L’édition espagnole de la prestigieuse revue mensuelle Vanity Fair, dans son édition de novembre 2011, consacre un reportage au prince Louis-Alphonse de Bourbon, Duc d’Anjou. De façon assez audacieuse, le magazine titre sa couverture « Viva el Rey » (vive le roi) sur une photo du prince Louis, photographié dans des décors somptueux (video de la session de photos) par Jonathan Becker. Le duc d’Anjou évoque pour la première fois sa relation avec la famille royale espagnole (qualifiée de cordiale même si les souverains espagnols ne connaissent pas encore les trois enfanst du prince), son avenir royal comme héritier du trône de France et les raisons pour lesquelles il est revenu vivre en Espagne. (Merci à Actarus)

ARAMIS
10 novembre 2011 @ 19:27
Remarquez, cher Sauternes, que la personnalité du prince Henri, telle qu’elle nous est révélée par cet entretien empli des contradictions les plus évidentes et calamiteux en tous points, puisse expliquer le découragement qui a pu saisir son père feu le comte de Paris quant à l’avenir politique des Orléans. En quelque sorte, cela dédouane feu le comte de Paris de bien des critiques qu’on lui fait, par hostilité de principe ou par conviction.
Heureusement, le prince Jean semble être, dans ses propos, d’une toute autre tenue que son père…
Ah, par comparaison, qu’il était en effet rayonnant le duc d’Anjou au sortir de la primatiale de Lyon où nous fumes tous deux en 1987, M. Sauternes…
HRC
11 novembre 2011 @ 15:02
pour 1987, je ne sais pas, mais pour le reste de votre message vous avez sans doute raison, Aramis.
Sauternes
11 novembre 2011 @ 15:06
Ah cher Aramis, vous reveillez là un grand souvenir ! Le prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou reçu par le Cardinal Decourtray, primat des Gaules dans sa cathédrale comble pavoisée à l’intérieur comme à l’extérieur de grandes tentures fleurdelysées, en présence du chapitre de la cathédrale avec ses chanoines-comtes de Lyon, de la maitrise de la cathédrale,des autorités civiles et militaires, des scouts St Louis et la société de trompe de chasse la Diane Lyonnaise…et puis vous ! On serai cru à un sacre avec une grande ferveur populaire.
Moment inoubliable ! J’en redemande !
aramis
11 novembre 2011 @ 18:59
j avais joie quant a moi à celebrer le millenaire de l’oeuvre capetienne en prsence du fils aîné de St Louis, d Henri IV et de Louis xiv. c etait une vision magnifique que de decouvrir par un beau matin de septembre les immenses tentures à fleurs de lys que faisait frissonner un souffle leger. c est pourquoi ma fidelite dynastique aux Orleans ne me fera jamais medire contre des ainés aussi peu dynastes qu’ ils soient devenus .,.
Audouin
17 novembre 2011 @ 19:03
Notre bon ami Cosmo nous l’a dit à plusieurs reprises, il n’attache pas plus de valeur à l’ouvrage de Charles Giraud, juriste patenté de Louis-Philippe qu’aux cours de droit d’une vingtaine d’éminents professeurs de droit de Paris et de Bordeaux ayant démontré la nullité de la clause des renonciations insérée dans le traité d’Utrecht. En revanche, il nous sert aujourd’hui, comme s’il avait l’autorité de la chose jugée, le commentaire d’un magistrat en retraite.
Ce commentaire très orienté, comporte en outre quelques inexactitudes. Je n’en relèverai qu’une car elle illustre assez bien les fausses déclarest significative de
Audouin
17 novembre 2011 @ 19:53
Je poursuis ma frappe interrompue:
…elle illustre assez bien les fausses déclarations que l’on a attribuées au Comte de Chambord.
M.POULON cite en effet l’interviouve que le Prince a donnée à Léonce Détroyat, rédacteur en chef de « La Liberté » le 1er mars 1872 et reprise intégralement le 5 mars par « L’Union ». Le Comte de Chambord déclare: « Mon héritier, vous le connaissez, je n’ai pas le choix. C’est celui que la Providence m’impose puisqu’elle a décidé que la branche aînée des Bourbons devait s’éteindre avec moi. » Dans la foulée, M.Poulon fait dire ces mots au Prince: « Les princes d’Orléans sont mes fils. »
J’ai vérifié : ce dernier membre de phrase ne se trouve pas dans le texte publié par « La Liberté ».
Je me suis demandé alors comment et pourquoi un magistrat aussi intègre que le Conseiller POULON
avait pu surcharger délibérément sa citation de de mots absents dans l’original de l’interviouve.
J’ai cherché et j’ai trouvé.
Je me suis aperçu que M. POULON s’était inspiré du petit livre que le feu Comte de Paris avait commandé en 1959 à l’un de ses féaux, M. Guy COUTANT dit Coutant de Saisseval.
La citation correcte s’y trouve bien à la page 72 L’ajout incriminé aussi. Mais, en réalité, il figure là comme… intertitre du paragraphe suivant. Comment a-t-il pu être collé à la déclaration du Comte de Chambord? Mystère !
Un curieux pataquès qui ne peut que faire douter du sérieux du commentaire de M.Poulon.
J’ajoute que la déclaration du Comte de Chambord a été faite en mars 1872, plus d’un an avant que le Comte de Paris n’aille faire sa soumission à au chef de la Maison de Bourbon. On voit mal celui-ci traiter de « fils » celui qui continuait à se poser en compétiteur.
Audouin
Nemausus
18 novembre 2011 @ 10:48
Cher Audouin,
vous aviez d’ailleurs déjà démontré la fausseté de ce montage que Michael avait tenté de faire passer comme vérité (et que ces collègues reprennent régulièrement faisant fi du démenti prouvant la falsification):
http://www.noblesseetroyautes.com/2011/03/voyage-en-amerique-1861-1862-un-prince-francais-dans-la-guerre-de-secession/#comments (votre message du 27.03.2011)
La falsification de documents est une habitude chez les orléanistes.
Cosmo
18 novembre 2011 @ 11:39
Cher Audoin,
Selon vos vérifications, il s’agit d’un ajout.
Mais il n’empêche que le Comte de Chambord a bien dit « Mon héritier, vous le connaissez, je n’ai pas le choix. C’est celui que la Providence m’impose puisqu’elle a décidé que la branche aînée des Bourbons devait s’éteindre avec moi. » Aurait-il employé le terme « imposer » s’il avait voulu parler du comte de Montizon?
Que pensez-vous du dialogue entre le comte de Damas, que l’on ne peut taxer d’orléanisme et la comtesse de Paris:
» Madame reconnait bien pourtant Mr le comte de Paris comme l’héritier légitime de Mr le comte de Chambord? Oui, certainement répond Madame; cela je ne peux l’empêcher. » (Cité par Jean-Paul Bled dans « les Lys en exil »).
Bien à Vous
Cosmo
Audouin
18 novembre 2011 @ 16:46
Cher Cosmo
Le dialogue entre le Comte de Damas et la Comtesse de Paris? Curieux lapsus de votre part… Vous voulez parler sans doute de la Comtesse de Chambord? Voyons, cher ami, comment imaginer que la veuve de Henri V ait pu prononcer des paroles si contraires à sa pensée profonde, elle qui a fait présider les obsèques de son cher mari par le successeur salique de ce celui-ci, le Comte de Montizon? Elle, qui a payé sur sa cassette personnelle, les frais d’impression du « Mémoire sur les droits de la maison d’Anjou » rédigé par le bâtonnier Deryssel et publié à Fribourg (Suisse) en 1885 deux ans après la mort du Prince? Elle enfin qui selon ses intimes terminait ainsi son Pater Noster: « …Ne nous laissez pas succomber à la tentation mais délivrez nous du mal et des d’Orléans »?
La citation que vous empruntez à l’historien orléaniste Jean-Paul Bled est elle-même tirée de l’ouvrage de Henry de Pène « Henri de France ».
Il n’est pas indifférent de noter que Maxence de Damas fut un des premiers, le jour même de la mort du Comte de Chambord, à se rallier par opportunisme à Louis-Philippe-Albert d’Orléans, comte de Paris.
Cordialement
Audouin
Cosmo
18 novembre 2011 @ 22:27
Cher Audoin,
Etes-vous sûr que Jean-Paul Bled soit orléanistes? Quelles preuves en avez-vous? N’est-il pas avant tout historien? Il est généralement reconnu comme un spécialiste de l’Autriche et des études germaniques. Mais peut-être que pour vous, comme pour Nemausus, tout ce qui ne va pas dans le sens de vos idées légitimistes est de l’orléanisme. C’est un peu réducteur, ne trouvez-vous pas?
Je vais lui poser directement la question.
Etes-vous sûr que Maxence de Damas était opportuniste? Vous portez un jugement de valeur qui lui est contraire car sa position ne vous convient pas.
Mon lapsus a du vous faire rire, comme il vient de me faire rire…
La comtesse de Chambord n’était-elle pas la soeur du dernier duc régnant de Modène aux opinions anti-orléanistes bien arrêtées?
Je ne suis pas sûr que ses excès de langage aient été appréciés de feu son époux.
Bien à Vous
Cosmo
HRC
19 novembre 2011 @ 21:44
je passe de temps à autre suivre le fil sur ce sujet : mon admiration, Cosmo, pour votre courtoise constance.
Cosmo
20 novembre 2011 @ 13:02
Chère HRC,
Tant que le sujet sera abordé et que j’interviendrai sur N&R, je continuerai. Il n’y a aucune raison de ne pas le faire bien que ce débat soit sans fin.
En ce qui concerne la courtoisie, je me suis laissé une ou deux fois aller à en manquer, je le regrette même si l’individu en question est le moins courtois de tous sur ce site, pour ne pas dire autre autre chose.
Cordialement
Cosmo
Audouin
19 novembre 2011 @ 10:06
Cher Cosmo
1) Moi, je lis tout, que cela serve mes idées ou pas (comme par exemple l’opuscule orléaniste de Guy Coutant dit Coutant de Saisseval), à l’inverse de vous qui refusez de lire le livre de Daniel de Montplaisir sur le Comte de Chambord parce que, avez-vous écrit: » je le crois partial ». Moi, j’ai lu Bled et je l’ai apprécié en dépit de ses choix dynastiques.
2)Les légitimistes qui, à Gorizia, ont fait allégeance au Comte de Paris alors que le corps du Comte de Chambord n’était pas encore en terre, ont été appelés « opportunistes » par la presse de l’époque, mot repris par de nombreux historiens.
Ce n’est pas un jugement de valeur, c’est un jugement de fait. Devant MM. d’Andigné, de Chevigné et Scorailles, le Comte de Chambord s’était exclamé: » Ah! si ce n’était pas mal, je voudrais bien revenir trois jours après ma mort pour voir quels sont ceux, même de mon entourage, qui seront restés fidèles à mes principes ». On sait que Damas n’attendit pas trois jours pour se rallier!
3)En revanche parler des « excès de langage » de la Comtesse de Chambord, voilà bien un jugement de valeur. Mais le Prince lui-même, son mari, n’était pas en reste quand il disait à son entourage « Je ne veux pas que mon cercueil serve de pont aux d’Orléans ».
Je vous souhaite un bon dimanche, mon cher Cosmo.
Audouin
Cosmo
20 novembre 2011 @ 12:56
Audoin,
Je considère en effet comme un excès de langage, voire un mélange des genre que de terminer ainsi une prière. Je n’ose pas croire que cela soit vrai. Ces propos, s’ils étaient avérés, ainsi que ceux du Comte de Chambord, n’honorent ni l’un ni l’autre.
Quant à lire des ouvrages dont les idées seraient contraires aux miennes, je me permets de vous dire que j’ai suivi votre conseil et lu celui relatif à Charles X. Et je ne le regrette pas. Quant au livre de Daniel de Montplaisir, c’est plus le manque de temps que de curiosité qui m’empêche de le lire. Je reconnais que ma réflexion était déplacée. Et donc je vais désormais le lire.
Bon dimanche à vous
Cosmo
Audouin
20 novembre 2011 @ 16:15
Vous avez sans doute raison, les propos attribués au du Comte et à la Comtesse de Chambord n’ont peut-être pas prononcés… Je les mis en exergue en réponse à la décl
Audouin
20 novembre 2011 @ 16:32
…suite de mon commentaire une fois encore interrompu!
Vous avez sans doute raison, les propos attribués au Comte et à la Comtesse de Chambord n’ont peut-être pas été prononcés.
Je les ai mis en parallèle à la déclaration peu vraisemblable que la Comtesse de Chambord aurait faite à Maxence de Damas et que vous avez rapportée sans vous demander si elle tenait la route. Et ceci uniquement pour vous montrer, cher ami, qu’il faut toujours se méfier des citations apocryphes ou réputées telles…
Bien à vous
Audouin
Cosmo
20 novembre 2011 @ 17:20
Il est évident qu’il faut se méfier de certains propos prêtés à tort ou à travers. J’avais la faiblesse de croire que certains auteurs qualifiés vérifiaient leurs sources. Me suis-je trompé?
Dans un dialogue qui m’oppose à Nemausus à propos d’Etats-Généraux tenus en 1590, j’ai essayé de vérifier par tous moyens la tenue desdits états, en vain.
Peut-être pourriez-vous avoir l’obligeance de m’éclairer comme vous l’avez fait pour des citations indûment « complétées » ou peut-être apocryphes?
Bien à Vous
Cosmo
HRC
20 novembre 2011 @ 19:30
Les Etats Généraux de Blois passent pour les derniers avant ceux de 1789. Ceux de Paris, convoqués par la Ligue (Mayenne) sont plus une négociation entre Henri IV et la Ligue que des Etats réguliers, puisque non convoqués par le Roi.
Dominique Charenton
20 novembre 2011 @ 22:17
Bonsoir Cosmo
Selon le dictionnaire de l’Ancien Régime, paru sous la direction de Lucien Bély, en 1996 aux PUF, il n’y a pas eu d’Etats Généraux en 1590.
Les derniers Etats Généraux furent assemblés à Orléans du 13 12 1560 au 31 01 1561; à Pontoise du 01 au 27 08 1561; à Blois du 06 12 1576 aux 02 et 05 mars 1577; à Blois encore du 16 10 1588 au 15 01 1589; à Paris du 26 01 au 08 08 1593 et de nouveau à Paris du 27 10 1614 au 23 02 1615 . Ces date sont celles des séances solennelles d’ouverture et de clôture; en 1577 et en 1593 les dates retenues pour la fin sont celles du congé donné par le Roi aux ordres ou de la dernière séance délibérative générale . Puis l’institution des Etats Généraux tombe en désuétude jusqu’à sa résurrection à Versailles le 05 05 1789…..mais ceci est une autre histoire.
Dominique
dominique.charenton@wanadoo.fr
HRC
21 novembre 2011 @ 10:24
j’ignorais les réunions en 1593 et 1614, je l’avoue.
Cosmo
22 novembre 2011 @ 00:34
Dominique,
Merci pour toutes ces précisions!
Il ne semble pas en effet qu’il y ait eu d’Etats Généraux en 1590.
L’ensemble de ces assemblées a joué un rôle important au cours de notre histoire. Il ne semble pas utile d’en ajouter une qui n’a pas existé.
Cordialement
Cosmo
Audouin
20 novembre 2011 @ 18:30
Comme vous, je me perds en conjectures sur le point que vous soulevez. Moi non plus, je ne trouve pas trace d’Etats généraux tenus en 1590. Il y eut des Etats généraux à Blois du 16 octobre 1588 au 16 janvier 1589, surtout marqués par l’assassinat du duc de Guise, le 23 décembre 1588. Cette réunion de Blois avait, semble-t-il, pour but de sanctionner la décision de Henri III d’écarter de la succession royale pour cause de protestantisme Henri de Navarre , successeur salique légitime du roi de France. On se souvient d’ailleurs que c’est dans cette optique que les Ligueurs, en 1589, proclamèrent roi sous le nom de « Charles X », le cardinal de Bourbon, oncle demeuré catholique d’Henri IV…Ce pauvre cardinal un peu simplet et manipulable finit par reconnaître son neveu…
Cordialement.
Audouin
Cosmo
21 novembre 2011 @ 23:47
Cher Audoin,
Je vous remercie pour votre réponse. Malgré nos divergences de point de vue, il est réconfortant de voir que nous cherchons tous deux à nous appuyer sur des textes authentiques autant que nous pouvons le savoir.
Ensuite,l’intreprétation que chacun donne des textes est une autre chose et là interviennent débats et échanges de point de vue. Et si on ne se met pas d’accord, cela n’est pas très grave car cela nous permet de continuer à échanger.
Bien cordialement
Cosmo
Louis
20 novembre 2011 @ 18:34
J’espère que certains liront ce commentaire : je trouve en fait que le royalisme devrait primer sur le légitimisme ou l’orléanisme et qu’il faudrait d’abord « se serrer les coudes » pour rendre envisageable l’idée d’une restauration. Alors les débats légitimiste-orléaniste seraient justifiés et utiles, parce que nous discutons d’une querelle dynastique qui n’a en fin de compte, rien de très utile puisque chacun restera dans son camp et conservera ses idéaux !
Cosmo
21 novembre 2011 @ 23:57
Louis,
Vous avez raison mais les deux idées sont inconciliables car elles reposent sur deux approches différentes de l’histoire.
Tout monarchiste devrait raisonner « utile », savoir qui aurait le plus de chance en cas de restauration. Quel courant incarnerait le mieux au XXIème siècle l’idéal monarchique?
Difficile de répondre car si je pense que les Traités d’Utrecht et les renonciations contenues font des Orléans les actuels prétendants au trône de France, la référence à la légitimité dynastique dans la descendance de Louis XIV peut aussi séduire et de ce fait avantager le prince Louis.
Je ne suis pas sûr que les deux princes tiennent vraiment au trône. Pourrait-on envisager un accord entre les deux? Pas sûr du moins si on lit leurs partisans respectifs!
Bien à Vous
Cosmo
ARAMIS
20 novembre 2011 @ 20:03
Merci cher Cosmo de nous faire beneficier de vos recherches, de vos questions, de vos reponses oú se melent prudence, reflexion, réferences et discernement. Merci aussi pour la constante courtoisie dont vous faites preuve a laquelle repond celle d’Audouin dans vos echanges. Je souhaiterais que toutes les contributions sur ce sujet epineux soient de la meme qualite et de la meme hauteur de vue … bonne soiree !
Cosmo
22 novembre 2011 @ 00:29
Cher Aramis,
Je vous remercie pour vos paroles si réconfortantes.
Le sujet est délicat voire épineux et seule la courtoisie, des références exactes et un certain recul permettent de l’aborder.
Je pense qu’à la fin du XIXème siècle, comme en 1712, chacun avait conscience de la difficulté présente et à venir du problème de la succession au trône de France en cas d’absence d’héritiers « qualifiés ».
C’est une constante de l’histoire et pas seulement en Europe.
Le conflit de lois est une autre constante, savoir qui de l’ancien ou du nouveau droit prime. Le droit dynastique était-il figé ou pouvait-il subir une évolution?
Toutes ces questions sont posées par la querelle dynastique française. Vous connaissez mon opinion mais cela n’empêche pas l’interrogation, voire la contestation réciproque, en l’absence de possible véritable mise en parallèle entre l’ancien droit, les situations nouvelles et les changements ou évolutions intervenues entre le passé et le présent.
Nous sommes bien sûr dans des interrogations toutes théoriques, comme le sont les droits de l’un ou de l’autre.
Une chose est certaine à mes yeux. Je n’aime ni les louanges dythirambiques ni les critiques acerbes à l’encontre de l’un ou de l’autre des princes ou des princesses.
Le débat mérite mieux car il ne s’agit pas de comparer des individualités mais d’échanger des point de vue. La finalité serait une restauration monarchique, toute hypothètique. Je crois que nous pourrions nous contenter d’une simple défense de l’idée monarchique et plus largement de l’histoire de la monarchie dans notre pays, bien malmenée par l’histoire officielle et les institutions de la république.
Le premier combat serait d’exiger la réhabilitation de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en tant qu’individus et symboles d’un système qui bien qu’ayant failli ne mérite pas l’opprobre dont il est victime.
Le travail sur l’Ancien Régime se fait, celui sur Louis XVI également, celui sur Marie-Antoinette est bien difficile. Nous n’en sommes pas encore à la réhabilitation officielle mais nous avançons.
Cordialement
Cosmo
ARAMIS
22 novembre 2011 @ 22:51
Je suis exactement dans les mêmes dispositions cher ami.
HRC
22 novembre 2011 @ 11:51
cher Cosmo, même certains de ceux qui ont condamné Louis XVI individuellement à la tribune de la Convention ne doutaient pas de ses qualités morales, humaines. Même Robespierre.
tout à fait d’accord avec votre dernier paragraphe. Mais la reconnaissance buttera sur la guerre, comme la mémoire des Girondins butte sur cette même guerre déclarée au printemps 92.
Comme d’ailleurs un des points positifs de l’action de Robespierre est… son opposition à cette même guerre !! en avril 92, certes, plus tard il en prit la direction, mais en 93 (je précise non pas pour vous Cosmo, mais au cas où N ou M penserait me l’apprendre..)
c’est d’ailleurs fort injuste que les Girondins aient été blanchis par la mémoire collective (ah, Bordeaux..) alors que la guerre a précipité la France dans ce qui aurait pu ne pas avoir lieu.
HRC
23 novembre 2011 @ 12:10
chers Cosmo et Aramis, je m’étonne toujours que personne ne cite le choix de Turgot comme premier et principal ministre de Louis XVI.
j’ai pourtant souvent entendu la reflexion suivante : si il avait continué le train de réformes commencées, on aurait glissé vers une monarchie constitutionnelle sans grand drame.
seulement, voilà qui obligerait à mettre en cause et la Reine et les frères du Roi, en grande partie responsables de l’éviction du courrant que représentait Turgot.
voilà pour mon bémol (sérieux) à l’enthousiasme d’Aramis pour la réconciliation des 2 branches.
Cosmo
23 novembre 2011 @ 14:58
Chère HRC,
La révolution n’est pas arrivée par hasard. Ils s’y sont tous mis, certains par faiblesse, d’autres par ambition, d’autres par aveuglement, d’autres par esprit de revanche.
Louis XVI aurait dû continuer les réformes entreprises.
Marie-Antoinette paya de sa vie erreurs et inconstance, Provence et Artois étaient deux sinistres sires, partis à temps, que l’on vit plus tard sur le trône, un impotent intelligent, un bel incapable.
Si « les Lys ne filent pas », selon la tradition salique, cela ne les a pas empêchés de tomber en quenouilles.
Cordialement
Cosmo
HRC
23 novembre 2011 @ 18:43
messages croisés…vous osez être plus clair que moi, Cosmo.
Cosmo
24 novembre 2011 @ 12:54
Chère HRC,
Je ne dis rien que l’on ne sache déjà.
On peut compatir au martyr de Marie-Antoinette et admirer sa dignité au Temple et durant son procès et reconnaître que son influence fût néfaste jusque là. On peut admirer l’intelligence de Louis XVIII et reconnaître que tant qu’il fut Provence, il eut une attitude pour le moins équivoque. Charles X n’est admirable en rien, sauf pour sa qualité de bon père de famille. Philippe-Egalité fut un être méprisable.
Et si la révolution a éclaté, Monarchie, Parlements aristocratie ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils ont tout fait pour. Mais cela ne veut pas dire que tout était aussi mauvais sous l’Ancien Régime que la république veut le faire croire, bien au contraire.
Cordialement
Cosmo
HRC
24 novembre 2011 @ 15:47
dès qu’on évoque Provence et Artois, certains n’interviennent plus.
à vérifier ??
cordialement
Cosmo
26 novembre 2011 @ 11:08
Et pour cause!
Si Philippe-Egalité s signé son ignominie, nul ignore que Provence et Artois agissaient en sous-main contre leur frère et leur belle-soeur à la fin de l’ancien régime. Madame Royale a vu son destin sceller par les autres. Je me demande ce qu’elle pouvait penser des ses chers oncles, une fois duchesse d’Angoulême, sauf à ignorer leur attitude avant et pendant la révolution.
Cordialement
Cosmo
HRC
26 novembre 2011 @ 22:07
je n’ai pas lu de biographie la concernant, et n’ai aucune idée des informations qu’elle a pu recevoir, ou entendre. Sa souffrance fut fort utilisée, certes.
à côté du sujet : vous lire est rassurant, pour ceux dont l’Histoire a formé la trame personnelle. J’espère qu’elle fait toujours autant partie de l’éducation des princes, et regrette toujours de sentir qu’elle ne fait plus l’arrière-fond de la pensée des politiques. Je n’ai jamais regretté de l’avoir choisie comme discipline universitaire, sur toutes ses nombreuses années depuis mon choix.
Cosmo
27 novembre 2011 @ 13:24
Merci pour votre compliment!
Bon Dimanche
YVAN DE WILDE
28 février 2021 @ 11:59
La pose étudiée d’un ridicule achevé , l’oeil torve soulignant l’intelligence du sujet , je veux dire du Prince ….les chiens ne font pas des chats , aucune allusion à la mise en scène de la photographie ,mais à son ascendance paternel ..feu Alfonso de Bourbon y Dampierre y Sozzani , malgré sa prestance n’était pas très futé , celui queson père Don Jaime appelait lors de ses colères « l’italien »