
Le colloque annuel de l’Institut de la Maison de Bourbon aura lieu ce samedi 27 novembre 2010 de 14h à 18h à l’amphithéâtre B14 (1er étage) de l’Institut catholique de Paris situé rue d’Assas, 21 dans le 6ème arrondissement à Paris. Le thème sera « Les dauphins à travers l’Histoire« .
Après l’ouverture du colloque par le prince de Bauffremont, président de l’Institut, le professeur Franck Bouscau de l’Université de Rennes interviendra sur le sujet « Du Dauphin du Viennois au Dauphin de France. » A 15 heures, le Professeur Bruno Nardeux, doctorant en Histoire médiévale de l’Université de Rouen prendra la parole sur le thème « Le duc de Normandie à l’école du pouvoir : le dauphin Charles, futur Charles V ».
Suivront les interventions de Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut sur « L’éducation des dauphins : Louis XIII du dauphin à l’enfant roi« , de Jean-Paul Clément, professeur à l’Institut catholique de Paris sur « Si Chateaubriand avait été le précepteur du duc de Bordeaux » et enfin par Philippe Pichot-Bravard, docteur en Droit sur le rôle et la situation du Dauphin. (merci à Pierre)
Pour plus de renseignements : Institut de la Maison de Bourbon – 81, avenue de la Bourdonnais – 7ème arrondissement – Paris – TEL : 01 45 50 20 70
néoclassique
15 décembre 2010 @ 09:38
A Padraig
votre intervention est très structurée et ne manque pas d’intérêt. Je vous en remercie. Toutefois, elle est invalidée par les faits.
Vous dites en effet qu’à la mort du comte de Chambord, les Orléans seraient devenus devenu ipso facto la maison de France. C’est là un point qui n’a jamais fait l’unanimité des royalistes puisque vous le savez certains, minoritaires il est vrai, ont rejoint les rangs de don Juan, comte de Montizon, chef inconstestable de la maison de Bourbon et donc de France pour eux, contestant une prééminence quelconque de la branche cadette d’Orléans. La scission des royalistes a été effective dès 1883.
Ensuite, s’agissant du tire de Dauphin, le comte de Paris, devenu pour vous chef de la maison de France en 1883 et donc roi de droit, n’a jamais décerné à son fils, le duc d’Orléans, le titre de Dauphin tant cela aurait paru déplacé. Il aura fallu attendre les prétentions ridicules de feu le comte de Paris pour qu’il soit le premier Orléans à s’affubler de ce titre à l’occasion de son mariage palermitain en 1931.
Par ailleurs, encore plus ridicule est le comportement de l’actuel comte de Paris qui s’est autorisé à décerner à son neveu Charles-Philippe d’Orléans, le titre de duc d’Anjou qui n’appartient depuis toujours qu’à la branche aînée, par ailleurs toujours survivante en Espagne et aujourd’hui déja porté par Luis-Alfonso, chef de la maison de Bourbon.
Enfin, si mon ton manque de convivialité concernant Charles, c’est parce que celui-ci s’est permis des propos TOTALEMENT MENSONGERS en affirmant de manière péremptoire que feu le duc de Parme aurait reconnu le comte de Paris, comme chef de la maison de France!!! C’est aussi faux qu’absurde et je tenais ici à la répeter fort et clair.
Ces différents points me semblent nécessaires à rappeler pour expliquer clairement le caractère très partagé entre légitimistes et orléanistes des monarchistes en France.
Bien à vous
Tonton Soupic
15 décembre 2010 @ 13:16
Charles (267)
Nous, vrais légitimistes, c’est-à-dire partisans de la seule vraie Maison de France, issue de Louis-Philippe de France, dit d’Orléans, sommes les garants de la vraie France, synthèse de la tradition monarchique et des acquis révolutionnaires. Nous croyons à une monarchie libérale, dans laquelle le roi règne mais ne gouverne pas car gouverner, c’est s’occuper des choses du peuple, qui, comme on le sait, est inculte, donc nous nous devons de nous en éloigner et laisser des gens du peuple s’en charger, pendant que nous, gens de qualité, vivons dans un univers différent, où aristocrates et banquiers tirent les ficelles, sous couvert de démocratie. C’est cette monarchie moderne que les princes d’Orléans ont toujours promue et qui fonctionne au mieux des intérêts de tous : l’argent aux riches et les impôts aux pauvres. Le monde est ainsi fait qu’il ne saurait être question, comme le désirait feu le comte de Chambord dans son idéalisme et sa quasi-folie, de protéger les humbles contre les puissants. Le sens de l’histoire est ainsi : les Bourbons d’Espagne et leurs partisans sont des pseudo-royalistes car ils veulent protéger le peuple. Quelle idée bizarre ! Si le peuple devait gouverner, il serait né roi !
Vive le roi Henri VII !
Vive son premier ministre (de fait) Nicolas Sarkozy !
Vive le Dauphin Jean !
Aramis
15 décembre 2010 @ 13:21
trés juste Padraig ce que vous dites : c’est qu’à à la mort du comte de Chambord, les notions d’héritiers des Orléans et des Bourbon français de la branche aînée se sont confondues;
D’autant plus juste qu’incontestable…
Audouin
15 décembre 2010 @ 16:43
Padraig (269)
C’est vrai que depuis 1883, les partisans de la branche cadette ne font que répéter la même chanson sans jamais répondre aux vraies questions, se bornant à procéder par affirmations qui ne souffrent aucune réplique: « Les d’Orléans ont succédé légitimement au Comte de Chambord. C’est forcément vrai puisque nous nous tuons à vous le dire! Point barre! Les principes, la loi, l’usage, les traditions? Ne nous ennuyez pas avec votre savant juridisme…Ce sont des fantasmes et des illusions hors de saison. On est en 2010, que diable! Passez votre chemin, il n’y a rien à voir. La discussion est close ».
Audouin
Padraig
15 décembre 2010 @ 20:27
Paul-Emmanuel 262
Vous oubliez tous les inorganisés soutiens de la Famille de France, ils sont certainement majoritaires et ont maintenant une structure d’accueil toute trouvée avec l’Association Gens de France et naguère l’Association de la Maison de France dont Stéphane Bern avait eu l’idée.
Mais si l’on doit citer une organisation plus politique et totalement séparée de l’Action Française, il y a la Nouvelle Action Royaliste (NAR) et ses diverses publications papier et Internet, véritable « laboratoire d’idées » pour le royalisme du XXIème siècle.
naucratis
15 décembre 2010 @ 22:15
Merci Audouin 271 pour ce juste résumé des affirmations péremptoires dont usent et abusent les orléanistes en guise d’argumentation (le message d’Aramis 270 l’atteste hélas).
Il n’empêche, les faits sont têtus et les tous les Orléans de la Terre restent des cadets de Monseigneur le duc d’Anjou, aîné des Capétiens.
Michael
16 décembre 2010 @ 11:28
Audoin, ce ne sont pas les partisans qui répètent sans arrêts que les Orléans viennent dans la succession après les Bourbons français, mais L’histoire qui parle. Qui étaient les Prince de Sang de Louis XIV au comte de Chambord? Qui a toujours servi la France sans la renier et uniquement la France depuis 1883 et bien avant? Qui a été exilé de 1886 à 1950? Ce dont les français ont besoin, c’est d’un Prince Français, garant de l’indépendance de leur pays et de leur liberté.
Aramis
16 décembre 2010 @ 21:44
Naucratis, cadets oui, mais le roi qui règne en Espagne n’est il pas après tout lui aussi un cadet de ce bon Louis /Luis ? et pourtant il regne …Nous frémissons tous délicieusement au souvenir de nos rois ! Quel dommage que ces querelles divisent ceux qui voudraient sinon le retblissement de la monarchie mais au moins la perpétuation de cette flamme royale qui fait que la seule expression « mon roi » illumine notre coeur et le remplit de joie !
néoclassique
16 décembre 2010 @ 21:59
Réponse à Michaël
il n’y a pas de Bourbons français et de Bourbons étrangers, il n’ y a que des Bourbons, tous capétiens.
Il y a des Bourbons en France, en Espagne, en Sicile et à Parme et tous dynastes selon la loi de succession ancestrale à savoir UNIQUEMENT PAR ORDRE DE PRIMOGENITURE DANS LA DESCENDANCE MASCULINE, règle qu’aucun traité, aucune abdication, aucune considération politique ne peut invalider. C’est à dire que viennent d’abord les Bourbons issus du sang de Louis XIV, Bourbon-Anjou, Bourbon-Siciles, Bourbon-Parme et enfin à l’heure place de branche cadette, les Bourbon-Orléans.
Car telle est l’immuable loi de succession dans la maison capétienne depuis son origine
néoclassique
16 décembre 2010 @ 22:05
a Michaël 258
si vous voulez avoir des citations plus convaincantes sur les prétentions des Bourbon-Orléans à la succession du comte de Chambord, évitez de les prendre à la source du Marquis de Flers, inféodé notoire aux Orléans et dont le livre n’est qu’une plate hagiographie sans aucune consitance historique sur le comte de Paris
R-N
16 décembre 2010 @ 22:27
Michael (277) Justement, où le bât blesse, est qu’on ne peut faire confiance aux Orléans pour atteindre cet objectif.
Derrière les commentaires de certains, se trouve en réalité une intention politique directe dont le Prétendant ne serait que le prétexte ou une figure moins habituelle. Mais l’orientation globale choisie par les Orléans depuis longtemps (exception faite de l’ancien Comte de Paris) est la même exactement que celle du Système. Je ne le détaillerai pas, car on sombrerait dans l’évocation politique.
Les français n’ont pas besoin que ceux qui ont soutenu toute leur vie le système parlent en leur nom ! Pas besoin d’un prince Français ! Pas besoin d’un prince ! Besoin de renouveler les choses, et seulement ensuite, de trouver le bon prince. Le Prince, qu’il soit d’Orléans ou d’ailleurs, n’est pas par lui-même l’opération magique de l’amélioration des choses !
Que les nationalistes cessent d’infiltrer le royalisme !
padraig
17 décembre 2010 @ 00:37
néoclassique 271
Un « détail » quand même : c’est Jean III, duc de Guise devenu le prétendant à la Couronne de France en 1926 qui a attribué le titre de Dauphin à son fils Henri, comte de Paris.
Philippe VIII d’Orléans, duc d’Orléans, son prédécesseur, mort en 1926, n’avait pas de descendance directe et n’a donc pu décerner ce titre de Dauphin…
néoclassique
17 décembre 2010 @ 13:13
a Padraig
1. C’est feu l’ambitieux comte de Paris lui même qui a demandé avec insistance à son père de relever ce titre de Dauphin à l’occasion de son mariage.Ce qu’aucun Orléans n’avait jamais osé faire avant lui!
2. Votre « Philippe VIII », fils du comte de Paris n’a jamais eu d’enfant (merci je le savais!). Mais fils du premier comte de Paris, ce dernier ne l’a jamais, ô grand jamais, qualifié de dauphin. Lui au moins avait n’avait pas le sens du ridicule!
cecil
17 décembre 2010 @ 18:20
Marie du Béarn (231), Marie-Christine (254),
Je crois que la grande majorité des antagonistes Orléans/Bourbons qui s’affrontent sur N&R sont de sexe masculin, cependant, les pseudos ne sont pas transparents quant à la véritable nature de celui (ou celle) qui l’a choisi. Qui sait si Charles, ou Sauternes ne sont pas des femmes…!
Par ailleurs, plutôt que les rois et reines, il me semble que les grandes filles croient surtout au princes charmants, et les petites, ne jurent que par les princesses. Du temps de « L’école des fans », Jacques Martin avait demandé à une gamine ce qu’elle voulait faire quand elle serait grande. La réponse a été: « princesse », là ou les autres auraient dit coiffeuse ou maîtresse.
Audouin
17 décembre 2010 @ 21:12
Michaël(258)
Il serait bon, une fois pour toutes, de tordre le cou à ce bobard largement répandu par les orléanistes, selon lequel le Comte de Chambord aurait reconnu le Comte de Paris comme son héritier lors de l’entrevue historique du 5 août 1873 à Frohsdorf. Après bien d’autres, vous attribuez au chef de la Maison de Bourbon cette phrase tirée de l’ouvrage du Marquis de Flers, écrit à la gloire de l’arrière-petit-fils d’Egalité : « Croyez, mon cousin, que je trouve tout naturel que vous conserviez les opinions politiques dans lesquelles vous avez été élevé; l’héritier peut avoir ses idées comme le roi peut avoir les siennes. »
Il se trouve que cette phrase improbable, qui tient une place de choix dans Chanson de Geste orléaniste n’a JAMAIS été prononcée par le Prince. Elle a été forgée après coup pour les besoins de la cause de la branche cadette en 1888, année de parution du livre du marquis de Flers, soit cinq ans après la mort du Comte de Chambord.
On sait exactement ce qui s’est passé et ce qui s’est dit le 5 août 1873 à Frohsdorf grâce aux notes échangées entre les deux princes et au procès-verbal très précis que le Comte Henry de Vanssay a dressé de la rencontre, de l’arrivée du Comte de Paris à 9 heures à son départ après déjeuner à 11 heures 30.
Cette rencontre au cours de laquelle le petit-fils de Louis-Philippe était venu faire sa soumission à son Roi avait été minutieusement préparée. Le Comte de Chambord avait précisé par écrit les termes dans lesquels son cousin devait se présenter à lui. « Monsieur le Comte de Chambord demande que Monsieur le Comte de Paris, en l’abordant, déclare qu’il ne vient pas seulement saluer le chef de la Maison de Bourbon, mais bien reconnaître le principe dont M. le Comte de Chambord est le représentant, avec l’intention de REPRENDRE SA PLACE DANS LA FAMILLE. » Au jour dit, Louis-Philippe-Albert d’Orléans qui était venu seul fut reçu dans le salon rouge de Frohsdorf par le chef de la Maison de Bourbon en présence de trois personnes seulement: le comte Henry de Vanssay qui était allé le chercher à la gare, le comte Adhéaume de Chevigné et le comte René de Monti de Rezé, gentilshommes du Service d’honneur. Le Marquis de Flers n’était évidemment pas présent.
Le Comte de Paris prononça le texte convenu sauf… le dernier membre de phrase, car il avait bien compris qu’accepter de reprendre « sa place dans la famille », comme le demandait son chef, c’était se ranger derrière le prince Don Juan de Bourbon, ses deux fils, son petit-fils Don Jaime, futur duc d’Anjou alors âgé de trois ans, et tous les Bourbons issus de Philippe de France, duc d’Anjou, devenu Philippe V, roi d’Espagne…
Tout ce que le prince d’Orléans consentit à dire, c’est de donner l’assurance au Comte de Chambord qu’il ne rencontrerait « aucun compétiteur dans sa famille ». Phrase pas très appropriée en une telle circonstance. Elle figure dans la note qu’il avait fait remettre au comte de Chambord par le truchement du comte de Vanssay. Après ces échanges très formels, le Prince emmena son cousin dans ses appartements privés où ils bavardèrent SANS TEMOIN pendant une demi-heure. Rien n’a jamais filtré de leur conversation. Quand ils redescendirent, les personnes présentes entendirent le Comte de Chambord dire à haute voix : « Vous avez fait une bonne action, mon cousin. Dieu vous en tiendra compte. »
Dans ses Carnets, cette entrevue capitale occupe …cinq lignes!
Le comte de Chambord avait cependant tout lieu d’être satisfait: les d’Orléans s’inclinaient devant la Légitimité et rentraient dans le rang. Il est vrai que leurs partisans s’ingénieront depuis lors à présenter la rencontre du 5 août 1873 comme la reconnaissance des « droits » de L.P.A d’Orléans, n’hésitant pas faire dire au Comte de Chambord des paroles qu’il n’a jamais prononcées…
Audouin
jean-marie
18 décembre 2010 @ 10:12
néoclassique.280
Pour la succession du comte de Chambord,des légitimistes intimes du prince ont eux aussi comme la grande majorité des royalistes Français soutenu que l’héritier était Philippe d’Orléans comte de Paris et non pas l’Espagnol Juan de Borbon comte de Montizon.
Il suffit de lire les carnets du comte de Chambord pour se rendre compte qu’ils avaient la confiance du Prince.
En voici quelques uns:
Comte de Blacas,baron de Raincourt,comte de Monti de Rézé,comte Ad.de Chevigné,comte de Damas d’Hautefort et il y en a beaucoup d’autres.
Voyez vous il n’y a pas que le marquis de Flers qui soutenait le comte de Paris comme successeur et héritier du trône de France.
francois
19 décembre 2010 @ 05:22
Charles (245) affirme que les legitimistes sont partisans d’un systeme hors d’age a la Louis XIV. De quel droit cette caricature, cette diffamation, cette outrecuidance? Encore une preuve que ce partisan de la branche « fausse monnaie » se contente d’affirmations repetitives, d’incantations magiques qui doivent etre acceptees pour des arguments a toute epreuves. Je suis legitimiste et democrate et meme si j’etais sectateur du facteur Besancenot rien ne pourrait m’empecher de continuer d’etre legitimiste.
Feu le « comte de Paris », le duc d’Orleans de l’epoque de Vichy ne s’est pas gene pour aller grenouiller a Alger du temps du meurtre de l’amiral Darlan. Ce n’est que grace a un concours de circonstances heureux pour son destin et surtout a l’opposition des Anglais que le futur Louis-Philippe n’a pas reussi a porter les armes contre l’armee francaise en Espagne du temps de Napoleon malgre ses efforts pour faire retourner le Marechal Junot contre Napoleon. Louis Philippe d’Orleans se retrouva dans Cadix assiege par l’armee francaise occupe entre autres a rediger une rapport, d’ailleurs remarquable, concernant la defense de Cadix et de l’ile de Leon contre l’armee francaise. Il etait arrive a Cadix le 28 Juillet 1808 sur un vaisseau anglais, le Thunderer. Pensionne par l’ennemi de la France,le gouvernement anglais, c’etait l’epoque ou il ecrivait a sa future belle-mere Marie-Caroline de Naples soeur de Marie-Antoinette « … Jamais je ne porterai de couronne tant que les droits de ma naissance et l’ordre de succession ne m’y appelleront. Jamais je ne me souillerai en m’appropriant ce qui appartient legitimement a un autre. Je me croirais avili, degrade… » Quelque annees plus tard ce sera un fait accompli! Il passera l’epoque de la Restauration a reconstituer son immense fortune ne se genant pas pour toucher dix sept millions sur le milliard des emigres. L’ignominie de la branche « fausse monnaie » au sympathique profil liberal si habilement publie dans la presse people, ne se limite pas aux exploits de Philippe Egalite.
Legitimiste, oui. Partisan d’un retour au regime de louis XIV, non, malgre les calomnies de Charles. Ni aux carrosses ni aux bougies. Mais je prefererais voter pour Besancenot que sacrifier aux faux dieux Orleans-Egalite.
naucratis
19 décembre 2010 @ 12:19
A François 286, je crois que ce billet d’humeur et d’indignation résume tout à fait l’opinion de nombreux légitimistes. C’est en tous cas vrai pour la mienne.
Charles n’est pas quelqu’un de méchant, je le crois même sincère mais il faut bien avouer que s’il est très exigeant envers les autres, il l’est bien peu envers lui-même.
Les orléanistes ont du mal à admettre que le principe monarchique renaissant n’est pas en faveur de la branche cadette…
Michael
19 décembre 2010 @ 17:35
Audoin, qui vous dit que Robert de Flers avait faux? Il n’a jamais dit qu’il était présent. Peut-être lui a -t-on rapporté.
Par ce qui est vérifiable, c’est que le comte de Chambord n’a jamais démenti les aricles de journaux ou les discours parlementaires qui parlaient du comte de Paris comme étant son héritier.
Ce qui est vérifiable aussi est qu’il n’a jamais considéré les espagnols comme ses héritiers.
Tout simplement parceque la question ne se posait pas. Et que les Orléans ont toujours été considérés officiellement comme les successeurs immédiats des Bourbons français au trône de France (les Bourbons espagnols étant exclus à jamais).
On pourra toujours inventé n’importe quoi, légitimité, la vraie, celle qui est regardé par tout le monde est celle d’un prince français, qui travaille pour la France et ca sans discontinuité dans l’Histoire. Les grands qui ont élu Hugues Capet en 987 l’avaient bien compris et ce pacte national a été renouvelé à tous les sacres ou les prestations de serment à une constitution.
Ainsi, il est important de suivre celui qui a toujours servi son pays.
néoclassique
19 décembre 2010 @ 18:11
A Jean-Marie 286
1.je n’ai jamais prétendu que tous les proches du comte de Chambord avaient soutenu les droits de la branche espagnole incarnée par don Juan. Bien au contraire, j’ai toujours dit qu’ils nétaient qu’une minorité autour de Josph du Bourg et d’Andigné.
2. le comte de Chambord n’a jamais ni reconnu officiellement et encore moins « adoubé »,ni de près ni de loin, pas plus en 1873 qu’à sa mort en 1883, le comte de Paris comme étant son héritier.C’est là un fait historique. Il n’avait d’ailleurs pas à la faire, la loi de succession dans la maison capétienne désignant comme héritier, de manière immémoriale, l’aîné de la branche aînée.
Audouin
20 décembre 2010 @ 10:42
Michaël (289)
1) Sur le premier point, vous avez sans doute raison: Le marquis de Flers a rapporté, non ce qu’il n’avait pas pu recueillir de la bouche même du Comte de Chambord, et pour cause, mais ce que lui a dicté son maître, LPA d’Orléans, comte d Paris…en 1888!
2)Le Comte de Chambord n’a jamais démenti non plus ceux qui défendaient la légitimité des « Espagnols ». Ses intimes, ceux qui vivaient à Frohsdorf, le RP Joseph Bole, son confesseur, l’abbé Amédée Curé, Alfred Huet du Pavillon, Joseph du Bourg, le comte Maurice d’Andigné étaient bien placés pour connaître la pensée profonde du Prince qui, selon eux, n’était pas celle que lui prêtait la faction orléaniste.
Ils ont témoigné que jamais le Comte de Chambord n’accepta de se prononcer sur le sujet de la Succession. Il se bornait, à chaque fois qu’on l’interrogeait de répondre que c’est la Loi du Royaume qui désigne le Successeur:
« Le droit de succession monarchique en France, d’après la loi salique, se règle selon l’ordre de primogéniture. Je n’ai personnellement rien d’autre à dire dans cette question qui se résout d’elle même ».
C’est tout naturellement cet ordre de préséances que le Prince demanda que l’on respectât le jour de ses obsèques en 1883. Le Comte de Paris, qui dix ans plus tôt, avait reconnu la Légitimité du Comte de Chambord tout en refusant de « reprendre sa place dans la Famille », comme le lui avait demandé par écrit le chef de la Maison de Bourbon, refusa le rang que lui assignait l’application même de l’ordre de primogéniture rappelé par le Prince.
3) Un grand merci à Néoclassique (290) pour sa mise au point marquée au coin du bon sens.
Audouin
francois
20 décembre 2010 @ 14:53
A ceux qui pretendent que les prises de position et declarations de Philippe Egalite etaient sans incidences sur ses descendants je pose la question: pourquoi le duc de Chartres (futur Louis Philippe) etait-il connu sous le nom de General Egalite dans l’etat-major de Dumouriez?
Aramis
21 décembre 2010 @ 05:20
François, fut ce sous le titre de Général Egalité, vous rappelez l’une des manifestations du courage physique des Orléans (attesté déjà grandement en la personne de Monsieur, frère de Louis XIV, qui savait se comporter glorieusement au combat) et de leur lien charnel, jamais démenti, avec le peuple et le pays de France. Merci pour ce rappel historique… auquel vous n’attachiez peut être pas cette portée, mais il n’empêche que le fait est là !
On est certes ensuite revenu à des dénominations et titulatures plus traditionnelles, mais à temps troublé il faut savoir s’adapter !
zyck
21 décembre 2010 @ 13:35
Je constate que les orléanistes font toujours la même erreur en considérant le prince Jean comme leur « dauphin »… Vous devriez dire « régent du dauphin » ! L’ainé du comte de Paris est en effet François d’Orléans et non jean d’Orléans.
le prince Jean m’est extrêmement sympathique ainsi que sa femme, néanmoins ils sont bourbon-orléans, et non bourbon-ainé…
Oui mais il y a eu des renonciations ? Cela n’a aucune importance car dans les lois fondamentales du royaume de France, seul la primogéniture mâle compte, et ceux SANS préjuger des renonciations d’aucune sorte. Donc même si le traité d’Utrecht aurait encore une validité quelconque (ce qui est illusoire, mais …), ces renonciations n’empêche pas les bourbons d’espagne de succéder au trone de France.
L
zyck
21 décembre 2010 @ 14:24
Extraits issus de la Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes Joseph Louis Gabriel Michaud, publié entre 1811 et 1828 :
En 1789, « lors de la délibération sur la successibilité à la couronne, on éleva, assez dubitativement, il est vrai, la question de savoir à qui appartiendrait le trône,
dans le cas d’extinction de la branche des Bourbons régnante en France. Un député voulait que l’on décidât si la branche des Bourbons régnante en Espagne, et qui
descendait directement de Louis XIV, pourrait régner en France, au préjudice des Bourbons français, dont les droits ne seraient que collatéraux. Le duc de Mortemart
soutint que les renonciations faites par le traité d’Utrecht n’empâchaient point le souverain d’Espagne de régner en France, mais seulement de réunir les deux
couronnes. Sillery prit vivement le parti du duc d’Orléans, que cette affaire touchait de plus près, et produisit contre l’option du duc de Mortemart une renonciation
formelle du Roi d’Espagne, et les lettres patentes de 1713. D’Espréménil dit que si jamais la question se présentait, ce ne serait pas les droits acquis par les traités,
qui la résoudraient, mais ceux du canon. L’assemblée ne décida rien, elle déclara seulement qu’elle n’entendait rien préjuger sur l’effet des renonciations. »
Intéressant, non ?
francois
21 décembre 2010 @ 17:54
Aramis, (je fais appel a mon droit de reponse)
Mettez-vous au chapitre du « lien charnel jamais dementi (des Orleans) avec le peuple et le pays de France » le galop du duc de Chartres, general Egalite, (futur roi des Francais Louis-Philippe) derriere le deserteur Dumouriez pour se refugier chez les Autrichiens ennemis des armees francaises? …le fait est la!
Aramis
21 décembre 2010 @ 23:12
François excusez l’orthographe pour cause d’iphone. Votre argument mérite réflexion. Je regarderai ça de plus près. Disons qu’ils se sont bien rattrapes depuis…!!!! Mais vous devez avoir la aussi des exemples Contraires !!! Je suis enchante de ces contoverses ….!!
francois
22 décembre 2010 @ 09:05
Aramis, VOUS parliez de lien JAMAIS dementi. Se rattraper par la suite est une autre chose a quoi il n’est pas interdit de rendre hommage.
Je trouve aussi dans ces controverses une gymnastique qui me permet d’enrichir et etayer mes positions.
La dialectique est interessante quand elle ne se limite pas, comme chez beaucoup de participants a des affirmations repetitives et non justifiees du genre « Vive Untel! », « Untel est guatemalteque! »(oups, je crois que je me suis trompe de pays), « Allahou akbar! », etc, etc. Ne vous mettez pas en peril a regarder de trop pres la galopade du general Egalite, les balles sifflaient tirees par les soldats francais qui avaient compris que quelque chose de pas catholique se passait. Je fais de mon mieux avec des moyens limites car je suis a l’autre bout du monde, loin de mes documentations. Bon courage.
Sigismond
23 décembre 2010 @ 01:03
Mimich le Belge (239)
Merci pour l’aide technique ;-)
Aramis
23 décembre 2010 @ 12:37
Si si François, je m’en vais des que possible étudier mieux la vie de Louis Philippe ! Vous avez attise ma curiosité ! Je ne pense pas que cela puisse changer quoi que ce soit dans laxgrande querelle, mais toute occasion d’accroitre ses connaissances est bonne !