Merci pour toutes ces précisions Audouin et Sigismond. Ravi de lire vos message, j’ai appris beaucoup de choses.
Il est logique que les Bourbon ayant vécu en Espagne et en Italie se sentent chez eux en France, c’est quand même le pays de leurs ancêtres :) !
Le Français est toujours leur langue maternelle d’ailleurs
Isabelle
7 décembre 2009 @ 17:31
Audouin.267
Don Carlos de Bourbon à été prier de quitter le territoire Français pour trouble à l’ordre public en tant qu’étranger,c’est bien normal.
Un étranger doit-être tenu de ce tenir tranquille et de respecter les lois en vigueur dans n’importe quel pays.
La reine Isabelle et par la suite Alphonse XIII s’y sont conformés lors de leurs séjour dans notre pays.
Il ne faut pas passer sous silence que Jaime de Bourbon ,fils de don Carlos de Bourbon duc de Madrid a vécu en France 43 Avenue Hoche,il n’y pas été exclu lui puisqu’il est décédé à Paris en 1931 d’une angine de poitrine.
Ses obsèques eurent lieu à Paris en l’église de Saint-Philippe-du-Roule en présence d’Alphonse XIII.
La république ne reconnaissait aucun Bourbon d’Espagne comme prétendant après le décès de l’ultime Bourbon de la branche ainée Henri de Chambord mais la branche cadette d’Orléans oui.
C’est pour cette raison que cette famille a subi l’exil de 1886 à 1950 et avec elle la famille Bonaparte tandis que les Bourbon d’Espagne ont vécu en France et y sont
même morts.
jul
8 décembre 2009 @ 07:17
Ah Isabelle je ne pense pas que la IIIème République soit la mieux placée pour dire qui est digne d’être le roi lol
Isabelle
8 décembre 2009 @ 12:53
jul.270
Bonjour.
Je voulais seulement rétablir les faits,pourquoi vouloir faire dire ce qui n’est pas vrai.
La vérité était que la loi d’exil de 1886 ne s’appliquait pas aux princes de Bourbon Espagnols.
Mais seulement aux familles d’Orléans et Bonaparte,la branche ainée des bourbon de France s’étant éteinte avec le décès du comte de Chambord.
Cette loi d’exil ne s’est pas appliquer aux Bourbons d’Espagne puisqu’ils ont pu résider en France pendant cette période 1886/1950