
Le colloque annuel de l’Institut de la Maison de Bourbon aura lieu ce samedi 27 novembre 2010 de 14h à 18h à l’amphithéâtre B14 (1er étage) de l’Institut catholique de Paris situé rue d’Assas, 21 dans le 6ème arrondissement à Paris. Le thème sera « Les dauphins à travers l’Histoire« .
Après l’ouverture du colloque par le prince de Bauffremont, président de l’Institut, le professeur Franck Bouscau de l’Université de Rennes interviendra sur le sujet « Du Dauphin du Viennois au Dauphin de France. » A 15 heures, le Professeur Bruno Nardeux, doctorant en Histoire médiévale de l’Université de Rouen prendra la parole sur le thème « Le duc de Normandie à l’école du pouvoir : le dauphin Charles, futur Charles V ».
Suivront les interventions de Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut sur « L’éducation des dauphins : Louis XIII du dauphin à l’enfant roi« , de Jean-Paul Clément, professeur à l’Institut catholique de Paris sur « Si Chateaubriand avait été le précepteur du duc de Bordeaux » et enfin par Philippe Pichot-Bravard, docteur en Droit sur le rôle et la situation du Dauphin. (merci à Pierre)
Pour plus de renseignements : Institut de la Maison de Bourbon – 81, avenue de la Bourdonnais – 7ème arrondissement – Paris – TEL : 01 45 50 20 70
Audouin
4 décembre 2010 @ 13:24
d’Artagnan (147)
Lambel, d’Artagnan, lambel, non « lambale »…
Audouin
Sigismond
4 décembre 2010 @ 13:46
La fédération des associations Présence du Souvenir Bourbonien a mis en ligne sa très attendue Lettre n° 55 (magnifiquement illustrée avec les armes de nos deux petits princes), relatant le baptême du duc de Bourgogne et du duc de Berry, le 6 septembre à Rome, en présence de Madame la duchesse d’Anjou douairière, duchesse de Ségovie :
http://psbenlyonnais.free.fr/Lettre55.html
d'Artagnan
4 décembre 2010 @ 14:25
J’ai entendu que les Orléans sont descendants directs du Roi Louis XIV. Est-ce qu’un historien peut confirmer et expliquer comment ?
Emporio
4 décembre 2010 @ 15:45
d’Artagnan(151)
Don luis-alfonso ne l’est il pas, LOL
alors les Orléans peuvent aussi le prétendre au même titre que don luis-alfonso de bourbon, les deux branches le sont par les femmes.
Mifpo
4 décembre 2010 @ 16:13
S’ils descendent directement de Louis III par les mâles, les Orléans descendent également directement de Louis XIV par Mademoiselle de Blois, une bâtarde légitimée.
Mifpo
4 décembre 2010 @ 16:17
S’ils descendent directement de Louis XIII par les mâles, les Orléans descendent également directement de Louis XIV par Mademoiselle de Blois, une bâtarde légitimée.
d'Artagnan
4 décembre 2010 @ 16:58
151
Euréka . . . par Mme de Montespan !
palatine
4 décembre 2010 @ 16:58
d’Artagnan, par la main gauche, Louis-Philippe descend directement de Louis XIV. Et puisqu’on parle de main, rappelez-vous la gifle que donna mon homonyme à son fils quand elle apprit le mariage de celui-ci avec la fille adulterine du roi. La princesse Palatine trouva qu’on lui avait forcé… la main.
Louis XIV et surtout la Maintenon (admirez le nom tout à fait adéquat ) conclurent ce mariage épineux de main de maître. Et pendant ce temps la Palatine qui fulminait de rage n’y allait pas de main morte dans sa correspondance (vieille guenipe, vieille ripopée, etc). Elle savait que son ennemie avait travaillé en sous-main pour bien marier sa protégée, et Louis XIV lui avait prêté main-forte pour faire aboutir ses projets. Philippe, duc de Chartres, dut demander la main d’une jeune fille dont il n’était pas amoureux car il n’avait pas les mains libres. Et le duc d’Orleans dans tout cela ? Il s’en lava les mains parce que son frère le roi, omnipotent, l’avait bien en mains.
Le mariage fut plutot fécond, mais la princesse Palatine trouvait sa belle-fille incroyablement paresseuse, couchée toute la journée à ne rien faire, car elle avait sans doute un poil dans la main.
d'Artagnan
4 décembre 2010 @ 17:17
Quand nos souverains de France pourront-ils enfin porter Leurs joyaux ?
ML
4 décembre 2010 @ 18:25
Pour d’Artagnan
Les Orléans descendent de Louis XIV par Françoise-Marie de Bourbon (Melle de Blois),fille légitimée de Mme de Montespan,épouse de Philippe II d’Orléans ,fils du frère de Louis XIV et de la princesse Palatine .
jul
4 décembre 2010 @ 18:58
Un grand merci Sigismond
Soyez béni pour ce magnifique lien.
Michael
4 décembre 2010 @ 20:17
Louis XIV a eut:
Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, qui a eut:
Jean de Bourbon, duc de Penthièvre, qui a eut:
Marie-Adélaide de Bourbon-Penthièvre qui a épousé Philippe, duc d’Orléans, parents de Louis-Philippe I.
Sinon, Prince Jean de France descend directement de Charles X par sa mère.
R-N
5 décembre 2010 @ 00:06
d’Artagnan (151) Oui, les Orléans sont bien des descendants de Louis XIV plusieurs fois, mais bien sûr par les princesses leurs ancêtres.
Aux autres commentaires je répondrai dès que possible.
R-N
5 décembre 2010 @ 00:17
Padraig (144) Pour vous répondre très brièvement, je dirai que ceux que l’ont voit, ne serait-ce que sur ce site, sont tels que je les décris. De même que des conseillers du Prince. Nous en avons déjà parlé ici avec vous, l’actuel secrétaire a remplacé un représentant assez connu dans un certain microcosme très marqué.
Je crois que l’on veut donner peut-être une image de variété, c’est légitime mais je n’y crois pas beaucoup. Dans tout milieu, se retrouvent des gens d’horizon différent. Cela n’empêche pas l’orientation officielle choisie, et dans le cas dont nous parlons, elle est proche et trop proche par la pensée et la sympathie, comme il ressort dans les discours par exemple, de l’actuel système au sens large.
d'Artagnan
5 décembre 2010 @ 10:28
les Orléans descendent de Mme de Montespan. Ce sont les Bourbons-Montespan.
Philippe Delorme
5 décembre 2010 @ 11:51
d’Artagnan (151). D’abord que signifie cette notion de « descendants directs » ? On est descendant de quelqu’un ou pas. Comment pourrait-on avoir un ancêtre « indirect » ? Cela étant, pour répondre à votre question, l’actuel comte de Paris descend de multiples manières de Louis XIV. D’abord par trois des enfants légitimés qu’il eut avec la marquise de Montespan :
Françoise Marie de Bourbon, la seconde Mademoiselle de Blois (1677-1749), épouse du futur régent Philippe d’Orléans
Louis Alexandre de Bourbon (1678-1737), comte de Toulouse
Louise Françoise de Bourbon, Mademoiselle de Nantes (1673-1743).
D’autre part, rappelez-vous que Louis-Philippe Ier avait épousé Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, descendante elle aussi du Roi-Soleil.
Depuis lors, les diverses alliances nouées par les d’Orléans avec les grandes familles du Gotha, ont accentué cette endogamie.
Quant au prince Jean, il descend également de Charles X par sa grand-mère maternelle, l’archiducesse Rose d’Autriche-Toscane.
Cordialement
PHD
Sigismond
5 décembre 2010 @ 12:59
Monseigneur le duc d’Anjou (photo en haut à gauche) a participé le 7 novembre au marathon de New York, ainsi que son cousin S.A.R. Mgr le prince Alphonse de Bourbon (qu’on ne voit pas sur ces photos), neveu du duc de Séville et donc 8e héritier présomptif du duc d’Anjou :
http://img337.imageshack.us/img337/9403/explorare.jpg
Ils ont mis respectivement 3h23 et 3h30 pour courir les 42 km de l’épreuve. Bravo à nos deux princes !
Pour mieux connaître le prince Alphonse, le voici sur ces deux photos au mariage de sa sœur en 2008 :
http://www.periodistadigital.com/
imagenes/
2010/02/15/
alfonso-eugeniasilva-a-hola.jpg
http://quemedices.diezminutos.es/var/qmd
/storage/images/noticias_famosos/alfonso
_de_borbon_se_divierte_en_alta_mar/alfonso
14/440142-1-esl-ES/alfonso14_galeria_portrait.jpg
Et ici en 2010, à un autre mariage :
http://www.lavozlibre.com/images/get/mas/
1/4632/268-402/N/galerias/beltran-gomez-acebo
-hijo-de-dona-pilar-de-borbon.jpg
padraig
5 décembre 2010 @ 13:09
d’Artagnan 147
Il est normal que Louis-Philippe 1er porte les armes de France avec le lambel, puisqu’à l’époque la Famille de Bourbon Orléans, était cadette et ceci jusqu’à la mort d’Henri V.
Il est normal que la Famille de France porte à présent les armes de France plaines, puisque le dernier Bourbon de France s’est éteint sans postérité.
C’est aussi pour cette même raison qu’après leur fusion à la mort du comte de Chambord, il n’y a plus en France de division entre « légitimistes » et « orléanistes », ce ne sont plus que des références historiques aujourd’hui.
palatine
5 décembre 2010 @ 13:13
d’Artagna, je vous ai répondu personnellement mais mon post se trouve en 156.
d'Artagnan
5 décembre 2010 @ 13:51
Je crois que c’est parce qu’à l’époque il n’y avait pas internet et Régine . . . qui nous permet à tous d’exprimer nos différences et nos points de convergence.
d'Artagnan
5 décembre 2010 @ 14:58
Quand on analyse l’arbre généalogique des Orléans,
J’ai bien l’impression que c’est toutes ces histoires de bâtards qu’on appelle pieusement les légitimés, à la demande des Maîtresses des Rois, qui ont amené la Révolution !
Le Protocole à Versailles, selon que l’on était légitime ou légitimé, vous obligeait à rentrer avec un ou deux huissier, et à porter en main le bonnet à des hauteurs différentes . . .
Bonjour les frustrations et plus tard la Révolution pour les enfants et petits-enfants de Roi !
Thierry
5 décembre 2010 @ 17:56
Attention cher d’Artagnan, de ne pas vous laisser emporter par votre tempérament fougueux: attribuer aux bâtards, fussent-ils royaux, la cause de la Révolution Française, me semble on ne peut plus hasardeux. Vous faîtes bien de parler de votre « impression » car cela ne tiendrait pas à la moindre analyse sérieuse.
Quant au Protocole de la Cour de France, dont vous riez sous cape, méfiez vous de ne pas commettre un anachronisme, en le considérant à trois ou quatre siècles de distance: ce qui peut sembler à nos contemporains alambiqué voire ridicule, recélait alors toute sa subtilité et cette codification n’avait rien de grotesque, comme vous semblez étrangement le penser mais était toute d’intelligence et de haute civilisation. Un grand savant comme le professeur François Bluche, pourrait nous en dire beaucoup à ce sujet.
R-N
6 décembre 2010 @ 00:04
Padraig (168) Pour le port des armes, oui, car les Orléans estiment succéder. Selon le point de vue dynastique de chacun, on peut voir les choses autrement, mais cette attitude est logique.
Mais dire qu’il n’y a plus de division entre Légimistes (ceux d’avant la mort du Comte de Chambord bien sûr) et partisans du Comte de Paris (le mot « orléaniste » utilisé trop facilement par l’autre camp n’étant bien sûr pas adapté) est à mon avis sommaire et bien inexact.
D’abord, on ne peut peut pas tenir pour nulle la séparation faite autour d’un nombre minoritaire mais cependant existant et résolu.
Ensuite on se heurte à un phénomène de l’ordre de l’échec : même l’acception de la personne du Comte de Paris par la plupart des Légitimistes n’a pas su redresser la tendance. Logiquement, la réunion aurait dû faire basculer à nouveau le rapport de forces, malgré l’exil de 1886, puisque c’est cette division en deux camps d’influence égale qui avait empêché une restauration. Or il n’en a rien été.
Autrement dit, la force du nombre, qui déjà est bien différente de la légitimité tout court, ne règle pas tout, même du point de vue pragmatique qui se veut celui de la dynamique Orléans.
R-N
6 décembre 2010 @ 00:24
Une précision pour Philippe Delorme (166) La notion de descendant direct existe en généalogie pour désigner ceux qui descendent de l’ancêtre lui-même, alors que les descendants indirects peuvent provenir d’un frère ou d’une soeur par exemple. C’est aussi ce que retient le langage commun.
Dans la jargon dynastique la notion de descendance directe s’emploie pour ceux qui succèdent par filiation directe. Je suis d’accord que ça ne facilite pas toujours la compréhension.
Philippe Delorme
6 décembre 2010 @ 09:48
R-N (174). En tant qu’ancien directeur de la rédaction de Généalogie Magazine, et pratiquant ce « noble art » depuis plus de 30 ans, je puis vous dire que cette notion de « descendant indirect » est tout à fait farfelue. En quoi descendez-vous de votre oncle ou de votre tante ? C’est tout simplement un abus de langage, et le terme de « descendant direct » un pléonasme.
Cordialement
PHD
d'Artagnan
6 décembre 2010 @ 11:21
175 Mr Delorme
Vous avez tout à fait raison. C’est très endogamique. Pour dénouer cet imbroglio d’alliances rien de tel qu’un bon tableau généalogique pour bien comprendre vos propos:
http://jean-francois.campion.perso.neuf.fr/LPhilip.htm
(Endogamique: obligation d’un membre d’une communauté de se marier avec un membre de la communauté.
En général, les populations ayant une forte variation génétique ne soufrent pas de la dépression endogamique, qui est souvent le résultat d’un goulot d’étranglement génétique.
Autrement dit quelques alliances exogamiques cela permet de renouveler le sang bleu.
d'Artagnan
7 décembre 2010 @ 00:05
Thierry 172
Les bâtards de la superbe marquise (de Montespan), d’abord cachés eux aussi, étaient confiés à la veuve Scarron, plus tard marquise de Maintenon. En 1673, Louis XIV, bravant le Parlement et l’opinion, fit légitimer à leur tour ceux qui avaient survécu. Louis-Auguste, né infirme (il boitait), avait grâce à Mlle de Maintenon qui ne l’oublia jamais et l’aida à faire son éclatante fortune. Titré duc du Maine, il reçut très tôt un commandement où il aurait dû se couvrir de gloire. Ce fut hélas ! le contraire qui se produisit et Louis XIV donna libre cours à l’une de ses rares colères de son règne que Mlle de Maintenon apaisa.
Son « mignon » fit un grand mariage en épousant Bénédicte de Bourbon, fille du prince de Condé. Elle était si petite qu’on l’appelait une « naine du sang », ce qui ne l’empêchait pas d’avoir une personnalité aussi originale que despotique. Pour échapper à l’ennui de Versailles, elle réussit à faire croire qu’elle avait l’esprit dérangé. Cela lui permit d’avoir à Sceaux sa propre cour où elle donnait des fêtes retentissantes et se livrait à mille extravagances. Elle protégea aussi Voltaire.
Le rôle du duc du Maine devint considérable quand la mort eut emporté toute la descendance légitime de Louis XIV à l’exception d’un enfant de cinq ans qui devait être Louis XV. La régence revenait normalement au duc d’Orléans, neveu du roi, mais Louis XIV ne lui pardonnait ni ses débauches, ni son athéisme. Mlle de Maintenon qui le haïssait obtint du vieillard que les légitimés fussent déclarés aptes à succéder et, chose encore plus grave encore, que, pendant la régence, l’essentiel du pouvoir revînt au duc du Maine.
Sitôt le roi (Louis XIV) mort, Orléans fit casser son testament par le Parlement auquel il dut, en retour, rendre les prérogatives politiques qu’il avait perdues après la fronde. Ce fut le malheur de la monarchie car les parlementaires purent ainsi s’opposer à toutes les tentatives de réforme, sous Louis XV et sous Louis XVI, qui auraient pu éviter la Révolution.
Sigismond
7 décembre 2010 @ 08:32
Je suis bien d’accord avec Philippe Delorme (n° 175) : c’est un abus de langage de parler de descendants indirects pour désigner des arrière-neveux ou de simples cousins. Ce sont des collatéraux.
En revanche, parler de descendants directs n’est pas un pléonasme : on entend par descendants directs les descendants agnatiques (filiation ne passant que par des générations masculines). Et les descendants indirects sont les descendants cognatiques (filiation passant par une ou plusieurs générations féminines) : le duc d’Anjou est un descendant direct de Louis XIV, les Orléans n’en sont que des descendants indirects.
Philippe Delorme
7 décembre 2010 @ 13:32
Sigismond (178). Ce distingo n’est pas plus pertinent, en tout cas je ne le retrouve attesté nulle part. En quoi descendez-vous moins « directement » de votre mère que de votre père ? Je pense qu’il est préférable d’en rester à « descendance agnatique » pour la branche patrilinéaire, et cognatique pour l’autre.
Cela étant, vous avez raison, les d’Orléans descendent de nombreuses fois de Louis XIV, mais uniquement par les femmes.
Cordialement
PHD
néoclassique
7 décembre 2010 @ 18:00
A Padraig 168
je voudrais réfuter les 3 arguments que vous invoquez dans votre discours:
1. le port des pleines armes de France: après la mort d’Henri V, les Bourbon-Orléans n’ont jamais porté les pleines armes de France. Il a fallu attendre le mariage de feu le comte de Paris à Palerme en 1931 pour que cette pratique apparaisse.
2. l’appellation » famille de France »: cette désignation est traditionnellement réservée à la maison régnante, pas à un prétendant, quelle que soit sa légitimité.
3. l’unanimité des royalistes autour du comte de Paris après la mort d’Henri V. C’est absolument inexact. S’il est vrai que beaucoup se sont ralliés au comte de Paris, nombre d’entre eux l’ont fait avec résignation, d’autres ont abandonné la cause, les derniers enfin, moins nombreux il est vrai, ont rejoint don Juan, comte de Montizon, aîné indiscutable des Bourbons. Ce qui fait qu’on a parlé d’une division entre les Blancs d’Eu et les Blancs d’Espagne. En tout cas, il est impossible de parler d’unanimité des royalistes après la mort du comte de Chambord, d’autant que ce dernier a soigneusement pris soin de ne jamais « adouber » l’ainé des Bourbon-Orléans comme son héritier. Dont acte.