
Ce lundi 15 novembre 2010 à 17 h, la chaîne francophone TV5 rediffuse un documentaire datant de 2006 et consacré à Louis XVII, fils de Louis XVI et de Marie Antoinette. En parallèle, des entretiens avec le comte de Paris, le duc de Vendôme, le duc d’Anjou et les deux prétendants Charles-Edmond et Charles Louis de Bourbon-Naundorff ainsi que le journaliste et historien Philippe Delorme. (Merci à Pierre B. pour l’info)
Thierry
12 décembre 2010 @ 04:06
Bravo d’Artagnan, d’avoir posté la lettre de Soljénitsyne, qui nous rappelle la gravité dans le crime de ce qu’il s’est passé en Vendée,
et de mentionner Reynald Sécher, infatiguable combattant pour le rétablissement de la vérité historique, à l’époque où l’on nous bassine du « devoir de mémoire » (expression qui fleure bon sa moralisation républicaine) sans vouloir le remplir, là où le bât blesse…
Citons aussi Alain Gérard, du Centre Vendéen de Recherches Historiques, qui avait publié il y a déjà quelques années, un magnifique bouquin dans lequel il apportait les preuves écrites, qu’il avaient retrouvées quoique soigneusement occultées pendant des siècles, de la volonté délibérée des révolutionnaires, d’accomplir un populicide pur et simple.
Philippe Delorme
12 décembre 2010 @ 10:21
D’Artagnan (89). Nous ne sommes pas toujours d’accord ici, mais je vous remercie sincèrement d’avoir rappelé ce magnifique texte du grand Sojénitsyne.
PHD
d'Artagnan
15 décembre 2010 @ 20:48
Louis XX de Bourbon sera peut-être un jour à la rubrique « France ». Ce serait équitable. Espérance. « I had a dream! ».
d'Artagnan
19 décembre 2010 @ 07:31
Lundi 18 décembre 2006, par Paul Vaurs // L’Histoire
« L’histoire, paraît-il, ne se renouvelle pas. J’aimerais le croire, mais malheureusement, si les formes évoluent dans le temps, le fond reste dramatiquement identique : mêmes pulsions animales comme si l’homme ne pouvait s’échapper d’un tourbillon qui l’entraîne inexorablement dans une valse effrénée et tristement répétitive. En 1793, la France montagnarde programmait officiellement l’extermination de la population de la Vendée militaire, évaluée grosso modo à huit cent quinze mille membres, et l’anéantissement de ses biens. En 1941, l’Allemagne nationale-socialiste décidait de la même politique vis-à-vis des Juifs résidants sur son propre territoire et sur ceux qui sont occupés, soit environ douze millions de personnes.
Deux histoires apparemment lointaines qui, selon certains, n’ont rien à voir. Rien de plus faux, comme nous le démontrerons : Les logiques sont les mêmes, les systèmes qui les ont engendrées identiques, les moyens employés ou énoncés, similaires. » Dixit Reynald SECHER
LOI DU 20 AVRIL 1793 :
« La Convention déclare qu’appuyée sur les vertus du peuple français, elle fera triompher la République démocratique et punira sans pitié ses ennemis. »
LOIS DU PREMIER AOUT 1793 :
– Article VI : « Il sera envoyé par le ministère de la Guerre des matières combustibles de toute espèce pur incendier les bois, les taillis et les genêts.
– Article VI : « les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront saccagées par les compagnies d’ouvriers pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis.
– Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République : il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui sont demeurés fidèles, à la partie des pertes qu’ils auraient soufferts.
DECRETS DU PREMIER OCTOBRE 1793 :
– « La Convention nationale compte sur le courage de l’Armée de l’Ouest et des généraux qui la commandent pour terminer d’ici le 20 octobre l’exécrable guerre de la Vendée. La reconnaissance nationale attend l’époque du 1er novembre pour décerner des honneurs et des récompenses aux armées et aux généraux qui, dans cette campagne, auront exterminé les brigands. »
« Soldats de la Liberté, il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre. Le salut de la patrie l’exige, l’impatience du peuple français le commande, son courage doit l’accomplir ; la reconnaissance nationale attend à cette époque tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi sans retour la liberté et la république. »
« Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la république. » Dixit GARNIER DE SAINTES
« Il convient de faire de la Vendée un grand cimetière national, afin de purger entièrement le sol de la liberté de cette race maudite. » Dixit Général TURREAU
« Je n’ai point fait de prisonniers. Les soldats de la liberté étaient trop indignés par l’audace de cette horde d’esclaves qui ont osé les déranger de leur dîner. »Dixit Général MIESKOWSKI
« Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle des vendéens. » Dixit BARERE
« Le département qui a trop longtemps porté l’effroyable et perfide nom de Vendée, n’est en ce moment qu’un monceau de cendres et un vaste désert. » BARERE le 5 novembre 1793
« Il n’y a plus de Vendée ! Citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay, suivant les ordres que vous m’avez donnés. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides. » Dixit Général François WESTERMANN
Par décret du 2 août 1793, la Convention a ordonné la destruction systématique et l’incendie de tout le pays, récoltes comprises, en même temps que la mise à mort des rebelles. (Liberté, Egalité, Fraternité, Droits de l’Homme …) La république ne manque pas de culot, elle est criminelle.
Décret du 1er novembre 1793, sur rapport de Barère : « Toute ville qui recevra dans son sein des brigands ou qui ne les aura pas repoussés avec tous les moyens dont elle est capable, sera punie comme une ville rebelle, et en conséquence elle sera rasée. »
Rapport de l’adjudant général Rouyer : « Nous fusillons tout ce qui tombe sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux. »
Consignes du général Turreau qui commande les « colonnes infernales : « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Je le répète, je regarde comme indispensable de brûler villes, villages et métairies ; avec leurs habitants, s’il se peut. »
Rapport du commandant de la deuxième colonne au général Turreau : « Je continue de brûler et de tuer toux ceux qui ont portés les armes contre nous. Cela va bien, nous en tuons plus de cent par jour, enfin tous ceux que nous croyons nos ennemis. »
Lettre du représentant Francastel au Comité de Salut Public : « Le fer et la flamme n’ont pas encore été assez employés dans ce maudit pays. »
Lettre du représentant Garnier au Comité de Salut Public : « On m’assure que l’armée de Brest leur a tué trois mille femmes. Elles jetaient leurs enfants dans la rivière du Pont-aux-baux, et tout le pays dans les environs est jonché de morts. Cependant on les trouve encore partout comme des nuées de sauterelles, et, on serait presque tenté de croire qu’elles ressuscitent, si leurs cadavres pestiférés ne justifiaient le contraire. »
Lettre du commandant Périguaud à Turreau : « Pères, mères, enfants, tout a été détruit. »
Ordre de Grignon à ses troupes : « Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays, mais c’est égal, nous devons tout sacrifier. »
Rapport de Duquesnoy : « J’ai brûlé et incendié toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’y ai trouvés. »
Rapport de Cordelier : « J’ai fait passer derrière la haie (pour exécution à coups de baïonnette) environ six cents particuliers des deux sexes. »
Au Mans, en décembre 1793, on fusille par feux de peloton, on écrase les enfants, on viole les femmes. Dans un délire de sadisme, on introduit dans le corps des victimes des cartouches auxquelles on met le feu. On embroche avec des fourches des femmes encore vivantes. Westermann, le lendemain, organise une battue pour sabrer les rescapés.
A Nantes, où ont été entassés les prisonniers faits à Savenay, le conventionnel Jean-Baptiste Carrier commence par fusiller par groupes de cent ou deux cents. Cette méthode lui semble trop peu expéditive, et l’entassement des cadavres propagent des épidémies. Pourquoi ne pas charger la Loire du soin de débarrasser la République de ceux qui refusent ses bienfaits ? Il fait couler dans le fleuve une gabarre sur laquelle quatre-vingt-dix prêtres ont été entassés. Ce n’est qu’un premier essai. La technique des noyades est mise au point : chaque nuit, dans les prisons, on prélève cent ou deux cents détenus, on les jette dans les bateaux à fond de cale, et sabords et ponts dûment cloués, on fait couler bas les embarcations. Carrier appelle ces baignades des « déportations verticales ». Si des hommes et des femmes périssent de la sorte ligotés ensemble, il en fait des « mariages républicains ». Après ces exploits, la Loire, promue au rang de « baignoire nationale », charrie des corps dont se repaissent les poissons et les corbeaux : le chargé de mission de la Convention peut se targuer d’avoir noyé quatre ou cinq mille hommes, femmes et enfants. Mais il se vante et il en rajoute : en six noyades, des calculs plus modérés portent sur 1 800 victimes, dont peut-être 800 pour la baignade la plus réussie. Et il se peut que les « mariages républicains » relèvent de la propagande révolutionnaire.
Rapport des représentants Hentz et Francastel : « Vous pouvez être assurés que la Vendée est un désert et qu’elle ne contient pas 12 000 personnes vivantes. »
« Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon. » Dixit CARRIER
On retiendra un nombre médian de l’ordre de 400 000 morts pour les guerres de Vendée. …
« Refaisons l’addition des pertes dues à la Révolution, et à l’Empire : 400 000 morts pour les guerres jusqu’en 1800 ; un million pour les guerres napoléoniennes ; 600 000 pour les guerres intestines ; et l’échafaud pour mémoire. Voilà nos deux millions de morts. » Dixit René SEDILLOT
« Ce qui constitue une république, c’est la destruction totale de tout ce qui lui est opposé. » DIXIT SAINT JUST
« Il faut sauver les valeurs de la République. » Jacques CHIRAC élections présidentielles 2002
« La Monarchie ne visait au pire, qu’à interdire certaines façons de penser, attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle, s’efforça d’imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité : elle avait donc tous les droits. Il faut ici lui rendre hommage pour avoir pratiqué une cohérence absolue. Puisqu’elle était dans le vrai, elle devait, elle se devait, elle devait à la France de lui imposer ce vrai et elle allait prendre tous les moyens nécessaires pour le faire, entre autres truquer l’Histoire, ce qui est particulièrement patent dans le traitement infligé à la Vendée.
Ce trucage, on ne devait s’en apercevoir que deux siècles plus tard à la faveur du bicentenaire, notamment grâce aux travaux de Pierre Chaunu, de Xavier Martin, de Reynald Sécher, de Jean de Viguerie. Ils se sont attachés, chacun à sa façon, à dénoncer le « génocide franco-français » de la Vendée qui a coûté plus d’un demi-million de vies à la France et que pendant deux cents ans les historiens ont réussi à escamoter. » VLADIMIR VOLKOFF
« Cette guerre de brigands, de paysans, sur laquelle on a jeté tant de ridicule, que l’on dédaignait, que l’on affectait de regarder comme si méprisable, m’a toujours paru pour la République comme la plus grande partie, et il me semble maintenant qu’avec nos autres ennemis nous ne ferons que peloter » Général BEAUPUY
« Vous avez dans les lois, tout ce qu’il faut pour exterminer légalement nos ennemis ».
Dixit ROBESPIERRE
« Cette piste qui s’ouvre devant nous est notamment susceptible de rendre compte de l’extermination des vendéens, après leur défaite. Dans une guerre classique, les objectifs sont politiques et militaires, et à relativement court terme la défaite de l’un arrête le bras de l’autre. Mais lorsque l’idéologie est au pouvoir, la victoire ne constitue pas une fin, mais un moyen, celui de supprimer la preuve du mensonge de l’idéologie. Il n’y a plus face à face que des bourreaux et des victimes. Et quand celles-ci ont péri, les tueurs n’arrêtent pas pour autant leur besogne. Témoins les uns les autres de leur construction mensongère, ils se suspectent et cherchent réciproquement leur élimination. Et au bout du compte, il ne reste plus qu’un système, un jour ou l’autre forcé de s’arrêter faute de chair humaine… Pour pouvoir, en toute bonne conscience, massacrer le peuple réel, il faut être bardé de la certitude d’aimer le Peuple, d’œuvrer pour le bonheur futur d’un peuple fictif. L’idéologie permet la Terreur. Et en retour la Terreur protège l’idéologie contre les démentis du réel » Dixit Alain GERARD
« Il faut que la Vendée soit anéantie parce qu’elle a osé douter des bienfaits de la Liberté » Décembre 1793 – lettre des représentants en mission au général Haxo
« C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la Liberté de ces monstres »
Dixit CARRIER
« Ecrasez totalement cette horrible Vendée » DixitDEMBARRIERE
« Il faut exterminer tous les hommes qui ont pris les armes et frapper avec eux leurs pères, leurs femmes, leurs sœurs et leurs enfants » TURREAU
« Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle des vendéens… C’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé, que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. » BARERE
« Saint-Just fait en effet le constat que la France manque de matières premières pour habiller les soldats et les officiers. Il a donc l’idée de prendre la matière première là où elle est. On va ainsi monter en Vendée des ateliers militaires de tanneries de peaux humaines. Il y en a une qui a sévi aux Ponts-de-Cé et qui a été parfaitement décrite par des contemporains dans un rapport que j’ai retrouvé. Je peux donc vous dire comment on dépiautait les vendéens, comment on les scalpait, comment on coupait les sexes des hommes pour les arborer comme médailles afin de montrer le nombre de gens que l’on avait tués dans la journée. Ce sont de véritables litanies de l’horreur. » Reynald SECHER
« L’idée d’exterminer la Vendée revient, sans aucun doute, à Barrère. Il l’a énoncée synthétiquement dans un mot lancé au hasard d’un discours au mois d’avril 1793 : « Exterminons les Vendéens »
La Convention vote trois Lois.
La première, qui date du 1er août 1793 est la loi d’anéantissement : elle prévoit la destruction systématique de l’habitat, des bois, des forêts, des entreprises vendéennes.
La deuxième Loi, du premier octobre 1793, décide l’extermination des « brigands vendéens » (…) de toute la population résidant en Vendée militaire, bleus et blancs confondus, y compris les femmes « sillons reproducteurs » et les enfants, « futurs brigands » qui, s’ils survivaient, pourraient être animés du « juste désir de revanche ».
La troisième Loi décide de débaptiser solennellement la Vendée pour l’appeler département Vengé.
Le problème est que les vendéens sont de tellement mauvais révolutionnaires qu’ils refusent de se laisser tuer, et pire, qu’ils se défendent ! De plus, on n’a pas les moyens de la solution définitive, finale. Alors, on va recourir à différends moyens.
La première phase est la phase chimique. On décide d’abord de gazer la population vendéenne (…) Mais l’expérience est décevante : « Ni les moutons sur lesquels l’expérience a été faite, ni les conventionnels présentes – note le rapport – n’ont été incommodés » !
Devant ces échecs, une deuxième idée, émise par le général Santerre, celui qui a fait battre les tambours lors de l’exécution de Louis XVI : il s’agirait de miner systématiquement le territoire vendéen. Mais le grand problème est que l’on n’a pas réussi à créer la mine sélective, et les mines explosent aussi bien sous les soldats bleus que sous les vendéens. On arrête donc l’expérience.
La troisième idée est due à Carrier : c’est l’empoisonnement de l’eau, du pain et de l’alcool avec de l’arsenic. Y a-t-il eu un début d’exécution ? Je l’ignore. Mais Savin, lieutenant de Charrette, saisira un certain nombre de fourgons bourrés d’arsenic et se posera la question de leur utilité.
Les méthodes scientifiques et techniques ayant échoué, les troupes chargées de l’extermination se résignent à utiliser les moyens empiriques, artisanaux. Elles en retiennent cinq : la guillotine, moyen mécanique ; les sabrades : on met les vendéens en file indienne et on les tue à coup de sabres et de baïonnettes ; l’éclatement des crânes à coups de crosses ; les fusillades ; les noyades (spécialité de Carrier à Nantes)
Mais tout ceci est très coûteux. (…) Bien sûr, on s’indemnise en arrachant les dents, en coupant les cheveux, en vendant les vêtements mais c’est insuffisant par rapport au coût général des exécutions.
Trouver un plan d’extermination efficace, rapide et peu coûteux sera la mission de Turreau, général en chef des armées de l’ouest. On lui demande de rédiger un plan général d’extermination. Turreau, qui est un bon militaire, ne se pose aucune question, rédige son plan et l’envoie en double exemplaire aux autorités politiques et aux autorités militaires. Nous en avons l’original.
Ce plan est tout à fait simple et se fonde sur trois structures :
Première structure, les colonnes infernales. Il s’agit de sillonner la Vendée militaire avec des colonnes et de tuer, de détruire tout, systématiquement.
Les conventionnels avaient voté une loi qui exigeait que chaque général, de manière quotidienne, envoie un double rapport au pouvoir politique et au pouvoir militaire. On a détruit les rapports politiques mais on a oublié de détruire les rapports militaires : on les a déposés aux archives militaires, c’est-à-dire au fort de Vincennes, où ils sont encore à l’heure actuelle pour leur majeure partie.
Deuxième structure, la flottille sur la Loire. (…) Elle va être employée à l’extermination de la population riveraine du fleuve. Nous avons également retrouvé les rapports des commandants de bateaux.
Troisième structure, la commission de subsistance, dont la finalité est de piller systématiquement la Vendée. Ce sera un moyen de secourir Paris affamé et aussi de remplir les poches de certains conventionnels parisiens !
En termes de bilan, on peut estimer que sur une population de 815 000 habitants, un minimum de 117 000 personnes a disparu. Un habitant sur sept. Et peut-être beaucoup plus. Mais c’est un chiffre en dessous duquel on ne peut aller. On a pu aussi vérifier que l’idée qui avait été avancée par les Conventionnels d’exterminer de préférence les femmes, « sillons reproducteurs », et les enfants « futurs brigands », avait été réalisée. En effet, on a fait des sondages à La Chapelle Basse mer, à la Remaudière, aux Lucs-sur-Boulogne. Ils vont tous dans le même sens : 60,70, 80 % des tués sont des femmes et des enfants. » »
Reynald SECHER
« La Vendée, Babeuf l’explique très bien, n’était qu’un laboratoire : on vient de découvrir un document qui avait prévu l’extermination de la Bretagne et des Bretons à partir de mai 1794 ». Vladimir VOLKOFF
« Les réformateurs de Paris apparaissaient aux paysans de l’ouest comme les destructeurs de tout un ordre traditionnel, sans lequel ils ne pouvaient concevoir même leur vie quotidienne. Et si nous voulons bien nous souvenir qu’au cours de l’Ancien Régime le patriotisme, pour les français, avait été plus vécu que défini, si nous voulons nous souvenir que ce patriotisme était formé essentiellement de l’obéissance fidèle à des traditions, au lieu de s’exprimer dans un concept abstrait, il nous faut bien conclure que le sursaut des Vendéens était, à son origine, la révolte du patriotisme instinctif, du patriotisme réaliste, contre l’hypocrite construction théoricienne du gouvernement parisien. » Marie-Madeleine MARTIN
« De fait, les gouvernements ne montrent pas tous ni beaucoup de hâte ni d’application à réduire à néant les legs des temps de tyrannie. Danton, champion de l’audace en chambre, occupe toujours la place de l’Odéon et la ville de Versailles qui n’a pas gardé une seule effigie d’un roi de France dressé en un lieu public, honore le général Hoche par une statue joliment située face à l’église Notre-Dame, entouré de beaux parterres de fleurs. Les édiles de l’an 1832, initiateurs responsables de cette complaisance pour l’enfant du pays, l’ont immortalisé par une suite d’inscriptions qui, sur les quatre côtés du socle disent ce que la patrie a perdu de voir mourir si jeune, à l’âge de vingt six ans, ce pacificateur de la Vendée. On y lit que « s’il eu vécu, sa gloire toujours croissante n’eût jamais rien coûté à la liberté de sa patrie » et que « héros citoyen, son nom est pur autant qu’immortel ». L’an 1868, pour le centenaire de sa naissance, la municipalité fit instaurer, en l’honneur de son glorieux fils, une fête annuelle pour célébrer son souvenir. Si bien que la fête de Versailles, qui se dit, pour attirer les touristes, « ville royale », fait commémorer le génocide des pauvres croquants partisans du roi. « Pacificateur de la Vendée ! ». La place manquait sans doute pour montrer Hoche allant, aux ordres de la Convention, pacifier d’autres villes et provinces : terres ravagées, églises brûlées, femmes et enfants massacrés. » Jacques HEERS
« Il n’y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu’en en faisant sortir tout ce qui n’était pas coupable et acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains. (…) La guerre ne sera complètement terminée que quand il n’y aura plus un habitant dans la Vendée.
Thierry
19 décembre 2010 @ 13:59
Merci d’Artagnan, superbe!
d'Artagnan
21 décembre 2010 @ 23:52
« LES TOMBEAUX ET LES MAUSOLEES DES ROI SERONT DETRUITS » La Convention 31 juillet 1793
An 1793, la République ne donne, méme pas aux morts, le droit de reposer en paix !
De plus il est clair que les droits de l’homme sont issus du Message d’Amour de Jesus-Christ.
De plus quand ont voit à quel point ils ont été bafoués à la Révolution comment oser dire qu’ils sont l’apanage de la République. Même les morts n’avaient pas de droits !
F.M.-C.
23 décembre 2010 @ 11:23
Après avoir lu les plaidoiries du grand avocat Jules Favre qui a personnellement connu Naundorf et qui l’a défendu bénévolement au barreau de Paris, on ne peut plus douter que Naundorf était bel et bien Louis XVII. Deux cents ans plus tard, peut-on encore espérer que la vérité finira par triompher? F. M.-C.
d'Artagnan
24 décembre 2010 @ 15:45
La seule certitude c’est que son souvenir triomphe. Dans la Nécropole Royale, depuis la cérémonie présidée par le Roi de France Louis XX de Bourbon, la tombe de ce Saint Enfant Martyr est continuellement fleurie.
d'Artagnan
25 décembre 2010 @ 10:03
Joyeux Noël à tous les royaltistes !
d'Artagnan
25 décembre 2010 @ 10:04
Joyeux Noël à tous les royalistes !
d'Artagnan
7 janvier 2011 @ 09:52
Article très intéressant du FIGARO sur Louis XVII
http://www.lefigaro.fr/culture/2010/08/13/03004-20100813ARTFIG00437-louis-xvii-enfant-martyr.php
Thierry
15 janvier 2011 @ 07:40
Vous voilà presque démasqué, cher d’Artagnan!!!
Cela fait remonter un vieux souvenir radiophonique, sur une fréquence où s’exprimait parfois, pour le plus grand bonheur de ses auditeurs, le regretté Jean-Marc Varaut, d’y avoir entendu également, me semble-t-il, il y a fort longtemps, le marquis de La Franquerie, s’exprimer au sujet de la question Naundorf, dont il était presque héréditairement, le défenseur sincèrement convaincu, ce qui était fort touchant, d’ailleurs, quels que fussent les considérables obstacles, à le suivre sur son terrain.
Je me demande si cette question a bougé, depuis lors.
d'Artagnan
21 janvier 2011 @ 00:59
Les messes de commémoration de Louis XVII et de Louis XVI ont été interdites par Louis-Philippe d’Orléans, fils de Philippe d’Orléans-Egalité.
d'Artagnan
24 mars 2011 @ 01:51
Louis XVII, Enfant martyr de la République qui a créé la matrice de tous les génocides du XX siècle comme la déclaré Soljenitzine
http://www.dailymotion.com/video/x8bqex_le-genocide-vendeen-par-la-republiq_news
d'Artagnan
24 mars 2011 @ 02:43
Avatar Irène Pincemaille
Louis XVII a été sauvé du Temple par des républicains. Pourquoi ? Parce qu’il fallait un otage ! La mort de LOUIS XVI fut un crime gratuit, il en aurait été de même pour LOUIS XVII car cela ne changeait rien à la succession légitime au trône de France, celui-ci passant automatiquement aux branches collatérales, le génie satanique a été la volonté d’obscurcir la légitimité : qu’on ne sache plus qui était et où était le Roi légitime. De ce fait, tous les gouvernements successifs ont été l’objet d’un chantage (ex. amnistie de St Ouen par Louis XVIII) : »Ou vous faites ce que nous voulons, nous les « bons » !!! révolutionnaires !!! ou on ressort Louis XVII du placard ». Donc il ne fallait surtout pas le tuer (un otage mort ne sert plus à rien), mais « s’en défaire » comme cela avait été répondu à Simon quand il avait demandé ce que voulait en faire la Convention : « Le tuer ? Non – le déporter ? Non – s’en défaire » ! Le chancelier Pasquier, mort très âgé et ayant traversé tous les régimes de l’époque (en « retournant sa veste » à chaque fois ! ne disait-il pas que » depuis 1792 il n’y avait plus eu de gouvernement légitimé en rance ». Quel aveu !!
Source: Le Figaro « Louis XVII Roi Martyr »
http://www.lefigaro.fr/culture/2010/08/13/03004-20100813ARTFIG00437-louis-xvii-enfant-martyr.php
d'Artagnan
24 mars 2011 @ 02:54
Louis XVII est bien sorti du Temple…
Messagede BRH » Lundi 20 Avril 2009 15:19:47
Raphael Charles a écrit:Au cours de notre entretien téléphonique d’hier après-midi avec Christian Crépin, nous avons à nouveau réfléchi ensemble sur ce médaillon et c’est ainsi que la fameuse question que posait Madame Royale à l’intention de Naundorff nous est revenue à l’esprit :
» Qu’il vous dise à quel moment il est sorti du Temple ! »
Si Madame Royale a posé une telle question n’est-ce pas la preuve que non seulement elle a douté de la mort de son frère au Temple – comme nous le croyons depuis longtemps – mais encore qu’ELLE CONNAISSAIT
LA DATE A LAQUELLE SON FRERE A ETE EXFILRE DU TEMPLE, comme nous oons
aujourd’hui en faire l’hypothèse ! Et ne serait-ce pas parce que Madame Royale a su que son frère était sorti du Temple, mais sans savoir ce qu’il était devenu que tout son comportement peut alors s’expliquer, en raison du contexte auquel
elle a été soumise ?
Avant de rechercher le document qui atteste cette question précise posée par Madame Royale, selon la tradition historique survivantiste, voici le document des AN transcrit par Christian Crépin au sujet du
« questionnaire dit de Turgy » transmis sur les ordres de Madame Royale à » Charles de Navarre » , emprisonné à Rouen en 1817 !
———————————————————————————————————————-
8 septembre 1817
Monseigneur,
J’ai l’honneur d’envoyer à votre Excellence le neuvième bulletin …
…/…
Je termine en transcrivant ici une série de questions, que Mme la
Comtesse de la Tour d’Auvergne a transmises à Mr l’abbé Bonnier
pour
qu’il invita Charles à y répondre. Il me semble qu’on pourrait les
communiquer au juge instructeur dans le cas où il resterait quelque
doute sur l’identit’ du prisonnier avec le fils Bruno ; mais le
besoin
d »éloigner de moi le soupçon exigerait qu’on amena adroitement Mr
Turgy( c’est le nom de la personne) à les envoyer lui même ou du
moins
à les livrer à un tiers.
Questions données par une personne qui est placée auprès de Madame,
et
qui, pendant le séjour au Temple dit qu’elle était chargée de la
correspondance extérieure.
1- Que se passa-t-il le 21 janvier lorsqu’on entendit tirer le
canon ?
Que dit alors votre tante et que fit-on pour vous contre
l’ordinaire ?
2- Où ramassiez vous ma correspondance ? Dans quelle chambre ?
3- Que m’avez vous fait le jour de l’an et comment, dans quelle
pièce ?
4- Quel était votre moyen d’amusement ? Que faisiez-vous avec de
l’eau
de savon ?
5-Qu’est que Simon vous avait chargé de me remettre et que vous me
donnâtes un jour que je vous coupais les cheveux ?
6- Qu’avez-vous dit un jour à votre mère parlant de Marchand (garçon
servant) et commençant par « Maman, la fenêtre est ouverte » ; à
quoi
elle ré©pondit :
« Mon fils vous vous trompez » ? Quelle figure avait ce Marchand ?
7- Où étaient placés les droits de l’homme ? Dans quelle pièce ?
—————————–
Pour copie conforme
Christian Crépin
d'Artagnan
27 mars 2011 @ 10:37
Aujourd’hui 27 mars, c’est l’Anniversaire de la Naissance de Louis XVII à Versailles, le Symbole de la Vendée, l’Enfant-Roi Martyr de la France, sacrifié sur l’Autel de la République au nom des Droits de l’homme comme les millions d’autres victimes massacrées entre 1789 et 1815 !
d'Artagnan
28 mars 2011 @ 12:35
Et si Louis XVII avait été « sauvé » par la République ?
Je vous soumet une lettre du Cercle Louis XVII
Maintenant, qu’Internet permet une bien plus large diffusion des idées, c’est sur son site du « Cercle Zététique » – bien connu pour son esprit rationaliste outré et athée – que Monsieur Paul Eric Blanrue vient de faire paraître un résumé de 32 pages de son livre. Bien entendu, nous avons eu connaissance en son temps du livre de ce Monsieur, un compilateur de plus des anti-naundorffistes.
Nous en avons assez de laisser dire des contre-vérités et de laisser salir le pseudo-Naundorff. Le ton de sa thèse n’est pas spécifique à Monsieur Blanrue : il est curieux de constater que c’est un style presque toujours adopté par les anti-naundorffistes. N’ont-ils donc en fin de compte que l’injure comme argument ? Ils ne veulent voir dans les personnes qui ont soutenu ou soutiennent l’identité Naundorff-Louis XVII que des êtres « fous » ou « naïfs » ou « aventuriers ambitieux ». Et pourtant que de dévouements éclairés, sincères et désintéressés depuis près de deux siècles !
Un imposteur aurait pu difficilement « tenir » sa vie durant, mais sûrement pas après sa mort, et n’aurait pas eu des descendants reproduisant indiscutablement des traits des familles Bourbon et Habsbourg.
Bizarre attitude pour de soi-disant historiens.
C’est pourquoi, cette fois, nous allons répondre point par point aux allégations de Monsieur Blanrue, allégations qui ne résultent ni de ses recherches, ni d’un travail d’historien, mais de la compilation de celles de ses prédécesseurs, déjà maintes fois réfutées.
En annexe, vous allez trouver un excellent article d’un de nos adhérents, qui répond à un autre anti-naundorffiste, le frère Hilaire de Crémier sur le même sujet. Cela démontrera déjà beaucoup de ces faussetés; nous nous bornerons donc à des détails précis mais si souvent invoqués par nos adversaires.
Les Prénoms : LOUIS-CHARLES ou CHARLES-LOUIS ? Argument nul : Toute son enfance, le duc de Normandie, baptisé Louis Charles de France, a été appelé « Charles » puisqu’il avait un frère aîné prénommé « Louis-Joseph » qui est décédé le 4 juin 1789. Même après ce décès, on a continué à l’appeler Charles, bien qu’il fût devenu Louis, Dauphin de France. A la mort de Louis XVI, il est devenu « Louis XVII ». Mais Madame Simon parlait toujours de « son petit Charles ». Naundorff, pour ses prénoms, n’a pas été consulter les almanachs mais sa mémoire d’enfant qu’on appelait Charles. (M. Blanrue était-il derrière lui lorsqu’il a soi-disant consulté l’almanach de 1786 ? et justement ce seul almanach où se trouve l’inversion Charles Louis !). Un imposteur, justement, aurait consulté les registres pour ne pas commettre cette erreur.
L’absence des papiers à Crossen : Madame Caroline Albouÿs n’a rien trouvé dans le petit meuble de Crossen où devaient se trouver des lettres, entre autres du duc de Berry. Monsieur Blanrue sait-il que Madame Albouÿs n’est pas revenue directement à Paris, mais s’est arrêtée en Suisse où elle a rencontré l’espion Fauche-Borel ? D’où la brouille avec la famille Albouÿs, car
le pseudo-Naundorff savait bien que les documents existaient (sinon, pourquoi l’aurait-il envoyé les chercher ?) et ne comprenait pas qu’elle ne les ait soi-disant pas trouvés.
Le refus de la duchesse d’Angoulême de recevoir Naundorff : Ce n’est pas le vicomte Sosthène de Larochefoucauld qui suggère un entretien de la duchesse d’Angoulême avec Naundorff et que celui-ci refuse: c’est au contraire Naundorff qui sollicite cet entretien par l’entremise de Monsieur Morel de Saint Didier, qui, lui, rencontrera la Duchesse, mais ne réussira pas à la convaincre de voir Naundorff.
L’attentat contre Naundorff : Ce même Sosthène de Larochefoucauld, que la duchesse d’Angoulême avait chargé de rencontrer Naundorff, de le surveiller et de lui faire un rapport de ses activités, dans une lettre du 28 janvier 1834 fait part à la Duchesse de l’attentat dont il a été victime dans les termes suivants :
» … Le 28 janvier, à huit heures du soir, l’infortuné prétendant a été assailli sur le Carrousel par des assassins; six coups de poignard lui ont été portés. Un d’eux l’a atteint dans la région du coeur; un autre a rencontré l’une des médailles qu’il porte à son chapelet; elle est à l’effigie de Jésus-Christ et c’est Notre-Seigneur que le poignard a frappé. Le coup a été si violent que la médaille d’argent, assez épaisse, en est restée pliée dans une cavité profonde. L’intrépide et malheureux personnage renversé s’est défendu avec un courage de Bourbon. Ses vêtements déchirés, ses forces devant s’épuiser par la perte de son sang, il eût infailliblement succombé sans un cabriolet dont l’heureuse arrivée mit en fuite les assassins. S’étant traîné jusqu’à son domicile, nouvelle victime de l’ambition de quelques hommes et de l’impudente cruauté de quelque raison d’Etat, ses amis lui prodiguèrent les premiers soins. Il s’agissait d’avoir un médecin dont la discrétion fut entière ; le temps s’écoulait et le danger pouvait être pressant. Enfin on obtient un chirurgien de confiance, qui, après avoir examiné la blessure, déclara qu’une demi-ligne de plus, la vie était éteinte. Procès-verbal a été dressé par l’homme de l’art pour servir en temps et lieu, lorsque le moment sera arrivé de rompre le silence.
Et dans ce triste sacrifice, Dieu a tout prévu; car d’après le rapport du chirurgien, il n’aura pas moyen de mettre sur le compte d’un suicide fictif et intéressé une blessure qui est de toute évidence le résultat d’un crime, d’un assassinat. Il a ajouté que les assassins étaient évidemment des hommes dont la main était exercée à frapper au coeur… »
Curieuse façon de faire dire au médecin l’inverse de ce que rapporte l’agent de la Duchesse d’Angoulême!
Le procès Thomas : Dans le procès que Thomas, directeur de son journal « La justice » fait au Prince, c’est au contraire Naundorff qui contre attaque en l’accusant d’escroquerie car il a dilapidé l’argent qu’il lui avait remis.
Les lettres de Laurent : Si, effectivement, la plaidoirie de Jules Favre s’appuie en partie sur les lettres de Laurent, ce ne sont pas ses seuls arguments, très loin s’en faut! A ce sujet, il y a une explication plausible: il n’est effectivement pas pensable qu’elles aient été écrites ainsi: elles pourraient être la traduction en clair – et assez longtemps après – de lettres chiffrées, ce qui expliquerait la datation non révolutionnaire, et l’absence des originaux. Mais là, nous sommes dans les hypothèses et nous ne retiendrons ni ces lettres, ni leur éventuel chiffre initial: il y a heureusement bien d’autres preuves.
L’expulsion de Naundorff de France en 1836 : Le gouvernement de Louis Philippe ne trouva pour expulser Naundorff en 1836 qu’une vieille loi révolutionnaire, tombée en désuétude, pour expulser des « étrangers de passage qui troublent l’ordre public ». Or Naundorff était en France depuis 3 ans, sans troubler l’ordre et, de toutes façons, cette loi n’autorisait ni la saisie de ses papiers, ni son internement (qui dura presque un mois). Ce n’est donc pas en tant qu’imposteur qu’il fût expulsé, le jugement qu’il demandait lui ayant été refusé.
La crise mystique de Naundorff : La « Doctrine Céleste » écrite par Naundorff est une preuve de plus de son identité royale : jamais un imposteur n’aurait commis cette maladresse qui lui valut effectivement l’abandon de plusieurs de ses plus fidèles partisans, non pas sur son identité qu’ils ne reniaient pas, mais sur son attitude religieuse qu’ils ne pouvaient admettre.
Et pourtant, cette attitude se comprend parfaitement si on se replace dans le contexte du temps, où les théories des sectes se répandaient largement et étaient d’autant plus attirantes pour Naundorff qu’il avait été cruellement déçu par l’attitude de l’Eglise Catholique à son égard. Expulsé de France et assuré qu’il n’obtiendrait plus rien de la justice de son pays, il n’est pas étonnant que son esprit, traumatisé par tant de souffrances subies depuis son enfance, se fut tourné vers le mysticisme, encouragé sans doute par son fidèle mais exalté Gruau de la Barre.
Les inventions : En ce qui concerne les « petites inventions pyrotechniques » du Prince, il faut croire qu’elles n’étaient pas si « petites » que cela puisque l’Angleterre s’y est intéressée – les journaux rendant compte de ses démonstrations, et que les Pays-Bas l’ont nommé directeur de leurs Ateliers de Pyrotechnie à Delft, avec des appointements très élevés : 24.000 florins pour la première année, 20.000 florins pour la deuxième année, 16.000 florins pour la quatrième année etc. alors qu’un ministre néerlandais à ce moment gagnait 9.000 florins par an. De plus, le roi Guillaume Il lui-même signait un engagement à « Charles-Louis » (en ne l’appelant que par son prénom le Roi le considérait comme son égal) de 1.000.000 de florins s’il réalisait toutes ses inventions !
Le musée de l’armée des Pays-Bas montre encore des exemplaires de la « bombe Bourbon » qui resta en service effectif dans son armée jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Nous reprenons Monsieur Blanrue en flagrant délit de faux :
Les marques physiques : Au sujet de l’examen du corps de Louis XVII à Delft, il parle d’autopsie, alors que sa veuve l’avait refusée et que ce ne fut donc qu’un simple examen, réalisé deux jours après le décès. Il parle de vaccin ‘ alors que l’enfant Louis XVII fut « inoculé », le vaccin n’existant pas encore à ce moment là. Il parle de piqûres et incisions, alors que pas plus Madame de Rambaud que le procès-verbal de l’examen du corps de Naundorff n’emploient ces mots. Madame de Rambaud dit que le prince » fut inoculé pendant son sommeil entre dix et onze heures du soir, pour prévenir une irritation qui aurait pu donner à l’enfant des convulsions, ce qu’on craignait toujours. Témoin de cette inoculation, j’affirme aujourd’hui que ce sont les mêmes marques que j’ai retrouvées, auxquelles on donna la forme d’un triangle ». (Plus bas Monsieur Blanrue dit que Madame de Rambaud a fait un faux témoignage – en 1837 alors que le Prince est mort en 1845 – sans doute aurait-elle dû avoir la « vision » du procès-verbal fait après la mort de ce Prince pour s’y conformer, alors qu’elle avait eu sous les yeux les deux bras de Naundorff portant ces cicatrices!)
Ce procès-verbal de Delft relève : » au bras gauche de dessus à la troisième partie inférieure du milieu supérieur: trois cicatrices d’inoculation à la forme d’un triangle dont la base est tournée vers le bas ».
Monsieur Blanrue dit qu’il ne faisait que 14° lors de cet examen, bien qu’au mois d’août: c’est possible, mais ce qui est certain, c’est que les médecins précisent qu’ils ne pouvaient pas situer exactement certaines traces car ils ne pouvaient plus compter les côtes à cause du développement des gaz.
Que le « troisième téton » n’ait pas été relevé, ni l’excroissance de l’oreille droite, ni les cicatrices d’inoculation au bras droit, ne prouvent pas qu’ils n’existaient pas. En effet, les cicatrices peuvent s’effacer avec le temps (près de 60 ans !), plus à un endroit qu’à un autre. Le lobe de l’oreille n’était peut-être pas significatif pour eux, pas plus que cette excroissance. En tous cas, sur le portrait de Naundorff sur son lit de mort, ce lobe particulièrement grand est très visible.
Et Madame de Rambaud, qui avait la consigne de ne pas divulguer justement ces marques de reconnaissances que Louis XVII gardait pour son procès, parle de « toutes les marques particulières dont il est porteur », « … j’y ai reconnu plusieurs signes alors très peu saillants et un particulièrement au sein droit », de même » qu’un cou court et ridé qu’elle reconnaîtrait entre mille ». qui, lui non plus n’a pas été relevé lors de cet examen, car ce n’est pas une chose qui semble significative à des médecins chargés de relever des anomalies.
Les récits de Naundorff : Monsieur Blanrue déclare que les naundorffistes n’osent pas rééditer les mémoires de Naundorff : elles ont été intégralement reproduites (celles de Crossen, dites de Brandebourg, ces dernières ayant disparu des minutes de son procès) dans « La Légitimité » de 1895, et ce même texte a été édité dans un numéro spécial par la revue « Le Lys de France » en 1991 (épuisé). Il a beau jeu de disséquer ces mémoires et de montrer leurs différences d’une édition à l’autre : ce sont deux individus différents qui les ont mises en formes et qui y ont rajouté ce qu’ils croyaient savoir: en fait, le Prince a certainement eu des traumatismes psychiques tels qu’il a dû avoir des amnésies partielles, (n’oublions pas que l’enfant n’avait que 9 ou 10 ans au moment de sa sortie du Temple) que ses détenteurs ne lui disaient ni qui ils étaient, ni où il se trouvait, et que, de plus, Naundorff réservait certains faits qu’il avait pu constater et les preuves qu’il en avait pour son procès.
Il prétend que Naundorff s’est forgé sa personnalité de Louis XVII au fil des années, et, avec une progression savante et digne d’un roman policier, nous le montre édifiant son personnage. Il passe par contre complètement sous silence le fait que dès 1810 à Berlin, Louis XVII a donné des preuves de son identité à Lecoq, qui après référence à son chef, le prince et chancelier d’état Hardenberg, lui assura la « protection » lui permettant de vivre et travailler sous le nom imposé de Naundorff, contre la promesse de ne pas dévoiler son identité réelle et de se tenir tranquille.
Dès cette époque il est connu de Nicolas Hippolyte Poulain, comte du Fays et reconnu par le marquis de la Roche-Aymon en 1812.
De même, Monsieur Blanrue, avec le même ton persifleur et goguenard rapporte le récit de l’évasion : or, c’est grâce à ce récit qu’en étudiant de près un plan du Temple de cette époque, on s’est aperçu qu’effectivement, le troisième étage du donjon communiquait avec le 4ème étage de la petite tour qui le jouxte, et que la pièce de ce quatrième étage de la petite tour était bien un débarras dans lequel on n’entrait jamais, idéal pour cacher l’enfant quelques semaines. En ce qui concerne le convoi mortuaire de l’enfant, Naundorff n’a pu en savoir que ce que l’on a bien voulu lui dire, puisqu’il était endormi !
L’évasion : On ne connaîtra sans doute jamais le véritable instigateur de cette sortie de l’enfant, ni sa date : mais une chose est certaine, c’est qu’elle a eu lieu puisque l’enfant enterré dans le cimetière Sainte Marguerite ne peut pas être Louis XVII, qui, lui, a survécu sous le nom de Naundorff. Même la ville de Paris reconnaît, dans la plaque apposée en 1993 sur le mur de l’église Ste Marguerite, que celui qui est enterré dans ce cimetière désaffecté est « l’enfant mort au Temple », sans lui donner d’identité.
L’expertise Locard : L’expertise des cheveux de Louis XVII et du pseudo-Naundorff par le professeur Locard a fait la fortune des journalistes Castelot et Decaux en 1947. Mais, ce qui est certain c’est que, en dehors de ces analyses, leurs livres sont très bien construits et démontrent à l’évidence l’identité de Naundorff avec Louis XVII. Certes, la contre-expertise -faussée par l’échange par le commissionnaire des cheveux de l’exhumation de Delft – leur a été bien plus un prétexte qu’une preuve (cet examen n’est pas significatif en lui-même) pour se désavouer. Ils ont certainement eu d’autres motivations à leur retournement.
Le « coeur » de Pelletan : Le « coeur prélevé par Pelletan » lors de l’autopsie de l’enfant au Temple – ou du moins réputé tel car il a eu un périple compliqué – a bien été remis par la famille des Bourbon d’Espagne dans laquelle il avait abouti, au Mémorial de St Denis et repose dans la basilique dans une urne avec l’indication « Coeur présumé de l’enfant mort au Temple sous le nom supposé de Louis-Charles Capet ».
Le livre de Monsieur de Roche : La vie privée et la personnalité d’un auteur sont indépendantes de son oeuvre. Monsieur Xavier de Roche a eu le mérite de rassembler tous les éléments concernant l’affaire Louis XVII et sa personnalité n’affecte en aucune façon l’authenticité des documents qu’il reproduit – qui ne sont pas de lui. Son livre est effectivement pour nous un dictionnaire, grâce à son index.
Le procès de 1954 : Le bâtonnier Malzieu a dit que l’acte de décès de Delft était frappé de plein droit de « nullité d’ordre public », car il constate la mort d’un individu dont le décès a déjà été constaté par l’état civil le 12 juin 1795. Il ne peut y avoir deux actes de décès pour le même individu, l’un des deux est effectivement nul et c’est justement ce dernier fait au nom d’un enfant dont la mort a été constatée par des individus qui ne connaissaient pas Louis XVII avant son internement et dans des conditions ne permettant guère une « reconnaissance » : ils ont défilé devant un cadavre que l’on venait d’autopsier, et dont le crâne scié avait été reconstitué tant bien que mal par un bandage entourant la tête ! Les médecins qui ont fait cette autopsie ne le connaissaient pas davantage (sauf le docteur Jeanroy qui témoignera dans un testament à ouvrir cent ans après sa mort que cet enfant n’était pas Louis XVII). Leur rôle n’était d’ailleurs pas d’établir une identité mais de constater la cause du décès, la rédaction de leur procès-verbal le faisant bien ressortir : « l’enfant qu’on nous a dit être… »
Le nom « de BOURBON : Pour le nom de BOURBON accordé à Adelberth, 4ème fils de Louis XVII, en vue de sa naturalisation, ce n’est pas au seul vue de son acte de notoriété, fait aux Pays-Bas, mais à celui de son acte de naissance en Angleterre, que le Tribunal de Bois-le-Duc a pris sa décision, un député ayant même fait remarquer que de le reconnaitre Français, né en Angleterre impliquait automatiquement son ascendance royale.
L’attitude de l’avocat van BUREN : Que la tombe de Louis XVII ait été achetée par l’avocat van Buren est, au contraire de ce que veut démontrer Monsieur Blanrue, une preuve positive de plus: car cet avocat néerlandais a fait les avances de fonds à Naundorff pour pouvoir exécuter ses démonstrations pyrotechniques en étant cautionné par le gouvernement des Pays-Bas. Maître Van Buren n’était pas un « illuminé naundorffiste », mais un juriste averti qui connaissait la véritable identité de son client par des sources officielles indiscutables, ce dont il a témoigné par écrit.
L’acte de décès de Delft : Delft n’est qu’à 12 km de La Haye, et, à cheval, une heure suffit largement. Le bourgmestre Monsieur van Berkel se rendit au ministère de la Justice et revient muni de l’autorisation nécessaire pour rédiger l’acte de décès selon la déclaration de la famille.
Le « naevus maternus » : Mais venons-en à la marque, qui, à elle seule, établirait l’identification d’un corps, et qui gêne si fort Monsieur Blanrue qu’il trouve plus simple d’en nier la possession par l’enfant royal. On se demande pourquoi, alors, si ce naevus maternus n’avait pas existé, les faux dauphins qui se sont manifestés dès 1801, se sont cru obligés de se faire faire un signe sur la cuisse : Mathurin Bruneau prétend que c’est le pape Pie VI qui lui a fait ce signe du St Esprit sur sa cuisse gauche en 1801 (Pie VI était déjà mort à cette date!) et Hervagault s’est fait tatouer une fleur de lys – sur la cuisse droite! – qu’il exhibait en 1801. C’est bien que « la rumeur publique » connaissait cette particularité, bien avant que Naundorff, qui lui, la possédait, ne se manifeste en 1833 en France. Si Madame de Tourzel n’en fait pas mention, c’est qu’elle était gouvernante des enfants de France, et, à ce titre, n’assistait jamais à leur toilette. Quant à Madame de Rambaud, Naundorff lui avait demandé le silence car il réservait cette preuve pour son procès, mais elle y fait clairement allusion plusieurs fois.
Les témoignages : Justement, au sujet de Madame de Rambaud (« Femme de Chambre » et non « Berceuse » de l’enfant royal) que Monsieur Blanrue veut faire passer pour une « aventurière ambitieuse » (tout ce qu’elle a gagné à défendre la cause de Naundorff, ce sont persécutions, perquisitions et tracasseries de toutes sortes), là encore, il est pris en flagrant délit de mensonge: l’enfant Louis XVII (pas plus que son frère aîné) n’ont jamais été habillé en fille jusqu’à l’âge de 7 ans: qu’il nous montre un seul portrait de Louis-Charles en robe! Nous n’en connaissons qu’un, Marie-Antoinette entourée de sa fille, son fils Louis, environ 6 ans, en culotte, et Louis-Charles sur ses genoux, bébé, avec, effectivement une robe. D’ailleurs, lors du voyage à Varennes, on a déguisé le Dauphin en fille, donc il ne portait pas de robe à cette époque (il avait 6 ans).
Autre mensonge : dans le texte de Monsieur Geoffroy rapportant la première entrevue de Madame de Rambaud avec Naundorff il n’est pas mentionné l’âge auquel il avait porté le petit costume qu’elle lui annonçait volontairement avoir été mis aux Tuileries. Naundorff la rectifia en disant que c’était à Versailles qu’il l’avait porté et qu’il ne l’avait jamais remis car il le gênait. Monsieur Blanrue, que cela arrange évidemment, écrit « 5 ou 6 ans », car, à cet âge du Dauphin, effectivement, toute la famille royale était aux Tuileries.
A peine utile de souligner qu’en disant à Monsieur Geoffroy « qu’il lui avait amené une mère », c’est évidemment de Madame de Rambaud que Naundorff parlait et non du portrait de la Reine. (En bon français, il aurait dit apporté et non amené).
La façon dont Monsieur Blanrue élimine les quatre principaux personnages qui ont « reconnu » Louis XVII en Naundorff est expéditive et péremptoire, pour ne pas dire injurieuse et diffamatoire, mais ne peut en aucun cas être valable.
Les Marco de St Hilaire ne sont pas des dupes: ils ont pris des précautions et ils ont d’abord voulu l’avis de Madame de Rambaud. Le fait qu’ils croyaient à la survie de Louis XVII n’entache pas leur bonne foi.
Pour Monsieur de Joly, incrédule, il a fallu la précision de petits détails de l’enfermement de la famille royale dans la loge du logographe de l’Assemblée pour qu’il forme sa conviction. Il l’a attestée dans des lettres, mais le testament où il l’a affirmé, devant quatre témoins heureusement, a disparu du tiroir de son secrétaire le lendemain même de son décès.
Monsieur Brémond s’y réfère pourtant. Et le témoignage de Monsieur Brémond, fait devant le Tribunal de Vevey, n’est pas une fantaisie (nous en tenons le texte authentique à votre disposition). Il doit seulement, à la demande du pseudo-Naundorff, ne pas donner certains détails, gardés pour son procès.
La cachette des Tuileries faite par Louis XVI ne pouvait pas être retrouvée, puisque, dès 1792, Brémond en avait retiré la cassette qu’il conserva pieusement et remit en toute connaissance de cause à Naundorff en 1836. Brémond s’était informé auprès de Monsieur Albouÿs de la présence du naevus maternus – dont il connaissait l’existence chez l’enfant – sur la cuisse de Naundorff et l’avait ensuite reçu à Samsale en Suisse où il demeurait et avait pu compléter son identification. Le preuve que cette cassette de Louis XVI existait bien et qu’elle fut remise à Louis XVII est le changement radical de sa vie et de celle de sa famille, qui, enfin peuvent vivre non seulement normalement, mais avec aisance. Trouver comme argument que Brémond était fou est tout de même un peu léger.
Naundorff n’a pas été condamné pour faux monnayage: mais à une peine extraordinaire pour avoir menti sur ses origines et celui qui l’avait accusé s’est pendu après le verdict.
L’identification avec Karl Werg : Ne parlons pas des laborieux généalogie et curriculum vitae reconstitués de Karl Werg pour aboutir à l’identifier à Naundorff. L’âge: Werg aurait eu 68 ans en 1845 alors que Louis XVII en avait 60, la taille: minimum 176 cm que Werg devait avoir comme grenadier, alors que le squelette de Louis XVII à Delft mesure 168 cm, prouvent sans aller plus loin que c’est une impossibilité. Il y a longtemps que cette légende a été abandonnée même par les anti-naundorffistes.
Et c’est bien cela qui les dérange : il n’a jamais été possible de trouver à Naundorff une autre identité que celle à laquelle il prétend.
L’ADN : Quant aux examens ADN, bien que les examens scientifiques divergent pour plusieurs résultats entre le laboratoire de Nantes et celui de Louvain, en Belgique, c’est l’authenticité des deux fragments d’os réputés provenir de l’exhumation de 1950 de Louis XVII à Delft que nous contestons. Ils sont restés 46 ans dans un bocal non scellé et ont souvent été montrés comme curiosités par les médecins de l’hôpital où ils étaient conservés (que de manipulations !), aux dires de ce Monsieur Pétrie, farouche anti-naundorffiste qui les y a retrouvés ! Les laboratoires eux-mêmes manifestent leur doute à ce sujet ! Donc, rien n’est prouvé.
En conclusion, nous ne pouvons que constater la mauvaise foi de nos contradicteurs, seule solution leur restant, car ils ne sont jamais parvenus à démontrer honnêtement que Naundorff n’était pas Louis XVII, puisqu’ils éliminent systématiquement justement tout ce qui concoure à cette identité.
Institut LOUIS XVII
d'Artagnan
28 mars 2011 @ 13:54
Louis XVII et Le « Dossier Rouge »
Il existe au Ministère des Affaires Etrangères, un « Dossier Rouge » contenant des documents de première importance sur l’identité Naundorff-Louis XVII.
Robert Ambelain écrit, dans son livre : Crimes et secrets d’Etat, (Robert Laffont, Paris, 1980), pages 142-143 :
« Le Dossier Rouge des Affaires étrangères rendit naundorffiste Clemenceau, Aristide Briand et Pierre Laval.
M. Augustin Chaboseau, qui fut grand-maître d’un des divers ordres martinistes et tenait de ce courant initiatique la tradition de la Survivance de Louis XVII, fut le secrétaire de Clemenceau avant la 1ère guerre mondiale.
M. Chaboseau avait pris connaissance, comme secrétaire de Georges Clemenceau en 1906, du célèbre dossier. Il nous confirma en 1942 l’extrême intérêt des pièces le constituant. Ayant par la suite initié Aristide Briand au 3ème degré du Martinisme traditionnel, il lui conseilla la lecture du « dossier rouge », et c’est ainsi que Briand devint naundorffiste. Quant à Pierre Laval, ce fut Briand qui lui révéla l’existence du célèbre dossier, comme une arme de 1ère force pour briser, en cas de danger sérieux, toute tentative de renversement de la République au profit de la Maison d’Orléans. »
Voici des extraits d’un article de M. Alain Decaux, paru dans l’hebdomadaire Quatre et Trois du 1er août 1946 :
Le Dossier Rouge existe. Nous possédons à cet égard trois témoignages qui concordent parfaitement entre eux :
1° Jules Favre qui, fut ministre des Affaires Etrangères et aussi avocat de Naundorff, dit à M. Naquet, député, qui en a témoigné par écrit le 18 mai 1887 :
« Ma conviction se fonde sur des pièces diplomatiques que j’ai vues lorsque je suis passé aux Affaires Etrangères et dont il ne m’est pas possible de me servir… »
2° M. Girard de Rialle, ministre plénipotentiaire de France qui en parla à M. Foreau, rédacteur au Petit Journal, qui en a témoigné quand celui-ci lui confia qu’il s’occupait de la question Louis XVII au point de vue historique :
« – De quel Louis XVII ? demanda M. de Rialle.
– De Naundorff, parbleu.
– Eh bien, vous avez raison.
– Je le sais bien, que j’ai raison.
Vous le savez bien. Mais pas si bien que moi, reprit M. de Rialle. J’en ai vu toutes les preuves dans un dossier des Affaires Etrangères. »
3° La marquise d’Horschel, lors de son premier passage à la Présidence du Conseil, vint prier Clemenceau de lui dire si, oui ou non, existait un dossier secret de la question Louis XVII, et dans le premier cas, de bien vouloir le lui communiquer. Clemenceau demanda quelques jours et à la Marquise, revenue le voir, fit cette réponse :
« Le dossier est ici, dans mon cabinet, mais il n’en sortira pas, car il y a là un secret d’Etat. Pourtant, je vous promets que la vérité sera dévoilée. »
Clemenceau est mort sans avoir satisfait la curiosité de la Marquise. M. Bidault va-t-il non seulement satisfaire la notre, mais aussi, mais surtout accomplir un geste qui peut avoir pour la France une importance extrême. Nous l’espérons.
A cet article, il y eut une réponse… du chef de cabinet de M. Bidault, qui annonçait au journal Quatre et Trois qu’il ordonnait des recherches immédiates et qu’il en suivrait le cours pour qu’elles soient menées à bien.[146]
En 1948, une lettre de Monsieur Georges Bidault, alors ministre des Affaires étrangères, adressée au conservateur du Donjon de Vincennes, M. Hurtret, déclarait que ce dossier avait été égaré pendant l’Occupation.[147] Et depuis, le dossier demeure introuvable, qu’il ait été réellement égaré, ou qu’il demeure délibérément occulté sous un prétexte fallacieux Il n’en reste pas moins que cette dernière lettre prouve qu’il a bien existé. C’est ce dossier fantôme que l’on a appelé le dossier rouge, et ensuite le dossier vert.
Voici maintenant trois articles, parus dans Flos Florum :
« Au cours d’un séjour fait en Belgique au mois de juillet 1948, nous eûmes l’occasion de rencontrer dans le Hainaut, à une réunion de famille, un jeune cousin français qui se trouvait en villégiature. Nous le savions sorti de l’Ecole des Chartes et occupant la situation d’archiviste au Ministère des Affaires Etrangères à Paris. Quelle belle aubaine que de parler du « dossier rouge » à ce jeune parent bien que rencontré pour la première fois, mais dont nous avions connu la famille.
A notre question : Connaissez-vous le « Dossier Rouge » ? Quelle ne fut pas notre agréable surprise de l’entendre nous répondre tout de go : le « Dossier Rouge » ? Mais c’est dans notre service, et nous l’avons manié tout récemment, et dernièrement encore, notre Chef nous a dit : « Il vous faudra ne pas oublier d’ouvrir ce fameux dossier ».
Puis, comme nous demandions quelques précisions, elles nous furent données tout aussitôt :
« Le Dossier Rouge consiste en un coffret de 40 à 50 centimètres, recouvert de velours cramoisi et scellé de 12 cachets de plomb aux armes Pontificales. Il fut envoyé du Vatican au Ministère des Affaires Etrangères, vers 1850, pour être ouvert seulement 100 ans plus tard. »
Nous trouvons la preuve de ce que nous avançons dans la lettre que nous écrivait, le 15 mars 1948, du 159 avenue de Suffren, Monsieur Sylvain Bonmariage (Comte B. de Cergy d’Erville) et dont nous citions le passage suivant :
« Monsieur Clemenceau, Président du Conseil, dont je fus le collaborateur, reçut en 1906 la visite de la Duchesse d’Uzès, qui était son amie et de la Comtesse de Martimprey.
Elles le supplièrent de lire ce dossier et d’en divulguer le contenu. Il le lut, et se retrancha derrière un secret d’Etat.
Lors du Traité de Versailles, il se fit apporter l’anneau de Naundorff, honoraire symbolique de ce dernier à Jules Favre, extrait du Dossier Rouge. Il scella de ce chaton le Traité. Pourquoi ? Parce que c’est de même que Jules Favre signa le Traité de Francfort… »
Hitler croyait à la thèse…
Les dossiers secrets (cf. le chapitre sur le Dossier Rouge) furent certainement examinés par Adolf Hitler lui-même pendant la dernière guerre. Ayant essuyé un refus de la part du prince Bonaparte quant à restaurer un empire satellite en France, il se tourna vers le prince naundorffiste Louis-Jean-Henri-Charles, duc de Normandie, résidant alors aux Pays-Bas. Deux officiers de l’Etat-Major allemand vinrent lui proposer de lui confier la couronne après la guerre, et de restaurer en sa personne la monarchie en France.
Malheureusement, ayant une mauvaise vision des enjeux contre-révolutionnaires, le Prince refusa.
Un mois plus tard, rentrant un soir chez lui, il rencontra des voisins venus l’avertir que les SS l’attendaient en sa demeure pour l’arrêter. Alors membre de la Résistance hollandaise, le prince prit la fuite et devint un des héros de cette dernière.
Par contre, Adolf Hitler a stigmatisé en son journal quotidien, à la date du 3 septembre 1942, les offres de service du Comte de Paris. (Cf. Libres propos de Hitler, recueillis par Martin Bormann, Flammarion, collection temps présent, vol II, page 317.)[161]
Les descendants de Louis XVII-Naundorff possèdent dans leurs archives de famille ces documents de la reconnaissance par Hitler du prétendant naundorffiste.
Source Les Amis de Jésus/ le Grand Monarque
d'Artagnan
28 mars 2011 @ 14:13
« Ou est Coco ? »
Ce petit chien était un épagneul nain, genre « papillon », blanc et
roux taché de noir. Pas très beau mais d’une grande douceur. Il était né en 1792 et a
appartenu à Louis XVII qui s’y est attaché ; après sa disparition, le 8 juin 1795, il fut remis à
sa soeur Marie-Thérèse, dite « Madame Royale ». Le 18 Décembre 1795, Madame Royale est
partie en exil en direction de l’Autriche, ainsi que nous le savons ; Coco l’a suivie dans une
autre voiture où se trouvait également Gomin. En 1814, Coco était encore du voyage mais très
fatigué et vieilli : il est mort à l’âge de 22 ans et fut enterré par la Princesse de Béarn dans le
jardin de l’Hôtel Seigneulais, rue de Lille à Paris (Prince de Béarn et de Chalais -1931-1995-
descendant direct de la Gouvernante des Enfants du Roy et de la Reine ; Louis Hastier
« Nouvelles révélations sur Louis XVII » Fayard 1956 ; Fersen qui en parle dans son
Journal).
Source: Institut Louis XVII
d'Artagnan
29 mars 2011 @ 18:11
Les portes sacrées de la Tour du temple sont dans la Tour du Château de Vincennes.
Mais où sont passées les pierres de la tour du temple après que celle-ci a été démantelée ?
d'Artagnan
31 mars 2011 @ 22:23
Louis XVII et l’Aiglon ont-ils le même ADN mithochondrial ?
d'Artagnan
5 avril 2011 @ 19:27
Même si je ne suis pas Naundorfiste. Cela ne nous emêche pas de nous pose « quelques » questions que ce pose le document qui suit: http://naundorffisme.free.fr/Reponses.htm
et de lire principalement le document qui montre comment Naundorff a été traité par la justice:
http://naundorffisme.free.fr/La%20justice%20devant%20Louis%20XVII.pdf
Les injustices commises à l’égard de Naundorff
Il n’est pas sans intérêt de considérer l’attitude du Pouvoir tant en Prusse, qu’en France et en Angleterre, vis-à-vis de Naundorff, attitude toute d’hostilité pour ne pas dire plus. Car comment expliquer autrement, toutes ces pièces volées, tous ces actes arbitraires et illégaux, enfin ces dénis de justices à l’égard de Naundorff.
Voici une énumération, sèche, mais saisissante, de ces faits, tous prouvés par des documents authentiques :
1° Les pièces volées.
Si Louis XVII était réellement mort au Temple, il serait inadmissible que la plupart des documents concernant l’enfant royal aient été soustraits. Or :
– Impossible de trouver les originaux des déclarations de décès, procès-verbaux d’inhumation et acte de décès du prisonnier du Temple. Ils ont été cherchés en vain par Napoléon, par la Restauration, sous Louis-Philippe. Les Archives interrogées, déclarent ne rien savoir. Et l’un de ces actes, déposé aux Archives de la Police parisienne, y a disparu en 1870 ! Seul un historien, M. de Beauchesne, partisan farouche de la mort de Louis XVII au Temple, en 1853, aurait trouvé les originaux. Mais les fac-similés qu’il en donne, ne sont pas légalisés et les diverses copies qui existent de ces actes, sont, toutes, différentes entre elles !
– Personne n’a trouvé les procès-verbaux que le député Sevestre annonçait devoir être déposés aux Archives de la Convention, après le décès du 8 juin 1795, procès-verbaux relatant ce décès et annoncés par le Moniteur du 23 prairial an III (11 juin 1795).
– Ont disparus les deux lettres remises au Comité de Sûreté Générale le 28 octobre 1794 qui déclenchèrent la visite au Temple, en pleine nuit, de deux de ses membres, Reverchon et Goupilleau de Fontenay, ainsi que le rapport qu’ils lui firent de cette inspection.
– Où est le texte d’un décret lancé le 16 floréal an III (5 mai 1795) ordonnant l’arrestation du Dauphin évadé ? Décret vu par les conventionnels Courtois, Cambacérès, Chazal, etc…
– Le conventionnel Courtois avait en sa possession, parmi des papiers se référant à l’évasion du Temple, un manuscrit sur le rôle du Comte de Provence pendant la Révolution. Tous ses papiers lui furent pris lors de sa mort en 1816. Une partie seulement fut rendue à son fils, chez qui on perquisitionna, une fois encore, six ans après la mort du Conventionnel !
– Cambacérès, membre du Comité de Sûreté Générale, au courant de l’évasion, en a souvent témoigné. Fait duc par Napoléon, et archi-chancelier de l’Empire, il reçut dès 1818 des lettres de grâce de Louis XVIII qui le ménagea ostensiblement. Mais, dès sa mort, le 8 mars 1824, celui-ci fait séquestrer tous ses papiers.
– Les papiers du conventionnel Prieur de la Côte-d’Or, contenant, paraît-il, la preuve de l’évasion du Temple, étaient, en 1912, entre les mains de M. Arbelet, avocat à la Cour de Cassation de Dijon. Pourquoi, malgré de nombreuses demandes, ne sont-ils pas livrés au public ?
– Pourquoi la disparition totale du dossier du Petitval, ce banquier de Barras et Cambacérès, entre autres, qui avait été chargé par Malesherbes, sur l’ordre de Louis XVI, des intérêts du Dauphin ? Il fut assassiné le 21 avril 1796 avec 5 membres de sa famille, et jamais les assassins ne furent découverts !
– Le docteur Desault soigne l’enfant du Temple. Il fait un rapport sur l’état du malade. Le texte de sa déclaration est indiqué dans la table du Moniteur comme devant se trouver au n° 263 du Journal Officiel et ce n° 263 ne contient rien de tel !
– Barras, incontestablement l’un des principaux instigateurs de l’évasion de Louis XVII, fut exilé sous Napoléon. Et au retour de Louis XVIII, il revint s’installer tranquillement dans sa villa de Chaillot sans être inquiété, en particulier par la loi bannissant les régicides. Mais en janvier 1829, dès après sa mort, tous ses papiers ont été enlevés par les soins de la police… et demeurent introuvables !
– Pourquoi l’exemplaire déposé aux Archives Nationales de la Proclamation de Charrette de fin 1795, qui parle du Dauphin évadé, a-t-il subi une découpure faite aux ciseaux juste à ce passage ?
– Le gardien du Temple, Lasne, remet, le 9 germinal an IV (30 mars 1796) à Bénézech, ministre de l’intérieur du Directoire, le registre-journal du Temple (qui fut consulté par Madame de Tourzel fin 1795), contre reçu. Ce registre est aujourd’hui introuvable !
– Pourquoi M. de Hardenberg, ministre prussien, a-t-il gardé les quelques pièces que Naundorff avait remises au gouvernement prussien peu après son arrivée en Prusse ? Pourquoi ce refus de les rendre ?
– Naundorff se réfugia dans la ville de Spandau, de 1812 à 1822. Pourquoi les papiers du gouverneur de cette ville ont disparu ?
– Pourquoi les documents de Pezold, ami de Naundorff et syndic à Crossen, ont-ils été saisis par le gouvernement prussien, qui a gardé aussi une autobiographie de ce même Naundorff ?
– Pourquoi les récits de Naundorff faits à Brandebourg et à Crossen ont-ils disparu ?
– Pourquoi le dossier de Frotté a-t-il disparu des archives de l’Orne après 1812, Frotté qui a pris part active à l’évasion qu’il a payé de sa vie (il fut assassiné au cours d’un guet-apens en 1800).
– Un rapport de police du 21 mai 1817, aux Archives Nationales, fait allusion aux « pièces authentiques du dossier 43.184 » de la Sûreté Générale. Ce dossier a disparu !
– Au mois d’octobre 1817, le Ministère de la Justice transmettait au ministère de la Police Générale « vingt pièces relatives aux dépouilles mortelles de S. M. Louis XVII ». Pourquoi ces vingt pièces sont-elles maintenant introuvables ?
– La veuve Simon est interrogée par la police de la Restauration, le 16 novembre 1816. Le rapport, conservé aux Archives Nationales, renvoie à un « dossier Louis XVII ». Ce dernier a disparu !
– A disparu le manuscrit de Gomin.
– Ont disparu les correspondances de la famille royale que possédait le marquis de Guiry.
– Pourquoi les papiers de l’impératrice Joséphine ont-ils été saisis dès sa mort survenue le 29 mai 1814 ?
– Ont disparus les documents détenus par l’avocat Bourbon-Leblanc, avec, entre autres, un testament de Monsieur de Joly.
– Les papiers scellés de Louis XVIII ont été détruits sitôt après sa mort ? Pourquoi ?
– Pauline de Tourzel, devenue par la suite Comtesse de Béarn, a reconnu Louis XVII en Naundorff. Pourquoi sa correspondance a-t-elle disparu ?
– Ont disparus tous les papiers de Monsieur de Repentigny concernant son enquête sur Naundorff demandée par le duc de Berry.
– A disparu la note adressée au juge Schultz par Naundorff pour protester contre le fouet.
– Ont disparus les deux mémoires adressés par Pezold au roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, et toutes les archives de Pezold et Lauriscus à Crossen parmi lesquelles des documents appartenant au Prince qu’il leur avait confiés.
– M. de Joly, dernier ministre de la Justice sous Louis XVI, attestait dans son testament politique, qu’il avait reconnu en Naundorff le fils de son royal Maître. Pourquoi ce Testament politique a-t-il disparu à sa mort en 1837 ?
– En 1836, sur commission rogatoire, fut interrogé à Vevey (Suisse) M. Brémond, sous-secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur sous Louis XVI. Pourquoi cet interrogatoire a-t-il disparu des minutes de ce greffe ? Est-ce parce qu’il reconnaissait formellement l’identité Naundorff-Louis XVII ? Mgr Charles-Louis-Edmond de Bourbon possède une copie authentique officielle du procès-verbal de la déposition de Monsieur de Brémond reconstitué grâce à la copie adressée au Tribunal de la Seine.
– Ont disparu les archives des dossiers d’Entraigues et de Montgaillard.
– La Prusse avait envoyé des notes diplomatiques à la France. Ces notes ont été déposées aux Archives des Affaires Etrangères. Or, actuellement, elles ont toutes disparu !
– Le gouvernement français, avant d’expulser Naundorff, a enlevé, le 15 juin 1836, 202 pièces réunies par lui le jour où il aurait des juges. Une ordonnance de non-lieu ayant été rendue en janvier 1841, pourquoi le gouvernement français a-t-il gardé ces documents saisis illégalement ? Naundorff les réclama. Dans le dossier de police « Naundorff » aux Archives Nationales, se trouve sa réclamation, ainsi qu’un échange de correspondance – 26 lettres – entre trois ministères pour communication de certaines de ces pièces, dont aucune ne figure dans ce dossier. (Ce dossier de police atteste donc formellement de l’existence des documents pris à Naundorff, contrairement à ce que prétendent ses détracteurs). Ils ne lui furent jamais rendus, ni à lui, ni à sa famille, mais pourtant bon nombre d’hommes d’Etat les ont consultés au Quai d’Orsay ou à l’Hôtel Matignon : Jules Favre, Clemenceau, Boissy d’Anglas, Viviani, Aristide Briand, Paul-Boncour, Pierre Laval, etc.
– Sous tous les gouvernements, les livres en faveur de Richemont et des autres faux-dauphins, circulaient librement. Pourquoi les livres en faveur de Naundorff, en particulier ceux de Gruau de la Barre étaient-ils arrêtés à la frontière et saisis ?
– Pourquoi la disparition totale du dossier relatif à la mort (sinon l’assassinat) du vieux Duc de Bourbon, trouvé pendu à son espagnolette ? Lui qui possédait un « redoutable secret »…
– Pourquoi a-t-on refusé à Gruau de la Barre, ancien avocat sous Charles X et partisan de Naundorff, de lui communiquer les Actes Officiels de la Convention, du Directoire, du Consulat, de l’Empire et de la Restauration ?
– Lors du procès en 1873 en reconnaissance d’état civil, le gouvernement français, républicain, interdit l’introduction des photographies de la famille de Naundorff, dans lesquelles éclataient les ressemblances avec Louis XVI, Marie-Antoinette et autres membres de la famille royale. Pourquoi cette interdiction ?
– Pourquoi, au cours de ce même procès de reconnaissance d’état civil les juges ont-ils interdit tout témoignages et refusé toute enquête ? Etc.
– La « déclaration testamentaire » de la duchesse d’Angoulême qui devait être ouverte cent ans après sa mort, en 1951, déposée au Quai d’Orsay et au Vatican, et dont il n’y a soi-disant plus trace… Une lettre du 21 décembre 1992 des Archives Secrètes du Vatican spécifie « que les inventaires et les autres moyens de recherche à notre disposition n’indiquent pas de trace sur l’existence de documents regardant vos demandes (dossiers duchesse d’Angoulême, de Bourbon, Naundorff). Il faudrait donc prendre en main de nombreux volumes et dossiers pour voir s’il y a quelque allusion à ces questions »… (Sic)
– Le mémoire original du docteur Jeanroy qui a participé à l’autopsie du Temple avec les docteurs Pelletan, Dumangin et Lassus ; connaissant le Dauphin, il a donc constaté que le mort n’était pas Louis XVII, mais s’est tu, ne voulant pas subir le sort du docteur Desault et de ses assistants. Ce document qui, lui aussi, devait être ouvert cent ans après sa mort, fut lu et résumé par son petit-neveu le colonel Jeanroy : il affirmait que l’enfant autopsié ne portait pas les cicatrices d’inoculation, ni la cicatrice de la blessure légère à la lèvre supérieure qu’il avait recousue lui-même à la suite de la morsure d’un lapin blanc apprivoisé, ni le « naevus maternus à la cuisse, tache de vin de couleur rosée affectant vaguement la forme d’une colombe », par conséquent cet enfant n’était pas Louis XVII. Il affirmait aussi que la première substitution avait été faite par Chaumette et que les frères de Louis XVI étaient au courant, mais prétextaient de la calomnie selon laquelle le Dauphin était le fils adultérin de Fersen pour justifier leurs prétentions. Ce document fut détruit par fait de la guerre 1914-1918, après sa lecture par son neveu.
– A disparu le dossier de correspondance relatives à Louis XVII de Mgr de Saint-Marsault.
– Ont disparus les documents originaux recueillis par M. Suvigny vers 1850, ainsi que les documents réunis par le vicomte d’Aragonès d’Orcet et par M. le Normant des Varannes.
– Ont disparus les papiers de Botot vus par l’historien Dulaure.
– Ont disparus les papiers du docteur et ancien municipal Lorinet.
– Ont disparus les papiers laissés à Vienne par Madame Royale. Les papiers de sa main qu’elle a laissés à sa mort, détruits par son ordre express par le comte de Montbell, un de ses exécuteurs testamentaires. (Elle a interdit l’autopsie de son corps, qui aurait dû, comme celui de son frère, comporter un naevus maternus, mais à un autre endroit, connu du Dauphin).
– Ont disparus les archives de la famille Hohenzollern relatives à Louis XVII-Naundorff.
– Ont disparus les mémoires de Marie Leschot (1834-1919), petite-fille de Suzanne Catherine Leschot, née Himely (1755-1845), concernant les passages de Louis XVII en Suisse, dont se sont servis les écrivains Macquat et Naville et qui ont disparu depuis lors.
– Ont disparus les papiers du gardien du Temple Laurent devenu secrétaire aux Antilles de Victor Hugues, agent du gouvernement de la Guyane. Laurent remit des paquets scellés concernant les affaires de la révolution à la Cour d’Appel de Cayenne le 22 décembre 1802 (Il est mort en 1807).
– Ont disparus les mémoires et manuscrits de l’abbé Fustier, vicaire général de Tours, que le Prince avait chargé d’une mission à Paris, et qui d’ailleurs mourut en cours de route.
– Les archives Decazes au château de la Grave en Gironde, explorées par Ernest Daudet, puis par le préfet Langeron, contenaient près de 2000 lettres de Louis XVIII à Decazes et – écrit le duc de Castries – grâce à elles « ont éclaircirait bien des secrets dont peut-être celui de Louis XVII. »
– A disparu le rapport du docteur Milcent remis en novembre 1846 au curé Haumet qui concluait « qu’il me semblait démontré que les ossements étaient bien ceux de l’enfant détenu au Temple au moment de la visite du commissaire Harmand et dont l’autopsie avait été faite peu de temps après par les docteurs Dumangin, Pelletan, Lassus et Jeanroy et qui avait été enterré dans le cimetière Sainte-Marguerite. Mais qu’il était absolument impossible d’admettre que ce squelette fut celui d’un enfant de dix ans et quelques mois et qu’il ne pouvait appartenir qu’à un jeune garçon de 15 à 18 ans. » Le docteur Milcent refit ce rapport en 1854.
– En fin, a disparu le dossier de police secrète de Potsdam, constitué dès 1794 par Hardenberg, alimenté par Le Cop à partir de 1810, qui permit à la Prusse, en 1845, de donner au Roi Guillaume II des Pays-Bas la certitude de l’identité Naundorff-Louis XVII. Il fut vu par le chancelier Bismarck, le chancelier von Bülow, le fils du Kaiser, qui en témoignèrent : existe-t-il toujours et qui l’ouvrira enfin ?
2° Injustices à l’égard des témoins
Pour empêcher Naundorff de faire éclater aux yeux de tous la véracité de ses affirmations, ce n’était pas assez de détruire toutes les pièces de première importance. Non : il fallait inquiéter quiconque aurait l’intention de témoigner pour lui devant une Cour de Justice. On arriverait ainsi à la suppression des témoins.
Elle est bien longue la liste de ceux qui furent non seulement inquiétés, mais persécutés, quelques-uns mêmes supprimés, parce qu’ils se dévouèrent à une cause humainement perdue.
– Le 1er juin 1795, le docteur Desault meurt rapidement, trop rapidement, après avoir soigné l’enfant prisonnier au Temple. Quelques jours après lui, disparaissent, non moins mystérieusement, ses amis et collaborateurs, les docteurs Choppart et Doublet. Poison ?
– Pourquoi les 4 porteurs du cercueil de l’enfant mort au Temple le 8 juin 1795, au cimetière de Sainte-Marguerite, firent-ils, de l’aveu même de l’entrepreneur des Pompes Funèbres, leur employeur, une mort aussi funeste que les trois médecins ? Poison ?
– Le Comte Louis de Frotté, qui savait trop de choses et avait fait évader un enfant le 4 juin 1795 – qui n’était pas le Dauphin, mais le substitué Tardiff – est fusillé par ordre de Bonaparte qui le fait tomber dans un guet-apens (18 février 1800).
– Pichegru, dont le nom figure sur le cachet de l’évasion, est trouvé étranglé dans sa prison (6 avril 1804).
– Avant eux, Hoche était mort d’une maladie mystérieuse après avoir, dit l’Histoire, offert un grand dîner à des hommes de tous les partis qu’il prétendait et espérait réunir (19 septembre 1797). A-t-il été empoisonné à cause de l’existence de Louis XVII ?
– L’impératrice Joséphine mourut non moins promptement, le 29 mai 1814, après une entrevue avec le tsar Alexandre Ier, dont le médecin, sir James Wylie, dit au docteur de Carro qu’il était convaincu de son empoisonnement. Or Joséphine avait été un des rouages de l’évasion de Louis XVII…
– Après 1814, les indiscrets qui jasent trop au sujet de l’évasion du Temple sont poursuivis par la police : Caron qui avait soigné le Dauphin en prison, qui avait informé la Duchesse d’Angoulême de l’évasion de son frère, et recevait d’elle une pension substantielle, disparaît le 4 mai 1820. Jacques Boillaut, valet de pied du Roi, est renvoyé pour indiscrétion. L’abbé Souffrant qui avait osé écrire au Roi pour lui reprocher son usurpation, est recherché par les gendarmes en 1817. Et la police dénonce quantité de personnes qui croient à l’évasion et qui sont inquiétées.
– D’après le témoignage de Mme Delmas, nourrice du Duc de Berry, et celui de Henri Pezold, syndic de la ville de Crossen où vécut Naundorff de 1812 à 1822, le Duc de Berry avait écrit au mystérieux horloger prussien : « ou vous rentrerez dans vos droits, ou j’y perdrai la vie ». La police du duc Decazes le laissa poignarder par Louvel, le 13 février 1820. Un de ses amis, le Comte de Repenties, qui, sur son ordre, avait été visiter l’horloger, mourut : également assassiné !
– Bientôt, le malheureux Naundorff est emprisonné pour s’être dit « prince natif » et avoir laissé soupçonner qu’il appartient « à l’Auguste Maison des Bourbons » (1825-1828). Libéré, il réclame ses droits avec une vigueur accrue, aidé par le syndic Pezold. Celui-ci meurt empoisonné (mars 1832). Son successeur Lauriscus épousant la même cause, disparaît à son tour, empoisonné aussi, quelques semaines après !
– Le voyant Martin de Gallardon, ayant reconnu Louis XVII en Naundorff fut empoisonné puis étouffé, le 8 mai 1834.
– Pourquoi le Duc d’Enghien fut-il sauvagement assassiné (20-21 mars 1804) ? Erreur de personne ? Car Naundorff était aussi à Ettenheim ce même jour ! Faut-il rappeler le mot de Fouché : « c’est plus qu’un crime, c’est une faute » ?
– Pourquoi la famille du Petitval, ancien ambassadeur de France en Chine, mandataire privé de Louis XVI, chargé des intérêts du Dauphin par Malesherbes, sur l’ordre de Louis XVI, fut-il assassiné en 1796 avec 4 membres de sa famille et plusieurs serviteurs ? Rappelons que son « dossier » a disparu… et les assassins jamais retrouvés.
– Pourquoi l’assassinat de Fualdès, le 19 mars 1817, magistrat à Rodez. Est-ce parce qu’il avait été le confident de Duroc, lui-même confident de Joséphine et de Bonaparte ? Est-ce parce qu’il avait été au courant de l’évasion du Temple, et détenait des documents établissant de façon probante la survie de Louis XVII et son identité avec Naundorff ?
– Pourquoi Frédéric Leschot, ancien compagnon du Dauphin, fut-il assassiné le 10 mai 1835 par Roussel, qui tenta peu après d’assassiner Naundorff ?
– Pourquoi Geoffroy, archiviste des Deux-Sèvres, fut-il révoqué pour sa croyance à l’identité Naundorff-Louis XVII ?
Pourquoi ces injustices, ces morts violentes qui frappèrent les seuls partisans de Naundorff ?
Panthelias
13 avril 2011 @ 00:31
Bonsoir d’Artagnan ;)
Je viens de retrouver le fil de cette discussion que j’avais du, faute de temps, abandonner. Je n’ai d’ailleurs, pour la même raison, pas participé à celle sur la tête d’Henri IV où il y avait tant à dire !
Laissez moi le temps de prendre connaissance des posts venant après ma dernière intervention, et je vous répondrai si je le peux.
Bonne soirée à vous ;)
d'Artagnan
13 avril 2011 @ 23:50
Cher Panthelias,
Combien de personnes de l’âge de Louis XVII pourraient avoir le même ADN mythochondrial ?
L’Aiglon a-t-il le même ADN mythochondrial ?
Des enfants naturels ayant du sang Habsbourg et/ou Bourbons ne peuvent-ils avoir le même ADN mythochondrial ?
d'Artagnan
14 avril 2011 @ 00:21
– A la Prison du Temple on notait les demandes, sans nécessairement les exaucer, des membres de la famille royale. Le jour de son exécution Marie-Antoinette n’a pas demander à revoir son fils une dernière fois. C’est donc qu’il était parti.
– Marie-Thérèse dit au Temple qu’elle a vu partir tous les siens !!! …
En souvenir du départ de son frère on lui offrit l’unique médaillon-portrait représentant Louis XVII dessiné par Louis XVI qui n’avait pas oublié la morsure du lapin.
– Décembre 1795: tractations avec l’Autriche pour l’échange de prisonniers. Quels prisonniers? Louis XVII ?
– Pourquoi a-t-on cloîtré Louis XVII dans la chambre de Louis XVI au Temple, en le cachant au regard de tous?
– Qui était le petit enfant républicain chétif et malade, séquestré et abandonné dans la saleté et la solitude, que la République a fait passer pour Louis XVII ?
– « Il est des circonstances où il est sage de se taire. J’ai bien reconnu que l’enfant qui nous a été présenté n’était pas le Dauphin, mais je ne voulais pas être empoisonné comme Dessault. » DOCTEUR PELLETAN
d'Artagnan
5 mai 2011 @ 14:26
L’AFFAIRE LOUIS XVII EST UNE AFFAIRE …
AUX COEURS INNOMBRABLES ! ! !
A propos de l’enguête sur le Coeur de Louis XVII, il y a le Coeur dit Coeur Pelletan qui est le coeur de l’enfant républicain qui a remplacé Louis XVII.
Le coeur appelé à tord « coeur de Louis XVII » ramené par la Princesse Massimo est probablement un coeur ayant le même ADN mitochondrial que Marie Antoinnette comme il en existe quelques uns en Autriche et que certains scientifiques habiles nous présentent comme le coeur Pelletan qui lui ne peut en aucun cas avoir le même ADN mitochondrial puisqu’il est celui d’un petit enfant malade inconnu républicain qui a été substitué à Louis XVII et abandonné sans aucun soin (et donc assassiné par la République) à sa solitude et dans la pénombre, aux rats et aux insectes et à ses défécations dans l’horrible Cachot du Temple jusqu’à ce que mort s’en suive …
Et il y a le Coeur ramené du Château de Frohsdorff par la Princesse Massimo.
Le problème c’est qu’il y avaient deux coeurs à Frohsdorff.
Et le coeur ramené par la Princesse Massimo n’a rien a voir avec le coeur dérobé par le Docteur Pelletan qui s’est perdu dans les aléas des révolutions et soi-disant ramené à l’Archevêché.
Qu’est-ce qui nous permet de dire avec certitude que le Coeur ramené par la Princesse Massimo à Paris est bien un des deux Coeurs qui était à la Chapelle de Frohsdorff ??? …
Et où est donc passé le second ? …
En tout jusqu’à présent cela nous fait donc QUATRE coeurs !!!
Celui d’un Enfant Martyr Inconnu de la République qui a été perdu dans la nature …
Les deux coeurs de Louis XVII et de son frère aîné introuvables qui courrent toujours …
Et enfin le coeur d’un enfant qui a le même ADN que Marie Antoinette comme il y en a plusieurs en Autriche.
Le problème, c’est qu’en remontant le temps à partir de Marie Antoinette il y a beaucoup d’individus de la même lignée utérine ont le même adn mitochondrial.
Donc l’affaire Louis XVII ne s’agit pas d’une affaire à quatre coeurs MAIS UNE AFFAIRE DE NOMBREUX COEURS qui n’ont rien à voir avec les enfants à qui on nous a fait croire qu’ils appartenaient.
En résumé l’enfant du Temple a été substitué au Temple à Louis XVII. Et le Coeur enterré à Saint Denys a été substitué au coeur de Louis XVII.
Etant donné le nombre de coeurs dans cette histoire, l’enquête devient de plus en plus complexe et …
LE MYSTERE LOUIS XVII RESTE ENTIER !
d'Artagnan
5 mai 2011 @ 15:40
De plus si le Coeur enterré à Louis XVII appartient à un individu qui n’est pas Louis XVII mais qui est un individu issu de la même lignée utérine et qui a donc le même Adn mitochondrial.
N’étant pas un Roi ou un fils de Roi, il est normal qu’il n’ait pas été embaûmé. Et donc la théorie de Mr Delorme qui confond le coeur de ce membre de la famille de Marie Antoinette avec celui de Louis XVII et celui du l’enfant du Temple substitué à Louis XVII … tombe à l’eau !
Quant aux ossements de Naundorf retrouvés à Delft il s’agit très probablement d’os n’appartenant pas à Naundorf. Le corps retrouvé est un corps substitué à celui de Naundorf dans un caveau qui n’est gardé par personne !…
Mais alors où est le corps Naundorf ?
Et où est son coeur ? à Saint Denys ? …
d'Artagnan de France
16 juin 2011 @ 01:46
PROFANATIONS À SAINT-DENIS
Depuis l’analyse ADN du cœur dit « de Louis XVII » en l’an 2000, M. Delorme, journaliste à Point de Vue, ne cesse d’affirmer urbi et orbi qu’on ne saurait confondre ce viscère avec celui de l’aîné des enfants de Louis XVI, Louis Joseph, premier Dauphin, mort en 1789, et dont le cœur avait été déposé au Val de Grâce, puis retrouvé en 1817.
Sur son site Internet, il déclare :
« Il ne fait aucun doute que le cœur du premier Dauphin, comme tous ceux qui l’ont précédé au Val de Grâce, a été embaumé », c’est-à-dire, selon sa théorie, ouvert, vidé et bourré d’aromates…
Et pour faire bonne mesure, il déclare encore (je cite) : « les photographies ci-dessous (ndlr, parues sur la page 4 de son article sur Internet) mieux qu’un long discours, illustrent la différence d’aspect entre -par exemple- le cœur de Louis XIII -retrouvé intact à la Restauration et déposé depuis à Saint-Denis- et celui de Louis XVII qui, lui, n’a pas été embaumé, mais simplement conservé dans l’alcool ».
Le cœur de Louis XIII intact, VRAIMENT ? Voyons cela de plus près :
Nous avons eu l’extrême surprise d’apercevoir sur des photographies prises à Saint-Denis, une main profane détenir – avec quelles autorisations ? – le reliquaire de vermeil et de plomb contenant ce qui reste du cœur de Louis XIII. Le couvercle une fois enlevé, le viscère apparaît, enveloppé d’un sac en toile (et non de bandelettes !). On constate immédiatement qu’une bonne portion en a déjà été prélevée.
On peut voir alors -sans qu’elle soit munie de gants aseptisés- cette main écarter avec deux doigts le cœur apparemment déjà coupé en deux. La photo nous dévoile les restes arrachés et mutilés de cette pauvre relique. Ces déchets lamentables sont-ils vraiment l’œuvre d’un embaumeur professionnel ?
La véritable histoire des cœurs profanés
Je suis en mesure de démontrer qu’il n’en est rien. Voici l’histoire exacte du cœur de Louis XIII (A.N. 03/623) : un rapport datant de la Restauration révèle qu’un certain Louis François Petit-Radel, ancien architecte juré et expert du Roi avant la Révolution (décédé le 7 novembre 1818), s’empara lors de la profanation du Val de Grâce des boîtes renfermant les cœurs de plusieurs souverains ou personnages princiers, au nombre de treize. Il ouvrit ces boîtes et donna un cœur à un peintre qui l’accompagnait en lui disant : «Tiens, prends celui-ci, c’est le plus gros, c’est celui de Louis XIV ».
« Petit-Radel vendit les boîtes, mais conserva les plaques sur lesquelles étaient gravés les noms, plaques dispersées à la vente après décès rue Castex. Il conserva les reliquaires de vermeil et les médailles et vendit ou échangea les cœurs de plusieurs de nos rois contre des tableaux et de l’argent. Ce fut le sieur de Saint Martin, peintre en paysages, qui fit l’acquisition des cœurs de Louis XIII et de Louis XIV. Le peintre Drolling acheta les autres, parmi lesquels ceux de Marie-Thérèse, de la duchesse de Bourgogne, du Régent…
« Le cœur humain longtemps conservé, offre une substance très précieuse et très recherchée dans l’art de la peinture (sic). Il semble prouvé que le sieur Drolling a employé absolument tout ce qu’il tenait du sieur Radel.
Le sieur de Saint Martin paraît avoir longtemps conservé intacts les cœurs de Louis XIII et de Louis XIV ; cependant, il finit par se servir d’une fraction de celui de ce dernier Roi .»
Lors de la première rentrée du roi Louis XVIII, Saint Martin n’osa pas restituer ces objets, de crainte d’être soupçonné d’avoir pris une part trop active à la Révolution.
Après le second retour de Louis XVIII, un certain Philippe Henri Schunk demanda à Saint Martin de lui montrer les cœurs qu’il détenait. Saint Martin lui montra celui de Louis XIV et refusa de lui montrer celui de Louis XIII, prétendant qu’il ne savait pas ce qu’il était devenu (étant donné l’état dans lequel le peintre l’avait mis, on comprend pourquoi!).
Pressé par ledit Schunk, Saint Martin finit par rendre le cœur de Louis XIV (moins abîmé sans doute) le 3 mars 1819 au comte de Pradel, ministre de la Maison du Roi. Son Excellence lui donna une tabatière en or, mais pour autant, Saint Martin ne rendit pas le cœur de Louis XIII.
Schunk déclara :
« Depuis lors, j’insistai souvent auprès du sieur Saint Martin pour qu’il s’occupât de la recherche du cœur de Louis XIII ; mes instances furent vaines ».
Ce n’est qu’à l’article de la mort que le peintre fit prier Schunk de passer chez lui et qu’il lui remit le cœur de Louis XIII avec une médaille fixée sur la boîte. (déclaration de Schunk, faite à Paris, le 15 juin 1822).
Le peintre Drolling, décédé en 1817, et Petit-Radel en 1818, n’avaient plus rien à craindre du gouvernement de la Restauration. Par contre, de son vivant, Saint Martin se garda bien de remettre au comte de Pradel une relique affreusement abîmée et dont il ne restait que des lambeaux, arrachés sans précaution par le peintre. L’image photographique fournit la preuve accablante du traitement infligé au cœur de Louis XIII, traitement qui n’a rien à voir avec une quelconque méthode de conservation ; vidé, ce cœur, oui, mais pour fournir du matériel de peinture !
On n’a eu garde de s’attaquer au cœur de Louis XIV, qui aurait peut-être été plus difficile à ouvrir et à fouiller que celui de son infortuné prédécesseur.
La démonstration par l’image d’un embaumement des cœurs non seulement ne tient pas, mais pour toute personne ayant pris la peine de se pencher sur l’histoire des profanations révolutionnaires, elle aboutit exactement à la conclusion inverse.
Laure de La Chapelle
Madame Laure de La Chapelle étant la meilleure spécialiste de l’histoire des cœurs royaux, nous avons profité de sa nouvelle contribution pour lui demander de préciser certains points, ce qu’elle a bien voulu faire dans les deux § ci-dessous :
Je vais essayer d’être très claire sur une question que M. Delorme voudrait bien embrouiller.
Le terme d’embaumement s’applique aux corps que l’on vidait après leur mort, et que l’on remplissait d’étoupe, de divers produits et d’aromates (pour parfumer : ils n’ont aucune fonction de conservation). C’est une erreur d’appliquer le terme d’embaumement aux cœurs.
Les cœurs royaux étaient desséchés à l’alcool ou esprit de vin, puis enveloppés dans une sorte de sac, entourés de quelques aromates – pour désodoriser – et scellés dans une enveloppe en plomb.
En aucun cas, les cœurs n’étaient vidés à la petite cuillère ! M. Delorme essaye de nous le faire croire en nous montrant les malheureux restes du cœur de Louis XIII : or, si ce cœur a effectivement été vidé, c’est par le sieur Saint Martin pour en extraire de la mummie, additif de peinture à l’huile , et non par un apothicaire pour y mettre des aromates. Que resterait-il d’ailleurs d’un cœur complètement vidé, sinon son enveloppe en toile et quelques grumeaux ?
D’ailleurs, M. Delorme n’a eu garde de nous montrer le cœur de Louis XIV , qui, lui, a dû rester à peu près intact.
Mais comme il faut absolument que M. Delorme différencie le traitement du cœur de l’Enfant du Temple de celui du Premier Dauphin, (sans cela, on peut les confondre, ce qui n’a pas manqué d’arriver), il a hardiment pratiqué l’amalgame et mélangé en toute mauvaise foi le traitement de conservation des cœurs avec l’embaumement des corps (voir sur son site la facture d’embaumement du corps de Louis Joseph, qu’il a voulu faire passer à Radio Courtoisie pour une facture d’embaumement du cœur ! J’ai protesté à l’émission de décembre 2004, et depuis, il n’a plus remis, que je sache, l’affaire sur le tapis)
– Effectivement, les cœurs de Louis Joseph et « Louis Charles » présentent le même aspect pétrifié (voir les rapports médicaux de 1895 et de 1999)
– L’expression « à la cuiller » est humoristique ! Saint Martin a dû utiliser une pince et broyer le résultat au mortier. Mais je vous rappelle que les procédés de conservation sous Louis XIII (alcool utilisé, temps employé) devaient sans doute différer des procédés de la fin du 18ème siècle. Ils étaient sûrement moins performants, et de toute façon, la conservation dépendait étroitement de l’état des cœurs au moment de la mort.
– D’autre part, la dessication est certainement assurée à l’intérieur d’une boîte de plomb scellée et à l’abri de l’air, mieux que dans une urne plus ou moins bien fermée.
On ne peut guère aller plus loin dans les affirmations : l’état des cœurs, les différences de produits alcoolisés, et de méthode des apothicaires eux-mêmes, les progrès de la médecine conservatoire font que vous ne pourrez pas aboutir à une certitude absolue. Une chose est sûre : le procédé profanateur « Saint Martin » sur le cœur de Louis XIII n’a rien à voir avec un quelconque procédé d’embaumement.
Laure de La Chapelle
Pilayrou
8 juillet 2011 @ 18:51
A analyser par les gens impartiaux :
http://louisxvii.canalblog.com/