
Le duc et duchesse de Parme ont présidé la messe en souvenir du roi Louis XVI célébrée en la Chapelle Expiatoire. Comme chaque année, plusieurs centaines de légitimistes se sont retrouvés le dimanche 23 janvier en la Chapelle Expiatoire à Paris pour y célébrer la messe traditionnelle commémorant le 248ème anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI.
Exceptionnellement cette année, l’office était présidé par le duc de Parme et de Plaisance accompagné par son épouse la princesse Annemarie et de sa tante la princesse Maria Teresa de Bourbon-Parme. Par ce geste, le prince tenait à manifester la fidélité que les ducs de Parme ont toujours montrée à la mémoire du roi martyr et de la branche aînée des Bourbons (rappelons que le duc de Parme descend du côté paternel en ligne directe du roi Charles X, propre frère de Louis XVI).



Mais il venait également assister à cette messe en mémoire de son grand-père le prince Xavier de Bourbon, duc de Parme qui avait fondé en 1914 le Mémorial de France à Saint Denys et dont le but est de perpétuer l’ordonnance royale du 21 janvier 1815 instituant la célébration de messes en souvenir du roi Louis XVI.

Accueillis par le prince et la princesse de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, le couple ducal a assisté à l’office célébré par l’abbé Guillaume de Tanouarn qui dans son homélie, a parlé du royaume de Dieu mais aussi du royaume intérieur qui est au coeur de chaque chrétien. A l’issue, le duc et la duchesse de Parme ont été félicités par tous les fidèles avant de présider un déjeuner vrassemblant plus de cent convives au cours duquel, en français (le duc est réputé pour être polyglotte), le duc de Parme a prononcé un bref discours. L’assemblée a été charmée par l’extrême courtoisie du prince, sa culture et sa passion de l’Histoire de France ainsiq ue par l’exquise délicatesse de son épouse. (Merci à Néoclassique pour les photos et le résumé)
Nemausus
4 février 2011 @ 10:13
Aramis,
si quelqu’un rugit, ce sont surtout les partisans des Orléans à chaque intervention du duc d’Anjou…. que je sache je ne réagis que très rarement à une sortie du prince Jean d’Orléans dont les activités ne m’intéresse que très moyennement (même si je les observe car il s’agit d’un prince capétien)….
mais si cela vous dérange que je contredise systématiquement les propos orléanistes, vous n’avez pas fini d’être ulcéré….
libre à vous de croire à l’arrivée providentielle d’un Charles II…. aurons nous droit à une nouvelle litanie hallucinogène sur une utopique restauration ??? :)
Charles
4 février 2011 @ 12:02
Charles II
Si vous le souhaitez, nous pourrons continuer notre conversation hors de ce site pour ne pas monopoliser Noblesse et Royautes.
Bien a vous,
Charles
Thierry
4 février 2011 @ 12:25
@ Marie du B. (en 117)
Madame,
Vous me voyez fort touché et indigne de votre aîmable complîment
alors que nous sommes honorés de vous compter dans nos rangs
mais je dois dire que lorsqu’effaré, je découvre nos luttes intestines
je suis bien aise de n’avoir point choisi l’un des partis qui nous minent
pour vous servir,
Aramis
4 février 2011 @ 13:25
Rabutin, vous dites : N’oubiez pas Gustave de PIERRE de BERNIS,né en 1872 décédé en 1927 à LARRACHE,MAROC.
pouvez vous être plus explicite ? je ne comprends pas et pense ne pas être le seul, ou alors je me confondrai en excuses…
Thierry, un peu de poésie, quel bonheur, je m’y essaierai à l’occasion… !
jul
4 février 2011 @ 13:31
Charles, vous trouvez que je retourne les situations à mon avantage? je n’en avais pas l’impression. mais si vous le dites(peut être êtes-vous maître en la matière)…merci du compliment :)
Aux Orléanistes utopistes…désolé
le Prince Jean d’Orléans , qui est un homme intelligent, est sûrement arrivé au même constat que le Duc d’Anjou…la restauration de la monarchie est hautement improbable en France.
Les Français sont d’indécrottables républicains.
Quel orléaniste osera affirmer que Jean croit en une restauration à court terme ?
Aucune raison d’être désespéré. 2010 a été une année formidable :)
Comment désespérer quand on voit le Duc d’Anjou et la famille royale lors de cérémonies familiales ou historiques ?!
Actarus
4 février 2011 @ 14:02
Charles 1er et Charles II ont mal fini. ;-)
Je parle des rois anglais, bien sûr. :)
Espérance ! ^^
Ma chère cousine Marie du Béarn, pour le clin d’oeil, faites un point virgule, un tiret et la parenthèse à droite. :)
Votre affectionné et bon cousin,
Actarus de France
Francky
4 février 2011 @ 14:03
Marie du Béarn,
Pour le smiley « clin d’œil », ce sont les touches point virgule + parenthèse droite = ;)
On va pouvoir se parler en langage codé !!!!
Votre enjoué, Francky de Navarre.
Et merci à cousin Actarus d’avoir donné les infos pour les autres smiley ! ;)
Francky
4 février 2011 @ 14:13
En lisant le commentaire 123, je suis en train de me demander si je ne suis pas en train de délirer: Charles ne veut pas « monopoliser Noblesse et Royautés » !!!
Mais que va devenir Prince Jean sans son chef de la propagande ???
Et surtout, Philippe gain d’enquin, Etienne et Louise-Marie vont regretter ses différentes interventions !!!
Votre enjoué, Francky de Navarre, qui vient d’attraper une crise de fou rire !!!
Aramis
4 février 2011 @ 14:33
Comme on peut le lire sur le site, dans la rubrique Angleterre, Louis/ Luis Alfonso a eu le temps, l’envie et les moyens financiers d’aller à Londres le 3 février pour un gala avec le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles, agréable sans doute et utile peut être, mais enfin semblable à beaucoup d’autres, sans signification particulière, sans aucune dimension symbolique… et il n’a pas eu le temps, l’envie ou les moyens de venir assister à une messe en mémoire de Louis XVI à Paris les 21/23 janvier ?
Etrange tout de même… Trouverait-il plus de plaisir dans la fréquentation d’événements mondains en compagnie de cousins éloignés que dans les commémorations qui ont lieu en pays de France ? Un vrai camouflet en tout cas…
C’est au demeurant son droit le plus strict, et il devait être fort beau dans l’uniforme qu’il revêtait (des photos ?). C’est au surplus, en soi, indifférent à ses prétentions dynastiques ou à sa position familiale…
Mais ne trouve-t-on pas en cela un écho aux propos de Charles faisant état de son désintérêt progressif pour les devoirs inhérents à la position que les légitimistes prétendent lui assigner en France ? Voilà qui en tout cas accrédite les informations que Charles nous a si aimablement fournies.
neoclassique
4 février 2011 @ 18:16
Thierry 110
tout d’abord bravo pour votre remarquable talent littéraire!
Quel bonheur de lire vos vers, si bien équilibrés et exprimant avec finesse les sentiments d’attachement qui sont les vôtres pour le prince Sixte-Henri.
J’ai eu moi l’honneur et le bonheur de bien connaître son frère, Charles-Hugues, duc de Parme sur lesquels tant de propos désobligeants ont été tenus et qui l’on discrédité sans même essayer de savoir ou de comprendre ce qu’étaient les fondements réels de son action politique.
Je connais beaucoup de princes de la maison de Bourbon. Pour moi, le prince Charles-Hugues était LE VRAI PRINCE, un prince authentique, chrétien, humaniste, ouvert, cutivé, intellignet, généreux et pétri d’humour.
L’avez-vous rencontré ou que savez-vous ou que pensez-vous de lui?
Sigismond
4 février 2011 @ 19:25
Rabutin (119)
Merci d’avoir rappelé cette évidence, qui semble toujours échapper à tous ceux qui relancent périodiquement ces ragots d’alcôve : succession par les femmes, oui, mais pas par bâtardise. Il me semble qu’il y a eu un seul précédent dans l’histoire de l’Espagne : le roi Henri II de Castille a pu monter sur le trône alors qu’il était un fils adultérin d’Alphonse XI et de sa maîtresse Leonor de Guzmán. Mais on était en 1369… autres temps, autres mœurs. Je doute fort qu’en 1857, un bâtard de la reine eût pu être reconnu prince des Asturies !
R-N
4 février 2011 @ 23:26
Alexis R (108) précision sur mon n°100 : j’avais modifié mon commentaire.
1ère version : « Il faut croire que le « service d’ordre » n’était pas si méchant pour laisser entrer tout le monde (ou quelque chose comme ça)…
Erreur qui devrait ne pas se reproduire vraisemblablement, du moins je l’espère. »
Je voulais dire qu’à la prochaine occasion le service devrait filtrer ceux qui viennent dans l’intention de dénigrer et de prolonger leurs querelles jusque dans une commémoration pourtant sacrée pour les royalistes.
Je pense que ce service n’était pas si nombreux que Charles l’a décrit, et que des jeunes à cheveux très courts, on en voit beaucoup dans diverses occasions et ils n’appartiennent pas forcément au service susdit !
J’ai voulu dire aussi que l’organisation et ses contraintes étaient à la charge des organisateurs.
Aramis
5 février 2011 @ 10:34
Il y a bien des raisons diverses pour porter des cheveux très courts… En fonction des lieux, des circonstances, on peut conférer à ce fait telle ou telle signification.
La nature du rassemblement, la tradition politique des organisateurs, le choix du célébrant permettent de présumer la pertinence de la signification relevée plus haut par plusieurs personnes.
Serait-il si difficile d’assumer cette signification que les participants à cette manifestation préféreraient s’en défendre…?
Thierry
5 février 2011 @ 11:19
Oh! Chouette! Merci Actarus, j’ai enfin réussi, grâce à vous, à envoyer un smiley ;)
Alexis R
5 février 2011 @ 23:08
R-N (131),
Sur quelle base comptez-vous restreindre l’accès à une messe?
Dans votre commentaire 100 nouvelle version, je vois que vous accusez l’entourage du duc de Vendôme d’être proche de l’extrême. Pourriez-vous expliciter cela?
Mais permettez-moi que, niveau extrémisme, l’IMB a frappé fort en faisant célébrer cette messe en mémoire de Louis XVI par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, qui n’est pas précisément connu pour son ouverture d’esprit…
Alexis R
Thierry
6 février 2011 @ 05:57
Voyez-vous, cher Néoclassique, ce que vous avez bien voulu écrire à mon propos (en 129) m’a rendu si confus – que j’aie aimé les livres, comma beaucoup d’entre nous, oui! assurément!…oser écrire n’en fût-ce qu’un chapître, c’est une autre affaire, bien trop lourde, pour mes frêles épaules – passons donc, et je vous invite, si vous le voulez bien, à partager avec moi, quelques souvenirs d’une des trois ou quatre journées, du mois de Décembre dernier, que je passais à Barcelone, en vaillante Catalunya, au beau royaume d’Espagne.
C’est que vous avez ouvert la boîte de Pandore, et libéré mes instincts, en parlant d’or, à propos de Charles-Hugues, si bien qualifié et nommé par vous: « LE VRAI PRINCE »…
Comme je fus touché par cette expression, qui en appuyant sur mon coeur, m’a d’un coup dévoilé tant de mystères inexplorés!
Je ne sais pourquoi, le matin, à l’hôtel – un hôtel, comme je les aime, sans luxe mais beau, et c’était un ancien couvent – me trouvant à déguster ces jolies et succulentes petites omelettes jaunes et vertes persillées, dont ils se sont faits une spécialité, en avalant de grandes tasses de café (accro. au café!) et admirant quelques fresques restaurées, de l’ancien réfectoire des moînes franciscains, reconverti sine die en « breakfast room », je me dis tout à coup: pour aujourd’hui: pélerinage et spiritualité, et montant sur le toît en terrasse, je découvris bientôt qui s’annonçait, une radieuse journée.
Pas un nuage, le soleil dardait déjà au petit matin, au loin la mer, à perte de vue; vers le Nord, j’apercevais déjà la silhouette convoîtée.
C’est à pied et rempli d’allégresse, que je me rendis bientôt à la nouvelle basilique, à peine un mois plus tôt, consacrée par Benoît XVI, notre Saint-Père vénéré, ce qui ne fut pas pour rien dans la joie que je pris, à la parcourir de long en large, toute la sainte matinée, jusque dans l’après-midi, bien entamée.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la Sagrada Familia, il faut dire un mot d’Antoni Gaudi (1852-1926): il est l’architecte catalan, qui a légué à la postérité, parmi d’autres oeuvres foisonnantes, l’un des édifices catholiques, parmi les plus audacieux, les plus fous, les plus aboutîs que toute l’histoire architecturale chrétienne ait engendré, singulièrement au XXè. siècle.
Lorsque l’on se trouve à l’extérieur, déjà l’émotion nous gagne, quoique plusieurs portails donnent encore le change, si nous avons à faire à une chose connue ou si nous allons bientôt être transportés dans un univers insoupçonné et mystérieux.
Tel est bien le cas, à peine entrés. Les hauteurs sont vertigineuses et s’embrasent les vîtraux mais nous ne reconnaissons rien, car tout est nouveau. Tout en haut, des cônes de lumière inouïe, inondent de lumière toute la superficie, les dalles de pierre blanche sont phophorescentes, et là-dessus résonnent à la perfection, la musique de feu et les cantates de diamant du divin Jean-Sébastien.
Comme tout cela s’accorde bien, entre monde passé, cathédrale de lumière mathématique des temps nouveaux et avenir incertain.
Je ressortis hébété, imaginant Gaudi, à genoux-en méditation-à l’aube, devant Marie, et chuchotant pour Elle, des prières en latin, avec au coeur son ambition inouïe, de lui dresser pour toujours, un temple où Elle fut à l’abrî.
Décidemment la journée était déjà réussie mais il m’en restait à accomplir la seconde partie, la plus dure peut-être car c’est vers un défunt que je me laissais porter, dans la brîse et au soleil déclînant, pour le connaître mieux, ne l’ayant jamais hélas! rencontré, comme vous, cher Néoclassique, en eûtes le privilège. Mais en cheminant je ne savais guère, que j’allais remonter l’histoire et le temps, et croiser sur ma route tant de ceux qui nous quittèrent jadis mais pour ne nous jamais abandonner.
C’est vers l’Hôpital de la Sainte Croix et de Saint Paul (el Hopital de la Santa Creu I San Pau, dès le XVè.), que me portaient mes pas, vers celui dont l’âme en ce lieu, je crois, était montée vers Dieu, car disparu au mois d’Août dernier, en cette contrée lointaine, où il était pourtant chez lui, comme au royaume de France, ainsi qu’en Pays-Bas, où encore à Parme, Italie, dans l’antique nécropole, où il repose depuis.
Je me trouvais bientôt devant un vaste portail: tout était fermé et semblait désert mais je ne désespérais point de trouver une entrée, un peu à l’écart. A peine franchie la clôture entrouverte, ce fut un éblouissement: de sombres bâtiments, aux frontons sculptés et armoriés, se détachaient sur le ciel rouge du soleil couchant, et les vastes étendues d’un gazon vert cru, comme venu de la lointaine Irlande.
Un instant, je songeais être au milieu des temples de Khajurao, visités naguère, en Inde Centrale, baîgnés de massifs de bougainvilliers roses et pourpres, à peine séchés des pluies de la mousson, et dans lesquels figurent des milliers de statues à l’érotisme divinisé et qui nous font réaliser d’où vient l’Humanité.
Tout à coup fusa une boule noire, puis en déboula une autre, tigrée cette fois: oh! mes chers amis les chats, tout près des tourterelles, qui semblaient les aimer et vouloir caresser leurs aîles, tandis que celles-ci remplissaient l’atmosphère de leur chant grâcieux.
N’étais-je point plutôt à Venise, tout près de San Francesco della Vigna, où dans une petite chapelle trône en majesté, une Vierge de Rubens ou de Mantegna, que je fus un soir admirer ou bien encore à l’Ospedale SS. Giovanni e Paolo, qui est ma première destination là-bas, pour aller dire bonjour à « mes » chats que j’aime tant, et qui vivent heureux et rendent un peu moins malheureux chacun, dans ces lieux de souffrances, se prélassant dans les vastes galeries de marbre, où l’on croit entendre Monteverdi, et observant, en les aimant pourtant, à leur manière orgueilleuse, les pauvres humains qui le leur rendent bien, sachant leurs secrets bienfaits.
Revenons à la Sainte Croix et Saint Paul (tiens, encore lui): le site entier est en complète rénovation et je commençais à me demander si j’étais bien dans le lieu présumé, lorsque j’aperçus, dans le fond, la masse cubique de l’Hôpital Neuf et ultra-moderne.
Tout à coup, je crus reconnaître l’endroît, ayant vu sur youtube, une vidéo de la sortie du cortège funèbre. Pourquoi et comment chaque image s’était-elle ainsi gravée, dans mon esprît? Je crus voir le film se dérouler à nouveau, devant mes yeux, comme s’il était à l’instant même réel (ainsi que l’on regarde médusé, et pour la centième fois, les images de la mort du président Kennedy, Dallas – 1963) avec la longue limousine noire recouverte de bouquets, emportant à sa dernière demeure, celui qui s’était toute sa vie durant montré courageux, et n’avait point démérité, l’ultime épreuve venue.
Je fus brutalement saisi d’émotion, revenait à ma mémoire, le récît que l’on me fît de la vie du prince Xavier, son père, « un saint nous a parlé d’un autre saint » aurait dit un prélat devant lequel il venait de témoigner, lors d’un procès en béatification, et qui repose – privilège de roi – dans l’humble cîmetière des moînes de Solesmes.
Parcouru de frissons et d’une étrange douleur, remontaient à ma mémoire les pages de Jean de Viguerie, qui a écrit peut être, le plus beau livre qui pût être écrit, à propos de notre roi Louis XVI.
Pauvre grand et dernier roi de France, si haï, lui qui était si bon et dont son peuple n’a pu empêcher l’assassinat, j’entendais le roulement des tambours couvrant sa voix, lui qui voulait dire encore à ses enfants de France: je vous ai tant aimés, le château de Versailles n’était qu’un écrin trop grand pour moi, dans lequel je ne me trouvais bien, qu’en pensant honorer mes aïeux et mon peuple mais vous saurez un jour, que je ne vous ai jamais menti, jusqu’à vous offrir le sacrifîce de ma vie.
Je songeais aux vendéens, jetés hors de leurs foyers, aux bretons arrachés à leurs terres, les curés disant leur messe, dans une grange, cachés, et les pontons de Nantes, et le virée de galerne, bientôt le fracas des canons d’Austerlitz, et les victoires de l’Aîgle, payées en millions de morts, en attendant les massacres et les tranchées du siècle d’après, n’en revenant toujours pas, de s’être engagé sur un tel chemin, du « Progrès ». Tiens! Là aussi, se dressait le prince Xavier, qui en son temps, a lutté contre la folie collective…
J’avais bouclé la boucle de l’Histoîre et des deux frères en eux incarnée, l’aîné, le cadet mais de la même souche, Charles-Hugues que vous avez bien connu, cher Néoclassique, et Sixte que j’eus l’honneur une fois d’accompagner, en un lieu où entre hommes, plus rien ne se dit, que la valeur et l’honneur, l’être humain en somme, ni plus ni moins que ce qui est au fond de l’âme et du coeur.
Alors, je vous le dis, chers amis du forum, pardonnez-moi si vous me trouvez indécis, entre Jean et Louis, la lointaine Saint-Domingue et le château d’Amboîse, moi j’ai choisi.
Je me sîgnais devant Dieu, et en mémoire du roi qui nous fut arraché, voici plus de deux cents ans mais si tout à coup, le Français que je suis, a vibré des lointains échos et les coups sourds de l’Histoîre ressenti,
ni Orléans, ni Cadix mais bien avant tout Bourbon, dans mon coeur NOS VRAIS PRINCES et je ne saurais dire quelles en sont les raisons.
En demandant l’indulgence de Néoclassique (et d’autres éventuels lecteurs et lectrices) d’avoir été aussi long. Je le remercie tout particulièrement, d’avoir effectué cette auto-ethno-historico-psychanalyse!, grâce à lui uniquement.
R-N
6 février 2011 @ 16:15
Alexis R (136)
Sans le développer, le Prince Jean et sans doute beaucoup de ceux qui le soutiennent sont proches dans les idées du pouvoir actuel, et c’est suffisant. D’autres formes d’extrémisme sont aussi manifestées par quelques-uns : entretenir artificiellement une querelle qui ne se justifie pas, par exemple. Ne pas tenir compte de ce qui est dit ou répondu, ce qui est une forme d’extrémisme social.
Le rabâchage, plusieurs fois par jour, est une pratique favorite des extrêmes.
Je pense que pour une cérémonie religieuse, on ne doit pas se baser sur les idées professées. Un prêtre reste un prêtre, on n’est pas obligé d’avoir la même philosophie que lui.
Les volontaires pour célébrer ce genre de messe ne sont pas forcément nombreux.
De toutes façons, que chez les légitimistes, il y en ait une partie qui soit proche des idées traditionnelles, n’est pas une nouveauté et n’a rien de gênant. Celui dont vous parlez est à l’Action Française, mouvement très nationaliste à majorité et à coloration orléaniste.
cristiano
6 février 2011 @ 17:30
A Rabutin (119) et Sigismond(132):
Je crois que l’exemple d’Henri II de Castille est exact mais différent de celui qui nous occupe:fils d’une amante du roi précédent,H II n’avait pas été mis au monde par l’épouse de celui-ci:le caractère adultérin de la naissance était patent.Dans le cas où la relation adultère est du côté maternel,on ne peut en effet jamais rien prouver(aujourd’ui peut-être , au siècle indélicat des recherches de paternité mais pas autrefois).Comme l’ a écrit un des contributeurs,sans désaveu officiel de paternité ,difficile d’imaginer une quelconque action en justice pour bâtardise ou quoi que ce soit d’analogue.Evidemment, le roi-consort Francesco de Asis n’avait aucun intérêt à cela :avec le ridicule inévitable en pareil cas (l’opinion n’est jamais du côté de la « victime ») ,sa position officielle se serait effondrée et il présenta en effet très officiellement Alfonso XII comme son fils nouveau-né ainsi qu’il l’avait fait de « ses » autres enfants.
Reste qu’en France a toujours régné une mystique certes irrationnelle du « sang des rois » qui ne me parait guère exister ailleurs avec une telle force.Je renvoie aux ouvrages sur « les deux corps du roi », les rois thaumaturges,etc…En ce qui me concerne, c’est clair et définitif (aussi ne compté-je pas ennuyer les lecteurs plus longtemps avec ce thème !):il y a certes d’ autres raisons de trouver totalement surréaliste « l’invention » en 1946 d’une lignée légitimiste espagnole, »providentiellement » devenue disponible de par les renonciations successives(mais toutes retirées par lui et par son fils avec d’assez bonnes raisons)du duc de Ségovie mais les raisons de sang évoquées ci-dessus qui sont bien autre chose que des ragots ( de concierge ou de courtisan) suffiraient à m’éloigner de cette hypothèse.
L’un des contributeurs évoquait à ce sujet la boite de Pandore.Il s’agit dans la plupart des cas en effet de ragots malveullants qui s’effondrent à la première tentative de vérification mais si elle devait être une réalité de grande ampleur ,je me demande bien ce que font les uns et les autres (et sans doute nous-mêmes sur ce blog) à argumenter sur des droits historiques de dynasties toutes également fictives.Tout ne serait-il qu’illusion en ce monde ?
neoclassique
6 février 2011 @ 18:09
Thierry 137
J’avoue cher Thierry avoir été ému en vous lisant, à la fois par ce que votre cœur a exprimé et par ce que votre talent a si bien su écrire avec la fougue d’un prosateur romantique.
Oui, le prince Charles-Hugues de Bourbon, duc de Parme, dont l’action fut si mal connue, si mal comprise et souvent même, hélas, bafouée par son cadet qui refusa le pardon chrétien que son aîné lui donna en mourant, fut un vrai prince, un vrai prince chrétien en ces temps où, hélas, ils sont si peu de choses…
Je suis heureux que vous aussi l’ayez compris.
Et pour moi, le prince le plus français qui soit, doublement Bourbon qu’il était par son père et sa mère.
Et comme ce père qu’il vénérait et qui repose humblement dans le carré des moines à Solesmes, il a voulu n’avoir, lui aussi, pour linceul que la simple robe de bure des bénédictins.
En pensant à eux d’eux, je repense à ce mot fameux de Chateaubriand : «Fils de Saint louis, montez au ciel !».
Avec toute ma gratitude
Audouin
6 février 2011 @ 21:05
néo-classique (139)
Ce n’est pas à Chateaubriand que sont attribuées ces paroles mais à l’abbé Edgeworth de Firmont, dernier confesseur du Roi qu’il accompagna sur l’échafaud. Quand tomba la tête de Louis XVI, le sang royal éclaboussa la soutane du prêtre…
Audouin
Aramis
7 février 2011 @ 00:04
Merci Thierry pour cette promenade initiatique, hispanique, française, mystique et littéraire auprès d’un rameau de ces Bourbons, qui à force d’avoir porté tant de fruits dans tant de pays divers nous font tourner de tout côté la tête !
Je viens de voir sur internet qu’il existe une procédure en vue de la béatification du prince Xavier et même un site internet pour promouvoir la béatification de l’impératrice Zita.
Je connais peu la vie de ces Bourbon Parme auxquels vous paraissez si attachés… On peut mieux les connaître dans les livres et vous m’en avez donné envie. Qui saura me conseiller ? … Même si rien ne vaut sans doute la connaissance que l’on peut tirer de cette expérience aussi virile qu’intime à laquelle vous faites allusion à propos du Prince Sixte-Henri.
Mais en même temps que de divisions dans cette famille… et d’abord entre les deux frères et leurs soeurs. Comment espérer rassembler quand on est si divisé…?
neoclassique
7 février 2011 @ 09:37
A Audouin,
Mea culpa, mea maxima culpa!
Vous avez parfaitement raison c’est bien sur Edgeworth de Firmont et pas Chateaubriand même si je crois que ce dernier reprend cette formule dans son Mémoire sur la vie et la mort du duc de Berry
neoclassique
7 février 2011 @ 09:39
A Aramis 142
je puis vous conseiller l’excellent ouvrage écrit par Juan Balanso intitulé les Bourbon Parme et l’Europe et dont la version française a été traduite par Chantal de Badts.
Bien à vous
Alexis R
7 février 2011 @ 12:13
R-N (138)
Si je vous comprends bien, le duc de Bauffremont (ou son fils) aurait accepté qu’un prêtre se revendiquant de l’Action française, donc selon vous proche des partisans de la famille d’Orléans, célèbre une messe lors d’une cérémonie organisée par l’IMB? Cela me semble tout bonnement impossible, connaissant le radicalisme de la famille de Bauffremont contre tout ce qui touche de près ou de loin à la famille d’Orléans.
Par contre, si l’on reconnaît que le mouvement portant actuellement le nom d’Action française (ou s’en rapprochant, le nom même étant interdit en France depuis 1945), et se voulant l’héritier de l’Action française d’avant-guerre (condamnée par feu Monseigneur le comte de Paris en 1937), ne défend plus les positions orléanistes mais une ligne beaucoup plus dure dans laquelle se reconnaissent beaucoup de légitimistes (mais pas tous heureusement), alors le choix de l’abbé de Tanoüarn est logique.
Vous dites qu’un prêtre reste un prêtre en toutes circonstances, mais je crois que vous reconnaîtrez que certains prêtres sortent bien volontiers de leur rôle de ministre du culte. Et, curieusement, les prises de position du prêtre en question ici coïncident trop parfaitement avec la radicalisation dont question dans mes autres commentaires pour que cette coïncidence soit fortuite.
Alexis R
Aramis
7 février 2011 @ 13:25
Audouin, la soutane du prêtre a t elle été conservée quelque part ?
Thierry
7 février 2011 @ 13:44
@ Néoclassique (en 140)…particulièrement touché de votre commentaire! et d’apprendre, grâce à vous, que le prince a été inhumé, dans un habît monacal, tel que le fut que son père. C’est extrêmement émouvant.
@ Aramis (en 142)
Bonjour Aramis, comment allez-vous? Vous êtes trop bon d’avoir bien voulu lire ma petite « promenade » jusqu’à la fin et je vous en remercie.
A propos de Sixte, je sais qu’un bouquin est sorti, il y a peu; en voici le tître et l’auteur, à tout hasard, si vous tombez dessus, je ne saurais vous le conseiller spécialement, je ne l’ai pas lu:
« Secrets de Prince. un capétien au coeur de la France, Sixte-Henri de Bourbon-Parme » par Huguette Pérol, Nouvelles Éditions Latines, 2009.
Comme vous le faîtes si bien remarquer, Aramis, il y a aussi L.A.R. les soeurs des princes…et d’après ce que je crois, de sacrés caractères et hautement courageuses personnes. C’est vrai, on ne parle jamais d’elles, qui le mériteraient tant!
Excellente semaine à vous deux, et à toutes les lectrices et lecteurs de ce forum.
neoclassique
7 février 2011 @ 18:06
A Aramis 146
la soutane portée par l’abbé Edgeworth de Firmont est conservée dans le chapier de l’église Ste Elisabeth qui est située près de l’emplacement de la Tour du Temple ou fut incarcérée la famille royale.
Cette chasublefut portée par Mgr Lebourgeois lors de la messe qu’il célébra le 21 janvier 1993 à l’occasion du bicentenaire de la mort du roi.
A Thierry 147
les princesses Maria Teresa, Cécile et Marie des neiges sont effectivement des femmes extrêmement interessantes avec de fortes personnalités, une immense générosité et un très grand humanisme. Elles devraient participer dans les mois qui viennent à une émission spéciale de Dominique Paoli sur Radio Courtoisie.
R-N
7 février 2011 @ 18:31
Alexis R (145) Je ne commenterai pas les positions de ce prêtre, car je ne le connais pas du tout et car de toutes façons cela sortirait du champ sur lequel je donne mon avis.
J’ai voulu dire que contrairement au portrait dressé par Charles ou par d’autres plusieurs fois, les légitimistes ne sont pas sectaires puisqu’il en existe, une minorité certes, au sein de l’Action française, mouvement qui se réclame depuis toujours de la maison d’Orléans au plan dynastique.
Je ne partage pas votre avis sur la radicalisation dont vous parlez au n° 86. Le rite tridentin est autorisé désormais par l’Eglise, il est mis à l’honneur un peu partout en France sous le nom de rite extraordinaire. C’est un rite adapté à une commémoration comme celle de Louis XVI. L’IMB passe pour être très traditionnel. Il n’y a donc pas eu de changement soudain, et le mot de radicalisation est trop fort. Par ailleurs, si des jeunes adoptent un style marqué, c’est aussi en raison de la radicalisation à tous points de vue de la société : la responsabilité en incombe à la société faussement tolérante.
En tous cas les jeunes fidèles du légitimisme, que l’on voyait autour du Prince Louis sur les photos publiées chez moi n’avaient pas l’air méchant et ne ressemblaient du tout à un service d’ordre !
Thierry
7 février 2011 @ 21:08
@ Et bien sûr, Néoclassique, puisque vous avez eu l’excellente idée de les mentionner nommément dans votre 148, ne pas oublier
S.A.R. la princesse Françoise (Veuve de feu S.A.S. le (si valeureux) prince Edouard de Lobkowicz, qui nous a malheureusement quittés, il y a près d’un an, maintenant) « née pour être reine de France »…
S’il ne s’agissait que de mon humble avis, je ne permettrai pas d’en parler, le sujet me dépassant infiniment, mais je le tiens de la bouche d’une personne, dont je ne peux – par discrétion – dévoiler l’identité, mais dont les jûgements historiques ne sont pas de peu de poids.
Merci de m’avoir prévenu de l’émission sur RC, je tâcherai de ne surtout pas la manquer, j’ai d’ailleurs eu la chance de tomber, par le plus grand des hasards, sur celle dans laquelle Maria Teresa était invitée récemment: haute tenue morale et intellectuelle évidemment mais j’ai été stupéfait de reconnaître dans sa voix, certaines intonations que je connaissais chez son frère. La ressemblance physique des six frères et soeurs est également étonnante.
P.S. Quand je vous ai répondu en 147, je ne me suis pas relu, vous aurez bien voulu excuser, cher Néoclassique, la disgrâcieuse redite du « que »; de même, un peu plus haut (en 137), j’ai mentionné « LE virée de Galerne » plutôt que LA virée….Désolé pour ces coquilles d’inattention, dont on n’a honte ensuite mais impossible à corriger, une fois trop précipitamment « envoyées » sur le net…
Alexis R
7 février 2011 @ 22:53
R-N (149)
Je ne partage absolument pas votre point de vue, mais cela ne m’empêche pas de le respecter. Je vous remercie de l’avoir énoncé avoir courtoisie.
Certes, l’IMB a toujours été fort traditionnel, vous le soulignez également. Mais, personnellement, je trouve que ce côté traditionnel s’accentue, et là se situe les germes d’une radicalisation.
Bien à vous,
Alexis R