
Ce vendredi 14 mai 2010 à 9h30 rue de la Ferronnerie à Paris sur les lieux de l’assassinat du roi Henri IV il y a 400 ans, un hommage a été rendu en présence du duc et de la duchesse de Vendôme venus avec leur fils le prince Gaston, le duc d’Anjou et le prince Charles Emmanuel de Bourbon-Parme. Etaient également présents le sous-préfet de Paris qui représentait le Président de la république, le maire du 1er arrondissement, Monsieur Legaret, le Président de la société Henri IV Jacques Perot. Une gerbe de fleurs a été déposée et une minute de silence à été observée en mémoire d’Henri IV. (Merci à Charles et Philippe pour les photos)







marie louise
20 mai 2010 @ 08:06
cecil,vous avez mon soutien!
Philippe Delorme
20 mai 2010 @ 10:08
Marie Louise (176). Je me réjouis que vous ayez déjà mon livre, et j’ai hâte d’avoir votre avis sur son contenu ! Quant à ma partialité dans la « querelle « don Luis Alfonso – Jean d’Orléans, elle se limite à cela : en tant qu’historien, je constate que la branche des Bourbons Orléans était considérée comme immédiatement successibles à la branche aînée (à l’exclusion de la descendance de Philippe V) durant le XVIIIe siècle et sous la Restauration. Je constate aussi que Chambord, sans avoir jamais exprimé officiellement de manière claire son point de vue sur la question, pensait très certainement de la même manière. Je constate aussi qu’à la mort de Chambord, en 1883, la quasi totalité des légitimistes (du moins ceux qui n’ont pas abandonné tout espoir politique) s’est ralliée au comte de Paris de l’époque. Je pourrais donner d’autres éléments (vice de pérégrinité, absurdité d’une thèse qui fait de l’actuel roi d’Espagne l’héritier présomptif de la couronne de France, etc.) mais tous ces arguments ont souvent été exposés ici, discutés, disputés, controversés, etc. Et je ne désire pas en « remettre une couche », qui ne convaincrait personne, et « barberait » bien des habitués de N&R ;-)
Cela étant, je constate aussi que la république est bien assise, que l’éventualité d’une restauration monarchique est fort improbable à vision humaine, et donc qu’il m’apparaît un peu puéril de s’arracher les yeux sur les « droits » des uns ou des autres à un trône sur lequel ni l’un ni l’autre ne s’assoiera sans doute jamais !
Donc, les deux cousins descendants de Henri IV, en faisant preuve en ce 14 mai de cordialité, se sont comportés à la fois avec bon sens et courtoisie.
Cordialement à tous !
PHD
Philippe Delorme
20 mai 2010 @ 10:53
J’ajouterais que… je n’ai rien à ajouter sur l’éventuel retard de don Luis Alfonso au spectacle pyrotechnique du Pont-Neuf. J’ai dîné moi-même avec mon ami Gonzague Saint Bris à la taverne Henri IV (face à la statue), et nous sommes arrivés juste à temps pour assister à la cérémonie. Je peux comprendre que le prince, s’il dînait dans un restaurant un peu plus éloigné, ne soit pas arrivé à l’heure dite. Inutile de lui en faire un grief « politique » ;-)
PHD
Alexis R
20 mai 2010 @ 11:46
Philippe (167), je vous remercie de vos propos également courtois. Permmettez-moi juste de signaler qu’il y a d’autres lieux nettement plus appropriés que Noblesse et royautés pour s’enivrer de la libération homosexuelle, ne trouvez-vous pas?
Bien à vous.
Brigitte - Anne
20 mai 2010 @ 12:23
Philippe Delorme ,
Merci pour vos commentaires 182 et 183 ….
L’achat de votre livre se fera incessamment sous peu ….déjà j’ai lu dans le pdv hors série votre article …comme quoi une mort brutale auréole la personne !
D’autre part , je vous ai bien imaginé à la taverne Henri IV …. endroit que nous privilègions lorsque nous habitions Paris …surtout à l’arrivée du beaujolais nouveau !!!
Bien à vous
marie louise
20 mai 2010 @ 12:30
C est excactement ce que j attendais de vous,Philippe Delorme!Votre commentaire,183,excuse le retard que Charles avait qualifié de » grossier et vulgaire » a l encontre de Luis Alfonso!Merci!Bien a vous!
Hélène
20 mai 2010 @ 13:14
Philippe Delorme
Je viens de commander le livre à la FNAC.
Laurent D
20 mai 2010 @ 13:22
Cher Alexis R,
Si vous saviez le nombre d’homosexuel(le)s dans les familles royales ou princières et les aristos, vous tomberiez de votre chaise !
Laurent D
20 mai 2010 @ 13:26
oubli Alexis R,
Je ne prêche pas pour ma paroisse, seulement aujourd’hui la plupart des homosexuel(le)s aspirent au droit à l’indifférence et nous parlons bien des hétéros librement alors pourquoi ne pas en faire autant pour les homos !
jul
20 mai 2010 @ 14:00
Bravo Cecil
marie louise
20 mai 2010 @ 17:21
…je m excuse et rectifie « attitude cavalière et grossière… »!
Francky
20 mai 2010 @ 17:54
Merci à vous, Philippe DELORME, pour votre message plein de réalisme et de bon sens !
Vous avez expliqué bien mieux ce que je pense depuis longtemps, sur les stériles querelles entre Orléanistes et Légitimistes…
Il n’est pas étonnant de comprendre comment la IIIème République s’est si bien installée, en 1870-1871, quand on voit que, un siècle et demi plus tard, le problème n’est toujours pas réglé !!! Et à qui profite ces querelles…??? Aux anti-monarchistes, bien sûr !!!!
arwen
20 mai 2010 @ 21:20
Je rejoint cecil (178) dans son commentaire mais malheuresement je doit dire que ça ne sert à rien de l’écrire car Charles n’y répondras jamais car il ne répond jamais quand on le mets face à ses contradictions et à la réalité.
Ce message n’est pas une attaque envers Charles mais une simple constatation faite à partir de plusieurs post sur la Famille d’Orléans notament le dernier sur la marque Prince Jean.
palatine
20 mai 2010 @ 23:26
je suis tellement d’accord avec Arwen et Cecil. La voix du bon sens… Ou la voie du bon sens.
cecil
21 mai 2010 @ 00:52
Arwen,
Je sais que Charles ne répondra pas. je l’avais déjà dit il y a plusieurs mois pour un autre article (Belgique ou Italie, je ne me souviens plus tant sa mauvaise foi s’est exprimé…). Par contre, il lit, et peut se rendre compte, s’il n’est pas complètement bouché, que sa mayonnaise ne prend pas avec tout le monde, et qu’il est loin de faire l’unanimité.
Michael
21 mai 2010 @ 08:55
Francky (192) les querelles soit disante « orléanistes/légitimistes » sont restées en sommeil pendant au moins un siècle 1883/1980, elles ont été ravivés de manière détournées à travers des Princes espagnols par des personnes opposées au comte de Paris. Tout au long de l’histoire, les extrêmistes sont allés chercher des candidats au trône en Espagne. Rappelons nous cde l’infante Claire-Isabelle qui fut soutenue par la ligue pendant les guerres de religion..
palatine
21 mai 2010 @ 11:04
n’insistez pas Cecil et Arwen. Pour répondre à vos posts et à ceux d’autres internautes, spirituels ou sensés (je ne cite personne de peur d’oublier quelqu’un) Charles est vraiment démuni. Quant à la plaisanterie il ne pourrait articuler « le quart de la moitié du commencement d’une seule » pour égayer nos joutes verbales. Et c’est ce qui me frappe le plus chez lui.
Charles fait de tres belles photos, est un bon serviteur des Orléans, et sa fidélité est tout à son honneur. Mais l’esprit de repartie c’est autant son rayon que moi celui des vetements.
Il tape toujours sur le meme clou. En Amerique on appelle ça « a one-track mind ».
Mais bon, il faut de tout pour faire un monde… d’internautes N&R
Hélène
21 mai 2010 @ 11:11
Philippe Delorme au secours.
Combien avez vous écrit de livres parus en mai sur Henri IV.
Le mien s’appelle Henri IV démasqué.Ce n’est pas le titre annoncé par vous « les réalités d’un mythe ».
Je me suis trompé de livre ?
Alexis
21 mai 2010 @ 11:24
@ Philippe Delorme
Comme toujours, ce que vous écrivez retient mon attention. Parfois vous me faites réagir en considérant un peu vite certaines questions historiques. A défaut d’apporter des preuves, vous vous retranchez derrière le titre d’historien (serait-ce cela votre partialité ? ;-) ).
C’est le cas ici. Vous dites : « je constate que la branche des Bourbons Orléans était considérée comme immédiatement successibles [sic] à la branche aînée (à l’exclusion de la descendance de Philippe V) durant le XVIIIe siècle et sous la Restauration ».
Si je me limite aux sources imprimées du XVIIIe siècle :
1) Les Orléans ne sont qu’Orléans (la branche s’est séparée après l’avènement des Bourbons au trône).
2) Sur les successibles, les jurisconsultes du XVIIIe affirment l’inverse de ce que vous écrivez (avez-vous déjà été au contact de sources juridiques ?).
Et vous savez que je soutiens les Orléans !
Bien à vous.
philippe
21 mai 2010 @ 13:54
Bonjour à tous,
Bravo et merci à Philippe Delorme, d’avoir résumé si clairement et avec autant de bon sens (182) sa perception de la « querelle dynastique »…
Alexis R., à votre question (184), je donnerai une réponse de
normand: oui et non…
Oui, vous avez raison de penser qu’il existe d’autres endroits et ils existent, mais Non, la visibilité homosexuelle n’a aucune raison d’y
être strictement circonscrite…
En l’espèce, la remarque de Laurent D. était exacte. Les Armes de France et de Navarre, dans le pavé de la rue de la Ferronnerie, se
trouvent être quasiment situées devant la terrasse du Banana Café et moi même, qui n’en suis pas client, m’en étais déjà fait la reflexion amusée… Je ne vois pas où est le mal de le signaler.
En tous cas, la remarque anecdotique de Laurent n’était pas réellement hors sujet sur N&R…
Les téléscopages entre la France d’hier et celle d’aujourd’hui, heureux ou malheureux, visibles par tous ou seulement par ceux qui connaissent un peu l’Histoire, sont d’ailleurs nombreux à Paris…
Devant la Mairie du IIIè, par exemple, ou je suis toujours un peu triste de voir les enfants jouer au football, dans une indifférence compréhensible à leur âge, à l’endroit même ou se trouvait
enfermée la famille royale, et où le petit Dauphin a subi son
martyr… Les traces, peintes sur le sol, de la tour du Temple, leur
servent à délimiter les buts…
Me diriez vous maintenant que N&R n’est pas un endroit où parler football ?
Au Plaisir de vous lire,
Phil.
Alexis R
21 mai 2010 @ 16:46
Bonjour Philippe,
Votre raisonnement se tient, mais, comme nous le montre le commentaire 91, certains sujets restent sensibles, et le demeureront encore un certain temps.
A partir du moment où l’on veut, comme Laurent D, ramener la concorde sur Noblesse et Royautés, évoquer un sujet qui ne peut qu’amener des prises de position assez carrées, et qui, pemettez-moi de le maintenir, n’a aucun rapport direct avec le site, il ne faut pas s’étonner de s’exposer aux critiques.
Bien à vous.
Philippe Delorme
21 mai 2010 @ 19:55
Hélène (198) non vous ne vous êtes pas trompée ! Mon livre a pour titre : « Henri iv Les réalités d’un mythe », mais il devait d’abord se nommer « Henri IV démasqué ». L’éditeur L’Archipel a décidé de le changer, mais certains sites de vente en ligne (comme la Fnac) sont un peu lents à réagir et ont laissé le titre primitif en place. Vous retrouverez le livre sur mon site personnel (cliquez sur la ligne bleue ci-dessus). Cordialement PHD
Audouin
21 mai 2010 @ 20:01
Alexis (199)
Le Régent Philippe d’Orléans était si peu considéré comme « immédiatement successible » (sic) au trône que toute le France s’attendait à voir Philippe V repasser les Pyrénées au cas où le petit Louis XV serait mort prématurément. Et il y aurait été acclamé comme Philippe VII. A cette époque, le droit dynastique est si profondément ancré dans les esprits que les ministres et dignitaires, n’envisagent pas d’autre scenario, si je puis me permettre ce terme anachronique. Même le duc de Saint-Simon, ami du Régent, ne cache pas que, le cas échéant, il devrait, en conscience, se ranger aux côtés du roi d’Espagne.
Le peuple ne pense pas autrement. Dans les rues, les « titis » parisiens (on ne les appelle pas encore ainsi) chantent:
« Si Louis XV on enterrait
Philippe en France régnerait
Lan la derirette
Non pas le Philippe d’ici
Lan la deriri »
Et faut-il rappeler, une fois de plus, que la Constituante, en dépit des pressions du futur Egalité et des orléanistes de l’époque sur les députés, réserva en 1791 les droits des descendants de Philippe de France, duc d’Anjou à la Couronne de France?
Il est donc tout à fait inexact de soutenir que les Bourbons de la seconde branche, comme les appelait justement Louis XVI, ont été exclus de la succession durant tout le XVIIIème siècle.
Bien à vous
Audouin
d'Artagnan
21 mai 2010 @ 21:26
Mémoire sur les droits de la maison d’Anjou à la couronne de France par Th. DERISSEYL (1885)
La tradition du droit monarchique français
Version du 12 décembre 2009 , par MabBlavet
Lois fondamentales – Légitimité – Orléanisme
marie-francois
21 mai 2010 @ 21:33
Alexis (199)
Vous écrivez que les Orléans, au XVIII ieme ne sont qu’Orléans. Oui et alors, qu’est ce que cela signifie ?
A la mort de Louis XIV, c’est un Orléans qui est nommé régent.Il est considéré comme le plus proche du Roi. Cette situation perdurera pendant tout le XVIII.
A la restauration,en 1815,la famille royale est réduite au roi, son frere , ses neveux et le duc d’Orléans. Il y est ajouté certaines fois le prince de Condé.
Louis XVIII ne donne pas de l’altesse royale a son cousin Orléans et ne lui consent que l’altesse sérenissime comme sous l’ancien régime.
Charles X voit les choses différement et devant la restriction des successibles a un enfant ( le duc de Bordeaux ) accorde le traitement d’altesse royale au duc d’Orléans et a sa famille ( a tous comme ecrira LP )
Les Orléans ont donc toujours été successibles au XVIII et sous la Restauration.
Ils ont été tres pres du trone par deux fois sous la régence et la Restauration puisque seul un enfant les en sépare.
Cela a été perçu par tout le monde a l’époque.
Que voulez dire en parlant de jurisconsultes ?
Que pouvaient ils dire ?
philippe
21 mai 2010 @ 21:41
Alexis R.,
Ah bon ?… A mes yeux, ce que montre surtout le commentaire 91
c’est le manque d’intelligence de son auteur… et seulement cela.
Vous avez toute liberté de maintenir qu’il ne faut pas évoquer certains sujets si l’on veut ne pas s’exposer aux critiques. Mais je maintiendrai, quant à moi, que la liberté d’être soi, sans dissimulation, est la première des libertés, et que cela vaut pour tout le monde…
Je ne sais, Alexis R., si vous êtes seulement passionné par les
contes de fées ou vraiment militant monarchiste, mais, dans le deuxième cas, je vous dis, ainsi qu’à tous ceux ici qui pourraient partager votre sentiment, qu’une France Royale du XXIè s., où on ne pourrait évoquer librement tous les sujets n’a aucune chance de jamais exister…
De cela, je crains même, hélas, qu’il faille convaincre certains de nos princes…
Bien à vous,
Phil.
Laurent D
21 mai 2010 @ 23:24
Versaillaise,
J’espère que vous allez bien ?
Toutefois je n’ai pas reçu votre mail.
Amicalement.
Laurent.
Laurent D
21 mai 2010 @ 23:29
Philippe (200)
Merci, vous avez très bien résumé ma pensée.
Mon propos n’était pas de faire une certaine propagande mais seulement de souligner le coté anecdotique de la rue de la Ferronnerie et de ce qu’est le quartier aujourd’hui.
Merci d’avoir compris mon message au contraire de certains.
Laurent.
Audouin
22 mai 2010 @ 00:51
marie-françois (205)
Cher François
1) Louis XIV avait, par testament, confié la régence à un Conseil dont Philippe d’Orléans n’était que le président avec des pouvoirs limités car il se méfiait de son neveu. Or ce dernier a fait casser le testament du Roi par le Parlement. En échange, le nouveau régent créature d’une assemblée de robins, rendit ses droits de remontrance à ce parlement qui devint dès lors la principale force d’opposition à la monarchie et à toute réforme… On connaît la suite. La Révolution était en germe dans cette décision.
2) Charles X a conféré l’altesse royale à Louis-Philippe d’Orléans, non parce qu’il aurait été proche du Trône, mais pour qu’il bénéficie du même traitement que son épouse Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, fille de roi et donc altesse royale à la naissance.
Audouin
Alexis
22 mai 2010 @ 10:24
@ Audouin : je suis entièrement d’accord avec vous ; auriez-vous compris autre chose dans mon message ?
Si je soutiens les Orléans, c’est uniquement parce que je pars d’une « fiction » : je pense que s’il y avait eu une nouvelle Restauration dans les années 1870, les Chambres auraient désigné en tant que successeur du comte de Chambord, le comte de Paris, descendant de celui qui a fondé une nouvelle dynastie.
Néanmoins, pour ce qui concerne le XVIIIe siècle, il est bien évident que les renonciations d’Utrecht étaient nulles et que le prétendu (et mal nommé) « vice de pérégrénité » n’existait pas : tous les jurisconsultes étaient unanimes sur ce point.
Bien à vous.