
Mais la pièce la plus émouvante du château de Frohsdorf était sans conteste la chambre où s’éteignit la duchesse d’Angoulême en 1851. La princesse y conservait dans une armoire reliquaire toute une série de pieux souvenirs lui rappelant la douleur de sa captivité au Temple.

Après le rappel à Dieu de sa tante, le comte de Chambord décida que toutes ces reliques après avoir été enfermées dans un coffre en bois, seraient murées dans un endroit tenu secret dans le château afin de ne jamais tomber entre des mains impies. La pièce fut alors transformée en sanctuaire et une plaque de marbre noir fut posée au-desus de l’emplacement du lit de la princesse, portant une touchante épitaphe écrite par le prince (cf.illustration)

Au second étage se situait la bibliothèque riche de plus de 10.000 volumes et dont la conservation avait été confiée au père Bole, aumônier du prince. Grand lecteur, le comte de Chambord acheta toute sa vie durant de très nombreux ouvrages d’histoire, de géographie mais reçut également beaucoup de livres provenant des nombreux écrivains en sympathie avec la cause légitimiste.Mmais elle comportait aussi de nombreux volumes dans des reliures aux armes rescapés des différentes bibliothèques des princes aux Tuileries (cf.illustration)

Située dans l’aile Nord du château, la chapelle du château, qui était dédiée à Saint Jean, avait été transformée par le comte de Chambord en 1859 dans le goût italien avec un décor de pilastres de marbre veiné rouge et de frises de stuc blanc et or mêlant fleur-de-lys et croix de Saint Esprit tandis qu’au centre du plafond, une importante peinture figurait l’apothéose de l’empereur Saint Henri sous les traits du comte de Chambord en manteau royal. La chapelle a pu faire l’objet d’une restauration complète et soignée menée entre 1966 et 1968 (cf.illustration).

C’est là que seront célébrés plusieurs mariages familiaux : ainsi, en 1845, celui de Louise d’Artois (1819-1864), fille du duc de Berry, avec don Carlo de Bourbon, infant d’Espagne, prince de Lucques et futur duc de Parme (1823-1854) (cf.illustration)

Puis, en 1867, celui de leur fille Marguerite de Bourbon-Parme (1847-1893) avec don Carlos de Bourbon, infant d’Espagne, duc de Madrid (1848-1909) (cf.illustration)

C’est également dans cette chapelle que fut célébré le 1er septembre 1883 le premier service qui suivra la mort du comte de Chambord, service qui, comme celui de Göritz, fut présidé par ses neveux les ducs de Madrid et de Parme. A l’extérieur du château, d’importants communs abritaient les logements du personnel de service, qui entre valets de pied (qui portaient la livrée de la maison du roi en velours « bleu de roi » galonnée d’argent), valets de chambre, maîtres d’hôtel, femmes de chambres, sommeliers, chefs de bouche, d’office et d’argenterie, cuisiniers et autres domestiques, 42 personnes en 1844.
Placés sous la responsabilité du comte Maxence de Damas, grand-ecuyer du prince, les écuries abritaient des remises pour les nombreuses voirtures hippomobiles (calèches, ducs, breaks de chasse, landaus, victoria, coupés) que possédait le prince comme en témoigne cetet aquarelle par K.Göebel (cf.illustration) figurant un landau attelé à deux chevaux devant le château.

Mais aussi des boxes et un manège copuvert pour 20 chevaux de selle et d’atteklage dont s’occupaient 16 cochers, postillons, piqueux, jockeys, grooms et palefreniers comme en témoigne une photo prise devant les écuries de Frohsdorf du temps du comte de Chambord (cf.illustration)

En 1883, à la mort de celui qu’à Frohsdorf, tout le monde n’appelait que « monseigneur« , la peine propriété du château de ses terres et de ses collections revint à la comtesse de Chambord (cf.illustration)

Mais celle-ci préféra séjourner le plus souvent à Göritz dont le climat clément convenait mieux à sa tante fragile. En 1886, lorsque la princesse disparut, la pleine propriété du château et de ses collections revint à son petit-neveu don Jaime de Bourbon (1870-1931) (cf.illustration)

L’usufruit revenant à sa mère Marguerite de Parme, épouse de don Carlos, duc de Madrid qui deviendra chef de la maison de Bourbon à la mort de son père, don Juan de Bourbon, comte de Montizon (1822-1887) et par ailleurs, beau-frère du comte de Chambord. Le duc de Madrid, qui avait confirmé ses droits à la couronne de France dès 1868 dans une lettre publiée de Venise qui ne fut jamais désavouée par le comte de Chambord, fut en 1887 reconnu roi de France « de jure » par les légitimistes français sous le nom de Charles XI. Le duc et la duchesse de Madrid, qui habitaient habituellement le palais Loredan à Venise, utilisèrent le château de Frohsdorf comme résidence d’été jusqu’à la mort de la princesse survenue en 1893. C’est à la mort de son père en 1909 que le duc d’Anjou et de Madrid s’installa à Frohsdorf et en fit dès lors sa résidence principale. Une photo prise dans les années 20 (cf.illustration) montre le prince au volant de sa voiture devant le château.

Frappé par la loi d’exil qui lui interdisait de servir sous l’uniforme français, don Jaime de Bourbon était devenu officier dans l’armée impériale russe et avait notamment participé à la guerre russo-japonaise. A la mort de son père, il devint à son tour chef de la maison de Bourbon, prit officiellement le titre de duc d’Anjou et de Madrid et fut dès lors reconnu roi de France « de jure » par les légitimistes français sous le nom de Jacques Ier. Dans une lettre adressée au comte de Paris le 23 mai 1892, il protesta solennellement contre le port des pleines armes de France par les Orléans.
Le duc d’Anjou et de Madrid fut en 1897 presque fiancé à la princesse Mathilde de Bavière, fille du futur roi Louis III mais l’hostilité de la princesse Marie Berthe de Rohan, que don Carlos, son père avait épousé en secondes noces en 1894, fit échouer le projet.
Pendant la Première Guerre Mondiale, suivant en cela en exemple de sa cousine germaine l’impératrice d’Autriche, née princesse Zita de Bourbon-Parme, épouse de l’empereur Charles Ier (cf.illustration)

qui avait fait mettre les cercueils royaux, qui reposaient dans la crypte de la Castagnavizza à Göritz, en lieu sûr à Vienne, don Jaime fit envoyer en France auprès d’un homme qu’il croyait être de confiance, 3 wagons de tableaux, objets d’art, pièces d’orfèvrerie et souvenirs historiques parmi les plus précieux provenant de Frohsdorf. Parmi eux, figurait notamment l’émouvant manuscrit du journal de sa captivité écrit par Madame Royale dans la prison du temple. Mais leur contenu disparut mystérieusement.
Le duc d’Anjou et de Madrid mourut en 1931 à Paris où il avait son appartement rue du Faubourg Saint Honoré, sans alliance et en laissant de nombreuses dettes. Le château de Frohsdorf et ses collections revinrent alors à sa soeur, la princesse Béatrix de Bourbon (1874-1961) (cf.illustration) épouse du prince Fabrizzio Massimo qui par sa mère, née Francesca Lucchesi Palli, se trouvait être le petit-fils de la duchesse de Berry.

Tandis que ses 3 soeurs, les princessse Blanche, archiduchesse Léopold-Salvator d’Autriche, Elvire, sans alliance et Alice, princesse Friedrich de Schönburg-Waldenburg, se partageaient les châteaux et terres de Katzeldorf et Pitten. Toutefois, pour solder le passif de la succession, la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo se verra contrainte de faire procéder à différentes ventes. Ce sera d’abord en 1936 l’ensemble de la bibliothèque du comte de Chambord ainsi que de nombreux portraits et dessins contemporains du prince qui seront cédés au grand libraire angaius Maggs Bros. Puis en 1938, ce seront 151 tableaux dont 72 portraits et tableaux historiques concernant les princes et princesses de la maison de Bourbon entre XVIIe et le XIXe siècle qui seront dispersés.
Par bonheur, une des précieuses photos des salons furent prises avant cette dispersion, nous montre l’ancien salon rouge (cf.illustration) tel qu’il était alors avec le grand tapis au point portant les grandes armes de France offert en 1873 par les dames royalistes de Bretagne et l’imposant lustre en verre de Murano qui y figuraient déjà du temps du comte de Chambord. Les murs de la pièce étaient alors décorés de la suite des quatorze tableaux historiques présentant la campagne du duc d’Angoulême en Espagne (entre autres la Prise du Trocadéro et le passage de la Bidassoa par Abel de Pujol ou le Retour du Prince aux Tuileries par Louis Ducis) et du portrait ovale de la duchesse d’Angoulême qui faisait pendant à celui de son époux, tous deux exécutés en 1825 par Thomas Lawrence. L’ensemble de ces tableaux provenait des collections que la princesse avait rassemblées au château de Villeneuve-l’Etang, son ancien domaine privé qu’elle avait vendu en 1850.

Mais le 22 avril 1941, ne pouvant subvenir à ses lourdes charges d’entretien, la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo, devait se résoudre à signer l’acte de vente du château aux Postes du Reich, l’autriche étant alors annexée à l’Allemagne. Ne voulant toutefois pas quitter la demeure de ses ancêtres, la princesse et ses quatre filles s’installèrent alors dans l’ancien pavillon de chasse du château (cf.illustration), situé en lisière de l’ancien parc, en y emmenant de nombreux souvenirs historiques sur lesquels elle veillera jalousement pendant toute la seconde guerre.

Car la guerre n’épargnera pas le château de Frohsdorf. Il sera d’abord réquisitionné en 1941 par l’occupant allemand qui le transformera en hôpital militaire avant d’être contraint de le quitter en 1945 face à l’avancée des armées soviétiques. Ce sont les soldats russes qui vandalisèrent alors de nombreux tableaux de taille importante qui étaneint restés dans la demeure tandis qu’ils brûlèrent ou pillèrent, devant la princesse Massimo impuissante, de nombreuses oeuvres qui avaient été mises en sécurité par cette dernière dans les communs. Le château fut ensuite abandonné et fermé pendant dix ans (cf.illustration) avant d’être finalement récupéré en 1955 par les Postes autrichiennes.

Il fera ensuite l’objet d’un programme complet de restauration qui sera effectué entre 1961 et 1968 pour un montant total de 72 millions de schillings autrichiens, avant d’être transformé en centre de formation des télécommunications. Les décors des salons de réception seront soigneusement reconstitués, la chapelle fera l’objet d’une restauration exemplaire mais les appartements des étages seront, eux, irrémédiablement détruits et cloisonnés pour être convertis en salles de réunion et chambres.
En 2005, les Postes autrichiennes ont revendu le château de Frohsdorf à un promoteur immobilier qui souhaitait transformer la demeure en appartements de luxe mais les travaux semblent aujourd’hui stoppés et le devenir de cette demeure chargée d’histoire semble aujourd’hui très incertain.
Quant au pavillon de chasse de Frohsdorf en 1961, à la mort de la princesse Béatrix de Bourbon-Massimo, c’est sa fille la princesse Blanche (1906-1999), qui avait épousé en 1943 le comte Paul Wurmbrand-Stuppach issu d’une ancienne famille médiatisée du Saint empire romain germanique (cf.illustration) qui en héritera ainsi que les riches collections qu’il contenait.

A la mort de la comtesse douairière Wurmbrand-Stuppach, le pavillon reviendra à son fils le comte Ernest-Gundaccar et son épouse Elisabeth. Le couple qui a 4 enfants, perpétue aujourd’hui fidèlement la présence en Basse Autriche de la branche aînée des Bourbons depuis 167 ans et veille jalousement à la conservation de ce précieux patrimoine historique ainsi que de l’important domaine forestier qui lui est attaché.
On y remaqrue notamment toujours le fameux portrait de Marie Antoinette par Madame Vigée-Lebrun (cf.illustration) « balafré » par un coup de baïonnette en 1793 et qui figurait du temps du comte de Chambord dans le salon rouge.

Mais aussi la paire de souliers que porta le roi Charles X à l’occasion de son sacré à Reims le 29 mai 1825. Pour la cérémonie, il portait deux diamants jumeaux provenant des joyaux de la couronne et qui réintégrèrent le Garde-meuble royal après la cérémonie (cf.illustration)

ou encore un remarquable guéridon marqueté aux grandes armes de France (cf.illustration) dont la provenance est émouvante puisqu’il fut réalisé et offert par des ouvriers français lors d’une visite au prince ainsi qu’en témoigne l’étiquette qu’il porte au-dessous.
Quant aux précieuses archives du comte de Chambord, elles furent logiquement léguées par Henri V aux chefs de la maison de Bourbon successifs que furent don Carlos, considéré par les légitimistes comme le roi de France Charles XI, puis don Jaime, comme le roi de France Jacques Ier. Pendant l’occupation du château, elles furent malheureusement en partie pillées par les soldats soviétiques en 1945.

Toutefois, la princesse Massimo parvint à en sauver courageusement une partie importante et selon sa volonté, celles-ci furent en 1962, un an après sa mort, déposées aux archives de l’Etat situées dans l’ancien palais ducal de Lucques (cf.illustration) où la princesse résidait alors chez l’une de ses filles. (Merci à Néoclassique pour cette 2ème partie de reportage – Copyright photos : DR)
Michael
10 mars 2011 @ 17:46
Si vous regardez les épitaphes des « prétendants au trône de France » espagnols de leur tombe, vous agréablement surpris de voir pour Don Carlos de Bourbon, duc de Madrid à Triste la mention: « Don Carlos VII d’Espagne ».
ou bien « Alfonso de Borbon y Dampierre » pour le duc de Cadix.
Michael
10 mars 2011 @ 17:47
Précisément su altezas reales don Alfonso et don don Francisco de Borbon.
jul
10 mars 2011 @ 18:32
Michael maintenant vous faites parler les morts lol?
Ne me dites pas qu’Henri d’Orléans a le culot de faire inscrire « Henri VI Roi des Français » sur sa tombe ?
Les épitaphes des Princes Alphonse et François sont sobres et évitent de ronfler au moins.
La vie du Duc d’Anjou et de Cadix a prouvé son attachement à la France et à son héritage monarchique.
Seulement par idéologie nationaliste vous ne pouvez pas admettre qu’il aimait l’Espagne et la France.
Figurez-vous, qu’arrivé en Espagne dans les années 50, il ne savait parler que le Français et l’Italien…qu’il a du prendre des cours d’Espagnol avec un professeur particulier.
Je ne crois pas que vous puissiez décerner des brevet de francité aux gens. N’est-ce pas manquer de modestie ?
Capreolus
10 mars 2011 @ 19:23
En réponse à Michael (messages 86 et suivants) –
Michael dixit :
« Les Bourbons d’Espagne n’ont jamais été Prince du Sang de France. »
C’est rigoureusement inexact. Philippe V, fils du Grand Dauphin, est né fils de France. Par conséquent ses enfants mâles étaient de droit petit-fils de France (encore mieux que simple princes du sang !).
Michael dixit :
« Charles X a abdiqué ses droits. Louis XIX a renoncé à ces droits. »
En effet. Et ces abdications étaient invalides car contraires au principe d’indisponibilité de la couronne. Les princes en question en étaient tellement conscients qu’ils se sont comportés comme rois de droit et chefs de la Maison de France en exil : Charles X, jusqu’à sa mort en 1836, Louis XIX, jusqu’à sa mort en 1844.
Michael dixit :
« Les Bourbons d’Espagne ont toujours été dubitatifs, hormis le duc de Cadix, face à l’interprétation d’un groupe dit « légitimiste ». »
Voilà une affirmation que démentent les déclarations publiques des ducs de Madrid et du duc de San Jaime plusieurs fois reproduites en ces lieux.
Dubitatifs relativement à leur éventuel règne en France ? Sans aucun doute, mais ni plus ni moins que Jean, duc de Guise, le prétendant orléaniste (qui du propre aveu de son fils le comte de Paris ne croyait pas à une restauration).
Dubitatifs relativement à leurs droits ? Leurs déclarations publiques attestent du contraire.
Michael dixit :
« Les Orléans ont pleinement assumé l’héritage dynastique de 1883 à aujourd’hui sans le renier. »
Les princes d’Orléans se sont prétendus successeurs légitimes du comte de Chambord, mais, outre le fait qu’il n’étaient pas ses successeurs légitimes, ils n’ont cessé de renier l’héritage de la monarchie traditionnelle, en lui substituant leur improbable monarchie héritée non pas du sacre de Reims mais des révolutions de 1789 et 1830.
Le comte de Chambord n’était pour eux et leurs gens que « Monsieur de trop » : ils se sont précipités à son chevet comme de vulgaires captateurs d’héritage, histoire de se poser comme héritiers légitimes aux yeux des naïfs et des ignorants… puis ils ont renié dans les faits l’héritage politique et moral du comte de Chambord.
Michael dixit :
« Philippe Egalité n’a jamais renoncé à ses droits, il en a eu seulement l’intention. »
Philippe Egalité a renoncé pour lui et sa descendance à la qualité de prince du sang de France :
« Le conseil général de la commune de Paris arrête [suite à la déclaration de Philippe Egalité au club des jacobins le 14 septembre 1792], sur la demande de Louis-Philippe-Joseph, prince français, ce qui suit :
« Louis-Philippe-Joseph et sa postérité porteront désormais pour nom de famille : Egalité. »
Quant à la tombe du duc de Madrid à Trieste, il est en effet normal que l’on y trouve inscrit « Don Carlos VII d’Espagne » puisque Charles VII était non seulement de droit roi d’Espagne, mais a effectivement exercé l’autorité royale sur une partie de son royaume lors de la troisième guerre carliste.
Voilà les « réalités historiques ».
Nemausus
10 mars 2011 @ 19:30
Michael (86, 87 et suivants),
vous racontez vraiment n’importe quoi… comment peut-on être aussi malhonnête intellectuellement ? ça devient un problème psy à votre niveau à force de vouloir écrire à votre sauce les faits. depuis plusieurs jours vous nous abreuvez de mensonges toujours plus grotesques…
La loi ne change pas parce que vous en avez envie ! la France n’est pas la Libye où un dictateur décide ce qu’il a envie !
vous nous fatiguez à force de reprendre toujours les mêmes arguments qui ont déjà été démontrés comme faux… au lieu de vous répétez sans cesse aillez donc le courage d’aller lire les archives de Régine et vous y trouverez les réponses adéquates au lieu d’obliger les légitimistes à se répéter à cause de votre radotage concernant notamment la renonciation avérée de Philippe Egalité à ses droits et à son appartenance à la maison royale (changement de patronyme en Egalité, ça vous dit quelque chose ???)
Et vous en arrivez même à fonder des droits ou pas par rapport à des inscriptions sur des tombes…. il faut vraiment tomber bien bas et ne plus avoir d’arguments fondés pour en arriver à de pareilles absurdités …
Vos élucubrations font de vous un interlocuteur vraiment peu crédible devant cet avalanche de mensonges et d’inventions toujours plus loufoques les unes que les autres….
Audouin
10 mars 2011 @ 20:44
Th (85)
Sans vouloir méconnaître le moins du monde l’excellent travail de Néoclassique que je salue au passage, je tiens à signaler que la revue sur papier glacé « Bourbons Magazine » qui a malheureusement disparu après une vie éphémère mais dont j’ai conservé toute la collection, a publié en 1998, sous la plume de Bernard Charpentier et Bertrand Guillerm deux reportages complets et abondamment illustrés sur Frohsdorf. Le premier, paru dans le n° 14 occupe six pages pleines avec des photos magnifiques dont certaines ont été reprises par notre ami Néoclassique. Le second reportage, dans le n°16, est consacré plus particulièrement à la maison du garde-chasse, à son mobilier et ses fabuleuses collections (dont un émouvant portrait du duc de Bordeaux en petit Ecossais que Néoclassique n’a sans doute pas pu nous montrer). Les reporters de « Bourbons Magazine » avaient été reçus par la comtesse de Wurmbrandt-Stuppach qui avait alors 92 ans. Elle mourut quelques mois plus tard. Ces deux reportages sont exceptionnels par l’abondance et la qualité de leur iconographie.
Je ne sais pas s’il existe encore dans le commerce des exemplaires de cette luxueuse revue mais celles et ceux qui auront la chance de se procurer les deux numéros dont je viens de parler ne seront pas déçus.
Audouin l
Capreolus
10 mars 2011 @ 22:28
Toujours en réponse à Michael (message n°86)…
… qui affirme péremptoirement :
« Les Bourbons d’Espagne n’ont jamais été Prince du Sang de France »
L’un de nos plus grands historiens (et en l’espèce historien des institutions) lui répond :
« Les princes du sang ne peuvent cesser de l’être. Ils doivent à tout moment être prêts à succéder à la Couronne de France. Ils ne peuvent renoncer à leur vocation. Ils ne la perdent pas s’ils acceptent une autre souveraineté. La renonciation de Philippe, duc d’Anjou, à la Couronne de France, quand il devient Philippe V, roi d’Espagne, bien que confirmée par les traités d’Utrecht enregistrés par le Parlement de Paris, est nulle de plein droit. S’il a encore des descendants aujourd’hui, ceux-ci sont habiles à succéder à la Couronne de France, selon leur ordre de succession, en préférant la branche aînée à la cadette. »
Roland Mousnier, Les Institutions de la France sous la monarchie absolue, 1980, tome II, p. 98.
Voilà les « réalités historiques ».
Post scriptum : Et que l’on ne vienne pas objecter qu’à la mort de Louis Ier, duc d’Orléans (1703 – 1752), premier prince du sang depuis la mort d’Henri-Jules de Bourbon-Condé en 1709, Louis-Philippe Ier, duc d’Orléans (1725 – 1785) conserva l’appellation de « premier prince du sang ». En effet, l’appellation de « Monsieur le Prince », en principe attachée à la qualité de premier prince du sang avait disparu avec le dernier premier prince du sang des Condé, tandis que ces derniers avaient conservé l’appellation de « Monsieur le Duc », dévolue en principe au fils aîné du premier prince du sang : preuve que certaines appellations étaient devenues de pure courtoisie et ne pouvaient donc « faire le droit ».
parella
11 mars 2011 @ 08:04
Une petite info.
Une émission consacrée à la découverte de la tête du roi Henri IV, avec la participation de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, sera présentée dimanche 13 mars à 20 h 35 sur France 5.
Michael
11 mars 2011 @ 08:21
Capreolus,
qui empêchait les Bourbons d’Espagne de porter le titre de Prince de Sang ou d’avoir un titre français si ce n’est qu’ils appartenaint à une dynastie étrangère.
Mousnier se fonde sur quoi? , c’est encore une interprétation partiellement juridique. Quand on regarde l’Histoire, on peut constater que Mounier a tort.
Michael
11 mars 2011 @ 08:40
Capreolus,
Le mieux se serait de préciser que tout cela est de votre interprétation.
Avez vous vu un document mentionnant un des fils de Philippe V avec un titre français?
De même, je ne crois pas qu’il soit possible qu’un roi de France soit en même temps Roi d’Espagne. techniquement, ce n’est pas possible, c’est pour cela que les renonciations de Philippe V ont été élaboré et cela en accord total avec les lois fondamentales du royaume. Le seul objectif de ces lois étant de garantir l’indépendance du royaume de France face à des puissances étrangerès. Hugues Capet a été élu dans ce sens. Son prédecesseur, Charles (carolingien) ayant des intérêts en Basse-Lorraine.
Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que l’histoire ne se fait que dans un sens, on va au source et on constate et comprend ce qui s’est passé après. Et vous vous faites le contraire. Vous regarez don Luis-Alfonso et vous essayer de trouver des preuves historiques qui pourraient confirmer ses droits. En oubliant bien sure toutes les réalités qui vous dérangent.
Nemausus, ce n’est pas la peine de faire pression en ayant des arguments psychologiques. Vous ne m’assenerez pas le dernier coup de couteau car nous sommes sur la toile et vos manières de procéder, comme nous pouvons tous le voir, ne sont vraiment pas courtoises.
Actarus
11 mars 2011 @ 12:34
Tout le monde aura compris que nous ne cherchons pas à convaincre Michael qui persistera dans ses errements jusqu’à sa mort… ;-) Mais nous lui répondons pour l’édification des lectrices et lecteurs qu’il est de notre devoir d’informer de la vérité et de ne pas laisser abuser par la propagande orléaniste.
Merci Nemausus, Capreolus et les autres. :)
Nemausus
11 mars 2011 @ 12:56
Michael,
la courtoisie avec quelqu’un qui passe son temps à raconter des mensonges a ses limites. Vous rabachez constamment les mêmes inepties dans un but pavlovien afin que vos mensonges restent sans contradiction et pour user vos contradicteurs !
votre dernier message (100) montre à quel point vous utilisez l’histoire pour transformer les faits et la jurisprudence; mais comme je vous l’ai déjà dit le droit monarchique est contre vos Orléans et vous ne pourrez rien y faire.
Et ce ne sont pas toutes vos citations d’auteurs orléanistes à la solde de vos princes qui changeront quelque chose.
Restez avec vos certitudes obsolètes car de toutes les façons cela n’a aucune importance, vos Orléans ne remonteront jamais sur le trône de France car la restauration est prévue seulement le jour où les poules auront des dents !
Je ne m’adresserai plus à vous même si j’apporterai un dénie à vos mensonges futurs !
Padraig
11 mars 2011 @ 13:38
Nemausus 95
« … au lieu de vous répétez sans cesse aillez donc le courage » aïe ! Orthographe « légitimiste » sans doute… faute d’être légitime en français ?
Il est vrai que dans le même message vous avouez être « fatigué » par les excellents messages sur ce site de Michael que j’encourage donc à continuer ! Faute d’en perdre votre latin, vous semblez en perdre votre français ;-) Réelle fatigue donc, un conseil : reposez vous ;-)
jul
11 mars 2011 @ 13:50
Merci bien Parella :)
Nemausus, Capreolus, laissez tomber. Michael est borné. Il ne veut pas écouter nos arguments. Nous aurons beau nous appliquer à répondre point par point à ses allégations, cela ne servira à rien.
C’est un dialogue de sourds qui sera sans fin.
Il est nationaliste et ne comprendra pas avant longtemps qu’on est forcément Français quand on est l’aîné des descendants par les mâles des Rois de France. Il est contre la double nationalité et ne comprend pas qu’on puisse aimer deux pays.
Aramis
11 mars 2011 @ 15:17
Michael et tous autres, je vous renvoie à mon commentaire sur le fil de discussion relatif à Orléans House !
neoclassique
11 mars 2011 @ 15:25
Audouin 96
Cela n’a rien d’étonnant, j’ai été moi-même collaborateur à Bourbons magazine pendant plusieurs années. J’y ai d’ailleurs signé de nombreux articles sous mon nom ou mon pseudonyme de louis Montjaux ( dont dans le même numéro l’article sur le masque mortuaire du comte de Chambord). J’aurais beaucoup aimé faire ce pélerinage à Frohsdorf mais mon emploi du temps ne me l’a pas permis. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé le reportage de B. Guillerm bien fameux, les textes sont légers et les objets photographiés parfois anecdotiques.Mais c’était là les seules photos que j’avais.
En revanche, je dois aller porchainement à Frohsdorf et à Brunnsee, sans doute en mai prochain. Et là,je serais reçu par le Cte Wurmbrand et j’examinerai la collection complètment de manière en en emprunter les plus belles pièces pour mon exposition à Chambord.
Tonton Soupic
11 mars 2011 @ 15:41
Michael (100)
Vous avez raison, d’ailleurs, jamais au grand jamais, Monseigneur le comte de Paris, et surtout duc de France (ne l’oublions pas !) ne laissera don Luis-Alfonso usurper son trône !
neoclassique
11 mars 2011 @ 16:46
Audouin 96
vous parlez du portrait du « duc de Bordeaux en petit écossais », c’est un erreur, il s’agit du petit Robert de Parme, absolument pas du duc de Bordeaux.
l’auteur de l’article n’était pas très érudit concernant la branche aînée des Bourbons, il l’était bien davantage s’agissant du duc d’Anjou dont il suivait les déplacments. j’ai précisément arrêté ma collaboration àBourbonsMagazine parce que le rédacteur en chef qu’était bertrand Guillerm puliait mes articles trufés d’erreurs sans que j’ai pu les relire. Que les choses soient bien claires! j’ai n’ai rien copié destextes de Guillerm, que, je le répète, je ne juge pas bon. J’ai simplement faute de mieux, réutilisé 3 des photos publiées qui n’étaient pas les oeuvres les plus intéressantes à mon avis.
parella
11 mars 2011 @ 19:09
Seconde petite info.
Le site de l’IDA (dont on a pu voir comment certains se gaussaient) est en plein travail. Rendez-vous sous deux mois environ pour le résultat que d’autres souhaitent brillant.
JAusten
11 mars 2011 @ 21:55
Messieurs, pourquoi ne pas régler cette passionnante joute sur le pré ?
Nous, les dames ferions les cheerleaders et j’adore les pic-nics et je pressents qu’il y en aura beaucoup. Palatine nous accompagneriez-vous ?
Th
12 mars 2011 @ 08:24
Audouin (message 96),
Merci beaucoup pour ces précisions : savez-vous quelle association/société publiait Bourbons Magazine ? Je n’ai rien trouvé sur internet.
Je vous en remercie par avance,
Th
Nemausus
12 mars 2011 @ 09:05
je laisse l’auteur du message 102 à sa bassesse d’esprit …. car il n’a d’autres arguments sur le sujet Bourbon et Orléans que l’attaque personnelle mesquine et petite …. cela montre toute l’étendue de l’incapacité orléaniste à aligner des arguments réalistes dans un débat démocratique !!!
cela fait pitié !
Audouin
12 mars 2011 @ 09:05
Th (110)
Je vous donne ici l’adresse qui était celle de « Bourbons Magazine » mais je doute qu’elle vous soit utile, cette publication n’existant plus depuis longtemps: 22 rue Didot, 75014 PARIS. A l’époque,
tous les numéros étaient téléchargeables sur ww.zenor.com. Si le site existe toujours, il n’est plus possible d’effectuer cette opération…
En sa qualité d’ancien collaborateur du magazine, Néoclassique serait peut-être susceptible de vous en dire davantage…
Audouin
neoclassique
12 mars 2011 @ 09:23
Th 110
voici les coordonnées de la revue éditrice de Bourbons-Magazine,bimestriel légitimiste qui a cessé de paraître en 2000:
COMMUNICATION ET TRADITION SARL
22 rue Didot 75014 PARIS
CPPAP: 76852
j’ai ai vu quelques exmplaires parfois sur Chapitre ou sur Livre rare book
neoclassique
12 mars 2011 @ 09:32
Nemausus 101
vous avez raison, faites comme moi,
cessez votre dialogue avec Michaël.
Réservez votre plume si fine et pertinente à des commentaires qui en valent la peine.
Audouin
12 mars 2011 @ 10:04
néoclassique (107)
Vous vous méprenez, cher ami. Je n’ai pas dit et je n’ai pas pensé que vous aviez copié Bertrand Guillerm. C’est pour répondre à la demande de Th (85) et en complément de votre excellent travail que j’ai rappelé l’existence de « Bourbons Magazine » et des pages que ce bimestriel a consacrées à Frohsdorf. Une information de nature à intéresser tous nos lecteurs. Vous avez sans doute des raisons personnelles de ne pas apprécier Bertrand qui a pourtant montré dans ses écrits un bon niveau d’érudition. Des erreurs tout le monde en commet, moi comme vous. Dois-je vous rappeler que je me suis permis de rectifier dans mon message n°9 deux erreurs sur la personne que vous avez faites sur les princes de la branche aînée et que vous avez qualifiées de « légères » et de « mineures »?
Quant au portrait du « petit Ecossais », vous affirmez qu’il ne s’agit pas du duc de Bordeaux, mais de son neveu. J’en prends acte. Cependant, je suis étonné qu’on ait habillé le petit Robert de Parme dans ce costume. Que je sache, le kilt et le sporran n’ont jamais été en usage ni à Parme, ni à Frohsdorf, ni a fortiori à Venise alors que ce vêtement traditionnel se rencontre plutôt à… à Holyrood où le duc de Bordeaux a vécu enfant quelque temps…Du reste, l’imagerie légitimiste a produit de nombreuse représentations du duc de Bordeaux en « petit Ecossais ».
Bien à vous.
Audouin
palatine
12 mars 2011 @ 11:01
JAusten, 109
J’ai refléchi à votre proposition de tournoi. L’ennui, c est que je n’aurais pas de champion, ayant une affection égale pour les deux camps , comme je l’ai souvent dit. Donc je ne saurais à qui faire porter mes couleurs.
Je prefère sauter plusieurs siècles et revenir à la Guerre des Boutons et etre à pied d’oeuvre pour distribuer les sparadraps. Joignez vous à moi, eventuellement pour sonner la fin de la récréation.
Nous avons bien essayé vous et moi de les faire danser au bal costumé en juin. Mais ils prefèrent en découdre, ces vieux garnements.
neoclassique
12 mars 2011 @ 14:18
Audouin 116
Je suis heureux de noter que vous qualifiez mon travail d’excellent. J’aurais simplement apprécié, je l’avoue, que le commentateur avisé et pertinent que vous êtes le fasse dans votre premier commentaire où vous ne vous êtes contenté que de relever mes deux « erreurs ».
S’agissant du portrait en petit écossais, je vous confirme qu’il s’agit bien du jeune Robert de Parme. La mode de l’habiller en écossais a prévalu pendant plusieurs années (est-ce en rappel de l’exil de son oncle ?). C’est d’ailleurs ainsi qu’il est déjà représenté dans l’aquarelle que j’ai fait figurer dans mon article.
Par ailleurs, ce tableau, qui doit dater des années 1855, fait partie d’une paire en pendant avec sa sœur Marguerite et qui figure sur une des photos des différents salons de Frohsdorf qui sont en ma possession.
Bien à vous
Michael
12 mars 2011 @ 15:47
En fait Néoclassique a pu faire ce reportage avec l’aide de BourbonMagazine dont il taille au passage son rédacteur en chef (Je plaisante bien sûre, mais c’est vrai que tout cela est drôle)
francois
12 mars 2011 @ 17:13
Jul (104), Nemausus, Capreolus, Actarus, il y a belle lurette que j’ai explique pourquoi je me retirais des « echanges » avec les Orleanolatres car il n’y avait precisement pas d’echanges possibles avec eux. Ils repondent toujours a cote et ignorent les arguments qu’on leur presente, faute de pouvoir y repondre, et repetent aveuglement leurs incantations fallacieuses. Vous avez bien raison de faire le constat que vous faites et toutefois de continuer avec beaucoup de merite a ne pas leur abandonner le terrain. Il est manifeste qu’ils n’ont pas l’intention de « jouer le jeu ».
Francois