
Le prince Jean de France, duc de Vendôme était en visite à Limoges le 18 février dernier. Il a visité la Fondation Bernardaud puis a été l’invité du direct 19/20 sur la chaîne France 3 Limousin. Le prince Jean a ensuite présenté son livre à la Médiathèque de Limoges. (Merci à Mickael pour les photos prises par l’association « Prise de vue » )


Colette C.
28 février 2010 @ 19:18
Laurent D.; ce que vous nous racontez est passionnant!
Piapias
28 février 2010 @ 19:24
Philippe (70) Après relecture de mon message, je pense qu’il est nécessaire que j’y apporte une légère précision !
Si je me permets de vous interroger, avec malice, sur votre âge, c’est uniquement parce que votre façon alerte de vous exprimer m’a été d’emblée sympathique et que j’ai le sentiment que vous n’êtes pas dénué d’humour
Mais il est vrai que je ne vous connais pas, j’insiste donc, n’y voyez, de ma part aucune familiarité de mauvais aloi !
Bonne soirée
cecil
28 février 2010 @ 19:26
La thèse sur la Comtesse des Ténèbres, résumée ici par Laurent D., doit être contrebalancée par l’antithèse.
Rendez vous sur Google, tapez y l’intitulé « comtesse des Ténèbres » (entre guillemets) et choisissez le site Wikipedia dans la multitude de réponses que vous obtiendrez. Vous y trouverez les arguments pour et les arguments contre.
C’est sur ce même site que j’ai appris que Maria-Teresa de Modène, l’épouse du comte de Chambord, était atteinte d’une malformation utérine rendant impossibles les rapports sexuels , et, par conséquent, tout espoir d’enfantement. Ce couple partait perdant dès le début.
Dominique Charenton (Royauté2)
28 février 2010 @ 19:27
Bonjour Laurent D
Comment Madame Royale aurait elle pu être substituée ? De nombreuses personnes l’ayant connue auparavant soit à Versailles, soit au Temple : les Tourzel, Mackau, Hue etc…l’ont fréquentée après à Wien, dans ses exils, et aux Tuileries sous la Restauration !
Charlotte de Mecklembourg Strelitz (1769-1818)ne peut être une amie d’enfance de Marie Antoinette (1755-1793) !
Et le linge brodé avec des fleurs de lys comme un élement probant….waouh waouh…..élémentaire mon cher Watson !
Pour cette identification de la « Comtesse des Ténébres » avec la Duchesse d’Angoulême, je pense que le feu duc Frédéric de Saxe Altenbourg (1905-1985) était un fidèle de la paroisse de St Maclou, mais ni de celle de Rouen, ni de celle de la cathédrale de Pontoise mais celle des Fumeurs de moquettes !
Le duc a publié en langue française un livre sur le sujet à l’automne 1954, chez Flammarion avec le titre suivant : « L’énigme de Madame Royale »
Bien cordialement
marie-francois
28 février 2010 @ 20:08
Palatine
Puis je permettre de vous conseiller de changer de références bibliographiques ?
Andre Castelot constitue le degre zero de la biographie historique.Ces livres sont des ouvrages de vulgarisation qui sont maintenant extremement dates.
Sur le sujet traite, la duchesse d’Angouleme, je n’ai pas d’opinion qui puisse interesser les lecteurs de ce site
Laurent D
28 février 2010 @ 20:21
Je n’ai jamais dit que je pensais que cette histoire de Comtesse des Ténébres était véritable ou pas ; je me suis contenté de vous faire part d’une égnime de l’histoire en ce dimanche de tempête où il fallait mieux rester chez soi.
Ne déformez mes propos.
Personnellement, je n’ai aucun avis sur la véracité ou non de cette légende.
Laurent D
28 février 2010 @ 20:29
Dominique Charenton (Royauté2)
Charlotte de Mecklembourg Strelitz est née en 1744 et non en 1769.
dimitri
28 février 2010 @ 20:42
LAURENT D
Merci pour ce passionnant sujet dont j’ignorais tout.
Je suis tout à fait de votre avis quant à la tenue à table. Tout s’apprend.
Je ne supporte pas la mauvaise habitude que beaucoup empruntent sans le savoir aux séries américaines dans lesquelles les personnes à table ont le bras gauche sous la nappe, ce qui fait qu’elles sont penchées et presque couchées sur la table. Affreux.C’est tout de même plus agréable de voir les convives assis bien droits avec les mains de part et d’autre de l’assiette.
A.Lin
28 février 2010 @ 21:04
Laurent D msg 73
Un grand merci pour nous avoir mis en appétit et donné envie d’en connaitre un peu plus sur l’histoire de cette comtesse des ténèbres.
Mais vous écrivez :
« Le 7 février 1807, le mystérieux couple s’installe à Hildburghausen, en Thuringe, où il bénéficie de la protection des souverains locaux, le duc Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen et son épouse, Charlotte de Mecklembourg-Strelitz ».
Or moi, j’ai une autre généalogie de Charlotte de Mecklembourg-Strelitz:
Charlotte, née duchesse Sophie Charlotte de Mecklembourg-Strelitz le 19 mai 1744 et morte le 17 novembre 1818, fut l’épouse de Georges III (1738–1820). Elle fut la grand-mère de la reine Victoria et l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère de l’actuelle reine du Royaume-Uni, Élisabeth II.
Qu’en pensez vous ?
Dominique Charenton (Royauté2)
28 février 2010 @ 21:08
Laurent D,
Je maintiens.
L’épouse du duc Frédéric de Saxe Altenbourg est Charlotte de Mecklembourg Strelitz (1769-1818) et non pas sa tante Sophie Charlotte de Mecklembourg Strelitz
1744-1818) épouse de George III d’Angleterre
L’épouse du duc de Saxe Altenbourg, avait une soeur Louise (1776-1810), la fameuse reine de Prusse et deux autres, nettement moins vertueuses, Thérèse Fürstin Thurn und Taxis (1773-1839) et Frédérique (1778-1841) qui épousa en 3èmes noces le roi du Hanovre et fut la mère du roi aveugle Georges V.
De toute manière en faite de charlotte les meilleures sont celles à la poire :)
cordialement
Laurent D
28 février 2010 @ 21:48
Dimitri
A qui le dîtes-vous !
j’ai été élevé avec des livres sous les bras pour me tenir à table le dos droit, les bras bien serrés et posés corectement sur la table et gare si un livre tombait !
Brigitte - Anne
28 février 2010 @ 22:26
Laurent D , Merci infiniment pour votre récit , je ne connaissais pas l’histoire . Tout cela me paraît fort intéressant sans en conclure à sa véracité mais les secrets de famille quelquefois ….
Bien à vous
Laurent D
1 mars 2010 @ 01:56
si vous le dites quelques fois lorsque les prénoms sont les mêmes, à presque la même époque, on s’y perd un peu dans la généalogie.
d'Artagnan
1 mars 2010 @ 03:15
A PROPOS DE PRETENTION DYNASTIQUE . . .
LE ROI EST MORT, – INSTANTANEMENT – VIVE LE ROI !
Le seul principe DYNASTIQUE qui désigne qui est le Roi de France: “Le Roi est mort, Vive le Roi!” C’EST INSTANTANE! Le successeur n’a pas le temps de refuser ou d’accepter. IL N’EST PAS PRETENDANT; IL EST ROI INSTANTANEMENT! Pas même le temps d’écrire un traité franco-espagnol duquel dépendrait les Couronnes de France et d’Espagne. Ce traité fantoche est à mourir de rire . . . Le SANG SACRE DE FRANCE N’A PAS ATTENDU UNE SECONDE CE VULGAIRE TRAITE: La Couronne saisit immédiatement le suivant selon l’ordre primogéniture m§le. Alors regardons l’arbre généalogique de la Famille Royale de France: La Famille Bourbon et Chantons en choeur: “Vive le Roi de France Louis XX !”
Harald
2 mars 2010 @ 19:09
Azilis: Je partage votre analyse et j’ajouterais que ce livre ,pas très épais ,doit être lu et non parcouru .
Harald
2 mars 2010 @ 19:10
Michael et Gilles :Merci pour votre témoignage
philippe
4 mars 2010 @ 19:54
Bonjour,
Désolé, Harald, mais ce livre que j’ai lu et relu ( et pas seulement parcouru…)est navrant de platitude, de suffisance et d’enfonçages
de portes ouvertes … on peut le regretter mais c’est comme ça …
Par ailleurs, je dis et je redis qu’un prince moderne, dans une démocratie, n’a pas à nous assener son avis personnel sur l’euthanasie, surtout en qualifiant de mal informés ceux qui ne partagent pas cet avis … Si nous étions en monarchie, la Constitution ne l’y autoriserait pas …
J’ajoute enfin que le choix d’avoir un seul intervieweur, aux opinions politiques évidentes, et qui, en plus, induit les réponses aux questions qu’il pose, est une erreur grossière de communication …
Tout cela semble si peu sérieux qu’on se demande bien où et près de qui le prince Jean a pu acquérir la formation philosophique dont il se vante…
Bien à vous,
Phil.
Phil.
jean-marie
5 mars 2010 @ 17:40
martine.27
Bonjour à tous.
Combien de temps encore allez-vous abreuvez ce site d’une parole du duc de Vendôme qu’il n’a jamais prononcer de sa vie.
Cette parole du prince(populace en parlant des Français)n’est que pure invention de votre part,cela n’est pas la première fois que vous nous la sortez et surement pas la dernière car vous racontez des énormités.
Cette phrase le prince Jean duc de Vendôme ne l’a pas prononcé,vous faites erreur sur la personne. Alors madame,permettez moi de dire que vous dites beaucoup de mensonges et que je serai toujours ici pour rétablir la vérité même si cela ne vous convient pas.
jean-marie
5 mars 2010 @ 17:56
d’Artagnan.104
Désolé pour vous mais la Famille royale de France et la Maison de Bourbon sont deux choses différentes.
Il n’y a plus de Bourbon dynaste en France puisqu’ils ont perdu leur qualité de princes Français suite aux renonciations de Philippe d’Anjou.
Ne demeure que la branche légitime d’Orléans après le décès du comte de Chambord,dernier Bourbon de la branche ainée en 1883.
Alors oui chantons en coeur vive la famille de France et vive Henri VII comte de Paris.
Alexis
5 mars 2010 @ 19:16
@ jean-marie : combien de fois faudra-t-il répéter que les renonciations d’Utrecht sont NULLES au regard des lois fondamentales (la constitution du royaume si vous préférez) ? Vous estimez-vous supérieur aux jurisconsultes du XVIIIe siècle (UNANIMES sur la question) ou aux actuels professeurs de droit ?
Ce n’est donc pas avec ce genre d’argument qu’il faut défendre les droits du comte de Paris (car n’oubliez pas que nous ne sommes plus dans un régime monarchique) : relisez, à ce propos, mon précédent commentaire (n° 71).
Bien à vous.
Sophie2
5 mars 2010 @ 19:29
Allez voir mes commentaires 421 et 422 de la grossesse de la femme de Louis de Bourbon pour voir qu’il existait une loi déshéritant les princes étrangers.
Alexis
5 mars 2010 @ 23:13
@ sophie2 : vous confondez renonciations aux trône et ce que l’on appelle (mal) « vice de pérégrinité ». D’ailleurs, je vous rappelle ce que j’ai écris :
dans le cas d’une troisième restauration monarchique, le comte de Paris aurait vraisemblablement été préféré pour succéder à “Henri V” (mais cela n’est s’est toutefois pas produit…).
Sophie2
6 mars 2010 @ 16:07
Tout prince français qui devient étranger perd automatiquement ses droits au trone (Orléans-Galliera)
Alexis
7 mars 2010 @ 11:02
@ Sophie2 : affirmer est bien, prouver est mieux ! Quelles sont vos sources ?! La règle vaut pour les sujets du royaume de France. La question est de savoir si les rois doivent suivre la même condition juridique que leurs sujets – ce qui n’est pas le cas jusqu’au XVIIIe siècle au moins. Quant aux siècles suivants, aucun texte officiel n’a été adopté en la matière (et pour cause : la monarchie a disparu au cours du XIXe siècle…).
Padraig
7 mars 2010 @ 11:17
C’est bien pour éviter qu’un prince étranger devienne un jour Roi de France que les légistes ont « inventé » la Loi dite salique et non pas par anti-féminisme.
Sophie2
7 mars 2010 @ 13:32
Extrait article wikipédia lois fondamentales du royaume de France:
La dévolution de la Couronne est l’objet principal de ces coutumes : elles ont toutes pour finalité d’empêcher que le royaume passe en des mains étrangères (notamment aux rois d’Angleterre, les ennemis héréditaires des Français).
L’hérédité : le fils du roi succède à son père. Les premiers Capétiens font sacrer leur fils de leur vivant. Philippe Auguste (1180-1223) n’estime plus cette précaution nécessaire, le principe étant bien admis.
La primogéniture : le plus âgé des fils du roi devient roi. À la mort de Hugues (1026), fils aîné de Robert II, ce dernier fait sacrer son fils aîné Henri, le futur Henri Ier.
La masculinité : les filles sont écartées de la succession. La raison première de cette règle est la volonté d’éviter que le royaume, constituant une dot, ne passe entre des mains étrangères. La loi salique est une réinterprétation a posteriori d’une loi civile très ancienne des Francs saliens, rafraîchie au VIIIe siècle par les Carolingiens sous le nom de lex salica carolina. Ce sont ces manuscrits que les experts des XIVe et XVe siècles consultent pour transformer la loi, outil juridique, en un instrument idéologique destiné à exalter la nation franque et la lignée de ses rois[3]. Le chroniqueur Richard Lescot la redécouvre en 1358 dans la bibliothèque de Saint-Denis ; elle sera utilisée pour justifier a posteriori l’exclusion des femmes à la succession du trône de France, consacrée en 1317 et 1328 (succession de Jean Ier et de Charles IV). Deux adages en sont tirés : « le royaume de France ne saurait tomber de lance en quenouille » (la lance étant un attribut masculin et la quenouille, un attribut féminin) et « Nemo ad alium transfere potest quam ipse habet » (on ne peut transmettre plus de droits que l’on en possède, donc une femme ne peut transmettre des droits de succession qu’elle n’a pas). Le premier a été dégagé lors de la succession de Jean Ier en 1317 ; le trône est transféré non pas à sa demi-sœur Jeanne mais à son oncle, Philippe V le Long. Le second, lui, est dégagé en 1419, lorsque le roi d’Angleterre Henri V, à la fin de la guerre de Cent Ans, veut mettre son fils Henri VI sur le trône de France, en écartant Charles VII. Ses prétentions s’appuient sur le fait que la mère de son fils était Catherine de Valois, fille de Charles VI de France. Cependant, étant une femme, elle ne pouvait transmettre des droits à la succession de la Couronne qu’elle ne possédait pas. D’autres explications furent avancées par la suite : d’une part, les fonctions de prêtre imposées par le sacre (Pierre Jouvenel des Ursins écrit : « Roi de France consacré est personne ecclésiastique », mais aussi : « C’est office viril que d’être roi de France »[4]), d’autre part, les guerres que devaient mener le roi contre ses vassaux rebelles. Lors des États généraux de 1593 (arrêt Lemaistre), la candidature d’Isabelle, fille de Philippe II d’Espagne, est repoussée au nom de ce principe, permettant à Henri IV de s’imposer[5].
La collatéralité masculine : en cas d’absence d’héritier mâle, la Couronne revient au plus proche parent mâle du roi. En 1589, Henri III et Henri de Bourbon, le futur Henri IV, étaient cousins issus de germains, respectivement, par leur grand-père paternel et leur grand-mère maternelle mais seulement parents au 21e degré selon la collatéralité masculine.
L’indisponibilité de la Couronne : le roi ne peut ni désigner son successeur, ni renoncer à la Couronne ou abdiquer. Elle fut notamment rappelée pour casser le testament de Louis XIV, qui incorporait ses deux fils légitimés le duc du Maine et le comte de Toulouse à la succession au trône au cas où il n’y aurait plus d’autre descendant. La couronne est le symbole de la royauté. Pour autant, le petit-fils de Louis XIV a renoncé à la couronne de France, pour lui et sa descendance, pour devenir Philippe V d’Espagne. Cette renonciation est tenue pour nulle par les légitimistes, en vertu de la loi fondamentale d’indisponibilité de la couronne.
La continuité de la Couronne (ou instantanéité de la Couronne) : dès que le roi meurt, son successeur est aussitôt roi. Deux adages en sont la conséquence : « Le Roi est mort ; vive le Roi ! », prononcé pour la première fois en 1498 à la mort de Charles VIII. S’ajoutait le principe selon lequel « le Roi ne meurt jamais » ; un signe fort : l’héritier, les parlementaires, le Chancelier, le premier officier de l’Etat ne portaient pas le deuil (ils incarnent la continuité de la fonction royale) ; au contraire de la reine et des autres enfants du roi défunt qui devaient pleurer le corps physique du roi.
La catholicité : Si cette règle sembla longtemps évidente, dans un pays qui a vu la conversion du premier roi barbare – Clovis – au catholicisme, c’est le problème de la succession de Henri III, pendant les guerres de religion (1562-1598), qui la fait formuler clairement. Le 15 juillet 1588, le roi signe à Rouen l’édit d’union, par lequel il fait sa paix avec la Ligue en s’engageant à combattre les protestants et en excluant tout protestant de la succession au trône de France. En effet, deux parents éloignés peuvent alors prétendre à sa succession: Henri de Navarre qui satisfait à l’ensemble des règles, mais appartient à la religion réformée, et le cardinal Charles de Bourbon, son oncle. Après l’assassinat d’Henri III en 1589 et la mort du cardinal de Bourbon, désigné roi par les ligueurs sous le nom de Charles X, en 1590, le duc de Mayenne convoque les États généraux en décembre 1592 afin de désigner un successeur. Toutefois, devant les remous suscités par l’hypothèse de l’accession au trône d’Isabelle d’Espagne, les délégués des États rencontrent le 29 avril 1593 Henri IV, avec lequel ils signent la trêve. L’arrêt du président du Parlement de Paris Lemaistre ayant mis la catholicité sur le même plan que les autres lois fondamentales, le 28 juin, Henri IV décide d’abjurer le calvinisme le 25 juillet, ce qui lui permet d’être sacré à Chartres le 27 février 1594.
On a parlé à tort de nationalité française, notion complètement anachronique[6], voulant traduire l’obligation de ne pas être étranger, c’est-à-dire prince ou dépendant d’un prince étranger. On retrouve cette exigence dès la succession de Charles IV (Philippe VI de Valois est roi parce que Édouard III (fils d’Isabelle qui épousa Edouard II d’Angleterre et qui était la fille de Philippe IV le Bel), en plus d’être exclu par le principe de masculinité, est déjà roi d’Angleterre, ce qui reviendrait à inféoder la couronne de France à celle d’Angleterre). Le continuateur du chroniqueur bénédictin Guillaume de Nangis écrit que « ceux du Royaume de France ne pouvaient souffrir volontiers d’être soumis à la souveraineté des Anglais »[7].
Souces:
1.↑ Qui marque que c’est le nom collectif d’une compagnie, d’une société ou d’une communauté.
2.↑ Augustin Thierry, Récits des Temps mérovingiens, adaptation romancée de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours.
3.↑ Laurent Theis, « Loi salique : il n’y aura pas de reine de France », Les collections de L’Histoire, n° 34, p. 47
4.↑ id.
5.↑ Lois fondamentales du royaume de France [archive]
6.↑ Sous l’Ancien Régime, la nation est une notion ecclésiastique qui indique la langue maternelle, le mot régnicole étant utilisé pour dire d’une personne qu’elle relève du droit et de la justice d’un État.
7.↑ Laurent Theis, « Loi salique : il n’y aura pas de reine de France », Les Collections de L’Histoire, n° 34, p. 47
8.↑ Marc Bloch, Les rois thaumaturges.
Liens externes:
Arrêt du Parlement de Paris définissant Les Lois fondamentales du Royaume
Les lois fondamentales de succession à la couronne
«Les femmes écartées du pouvoir », Historia mensuel
Extrait du 2eme:
Remontrances du Président du Parlement de Paris, Le Maistre, au duc de Mayenne, lieutenant général du royaume, 29 juin 1593.
« Il avoit charge de luy remonstrer que la conservation de l’estat royal et couronne de France dependoit entièrement de l’observation des loix fondamentales de ce royaume, et à l’entretenement desquelles messieurs du Parlement, comme les premiers officiers de la couronne, estoient fort estroitement obligés, tant par l’institution du Parlement que par le serment que chacun d’eux avoit faict à ladicte cour ; […].
Entre ces loix, la première et principale estoit la loy salique, celle par laquelle, depuis douze cent ans, la majesté et grandeur de la couronne avoit été conservée en son entier, et par laquelle les femmes sont perpétuellement excluses de la couronne, quoiqu’elles soient originaires de France et les plus proches du roy dernier deceddé ;
Cette loy avoit esté introduite, receue et pratiquée en France dès la lignée de Clovis, premier roy chrestien, et confirmée par l’advis des princes et seigneurs de ce royaume du temps de Philippe de Vallois, roy de France, à deux fins :
La première pour empèscher que la couronne ne tombast es mains des estrangers, comme elle fut tombée plusieurs fois par mariage, si les femmes eussent esté capables par icelle ;
La seconde, affin que les François, lesquels en valeur et magnanimité ont passé toutes les autres nations, ne fussent contraints de se soumettre à la domination des femmes ; le gouvernement desquelles, lorsqu’elles ont eu le maniement de l’estat, non point comme reine de leur chef, mais à cause de leurs marys ou enfants roys des François, avoient toujours esté funestes à la France, et excité plusieurs séditions et guerres civiles en icelle… ».
Arrêt du parlement séant à Paris qui annule tous traités faits ou à faire qui appelleraient au trône de France un prince ou une princesse étrangère, comme contraires à la loi salique et autres lois fondamentales de l’État, Paris, 28 juin 1593
« La cour, sur la remontrance ci-devant faite à la cour par le procureur général du roi et la matière mise en délibération, ladite cour, toutes les chambres assemblées, n’ayant, comme elle n’a jamais eu, autre intention que de maintenir la religion catholique, apostolique et romaine et l’état et couronne de France, sous la protection d’un bon roi très chrestien, catholique et françois,
A ordonné et ordonne que remontrances seront faites cette après-dinée par maistre Jean Lemaistre président, assisté d’un bon nombre de conseillers en ladite cour, à M. le duc de Mayenne, lieutenant général de l’estat et couronne de France, en la présence des princes et officiers de la couronne, estant à présent en ceste ville, à ce que aucun traité ne se fasse pour transférer la couronne en la main de prince ou princesse estrangers ;
Que les lois fondamentales de ce royaume soient gardées et les arrêts donnés par ladite cour pour la déclaration d’un roi catholique et françois exécutés ; et qu’il y ait à employer l’autorité qui lui a été commise pour empescher que sous prétexte de la religion, ne soit transférée en main étrangère contre les lois du royaume ; et pourvoir le plus promptement que faire se pourra au repos ou soulagement du peuple, pour l’extrême nécessité en laquelle il est réduit ; et néanmoins dès à présent ladite cour déclare tous traités faits et à faire ci-après pour l’établissement de prince ou princesse étrangers nuls et de nul effet et valeur, comme faits au préjudice de la loi salique et autres lois fondamentales de l’état ».
Alexis
7 mars 2010 @ 17:22
@ sophie2 : il est inutile de « balancer » un copier-coller d’un site qui ne fait que recopier des études (pas toujours historiques) déjà connues (sans toujours citer ses sources d’ailleurs…) ! Cela ne fait pas avancer le débat !
Deux remarques :
1) Si Edouard III a été écarté du trône, ce n’est pas à cause de sa nationalité. Comment, en effet, soutenir que ce roi, originaire de France (un Plantagenêt) possessionné en France, qui parle français, dont la mère est française pouvait être qualifié d’étranger au royaume ? Vous voyez bien que ce n’est pas cette raison (le sentiment national n’existant d’ailleurs pas), mais uniquement la volonté de ne pas unir deux royaumes : Edouard III ne pouvait pas devenir roi de France puisque les « barons » avaient décidé que les femmes sont incapables (juridiquement) de transmettre des droits au trône qu’elles ne détiennent pas.
2) L’arrêt Lemaistre (que tous les étudiants en droit étudient en TD ;-) , c’est vous dire que ce texte est très connu des juristes) vise à interdire le trône français à une femme étrangère, l’infante Claire-Isabelle d’Espagne. D’où la distinction faite par l’universitaire Guy Augé (vous voyez, on peut être orléaniste – c’est mon cas – et citer un légitimiste !) entre les étrangers au royaume de France et les étrangers au sang de France (cf. Succession de France et règle de nationalité).
Alexis
7 mars 2010 @ 17:27
Pour terminer, je vous répète que je pense qu’il est plus raisonnable de soutenir l’actuel comte de Paris – ou son fils le duc de Vendôme. La monarchie, fût-elle virtuelle, ne peut, en effet, qu’évoluer. Néanmoins, j’admets que l’autre “école” possède des arguments… Je pense, en tout cas, que le choix appartiendra aux Français (ou à leurs représentants) lorsque la question se posera…
Pour le moment, permettez-moi un conseil : lisez les anciens traités (à la BN par exemple !) des jurisconsultes d’Ancien Régime ! En d’autres termes, revenez aux sources (c’est la méthode des universitaires) et vous verrez qu’entre ce que certains proclament et le texte même, il y a parfois un fossé considérable !…
Bien à vous.
Harald
7 mars 2010 @ 19:17
Sophie2 (53) merci pour cette petite video que j’ai visionnée avec plaisir elle nous permet de retrouver les Jumeaux de France , la princesse Claude qui a plus que jamais les intonations de voix de la Princesse Diane ,c’est à s’y méprendre!La Princesse Chantal et son époux .
L’échange entre le Prince Jean et ce jeune Belge est éloquent .Merci encore.
Harald
7 mars 2010 @ 19:19
Bonsoir Jean-Marie.Ravi de pouvoir vous lire de nouveau.
Bien à vous.