
Jaime/Jacques de Bourbon et Battenberg, Infant d’Espagne est né le 23 juin 1908 au Palais de la Granja de San Idelfonso près de Ségovie en province de Castille. Il est le deuxième enfant et deuxième fils du roi Alphonse XIII et de la reine Victoria Eugénie, née princesse de Battenberg, petite-fille de la reine Victoria.

L’Infant d’Espagne reçut lors de son baptême les prénoms de Jaime/Jacques (en souvenir des rois d’Aragon), Luitpold (pour le prince de Bavière), Isabelino (en l’honneur de l’Infante Isabelle, fille d’Isabelle II et de François Ier, sa grande-tante paternelle), Henri (en souvenir du prince Henri de Battenberg, son grand-père maternel), Alexandre (en l’honneur de son oncle maternel le prince Alexandre de Battenberg), Alphonse, Victor (pour ses parents), Acacio, Pierre, Paul (en souvenir de martyrs chrétiens de ce mois).

L’Infant passa son enfance entouré par ses frères et soeurs entre les Palais de Madrid, La Granja et de Miramar à San Sebastian. Il avait un frère aîné Alphonse, prince des Asturies et quatre frères et soeurs cadets : Béatriz, Cristina, Juan (comte de Barcelone, père du roi Juan Carlos) et Gonzalo.
Les enfants du roi Alphonse XIII et de la reine Victoria Eugénie sont également très proches de leurs cousins Bourbon et Bavière, enfants des Infants Carlos et Fernando, veufs de leurs tantes paternelles.

En 1912, l’Infant devient sourd-muet. Sa soeur l’Infante Béatriz précise dans ses souvenirs à la fin de sa vie « Mon frère Jaime n’était pas sourd-muet de naissance, cela s’est produit quand il était tout petit à cause d’une otite mal soignée, suivie de complications (…) Nous avons pensé qu’il avait été mal soigné. Ce fut une grande souffrance pour mon père. Mon frère était très vif d’esprit. Il lisait sur les lèvres si nous parlions lentement en français et il entendait divinement ce que nous disions, il n’avait aucune difficulté pour nous comprendre mais si nous lui parlions de loin ou sans le regarder, c’était impossible. Un autre problème était le téléphone. Pour lui, il n’existait pas. »

L’Infant réussit au prix d’efforts colossaux et de nombreuses heures de travail avec les spécialistes durant son enfance, à surmonter son handicap si bien qu’à l’âge adulte, il pouvait s’exprimer distinctement. Elevé au sein d’une famille cosmopolite, il parlait même couramment plusieurs langues : français, anglais, espagnole et allemand.

Le 24 octobre 1921 à l’âge de 13 ans, il devient le 1153ème chevalier de la Toison d’Or et reçut le collier de l’Ordre de Charles III en 1925. Le 2 mars 1931, conformément au souhait de son père, il est désigné Grand Commandeur de l’Ordre de Calatrava, un des quatre plus prestigieux ordres de chevliers espagnols. La vie dorée de la famille royale espagnole fut maheureusement interrompue en 1931.
Le roi Alphonse XIII dut abdiquer et partit en exil en France. La famille royale séjourna tout d’abord à l’hôtel Meurice puis à l’hôtel Savoye d’Avon près de Fontainebleau, puis à Lausanne en Suisse et enfin à Rome. En 1933, son frère aîné le prince Alphonse épousa à Ouchy en Suisse Edelmira Sampedro-Ocejo y Robato, une rotutrière cubaine. Aussitôt, le roi Alphonse XIII retira à son fils le titre de prince des Asturies.

Voulant favoriser son troisième fils Juan en cas d’une éventuelle restauration de la monarchie, le roi ordonna alors à son fils Jaime/Jacques de renoncer à ses droits au trône d’Espagne sous prétexte de son handicap. Comme ses frères et soeurs, l’Infant n’avait pas connu longtemps l’harmonie au sein du foyer familial. L’Infante Beatriz, sa soeur, le rappelle en ces termes : « Mes parents étaient merveilleux pour moi mais une certaine distance était apparue entre eux (…)même s’ils ne se sont jamais disputés devant nous. Ma mère anglaise et protestante, devait s’adapter à une religion différente de la sienne, à une nouvelle langue et à ce qui fut le plus difficile à des habitudes et des coutumes bien différentes de celles qu’elle avait connues dans son pays d’origine. Il y avait également les problèmes de santé de mes frères qui furent une grande souffrance et déception pour mon père (…) En exil, mes parents décidèrent de se séparer définitivement. Ma mère nous le dit, pensant, qu’au fond nous savions que son mariage était déjà brisé. »

Une autre épreuve fut la disparition de son plus jeune frère l’Infant Gonzalo, enlevé à l’amour de sa famille à l’âge de 20 ans des suites d’un accident de voiture en 1934 en Autriche. Hémophile, il ne survécut pas à ses blessures. Le 4 mars 1935, le roi Alphonse XIII d’Espagne et son amie Victoire Ruspoli des Princes de Poggio Suaso, vicomtesse Roger de Dampierre organisèrent en l’église Saint Ignace de Loyola de Rome le mariage de leurs enfants Jacques et Emmanuelle (née en 1913).

Le jeune couple fut titré par le roi duc et duchesse de Ségovie, en souvenir de la province natale de l’Infant (en 1928, il avait été fait « Nino predilecto« , que l’on peut assimiler à « citoyen d’honneur » de Ségovie et San Idelfonso par la députation provinciale tout comme sa soeur l’Infante Beatriz). Le duc et la duchesse de Ségovie ont eu deux fils : Alphonse né le 20 avril 1936 et Gonzalo né le 5 juin 1937 à Rome. Le duc de Ségovie fut ensuite frappé par deux autres deuils : en 1938, son frère aîné Alphonse, ancien prince des Asturies décède à Miami et le 28 février 1941 son père le roi Alphonse XIII qui s’éteint à Rome.

Son mariage avec Emmanuelle de Dampierre ne survécut pas très longtemps. Ils se séparèrent dès 1939 et divorcèrent en 1947. Chacun retrouvant le bonheur de son côté. Ainsi, le duc se remaria le 3 août 1949 à Innsbruck en Autriche avec la cantatrice allemande Charlotte Tiedemann (1919-1979) qu’il avait rencontrée au restaurant « Il Faro » de Rome. Emmanuelle de Dampierre se remaria avec un banquier milanais Antonio Sozzani le 21 novembre 1949 à Vienne.

Le duc vivait à Rueil-Malmaison à la « villa Ségovie », ensuite à Paris au n°9 de l’avenue Ingres (16ème arrondissement) puis à Neuilly-sur-Seine et finalement en Suisse. Emmanuelle de Dampierre est quant à elle restée en Italie. Elle s’est séparée de son deuxième mari vers la fin des années 60. Leurs fils Alphonse et Gonzalo ont été scolarisés au lycée français Chateaubriand de Rome puis à Fribourg en Suisse. Les deux princes passaient l’essentiel de leurs vacances auprès de leur affecteuse grand-mère paternelle la reine Victoria Eugénie.
Quelques années après la mort d’Alphonse XIII, le nouvel aîné des Bourbon pris officiellement à Rome le 28 mars 1946 le titre de duc d’Anjou porté jadis par son ancêtre le roi Philippe V, petit-fils de Louis XIV, avant de monter sur le trône d’Espagne. Il prit également les pleines armes de France, d’azur à trois fleurs de lys d’or. Il chargeau le prince Xavier de Bourbon-Parme de transmettre sa déclaration aux cours européennes ainsi qu’une lettre aux cadets de la dynastie capétienne. A la mort de sa mère la reine Victoria Eugénie en 1969, il prit le titre de duc de Tolède, porté en exil par les souverains et qui avait servi d’incognito au roi Alphonse XIII lorsqu’il participait à des tournois de polo.

Après plusieurs revirements, et sur demande de son fils aîné Alphonse, le duc accepta finalement en juillet 1969 de reconnaître le règlement successoral en faveur de Juan Carlos, son neveu. A partir de ce moment, il assuma seulement les prérogatives de chef de la Maison de Bourbon et d’héritier des rois de France. Il signa ses actes français des prénoms Jacques Henri. Les légitimistes français l’appelèrent Jacques Henri VI.
Le 8 mai 1956, il avait d’ailleurs été invité par les autorités françaises à présider avec son fils aîné la cérémonie de remise du reliquaire de Saint Louis à la Basilique de Saint Denis, oragnisée par le Mémorial de France à Saint Denis. Il présidait déjà depuis 1952, chaque 21 janvier, les commémorations de la mort de Louis XVI en l’église Notre Dame des Victoires puis à partit de 1972 à la Chapelle expiatoire.

Le duc d’Anjou et de Ségovie honora également de sa présence les commémorations de Vendée au Mont des Alouettes. Il fut à cette époque aidé dans sa tâche par Jacques, duc de Bauffremont et l’Institut de la Maison de Bourbon qu’il avait fondé en 1973. Lors de ses apparitions publiques, il porta les insignes de Maître de l’Ordre du Saint Esprit, comme ce fut le cas lors du séjour de quatre jours en mars 1972 qu’il effectua en Espagne pour le mariage de son fils aîné avec Carmen Martinez-Bordiu, l’aînée des petits-enfants du Général Franco. Il conféra les Ordres du Roi à ses fils ainsi que des titres conformes à la tradition légitimiste : le 25 novembre 1950, il donna à son fils Alphonse le titre de duc de Bourgogne tandis que son fils cadet fut titré duc d’Aquitaine par lettres patentes du 21 septembre 1972.
En 1972 et en 1974, il eut la joie de devenir grand-père de François et Louis. Il titra le premier duc de Bretagne le 13 octobre 1973 et fut parrain de baptême de Louis. Il n’eut malheureusement pas le temps de les connaître longtemps. En février 1975, il fit une chute dans les escaliers de son domicile. Admis à l’hôpital cantonal de Saint Gall en Suisse, il décéda le 20 mars 1975. Enterré tout d’abord à Lausanne auprès de sa mère la reine Victoria Eugénie et de son frère cadet Gonzalo, ils furent tous les trois inhumés définitivement au Monastère de l’Escorial en 1985. (Merci beaucoup à Jul pour ses recherches et le texte, et qui dédie cet article à un prince trop peu connu du public – Copyright photos : Foro realeza & Life)
Damien B.
31 mars 2011 @ 06:44
Excellent portrait Jul !
Vous avez eu bien raison de choisir de nous raconter la vie de ce prince , prétexte à nous offrir une promenade à travers le vingtième siècle au cours duquel la monarchie espagnole vécut tant de bouleversements.
Disparu quelques mois avant le Caudillo , le Duc de Ségovie ne verra pas accéder au trône son neveu Juan Carlos , mais comme vous l’avez souligné , il eut le bonheur de connaître ses deux petits-fils.
Les photographies que vous avez sélectionnées sont superbes et certaines d’entre elles très rares.
Merci Jul de contribuer à enrichir de la sorte notre agora favorite :)
Amicalement,
Damien
Anais
31 mars 2011 @ 06:50
Jul, merci beaucoup pour ce très beau portrait d’un prince en effet fort méconnu.
Question : si Jacques avait accédé au trône après Alphonse XIII, c’est donc le comte de Barcelone qui aurait repris le flambeau légitimiste ?
Mimich le Belge
31 mars 2011 @ 08:32
Anais (2)
Le légitimisme aurait vécu une éclipse …
Impensable qu’un souverain en poste fasse des prétentions concernant un autre pays, quelles qu’elles soient !!!
Panthelias
31 mars 2011 @ 08:50
Anais (2)
La réponse à votre question est non.
Les lois fondamentales désignent comme roi ou héritier légitime de la couronne de France, l’ainé généalogique des capétiens. L’ainé, c’est l’ainé.
Lorsque Henri, roi de Navarre est devenu l’ainé des capétiens, a t il déclaré « Finalement je suis bien à Pau à grignoter de l’ail, j’y reste. Que le suivant aille à Paris » ? Non, et bien alors.
Quand Henri, roi de Pologne est devenu l’ainé des capétiens, a t’il déclaré « Hum… les polonaises sont croquignolettes, finalement je vais rester à Varsovie. Que le suivant aille à Paris » ? Non plus.
L’ainé, c’est l’ainé.
:)
Panthelias
31 mars 2011 @ 08:52
L’ainé, issu d’un légitime mariage. J’avais oublié ce point de détail.
d'Artagnan
31 mars 2011 @ 09:31
Le principe héréditaire du Trône, au-delà des nations et de leurs frontières, s’applique à toute la Maison de Bourbon.
Dans ce document, Louis XVIII, en vertu des liens du sang et de parenté, est considéré, au-delà des frontières, comme l’illustre Chef de la de toute Maison de Bourbon.
Ce principe héréditaire désigne toujours l’Ainé de la Famille des Bourbons, qu’il soit d’Espagne ou de France, comme son Chef.
Selon ce principe qui respecte les coutumes millénaires du Royaume de France, ce document espagnol Louis XVIII comme le Chef de la Très Illustre Maison des Bourbons.
Sans limite dans le temps et dans l’espace, ce Principe Légitime et Sacré du Sang de l’Ainé des Bourbons s’impose au-delà de la frontière franco-espagnole rendant illégitime tout traité ou loi allant à son encontre.
Il est légitime que ce Principe s’applique autant à l’Espagne qu’à la France.
Le Sang Royal du Trône d’Espagne est issu du Sang Royal du Trône de France, et comme l’indique ses Armoiries fleur-de-lysées, le Sang Royal d’Espagne, porte en Lui le Sang de France des Bourbons.
L’Héridité Sacrée du Sang Royal de France est immortelle. Par delà les frontières . . . Le Roi est mort! Vive le Roi !
Le Comte de Chambord étant mort sans enfant, c’est le Roi d’Espagne, Aîné de la Maison de Bourbon qui hérite, en vertu de la Loi Sacrée du Sang, du Trône de France.
C’est en vertu de ce droit immuable et imprescriptible que, que Dom Jaime, Jacques-Henri VI de France pour les Français, est à cette époque, de jure le seul et unique héritier des Rois de France, comme l’est aujourd’hui son petit-fils, Louis XX de France.
——————————————————-
Voici un document très intéressant illustrant ce Principe:
Source: Archim (Ministère de la Culture)
Transcription, non datée et déposée par la section administrative, d’une lettre de la « Junte suprême de Séville » adressée à « Louis XVIII » concernant la défense « des droits sacrés de l’Auguste Maison de Bourbon » en Espagne, faite au « Palais Royal d’Alcanzan » (sic), le 4 octobre 1808.
Numérotée à la plume (No113), annotée, paraphée et tamponnée « Empire Français. Direction générale des archives. »
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/0017/dafanch06_n102219n00010_2.jpg
Aggrandir l’image et bonne lecture !
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/caran_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LIEUX&VALUE_98=france&NUMBER=15&GRP=6&REQ=%28%28france%29%20%3aLIEUX%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=1&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
corentine
31 mars 2011 @ 10:26
merci beaucoup Jul
c’est très interressant
quelqu’un pourrait-il me détailler les personnages de la 4eme photo, svp ? d’avance merci
Palatine
31 mars 2011 @ 10:39
Merci Jul pour cette mini-biographie passionnante. C’était celle que j’attendais parce que je voulais en savoir plus sur ce prince que je considérais pas très bien traité par son pere Alphonse XIII. Les photos sont intéressantes et sûrement, comme le souligne Damien, difficiles à trouver.
Maintenant je connais mieux le grand-père du jeune duc d’Anjou.
arnold
31 mars 2011 @ 10:43
merci ; pour moi , ce fut une bonne et utile revision , da la monarchie espagnole
bonne journee
Sophie
31 mars 2011 @ 10:48
Merci beaucoup à Jul pour ce beau travail de recherche qui permet de mieux cerner la personnalité d’un prince fort peu connu en définitive.
Est-ce que sa deuxième épouse portait un titre ?
Qu’est devenue la veuve du duc d’Aquitaine ? Je l’ai vue récemment dans Point de Vue lors ‘une fête à Gstaad
Guyard
31 mars 2011 @ 10:59
Bravos pour ce beau travail de recherche et d’illustrations.
Caroline
31 mars 2011 @ 11:13
A Anais,je me suis pose la meme question que vous! Evidemment,si Jacques de Bourbon n’a pas accede au trone a cause de sa surdite,ce serait donc son fils qui lui succederait!A Jul,bien merci pour ce beau reportage-photo d’un membre de la famille royale d’Espagne peu connu de nous!
pierre-yves
31 mars 2011 @ 11:27
C’est en effet un beau portrait, complété d’une iconographie étonnante et Jul doit en être remercié.
On cherche tout de même des traces de la notion-même de bonheur dans ce destin. L’hémophilie, héritée de la reine Victoria, l’handicap de la surdité, les décès nombreux et prématurés, les mésententes conjugales et séparations, le renonciations….
La barque est lourdement chargée.
Et quand on pense à tout cela, indépendemment de la question de légitimité qui occupe les colonnes de ce blog, on ne peut que se dire que l’actuel duc d’Anjou aurait droit à une forme de bonheur, cela ne serait pas volé !
Panthelias
31 mars 2011 @ 11:42
Caroline (12)
Non, les enfants de Jacques de Bourbon ne pouvaient pas accéder au trône d’Espagne, car en Espagne, à leur époque, pour être dynaste, il fallait être issu d’un mariage « égal », ce qui n’était pas leur cas.
En revanche, ils gardent tous leurs droits en France, puisque l’égalité de naissance n’est pas exigée en France. Ce concept absurde ne fait pas partie des lois fondamentales régissant la transmission de la couronne.
jul
31 mars 2011 @ 11:45
Merci à tous :) ! ça me fait très plaisir de savoir que cet article a intéressé les lecteurs, qu’ils ont pris plaisir à découvrir ce prince à la personnalité attachante et touchante.
Corentine 7 :
la photo n°4 a été prise lors du Baptême de l’Infant Gonzalo
au fond : Louise d’Orléans, deuxième épouse de l’Infant Charles tenant Espérance sa fille cadette (future épouse de Pierre Gaston d’Orléans et Bragance). A ses côtés, en uniformes des Hussards de la Princesse, son beau-fils l’Infant Alphonse et son mari l’Infant Charles de Bourbon-Deux-Siciles, veuf de Maria Princesse des Asturies, soeur aînée du Roi)
Au deuxième rang : le Prince Alphonse, le Roi Alphonse, l’Infant Jacques, la Reine-mère (veuve d’Alphonse XII, née Archiduchesse d’Autriche, Princesse de Hongrie) tenant l’Infant Gonzalo, l’Infante Béatrice, l’Infante Isabelle (la robuste dame lol, fille d’Isabelle II et de François Ier), l’Infante Isabelle Alfonsa (fille de l’Infant Charles et de la défunte Princesse des Asturies)
enfin assis : la Princesse Douleurs (Dolores) et son frère le Prince Charles de Bourbon-Deux-Siciles, l’Infante Christine, la Princesse Marie de Bourbon-Deux-Siciles (qui épousera le petit bonhomme debout, l’Infant Jean, père de l’actuel Roi)
Il manque les Infants Princes de Bavière : Ferdinand (veuf de l’Infante Thérèse) et sa seconde épouse la Duchesse de Talavera de la Reina. Ses enfants du 1er mariage : les Infants Louis Alphonse, Joseph Eugène et Marie
neoclassique
31 mars 2011 @ 12:15
A mon tour de chaudement vous féliciter pour ce portrait dressé tout en finesse et assorti d’une riche iconographie autour d’un des chefs de la maison de Bourbon dont le destin était bien mal connu.
Issu d’une famille légitimiste, j’avoue que je connaissais mal la personnalité du prince et j’imaginais son handicap plus profond qu’il n’était et je vous remercie de l’avoir ainsi éclairée.
Effectivement que d’épreuves traversées et supportées avec vaillance et courage a connu le prince.
Continuez à nous faire ainsi découvrir et aimer la branche aînée de la maison de Bourbon
Bravo encore et surtout merci !
Palatine
31 mars 2011 @ 12:25
Pierre-Yves, 13
Tellement d’accord avec vous.
Jean Pierre
31 mars 2011 @ 12:45
Merci pour ce portrait d’un prince un peu discret et étonnament moins flamboyant que son frère Don Juan ou que son fils Don Alfonso.
Il aura été l’ainé des capétiens. Dont acte ! Le reste n’a que peu d’importance : la couronne de France, ou celle d’Espagne……
agnes
31 mars 2011 @ 12:58
Très intéressant, merci Jul.
J´ignorais que le mariage sanglant du roi Alfonse 13 et de Victoria Eugénie (des spectateurs morts sous la bombe d´un anarchiste à Madrid en 1906, et la robe de la mariée tachée du sang des victimes) avait été suivi d´une telle succession de malheurs.
Guylaine
31 mars 2011 @ 13:03
Qu’est devenu le 2e fils du duc de Ségovie, Gonzalo (né en 1937)? A-t-il une descendance et est-il encore vivant?
tepi
31 mars 2011 @ 13:03
Merci Jul excellent portrait et fort interessant.
Actarus
31 mars 2011 @ 13:20
Félicitations mon cher Jul pour ce portrait complet, bien documenté et surtout bien écrit (c’est un plaisir trop rare de lire – pour évoquer le temps d’autrefois – des phrases dont les verbes sont conjugués au passé simple et non au futur simple !).
Amitiés de votre affectionné,
Actarus
Caroline
31 mars 2011 @ 13:35
A Panthealis [mess 14],bien merci pour vos explications!
Michèle
31 mars 2011 @ 14:23
Jul
Je vous dis aussi merci pour ce très beau reportage et vos explications concernant la photo n°4.
Alexis R
31 mars 2011 @ 16:16
Merci à vous, Jul, pour ce portrait de don Jaime, qui manquait encore sur ce site.
Vous m’intriguez lorsque vous dites que son premier mariage fût « arrangé » par Alphonse XIII et la duchesse de San Lorenzo Nuovo, mère de la princesse Emmanuelle de Dampierre.
Par ailleurs, je ne crois pas que don Jaime souffrait d’hémophilie, pourriez-vous me le confirmer?
Alexis R
Actarus
31 mars 2011 @ 16:26
Guylaine (20) : le prince Gonzalve (Gonzalo), duc d’Aquitaine, est mort à Lausanne le 27 mai 2000, emporté en quelques jours par une leucémie foudroyante au retour d’une semaine à Lourdes où, comme chaque année, il faisait du bénévolat auprès des malades et des infirmes.
Sa veuve la duchesse douairière d’Aquitaine, née Emmanuela Pratolongo, est issue par sa mère de la noblesse italienne (ducs de Gallese). Ils n’ont pas eu d’enfants.
Le prince Gonzalve a une descendance illégitime d’une fille, Stéphanie de Bourbon, née hors mariage. Stéphanie a elle-même des enfants et il semble, c’est à vérifier, que cette descendance vit aux États-Unis.
Ce n’est pas sans émotion que je l’évoque puisque je l’ai connu en avril 1989 et rencontré de nouveau plusieurs fois dans les années 90. C’était un homme bon et généreux.
Panthelias
31 mars 2011 @ 17:17
Le plus impressionnant c’est de trouver et rassembler les documents photos.
Ecrire, quand le sujet vous passionne, on s’en sort toujours, mais trouver des photos, rares ou originales, encore faut il savoir qu’elles existent ou qu’elles peuvent exister… et où les dénicher, chapeau.
Jul, j’imagine que c’est ce qui explique que vous étiez moins présent ces derniers jours.
Félicitations pour votre tableau de chasse ;)
jul
31 mars 2011 @ 17:38
Que ça me fait plaisir de lire vos commentaires !
Merci à tous !
Pierre-Yves, mille fois d’accord avec vous !
Oh oui Néoclassique, que d’épreuves et quelle vaillance.
Actarus, je m’efforce :) je préfère également le passé simple au futur simple pour retracer les évènements du passé. Cela fait moins pompeux.
Agnes 19, il ne faut pas croire aux malédictions lol
Sophie, d’après les documents que j’ai eu la chance de pouvoir consulter (merci Damien B. !), Charlotte Tiedemann avait pris l’appellation de Madame de Bourbon
Je ne pourrais hélas rien vous apprendre sur Madame la Duchesse d’Aquitaine.
A.V.
29 février 2012 @ 01:01
Charlotte Tiedemann est de ma famille par alliance(grand-mère de mon mari).Que souhaitez-vous savoir sur elle?
Gianna
24 septembre 2015 @ 03:22
Madame, je voudrais savoir quelque chose sur Charlotte en tant que mère…si elle a suivi sa fille… dans le livre de Y. de Wilde on parle très peu. La mère de Charlotte, quand est-elle morte? Merci
Nemausus
31 mars 2011 @ 17:54
Je vous félicite aussi jul pour ce portrait excellemment illustre d’un prince trop peu connu et qui fut pourtant chef de l’auguste maison de bourbon.
Votre travail permet ainsi a certain de faire le lien entre le roi de droit Alphonse I de France XIII d’Espagne et l’actuel roi de droit Louis XX.
Bravo
A.V.
4 août 2021 @ 06:42
Elle vivait à Berlin et est décédée quelques temps après sa fille Charlotte.
Colette C.
31 mars 2011 @ 18:21
Merci, Jul, pour ce portrait et les précisions apportées plus loin ! Passionnant!