
Mais la pièce la plus émouvante du château de Frohsdorf était sans conteste la chambre où s’éteignit la duchesse d’Angoulême en 1851. La princesse y conservait dans une armoire reliquaire toute une série de pieux souvenirs lui rappelant la douleur de sa captivité au Temple.

Après le rappel à Dieu de sa tante, le comte de Chambord décida que toutes ces reliques après avoir été enfermées dans un coffre en bois, seraient murées dans un endroit tenu secret dans le château afin de ne jamais tomber entre des mains impies. La pièce fut alors transformée en sanctuaire et une plaque de marbre noir fut posée au-desus de l’emplacement du lit de la princesse, portant une touchante épitaphe écrite par le prince (cf.illustration)

Au second étage se situait la bibliothèque riche de plus de 10.000 volumes et dont la conservation avait été confiée au père Bole, aumônier du prince. Grand lecteur, le comte de Chambord acheta toute sa vie durant de très nombreux ouvrages d’histoire, de géographie mais reçut également beaucoup de livres provenant des nombreux écrivains en sympathie avec la cause légitimiste.Mmais elle comportait aussi de nombreux volumes dans des reliures aux armes rescapés des différentes bibliothèques des princes aux Tuileries (cf.illustration)

Située dans l’aile Nord du château, la chapelle du château, qui était dédiée à Saint Jean, avait été transformée par le comte de Chambord en 1859 dans le goût italien avec un décor de pilastres de marbre veiné rouge et de frises de stuc blanc et or mêlant fleur-de-lys et croix de Saint Esprit tandis qu’au centre du plafond, une importante peinture figurait l’apothéose de l’empereur Saint Henri sous les traits du comte de Chambord en manteau royal. La chapelle a pu faire l’objet d’une restauration complète et soignée menée entre 1966 et 1968 (cf.illustration).

C’est là que seront célébrés plusieurs mariages familiaux : ainsi, en 1845, celui de Louise d’Artois (1819-1864), fille du duc de Berry, avec don Carlo de Bourbon, infant d’Espagne, prince de Lucques et futur duc de Parme (1823-1854) (cf.illustration)

Puis, en 1867, celui de leur fille Marguerite de Bourbon-Parme (1847-1893) avec don Carlos de Bourbon, infant d’Espagne, duc de Madrid (1848-1909) (cf.illustration)

C’est également dans cette chapelle que fut célébré le 1er septembre 1883 le premier service qui suivra la mort du comte de Chambord, service qui, comme celui de Göritz, fut présidé par ses neveux les ducs de Madrid et de Parme. A l’extérieur du château, d’importants communs abritaient les logements du personnel de service, qui entre valets de pied (qui portaient la livrée de la maison du roi en velours « bleu de roi » galonnée d’argent), valets de chambre, maîtres d’hôtel, femmes de chambres, sommeliers, chefs de bouche, d’office et d’argenterie, cuisiniers et autres domestiques, 42 personnes en 1844.
Placés sous la responsabilité du comte Maxence de Damas, grand-ecuyer du prince, les écuries abritaient des remises pour les nombreuses voirtures hippomobiles (calèches, ducs, breaks de chasse, landaus, victoria, coupés) que possédait le prince comme en témoigne cetet aquarelle par K.Göebel (cf.illustration) figurant un landau attelé à deux chevaux devant le château.

Mais aussi des boxes et un manège copuvert pour 20 chevaux de selle et d’atteklage dont s’occupaient 16 cochers, postillons, piqueux, jockeys, grooms et palefreniers comme en témoigne une photo prise devant les écuries de Frohsdorf du temps du comte de Chambord (cf.illustration)

En 1883, à la mort de celui qu’à Frohsdorf, tout le monde n’appelait que « monseigneur« , la peine propriété du château de ses terres et de ses collections revint à la comtesse de Chambord (cf.illustration)

Mais celle-ci préféra séjourner le plus souvent à Göritz dont le climat clément convenait mieux à sa tante fragile. En 1886, lorsque la princesse disparut, la pleine propriété du château et de ses collections revint à son petit-neveu don Jaime de Bourbon (1870-1931) (cf.illustration)

L’usufruit revenant à sa mère Marguerite de Parme, épouse de don Carlos, duc de Madrid qui deviendra chef de la maison de Bourbon à la mort de son père, don Juan de Bourbon, comte de Montizon (1822-1887) et par ailleurs, beau-frère du comte de Chambord. Le duc de Madrid, qui avait confirmé ses droits à la couronne de France dès 1868 dans une lettre publiée de Venise qui ne fut jamais désavouée par le comte de Chambord, fut en 1887 reconnu roi de France « de jure » par les légitimistes français sous le nom de Charles XI. Le duc et la duchesse de Madrid, qui habitaient habituellement le palais Loredan à Venise, utilisèrent le château de Frohsdorf comme résidence d’été jusqu’à la mort de la princesse survenue en 1893. C’est à la mort de son père en 1909 que le duc d’Anjou et de Madrid s’installa à Frohsdorf et en fit dès lors sa résidence principale. Une photo prise dans les années 20 (cf.illustration) montre le prince au volant de sa voiture devant le château.

Frappé par la loi d’exil qui lui interdisait de servir sous l’uniforme français, don Jaime de Bourbon était devenu officier dans l’armée impériale russe et avait notamment participé à la guerre russo-japonaise. A la mort de son père, il devint à son tour chef de la maison de Bourbon, prit officiellement le titre de duc d’Anjou et de Madrid et fut dès lors reconnu roi de France « de jure » par les légitimistes français sous le nom de Jacques Ier. Dans une lettre adressée au comte de Paris le 23 mai 1892, il protesta solennellement contre le port des pleines armes de France par les Orléans.
Le duc d’Anjou et de Madrid fut en 1897 presque fiancé à la princesse Mathilde de Bavière, fille du futur roi Louis III mais l’hostilité de la princesse Marie Berthe de Rohan, que don Carlos, son père avait épousé en secondes noces en 1894, fit échouer le projet.
Pendant la Première Guerre Mondiale, suivant en cela en exemple de sa cousine germaine l’impératrice d’Autriche, née princesse Zita de Bourbon-Parme, épouse de l’empereur Charles Ier (cf.illustration)

qui avait fait mettre les cercueils royaux, qui reposaient dans la crypte de la Castagnavizza à Göritz, en lieu sûr à Vienne, don Jaime fit envoyer en France auprès d’un homme qu’il croyait être de confiance, 3 wagons de tableaux, objets d’art, pièces d’orfèvrerie et souvenirs historiques parmi les plus précieux provenant de Frohsdorf. Parmi eux, figurait notamment l’émouvant manuscrit du journal de sa captivité écrit par Madame Royale dans la prison du temple. Mais leur contenu disparut mystérieusement.
Le duc d’Anjou et de Madrid mourut en 1931 à Paris où il avait son appartement rue du Faubourg Saint Honoré, sans alliance et en laissant de nombreuses dettes. Le château de Frohsdorf et ses collections revinrent alors à sa soeur, la princesse Béatrix de Bourbon (1874-1961) (cf.illustration) épouse du prince Fabrizzio Massimo qui par sa mère, née Francesca Lucchesi Palli, se trouvait être le petit-fils de la duchesse de Berry.

Tandis que ses 3 soeurs, les princessse Blanche, archiduchesse Léopold-Salvator d’Autriche, Elvire, sans alliance et Alice, princesse Friedrich de Schönburg-Waldenburg, se partageaient les châteaux et terres de Katzeldorf et Pitten. Toutefois, pour solder le passif de la succession, la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo se verra contrainte de faire procéder à différentes ventes. Ce sera d’abord en 1936 l’ensemble de la bibliothèque du comte de Chambord ainsi que de nombreux portraits et dessins contemporains du prince qui seront cédés au grand libraire angaius Maggs Bros. Puis en 1938, ce seront 151 tableaux dont 72 portraits et tableaux historiques concernant les princes et princesses de la maison de Bourbon entre XVIIe et le XIXe siècle qui seront dispersés.
Par bonheur, une des précieuses photos des salons furent prises avant cette dispersion, nous montre l’ancien salon rouge (cf.illustration) tel qu’il était alors avec le grand tapis au point portant les grandes armes de France offert en 1873 par les dames royalistes de Bretagne et l’imposant lustre en verre de Murano qui y figuraient déjà du temps du comte de Chambord. Les murs de la pièce étaient alors décorés de la suite des quatorze tableaux historiques présentant la campagne du duc d’Angoulême en Espagne (entre autres la Prise du Trocadéro et le passage de la Bidassoa par Abel de Pujol ou le Retour du Prince aux Tuileries par Louis Ducis) et du portrait ovale de la duchesse d’Angoulême qui faisait pendant à celui de son époux, tous deux exécutés en 1825 par Thomas Lawrence. L’ensemble de ces tableaux provenait des collections que la princesse avait rassemblées au château de Villeneuve-l’Etang, son ancien domaine privé qu’elle avait vendu en 1850.

Mais le 22 avril 1941, ne pouvant subvenir à ses lourdes charges d’entretien, la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo, devait se résoudre à signer l’acte de vente du château aux Postes du Reich, l’autriche étant alors annexée à l’Allemagne. Ne voulant toutefois pas quitter la demeure de ses ancêtres, la princesse et ses quatre filles s’installèrent alors dans l’ancien pavillon de chasse du château (cf.illustration), situé en lisière de l’ancien parc, en y emmenant de nombreux souvenirs historiques sur lesquels elle veillera jalousement pendant toute la seconde guerre.

Car la guerre n’épargnera pas le château de Frohsdorf. Il sera d’abord réquisitionné en 1941 par l’occupant allemand qui le transformera en hôpital militaire avant d’être contraint de le quitter en 1945 face à l’avancée des armées soviétiques. Ce sont les soldats russes qui vandalisèrent alors de nombreux tableaux de taille importante qui étaneint restés dans la demeure tandis qu’ils brûlèrent ou pillèrent, devant la princesse Massimo impuissante, de nombreuses oeuvres qui avaient été mises en sécurité par cette dernière dans les communs. Le château fut ensuite abandonné et fermé pendant dix ans (cf.illustration) avant d’être finalement récupéré en 1955 par les Postes autrichiennes.

Il fera ensuite l’objet d’un programme complet de restauration qui sera effectué entre 1961 et 1968 pour un montant total de 72 millions de schillings autrichiens, avant d’être transformé en centre de formation des télécommunications. Les décors des salons de réception seront soigneusement reconstitués, la chapelle fera l’objet d’une restauration exemplaire mais les appartements des étages seront, eux, irrémédiablement détruits et cloisonnés pour être convertis en salles de réunion et chambres.
En 2005, les Postes autrichiennes ont revendu le château de Frohsdorf à un promoteur immobilier qui souhaitait transformer la demeure en appartements de luxe mais les travaux semblent aujourd’hui stoppés et le devenir de cette demeure chargée d’histoire semble aujourd’hui très incertain.
Quant au pavillon de chasse de Frohsdorf en 1961, à la mort de la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo, c’est sa fille la princesse Blanche (1906-1999), qui avait épousé en 1943 le comte Paul Wurmbrand-Stuppach issu d’une ancienne famille médiatisée du Saint empire romain germanique (cf.illustration) qui en héritera ainsi que les riches collections qu’il contenait.

A la mort de la comtesse douairière Wurmbrand-Stuppach, le pavillon reviendra à son fils le comte Ernest-Gundaccar et son épouse Elisabeth. Le couple qui a 4 enfants, perpétue aujourd’hui fidèlement la présence en Basse Autriche de la branche aînée des Bourbons depuis 167 ans et veille jalousement à la conservation de ce précieux patrimoine historique ainsi que de l’important domaine forestier qui lui est attaché.
On y remaqrue notamment toujours le fameux portrait de Marie Antoinette par Madame Vigée-Lebrun (cf.illustration) « balafré » par un coup de baïonnette en 1793 et qui figurait du temps du comte de Chambord dans le salon rouge.

Mais aussi la paire de souliers que porta le roi Charles X à l’occasion de son sacré à Reims le 29 mai 1825. Pour la cérémonie, il portait deux diamants jumeaux provenant des joyaux de la couronne et qui réintégrèrent le Garde-meuble royal après la cérémonie (cf.illustration)

ou encore un remarquable guéridon marqueté aux grandes armes de France (cf.illustration) dont la provenance est émouvante puisqu’il fut réalisé et offert par des ouvriers français lors d’une visite au prince ainsi qu’en témoigne l’étiquette qu’il porte au-dessous.
Quant aux précieuses archives du comte de Chambord, elles furent logiquement léguées par Henri V aux chefs de la maison de Bourbon successifs que furent don Carlos, considéré par les légitimistes comme le roi de France Charles XI, puis don Jaime, comme le roi de France Jacques Ier. Pendant l’occupation du château, elles furent malheureusement en partie pillées par les soldats soviétiques en 1945.

Toutefois, la princesse Massimo parvint à en sauver courageusement une partie importante et selon sa volonté, celles-ci furent en 1962, un an après sa mort, déposées aux archives de l’Etat situées dans l’ancien palais ducal de Lucques (cf.illustration) où la princesse résidait alors chez l’une de ses filles. (Merci à Néoclassique pour cette 2ème partie de reportage – Copyright photos : DR)
neoclassique
9 mars 2011 @ 13:28
Actarus 56
oui Michaël s’enfonce dans le pathétique ou le ridicule, je ne sais pas.
Mais quoi qu’il en soit, il faut avoir de la compassion pour lui, surtout en ce premier jour de Carême…
Agnès de Champagne
9 mars 2011 @ 14:19
Néoclassique 55,
C’est très reposant de s’instruire dans le calme plutôt que de perdre son temps à trier les informations parmi des commentaires qui n’ont pas leur place?
Avec beaucoup de patience et sans m’arracher les cheveux, je finirai bien par intégrer vos connaissances!!!
Merci encore
Agnès de Champagne
Audouin
9 mars 2011 @ 14:21
Michaël (52)
Très bien, Michaël! Vous avez enfin tout compris! Dans la Maison de France, l’ordre dynastique ne se distingue pas du degré de parenté. Le voeu du Comte de Chambord qui, en août 1873, avait demandé aux d’Orléans « de reprendre leur rang dans la famille » [qui est le dernier] n’a pas été respecté par ces derniers aux obsèques de Göritz. Faute d’obtenir la première place, ils ont préféré ne pas pas paraître, non sans avoir, au préalable, tenté d’obtenir de Don Juan de Bourbon, successeur du Comte de Chambord, une renonciation à ses droits français! Ce qui, a contrario, signifiait que, pour les d’Orléans, il ne les avait pas perdus, tout Espagnol qu’il était!
On sait en quels termes les fils de Don Juan envoyèrent paître l’envoyé du comte de Paris…Et après cela, comment croire un seul instant que la comtesse de Chambord ait pu dire qu’elle reconnaissait les droits (sic) du comte de Paris, elle qui terminait toujours son Pater Noster par ces mots: » Seigneur, délivrez-nous du mal et des d’Orléans »?
Audouin
Charles
9 mars 2011 @ 14:36
Un très beau portrait du comte de Chambord, attribue a Francesco Podesti, date de 1840 passera très prochainement en ventes publiques.
Cette oeuvre est a rapprocher de celle se trouvant a Chambord.
Capreolus
9 mars 2011 @ 14:54
En réponse à Michael (messages 50, 52 et 53)
La République qualifie le duc de Madrid d’ « étranger » : et voilà les Orléans définitivement légitimés par la République !… dixit Michael. Republica locuta, causa finita : telle est sa devise.
Sauf que Michael est toujours incapable de comprendre la différence entre le fait d’être étranger relativement à une nationalité donnée, et être étranger au sang de France, du point de vue ici du droit monarchique.
La citation de Monti de Rézé est tout sauf crédible, dans la mesure où c’est le contraire qui est notoire : à savoir que la comtesse de Chambord tenait pour les droits des princes carlistes, finançant de ses deniers les publications de Gustave Théry, alias Gustave Deryssel : un Blanc d’Espagne de choc.
Cf. Gustave Deryssel, Mémoire sur les droits de la maison d’Anjou à la couronne de France, 1885.
Même Jean-François Chiappe signale nettement que la comtesse de Chambord était hostile aux prétentions des princes d’Orléans : c’est tout dire !
Quant à la citation de Joseph du Bourg, elle vaut son pesant d’or.
Oui, les funérailles du comte de Chambord devait être, selon les volontés de ce dernier et selon les volontés de la comtesse de Chambord, « un acte de famille ».
Et Joseph du Bourg, notoirement « Blanc d’Espagne », nous en donne justement la raison :
« Monsieur le comte de Chambord avait gardé sur cette question [de la succession] une réserve absolue pour la très bonne raison qu’elle se tranchait régulièrement toute seule, et qu’ayant pour premier devoir de réaliser la restauration, il ne devait pas diviser les groupes monarchiques par des querelles et des luttes annihilant toutes chances de succès. C’est pour cela qu’il ne parlait pas là-dessus, et qu’il ne répondait même pas quand son interlocuteur abordait ce sujet. Mais, d’un autre côté, il ne voulait rien faire ni accepter qui fût en contradiction avec le droit pour sa succession. En partant de la constatation de son silence forcé sur cette question, ne trouve-t-on pas dans les dispositions pour ses obsèques l’indication de la voie à suivre ? Un enterrement de famille où chacun a sa place, voyez, regardez donc, c’est là mon testament politique. »
Joseph du Bourg, Les Entrevues des princes à Frohsdorf, Perrin, 1910, p. 273.
Capreolus
9 mars 2011 @ 15:12
Et puisque l’on parle de Joseph du Bourg, je ne résiste pas à livrer ici son jugement sur l’attitude du comte de Paris, se précipitant en 1883 au chevet du comte de Chambord :
« Comment ! ce comte de Paris, après sa viste de 1873, ne trouve pas une occasion quelconque de revenir auprès de son Roi, garde une attitude aussi froide et aussi peu satisfaisante que possible ; et maintenant qu’on lui dit que Monseigneur est dans un état désespéré, qu’il n’a que très peu à vivre, il se précipite. Dire qu’il est conduit par un bon sentiment n’est pas seulement une erreur, mais encore une absurdité, contre laquelle protestent deux siècles d’histoire et de rapports de famille jusqu’à l’heure actuelle. Il veut uniquement prendre position pour l’avenir. Pour ceux qui le regardent comme l’héritier de la couronne d’Henri V, il y a surtout à s’indigner de l’indélicatesse de ce cousin qui s’est toujours mal conduit et qui n’arrive qu’à l’heure de la mort, à cause de l’héritage de son parent à l’agonie. Il me fait l’effet de quelqu’un qui va ouvrir les tiroirs et supputer la fortune de celui dont il espère hériter, pendant que celui-ci se débat contre une maladie qu’on dit mortelle. Dans tous les cas, pour nous, les royalistes fidèles, nous ne pouvons applaudir cette démarche, dont le seul but est, pour le petit-fils de Louis-Philippe, de chercher à arracher le manteau royal des épaules d’Henri V, même avant sa mort. »
Joseph du Bourg, Les Entrevues des princes à Frohsdorf, Perrin, 1910.
Audouin
9 mars 2011 @ 15:46
Décidément, Michaël est en pleine confusion. Dans son message n° 50, il nous dit que le duc d’Anjou et de Madrid, don Jaime a assigné les d’Orléans devant le tribunal civil de la Seine le 7 juin 1896 et qu’il a été débouté le 28 juin 1897. C’est totalement faux!
Ce pauvre Michaël se trompe tout simplement de Bourbon!
Celui qui a assigné le chef de la Maison d’Orléans pour usurpation des pleines Armes de France n’était pas don Jaime mais un cadet de la Maison de Bourbon qui, du reste, n’avait aucune qualité à agir n’étant pas l’aîné! Ce prince, don Francisco de Paula Maria de Bourbon y Castellvi, général carliste, 2ème fils du duc de Séville s’était mis en tête de prétendre au trône de France!
Il fut débouté, non parce qu’était « prince étranger à la France » selon la rhétorique michaëlienne, mais parce que ce tribunal très républicain (on est 1897 sous une IIIème République très radicale) avait jugé que les armoiries pleines à trois fleurs de lys d’or qui étaient jadis attachées à la qualité de Roi de France avaient disparu avec elle ».
Jugement d’ailleurs erroné, mais c’est une autre histoire…
Audouin
Alexis R
9 mars 2011 @ 16:11
Actarus, n’oubliez pas de remplir votre violon, vous ferez oeuvre utile :-)
Alexis R
Alexis R
9 mars 2011 @ 16:14
Néoclassique (55),
Votre article est des plus intéressants.
J’attends toujours que vous me contactiez pour que nous discutions du contenu de vos conférences.
Alexis R
neoclassique
28 décembre 2022 @ 15:26
bonjour,
vous m’aviez contacté il y a plusieurs années à propos de l’article que j’avais écrit sur le château de Frohsdorf.
J’aurais été heureux d’entre en contact avec vous comme vous le souhaitiez mais Régine ne m’a jamais communiqué votre mail.
Dazvant prochainement écrire un livre très complet et très illustré sur Frohsdorf, je vous invite, si vous le souhaitez, à me contacter.
Bien à vous
Sauternes
9 mars 2011 @ 18:39
A Néoclassique
Un grand merci pour votre reportage sur des lieux qui nous sont chers mais bien inconnus, maintenant ce n’est plus le cas grâce à vous, nous savons à quoi ressemble ce fameux chateau.
Je ne manque aucun de vos messages ainsi que ceux d’Audouin qui sont toujours précis, complet avec parfois une petite pique d’ironie pour les feus princes au lambel, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Sauternes
Nemausus
9 mars 2011 @ 21:19
décidemment Michael, vous n’êtes pas fatigué de nous sortir constamment des citations qui n’ont absolumment aucun intérêt…surtout quand l’animosité de la comtesse de Chambord à l’égard des Orléans est notoirement connue… et quand bien même, après avoir échouer à faire dire au comte de Chambord qu’il désignait nommément le comte de Paris comme son héritier dynastique, vous essayez avec sa veuve…. Actarus a entièrement raison (56)….
Comme d’habitude Michael, vous colportez des mensonges grossiers dans votre message 50 : l’action en justice contre les Orléans n’a pas été engagée par le chef de la maison de Bourbon mais par le prince François de Bourbon-Séville, lui même cadet ! il était donc normal que le tribunal déboute ce prince qui ne pouvait prétendre aux pleines armes !
Michael vous êtes un affabulateur de première en tentant à chaque fois de tromper les lecteurs !
Néoclassique, votre reportage sur le château du comte de Chambord est passionnant et excellemment illustré…ne vous laissez pas distraire par les élucubrations de Michael… cela ne vaut pas la peine sur un article consacré à un château.
neoclassique
9 mars 2011 @ 21:59
Alexis 65
très volontiers,
mais j’ai demandé votre mail à Régine et je n’ai tjrs pas de réponse de sa part.
neoclassique
9 mars 2011 @ 22:01
merci Nemausus, de vos compliments.
quant à Michael, je prie pour lui, je ne puis maintenant faire que cela….
francois
9 mars 2011 @ 22:11
Neoclassique,
Manifestement vous avez pris tout le monde par surprise avec ce reportage sur Frohsdorf. Nous voici loin des sentiers battus. Quel travail remarquable! Nombreux surement ceux qui comme moi, attendaient inconsciemment de connaitre ce chateau qui n’etait qu’un nom legendaire. Vous avez su repondre a un desir non exprime. Merci pour tout le temps que vous avez du y passer. Peut-etre pourrez-vous un jour nous parler du sejour de Louis XVIII en Courlande?
Francois
Sophie2
9 mars 2011 @ 22:28
en quelle année est morte la princesse Margarita Massimo née en 1898 et petite-nièce du comte de Chambord?
neoclassique
9 mars 2011 @ 22:33
Charles 64
effectivement, ce portrait de Podesti est sans doute le plus beau du prince, j’ai d’ailleurs failli le faire figurer dans l’iconographie de l’article.
Chambord en possède un beaucoup plus grand et ovale venant d’une grande collection du lyonnais.
Quant à l’original, il est toujours dans les collections Lucchesi-palli au château de Brunnsee.
mais jusqu’à quand??? Dieu seul le sait
Michael
10 mars 2011 @ 08:47
Après avoir reçu des milliers de flèches de la part des alfonsistes, je reconnais que j’ai fais dans la précipitation une énorme confusion entre don Jaime de Borbon et don Francisco de Borbon.
mais le plus fort dans tout ca, c’est la remise en question des carnets du comte de Chambord par Néoclassique. J’aimerais bien avoir l’avis de Philippe Delorme qui a travaillé longuement sur ces carnets avec objectivité.
Mais Néoclassique a toutes ses raisons de dire que ces carnets sont sans importance car ils contiennent des preuves historiques irréfutables que les les Bourbons -Madrid ont toujours été considérés comme des espagnols par le comte de Chambord. Ce dernier, en revanche approuve à plusieurs reprises ceux qui affirment que le comte de Paris est son successeur.
Michael
10 mars 2011 @ 08:50
Néoclassique est un drôle d’historien. En fait c’est un juge de l’Histoire. Au lieu de rapporter des preuves historiques et de les comprendre, il les rapporte pour les juger afin de condamner les héritiers d’aujourd’hui.
Michael
10 mars 2011 @ 09:11
Voici pour ma part des preuves historiques:
le journal de Paris s’est livré au nom de prétendus légitimistes à une attaque contre la branche d’Orléans devenue Maison de France.
Le 6 mars 1886, Don Carlos de Bourbon, Duc de Madrid, qui se fait appeler Roi Carlos VII d’Espagne permet à son représentant espagnol à Paris de s’adresser en son nom. Il désire que cette lettre soit connue du Baron Lambert ami des comtes de Paris et de Chambord. Il écrit: « Le Roi (Don Carlos)remercie le baron Lambert de sa lettre et de son concours pour faire de plus en plus l’union des familes de France et d’Espagne. S.M (Don Carlos) n’est pas responsable des attaques du journal de Paris et non seulement il n’a fait aucun acte de prétendant au trône de France mais sa lettre à Candido Nocedal du 3 septembre 1883 proclame hautement qu’il est espagnol et restera espagnol. Plus encore admettons l’hypothèse de voir bientot Philippe VII sur le trône de france et Charles VII sur celui d’Espagne, il me semble que c’est au nouveau Roi à faire le premier pas vers l’ancien Roi ». 6 mars 1886.
neoclassique
10 mars 2011 @ 09:25
Pour répondre à différentes rmemarques ou questionnements, je tiens à préciser que le reportage complet que j’ai écrit là est la synthèse d’une importante collecte d’informations que j’effectue depuis plus de 10 ans, de nombreuses rencontres, de visites et de multiples coups de fils passés en France, en Angleterre, en Italie et en Autriche.
Sa rédaction, avec vérification soigneuse de toutes mes sources, a nécessité un travail de plus de 10h et m’a amené à y travailler le dernier jour jusqu’à 3h du matin tant j’ai le souci d’être rigoureux et précis sur tout ce que j’écris. Et je suis heureux de constater qu’hormis 2 erreurs mineures relevées par Audouin, il n’a fait l’objet d’aucune polémique ou contradiction fondée.
Je continuerai à l’avenir, en fonction du temps que j’aurai, à proposer des articles que j’espère aussi complets, sur les différents lieux de résidence de la monarchie légitime. Plusieurs sujets sont déjà en projet.
Je tiens encore à remercier tous ceux qui m’ont adressé leurs félicitations, remerciements ou encouragements
Charlanges
10 mars 2011 @ 11:20
Sophie2 (75), le décès de Donna Margarita Massimo, comtesse Pagliano est occulté par toutes le généalogies que j’ai pu consulter. Il semblerait toutefois qu’il soit intervenu après 1995, donc à un âge très avancé. L’un de nous en sait peut-être davantage ? Elle était sans postérité et,dans les années 1960, veuve depuis 1953, elle vivait à Lucques.
Capreolus
10 mars 2011 @ 12:15
En réponse à Michael (messages 77 et 79) –
Il n’y a rien d’étonnant à ce que le comte de Chambord considérât les princes carlistes comme espagnols, puisqu’ils l’étaient assurément. Mais ce que vous n’avez toujours pas réussi à comprendre, c’est que du point de vue du droit monarchique français, ce qui est en cause c’est d’être prince du sang de France : l’aîné salique, qu’il soit ou non espagnol, est par définition prince du sang de France.
Quant à la déclaration que vous citez en message n°79, j’en prends bonne note (et il me semble d’ailleurs, sauf erreur, que vous l’avez déjà citée), mais il vous aura sans doute échappé qu’en 1886 le duc de Madrid n’était pas l’aîné salique : ce dernier était encore le père du duc de Madrid, à savoir le comte de Montizon (mort en 1887).
Ultérieurement, c’est-à-dire après 1887, les déclarations du duc de Madrid assumant sa qualité d’aîné salique et donc ses droits à succéder à la couronne de France n’ont pas manqué.
Quoi qu’il en soit, en raison du principe d’indisponibilité, aucun prince ne peut renoncer valablement à ses droits à la couronne de France. Quand bien même le duc de Madrid aurait-il méconnu ses droits – avant de les assumer une fois devenu aîné salique – cela ne peut en aucune façon le priver de ses droits en question.
C’est comme si l’on regardait comme valables les renonciations d’un certain Philippe Egalité…
A cette différence près que le vaillant duc de Madrid était lui un prince respectable.
Damien B.
10 mars 2011 @ 12:55
Néoclassique (72),
Les éloges que vous avez reçus étaient parfaitement mérités !
Le travail de très haute qualité que vous nous avez – une fois encore – proposé enrichit considérablement le site » Noblesse et Royautés » .
J’espère vivement avoir le plaisir de vous lire souvent.
jul
10 mars 2011 @ 13:03
Michael, vous n’êtes pas Saint Sébastien lol ;)
Vous ne devriez pas le vénérer…
Nemausus
10 mars 2011 @ 13:30
Michael (78),
rectification : en 1886, le duc de Madrid n’est pas le chef de la maison de France dite de Bourbon; c’est son père le prince Jean III dit comte de Montizon (qui a seulement abdiqué ses prétentions au trône d’Espagne en faveur de son fils), mort en 1887.
Donc en 1886, le duc de Madrid ne peut s’exprimer qu’en qualité de prétendant carliste au trône d’Espagne.
Par ailleurs, vous n’avez toujours pas compris que les lois ne peuvent changer selon les caprices des princes donc tout comme le comte de Chambord ne pouvait désigner son successeur, le duc de Madrid ne pouvait changer lui même les règles de succession. Vous nous ressortez tous les jours le même argument qui a déjà été balayé par une analyse sérieuse et juridique ! changez de disque !
De même, l’attitude du duc de Madrid par la suite lorsqu’il est devenu chef de la maison de France dite de Bourbon, prouve qu’il n’a jamais renoncé à cette qualité en prenant les pleines armes de France en 1887 et en proclamant haut et fort ses droits à la couronne de France !
donc vos soi-disant preuves historiques tombent encore à l’eau !
quant aux carnets du comte de Chambord, il y a eu de nombreux débats sur ce sujet et nous savons qu’il s’agissait de carnets intimes et seulement cela sans aucun intérêt politique à leur donner …. certain ont espéré trouver dans ces carnets la preuve absolue que le comte de Chambord avait désigné le comte de Paris comme héritier politique à défaut d’être héritier civil… peine perdue et d’autant plus que si la preuve écrite avait été trouvée, elle n’aurait eu aucune valeur juridique !
Au lieu d’essayer de fonder les prétentions de vos princes sur les lois fondamentales du royaume de France qui sont contraire aux prétentions des Orléans, pourquoi ne pas fonder votre argumentation sur les droits qui découlent de la monarchie de Juillet ?
ah c’est vrai, comment fonder des droits indiscutables sur une usurpation !!! ou alors assumer pleinement l’héritage de cette usurpation !
Th
10 mars 2011 @ 14:50
Un très grand merci à Néoclassique : un tel reportage mériterait une publication. Félicitations !
Michael
10 mars 2011 @ 17:32
Capréolus 82
je vous cite: « Quoi qu’il en soit, en raison du principe d’indisponibilité, aucun prince ne peut renoncer valablement à ses droits à la couronne de France. Quand bien même le duc de Madrid aurait-il méconnu ses droits – avant de les assumer une fois devenu aîné salique – cela ne peut en aucune façon le priver de ses droits en question. »
ça c’est la théorie que vous défendez. Le problème c’est une théorie qui a été et qui est confrontée à la réalité.
Les Bourbons d’Espagne n’ont jamais été Prince du Sang de France.
Charles X a abdiqué ses droits.
Louis XIX a renoncé à ces droits.
Les Bourbons d’Espagne ont toujours été dubitatifs, hormis le duc de Cadix, face à l’interprétation d’un groupe dit « légitimiste ».
Les Orléans ont pleinement assumé l’héritage dynastique de 1883 à aujourd’hui sans le renier.
Ce sont des réalités historiques.
Michael
10 mars 2011 @ 17:33
Capreolus (bis).
Philippe Egalité n’a jamais renoncé à ses droits, il en a eu seulement l’intention.
Michael
10 mars 2011 @ 17:38
Nemausus
Je comprend votre raisonnement partiellement juridique et sans objectivité historique. Je ne cautionne pas votre raisonnement.
Pour moi la légitimité est entre les mains de ceux qui travaillent pour la France et qui ont toujours travaillé pour ce beau pays dès qu’ils ont assumé leur droit, c’est à dire à partir de 1883.
Cette légitimité est donc entre les mains de Monseigneur le comte de Paris et de son fils Monseigneur le Duc de Vendôme. rejoignez donc tous l’Association Gens de France autour de votre Prince.
Michael
10 mars 2011 @ 17:40
Je félicite tout de même aussi Néoclassique pour ce très beau reportage même si je ne cautionne pas du tout la fin sur les Bourbons d’Espagne. C’est un beau travail et nous en prendrons note.