
Fin février, à l’occasion de la semaine de la mode à New York, la duchesse d’Anjou, née Maria Margarita de Vargas assistait au défilé des dernières créations de Carolina Herrera. La duchesse expliqua que les jumeaux qu’elle attend pour le mois de mai prochain naîtront soit à Miami, soit à New York.
Actuellement, le duc et la duchesse d’Anjou vivent entre le Vénézuela, Miami et l’Europe où ils passent de plus en plus de temps. Le couple a fêté Noël dans son appartement de Madrid en compagnie de la famille maternelle du duc d’Anjou. (Source : article du journal El Mundo – merci à Pourceaugnac et Frank – Photo d’archives : Efe)
palatine
14 mars 2010 @ 14:11
merci à Helene et Nicole pour leurs précisions. Je suis contente pour lui qu’il ait retrouvé l’usage de la parole .
Audouin
14 mars 2010 @ 15:38
Les messages 112 et 114 de Michaël appellent un certain nombre de rectifications et de mises au point.
I.La notion de nationalité est d’inspiration jacobine et n’a jamais été une règle de succession dans l’ancien droit. Pour être successible, il était nécessaire de ne pas être ETRANGER AU SANG de FRANCE. Ce qui n’a rien à voir avec une carte d’identité.
II.Premier prince du Sang ne signifie pas successeur immédiat du Roi. A la veille de la Révolution, Philippe d’Orléans était altesse sérénissime et premier prince du sang. Mais entre le trône et lui, il y avait les Fils et Petits-Fils de France et tous les princes issus de Philippe de France, duc d’Anjou, devenu roi d’Espagne.
III.On n’a pas attendu 1883 pour que se pose la question des droits de la branche d’Espagne. Dès le 16 septembre 1789, l’Assemblée constituante, au grand dam de la faction d’Orléans, réserve en effet les droits des Bourbons d’Espagne en faisant figurer à l’ article IX: « Il n’est en rien préjuger sur l’effet des renonciations dans la race actuellement régnante ».
IV. En 1792, quand Louis XVI décide d’élever une protestation solennelle contre tous les actes que les révolutionnaires lui ont fait endosser, il la fait remettre à Charles IV, roi d’Espagne qu’il désigne comme « chef de la seconde branche ». Il n’était pas alors question des Orléans…
V.Le citoyen EGALITE n’a pas renoncé formellement à ses droits au trône? Il a fait pire:
a)Le 15 septembre 1792,il accepte « avec une extrême reconnaissance » le nom d’Egalité que lui impose la Commune après qu’il l’eut instamment priée de lui en choisir un…L’arrêté de la Commune de Paris stipule que Louis-Philippe-Joseph « et sa postérité » auront désormais Egalité pour nom de famille. Arrêté jamais abrogé…Mais il est vrai que le Conseil général de la Commune avait outrepassé ses simples pouvoirs d’état civil en changeant le nom d’un citoyen, acte qui était du ressort de la loi.
b) Le 7 décembre 1792, Egalité écrit à la Commune qu’il renonce formellement « aux droits de membre de la dynastie régnante pour s’en tenir à ceux de citoyen français ».
VI. Le 17 novembre 1792, il fait parie de la majorité des 361 conventionnels qui votent la mort de Louis XVI avec « exécution immédiate ».Il confirmera son vote le lendemain…
VII. Le 10 février 1792, l’ex-duc d’Orléans met le comble à son ignominie en déclarant à la tribune des Jacobins: « Je ne suis pas le fils du défunt duc d’Orléans mais celui du cocher Lefranc, amant de ma mère. »
Commentaire à voix haute de Danton: « Ce misérable me donne mal au coeur. »
Audouin
Sophie2
14 mars 2010 @ 15:58
Il suffit de voir les protraits de son père pour voir que la ressemblance est flagrante entre lui et Phlippe « égalité ». Les Orléans ne sont pas responsables des crimes de leurs ancêtres.
palatine
14 mars 2010 @ 16:28
Sophie, j’ai été sidérée quand, dans une interview de ces dernieres annees, Diane de France epouse Wurtemberg raconte que quand sa famille est revenue de l’exil et qu ‘elle a été inscrite dans une école catholique huppée, de petites camarades de classe lui criaient « Orléans, assassin ! ».
Je savais qu’au 19e S. les descendants de Philippe-Egalié étaient mal vus et que cela avait rendu difficile un mariage de Louis-Philippe à un age normal pour un prince (il devait avoir dans les 35 ans qd il a épousé Marie-Amelie qui par chance voulait bien de lui) tout de meme, au 20e Siecle reprocher le vote infame de Philippe-Egalité à une très lointaine descendante, c’est fort de café.
Sophie2
14 mars 2010 @ 16:36
Les Orléans de la branche ainée ont du pendant longtemps épouser des descendantes de Louis-Phlippe car les monarchies européennes ne voulaient pas que leurs princesses épousent des Orléans. Le père de Louis-Philippe a déconsidéré la branche cadette de la maison de France.
palatine
14 mars 2010 @ 16:55
Sophie 2
Quel lourd héritage pour les descendants de cet etre méprisable qu’était Philippe-Egalité. Dommage que les enfants aient du payer la faute du père. Le célibat de la soeur de Louis-Philippe, Adelaide, s’explique par ce que vous dites. C’était une femme supérieure, tres intelligente, et elle était, en politique, la conseillere de son frère. Dommage qu’elle soit morte trop tot, elle aurait pu lui éviter de mauvaises décisions vers 1830.
Mais cette anecdote racontée par Diane de France, m’a fait faire des yeux ronds.
Actarus
14 mars 2010 @ 17:05
Audouin, vous êtes une mine d’or. Grâce à vous, j’apprends que le comte de Paris devrait avoir pour nom véritable Henri Lefranc-Egalité. ^^
Là tout de suite ça porte un coup fatal aux prétentions du prétendant… ;-)
Sophie2
14 mars 2010 @ 17:06
Adélaide est morte en 1847 avant la révolution de 1848.
Les Orléans dès qu’ils font une ereur sont plus mal jugés que les Bourbons par exemple et leur passé leur porte préjudice aux yeux des monarchistes qui leur préférent pour certains la branche ainée non dynaste.
Actarus
14 mars 2010 @ 17:18
@ Jul (commentaire 25) : vous croyez que ce sera « un gars, une fille » ? On va les appeler Chouchou et Loulou ! ;-)
Audouin
14 mars 2010 @ 17:21
Palatine (124 et 126)
Il n’y a pas de trait d’union entre Philippe et Egalité, puisqu’il s’agit d’un prénom et d’un nom…
Audouin
palatine
14 mars 2010 @ 17:29
sophie 2, oui, c est vrai, Adelaide est morte avant la fin de la monarchie de juillet en 1847 et c’est à ce moment là qu elle aurait été bien utile à son frère.
J ai confondu le debut avec la fin de la monarchie de juillet.
Mais d’après ce que vous dite, il semble le passé continue à porter préjudice aux Orleans et cela je l’ignorais.
palatine
14 mars 2010 @ 17:31
merci Audoin pour cette précision. En tout cas vous avez bien fait de rappeler l’épisode ignoble du cocher. Cela montre quel personnage était Philippe Egalité. Je ne savais trop comment placer ce nom révolutionnaire à coté du beau prénom de Philippe.
Michael
14 mars 2010 @ 18:16
Audoin, je dois dire que vous avez oublié certaines choses:
décret du 26 aout 1791, sanctionné par Louis XVI avec la constitution, les princes ne portent plus le nom d’origine féodale mais seulement leur prénom: exemple, le comte de Provence est appelé Louis-Stanislas-Xavier, prince français. Aprsè le 10 août, ils ne peuvent plus porter le titre de prince aussi Louis-Philippe-Joseph, ancien duc d’Orléans n’avait plus de nom. Comme le duc d’Orléans voulait poser sa candidature pour les élections de 1791 et ne savait pas sous quel nom se , le 15 septembre 1792, le grand conseil de la commune lui impose le nom d’Egalité.
Quand aux lois fondamentales, elles se sont constitués et finalisés tout au au lon de l’Histoire. Cher Audouin je vous invite à lire La Légitimité de Bruno de Chergé qui est un juriste…
d'Artagnan
14 mars 2010 @ 19:37
OYEZ OYEZ VASSAUX ET PEUPLE DE FRANCE
Les Rois ont la nationalité de leur Sang. Le Sang Sacré de tous les Bourbons est Français Urbi et Orbi. Penser autrement c’est être républicain.
L’héraldique est très claire et ne permet pas aux vassaux de porter les Armoiries de la Maison des Royale des Rois Bourbons du Royaume Millénaire Divin de France.
Marie JFB
14 mars 2010 @ 19:45
Je me marre ! En fait, chaque décision prise peut être rendue nulle par une autre ! On risque pas d’avancer ! ;)
jul
14 mars 2010 @ 20:04
Oh oui Audouin, je me rappelle aussi avoir lu que Louis XVI faisait confiance à Charles IV d’Espagne. Vous faites bien de le rappeler.
Je ne garantis rien Actarus lol
« Chouchou et Loulou », cela fera peut etre Charlotte et Louise, ou bien Charlotte et Louis ou éventuellement Charles et Louis ;)
Si le Duc d’Anjou continue à reprendre les prénoms familiaux comme il l’a fait pour Eugénie (choix plutôt cocasse vu que la reine son arrière grand-mère avait reçu ce prénom de sa marraine, l’impératrice Eugénie des Français, comme quoi il n’est pas sectaire lol), je m’attends à un Alphonse ou à un François s’il a un fils. Pour une fille, peut-être une Isabelle/Elisabeth… Qu’en pensez-vous?
JAusten
14 mars 2010 @ 20:17
Quel dommage d’Artagnan (134)! je pensais que cela aurait joliment décoré ma voiture : 1 sur chaque portière ou sur le capot avant, j’avais du mal à me décider mais si vous dîtes qu’on n’a pas le droit, alors voilà mon souci résolu.
Alix
14 mars 2010 @ 21:43
Monsieur d’Artagnan, je vous saurais gré de ne pas blasphèmer. Il y a un certain nombre de croyants chrétiens notamment catholiques romains et de croyants d’autres religions sur ce blog. Aussi élever à la divinité de simples êtres humains et clamer connaître la volonté divine est blasphématoire. Et pour les catholiques romains une hérésie (posiion vaticane).
emporio
14 mars 2010 @ 21:57
bon sang ne saurait mentir…!!
S’il faut cherché l’ainé des bourbons en ligne directe légitime, il suffit de regardé le beau-frére du Comte de Paris,l’Infant Carlos d’Espagne, mais lui modeste et grand seigneur préfére lorgné symboliquement vers la Sicile, un trone qui ne renaitra jamais.
Alors que toute prétendance de sa part c’est du lourd, vis a vis des ‘alphonsin » masculin, des deux côté des pyrénée.
Laurent D
14 mars 2010 @ 22:52
Pendant la période de la restauration sous Louis XVIII et Charles X lorsque le Duc d’Orléans, futur Louis-Philippe Roi des Français, entrait dans une pièce, on n’ouvrait qu’un porte pour bien lui signifier sa condition de cadet alors que pour son épouse Marie-Amélie, fille de Roi Ferdinand des Deux-Siciles, les deux portes étaients ouvertes pour bien signifier qu’elle était la fille d’un souverrain régnant avant d’être l’épouse d’un cadet.
Question de protocole… et un peu de rengaine certainement.
Audouin
14 mars 2010 @ 23:01
Michaël (133)
Il y a une chose que je n’oublie pas, c’est que le comte de Provence était déjà parti pour l’exil quand le décret que vous dites a été publié…Lui au moins, à l’inverse de LPJ d’Orléans, ne s’est pas abaissé à réclamer un autre nom que le sien aux révolutionnaires…Louis XVI, prisonnier de la Révolution a, certes, sanctionné ce décret? Mais vous savez bien qu’il n’était plus libre de ses actes depuis l’échec de Varennes! Comme je le disais dans mon message 122 il avait fait remettre à son cousin Charles IV, chef de la seconde branche de la Maison de Bourbon, une protestation solennelle contre tout ce qu’on lui avait fait endosser depuis cette date.
Les lois fondamentales du royaume sont restées ce qu’elles étaient au moment de la disparition de la Monarchie légitime en 1830.Il n’appartient à personne d’y mettre ce qu’elles ne contiennent pas. Tout ce qui y a été ajouté ultérieurement, notamment une pseudo règle de nationalité, pour tenter de justifier la soi-disant légitimité de la branche d’Orléans, abusivement autoproclamée « Maison de France » en 1883, est nul et non avenu.
Cher Michaël, je vous invite à lire « La Tradition monarchique » de Paul Watrin et la thèse soutenue par le prince Sixte de Bourbon-Parme sur le Traité d’Utrecht.
Audouin
Actarus
14 mars 2010 @ 23:16
Coucou Jul,
mellizos signifie que les enfants seront issus de deux oeufs différents, sinon Madame aurait dit « gemelos ».
Donc ils n’auront pas la même tête, mais cela peut être aussi bien 2 filles, 2 garçons, ou 1 fille et 1 garçon.
Quel suspense ! ^^
Pour un fils, je pense que le duc d’Anjou pourrait choisir de l’appeler François en hommage à son frère aîné. Ou Henri, puisque c’est l’année Henri IV.
François et Henri si ce sont deux garçons.
Pour une fille : Isabelle et Elisabeth, c’est la même chose. Marie comme la duchesse d’Anjou, peut-être. Ou Emmanuelle comme son aïeule.
Vivement la délivrance ! Espérance !!! ;-)
Michael
15 mars 2010 @ 08:11
moi je pense à Alfonso, francisco (comme le caudillo), Jaime, Gonsalvo, Carmen, Manuela, cristina
Michael
15 mars 2010 @ 08:21
Cher Audouin, je pense que dans l’histoire, il y a des faits et des interprétations (homélie du pretre d’hier). Pour moi les faits sont simples. Les Orléans ont toujours été placés dans la succession française après les Bourbon de France (cf protocole des cérémonies officielles comme les couronnements). Le Comte de chambord dans ces carnets n’a jamais reconnu les Bourbon d’Espagne comme ses successeurs (ils les apellent Bourbon d’Espagne) contrairement aux Orléans. En 1883, la majorité des monarchistes ont reconnu le comte de Paris Philippe VII ainsi que toutes les cours d’Europe. L’exil n’a concerné que les Orléans et les Bonaparte. Les Bourbon d’Espagne n’ont jamais fait de proclamation solennelle de prétendance mis à part le duc de Cadix ou son père le duc de Ségovie (qui avait d’ailleurs réclamé le trone d’Espagne un peu avant). Luis-Alfonso s’est toujours comporté en esagnol (prestation de serment à la couronne d’Espagne, choix de vivre en Espagne ou au Vénézuela, carton d’invitation de mariage en Espagnol ou n’était présent aucun représentant des monarchies européenne meme le Roi d’Espagne). Après on peut interpréter les choses comme on veut.
jul
15 mars 2010 @ 09:00
Ah je comprends mieux maintenant Actarus. J’avais compris la nuance entre mellizos et gemelos. Mais c’est vrai que de faux jumeaux peuvent être de même sexe. oh oui quel suspense :) mais j’aime bien ça. Vivement !
Comme vous, j’espère que si Madame porte un fils, ce serait magnifique de l’appeler François. A vrai dire, je m’interdisais d’imaginer qu’elle attende deux fils avant votre précision.
Ah non, pas Marie. C’est un beau prénom, mais indigeste quand il est mis à toutes les sauces. D’ailleurs, le Duc d’Anjou ne s’adresse-t-il pas plutôt à la Duchesse en l’appelant Margarita ?
Oui bien vu pour Emmanuelle. Après la belle-mère, la bru et la logique est suivie. Il ne manquera plus qu’une Carmen, qui est aussi un très joli prénom.
philippe
15 mars 2010 @ 11:37
Vous avez raison Actarus, François serait vraiment une très bonne idée, pour un des bébés… n’était-ce pas, d’ailleurs, le prénom de
leur illustre aïeul, un Général espagnol du siècle dernier ?
Bien à vous,
Phil.
Audouin
15 mars 2010 @ 12:36
Michaël (144)
On ne peut qu’être d’accord avec votre dernière phrase…C’est bien ce que vous faites et je ne vous le reproche pas: vous interprétez les choses et sollicitez les faits comme vous voulez…
Audouin
jul
15 mars 2010 @ 12:41
C’est vrai Michael que le prénom Cristina irait bien à une fille du Duc d’Anjou.
Vous faites bien de rappeler que le Duc d’Anjou et de Cadix était parrain de l’Infante du même prénom.
Je crois savoir que cette dernière et son mari ont gentillement répondu par écrit à l’invitation mais se sont fait rappeler à l’ordre. C’est la raison d’Etat qui veut ça, pas les coeurs.
Vous savez bien que l’attitude du roi d’Espagne est paradoxale. Il soutien son cousin l’Infant Carlos comme chef de la maison des Deux-Siciles.
Il y a une habitude humaine qui veut (pas toujours) que les familles fréquentent souvent plus leur famille maternelle que paternelle. Ce qui crée des liens pour toute la vie et c’est très bien. Les soeurs sont souvent plus proches et chaleureuses entre elles que des frères.
La Comtesse de Barcelone était la cousine germaine (du côté maternel) du Comte de Paris…
L’attitude du roi est naturelle, il ne faut pas le juger. On retrouve cette inclination dans de nombreuses familles.
Philippe, pensez positif et Français mdr ;) ! François comme le roi François Ier bien sûr mais surtout le Duc de Bourbon.
Padraig
15 mars 2010 @ 13:02
Philippe 146
Pour rester plus espagnol encore (pour ce général du siècle dernier, qui fait partie de la famille) Pourquoi pas : « Paulino ou Hermenegildo ou encore Teódulo… Il y a le choix après Francisco.
Michael
15 mars 2010 @ 18:57
Audouin, j’aimerais juste savoir ce vous pensez des faits que j’ai rapportés dans mon message 144.
Je pense que c’est très bien d’avoir une interprétation de juriste mais je trouve que c’est encore mieux quand on considère les faits historiqiues avérés et de nature officiels ( je pense qu’il faut considérer les échanges de courriers dit légitimistes à leur juste valeur, c’est à dire partisane et pas forcément cautionné par les personnes concernés et regarder avec réalisme les démarches du duc de Ségovie et duc de Cadix en ce qui concerne les débuts de leur prétention au trone de France, c’est fait un peu peur!) et de ne pas forcément soutenir qu’Alfonso XIII a prétendu au trône de France….