
Le duc de Vendôme était mardi à Toulouse en la salle des jeux floraux de l’hôtel d’Assezat où il a présenté son livre « Un prince français ». La réunion était organisée en collaboration avec l’assocation des Hautes études économiques et Sciences Po du Sud-Ouest. Le prince qui s’est longuement exprimé devant cetet assemblée sans notes, a précisé que le prince Gaston qui a trois mois et demi fait la fierté de ses parents et grandit bien.(Merci à Brigitte et Christian pour les photos)

philippe
6 mars 2010 @ 15:52
Bonjour a tous!
D’abord et avant tout, je tiens à m’excuser, auprès de Charles, du caractère un peu agressif de mon message 51…(( tiens, c’est drôle, comme « le dossier 51 », l’excellent bouquin de Gilles Perrault et le
non moins excellent film éponyme de Michel Deville, que je vous conseille à tous de lire et/ou voir ))…
Je suis tout nouvel internaute, ma petite Pomme n’a pas encore un mois, et j’ai réalisé combien cliquer sur « envoyer » était définitif !!!
Donc, cher Charles, je vous renouvelle mes excuses. Au moins, mon message aura-t-il poussé le Sphinx à parler !
Quant au contenu même dudit message, en revanche, je persiste et signe…
Non, Charles, je ne fais pas de politique (je précise d’ailleurs que je n’ai aucun engagement, d’aucune sorte, dans aucun parti…Dieu m’en préserve !… et pour tout vous dire, je ne sais même pas encore comment voter Dimanche prochain…). Je me contente de déplorer que le prince, lui, prétende en faire… et nous assener des leçons de vie.
Mon seul engagement, je vous l’assure, est pour la cause royale…
Je suis, comme vous, intimement persuadé que la monarchie est le meilleur des systèmes, parce qu’elle sait concilier le respect de l’histoire et des traditions avec l’exigence, légitime au XXIe siècle,
d’une vie collective démocratiquement organisée, et parce que, par
sa seule existence, elle évite que les hommes politiques n’aient tendance a surdimensionner l’importance de leur destin « historique » personnel… La seule personne du roi, comme je l’ai déjà dit, est un rappel permanent aux politiques qu’ils sont là pour
servir et non pour se servir… Bref, Charles, je suis monarchiste …
Cela ne m’empêche évidemment pas d’être, en tant que citoyen, très
vigilant quant au respect, tant des libertés individuelles, que des règles du jeu démocratique. Et c’est bien là que le bât blesse, à la
lecture du livre de Monseigneur. Je dis et je maintiens qu’il n’est pas dans son rôle en prenant des positions publiques sur des problèmes de société (en se posant, en plus, comme mieux informé!), ni quand il distribue les bons ou mauvais points à tel ou
tel homme politique… J’oserai cette question provocante, mais pour qui se prend-t-il ???
Que Mgr le duc de Vendôme ait fait le choix, personnel, d’une vie confite dans le catholicisme le plus traditionnel, le regarde, mais ne
regarde que lui… S’il y a une chose dont je sais gré à la république, c’est bien la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Donc, Oui à la Monarchie, mais NON à la théocratie…
Je crains que les princes de France ne soient depuis trop longtemps éloignés de leurs responsabilités pour avoir une vision réaliste de ce que serait leur rôle dans une France moderne. Et la lecture du livre du prince n’est pas rassurante, voilà tout. J’ajouterai, pour être complet, que le numéro du catholique inspiré est assez comique quand on constate la rapidité de la naissance du petit prince Gaston, et qu’on connait, plus généralement, l’histoire intime des Orléans depuis dix générations…
Voilà donc, Charles, le discours « politique » que vous me reprochez.
Eh bien, c’est celui d’un lecteur exigeant, polémiste peut-être (mais
on ne peut tout de même pas passer nos vies à discourir de la couleur des robes des princesses, et puis c’est de la contradiction que naît la réflexion…), mais franc, tout simplement. Et je ne fais
que réagir au contenu de l’ouvrage… c’est donc bien la preuve que le prince a un discours politique!!!
Si j’avais un jour l’honneur, et le bonheur, de pouvoir parler à Monseigneur, face à lui, je ne changerais pas un mot de ce que je viens d’écrire. Qu’il comprenne une fois pour toutes, que pour être
l’héritier de la tradition historique, il n’en est pas moins qu’un homme comme les autres…
Si, par miracle, vous avez son oreille…
Au plaisir de vous lire,
Phil.
NB. A Jausten, ma réponse a sa question, non je ne suis pas le cousin de Jean-Claude, que je ne connais pas … Et bravo à elle
pour son très beau pseudo … je suis un fan!
marie-francois
6 mars 2010 @ 17:28
On peut reconnaitre un mérite au prince Jean, celui de vouloir occuper la scene que son pere n’occupe plus et n’a vraiment jamais occupe depuis qu’il est Comte de Paris, ni vraiment avant, durant le dernieres années de vie de son pére, puisque ce dernier n’était pas enclin a se laisser priver de paroles.
Il agit un peu comme le defunt Comte de Paris, dans les annnées 30 , du vivant de son pére le duc de Guise.
Marie Christine
7 mars 2010 @ 10:40
Damien: surtout que le Jägermeister est plus efficace qu’une simple tisane.. :-)
Marie Christine
7 mars 2010 @ 10:43
Brigitte & Christian: mess 42: les Toulousains auraient pu lui apporter une petite assiette de cassoulet. Pour tenir le « coup », rien de mieux!
Alexis
7 mars 2010 @ 10:50
@ Philippe : je partage votre (fine) analyse. D’aucuns (qui, sauf erreur, n’interviennent plus sur ce blog) avaient déjà formulé des remarques similaires…
Je pense qu’en la matière la jeune génération a, plus que jamais, son mot à dire !
Espérance !!!
philippe
7 mars 2010 @ 13:44
Bonjour,
Merci beaucoup à Alexis, je me sens moins seul…
Je regrette bien de n’avoir pas pu lire les contributions que vous évoquez. J’imagine que leurs auteurs partageaient aussi le sentiment que j’ai, d’ennuyer tout le monde ici…
Alexis, s’il vous plaît, éclairez moi sur vos propos quant à la jeune
génération, que je ne suis pas sûr de comprendre… Vous parlez de la jeune génération des princes, ou des jeunes monarchistes?
Marie-Francois, votre référence aux jeunes années de feu Mgr le comte de Paris n’est pas fausse. Sauf que lui, à l’époque, intervenait dans un contexte qui l’obligeait à clarifier la position de la Maison de France face aux thèses extrêmistes de Charles Maurras et de l’Action Française…
Par la suite, comme aujourd’hui le prince Jean, il a commis l’erreur
de donner des avis sur la vie politique, qu’on ne lui demandait pas… Son soutien à la candidature de François Mitterrand à la présidence de la république, en 1981, en est un malheureux
exemple…
Au plaisir de vous lire,
Phil.
Charles
7 mars 2010 @ 15:58
Philippe,
Je suis sensible a vos excuses.
marie-francois
7 mars 2010 @ 16:13
Philippe
Comment vous souhaitez me relire je vous reponds.
Le défunt Comte de Paris ne s’est pas contente, dans ses années de jeunesse, de régler le probléme des relations de la Maison de France avec l’Action Française. Il s’est aussi prononçé, a travers articles et publications sur des problemes de société.
Ce qu’il a continué a faire, a son retour d’exil sous la IV comme sous la Vime république. C’était le but de son bulletin.Il a montré sa préférence, 1981, pour François Mitterand comme il l’avait montré, en 1958, pour le General de Gaulle.
Pour en revenir a son petit fils, il est difficile d’occuper la scene, sans se prononcer sur des problemes de société. Il ne peut se contenter d’etre un prince de café society ou un prince muet. Quant a savoir si les réponses apportées sont les bonnes est une autre question …
On peut constater que les réponses apportées par les trois princes ( Paris, Clermont comme Vendome )paraissent quelquefois un peu décalées.
Mais, dans leur position, la prise de parole est nécessaire.
Au plaisir de ..
marie louise
7 mars 2010 @ 16:20
Philippe,vous lire est un vrai plaisir!Votre analyse est très juste et surtout objective!
Charles
7 mars 2010 @ 16:25
Ce que j’apprécie particulierement chez le duc de Vendome, c’est sa volonté de servir et surtout de maintenir envers et contre tout en France l’idée monarchique.
La est l’essentiel au regard du passe et de l’histoire de la France et de la famille Capetienne.
Il remplit parfaitement sa mission compte tenu du régime et de l’état de la France.
Prince Jean a compris son rôle grâce aux conversations nombreuses qu’il eût avec son grand-père le comte de Paris tout au long de sa vie et jusqu’à la veille de sa mort.
La comtesse de Paris a eu aussi un rôle determinant. Elle lui expliqua le rôle et la mission royale d’un Capetien.
La duchesse de Montpensier a assure son rôle de mère avec grandeur d’âme.
La Dauphine est désormais présente au côte de prince Jean pour lui insuffler son énergie et une part de modernité.
vincent meylan
7 mars 2010 @ 16:56
Je suis assez d’accord avec ce que vous venez tous de développer de différentes manières avec des arguments qui sont tous pertinents. Et pour une fois, le débat prend une autre dimension.
Quelle doit être l’intervention d’un prétendant non régnant dans la politique ? Là est toute la question.
Certains d’entre vous ont raison de rappeler que le grand père du prince Jean, le défunt Comte de Paris, avait quant à lui fait des interventions nombreuses et variées dans ce domaine.
Toutes ont-elles été bienvenues et efficaces ? Là est la 2ème question.
Le réglement de la position de la maison de France par rapport à l’Action Française dans les années 30, la condamnation des accords de Münich, la défense d’un état juif dès 1938, sont autant d’interventions que la suite de l’histoire du XXème siècle s’est chargée de justifier pleinement.
Mais justement, ne peut-on pas dire qu’elle ont été légitimés aussi par le fait que l’Action Française donnait une coloration trop nettement politique à la Maison de France en l’instrumentalisant à des fins partisanes.
Je serais beaucoup plus réservé quant à l’utilité des prises de position du prince dans les années 1950, 60, 70 et 80…
Rentré d’exil, alors que la France avait enfin retrouvé un gouvernement stable et accepté par la très grande majorité des français, était-il utile de prendre de telles initiatives ? Le prince avait-il la légitimité pour le faire ? Pire, n’ont-elles pas en fait été plus néfastes qu’utiles ?
Et nous en revenons à la première question : dans quelle mesure un prétendant doit-il intervenir dans la vie politique de son pays ?
Certainement pas, c’est mon avis, en donnant des consignes de vote dans le cadre d’une élection présidentielle, comme le comte de Paris l’a fait en 1981.
Si nous en venons au prince Jean, force est de constater que le nombre de fidèles de la maison de France s’amenuisant au fil des ans, l’écho de ses déclarations est assez limité.
Son livre s’est vendu (chiffres officiels du logiciel Edistat) à près de 3 500 exemplaires, ce qui est très honorable.
Dans ces conditions, sa prise de parole ne serait -elle pas plus percutante si elle se faisait sur un enjeu plus serré et non pas sur un projet de société qui est un enjeu beaucoup trop large pour être réellement précis dans sa formulation ?
Il y a quelques années, il nous avait informé de sa volonté de défendre le patrimoine historique français, la culture, la langue française, et il me semble qu’en ce moment, compte tenu du désengagement évident de l’état français dans ce domaine, il a un véritable boulevard devant lui.
En outre, compte tenu de l’héritage qu’il incarne dans ce cas précis, il y serait parfaitement légitime.
Attention, je ne dis pas que son action doit être limité à cela. Je me contente de suggérer qu’en ce moment, compte tenu du contexte et de son statut, ce domaine d’activité serait sans doute beaucoup plus porteur, efficace, et utile.
Parce qu’il représente un besoin réel aujourd’hui en France. Et aussi parce qu’il serait sans doute un excellent moyen, confondant l’histoire de sa famille et l’actualité culturelle française, de regagner un peu de terrain, de partisans, et surtout d’audience dans le paysage national français.
Ce n’est que mon avis…
Vincent Meylan
Charles
7 mars 2010 @ 17:48
A mon avis le duc de Vendome a le devoir de maintenir le principe monarchique vivant en France. Il prend ce rôle a coeur et je le remercie.
Il peut aussi prendre position publiquement sur un grand sujet de société car il est aussi une autorité morale. Il se définit en prince français et en prince chrétien.
J’ai le souvenir par exemple d’avoir vu la defunte comtesse de Paris défiler pour l’école libre au debut des années 1980 au nom des respects des libertés.
Il n’est pas souhaitable que prince Jean s’engage plus en politique ou soutienne un parti politique car un prétendant doit rester au dessus des partis et reste un recours pour le pays.
Je partage l’avis de Vincent Meylan quant a utiliser son nom et ses efforts au patrimoine français et a la langue. Il a créé une société a cet effet, il est donc probable qu’il se fasse conaittre par ce biais dans les années a venir.
La Dauphine est aussi un atout supplementaire pour son image. Il a ete trop longtemps presente comme un prince solitaire, triste et bigot. Je souhaite comme vous Vincent qu’il reçoive toute la presse a son domicile afin de se faire connaître et se faire aimer du public.
Au début des années 1950 le comte de Paris avait agit de cette façon. Il est aussi évident qu’il ne doit pas en abuser pour ne pas tomber dans le people, mais de ce côte la on peut compter sur la sagesse et la mesure du Dauphin.
Ahmed REDAH BEK
7 mars 2010 @ 18:06
A Philippe,
Je ne veux surtout pas intervenir dans les controverses
interminables de la politique française au regard de la monarchie; j’avoue d’ailleurs ne pas comprendre le sens à donner à l’emploi de certains termes ! C’est seulement vos mots disant « je me sens moins seul » qui m’obligent presque à vous adresser quelques lignes…car d’autres peuvent penser comme vous et personne ne devrait se sentir comme « seul » sur ce si beau site de Régine.
Ma réserve ne vient pas de l’utilisation d’un nom complet, n’ayant au départ pas penser à l’emploi d’un simple prénom, tellement plus facile pourtant, mais de l’incompréhension sur certains débats développés ici, néanmoins très instructifs. Je connais nombre de jeunes français qui se disent,aujourd’hui (je dis bien « aujourd’hui ») : « royalistes parce qu’antimonar-
chistes ». Et ils m’ont expliqué que le terme de « monar-
chie » ne pouvait pas avoir le même sens en France qu’en Grande-Bretagne (pour exemple). Et que le régime républicain français était, par essence et fondement, monarchique.Je pense donc que ces jeunes seraient, pleinement d’accord avec vous sur vos propos?
Personnellement, cela m’a beaucoup donné à réfléchir. Mes séjours dans des pays où la monarchie royale s’exerce d’une manière très différente des actuelles monarchies européennes aussi ( mes études au Maroc, mes discussions avec des royalistes égyptiens, mes rencontres en Jordanie, mon séjour en Iran, du temps du Shah,etc). Je suis français et je pense (je respecte toute pensée différente de la mienne) que le Prétendant,
en France, ne devrait pas aborder des problèmes directe-
ment politiques; le Roi ne peut pas être de droite ou de gauche ! Mais Il peut présenter les avantages -immenses- à avoir un Chef d’Etat « non élu », donc hérédi-
taire, d’avoir un chef de gouvernement qui réellement gouverne. En France, ce jour, le chef de gouverment est responsable et pratiquement sans pouvoir, me dit-on, et le Chef de l’Etat a tous les pouvoirs, mais n’est pas responsable. Finalement, la démocratie est inexistante !
En Serbie, le Prince Alexandre demande la démocratie qui ne peut être que royale. En 2010, une voie « royale » extraordinaire s’ouvrirait à la France si le Prétendant réclamait la DEMOCRATIE (et plus de Justice, pour tous!) et non la stupéfiante impossibilité de mettre le roi à la place de la république, sans rien changer à la Constitution actuelle !!! Il n’y a pas de régime parfait et le bonheur des peuples n’est pas malheureu-
sement pas pour demain… Mais on peut se battre (et non pas seulement espérer) pour plus de respect de tous sur notre pauvre terre, plus de justice pour les plus pauvres, plus d’égalité pour nos compagnes et nos filles
et un plus d’équité pour les minorités.
Le combat pour la DEMOCRATIE,c’est le combat du Roi !
Le combat pour la JUSTICE, c’est le combat du ROi !
Le rêve royal devrait être le nôtre ! Peut-être celui d’une République Royale. Il y a de bonnes révolutions à faire… par la France, avec son roi ! Vous n’êtes pas si seul que cela,Philippe .Nous avons besoin de la fidélité, même si elle doit sortir des chemins tellement battus et rebattus.
Au moment des élections régionales, le Prétendant aussi, au-dessus des partis,pourrait présenter une proposition royale qui nous sortirait d’une France jacobine,parisienne et centralisée, à soumettre à la ré-flexion démocratique de tous nos concitoyens…
Je peux vous dire que les royalistes ne sont pas où on les cherche !
Royalement vôtre
Brigitte et Christian
7 mars 2010 @ 18:16
bonjour à tous
bonjour Vincent
de retour de WE , nous avons pris connaissance des messages et nous voulons ajouter, ce qui confirmera ce que Vincent a dit en 71, un complément d’information
A la question sur le rétablissement de la royauté, le prince Jean a indiqué qu’il ne voyez pas de rétablissement immédiat de la royauté mais qu’il travaillait pour l’avenir, pour lui mais aussi pour Gaston.
Son objectif actuel est de se faire connaitre à travers la France par la série de présentations de son livre. Mais aussi qu’il accepterait volontiers une mission nationale type Francophonie, culture ou histoire.
Amitiés du sud ouest sous le soleil
Ahmed REDAH BEK
7 mars 2010 @ 18:52
Je viens de lire,avec grande satisfaction, les commentaires de Marie-François (68),Marie-Louise(69) CHarles (70),Vincent Meylan (71).
En effet, la défense du patrimoine historique français, des spécificités de la culture et de la langue française rentrent parfaitement dans le rôle dévolu au Prétendant. A mon humble avis, ce n’est pas au Prince à définir un projet de société; cela relève de la démocratie citoyenne et participative de tous ceux qui vivent sur la terre de France. Comme le dit excelemment Vincent Meylan, la prise de parole, la plus publique possible, du Prince doit se faire sur des enjeux très serrés et acceptables par tous.
Brigitte et Christian
7 mars 2010 @ 18:52
bonsoir à tous
petit oubli mais les souvenirs reviennent au fur et à mesure.
Le prince a remarqué que de plus en plus FR3 et la presse locale couvraient les présentations de son livre et a souligné que cela était encourageant.
La Dépêche du Midi a consacré un article sur la séance de dédicace à la librairie Castela de Toulouse (nous n’y étions pas, donc nous ne pouvons pas en parler)
amitiés du soir du sud ouest
Charles
7 mars 2010 @ 19:32
Brigitte et Christian,
La promotion de son livre a travers la France permet au duc de Vendome de se faire connaître d’un public plus large et non averti.
C’est essentiel de débuter de cette façon pour assoir sa notoriété naissante. Son mariage a été aussi bien relaye par la presse.
Bien amicalement et au plaisir de vous revoir.
Charles
JAusten
7 mars 2010 @ 19:52
Philippe, Vincent Meylan et Ahmed REDAH BEK : vous donnez d’intéressantes prospectives dans vos commentaires. Merci
marie-francois
7 mars 2010 @ 19:59
Quelle doit etre l’attitude d’un prétendant ?
Vincent Meylan, vous posez là la bonne question ?
Je note que vous avez utilisé le terme de prétendant et pas un autre, ce qui implique certaines obligations.
La société française est trés differente de celle des années 50 et 60 dans, période d’action du 2nd Comte de Paris. Les partisans comme les soutiens de la Maison de France se sont beaucoup amenuisés.Il se pose meme maintenant un probleme de connaissance de la ditee famille.
La proposition d’une action sur un champ plus restreint que le vaste champ politique est vraisemblablement moins risquée et peut etre plus audible.
Sur quel sujet ? et de quelle maniere ?
La francophonie en est un champ d’action.La preservation du patrimoine historique comme naturel en est un autre.
Le prince ne peut réver cependant de devenir secretaire gl de la Francophonie car il serait tres mal habile pour la France de nommer un ressortissant français a ce poste .
Reste a oeuvrer d’une maniere non officielle, sur les dits sujets. Mais aussi a modifier une attitude et un langage. La notion meme de prince chrétien n’est pas trés mobilisatrice.
Un prétendant qui se pose comme tel ne doit pas afficher de préférences politiques ie ne pas dire qu’il préfere voter Mitterand. Mais il ne peut pas non plus n’avoir aucunes idéees sur des questions de société.
vincent meylan
7 mars 2010 @ 20:51
Marie-François(mess 79)
Je suis très heureux que ce débat puisse s’instaurer. Il me semble qu’il conduit nombre d’entre nous à se poser des questions différentes de celles que nous nous posons habituellement dans le cadre du thème qui nous est cher : les familles royales.
Je crois qu’avant d’aspirer à une nomination officielle quelle qu’elle soit, il faut déjà faire preuve de certaines compétences. Et dans le domaine de la francophonie ou de la préservation du patrimoine culturel ou historique de notre pays, le prince, et la famille de France en général, auraient plus de facilité à conquérir ces galons que dans un autre domaine.
Tout simplement parce qu’ils y sont naturellement légitimes de par l’héritage culturel ou historique qu’ils représentent.
Il est très difficile de « donner des conseils » aux princes. Qui sommes nous pour le faire ? Et ont-ils besoin de conseillers ? je pense que le terme et la fonction sont plutôt à fuir.
En revanche, il est intéressant peut être de suggérer certaines choses. Et surtout, il est important de se garder de la tentation de l’angélisme, « les princes sont toujours beaux, intelligents… » Ce n’est pas un service à leur rendre. On peut ne pas être d’accord et le dire poliment et respectueusement.
Force est de reconnaître, comme vous le dites, que la famille de France, ne jouit plus aujourd’hui de l’audience qu’elle avait dans les années 195O.
C’est pourquoi je crois qu’une action plus ciblée sur des domaines concrets, précis, seraient beaucoup plus efficaces qu’une action plus (trop) large.
En outre, les princes peuvent se prévaloir d’un contexte assez porteur dans ce domaine en ce moment.
Jamais l’histoire n’a été aussi à la mode, jamais les français n’ont été autant à la recherche de leurs racines, de leur culture, de leur héritage.
Les exemples sont nombreux. Le plus évident en ce moment est le cas du Cabinet des Médailles, le plus vieux musée de France, fondé par Louis XIV et qui aujourd’hui est très menacé.
Une pétition circule en ce moment sur Facebook à ce sujet et il aurait été intéressant que le prince s’y joigne afin de défendre l’héritage de ses ancêtres. Apparemment le ministre de la culture s’intéresse au dossier. Et il existe des dizaines d’autres cas.
Je pense vraiment que des prises de position claires, documentées, non partisanes, de membres de la famille de France dans ces domaines, rencontreraient un écho autrement plus important que des considérations de société sur lesquelles chacun les attend au tournant, et pas toujours avec de bonnes intentions.
Entendons nous, il n’est pas question d’interdire aux membres de la famille de France d’avoir des opinions politiques ou personnelles sur les thèmes qui préoccupent la société française aujourd’hui, mais je ne suis pas certain qu’ils aient toujours intérêt à en faire état en public, ni surtout à en faire le centre de leur action.
Je vous rejoins totalement quant à l’attitude et le langage à employer et sur la communication en général qui à mon avis sont à modifier.
Amicalement
Vincent Meylan
R-N
7 mars 2010 @ 21:06
Pour Marie François (79)
Le soutien permanent apporté par la famille d’Orléans et en particulier par Jean, au système en place, les met hors de posture sérieuse à prétendre ou obtenir quoi que ce soit.
Leurs opérations ne servent qu’à décridibiliser les espérances monarchiques, et ils ne cherchent qu’à se frayer un chemin en utilisant le potentiel offert par ce système qu’ils soutiennent : la désorientation des esprits.
Tout est confus dans leurs propos comme dans ce qu’ils souhaitent réaliser. Ils doivent savoir que l’on s’opposera à toute force contre toute tentative de leur part d’accaparer un trône quel qu’il soit.
Les fidèles qui soutiennent Henri ne sont pas les mêmes que ceux qui soutiennent Jean. Ceux-là sont pour l’essentiel de ce qu’on en voit du moins, des partisans sans repères, peu ou pas du tout au fait de la question monarchique.
Le soutien de l’ancien Comte de Paris à Mitterrand en 81 n’est pas sur le même plan que celui apporté par son fils en 2007 à l’actuel pouvoir. Le premier était compréhensible et a été bien accueilli en général dans la famille de pensée monarchique.
R-N
7 mars 2010 @ 21:31
Charles (47), dire « Les Paris » est incorrect et totalement étranger aux usages quels qu’ils soient, comme au bon sens. Cest aussi ridicule que lorsque Jean demande à être appelé « Prince Jean ». Tout ça appartient à la monarchie pop-corn, c’est aussi digne des Guignols que toute l’atmosphère actuelle.
L’ancien Comte de paris avait traçé une voie très haute, contrairement à ce que M. Meylan indique au commentaire 51.
Il arrive fréquemment que l’actuel Comte de Paris fasse des déclarations éclairées dans des situations diverses. Dans le cas de Jean, cela n’arrive jamais. S’il existe dans des avis d’ordre général qu’il peut donner, des choses qui ne sont pas mauvaises en soi, ce qui les contredit est la sympathie affichée vis-à-vis de l’actuel système. Sans le qualifier ici, afin de ne pas donner un ton qui paraîtrait polémique dans cette discussion, je dirai que ce n’est pas compatible avec le rôle d’un prétendant.
Un petit Belge
7 mars 2010 @ 22:00
Je suis tout à fait d’accord avec les conseils très judicieux de Vincent Meylan (comm. 71 et 80). J’ajouterai que le prince Jean a toute la légitimité pour s’investir en faveur des personnes handicapées et de la santé mentale. Il connait le quotidien de ces familles avec François et Blanche, et pourrait soutenir des associations qui travaillent dans ce domaine.
marie-francois
7 mars 2010 @ 22:04
Vincent Meylan
Il nous reste à attendre et espérer que d’autres se joignent au debat de maniere constructive comme vous.
Amicalement
emporio
7 mars 2010 @ 22:05
Philippe, Vincent et Ahmed
Le débat est réhaussé pour ne pas dire royal.
Entendre des propositions au lieu d’un combat de tranché entre partisans de chapelle. MERCI
Brigitte et Christian
7 mars 2010 @ 22:27
bonsoir à tous
bonsoir Vincent et Charles
Lors de cette présentation toulousaine, nous avons appris que le prince était entouré d’une trentaine de personnes bénévoles constitués en « cabinet » spécifique par grands thèmes.
Nous avons fait connaissance du chef de cabinet militaire, ancien enfant de troupe comme Christian, et cela nous a éclairé sur la connaissance des problèmes multiples sur lesquels le Prince est questionné et l’aisance avec laquelle il répond à ces questions.
C’était la seconde présentation du livre à laquelle nous assistions et nous avons été comblé par ce que nous y avons appris, par l’aisance du prince et aussi son charisme. La salle n’étant pas constituée de fidèles tous acquis au Prince, loin s’en faut.
amitiés du sud ouest ou on annonce la neige pour demain
philippe
7 mars 2010 @ 22:44
Cela fait plaisir de voir le débat renaitre… Merci à tous de vos longues et intéressantes interventions !… et merci a Marie Louise et Ahmed pour leurs messages plus personnels…
Vincent, vous avez bien raison de nous ramener à la question essentielle, qui est de savoir où situer la limite de la liberté de parole du prince. On sait déjà donc que vous n’êtes pas favorable à l’idée qu’il puisse donner des consignes de vote … je veux croire que nous serons içi tous d’accord là-dessus ! Le problème est que la vie collective de la Nation ne se limite pas aux seules élections…
Alors, devons nous aujourd’hui, alors qu’il n’est qu’en position de prétendant, laisser libre parole à Mgr le duc de Vendôme, sur les
sujets de société qui interrogent l’ensemble de nos concitoyens ?
C’est l’avis de Marie-François, qui estime même que c’est nécessaire. J’avoue que je me demande bien pourquoi ? Connait-on
l’opinion personnelle de la reine Béatrix sur l’euthanasie, permise
aux Pays-Bas? Connait-on celle de Juan Carlos sur la procréation pour autrui, permise en Espagne ? Connait on enfin l’opinion
d’Elisabeth II sur l’homoparentalité, que la loi anglaise autorise ?
La façon qu’a Monseigneur de considérer ceux qui ne partagent pas
son avis comme appartenant à une opinion publique « mal informée »
(p.58) et d’en avoir « froid dans le dos » (p.32) est une insulte à l’intelligence de ses compatriotes, que je trouve difficilement pardonnable… Celle qu’il a d’évoquer ,comme un grand fait d’armes, le retrait temporaire du pouvoir de feu le roi Baudouin au
moment de l’adoption, en Belgique, de la loi sur l’IVG (p.117) en dit
long également sur le respect qu’il aurait, s’il était aux affaires, pour un texte constitutionnel qui, a l’évidence, parce que nous sommes tout de même au début du XXIe siècle, l’obligerait à la réserve …
Je crois que Charles se trompe quand il voit en notre prince une autorité morale… A quel titre en serait-il une ? Ce n’est pas ce qu’on attend de lui… On attend de lui d’être le garant constitutionnel d’une vie démocratique apaisée, dans une France
réconciliée avec son Histoire, et débarrassée, le plus possible, des
questions d’ambition personnelle… C’est déjà un beau programme,
à mon avis…
L’élève Orléans n’aura donc droit, en ce qui me concerne, qu’à un
« Peut mieux faire… ». Je lui demanderai, par ailleurs, de mettre une sourdine à l’expression récurrente, comme on dit aujourd’hui,
de ses convictions catholiques. Ces dernières, au demeurant fort respectables, et qui nous touchent tous, à un degré ou à un autre, car c’est vrai, nous sommes un peuple chrétien, et notre culture est indissociable du christianisme, doivent rester une question de conviction et de pratique personnelles … Il faudra bien que le prince le comprenne s’il veut, un jour, être le roi de tous !
Et qu’on n’évoque pas le mythe du roi Très-Chrétien, ce n’est plus de mise… Personne ne verrait en Jean IV un roi « oint du Seigneur »…
La suggestion de Vincent Meylan est donc la bonne. Que le prince s’occupe, pour l’instant, de promouvoir la langue et la culture française, et que sa pensée mûrisse encore un peu… Charles nous confirme en plus que cela correspond à ses ambitions… Espérons seulement qu’il n’en profite pas pour militer a tort et à travers…
Mon intime conviction, mais je sais bien que vous la connaissez déjà, est que Mgr le duc de Vendôme n’est pas prêt à abandonner sa vision du monde « Louis-Philipparde » (je devrais plutôt dire « Marie-Améliste ») …
Et je n’espère pas, comme Charles, en une bienheureuse influence
de la princesse Philomène… car leur union est une union gemellaire.
On se protège comme on peut…
Bien à vous,
pierre-yves
7 mars 2010 @ 22:46
Le prince Jean serait décidément bien inspiré de lire ce blog, car s’il se cherche des coachs, à mon avis, il les a trouvés.
Mary
8 mars 2010 @ 02:10
Beaucoup de commentaires intéressants,de conseils,de suggestions courtoises…qui n’auraient pas lieu d’être si le duc en question dégageait une personnalité un tant soit peu charismatique…mais il m’évoque irrésistinlement une vanne de Laurent Gerra à propos de François Hollande: »il a le charisme d’un beignet! »
vincent meylan
8 mars 2010 @ 08:04
Philippe, qui vous dit que je ne suis pas d’accord avec vous sur la TOTALITE de vos propos ?
Ce n’est pas jeter une pierre dans le jardin de Charles, que je connais et que j’estime, que de dire, en accord avec ce que vous écrivez, que je ne vois vraiment pas en quoi le prince peut-être une autorité morale.
C’est même EXACTEMENT ce qu’il ne devrait pas croire et ce n’est certainement pas lui rendre service que de le dire. Cela agace les opposants, exaspère ceux qui n’y croit pas et renforce les « ultras » dans leurs convictions.
Je vous trouve très dur avec Louis Philippe, moi je pense plutôt à Charles X.
Et en ce qui concerne les questions de société dans le sens le plus large du terme, là encore je suis d’accord avec vous. A vouloir s’exprimer sur les sujets qui divisent on se retrouve fatalement dans un des deux camps et on devient la cible des attaques de l’autre, non plus au dessus, mais dans la mêlée.
Amicalement
Vincent Meylan