
Le duc et duchesse de Parme ont présidé la messe en souvenir du roi Louis XVI célébrée en la Chapelle Expiatoire. Comme chaque année, plusieurs centaines de légitimistes se sont retrouvés le dimanche 23 janvier en la Chapelle Expiatoire à Paris pour y célébrer la messe traditionnelle commémorant le 248ème anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI.
Exceptionnellement cette année, l’office était présidé par le duc de Parme et de Plaisance accompagné par son épouse la princesse Annemarie et de sa tante la princesse Maria Teresa de Bourbon-Parme. Par ce geste, le prince tenait à manifester la fidélité que les ducs de Parme ont toujours montrée à la mémoire du roi martyr et de la branche aînée des Bourbons (rappelons que le duc de Parme descend du côté paternel en ligne directe du roi Charles X, propre frère de Louis XVI).



Mais il venait également assister à cette messe en mémoire de son grand-père le prince Xavier de Bourbon, duc de Parme qui avait fondé en 1914 le Mémorial de France à Saint Denys et dont le but est de perpétuer l’ordonnance royale du 21 janvier 1815 instituant la célébration de messes en souvenir du roi Louis XVI.

Accueillis par le prince et la princesse de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, le couple ducal a assisté à l’office célébré par l’abbé Guillaume de Tanouarn qui dans son homélie, a parlé du royaume de Dieu mais aussi du royaume intérieur qui est au coeur de chaque chrétien. A l’issue, le duc et la duchesse de Parme ont été félicités par tous les fidèles avant de présider un déjeuner vrassemblant plus de cent convives au cours duquel, en français (le duc est réputé pour être polyglotte), le duc de Parme a prononcé un bref discours. L’assemblée a été charmée par l’extrême courtoisie du prince, sa culture et sa passion de l’Histoire de France ainsiq ue par l’exquise délicatesse de son épouse. (Merci à Néoclassique pour les photos et le résumé)
neoclassique
8 février 2011 @ 09:01
Thierry 150
j’ai participé avec la princesse Maria Teresa à cette émission de RC. J’aime beaucoup la princesse, je regrette seulement qu’elle soit simplement restée trop figée sur cette affaire carliste qui remonte à près de 40 ans maintenant et qui, à mon sens, ne fait plus aujourd’hui partie que de l’histoire de l’Espagne.
La princesse Françoise est également une femme d’une extrême dignité, vous avez rasion de la souligner, mais j’avoue beaucoup moins la connaitre, la famille étant, hélas, divisée en 3 clans différents. Grâce à Dieu, elle s’est rapprochée depuis son veuvage de ses 3 autres soeurs.
Il est certain que tous les enfants du prince Xavier se ressemblent par le physique, par leur intelligence et par leur soif d’engagement même si cela a pu conduire certains d’entre eux à certains excès, hélas…
Etienne
8 février 2011 @ 11:31
Je connais très bien l’abbé de Tanouarn.
J’ai assisté à plusieurs messes où il a lu un sermon digne d’un homme politique d’extrême droite.
Cet eclessiatique est un bon vivant mais ses paroles m’ont laissé sans voix, tant il est extreme. A la fin d’un déjeuner il a pris la parole et aurait pu être attaqué pour racisme à chacune de ces phrases.
C’est pourquoi cet homme d’église me géne et je ne suis pas surpris de le voir au coté des Bauffremont, des légitimistes et autres Bourbon-Parme.
Alexis R
8 février 2011 @ 14:21
Etienne (153),
Nous partageons la même opinion, certains hommes d’Eglise sortent de leur rôle.
Il est pour le moins regrettable que l’IMB se radicalise ainsi.
Alexis R
neoclassique
8 février 2011 @ 15:12
Etienne
Arrêtez avec l’amalgame ridicule que vous faites là.
Les Bourbon Parme n’y sont pour rien, ça n’est pas eux qui choisissent le célébrant!
Soyez sérieux un sinstant, sil vous plaît!
Thierry
8 février 2011 @ 16:16
@ Néoclassique (en 152)
J’ai un souvenir extrêmement précis de cette émission, diffusée le dernier mardi de l’année 2009 et que je m’étais fait le plaisir d’écouter en rediffusion, juste après le Jour de l’An…
@ Etienne (en 153)
Décidemment, on parle beaucoup de RC, aujourd’hui où l’abbé de GdT y a même une émission, depuis quelques temps, sans compter ses diverses toujours fort brillantes interventions, sur cette fréquence.
Cher Etienne, je ne pense pas que l’on puisse si facilement le classer « d’extrême droite » (encore moins de « raciste »!), son intelligence et sa quête spirituelle le situant, je crois, en dehors de ce clivage.
Qu’il soit « tradi », certes! Là, je vous rejoins mais c’est un grand intellectuel, au service de la Foi, plutôt que ce que l’on appelle « un partisan », à mes yeux du moins. Faîtes-moi plaisir, allez faire un tour sur son « métablog », vous pourrez vous faire une idée en profondeur. Cordialement.
Aramis
8 février 2011 @ 18:38
Cher Thierry (147), merci de m’avoir recommandé l’ouvrage dont vous faites état dans votre message. Les circonstances de la rencontre et des échanges avec le prince Sixte Henri m’ont un peu intrigué à vrai dire.
Merci aussi à néoclassique pour ses recommandations de lecture et les précisions sur les vêtements sacerdotaux maculés du sang royal. Je n’imaginais pas que ce sang dont le roi a demandé qu’il ne retombe ni sur ses bourreaux ni sur quiconque (je n’ai plus le testament sous les yeux pour le citer avec exactitude) ait été conservé… impressionnant en tout cas…
Bonne soirée à TOUTES et à tous !
Aramis
8 février 2011 @ 22:17
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k437027s
Voici un lien qui vous enverra au coeur de la révolution de 1830, vu par le Journal des débats….Le lien indiqué ci-dessus renvoie au journal du 10 août…. il est très intéressant de voir que l’arrivée de Philippe (Louis Philippe) est perçu comme l’arrivée d’une nouvelle dynastie. Au fond, deux monarchies (et deux régimes politiques fondés sur des principes différents) bien distinctes à l’origine…. dont Jean et Louis sont les héritiers respectifs, la famille de Jean ayant toutefois repris depuis l’héritage ancien, contrairement à l’option prise (ou en tout perçue et célébrée comme telle) par Louis Philippe en 1830.
Je vais imprimer pour moi tout cela car tous les débats parlementaires depuis fin juillet 1830 sont reproduits. C’est passionnant de plonger au coeur de cette « actualité historique » si j’ose dire…
Alexis R
9 février 2011 @ 00:25
Thierry (156),
Je me suis permis de suivre le conseil que vous donniez à Etienne et j’ai donc parcouru le blog de l’abbé de Tanoüarn.
Certes, le ton est plus mesuré que lors de nos échanges verbaux (verba volant, scripta manent), mais je reconnais bien ses opinion très arrêtées et plus que conservatrices.
Je ne doute pas un seul instant qu’il soit partisan, mais un homme d’Eglise doit-il justement l’être?
Alexis R
Thierry
9 février 2011 @ 02:10
@ Cher Aramis (en 157),
A propos du prince Sixte, ce que je souhaîtais surtout souligner, c’est la très forte impression que m’avait laissée son charisme personnel, le hasard des circonstances qui a voulu que nous nous croisions, étant secondaire. Il ne doit même pas s’en souvenir mais moi, si! ce qui est la moindre des choses, lorsque l’on rencontre une personne de son rang.(autre chose que Nicolas ou Carla :D )
(rectification au 156: l’émission sur RC, à laquelle Néoclassique a eu le privilège de participer, est du mardi 28 Décembre 2010, bien sûr -et non 2009, comme je l’ai indiqué, par inadvertance- il y a donc à peine plus d’un mois. Pas de podcast mais je crois qu’il est possible de s’en procurer une cassette, auprès de cette radio. Le sujet étant l’Histoire de la famille de la princesse Maria Teresa)
Michael
9 février 2011 @ 09:29
Je repose ma question:
Pourquoi les Bourbons d’Espagne n’ont-ils pas eu de titre français, qui les auraient intégrés dans la succession dynastique au 18e siècle et 19 e siècle ?
Si on prend l’exemple aujourd’hui de Carlos de Bourbon-Siciles (1938-), il a été fait infant d’Espagne marquant ainsi son intégration à la couronne espagnole.
Je dois faire remarquer qu’aucun Bourbon d’Espagne ne fut reconnu officiellement dans la succession dynastique française de 1715 à 1883 par les Bourbons français.
Thierry
9 février 2011 @ 11:01
@ Si c’est à moi que vous posez la question (à la fin de votre 158) cher Alexis R., le plus-qu’imparfaît chrétien que je suis, est bien mal placé, pour y répondre!
Vaste débat, qui est au coeur de la fameuse « crise de l’Église »…les dites églises étant devenues presque vides, à mesure que ses prêtres sont devenus « religieusement corrects »…
Sur le fil annonçant le futur mariage princier monégasque, n’avez-vous pas été frappé par le fait que la cérémonie religieuse soit à peine mentionnée, « dans la Cour du Palais »?! (Or, il y a une magnifique cathédrale à Monaco + la chapelle dédiée à Sainte Dévote, au cas où le prince ne souhaîtât pas se marier, à deux pas des tombes de ses parents, il y a aussi une chapelle privée, à l’intérieur du Palais, qui eût même mieux convenu, j’imagine, que se trouver « dans la Cour »…
Mais bon!…si la fiesta qui va suivre et dont tout le monde se délecte déjà à l’avance, est plus importante que le sacrement du mariage, donné devant Dieu! c’est leur problème! (Est-ce un « vrai » mariage? Nul ne le sait, finalement, sauf les intéressés)
Et merci d’avoir été regarder sur le Métablog de l’abbé! Bien des thèmes et discussions fondamentales, y sont abordés.
neoclassique
9 février 2011 @ 12:16
Michaël 161
Point n’est besoin pour un Bourbon d’une branche cadette d’avoir un titre français tant que la branche aînée est toujours existante.
Mais les Bourbons d’Espagne ont traditionnellement le titre de duc d’Anjou dont ils sont issus. Ils sont d’ailleurs souvent qualifiés dans les almanachs ou autre ouvrages historiques de Bourbon-Anjou.
Quand aux Bourbon-Siciles, ils n’ont jamais revendiqué aucune prétention au trône de France.
Sigismond
9 février 2011 @ 12:40
cristiano (139)
Ce que je trouve assez irrationnel, c’est votre argument suivant lequel ce que vous appelez « la mystique du sang des rois » serait plus forte en France qu’en Espagne. Vous semblez oublier qu’en 1474, l’infante Jeanne de Castille, fille et héritière légitime du roi Henri IV, ne put succéder à son père car une partie de la noblesse prétendait qu’elle était la fille adultérine de l’épouse d’Henri IV, la reine Jeanne et d’un supposé amant, Beltrán de la Cueva (d’où le surnom de « la Beltraneja », dont fut affublée par ses ennemis la malheureuse infante Jeanne). Ce fut donc la demi-sœur d’Henri IV qui monta sur le trône : la fameuse reine Isabelle la Catholique. On était bien là dans un cas où la prétendue relation adultère était du côté maternel, comme pour Isabelle II en 1857.
Il y avait eu un siècle et demi plus tôt un cas similaire, hors d’Espagne et de France mais dans un royaume pyrénéen : en 1316, l’infante Jeanne de Navarre, demi-sœur et héritière légitime du roi Jean Ier (« le Posthume »), ne put succéder à son demi-frère car une partie de la noblesse prétendait qu’elle n’était pas la fille du feu roi Louis Ier (« le Hutin »), mais une fille adultérine de la feue reine Marguerite et d’un supposé amant. Mais cette Jeanne-là eut plus de chance que sa future homonyme castillane, puisque après onze ans de patience (et d’usurpation de ses deux oncles, Philippe « le Long » puis Charles « le Bel ») elle devint enfin reine de Navarre en 1328, sous le nom de Jeanne II. Elle fut sacrée et couronnée à Pampelune le 5 mars 1329.
Contrairement à votre présentation surréaliste des choses, il n’y a pas eu en 1946 d’« invention d’une lignée légitimiste espagnole », mais simplement la continuité dynastique de l’aînesse capétienne. Rappelez-vous que le 25 septembre 1931, Alphonse XIII fut fait chevalier du Saint-Esprit par son cousin le prince Jacques de Bourbon, duc d’Anjou et de Madrid, chef de la Maison de France. Rappelez-vous aussi que ce passage de flambeau d’une branche à l’autre eut lieu en France (à Avon, près de Fontainebleau) et en présence de l’infant Jacques, futur duc d’Anjou et de Ségovie.
neoclassique
9 février 2011 @ 14:49
Aramis 158
c’est fort à propos que vous citez cet article des JOurnal des Débats du 1O août 1830 et l’avènement au trône de Louis-Philippe qui parle ex cathedra de l’avènement d’une nouvelle dynastie.
voilà pourquoi la ficelle est un peu grosse quand, 53 ans plus tard, à la mort du comte de Chambord,son petit fils le comte de Paris s’autoproclame héritier le monarchie légitime.
Les Orléans sont issus d’une dynastie née dans les convulsions de la Révolution de Juillet. Henri, comte de Paris est l’héritier que du roi des Français, alias le roi citoyen et de rin d’autre.
La branche aînée des Bourbons est, elle, en la personne du duc d’Anjou, héritière de la monarchie légitime issue de l’avènement d’Hugues Capet en 987.
Michael
9 février 2011 @ 14:59
Néoclassique 163,
je parlais des Bourbons d’Espagne de 1713 à 1883. j’aimerais savoir si l’un d’eux a eu un titre français le reconnaissant ainsi comme un membre de la famille royale de France. Par exemple, Henri IV, était roi de la Navarre française par sa mère mais avait gardé ses titres et fonctions françaises de duc de Vendôme et gouverneur en tant qu’héritier de son père de ses droits au trône de France.
Quand à l’almanach royal, je le cite « Etrangers décorés de la Grande Croix, Espagne, Le Roi d’Espagne Ferdinand VII, don Carlos Maria Isidoro Infant d’Espagne Frère du Roi; Don Francisco de paule Antonio Infant d’Espagne Frère du Roi ».
Il n’y pas l’ombre d’un titre français.
Mon exemple de Carlos de Bourbon-Siciles était de montrer qu’en Espagne, on pouvait être Prince des Deux-Siciles et être aussi Infant d’Espagne.
Ce que je veux dire dans tout cela: si Carlos de Bourbon (frère de Ferdinand VII) et son fils don Juan de Bourbon (1824-1886) avaient été les héritiers des Bourbons français, rien aurait empêché Charles X ou le comte de Chambord de les titrer. Pourquoi ne l’ont-il pas fait? ces princes de Bourbons d’Espagne, avec l’avènement d’Isabelle II, étaient éloignés de la couronne d’Espagne et donc disponible pour la succession française…?
Capreolus
9 février 2011 @ 19:15
En réponse à Michael (cf. message n°166) –
Pardon, mais Jeannne d’Albret n’était pas reine de la « Navarre française » !
Ferdinand d’Aragon a fait main basse en 1512 sur le royaume de Navarre au détriment de Jean III d’Albret… mais il n’a fait main basse que sur la Haute Navarre, c’est-à-dire la partie (principale) du royaume de Navarre qui se trouve de l’autre côté des Pyrénées (c’est-à-dire par rapport à nous).
Mais les Albret se maintenaient en Basse Navarre, en tant que rois de Navarre, c’est-à-dire en droit (du moins de leur point de vue) de toute la Navarre.
Mais cette situation créée en 1512 ne faisait pas de la Basse Navarre une « Navarre française », au sens où la Basse Navarre ne s’est pas mise à appartenir au royaume de France en 1512.
Donc, lorsqu’il devient roi de Navarre, le futur Henri IV devient bel et bien le souverain d’un royaume étranger : le royaume de Navarre.
Par ailleurs, il est bien vrai que le futur Henri IV est également, dans le royaume de France, duc de Vendôme par son père et (entre autres) comte de Foix par sa mère (je laisse délibérément de côté le problème de savoir si oui ou non le comté de Béarn était alors français).
De surcroît, si l’on prend l’exemple du titre de duc de Vendôme que vous retenez, il ne s’agit là aucunement d’un titre octroyé par les rois de France pour reconnaître comme dynastes les princes de Bourbon ! Jean Ier, comte de la Marche (1344-1393), est devenu comte de Vendôme par mariage avec Catherine de Vendôme, la dernière comtesse de Vendôme de la maison de Montoire, et a transmis ce titre (le comté devenant duché en 1514) à ses descendants… dont Henri IV.
Mais il n’en demeure pas moins qu’à la mort d’Henri III, Henri de Bourbon était bel et bien AUSSI un souverain étranger…
… mais pas un prince étranger au sang de France : et c’est cela seul qui compte en matière de succession au trône de France.
neoclassique
9 février 2011 @ 19:47
Michaël
votre rhétorique répétitive m’épuise
je n’ai aucune envie de la nourrir car, pour vous parler franchement, je trouve vos arguments étriqués, dérisoires ou sans intérêt
Interprétez-le comme vous voulez, cela m’importe peu
a vous lire, je vous suppose très jeune, peut-être meme étudiant
désolé trouvez un autre contradicteur que moi, je n’en peux plus
Capreolus
9 février 2011 @ 20:43
En réponse à Michael (cf. message n°166) –
Je ne vois pas l’ombre d’un titre espagnol chez Philippe, duc d’Anjou, le petit-fils en second de Louis XIV. Et pourtant ce même duc d’Anjou devient Philippe V parce que descendant de Philippe IV.
En revanche, à la mort de Charles IV le Bel (1328), je vois un certain Edouard III, roi d’Angleterre, qui est très légitimement par ailleurs duc de Guyenne : un titre tout ce qu’il y a de plus français, et pour lequel il doit prêter hommage au roi de France son suzerain (pour ladite Guyenne).
Quelle incidence sur la succession française ? Aucune.
Par conséquent le maintien ou l’absence de titre ne prouve de soi strictement rien en matière de succession monarchique.
Quant à Charles de Bourbon-Siciles (j’entends l’époux d’Anne d’Orléans) il me semble qu’est reconnu infant d’Espagne par les héritiers d’Alphonse XII à la suite de son père, Alphonse de Bourbon-Siciles, parce que ce dernier avait pour mère Mercedes de Bourbon, c’est-à-dire la soeur aînée d’Alphonse XIII reconnue par la monarchie de Sagonte comme l’héritière présomptive de ce dernier de son vivant.
Alexis R
9 février 2011 @ 22:55
Thierry (162),
La question ne vous était pas spécialement destinée, c’était juste une question ouverte n’appelant as spécialement de réponse.
Votre réponse est fort différente de la mienne, je considère, au risque de passer pour un affreux progressiste, que les chaires à prêcher n’ont pas à être transformées en tribunes politiques. Et je crois que la baisse de la pratique religieuse ne serait certainement pas enrayée par une pareille transformation.
Pour Monaco, je me bornerai à vous répondre que la Principauté est l’un des derniers Etats au monde où la religion catholique soit religion d’Etat.
Alexis R
Alexis R
9 février 2011 @ 23:11
Néoclassique (163),
Curieusement le titre de duc d’Anjou n’a réapparu, me semble-t-il, que lorsque le feu duc de Ségovie se découvrit des prétentions légitimistes. Pourquoi ce besoin subit de réaffirmer un titre dont le port était tombé dans les oubliettes de l’Histoire? Vous m’intéressez lorsque vous écrivez que les Bourbons d’Espagne portent traditionnellement ce titre, je l’ignorais.
Dans le même ordre d’idées, le roi d’Espagne porte toujours aujourd’hui les titres de duc de Brabant et de comte de Flandre, qui lui sont parvenus via l’union de Marie de Bourgogne et de Maximilien d’Autriche. Le titre de duc de Brabant est, par arrêté royal de droit belge, réservé à l’héritier du trône; le titre de comte de Flandre a quant à lui été porté successivement par le frère de Léopold II et le frère de Léopold III. Imagine-t-on un seul instant le roi d’Espagne interdisant au roi des Belges l’usage de ce titre, ou bien le roi des Belges le lui interdisant? D’autant plus que les Bourbons d’Espagne n’en font plus aucun usage…
Alexis R
Michael
10 février 2011 @ 00:02
Néoclassique 166
ce que je veux montrer par là, c’est que la succession française à la couronne reste à des princes français (c’est à dire élevés en tant que prince français), c’est le cas d’Henri IV, c’est le cas de Philippe V. Par contre ce n’est plus le cas des enfants et descendants de Philippe V, comme des enfants du premier roi de Portugal capétiens, comme du dernier carolingiens, comme des Princes d’Orléans-Bragance et enfin comme la branche espagnole d’Orléans-Galliera. Ces princes ont choisi de fonder une nouvelle dynastie sans esprit de retour.
En France, seuls les Orléans sont donc dynastes car restés français.
Il faut accepter que les prétentions dynastiques des Bourbons espagnols ou Parme ne tiennent qu’à un fil et dans tous les cas ne correspondent pas au sens de l’Histoire et aux soucis de notre temps. L’héritier nécessaire est Orléans et l’espérance monarchique est incarnée par le Prince Jean de France, duc de Vendôme.
Néoclassique, notre désaccord est celui d’un juriste contre celui d’un historien. Mais le problème du juriste est qu’il doit tenir compte du contexte et cela , je crois que vous l’avez oublié…
Aramis
10 février 2011 @ 08:47
Mais le problème du juriste est qu’il doit tenir compte du contexte et cela , je crois que vous l’avez oublié…
Oui Michael, le fixisme juridique sont se prévalent les partisans de Louis est une fiction, hors du temps…. Le droit est vivant et sait s’adapter aux circonstances.
Capreolus
10 février 2011 @ 08:59
En réponse à Michael (cf. message n°172) –
Vous répondez à neoclassique que vous entendez parler en historien. Fort bien, mais l’espèce de règle de nationalité que vous formulez dans votre message n°172, j’aimerais bien savoir en quoi elle est historiquement fondée.
Historiquement et juridiquement (séparer les deux démarches n’a aucun sens) le fameux arrêt Le Maistre pourrait éventuellement constituer un début de fondement à votre argument. Mais ce n’est pas certain car il y a au moins un doute : l’arrêt en question ne parle-t-il pas des princes étrangers… au sang de France ? Auquel cas les Bourbons dits d’Espagne ne sont nullement étrangers au sang de France et donc nullement exclus.
Mais à supposer que l’arrêt Le Maistre vienne exclure rééellement les princes étrangers au royaume de France, tout le monde sait qu’il exclut – et là certainement – les princes qui ne sont pas catholiques.
C’est parce qu’il a fait retour à la religion catholique que le relaps Henri de Navarre est devenu, conformément à TOUTES les lois fondamentales (dont la loi de catholicité), roi de France en exercice.
Il est donc prouvé que les lois fondamentales réservent une espèce de droit de retour à l’aîné salique.
Or si la loi de nationalité existe – et si tant est qu’elle existe – censément manifestée par ce même arrêt Le Maistre, elle existe à tout le moins à parité avec cette loi de catholicité.
Donc pourquoi, dans cette hypothèse, rejeter ici (pour la supposée loi de nationalité) une espèce de droit de retour à l’aîné salique ?
Et entre parenthèses l’abandon de la foi catholique est par définition chose de soi irrémédiable à moins d’un secours divin absolument gratuit (et donc pas du tout assuré) car la foi théologale est un don de Dieu, et ne dépend certes pas de la seule volonté des hommes… alors que l’octroi d’une nationalité ou le retour à une nationalité d’origine est purement et simplement une affaire de volonté humaine.
Par conséquent le retour à la nationalité française est de soi autrement plus facile, si j’ose dire, que le retour à la foi catholique. Donc si le retour de l’aîné salique à la foi catholique a été possible, c’est que le retour de l’aîné salique à la nationalité française l’est à plus forte raison.
P.S. : vous évoquez le « sens de l’Histoire ». Lequel ? Celui de Karl Marx ? Celui du Nouveau Testament ? Regardant ce dernier, je n’y ai jamais trouvé révélé que les Orléans devaient régner sur la France, mais peut-être ai-je mal lu (à moins que des Orléans ne doive venir… l’antechrist ! – je tiens à préciser que je plaisante).
Quant aux « soucis de notre temps », croyez-vous vraiment que nos contemporains soupirent après une restauration monarchique ? Croyez-vous qu’ils se souviennent encore des Orléans ou des Bourbons ? Allons donc… Plus le temps passe, plus les gens oubient. De ce point de vue, les différents princes sont à parité.
Michael
10 février 2011 @ 09:16
Capreolus 169
le titre de du de Guyenne porté par les anglais n’avait pas intégré le domaine privé de la couronne française. Par un jeu de succession la famille royale d’Angleterre était vassal du roi de France à travers le duché de Guyenne.
Quand à Philippe V d’Espagne, il a hérité de sa couronne par testament. Son lien de parenté avec les Habsbourg ne faisait que donner du poids à sa candidature. Il n’était pas le seul candidat.
Si aujourd’hui les Orléans s’éteignaient, il faudrait procéder à une élection comme en 987 pour Hugues Capet. le dernier carolingien étant parti fonder une dynastie en Basse-Lorraine.
neoclassique
10 février 2011 @ 09:27
Alexis 171
la réponse à votre question est simple. Le duc de Ségovie s’est remis à porter le titre traditionnel de sa branche de duc d’Anjou dès lors que, son mariage non conforme à la loi espagnole de la Pragmatique sanction l’ayant écarté du trône madrilène, il est devenu disponible pour le trône de France.
neoclassique
10 février 2011 @ 10:19
Michaël
Et ceci est mon dernier message pour vous, donc notez le bien.
Quelle que soit l’estime que je puisse avoir pour Jean d’Orléans que je juge être un gentil garçon et qui affirme ses convictions chrétiennes, il est et ne sera jamais que, d’une part, l’héritier d’une branche cadette et, d’autre part, l’héritier d’une « nouvelle dynastie » (dixit Philippe) née d’une usurpation dans les convulsions obscures de la Révolution de Juillet 1830
Pour moi, le seul et unique prétendant légitime au trône de France est l’aîné de la branche aînée de la maison de Bourbon qu’est aujourd’hui, Louis, duc d’Anjou.
Mais, comme beaucoup, je considère que la restauration aujourd’hui de la monarchie en France n’est qu’une vue de l’esprit car, Dieu merci, je ne vis pas dans l’utopie béate des orléanistes.
Le duc d’Anjou se doit simplement aujourd’hui d’incarner avec dignité ce glorieux héritage des 14 siècles de monarchie légitime qui ont constitués la France dans une république trop oublieuse de son histoire.
Ma monarchie à moi est faite de grandeur, d’honneur, de panache et de dignité
Votre dynastie, de Philippe Egalité jusqu’à feu le comte de Paris, est entachée de complots, forfaitures, « ténébreuses affaires » (dixit lui-même Jacques d’Orléans et autres crimes jusqu’au sang du roi martyr
Voilà pourquoi, dussé-je vous blesser, je vous le dis : à tout prendre, je préfère la république aux Orléans.
RABUTIN
10 février 2011 @ 11:03
Pour Alexis R
Ce n’est pas le duc de Ségovie qui reprit le titre de duc d’Anjou,mais le prince Jacques (don Jaime de la branche carliste)qui fut chef de la Maison de Bourbon
de 1909 à 1934.Titre qui fut également porté par son oncle et successeur Alphonse Charles dernier représentant de la branche carliste mort en 1936.
En ce qui concerne les princes d’Orléans Bragance,
comment expliquez-vous qu’ils soient toujours considérés
comme successibles en France par les différents prétendants orléanistes depuis le 26.IV.1909?
LUCIANO
10 février 2011 @ 11:19
Pour Michael
Ce n’est pas le duc de Ségovie qui fut le premier à porter le titre de duc d’Anjou,mais le prince Jacques
(don Jaime de la branche carliste)qui fut chef de la
Maison de Bourbon de 1909 à 1934.Après lui,son oncle et successeur Alphonse Charles le porta jusqu’à son décès en 1936.
En ce qui concerne les Orléans Bragance,pouvez-vous me dire pourquoi les différents chefs de la branche d’Orléans les reconnaissent comme successibles en France
depuis le 26.IV.1909?
Nemausus
10 février 2011 @ 11:54
Alexis R (171),
Vous avez encore tout faux concernant le titre de duc d’Anjou qui a été réhabilité comme titre de courtoisie et titre d’attente du chef de la maison de Bourbon par les princes aînés dit carlistes ! le dernier duc d’Anjou et de San Jaime de cette branche est décédé en 1936, date à laquelle le roi Alphonse XIII, exilé, lui a succédé comme chef de la maison de France dite de Bourbon.
Et je ne vois pas le lien avec le titre de duc de Brabant ….
Les rois d’Espagne, des Deux-Siciles et l’empereur d’Autriche portaient eux aussi le titre de roi de Jérusalem en souvenir de leurs prétentions…et alors… quelle importance !
Michael (172)
Ce viel argument de la nationalité (ou vice de pérégrinité) refait régulièrement surface chez les orléanistes alors que ce principe n’existe pas dans les lois fondamentales ! c’est un premier fait juridique.
Ensuite vous parler du contexte actuel mais là encore ce contexte sert le duc d’Anjou, français lui aussi, issus d’une famille royale française… je vous rappelle qu’en droit français il n’est pas fait de différence entre un français de souche et un français par naturalisation, sinon ce serait de la discrimination punie par la loi actuelle !
Enfin vous n’arriverez jamais à faire admettre aux citoyens français qu’un prince de Bourbon, français de surcroit, même par naturalisation en vertu du droit actuel, a moins de droit au trône de France qu’un prince d’Orléans brésilien ou espagnol dont la « dynasticité » est reconnue par un pacte de famille de 1909 entre les différentes branches Orléans !
et les français ont prouvé qu’il faisaient peu de cas de votre « vice de pérégrinité » en élisant à la tête de l’état français un président d’origine hongroise ! ça c’est le contexte actuel dont vous vous réclamez !
Capreolus
10 février 2011 @ 11:55
Réponse à Alexis R (cf. message n°171) –
Il me semble que c’est Jacques de Bourbon, aîné salique et duc de Madrid (1870-1931), qui le premier releva le titre de duc d’Anjou (comme titre de courtoisie), et non pas le duc de Ségovie (1908-1975).
Concernant les titres de duc de Brabant et de comte de Flandre, ils ont la même origine que la maîtrise le l’Ordre de la Toison d’Or (par Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne et Philippe le Beau).
Et depuis la guerre de Succession d’Espagne, qui avait également fixé le sort des Pays-Bas espagnols devenus Pays-Bas autrichiens, cet ordre est disputé entre les Bourbons d’Espagne et les Habsbourgs. Et je crois avoir lu quelque part (mais cela demande à être vérifié) que les Belges avaient pu caresser le projet de restaurer l’ordre en question au profit du roi des Belges, arguant précisément du fait qu’il est présentement souverain des anciens Pays-Bas espagnols…
Donc je ne crois pas du tout, mon cher Alexis, que l’exemple pris par vous soit tout à fait parlant. Ou plutôt ce même exemple semble parler en sens inverse de ce que vous voulez prouver.