
Le prince Jean de France, duc de Vendôme était en visite à Limoges le 18 février dernier. Il a visité la Fondation Bernardaud puis a été l’invité du direct 19/20 sur la chaîne France 3 Limousin. Le prince Jean a ensuite présenté son livre à la Médiathèque de Limoges. (Merci à Mickael pour les photos prises par l’association « Prise de vue » )


shandila
27 février 2010 @ 21:01
Je suis tout à fait d’accord avec les messages de Laurent D (40) pierre-yves (46) et Dimitri (47).
Afin de conquérir un large public, le prince doit revoir sa stratégie de communication, l’impact de son image. Ce qui n’enlève rien à ses qualités intrinsèques, naturellement.
Mais il y a un véritable travail de fond à faire.
Laurent D
28 février 2010 @ 00:26
Personnellement la Duchesse de Vendôme me fait beaucoup penser à la Reine Fabiola et vous connaissez mon avis sur cette personne.
palatine
28 février 2010 @ 11:18
à d’Artagnan msg 49
votre commentaire me laisse songeuse.
Je sais bien qu’on ne peut pas réécrire l’histoire mais je ne peux m empecher de penser à ce qui serait arrivé si cette malfaisante et bigote duchesse d’Angouleme n’avait imposé à son neveu qu’elle élevait , un mariage avec une princesse de Modène qu il n’aimait pas, qui etait laide et sourde et sterile. Cette femme a fait le malheur domestique de son neveu, à mon avis. Elle ne lui a meme pas permis de choisir une fiancée. Non, elle cherchait une princesse bigote comme elle.
Si elle a banni la duchesse de Berry et l’a empechée d’éduquer son fils le comte de Chambord, c est encore discutable, meme si ce n est pas joli joli.
Le comte de Chambord n’a jamais été père, a eu une vie conjugale triste, et je ne peux m empecher de blamer la fille de Louis XVI. Vous avez surement lu sa biographie. Je trouve horrible le fait qu elle ne parlait jamais de sa mère Marie Antoinette et semblait lui vouer une sorte de rancune. Non, ce n est pas personnage attachant l’ex prisonnière du Temple.
Il me semble que si le comte de Chambord avait eu un fils, les choses auraient été moins embrouillées avec les Orleans.
Mourir sans enfant quand on a eu une vie conjugale heureuse, comme par exemple Baudoin et Fabiola, est moins triste.
bernadette
28 février 2010 @ 11:27
Laurent D (62) vous avez raison de comparer la duchesse de Vendôme à la reine Fabiola : elles ont un même et grand point commun : elles sont chrétiennes, et vivent leur foi au quotidien. Malheureusement, les valeurs chrétiennes sont très mal vues, par rapport au « politiquement correct », que d’ailleurs je trouve parfaitement hypocrite. Personnellement, je préfère dire ce que je pense avec les risques que cela comporte plutôt que de pratiquer le langage « politiquement correct ».
bernadette
28 février 2010 @ 11:34
Pour en revenir au Prince Jean, il ne faut pas se fier ni aux apparences, ni au vêtement…
Rappelez vous le roi Juan Carlos, à qui on ne donnait pas deux ans de règne, il semblait trop timide….
Quant aux vêtements, le roi Saint Louis (oui, c’est un peu loin, mais…) s’habillait de façon très modeste, dans un esprit de pauvreté, et cela n’a pas empêché qu’il soit un de nos plus grands rois !
cecil
28 février 2010 @ 12:29
Palatine,
J’ignorais que la duchesse d’Angoulême avait choisi l’épouse de son neveu. Cela m’a donné une idée: Ne pouvant ignorer la surdité et la laideur de la jeune fille, n’a t-elle pas secrètement espéré que le comte de Chambord soit trop rebuté par l’aspect physique de sa femme pour consommer le mariage? Ainsi, elle le vouait à une vie sans joie, sans enfants, comme avait été la sienne… Une sorte de revanche sur le destin. Ce n’est qu’une théorie qui vaut ce qu’elle vaut.
Dominique Charenton (Royauté2)
28 février 2010 @ 12:51
Bonjour Fabrice, Philippe
A présent la prétention légitime à la couronne de France appartient à l’aîné des mâles descendus du feu comte de Paris (1908-1999), de nationalité continûment française
A l’extinction de cette branche, il reviendrait au peuple de choisir son nouveau souverain.
Les branches issues de l’oncle de Louis XV, du comte d’Eu, du duc de Montpensier sont exclues de la succession atteintes qu’elles sont par le vice de pérégrination. Ce qui est normal les princes fondateurs de ces branches ayant préféré s’établir « très confortablement » à l’étranger et s’intégrer à ces dynasties indigènes.
Les prétentions de certains de leurs descendants semblent procédées de ce je nommerais un effet « clodettes » par allusion à la chanson de Claude François : » Ca s’en va et ça revient… » On ne peut pas avoir « le beurre, l’argent du beurre et la crémière avec «
Cordialement !
pierre-yves
28 février 2010 @ 12:57
bernadette (msg 65),
votre comparaison avec Saint Louis est difficile à soutenir: sans parler du mode de vie, les mentalités et les attentes collectives du moyen âge étaient aux antipodes de ce qu’elles sont aujourd’hui.
Vous aurez beau faire, vous ne pourrez pas nier qu’en notre joli XXIème siècle, dès lors qu’on veut se présenter devant une audience, et retenir son attention, il faut travailler un minimum son apparence.
Je vous rejoins sur le fait qu’il ne peut y avoir que cela, que les compétences et qualités personnelles doivent prendre le relais, mais il faut consentir à cet effort minimum sinon personne n’aura envie de s’intéresser à vous.
Or aujourd’hui, pour s’intéresser au duc de Vendôme, il faut être très motivé, ou inconditionnel.
Et je ne le suis de personne.
Sophie2
28 février 2010 @ 13:28
A palatine, la duchesse d’Angoulême n’était pas malfaisante: le duc de Modène était le seul prince d’Europe à n’avoir pas reconnu Louis-philippe et le comte aurait préféré épouser la petite soeur de Marie-Thérèse mais cette dernière a préféré l’infant carliste, il a épousé M-t qui avait 3 ans de + que lui, stérile et presque aveugle.
La duchesse d’Angoulême a eu une enfance difficile (seul membre de la famille royale a avoir survécu), elle a trouvé un réconfort dans la religion et a épousé son cousin germain car c’est ce que ses parents voulaient et elle n’en a pas eu d’enfants.
Il suffit de lire ses mémoires sur wikibook pour voir combien elle aimait ses parents.
C’est l’ancien roi Charles X qui lui a confié les 2 enfants de la duchesse après le scandale du soulèvement de 1832. En 1830, L-p avait proposé à sa nièce par alliance d’éléver le comte de Chambord, elle a naturellement refusé. Si elle n’avait pas été privé de son fils, ce dernier aurait été élevé de manière plus libérale et il n’y aurait pas eu l’affaire du drapeau blanc en 1873 qui a empêché la restauration.
philippe
28 février 2010 @ 14:01
Bonjour a tous !
Bigre ! mais comment faites vous donc pour trouver une ressemblance quelconque entre Philomène et la reine Fabiola ? Certains d’entre vous sont ils des intimes du couple princier ? Car pour moi, je ne connais de Mme la duchesse de Vendôme que les images de son mariage et le fait qu’elle nous ai fait le cadeau (rapide..) d’un petit héritier … Sinon, rien …
Ce serait, en tous cas, une très bonne chose, car la reine Fabiola est en tous points une femme admirable … On la dit très engagée, comme l’était aussi feu SM le roi Baudouin, dans le soutien aux malades du sida … Je ne doute pas que Bernadette
serait ravie que la princesse Philomène en fît autant chez nous !
Notre bon Saint Louis lui même pratiquait assidûment cette vertu chrétienne qu’est l’assistance aux malades …
Au plaisir de vous lire,
Phil.
Alexis
28 février 2010 @ 14:49
@ d’Artagnan
Vous relancez un sujet qui a été déjà débattu et qui semble insoluble ! La question est d’ordre théorique car le comte de Chambord n’a jamais désigné son successeur (ce que reconnaît d’ailleurs P. Delorme) et, l’eût-il fait, cela n’aurait eu aucune incidence juridique. De toute façon, Chambord n’aimait pas don Juan (jugé par lui trop libéral) et n’en parlait donc jamais…
Comme vous l’avez écrit, un roi ne choisit pas l’héritier présomptif : il peut d’ailleurs même se « tromper » s’il le fait (cf. le traité de Troyes par lequel Charles VI exhérède le dauphin Charles, futur Charles VII, ou de Louis XIV qui voulait faire entrer ses fils légitimés dans la catégorie des successibles… lettres que le parlement de Paris avait pourtant enregistrées).
Cependant, avec Louis-Philippe Ier, une nouvelle dynastie a été fondée. Et il y a fort à parier que dans le cas d’une troisième restauration monarchique, le comte de Paris eût été préféré pour succéder à « Henri V ». Mais tout cela reste un cas d’école et, depuis ce temps, deux camps s’affrontent :
– les premiers, partisans d’une monarchie d’Ancien Régime (où les renonciations aux trône sont invalides et où la loi de nationalité n’existe pas – c’est ce qu’enseignent tous les Professeurs des Facultés de droit), les premiers, donc, considèrent que seul l’aîné des Capétiens peut être roi de jure.
– les seconds, partisans d’une monarchie parlementaire, née au cours d’un XIXe siècle « national », estiment que seul un descendant de Louis-Philippe peut être roi.
Pour tout vous avouer, je pense qu’il est plus raisonnable de soutenir l’actuel comte de Paris – ou son fils le duc de Vendôme (qui devrait être plus « offensif » dans ses actions, et plus discret sur ses titres). Néanmoins, j’admets que l’autre « école » possède des arguments… Je pense, en tout cas, que le choix appartiendra aux Français (ou à leurs représentants) lorsque la question se posera…
Sophie2
28 février 2010 @ 15:08
Voir mes commentaires 421 et 422 sur la grsossesse de la femme de Louis de Bourbon: ce sont la preuve que les Bourbons d’Espagne qui sont des princes étrangers ne sont pas dynastes.
Laurent D
28 février 2010 @ 15:12
Bernadette,
Je ne critique pas les gens profondèment croyants.
J’ai été élevé dans des écoles catholiques jusqu’au Bac et suivi tout le parcourt « normal » d’un jeune catho.
Cependant avec le temps, mon avis a évolué, je me suis forgé ma propre religion : je crois en un seul Dieu unique et pratique ma religion d’une certaine façon.
De plus pour moi les trois religions monothéistes sont très étroitement liées : Jésus est cité dans le Coran et les juifs par exemple dans leurs écrits.
Ce que je supporte pas, c’est l’extrêmisme religieux et l’hypocrisie comme ses bons maris chrétiens qui accompagnent par exemple leurs femmes à l’église avec leurs enfants et ont une maîtresse ou des choses plus internes à l’Eglise et au Vatican lui-même.
C’est pour cela que je me suis éloigné de leurs pratiques.
Pour en revenir à Madame Royale, cela peut intéresser certaines personnes, il y a une légende qui court sur elle : celle de la Comtesse des Ténèbres.
Marie-Thérèse fut remise le 26 décembre 1795 au gouvernement autrichien en échange de prisonniers français, avant d’épouser son cousin Louis-Antoine, duc d’Angoulême.
Duchesse d’Angoulême, Reine de France (pendant quelques minutes, en 1830), Comtesse de Marnes, elle vécut en exil à Frohsdorf jusqu’à sa mort, se consacrant à l’éducation de son neveu Henri V de France, Comte de Chambord.
L’identité de Marie-Thérèse et de la duchesse d’Angoulème est cependant discutée.
Dès le XIXe siècle, dans les familles souveraines d’Allemagne, apparaît la rumeur selon laquelle une substitution aurait permis à Marie-Thérèse de se retirer du monde, tandis qu’une autre personne aurait pris sa place auprès de Louis XVIII et au sein de la famille royale. Marie-Thérèse aurait été placée sous la protection d’un diplomate hollandais, Leonardus Van der Valck dit Comte Vavel de Versay et aurait vécu en sa compagnie, sous le surnom de « Comtesse des Ténèbres » au chateau d’Eishausen dans le duché d’Hildburghausen, jusqu’à sa mort en 1837.
Sa tenue vestimentaire (vêtements noirs, voiles noirs, gants noirs) lui vaut ce surnom.
En juin 1803, le couple arrive à Ingelfingen, petite principauté des princes de Hohenlohe située dans le royaume de Wurtemberg auquel elle fut plus tard incorporée (des recherches menées par les historiens ont établi que le Comte était très lié à la famille Hohenlohe-Bartenstein). Il reçoit un abondant courrier, entretenant notamment une correspondance nourrie avec la princesse Charlotte de Rohan-Rochefort, maîtresse du duc d’Enghien, qui demeure à Ettenheim, dans le duché de Bade.
Le 17 mars 1804, au lendemain de l’arrestation du duc d’Enghien, le couple quitte précipitement Ingelfingen puis se réfugie en Wurtemberg. Le comte et la « dame » résideront quelque temps à Gerlingen, non loin de Stuttgart.
En 1806, le couple séjourne dans un château isolé près de Leyde, en Hollande.
Le 7 février 1807, le mystérieux couple s’installe à Hildburghausen, en Thuringe, où il bénéficie de la protection des souverains locaux, le duc Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen et son épouse, Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (elle-même amie d’enfance de Marie-Antoinette).
La vie quotidienne du couple est organisée autour de la protection de la dame : nul ne doit l’approcher, ni tenter de voir son visage qu’elle dissimule sous d’épais voiles noirs.
La cuisinière, Johanna Weber se voit interdire l’accès aux pièces de la maison autres que la cuisine.
En 1810, la couronne d’Hildburghausen hérite des biens du baron de Hessberg, parmi lesquels figure le chateau d’Eishausen, situé à 7 kilomètres d’Hildburghausen.
Le 14 octobre 1810, ce château est loué, par l’administration des Domaines, au sénateur Andreae qui le sous-loue au Comte Vavel de Versay. Le bail du château sera renouvelé chaque année jusqu’à la mort du « comte » en 1845, avec l’autorisation des souverains successifs.
Le couple résidera définitivement à Eishausen, pratiquement coupé du monde, et selon un train de vie princier (vins de grands crus, liqueurs, toilettes de Paris, agneau pascal, légumes de Bamberg).
La dame ne sort presque jamais, sauf pour se promener dans le parc du château.
En 1826, suite à la réorganisation des duchés saxons, le duché d’Hildburghausen est incorporé au grand-duché de Saxe-Meiningen : les nouvelles autorités reprendront à leur compte les mêmes mesures de protection envers le Comte Vavel de Versay et sa compagne que celles prises précédemment (ils s’abstiennent, notamment, de vérifier leurs papiers).
Elle décède le 28 novembre 1837, au chateau d’Eishausen. La cause de son décès est inconnue.
La tombe sera ouverte le 8 juillet 1891 et les restes seront identifiés comme étant ceux d’une femme.
Le docteur Lommler, chargé d’établir le certificat de décès, affirma que la défunte devait avoir une soixantaine d’années et que son visage présentait une ressemblance frappante avec celui de la reine Marie-Antoinette.
Grâce à une discrète intervention du duc Bernard Erich de Saxe-Meiningen-Hildburghausen, l’ensemble des biens de la succession (principalement des effets vestimentaires) fut remis au Comte Vavel de Versay.
Ce mystère repose sur certains questions essentielles :
Qui était cette dame ? Pourquoi fut-elle volontairement recluse loin du monde dans ces conditions ?
Les historiens qui ont étudié l’affaire tiennent pour acquis les éléments suivants :
L’énigme consiste en un secret de très grande importance et qui devait être gardé à tout prix.
L’objet de ce secret était la dame qui était née vers 1778 ;
le couple ducal de Hildburghausen connaissait l’identité de l’étrangère et savait par conséquent les raisons de sa retraite ;
la dame n’était pas séquestrée contre sa volonté par son compagnon ; les moyens employés pour garder ce secret sont si extraordinaires que l’importance en est soulignée.
Selon certains historiens, plusieurs éléments tendent à accréditer la thèse selon laquelle cette mystérieuse femme serait Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI :
Physiquement, malgré l’épais voile noir qui le dissimulait, le visage de la Comtesse fut aperçu à deux reprises, outre le fait qu’il fut exposé au regard de ceux qui assistèrent à ses obsèques. Tous ceux qui le virent, et qui furent ultérieurement mis en présence de portraits de la Reine Marie-Antoinette ou de portraits de Marie-Thérèse peints avant 1795, jurèrent de bonne foi qu’ils reconnaissaient, en ces deux femmes, les traits de la mystérieuse Comtesse.
Psychologiquement, la duchesse d’Angoulème adoptera, sous la Restauration, une attitude qui ne sera pas sans rebuter tous les anciens familiers de Versailles : rejetant systématiquement tout souvenir de Marie-Antoinette (dont elle refusera d’honorer la mémoire), elle exclut systématiquement de la Cour et de son entourage toutes les personnes qui, avant la Révolution, avaient fréquenté la famille royale. Son caractère s’inscrira en contradiction avec tous les principes d’éducation et de bonté inculqués par Louis XVI et Marie-Antoinette à leurs enfants.
De nombreux graphologues ont aussi comparé les lettres écrites par Marie-Thérèse pendant sa captivité au Temple, avec celles écrites ultérieurement par la duchesse d’Angoulème et ont conclu que ces lettres ne pouvaient émaner de la même personne.
Matériellement, de nombreux éléments de la vie de la Comtesse, à Eishausen, indiquent son appartenance à une famille royale, voire sa proximité avec la famille de Bourbon : linge marqué de fleurs de lys, train de vie particulièrement élevé et surtout protection systématique et pointilleuse des autorités (d’abord, de la part de la famille ducale de Saxe-Hildburghausen puis, à partir de 1826, de la part de la famille grand-ducale de Saxe-Meiningen-Hildburghausen).
Un certain nombre d’éléments semblent donc indiquer que la duchesse d’Angoulème ne pouvait, ni physiquement ni psychologiquement, être Marie-Thérèse de France ; en revanche, de lourdes présomptions pèsent sur l’identité de personnes entre cette dernière et la Comtesse des Ténèbres.
Ces présomptions sont accentuées par le contenu des correspondances entre les diverses maisons régnantes d’Allemagne (Saxe-Meiningen-Hildburghausen, Saxe-Altenbourg, Mecklembourg-Schwerin, Wurtemberg, Hanovre), la plupart de ces familles étant convaincues que la « Comtesse des Ténèbres » était la fille légitime de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Si tous les documents ont été détruits avec soin, c’est que la révélation de la vérité aurait risqué de bouleverser l’Europe, en contrecarrant de trop grands intérêts.
Cette position fut également confirmée par les descendants naturels du duc de Berry, fils de Charles X.
Substitution de personnes ?
L’identité de Marie-Thérèse de France et de la Comtesse des Ténèbres ne peut se fonder que sur une substitution de personnes : avant d’être remise à l’Autriche en échange de prisonniers français, le 26 décembre 1795, Marie-Thérèse de France se serait vu substituer une autre personne, qui aurait alors pris sa place à la Cour d’Autriche, puis au sein de la famille royale de France.
Ernestine Lambriquet. Le Registre des Enfants de France indique qu’une certaine Ernestine Lambriquet a été élevée avec Marie-Thérèse : les deux fillettes, nées à quelques mois d’intervalles, sont élevées comme des jumelles ; en toutes circonstances, Ernestine est aux côtés de Marie-Thérèse et bénéficie du même train de vie et des mêmes dépenses (pension, robes, appartement, éducation) que la princesse.
Fille de Jean Lambriquet (guillotiné en 1793), valet de chambre de Madame Élisabeth de France, sœur de Louis XVI, Ernestine Lambriquet est très certainement une fille naturelle de Louis XVI et de Marie-Philippine Lambriquet ; opéré de son phimosis Louis XVI aurait (avec l’accord de son épouse), effectué un essai qui aurait permis de constater qu’il n’était ni impuissant ni stérile…
Les Archives nationales témoignent ainsi que Marie-Philippine Lambriquet recevra une pension annuelle.
C’est Ernestine Lambriquet qui aurait été substituée à Marie-Thérèse de France, avant l’échange de Huninge et serait devenue duchesse d’Angoulême.
Louis XVIII et Charles X auraient été, bien entendu, informés et auraient joué le jeu (ce qui explique pourquoi la fausse Marie-Thérèse aurait été mariée à son cousin Louis-Antoine, futur Louis XIX, lequel était en outre incapable de procréer).
Les raisons de la substitution sont aujourd’hui encore inconnues.
Selon certains, Marie-Thérèse aurait voulu se retrancher du monde pour vivre dans le souvenir de ses parents. On peut également envisager une forme de neurasthénie plus ou moins aigüe, un délabrement nerveux, ou encore un déséquilibre psychologique grave, consécutif aux graves traumatismes subis pendant ses années d’emprisonnement et de terreur, vécus, rappelons le, en pleine adolescence.
Si de nombreux éléments viennent accréditer cette thèse, défendue par certains historiens, l’énigme n’a toujours pas, à ce jour, été résolue.
C’est ce qui rend les énigmes passionnantes. On ne sait jamais la vérité et le doute plane :) jusqu’au jour on il est peut être possible de découvrir la vérité comme sur la mort de Louis XVII.
Piapias
28 février 2010 @ 15:18
Philippe (70) C’est une question d’âge, tout simplement et de dosage !
D’âge, en effet, les cinquantenaires élevées (vous remarquerez le féminin pluriel) à l’ombre de PdV ont derrière elles des années d’informations d’avance, du coup, les plus jeunes ne pouvant pas rivaliser sont invariablement coiffés (vous remarquerez ici le pluriel des 2 genres) au poteau.
De dosage, en effet, on fait état ou non de ces fameuses informations soigneusement engrangées, selon que l’on prend, ou non, du recul par rapport à la véracité des dites informations.
Je précise que je fais partie de ces cinquantenaires, roturières de surcroît, mais qui essaient de prendre du recul ….
Il ne me reste plus qu’à savoir votre âge ! :) :)
PdV = Point de Vue
Bonne journée à vous.
Piapias
palatine
28 février 2010 @ 16:09
msg 73 laurent D
oui, je connais l’histoire de la comtesse des Tenebres et je ne sais que croire. D ailleurs personne n’a pu donner le fin mot de cette histoire.
En ce qui concerne la duchesse d Angouleme, je conseille à ceux qui la défendent de lire sa biographie par André Castelot (« madame Royale »). Moi, apres cette lecture, cette dame ne m inspire aucune sympathie. C est vrai que Marie Antoinette destinait sa fille à son cousin le duc d Angouleme,pour qu elle reste en France. Mais je doute que cette reine ait persévérè dans son projet si elle avait su que le jeune homme était impuissant. André Castelot dit que Louis XVIII le savait, mais qu il a encouragé le mariage parce qu il avait besoin de l’Orpheline du Temple pour asseoir sa popularité. Un bel egoiste, car ainsi il n y a pas eu de descendance.
J ignore totalement pourquoi la duchesse d’Angouleme ne venerait pas la memoire de sa mere et ne cherissait que son pere. Certains historiens disent que Louis XVIII aurait distillé du venin auprès de sa nièce sur la fidélité de la Reine. Or on n a jamais pu prouver que Marie-Antoinette ait été infidèle à Louis 16.
palatine
28 février 2010 @ 16:14
laurent D msg 73
Bravo pour votre resumé sur la comtesse des Ténèbres. tout est bien rendu. Quel bon travail de synthese !
Laurent D
28 février 2010 @ 16:30
Caroline (58)
J’avoue avec honte que j’ai le même vice que vous ainsi qu’avec les couverts :)
Sans oublier que je ne supporte pas les gens qui ne savent pas se tenir à table.
Certains me diront que c’est un question de millieu etc… mais tout s’apprend dans la vie.
Par exemple voir un homme se reservir un verre de vin sans reservir celui de sa campagne ou d’autres femmes me rend hystérique ; cela peut sembler futile mais l’éducation vous suit tout votre vie.
Laurent D
28 février 2010 @ 16:36
Palatine,
Je suis de votre avis, je ne sais quoi penser de cette légende mais c’est une énigme intéressante je trouve.
bernadette
28 février 2010 @ 17:05
Laurent D (73) Moi non plus je ne supporte pas l’extrémisme, qu’il soit religieux ou laïc…ni, comme je vous l’ai dit, l’hypocrisie…Mais je ne vois pas le rapport avec la duchesse de Vendôme et la reine Fabiola…
Bien sûr, l’Eglise n’est pas parfaite, loin de là, et certains cas sont absolument scandaleux : mais je ne vais pas la quitter pour autant, car ce n’est pas parce qu’un boulanger tue sa femme, pour citer un exemple, que je vais cesser de manger du pain !
palatine
28 février 2010 @ 17:18
à Laurent D
une amie anglo-française me disait dernierement que si les jeunes d’aujourd’hui s’intéressaient à l’Histoire et à la petite histoire, ils n’iraient plus regarder de stupides séries tv. A l’époque je cherchais le livre d’Antonia Fraser sur les femmes d’Henri VIII. J’ai fini par le trouver et n’ai pas boudé mon plaisir. C’est un cliché de dire que la réalité dépasse la fiction, mais souvent les clichés disent vrai.
Caroline
28 février 2010 @ 17:21
A Laurent D.[mess 77],si j’aime veritablement recevoir tous les invites de tous milieux,j’ai appris a fermer les yeux sur leurs manieres plus ou moins mauvaises a table car on ne peut eduquer le monde entier!Tant pis pour moi-meme,loool!
palatine
28 février 2010 @ 17:32
à Caroline (81)
une reine de Hollande (Wilhelmina ?) avait reçu à sa table un chef d’Etat étranger qui avait bu l’eau de la coupe du rince-doigt. Alors elle a fait pareil et a bu aussi cette eau. Je pense que d autres souverains ont du faire des choses de ce genre.
Une maitresse de maison qui essaie de mettre ses invités à l aise a toujours raison.
palatine
28 février 2010 @ 17:44
je crois qu on ecrit « rince-doigts », pardon
Denise Alice
28 février 2010 @ 17:45
Merci Laurent D. pour votre message 73, qui m’apprend quelque chose que j’ignorais totalement.
Cette triste journée de dimanche aura quand même été
bonne puisque j’ai appris quelque chose, et que je vais chercher des livres pour compléter votre résumé.
Avant de souhaiter une bonne fin de journée à tous, j’ai une pensée pour tous ceux qui aujourd’hui ont essuyé la tempête et qui font avec tristesse, l’inventaire des dégâts qu’elle a causé chez eux.
Caroline
28 février 2010 @ 17:48
A Palatine[mess 82],bien contente d’avoir recu votre avis favorable!En verite,on doit savoir reflechir avec soi-meme en sachant se mettre a la place des autres!
Laurent D
28 février 2010 @ 17:58
Bernadette
Je suis d’accord avec vous mais peut-être que si votre boulanger tue sa femme, vous changerez de boulangerie !
Caroline,
Je fais comme vous car j’adore recevoir, malgré tout je fais tout pour mettre les personnes à l’aise et ne fait par de remarque.
En revanche mon ami qui n’a pas eu accès à une certaine éducation, je lui ai appris les bases lorsque nous sommes reçus chez des amis et des relations professionnelles comme mettre ses couverts à 4h20, se lever lorsqu’une femme va se repoudrer, rentrer avant une femme dans un restaurant ou encore attendre que la maîtresse de maison commence pour donner le signe à ses invités d’en faire de même par exemple.
Denise-Alice
Merci
Laurent :)
Laurent D
28 février 2010 @ 18:04
Bernadette,
J’ai oublié, pardon, cela ne vous empechera de manger du pain pour autant !
Arielle
28 février 2010 @ 18:08
Palatine (80), c’est amusant, car je vais commencer demain le livre d’Antonia FRASER sur les femmes d’Henri VIII. Il était sur ma liste, dans la file d’attente depuis plusieurs semaines, et vous me mettez encore plus l’eau à la bouche. Antonia Fraser mène ses recherches en véritable historienne. Sa biographie de MARIE STUART est remarquable et sert de référence à d’autres ouvrages d’historiens. C’est du solide, du costaud, du passionnant sans vulgarisation. Votre message décuple ma motivation.
jul
28 février 2010 @ 18:50
palatine, il y a de superbes séries tv comme les Tudors (justement sur les épouses d’Henri VIII) et Rome. Je vous les recommande ;)
Piapias
28 février 2010 @ 19:03
Palatine (83) Je m’immisce dans votre conversation, oui, oui, vous avez raison, rince-doigts est invariable